dimanche 21 octobre 2018

Fatigue Mentale Française

République: Forme de gouvernement où le chef de l'État n'est pas seul à détenir le pouvoir qui n'est pas héréditaire.

Manu Macron nous avait fait exploser de rire (du moins, au Québec) et pétant plus haut que le trou face à un jeune garçon qui n'avait commis comme crime, que de l'appeler "Manu", ce qui lui avait valu une leçon de morale du Manu en question, parfaitement ridicule dans son costume de dignitaire humilié.
Ce jeune garçon n'avait pas dit "petit con", il avait contracté ton prénom, Manu.Un Frédéric deviendra un Fred. Une Patricia, une Pat. Une Sophie ou une Sonia, une So. Une Jean-François, un "Dji-Effe" ou un Jeff. Et ainsi de suite. C'est de la familiarité. C'est pas inconvenant du tout. Ça rapproche du peuple. Ça aurait dû être accueilli dans la soie. Avec humour et légèreté. Mais non, fatigue mentale aidant, Manu a cédé à l'orgueil mal placé. Il a sermonné.

"Tu m'appelles le président de la république ou Monsieur" avait-il alors dit, le traitant d'imbécile ce faisant, probablement simplement parce que l'ado avait le cheveu long et l'oeil coquin. Manu en rajoute et lui suggère de se trouver du boulot et de se nourrir soi-même, ce qui nettement hors de son  mandat. "Ta gueule, Manu" était de circonstances, mais le garçon avait baissé son panache. Manu dérive ensuite dans une diahrée toujours inadéquate où "brillant futur" et "idéal de demain" se croisent dans l'algorythmie louche de son cerveau. T'as .été ce marmot, Manu.

Fatigué, je le répète, ça ne pouvait pas être autrement. Ça nous avait fait beaucoup rire. Cette envie d'être placée sur la marche la plus haute face à un garçon de 15 ans, trahissait un égarement dans le choix des batailles du jour.

Depuis, pour nous, c'est Manu pour toujours. Jamais plus Emmanuel.

La semaine dernière a été lourde en événements.
Au Québec, nouvelle investiture de nouveau gouvernement.
Un mystère et trois morts à Yamachiche.
En Turquie, nouvelle imposture de gouvernement meurtrier (qui n'est pas dans ce cas précis, la Turquie).
Au Canada, arrivée du libre accès légal du Cannabis et de ses produits dérivés.

Et en France, du côté d'un Jean-Luc Melanchon, mentalement fort fatigué lui aussi, de l'excès d'ego.

Un moment d'une grossièreté humiliante formidable.

Nicolas Sarkozy, Marine le Pen, même Bernie Sanders, Hillary Clinton et Marc Demers, à une plus petite échelle, en Amérique ont dû faire face aux accusations auxquelles la troupe à Melanchon faisait face. Création d'emplois fictifs et gestion douteuse des comptes de campagne.

Sarko, Marine, Bernie, Hillary et Demers ont tous collaboré avec les enquêteurs. On a rien trouvé chez Hillary parce que Donald dit trop n'importe quoi dans n'importe quel sens. Mais Demers,Sarko, Sanders et Le Pen ont tous été punis et mis à l'amende. Dans le cas de Sarkozy, il a aussi été condamné à 5 ans d'inéligibilité. Et on enquête encore sur des liens douteux Lybiens.

Si vous relisez la définition du mot République, plus haut., tiré d'un dictionnaire Français (de France), vous comprendrez vite que le "moi" n'est pas de circonstances. Mais pas du tout. Son théâtral et vocal "La République, c'est moooooooi!" a provoqué des tonnerres de rire par ici. En France aussi j'espère. La République c'est pas toi, c'est eux. Descend du cheval, cavalier.
Quelqu'un qui pousse du bedon en disant "ne me poussez surtout pas" joue toujours au plus con. Et gagne le titre.  Quelqu'un qui crie à quelqu'un qui parle, descends plus bas encore.

