lundi 16 juillet 2018

Vranyo

Les Russes prétendent ne jamais avoir abattu l'avion 17 de la Malaysian Airlines en juillet 2014, tuant les 298 personnes à l'intérieur. Même si les enquêtes sur son extermination prouvent le contraire.

Les Russes prétendent ne pas doper leur athlètes. Tout le monde sait maintenant le contraire.

Les Russes prétendent ne pas être actif militairement en Crimée. Il est facile de prouver le contraire.

Dans les années 60, le roi des échecs Bobby Fischer disait que la plupart des tournois en Russie étaient truqués. Encore en 2016, l'élection de Donald Trump pue l'investissement louche Russe. Depuis Staline, peut-être avant, surement même, mentir, tricher, semble institutionalisé. Les pauvres ahlètes olympiques n'y ont vu que du feu en se faisant doper à leur insu depuis toujours, par leur propre gouvernement sportif.

Pourquoi les Russes trichent-ils toujours?

La tricherie semble au coeur de la culture Russe. Elle semble pardonnable socialement. Une preuve qu'elle soit socialement acceptable est qu'il existe deux mots pour dire vérité en langue russe: pravda et istina. Istina est la vérité ancrée dans la connaissance et la réalité. La vérité vraie. Pravda est la vérité subjective, discutable, l'évidence de surface, la vérité moins vraie. Personnelle. Celle de Vlad.

Grandir en Europe de l'Est veut dire apprendre à survivre. Si tes moyens de survie exigent de couper les coins ronds, tu dois faire ce qu'il faut pour y arriver. C'est toujours un risque calculé. Et accepté. Mais le risque est plus acceptable encore si il est pris quand personne ne regarde.

Avec la présidence Étatsunienne actuelle, nous vivons une importante crise de confiance envers la toute simple candide vérité. On ne peut plus croire cet élu. Le terme "fake news" ne fait qu'effleurer la ravin qui se creuse en ce moment. Nous avons perdu quelque chose de fort important. La confiance.

Quelle intense ironie que d'entendre hier, dans un documentaire sur le sujet, un commentateur de 1974 dire de la destitution de Richard Nixon d'alors, que c'était une belle preuve que le système des États-Unis fonctionne, et que jamais il ne faudra encore briser la confiance publique.

Personne de sensé n'a cru une seule seconde, quelques jours après avoir serré la main de Kim Jong-Un, que celui-ci avait détruit 4 sites nucléaires sur son territoire. Personne. Et pourtant un président l'a dit très sérieusement au bout d'un micro. On lui a accordé l'attention nécessaire le jour où il en a parlé. On a eu des preuves de rien. On en a plus parlé. On s'est blasé de la vérité sur le sujet. On perd le souci du vrai sans trop le réaliser.

La tricherie n'est pas que Russe. Elle est universelle. Une gangrène mondiale. Et s'accompagne souvent de gens qui en ont véritablement besoin pour eux-même survivre sur cette planète.

Parce qu'ils sont trop faibles partout ailleurs.

Deux de ses puissants faibles se rencontrent aujourd'hui en Finlande.

Les deux tricheurs leaders nommés dans cette chronique.

Ils se conseilleront sur leurs magouilleries.

Aiguiller les mensonges. Bien les raboter pour que tout soit bien égal.

Y a pas le choix Dong, l'enquête aux États-Unis le peinture dans le coin.
Il a besoin de l'expertise Vladimirienne.

Que d'insectes nuisibles en hauts lieux.

Päästä eroon niistä, suomalaisia ystäviä.

dimanche 15 juillet 2018

Fameux Dîner de Con

La direction des têtes vaut 1000 mots...
Déguisé en réunion de l'OTAN.

Ce qui aura été perçu comme un franc succès par cet imbécile de Donald Trump aura en fait été, un vrai échec.

En 2002, les membres de l'OTAN se sont entendus pour que chacun des 29 pays regroupés investisse 2% de son Produit Intérieur Brut dans la militarisation et la défense. En fait, en 2002, on lançait l'idée et 12 ans plus tard, en 2014, on en faisait un vrai objectif collectif. On se donnait 10 ans pour y arriver, soit 2024.

