mardi 15 janvier 2013

La Grande Démocratie Russe de Vladimir Poutine

Pour Gérard, qui s'est payé le luxe de se poutiner un passeport et de dire que les gens qui disent du mal de Vladimir Poutine ne sont jamais sortis de chez eux.

Laisse-moi te présenter ton nouvel ami tel que nos têtes l'ont comprises avant toi, grand naïf.

Vlad offre en mars 1997 une dissertation de planification stratégique pour impressionner les proches de Boris Eltsine qui sont impressionnés et lui font tout de suite une place. Cet exposé est un plagiat d'une traduction du KGB d'une planification stratégique étatsunienne. Pendant près de 3 ans, ceci passe inaperçu.

En Novembre 1998, Poutine est à la tête du KGB. La député de l'opposition, un mot que Poutine traduira par élimination toute sa vie, Galina Starovoitova, une ardente militante pro-démocratie, est assassinée dans son appartement de St-Petersbourg. Poutine étouffe toute les enquêtes sur le sujet en commencant par l'avocat de la couronne qui est intimidé et à qui on conseille d'oublier la cause de l'enquête sur une corruption possible au Kremlin.

En Septembre 1999: Une bombe explose à Pechatniki tuant 94 personnes et une autre à Kashirskoye en tuant 118 autres. Les deux régions sont en banlieue de Moscou. On blâme les Tchétchènes et on s'en sert pour les envahir. Poutine ne reconnaît pas la présidence de la République qui lui résiste. 5000 disparitions forcées auraient eu lieu en Tchétchénie de 1999 à 2006, dont environs 200 ont été portés devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) comme celles qui auraient été commises par l'armée russe de Vladimir.

Poutine prend la relève de Boris Eltsine en janvier 1999. Une élection? pourquoi? Vlad ne propose pas, il décide. Il s'installe. Il purgera rapidement.

Dès 2000, les journalistes Igor Domnikov, Sergey Novikov, Iskandar Khatloni, Sergey Ivanov et Adam Tepsurgayev sont tous assassinés. Leur point commun? Ils sont contre l'invasion russe de Poutine en Tchétchénie. Ils ne sont pas tués dans la ligne de feu de la guerre, ils sont assassinés dans le confort de leur chez-soi. Septembre 2001 approche, l'attention sera ailleurs.

En avril 2003, Sergei Yushenko, co-président du parti Libéral, opposant à Poutine découvre que se serait des hommes de Vladimir qui auraient posés les bombes de Pechatniki et de Kashirskoye pour justifier une invasion en Tchétchénie. Yushenko est aussitôt assassiné devant chez lui, l'enquêteur Yuri Schekochinkhin meurt convenablement empoisonné, un second enquêteur est séverement battu avant de démissionner, tandis que les autres membres de la commission mise sur pied pour enquêter sur Poutine perdent leurs sièges au parlement sur des technicalités et seront réduits un à un au silence.

En Mai 2003, alors que le conflit Tchétchène est de plus en plus sanglant, la popularité de Poutine chute sous les 50% et celle du milliardaire Mikhail Khodorkosvsky monte. Lors des élections d'Octobre, deux leaders de l'opposition se retrouvent en prison à une semaine du scrutin final gagné par Vlad bien entendu... Mikhail Trespakhin, un avocat représentant les victimes des deux attentats qui ont servis de prétexte pour envahir la Tchétchénie, est envoyé en prison pour 4 ans, quand Poutine fait placer des armes illégales dans sa voiture.

Mikhail Khodorkosvsky, riche et principal rival de Poutine est envoyé en prison pour "évasion fiscal" c'est bien sûr Vladimir le comptable. C'est le Kremlin qui gère maintenant sa fortune avec bienveillance...

En 2004, les opposants à Poutine disparaissent comme des mouches. Le militant pour les droits humains, expert en racisme et discrimination raciale et professeur d'ethnologie Nikolai Girenko meurt d'une rafale en pleine gueule dans sa cuisine alors qu'il insistait pour que les crimes de Poutine soient rangés dans la catégore "crime haineux". Paul Klebnikov, éditeur de la version russe du magazine Forbes, est assassiné alors qu'il enquête sur un vaste réseau de corruption avec Poutine au sommet de la pyramide. Viktor Yushenko, candidat politique ukrainien anti-russe est empoisonné mais survit miraculeusement et reste la preuve vivante de tentative de contrôle de toute dissidence.

À partir de 2005, la presse internationale est de plus en plus intimidée, voire expulsée pour des pacotilles.
À l'automne de l'année suivante, Andrei Kozlov qui enquêtait sur le même sujet que l'editeur du Forbes est assassiné devant sa maison. Au mois suivant, Anna Politkovskaya qui avait écrit un livre sur Poutine où elle révélait que dans les bureaux du Kremlin, les noms et photos de plusieurs écrivains, activistes, journalistes ou militants des droits humains étaient affichés avec une date de naissance et un espace (ex: 1943-      ) comme celui reservé pour une pierre tombale, comme un tableau de chasse, existait est assassinée à son tour dans l'ascenceur la menant chez elle. Au mois suivant c'est Alexander Litvinenko, auteur d'un livre qui lève le voile sur l'implication de Poutine dans les attaques à la bombe de 1999, qui meurt empoisonné, une mort lente, et très publique.

Daniel McGrory, un correspondant anglais pour le Times de London qui a enquêté sur la mort de Litvinenko, est retrouvé mort chez lui, 4 jours après être passé à la télévision sur le sujet.

Stanslav Markelov, avocat des droits humains est tué d'une balle derrière la tête en janvier 2009, Anastassia Barburova, une étudiante en journalisme qui étudiait le cas d'Anna Politkovskaya subit le même sort. Natalia Estemirova, journaliste militante des droits humains est kidnapée, torturée, assassinée et laissée sur le bord de la route en juillet 2009...

Les ONG sont interdites de séjour et les observateurs e l'ONU expulsés malgré le statut de la Russie au conseil de sécurité des Nations-Unies.

Vous en avez assez? reste trois ans encore...

Ne croyez pas qu'il y a eu conversion dans son coeur de grand démocrate (Dixit Gérard) depuis.

La manipulation et le contrôle de l'information est presque total.

Un jour je vous parlerai de Josef Staline et de la "méthode" russe.
Dont Poutine est un parfait disciple.

Pour l'instant je me contente de faire un minimum d'éducation pour Gérard qui loge maintenant dans la région où une Pussy Riot moisi en tôle.

Il doit surement encore lire le français.
Ou est-il encore trop occupé à vivre sa dérape Charlie Sheen...

3 commentaires:

Cybèle a dit…

Gérard, ce n'est qu'un gros lardon désagréable imbut de lui-même, mais pas naïf. Il s'en fout des agissements de Poutine.
Gérard, c'est nous qu'il prend pour naïfs.

Cybèle a dit…

J'avais oublié. Bonne recherche Jones! Il y a beaucoup de faits sur Poutine que je ne savais pas.

Jones a dit…

Y a beaucoup de choses qu'il serait mieux de ne pas savoir sur Vladimir...