De toute évidence, cette équipe peine à collaborer à l'enquête et une invasion des bureaux était maintenant nécessaire. Les policiers paraissent nettement mieux, à faire leur travail (contrairement à ce que croit Jean-Luc), dans la video qui a circulé toute la semaine.

Quand l'émotion prend le dessus, ça devient grotesque. Ça m'a étrangement fait penser à New York-Philadelphie en janvier 1979. Et Boston-New York fans la mème année.

Grand guignolesque.

Le lendemain, ou le même jour, Melanchon a manqué de jugement profondément en se moquant de l'accent d'une journaliste et en la traitant, à mots couverts, de peu intelligente et ne parlant pas français.

Une fois encore, un politicien tentant de se placer au-dessus de la mêlée en rabaissant quelqu'un d'autre, assez inutilement d'ailleurs.

On réagit tous différemment au stress. Melanchon a été mocheton.

Melanchon, si il avait été plongeur, a fait de gros "flat" cette semaine.

On a bien rigolé de ces tentatives de hauteurs, qui était en fait de grandes petitesses.

La république c'est le peuple.

Surtout pas les gros ego gonflé à l'hélium.

Allez zou! du coup, tu cales.




samedi 20 octobre 2018

Brave Client

Non, je n'ai pas de raisons de me réveiller à 5h00 du matin les vendredis.

Mais comme les 4 jours précédents, je me lève à cette heure, hier matin, j'étais bien réveillé à cette heure.

Et, auditeurs de TVA, vous m'avez tous vu, moins d'une heure plus tard.

Je me suis levé et me suis rendu sur le Boulevard de l'Acadie, à 9 minutes de chez moi. Me suis dirigé à la porte du commerce, porte fermée, ça n'ouvrait qu'à 10 heures. J'étais seul dans le froid.

Seul avec le camion de TVA nouvelles devant moi. Un camion vide. Il était si tôt que même l'équipe de tournage était dans un resto pour se sustenter. Moi, je me tirais une chaise d'un resto avoisinant qui, en temps moins froid, aurait offert un service de terrasse. J'avais prévu attendre, j'avais donc un livre, j'ai pu avancer dedans de quelques centaines de pages.

Mais bien vite, la journaliste et son caméraman allaient se repointer. Cette fois, Miss Lapierre viendrait me voir pour me demander si j'attendais bien pour l'ouverture du magasin. Ce serait tout de même une attente de 4 heures. Oui, oui, madame, j'ai un bon livre. Parait qu'il n'y a plus beaucoup de stock, a-t-elle rajouté. Je ne sais pas, je ne suis pas du tout un spécialiste que j'ai menti. Fallait lui montrer assez vite que je ne serais pas matériel à télé.
Elle m'a laissé replonger dans mon livre, un peu gênée de me ne pas me demander ce qu'elle me demanderait plus tard. Pas d'histoires à faire ici, va jouer ailleurs la mouette.

J'étais assis le nez plongé dans mon livre et j'avais remonté ma cagoule sur ma tête, non seulement parce qu'il faisait froid, mais aussi (et surtout) parce que la caméra de TVA pointait, de loin, directement sur moi.

Miss Lapierre a fait un premier pied en direct pour l'émission Salut, Bonjour, faisait encore noir, avec moi derrière, au loin. J'ai relu trois fois le même passage de mon livre, la tête toujours plus basse sous mon capuchon, pour ne pas me faire voir les traits par la caméra. J'ai relu les mêmes passages parce que j'écoutais au loin ce qu'elle disait:

"...Comme vous pouvez le voir, il n'y a qu'un seul brave client qui ai daigné se rendre à la succursale ce matin, alors ce n'est pas la cohue..."

TVA, voir la nouvelle.