25 des 29 pays, membres de l'OTAN, n'atteignent pas la cible. On s'en sacre en double. Ces pays ne sont pas tellement menacés en est une première cause et l'objectif de la cible est pour dans 6 ans encore. Pas même le besoin d'en discuter. Mais l'enfant Trump est d'une immaturité remarquable et a jappé au dernier sommet de l'OTAN, qui était en fait, un dîner de con.

Les pays, après l'atroce G6+1 de Charlevoix, ont compris le la bête Trump:
-Dire oui à tout ce qu'il dit, même si c'est tout croche, ou si vous préférez, laissez le chien aboyer et faire passer la caravane.
-Taire les faussetés comme Dong qui martèle que les États-Unis paient 90% de la militarisation (faux, 70%).
-Dire oui, oui, on fera ce que tu veux et ne rien signer sur le sujet.
-Le laisser jouer à Superman dans sa conférence de presse où il se donne le rôle de l'homme qui tient l'OTAN à bout de bras.
-Rire dans son dos.

A-t-on vraiment avancé quelque part? Rien n'est moins sur.

Donald a tenu une conférence de presse hilarante où il a parlé que, grâce à lui, l'OTAN est maintenant renforcée plus-que-jamais et que tous les pays viseraient maintenant 4% de leur PIB à investir dans la défense.

Ce qui est faux de bout en bout. Il est peut-être le seul à ne pas le savoir, mais personne n'atteindra cet impossible objectif, et personne n'essaiera même de le faire. On a rien signé. On a laissé le "genie stable" parler dans le corridor G, on a tendu l'oreille dans le corridor D, on a dit "oui, oui, pas de problèmes" comme on dirait ce que veut entendre l'invité ivre dans un party où tout le monde est encore à jeun, et on est passé à autre chose. Donald a enligné tout le monde sur des mensonges.

"Comment comptez vous vous y prendre pour doubler l'objectif si vous êtes incertain de l'atteindre d'ici 6 ans?" ont demandé légitimement les journalistes de différents pays, aux dirigeants des leurs. Des sourires entendus ont été la plupart des réponses. Il sera impossible, pour la plupart des pays, de rehausser les dépenses militaires pour deux raisons:
-Personne d'autres pays ne devrait nous dicter comment gérer nos budgets gouvernementaux, ça va de soi. Mind your own fucking business, goofy.
-Et 25 pays sur 29 ont les reins beaucoup moins solides que les États-Unis, donc leur PIB ne leur permet pas de faire tellement mieux.

Donald a parlé de "succès" et de milliards réinvestis. Ce qui est encore faux. les milliards promis sont ceux à venir. Pour atteindre le 2%. D'ici 6 ans. Les pays ne lui ont pas promis 4%. Ils lui ont promis les sommes manquantes pour atteindre l'objectif de 2% d'ici 2024 (parfois plus loin). L'olibrius a reçu les chiffres et a compris 4%. Gros bêta.

Et encore là, ce ne sont absolument pas tous les pays qui atteindront la cible, souvent parce qu'ils n'ont pas besoin de se protéger du reste du monde autant que les États-Unis, qui se forment des nouveaux ennemis mondiaux à une vitesse impressionnante.

Le Canada n'atteindra pas la cible. En ce moment, il n'investit que 1,23% de son PIB. Justin a annoncé un réinvestissement de 13,8 milliards sur les 10 prochaines années, ce qui amènerait encore le budget de la défense autour de 1,4%.

C'est pas une question de simple non-vouloir (ça pourrait très bien).
C'est aussi une question de simple pouvoir de PIB.

Quand l'OTAN a été créée, c'était au début de la Guerre Froide, quand les Russes étaient les douteux ennemis. C'était pour assurer la défense commune de l'Europe et de l'Amérique du Nord. En 2014, quand l'objectif du 2% a été cimenté, c'était dans la foulée des crimes faits par Poutine en Crimée. Quand Justin était en Lettonie la semaine dernière, c'était entre autre pour les dissuader de s'investir en Crimée. C'était une visite en sourdine, anti-Poutine.

Et avec qui Ding Dong ira prendre le thé demain?
Pout.

