samedi 31 décembre 2011

...Et Le Soir, Sous Les Abats-Jours...

Mon chat me réclame souvent de sortir.
Pour mieux me demander de rentrer par la suite.
Presqu'aussitôt.

Pour rire, des fois, je garde la porte ouverte.
Elle est alors complètement confuse.
Son moteur réquisitionnel Pavlovien devient tout déréglé.

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Ce blogue existe depuis 2008. Je m'étais donné comme mission, par une mort du mois d'Avril, d'écrire un texte par jour.
Comme j'ai commencé en avril j'ai forcément merdé l'objectif la première année.
262 textes quand même.

2009, annus horribilis, 398.
2010, débordements, 447.

Mais cette année, héhéhé, mission accomplie, vous vous apprêtez à lire la 365ème publication de mon année.

Un année étrange, pleine de mélange, commencée sur un bateau au beau milieu de banquiers tout juste avant le printemps arabe. Jones, l'artiste qui lisait (et vivait)la vie de Keith Richards au beau milieu des tailleurs et des cravates.

Puis le plein dans les études tout en traduisant on the side.
Walt Disney en été avec toute la famille, les feux d'artifices pleins les yeux pendant 7 jours.

2011 se termine, la terre tourne toujours, l'économie, pas beaucoup.
Que s'est il passé cette année au juste déjà?
Janvier: Le printemps arabe se mettait en marche. Un effet domino qui allait ramener l'Islam en force en Égypte. Une jeune chanteuse de 21 ans au talent absolu lance son second album.
Février: Chabrol nous quitte, Arcade Fire atteint des sommets de reconnaissance, mon blogue prend deux textes d'avance.
Mars: Un Tsunami au Japon d'une magnitude de 8.9 sur l'échelle de Richter fait de très sérieux ravages.
Avril: Les violences en Irak atteignent des sommets. On compte plus de 70 attaques meurtrières par jour, les kidnapping se font à répétition et les disparitions se multiplient.
Mai: Ben Laden est assassiné se servant de l'une de ses femmes comme bouclier. DSK, alias Pénis-en-Feu, croit avoir des droits sur toutes les femmes et se fait coincer, se servant des femmes comme des bibelots.
Juin: Vancouver vire à l'envers démolissant le ville dans le chaos, à l'image des dégueulasses Bruins Morons de Boston qui battent les Canucks en finale de la coupe Stanley, au sens propre comme au sens figuré.
Juillet: L'auto-destruction d'Amy Winehouse est menée à terme et un malade tire dans le tas pour se faire entendre en Norvège. Insignifantes horreurs.
Août: Londres est en feu, des manifestations font beaucoup de dégâts. Trois batailleurs du monde du hockey perdent la vie, deux par suicide.
Septembre: La tuerie du World Trade Center a dix ans. Sont occupés Wall Street, Seattle, Chicago...
Octobre: Mouamar Khadafi est enfin liquidé.
Novembre: Sont occcupés Portland, la Californie, Québec, Montréal...Berlusconi remonte ses pantalons et retourne à la maison.
Décembre: Kyoto est entérré de la main assassine du Canada, les derniers soldats des États-Unis quittent l'Irak sous les mots d'Obama qui sont "L'Irak est maintenant stable et souverain". Depuis, l'Irak, prouve le contraire tous les jours.

Que peut-on se souhaiter pour 2012?
Plus d'amour moins de magouilles?
Moins de vautours plus de couilles?
Plus de responsabilisation moins de poltrons?
Plus de musique moins de tragique?
De l'intensité saine chez les malades?
Du bonheur en canne pour ceux en panne?
Plus de fêtes moins de bêtes?
Des pots-de-vins transformés en grosses bières?

Moi je vous souhaite de donner de titanesque calins à ceux qui vous font du bien.

Je vous en fais un gros moi-même car vous me faites pas mal de bien.

Je vous laisse défoncer l'année pour mieux vous retrouver de l'autre côté.
Un autre 365 sur vos écrans.

Pour l'instant je dois resortir le chat.
Qui me redemandera de rentrer aussitôt.

Je garderai la porte ouverte.

Vous pourrez entrer...:)

3 commentaires:

Aimgie a dit…

365 fois merci... et très heureuse de savoir que tu seras encore là pour la prochaine année.

Bonne 2012 à toi aussi! De la santé, de l'abondance, de l'inspiration et du bonheur partagé avec tout ton petit monde.

Je serai fidèle au poste, c'est facile, tu es le meilleur. :)

Cybèle a dit…

«Je vous en fais un gros moi-même car vous me faites pas mal de bien.«

Monsieur Jones, dans quelle mesure pouvons-nous vous faire du bien?

Malgrer que je vous lie à tous les jours, je commente très rarement ici et il me semble que je suis loin d'être le seul à agir ainsi.

Moi aussi je suis rassuré et réconforter de savoir qu'en 2012 je vais pouvoir savourer vos textes en buvant mon premier café le matin. Après tous ce temps passer avec vous, il me serait bien difficile de me passer de cette habitude, parce que voyez-vous monsieur Jones, maintenant vous faites partie de mon quotidien.

Jones a dit…

Les commentaires sont rares et je ne m'en formalise pas beaucoup. Je n'aurais peut-être pas toujours le temps d'y répondre et quelques fois les échanges pourraient être mal interprétés. Le web est confus quand vient le temps d'étudier les tons.

Les gens commentent de plus en plus sur d'anciens posts.

Ce qui m'étonne toujours c'est que les commentaires sont pratiquement toujours agréables et positifs alors que quelques fois je mériterais peut-être une grafigne.

Voilà une première raison pour laquelle vous me faites du bien.

Cette phrase s'adresse aussi à tout ceux qui, au quotidien, me fréquentent et qui sans commenter sur le web le font directement à mon oreille ou dans ma boite de courriel. Là aussi, c'est presque toujours pour de bons mots.

Et finalement "Vous me faites pas mal de bien" fait aussi référence au taux de fréquentation de mon site qui oscille toujours dans les même chiffres entre 465 et 795 visites par jour.

(Et entre nous, votre fidélité à Aimgie et à vous me touche aussi beaucoup)

Bon café:)