Éventuellement, probablement après une heure d'attente, un autre client est arrivé. Un jeune obèse de 35 ans. On a jasé un peu. Il est un réel habitué. Faisant le voyage à Ottawa quelques fois juste pour ça. Le regrettant. Ayant acheté non seulement en ligne, mais aussi dans des boutiques différentes mercredi, jeudi et maintenant aujourd'hui.
Il bullshittait aussi. Disant qu'il était allé à Amsterdam et que là-bas, c'était si légal que l'on fumait absolument partout.
Faux.
C'est légal dans des lieux précis. Comme des café, des pubs, des bars spécialisés sur la chose. Pas ailleurs. C'est resté criminel ailleurs. Seul l'Uruguay, outre nous maintenant, a décriminalisé l'usage du cannabis.

Le concierge du complexe commercial nous as lancé quelques menaces de loin, insulté que cet obèse eût pissé dans une bouteille qu'il avait laissé dans son bac à recyclage. Il réclamait de sa part qu'il revienne la chercher. En vain.

Étrangement, alors qu'il devait faire plus froid à mon arrivée, puisque c'était la nuit, plus le temps passait, plus j'étais gelé. Gelé sans avoir consommé. Et pourtant, les deux dernières heures, j'étais debout. Et bougeait en jasant avec le troisième qui s'était "joint" à nous. On faisait de la buée ou...? Volutes, j'cloue des clous sur des nuages, un marteau au fond du garage. 

Miss Lapierre est venu demander au trio que nous étions si on acceptait de faire un clip avec elle. Fuck no fût le résumé de nos réponses. Surtout l'obèse qui avait tout du revendeur. Même la tenue de pimp. Comme il avait déjà acheté, je lui ai demandé si on nous demandais nos identités ou si on prenait nos noms. Non, m'a-t-il dit. On te demandera ta carte pour valider ton âge, pas plus. Ce fût vrai.

Je ne tenais pas à être identifié de quelque manière que ce soit. Les infos perso, ce sont justement des infos, perso. Je viens acheter comme on achète une brosse à dents. Même détachement. Même indifférence. Même inutilité d'intérêt de la part du vendeur.
Il faudra que je sois privé partout ailleurs avec ça, alors aussi bien commencer par tout de suite., Laissez-moi me placer dans l'ombre tout de suite.

Miss Lapierre est finalement repartie avec son caméraman. Pas d'histoires à voir ici. Ni personne pour la raconter. Erreur. Dix minutes plus tard, j'étais le premier d'une file de 173 (J'ai pris le temps de les compter. Et beaucoup de belles femmes, j'en suis resté surpris.

Quand ils ont ouvert les portes, à 10 h, j'étais content de faire mon achat incognito.

Jusqu'à mon arrivée, le premier, hier, au comptoir de la succursale du Boulevard d'Acadie.

"JONES! HUNTER JONES!"

C'était Bob Bibeau, un pote avec qui j'avais déjà travaillé dans une ancienne vie. J'étais décagoulé.

"Qu'est-ce que tu fais de bon?"

"Je t'achètes un peu de joie de vivre"

"Je ne suis pas supposé mais je peux te demander pourquoi?"

"Vivre, juste au cas"

Brave client de la vie, dans les bois de St-Étienne-de-Lauzon ce soir, entre amis.

Sans échafaudage.

vendredi 19 octobre 2018

Le Pot Sera-t-il Le Nouveau Blackberry?

Le pot est maintenant en circulation libre, (contrôlée aussi) ici.

Ce fût un grand succès, mercredi. Ça le restera surement. Les files étaient longues, les sourires faciles, les volutes seront savourées et pour certains/certaines savoureuses.

Plusieurs fourbes, ancien bandits du parti Libéral, Pierre Pettigrew, Allan Rock, Martin Cauchon, tous d'anciens ministres Libéral Fédéral, qui tenteront de faire la piasse avec la mari.

Cette simple idée pourrait me freiner. Mais non. La curiosité aura raison de moi. Je visiterai très certainement les prémisses.