Donc Trump espère de l'OTAN...quoi au juste? Voilà pourquoi l'OTAN le laisse parler dans le beurre, nager dans le baratin et vomir du lait au micro. Certaines vaches méritent qu'on les laisse dans un enclos confortable. Soupes-au-lait, elles se font parfois taureaux.

Trump n'est pas des gens éduqués.
C'est un gosse de riche sans éducation et dans l'absolu mauvais rôle.

Sauf celui de con.
Dans un dîner de con.

Et là dedans, qu'est-ce qu'il est bon.

samedi 14 juillet 2018

Du Coup, Elle Kiffe le Foot & Sera Au Coeur De La Teuf (ou de la poisse)

Punkee, ma fille de 15 ans, quittera pour la France ce soir, vers 22h.
Le jour de leur fête Nationale.

S'y rendant pour une première fois avant même sa propre mère. Qui la jalouse.

Dans la famille, nous sommes 3 sur 4 à avoir connu des moments de parfaite folie depuis quelques jours.

Monkee a eu 19 ans mardi, il a fêté comme on le fait à cet âge. Il a beaucoup festivaler au FEQ courant les restos, les spectacles, les bars. Mercredi soir, après avoir passé la journée au Village des Sports Valcartier entre amis, ils ont "pré-drinké" se sont rendus au spectacle des Chainsmokers, l'ont savouré pleinement, ont dormi quelques 2h30 dans la nuit et sont repartis pour Montréal, car certains d'entre eux travaillaient à 7h00 ce matin là.

L'amoureuse a travaillé à partir de Québec. Elle y a des clients auxquels elle rendait visite. Elle multipliait les coordinations, ménageait les susceptibilités familiales entre les unités de sa mère et de son père, après s'être occupée de ma famille à moi toute seule la semaine précédente. Elle commençait ses journées tôt et les finissait tard, surtout quand elle choisissait d'aller voir et entendre aussi les Chainsmokers. Crevée, elle a été toute la semaine.

Pour ma part, à l'entrepôt, un de nos chauffeurs est en vacances, et notre gérant d'entrepôt a choisi de quitter l'entreprise. Ce fût une semaine de véritable enfer. Commençant toujours à 5h38 et se terminant respectivement à 22h50, 20h13, 20h20 et jeudi, journée "raisonnable", de 5h38 à 18h00. La pénibilité du travail est devenue exponentielle. Lourde. Assommante. Crevante. La journée dite "raisonnable" m'a vue conduire 269 kilomètres de travail, suivi de 250 autres, entre Québec et Montréal. Pour y rejoindre l'amoureuse et ma fille. Je n'ai pas existé, ce jour-là, autrement que derrière au volant. J'étais devenu si peu coordonné dans mes gestes, qu'en me prenant une bière vers 22h30, je me suis étouffé avec. Je ne me rappelle pas l'avoir fait, mais j'ai réservé une cabine aux États-Unis en famille quelque part en août, avec des amis, quelque part, sur un coin de rue de Dollard-Des-Ormeaux, j'ai booké ça. À moins que je ne l'ai rêvé. J'ai pensé à certaine choses le soir, que j'ai cru faire la veille, mais qui s'étaient déroulées le matin même. Je vous écrit d'endroit parfaitement incongrus.

Semaine de totale folie.

Heureusement, Punkee.

Elle connaît un été assez magique. Elle connaît une saison de soccer formidable avec 6 buts en autant de match. Ses seuls cette saison (ou presque) puisqu'elle est en vacances depuis la semaine dernière. Elle a invité ses amies au condo du Nord, y a passé une splendide semaine. A participé au Festival d'Été de Québec comme une vraie mélomane, y allant tous les soirs de dimanche à jeudi. Elle est même allé voir Beck que je comptais aller voir jeudi soir. "Papa! je le connais! je reconnais ses chansons!" m'a-t-elle texté avant de m'envoyer une chanson de lui, filmée sur place, chanson que je ne connaissais pas...Elle s'est développée de nombreuses nouvelles amitiés et je la sens exceptionnellement rayonnante.
Ce soir, elle quitte l'aéroport de Montréal, kidnappée par sa tante, française d'origine, son oncle, son cousin et sa cousine. Elle restera en France trois longues semaines. Je m'ennuierai mortellement.