Ce n'est pas qu'un symbole international qu'on a lancé mercredi, c'est aussi une envie de boom économique. L'industrie du pot naissante a beaucoup d'appétit. Dans la dernière année, il y a eu plus d'investissements dans la marijuana qu'il y en eût dans l'art, qu'il y en a eût dans les 500 plus grandes compagnies du monde. Il y en a aussi eu plus qu'il y en avait eu dans la saveur de l'an dernier, les bitcoins. C'est dire comment on aime la couleur de l'herbe.

Le Canada est devenu, mercredi, le premier grand pays industrialisé à accepter le pot comme on accepte l'alcool. On estime que d'ici 2022, cette industrie, grandissant à vitesse grand V, rapportera pas moins de 32 milliards pour les gouvernements et les investisseurs. Et ce, juste au Canada.

Tilray, Canopy Growth, Aurora Cannabis, Aphria, sont toutes des compagnies canadiennes qui déjà, visent les marchés extérieures, voulant profiter au maximum de cette longueur d'avance qu'ils ont dans le milieu du Cannabis.

Pour le moment, les investisseurs, les consommateurs surtout, sont fort emballés par ce mercredi historique au pays. Mais les banques restent, comme toujours, frileuses. Seule la Banque de Montréal a accepté de prêter à l'une de ces compagnies.

Mais pour le moment, le Canada est sur un nuage parfumé très intéressant.

Toutefois, un fantôme rôde.

Celui du Blackberry.

Il y a presque 20 ans, le Blackberry révolutionnait le monde des communications avec son téléphone intelligent permettant la connexion instantanée par texto et par courriel. Trois ans avant, on inventait, à Waterloo, en Ontario, un système permettant d'envoyer l'équivalent de quelques pages, sur des téléphones intelligent, comme on le faisait pour les fax. En temps réel. Deux ans plus tard, IBM achetait l'idée.
C'est en 2002 que le Blackberry devenait une sensation mondiale. Barack Obama refusera de se séparer de son Blackberry, une fois investi à la Maison-Blanche. David Cameron et Qui?Kardashian en ferait aussi des utilisations qui rendraient le produit extraordinairement populaire.

Vers 2010, ce qui était l'affaire des gens d'affaires devenait le gadget de tous.

Mais Apple allait mettre la main sur la plupart des idées. Et avec 10 000 fois le budget, inventer le Iphone et surtout, l'améliorer de fois en fois. Bouffant complètement le marché du Blackberry.

Au Canada, on est terrible pour les brevets. Blackberry n'avait pas de recours n'ayant rien breveté.

On pose la question candidement.

Est-ce que l'industrie du pot suivra les traces du Blackberry?

On dit que si les États-Unis joignent un jour la danse, on sera encore bouffé.

Coors, Corona et au moins trois autres compagnies de bière, investissent présentement dans la recherche sur les produits liquides dérivés du cannabis. Ils pensent que l'avenir des breuvages pourraient passer par les huiles de cannabis. Toute l'industrie des Energy Drinks leur est passée sous le nez parce qu'ils ne se sont pas souciés. Cette fois, ils veulent avoir le nez dans les bons nuages.

Un giga conseil aux acheteurs: payez comptant, pas avec vos cartes.
Les compagnies d'assurances sont déjà en train de magasiner les identités des acheteurs afin de les placer dans des catégories de futurs assurés avec failles potentielles au niveau de la santé.

De toute manière, plus vous en donnerez sur vous-mêmes là-bas, plus on tentera de s'en servir contre vous. Même si vous êtes maintenant légal.

jeudi 18 octobre 2018

Hameçons Arabes

Les Turcs ont été clairs. Ça se passait chez eux, ils ont vite voulu mettre les choses au clair.

Le journaliste Jamal Khashoggi, ancien proche conseiller des régimes arabes, devenu journaliste, plutôt critique du régime actuel, et correspondant en occident recherché, employé du Washington Post entre autre chose, a été tué au consulat et démembré sur place. Les Turcs en auraient même le film.

On l'a vite dit. Mais depuis, on tricote, on bullshit des images. On travaille les couleuvres qu'on essaie de nous faire avaler. On pratique des menteries. On veut un aveuglement volontaire international.

Quelle purée de vomi que ces images du prince Arabe reçevant Mike Pompeo, le valet de pisse de Donald Trump, pour nous dire, sans rire, qu'une enquête toute en transparence, sera faite sur la chose.

...

PAR QUI?
Les Arabes.
C'est comme de demander au parti de Vladimir Poutine de compter les votes aux élections en Russie. Toute le monde sait que le vote n'est que décoration là-bas, le résultat est décidé deux jours avant.

L'Arabie Saoudite a d'abord lancé une première ligne à l'eau:

"Il est sorti par une porte de derrière et depuis, on n'en sait pas plus que vous"
Mais les caméras du consulat ont prouvé le contraire.

Personne, PERSONNE sur terre, n'a mordu à la bêtise. Les images trahissent le passage d'une inexpliquée camionnette noire. Les aéroports nous montrent une quinzaine d'hommes, tous des services secrets arabes arrivant à temps pour la corvée, rôder autour du consulat, puis quitter dans les temps, sans déclarer de souvenirs aux douanes. Parmi eux, on voit aussi un spécialiste des autopsies et on déclare, au consulat, la présence d'une scie servant à démembrer des cadavres.

Ça fait beaucoup de sucre sur le candy. Ça lève un peu le coeur. L'Arabie Saoudite a nié toute implication et ça aussi, ça donnait la nausée. Cessez de nous prendre pour des cons ont semblé dire le monde entier.

Comme les deux premières lignes n'avaient fait mordre personne, on a alors ensuite demander au menteur en chef, le spécialiste, celui qui les arme, Donald Dumb, de faire ce qu'il fait le mieux: bullshitter.

Mais c'était sous-estimer la bêtise de l'animal. Après avoir dit, sans s'informer de quoi que ce soit, qu'il croyait en la bonne foi du Prince, Dong a dit, sans rire non plus, qu'il pensait que des tireurs fous seraient entrés (c'est vrai le consulat, toujours un bon repaire pour tuer du dissident), pour liquider le journaliste.

Les poissons qu'ils voudraient qu'on soit tous sont plus brillants que les pêcheurs. La crédibilité de ceux qui en parlent est ridiculement nulle. Fermez les micros deTrump, de Ben Salman, même d'Erdogan.
Il n'y a aucun doute qu'il est mort, qu'il a été démembré, et que l'Arabie Saoudite est derrière tout ça.

Ceux-ci ont bien tenté, mardi, de dire, que des éléments voyous étaient derrière tout ça. Drôle, mais juste manière de parler d'eux-mêmes.

Des éléments voyous dans les services de sécurité saoudiens n'iront jamais assassiner des gens dans des pays étrangers. Ils torturent à domicile. Demandez à Raif Badawi.

Tout ça s'est fait fort probablement sous les ordres très précis du prince héritier lui-même.

Ce que ce meurtre veut vraiment dire est "même si vous êtes à l'étranger, toute opposition politique sera exterminée, ne soyez jamais rassurés, nous vous surveillons".

Au mois d'août dernier, l'Arabie Saoudite a lancé un message du même genre aux critiques occidentaux. Quand la ministre canadienne à la voix de fillette, Chrystia Freeland, a tweeté ses inquiétudes par rapport au fait que la soeur de Raif Badawi avait aussi été emprisonnée. Très vite, l'Arabie a rappelé que les critiques venant d'ailleurs mettaient en péril les investissements de ces pays qui critiquent.

Trump a, à la fois promis des châtiments terribles, mais en bon bipolaire a vite accepté la thèse de filous s'étant glissé au consulat avec des plans de mauvaise augure.