Mais qu'est-ce que pour elle, je suis content!
Elle vit de merveilleux 15 ans!
Hier on a savouré ensemble le show de Cindy Lauper et Lorde au FEQ. Moment de grâce.

Si ma Shakira trouve son Gérard Piqué là-bas, je le tue. Je le dis souvent, ses chums, tu tues le premier et les autres se passeront le mot. Ça ne fonctionne pas trop cette théorie puisque j'en ai déjà tué trois.

La France luttera pour la Coupe du Monde au théâtre au soccer, demain contre la Croatie. Punkee vivra une fièvre nationale sur place, en direct. Le contraire de son père qui a vécu une panique nationale en 1995, quand il a atterri en France le même jour que sautait la station de Métro St-Michel.

Il y aura peut-être aussi panique. Si la France perd.

Mais elle aura le plus beaux des étés cette belle enfant.
Au retour, ce sont nos deux semaines de vacances qu'elle vivra avec nous. Dont trois jours aux États-Unis.

Ça, ça me fait oublier tous mes tourments.

L'intensité du moment a une lumière en proue du navire familial naviguant en eaux agitées.

Qu'est-ce qu'elle va me manquer.

vendredi 13 juillet 2018

Nippy

Je n'ai jamais été un fan de Whitney Houston.

Je lui reconnaissais un talent certain pour la voix, mais ce n'est pas un type de voix qui me touchait vraiment. Je ne suis pas touché par le gospel ou le soul comme je le suis par le jazz ou le blues. Celine Dion/Whitney Houston: mêmes inflexions remarquables, mais qui ne m'ont jamais vraiment rejointes.

Toutefois, post-mortem, on apprend toute sortes de choses sur Whitney. Des choses qui soudainement me la font voir sous un autre jour. Des choses qui me touchent. Whitney avait une voix en or. Sa famille l'a vite compris. On l'a envoyée dans les églises et très vite, elle était soliste pour les chorales. Le talent était indéniable. Papa et maman étaient fiers. Le premier voulait gérer sa carrière, la seconde chantait elle-même déjà, dont quelques fois, pour Elvis. Elle serait dure avec sa fille. Elle savait de quel bois il fallait se chauffer pour percer.

Mais pour percer, qu'est-ce qu'elle a percé! Dès ses 22 ans, elle est au sommet des palmarès, elle intéresse tout le monde, les fait danser, les fait taper des mains, on la trouve belle, tout le monde veut de Whitney.

Sa famille plus que quiconque. Papa veut la gérer, sa très très bonne amie, assistante, Robyn, aussi. On en apprend maintenant tout plein sur Robyn. Styliste, amie et très probablement amante aussi. Ce que Bobby Brown n'a jamais digéré. Déjà qu'il négociait mal avec sa propre carrière, dans l'ombre de la gracieuse Whitney. Robyn Crawford était la zone de confort de Houston. Avec elle, elle se sentait en équilibre et rassurée. Quand, en 1999, les disputes entre Crawford et Brown ne cessaient plus, Robyn a choisi de lever les voiles.

La dérape mentale de W.H. a alors pris de l'élan. Dans une seule direction: le fond.

Whitney Houston n'était pas homosexuelle selon plusieurs, mais plutôt bisexuelle. Et Robyn était alors sa partenaire de confort intime.

On a aussi appris que la cousine de Whitney, Dee Dee Warwick, soeur de Dionne, aurait largement abusé sexuellement et de Whitney et de son frère. Ce dernier est celui qui a entraîné sa soeur dans la dépendance à la drogue et non Bobby Brown comme la tendance populaire l'a souvent suggéré. Houston aurait été abusée de l'âge de 7 à 9 ans, donc très jeune. Ce que la famille confirme (en revanche ils sont trop catholico-prudes pour vouloir croire qu'elle pouvait être bisexuelle).