How did they get in? I don't know.
How did they get out? I don't know.
How did they do it? I don't remember.
Who gave the orders to do it? I don't remember.


La fausse colère Étatsunienne est encore ce que je vous disais l'autre tantôt:
Deux abeilles tueuses ne se piquent pas entre eux.

Les voyous ne sont pas ceux qu'on voudraient nous faire croire.

On essaie de nous hameçonner, même la Turquie d'Erdogan commence à dédire ce qu'ils disaient au début.

Mais enquête pas enquête, on est pas si bêtes.

L'Arabie Saoudite est un pays de merde.

mercredi 17 octobre 2018

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable**********40 albums pour planer

Chaque mois, comme je le fais pour le cinéma (dans les 10 premiers jours) et pour la littérature (dans les 10 derniers), je vous parle Zizik.

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ai tant écouté qu'ils sont composantes de mon ADN.

Par ordre de création:
"Blonde on Blonde" de Bob Dylan
"The Idiot" de Iggy Pop
"Low" de David Bowie
"The Unforgettable Fire" de U2.

B.I.B.I. c'est aussi moi. Ainsi que la terminaison du terme habibi, qui veut dire an dialecte irakien: Je t'aime.

Musique, je t'aime.

Pour une rare fois, en cette journée historique au Québec où la consommation du cannabis devient légal, je ne vous offre par un seul disque, mais plutôt 40.

Pour accompagner vos inhalations.

Sky Blue Sky de Wilco.
Ironie suprême. L'album du band de Jeff Tweedy est issue de sa période de désintox et ironiquement, c'est aussi le plus planant. On peut éloigné le fumeur du weed, mais pas complètement sortir le weed du consommateur.

Os Mutantes de Os Mutante
Ce n'étaient que 3 enfants qui ont concocté cet album. Sergio avait 17 ans, son frère Arnaldo, 20 et la jolie Rita Lee, 21. La formation brésilienne croise un peu d'anglo rock américain. Le Brésil, n'en déplaise à Trump, c'est aussi l'America.

Devotion de Beach House
Le duo de Baltimore a tricoté un intéressant second album en 2008 où les "oh oh oh" de Victoria Legrand, sur Gila, sont comme un écho au cerveau, hypnotisant nos sens. Charme artisanal, tranchante guitares, mélodies hantées

If I Could Only Remember My Name de David Crosby
Un jam de hippie super stone autour d'un feu de camps, incluant Joni Mitchell, la plupart des Grateful Dead, Jefferson Airplane et Crosby, Stills, Nash & Young. Le temps que le jam se termine vous ne vous rappellerez plus de votre nom, non plus.

Fleet Foxes de Fleet Foxes
Cette réunion de guitare, enregistrée comme une messe dans la Church of Our Lady est le barbu premier effort du band, une sorte de congrégation harmonique cherchant l'écureuil rouge du matin.

Agaetis Byrjun de Sigur Ros
Freinez vos sens, relaxer, flotter. Drône d'Islande.

Bizarre Ride II The Pharcyde de Pharcyde
Le rêve stone de Dr. Dre sonne parfois comme un cauchemar de gangsta rap paranoïaque. Mais il sonne aussi très jazzy. Busted for real. Weeding interresting.

Heart of the Congos de The Congos
On ne pourrait faire une telle liste sans reggae. Cet album de 1977, produit par Lee Perry, et composé/interprété par Cedric Myton & Roydel Johnson offre du chanté et de l'instrumental. Parce qu'avec du cannabis le mental s'instrumentalise. Max hypnagogique.

Head Hunters d'Herbie Hancock
Le claviériste commence les années 70 avec un album ambiant ultra groovy, une odyssée funk mémorable, dont un morceau d'ouverture de 15 minutes, qui offre des black lights dans nos têtes.