Où on l'apprend? Dans le documentaire de Kevin MacDonald, un écossais qui a réalisé un documentaire sur l'artiste, sa gloire et sa triste fin. On dit beaucoup beaucoup de bien de ce film. Sa famille (à Whitney) aussi. Tous les gens pertinents dans sa vie y ont mis du leur. C'est présumément très touchant. Et cruel. On y découvre une famille omnivore qui l'a relativement canibalisée. Un Bobby Brown étouffant. Une vie de star vite devenue un étranglement continu.

Parenthèse sur Kevin MacDonald. C'est aussi lui qui a réalisé le film The Last King of Scotland, film qui a mérité à Forrest Whitaker l'Oscar du meilleur acteur. Oui, le personnage principal est noir. C'était le personnage d'Idi Amin Dada.

Idi Amin Dada, Whitney Houston...Kevin MacDonald est donc noir, non?
Et bien non. C'est un blanc écossais.
Que dirais les plaintifs de SLAV là dessus?

Just sayin'

Revenons à Whitney.

La cruauté qui est née autour d'elle avait pour source les 170 millions de dollars qu'elle générait de par son talent et sa voix. Personne ne voulait intervenir dans sa vie, même si elle plantait vers le bas, car elle faisait vivre des tas de gens. Ce qui l'a tuée, c'est aussi l'argent. L'argent qu'elle faisait pousser dans les poches de son entourage. Ça aide à fermer les yeux.

Enfant, et probablement avant ses 7 ans, on appelait amoureusement, dans son entourage, Whitney Houston "Nippy".

Dans le documentaire, il y a cette scène, vers la fin de sa vie, où elle se regarde dans le miroir et se demande tout bas: "Where are you Nippy? Where are you?". Ses yeux se remplissent d'eau, mais elle refoule avec son désarmant sourire, un killer smile au regard luisant, "It doesn't matter 'cause Whitney is here now" conclut-elle.

Cette scène reflète la vie entière de cette enfant violée par ses proches. Violée de bien des manières car on y apprend aussi que son père pigeait beaucoup dans la caisse de sa fille.

Et le destin de la fille de Whitney (et de Bobby)...quand l'abîme enracine l'abîme.

Voilà un documentaire que j'ai hâte de voir en entier.

Ne serais-ce que pour voir comment l'Homme peut être un loup pour l'Homme.

Je n'ai plus le même regard tout simple sur Whitney Houston.

J'y vois maintenant quelqu'un d'autre. Une proie.

Une riche victime, lourdement exploitée.

Jusqu'à plus soif.

I have nothing chantait-elle.
Elle en savait plus que nous là-dessus.

jeudi 12 juillet 2018

De Guerres Commerciales

"Commercial wars are not that bad!" a dit le grand crétin des États-Unis.

Je me demande à quelle guerres commerciales faisait-il référence?

Pas à celle née de la loi Smoot-Hawley en 1930. L'augmentation draconienne des droits de douanes sur plus de 20 000 types de marchandises importées, principalement alors, du Canada d'Amérique, avaient aussi obligé le Canada d'Amérique à riposter avec des droits de douanes sur les exportations des États-Unis. Résultat? Chute des profits Étatsuniens sur les exportations de 61%, ce qui est ÉNORME, entre 1929 et 1933. Les tarifs ont dû être abrogés dès 1934.
On ne s'entend pas sur l'étendue des dommages de chaque côté, principalement par orgueil, mais il ne fait aucun doute que cette loi est considérée comme un facteur aggravant de la Grande Dépression.

Plusieurs historiens s'entendent pour parler d'un facteur d'éveil aux mouvements Nazis outremer, de sa montée en popularité ainsi que de l'attrait envers les mouvements fascistes mondiaux. L'accord est quasi universel pour dire que personne n'a "gagné" cette guerre commerciale. Certains disent même que les États-Unis en ont souffert pendant 80 ans.

Les seules nations gagnantes de guerres commerciales sont celles qui n'y participent pas.

À la fin du XIXème siècle, le Canada d'Amérique et les États-Unis étaient en guerre commerciale, ce qui a provoqué une chute des exportations canadiennes vers le pays de l'Oncle Sam. Cherchant alors de nouveaux marchés d'exploitation, Le Canada d'Amérique s'est donc tourné vers la Grande-Bretagne. Qui n'avait rien demandé. Et qui a fait de beaux sous facile. Gagnant de cette guerre? L'empire britannique. Originalement non participante.

La Russie soviétique, largement boudée par les partenaires commerciaux occidentaux post révolution de 1917 et suite à l'avènement du communisme, se sont retrouvés gagnantes d'une guerre à laquelle elle ne tenait pas. Les tarifs aussi grossiers alors qu'ils le le sont maintenant, ont poussé l'Italie à abandonner les importations Étatsuniennes et à reprendre le commerce avec les Soviétiques, forgeant ainsi des liens commerciaux qui persistent encore aujourd'hui.

Mais il y a eu la France de la fin du XIXème siècle qui a été une exception. Quand l'Italie, nouvellement unifiée, a imposé des tarifs douaniers outranciers sur les importations françaises, afin de stimuler l'industrialisation nationale, la France a aussitôt riposté sur les exportations italiennes, qui se sont alors totalement effondrées. Le choc a été brutal. Et même après que l'Italie se soit ravisé sur les tarifs douaniers, la France a continuer de les punir pendant des années avec des tarifs élevés.

Pour qu'il ait eu gagnant, dans ce cas précis, la France, il aura fallu une grande disparité économique entre les deux peuples. La France étant beaucoup plus riche alors que l'Italie. (encore aujourd'hui). Trump mise là-dessus. La grandeur économique des États-Unis. Ça fonctionnera contre le Mexique d'Amérique. Mais contre l'Union Européenne ou la Chine, n'y pensez même pas. Pourquoi pensez vous qu'il aime frapper sur Justin, pour rien? Parce que les lâches frappent sur les plus petits, c'est connu.

La guerre du poulet de 1960 avait aussi vu l'Allemagne humilier les États-Unis quand un différend commercial entre les États-Unis, la France et l'Allemagne, avait vu ces deux derniers imposer des tarifs sur le poulet des États-Unis. Ceux-ci avaient répondu par des droits de douane sur le brandy français et les modèles véhiculaires Volkswagen. L'Europe n'avait alors jamais reculé et les consommateurs des États-Unis (et de l'Europe) en avait été les grands perdants.

Comme conséquence imprévue, les constructeurs automobile des États-Unis, à l'abri des tarifs, n'a pas réussi à se moderniser selon les exigences des consommateurs, ni à améliorer la qualité ou à réduire les coûts, préparant le terrain pour des décennies de déclin chez Chrysler et GM, entre autre banqueroute.

Ce qui fait que la sidérurgie des États-Unis fait pitié n'est pas les tarifs étrangers trop élevés ou les subventions trop généreuses de nos gouvernements dans le domaine comme ils le prétendent. C'est plutôt que l'industrie ne s'est jamais modernisée et la technologie utilisée en ce moment est obsolète et risible.

Voilà ce qui explique pourquoi les États-Unis sont incapables de concurrencer le marché.

Dans toute guerre commerciale, le vrai perdant, c'est vous, consommateurs.

Il y a beaucoup plus de perdants que de gagnants. Et les pauvres sont les plus grands perdants de tous. Les gens comme Trump ne se soucient pas des pauvres. Ils ne se soucient pas de payer quelques dollars de plus en tout temps. Ils en ont toujours eu les moyens.

Mais la plupart des gens n'ont pas ce luxe.

Le plus grand des perdants est actuellement un président.

Perdant dans toute les interprétations du mot possibles.

Il pollue la réunion de l'OTAN en ce moment.

Morpion.

mercredi 11 juillet 2018

Suzanne Vega

Suzanne Nadine Vega est née à Santa Monica d'une mère fort intelligente et analyste informatique et d'un père qui quitte le foyer familial très tôt. Le nouveau beau-père est d'origine hispanique, est écrivain et enseignant, et l'une des raison pour laquelle la famille se localise dans le Spanish Harlem de New York. Elle y grandira, ainsi que dans le Upper West Side. Elle reste dans l'ignorance de son vrai père jusqu'à ses 9 ans.

Elle rencontre son vrai père dans la vingtaine et reste en contact avec lui depuis. Elle est graduée de la High School of Performing Arts en dance moderne, en 1977.