Robert Charlebois Avec Louise Forestier de Robert Charlebois & Louise Forestier
Un des meilleurs albums Québécois qui commence avec de l'orgue et la voix hallucinée de Louise Forestier qui semble toujours tomber du 30ème étage. Formidable album.

Yoshimi Battles The Pink Robots de The Flaming Lips
20 ans après avoir commencé dans la business, les Flaming Lips ont enregistré un album qui donnait l'impression qu'ils atterrissaient sur notre planète. Peut-être n'avaient-ils que trop fumé de sour diesel. Orchestrations lumineuses, excursions électroniques spatiales, sons d'animaux et robots expert en karaté.

Je Ne Connais Pas Cet Homme de Brigitte Fontaine et Areski
Formidable tandem poétique et éclaté, drôle, iconoclaste et ahuri. Marrant.

The Chronic de Dr. Dre
Son album porte le nom d'une variation du mot chanvre. L'album donne le feeling d'une longue touche par un après-midi ensoleillé.

Last Man Standing de Willie Nelson
Willie est un solide partisan de la légalisation universelle de la marijuana et un important porte-parole des consommateurs. Le 27 avril dernier, l'auteur de Crazy a non seulement lancé un nouvel album, son 67ème, mais celui-ci était accompagné d'un échantillon de la marijuana qu'il cuisine personnellement, qu'il a aussi baptisé du nom de son album (Là où c'est légal).

Bitches Brew de Miles Davis
Enregistré en 1969 quelques heures après que Jimi Hendrix eût joué l'hymne national à la guitare électrique sur scène à Woodstock, Magic Miles a offert un big bang de jazz et de rock fusion psychédélique humide et cuivré.

Et Si On Avait Besoin d'une Cinquème Saison d'Harmonium
Bien que les gars eût été nettement moins "poteux" que ce que la plupart des gens ont crû, Fiori et ses amis avaient saisi l'essence de la mélodie planante capable de nous faire migrer d'une saison à l'autre, comme des albatros de mer en mer, symboles de liberté.

Voodoo d'Angelo
Ponctué d'effets de yeux rouges, de tables tournantes, d'incantations vaudou, de claquements de mains, de snap des doigts, les passages stéréos de l'oreille gauche à l'oreille droite dans ses flows stones et amoureux des citations télé des années 70. 

Z de My Morning Jacket
vapo-session parfois acoustique, parfois reggae, météoriquement envahie par une pluie de guitare, la puff du matin propulse vers la sagesse des âges.

Loveless de My Bloody Valentine
Shoegaze puff

Protection de Massive Attack
Singulier mélange de science du beat, de musique soul, d'échantillon de la culture du rave qui se tient à 5 du matin, quand toute la danse se fane, et que tu ne veux que chiller soft, dans un nuage bleu (même si le bal est en blanc).

Paranoid de Black Sabbath
Ozzy Osbourne et Geezer Butler auraient composé ce classique du metal gelés comme des singes. Ils chanteront des cochons de guerre et des fées bottées. Le titre du disque reflète certains moments de mauvais dosages.

East of the River Nile d'Augusto Pablo
La musique dub est probablement la meilleure équivalence sonore aux vagues cérébrales que l'herbe nous offre de temps à autre. Cet album instrumental est un chef d'oeuvre de chill-out au mellotron.

Remain in Light de Talking Heads
Post punk Brooklynois presqu'africain, un peu arabe, avec des twitch nouvelle vague et des crises existentielles, contemplatif et à la fois cérébral.

Trans Europe Express de Kraftwerk
Ça sonnait comme le futur en 1977. C'était pensé par de bien élevés Allemands dans un bar d'Amsterdam ou les cyber gnomes consommaient ce qui était alors permis. Le break dance allait bientôt naître de sons du genre. Das güt puffs.