Mais elle gratte la guitare. Et est une régulière chansonnière dans Greenwich Village. Ses premières performances enregistrées seront sur des compilations de folk, qui la mèneront à être l'une des premières à obtenir un contrat de disques avec une grande compagnie après être issue de telle entreprises.

Son premier album est tout simplement formidable. Je vous en reparle en détail dans une semaine. Juste de ses propres compositions. Elle compose durant cette même période, les paroles de deux chansons de Phillip Glass. On la remarque beaucoup. Mais pas autant que l'album qui se prépare.
Une de ses chansons se faufile sur la trame sonore du film Pretty in Pink de John Hughes. Joe Jackson y joue du piano sur le morceau.

Solitude Standing est lancé en avril 1987. La chanson Luka, composée 10 ans avant, quand elle n'avait que 18 ans, inspirée d'un enfant de son quartier, sera un hit mondial qu'elle n'égalera jamais. Tiré de cet album aussi, probablement son second plus grand hit mondial, Tom's Diner, offert en deux versions, chantée a capella et instrumentale. Un remix de cette chanson est tricoté en 1990 par la formation DNA. En Autriche, Allemagne, Grèce et Suisse, le remix fera un malheur. On l'utilise même dans des films. Mon amoureuse de l'époque fait une tournée dans les écoles primaires, déguisée en la plus jolie des citrouilles, avec trois amies, afin de signer une chorégraphie Halloweenesque sur la version instrumentale. Je suis le plus attentif des spectateurs, amoureux, presque intimidant pour les écoles, dans le fond des gymnases. Night Vision, de cet album est encore un morceau que j'écoute régulièrement. L'hiver. La nuit.

Tout 1989, elle travaille sur son prochain effort et restera déçue de l'accueil qu'on lui réservera. En effet, on retiens peu de cet effort en 1990. C'est pourtant un très bel effort. Mais on penche les oreilles tranquillement vers le grunge ou le dance. Sue est ailleurs.

Deux ans plus tard, elle croise le folk le dance et l'industriel et ça fonctionne à merveille. 99.9F est une très belle réussite. J'écoute encore plusieurs de ses morceaux, aujourd'hui. Elle y fait la rencontre du producteur Mitchelle Froom, qu'elle épousera et avec lequel elle aura une fille de lui. L'album qui suit est tout aussi bon, toujours avec Froom, toujours croisant industriel et folk. Plusieurs des morceaux de Nine Objects of Desire sont aussi de mes listes de lecture. Ses musiques seront utilisées dans les films The Truth About Cats & Dogs, Closer et Dead Man Walking.
En 1997, elle accepte de participer vocalement à l'album concept de Joe Jackson sur les 7 pêchés capitaux.  L'année suivante, son mariage est mort. En 1999, elle lance un livre d'essais, de poèmes, de paroles de ses chansons, d'élans journalistiques. Elle blogue en livre.

Toujours marquée par son divorce, elle lance en 2001, un album dont trois morceaux y font directement référence. La pochette suggère l'amertume.

Tim Vega est le jeune frère de Suzanne. Il est un habile designer de New York et bosse au World Trade Center. Il est très alcoolique. Échappant aux attaques du 11 septembre, se déclarant malade ce matin là,  il sombre plus lourdement dans l'alcoolisme qui le tue à 36 ans, l'année suivante. Suzanne débute un documentaire à son sujet qu'elle ne terminera jamais.

Une rétrospective de ses meilleurs morceaux est lancée en 2003, suggérant que le meilleur est derrière elle.

Elle lancera tout de même trois autres albums entre 2007 et 2016.

Elle épouse un avocat, poète à ses heures, qui lui avait demandé sa main 22 ans auparavant, en 2006.

Je l'ai découverte en 1987 mais m'étonne de voir qu'elle se retrouve presque 10 fois dans mes listes de lecture d'aujourd'hui. Toutes 1995 et moins.

La formation Soul Coughing aime trop le nom de sa fille et l'emprunte, avec la permission de Suzanne, pour un de ses albums.  Ruby collabore avec maman à l'occasion. Sue est une avide pratiquante du bouddhisme.

J'irais la voir en spectacle any day.

Elle a 59 ans aujourd'hui.

Merci la vie pour Suzie V.