Trompe L'Oeil de Malajube
Entre les cris d'angoisse et le chant, les frères Mineau, Cournoyer, Augustin et mon pote Bastien ont offert un album si gelé (-40 à Montréal) que certains passages sont comme un vol d'oiseau en pleine envolée, en trompe l'oeil. Cooool!

Live at Fillmore des Allman Brothers Band
Album double en spectacle, blues et très en guitares, dans une harmonie limpide surfant sur des riffs jazzés. Siiiiiiiiiick!

Maggot Brain de Funkadelic
"J'ai goûté aux asticots de l'esprit de l'univers". C'est ainsi que commence cet album acid-funk aux blanches jointures du black power dont les sons dansent dans la tête longtemps après écoute. (et inhalations).

Ladies & Gentlemen We Are Floating in Space de Spiritualized
Tout de ce troisième album des britanniques suggère le mot drogue. Même la pochette ressemble à une prescription de Fentanyl. Cuivres, piano, cordes, guitare fuzzy et grâce orchestrale.

Another Green World de Brian Eno
Il est facile de se laisser transporter par les chansons, qui des fois ne sont que de courtes idées musicales fort réussies de l'ancien Roxy Music, mais toujours des voyages aux visions psychédéliques wobbly tiny blippy.

Enter the Wu-Tang (36 Chambers) de Wu Tang Clan
RZA dira de cet album qu'on aimera ça quand on sera gelé comme une balle. Our shit is high music. La mythologie shaolin est mise en musique en 1993.

Mellow Gold de Beck
Le titre est une variété de grain californien. L'album de Beck est un croisement de Bob Dylan et des Beaties Boys dans la toilette, sous un nuage himalayen.

Dummy de Portishead
Noir et érotique, particulièrement agréable vers 4h20 du matin, quand la mélancolie atteint son érosion maximale.

Merriwheater Post Pavillion d'Animal Collective
Ce classique de la musique moderne psychédélique échantillonne sur plusieurs couches de sons, quelques fois les Beach Boys, avec des textures croustillantes, des odes aux filles planant dans les champs.

Live/Dead des Grateful Dead
Je ne suis pas un grand fan d'albums en spectacle, mais ce collage de plusieurs concerts, guidés par des jams assez fabuleux de grands musiciens fumeurs heureux, commence avec plus de 20 minutes d"étoile noir et leurs guitares me sidèrent. Album double de quoi avoir amplement le temps de remplir sa pipe.

Kid A de Radiohead
Un chef d'oeuvre de paranoïa tordue qui donne l'effet d'être emmitouflé dans un cocon du 21ème siècle. Enfloconé dans des hivers aimés.

Rubber Soul des Beatles
En 1964, Bob Dylan "dévierge" les 4 garçons dans le vent et les introduit aux plaisirs parallèles. Lennon dira de cet album que les drogues y étaient importantes afin de ne pas laisser les foules les étouffer. Fallait planer au-dessus:)

Paul's Boutique des Beastie Boys
Avec plus de rimes que les jamaicains ont de mangos, les références à Peter Tosh ou aux dreadlocks sont multiples. I smoke Cheeba, it helps me with my brain, I might be a little dusted, but I'm not insane". On ne peut plus clair.

The Dark Side of The Moon de Pink Floyd
Le pot introduit aux banlieues et au grand public. Sans qu'il le réalise complètement. Les collages sonores, les expériences aux synthé, le lunatic sur l'herbe, le côté sombre de la lune, tout y était.

Trame sonore du film Trainspotting
Le film traite de drogues beaucoup plus dures et nocives mais il plane aussi. Et la musique y est si bonne. Choose Life.

African Herbsman de Bob Marley & The Wailers.
Ce ramassis d'enregistrements du grand Weedman a été jugé trop aérien pour être lancé en Amérique du Nord. Marley est clair: "I'm so high, I can touch the sky"

40 jours d'écoute en planant.
40 jours de bonheur.

Inutile de me demander pourquoi je m'y connais.

J'ai 18 de ces albums.

C'est cool tout.