vendredi 28 février 2020

À Hauteur de Gnôme

Ha! ce qu'il est con notre premier Minus.

OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, il y a bien des armes sur les territoires autochtones.
OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c'est un lucratif marché de contrebande.
OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ce sont des milliers, voire des millions de dollars qui circulent illégalement.

Mais c'est un tout autre problème que celui des barricades actuelles qui sclérose notre économie canadienne. C'est complètement autre chose. Complètement, complètement autre chose. Je ne sais pas si c'est simplement maladroit, ou si, trop impatient. il a lancé ce pavé dans la mare afin de diriger à distance les opinions défavorables envers les autochtones. Pour que les Québécois se sentent menacés autant que Legault trouve que notre économie saigne.

Ceux qui sont menacés, et ce depuis plus de 12 000 ans en Amérique du Nord, ce sont les autochtones eux-mêmes. JAMAIS le contraire. Même pendant la crise d'Oka. C'était grossièrement résumé un paquet de ripoux qui voulaient faire de l'argent avec un terrain de golf et un paquet de ripoux, dont plusieurs issus des États-Unis avec un casier judiciaire ou deux, qui voulaient pas que ça se passe sur un territoire autochtone.

Les gens disent que Justin ne fait rien, mais ce n'est pas si facile de gérer tout ça. Le gouvernement canadien ne peut pas exclusivement brandir les notions de droits. Ce même gouvernement a reconnu les droits territoriaux ancestraux des autochtones du pays. C'est ce droit et ce droit unique, dans tous les sens du mot unique, dont veulent entendre parler la nation wet'suwet'en et la solidarité Mohawk canadienne.
"..y parait que..."

Legault, qui peine à se tenir au dessus de la mêlée (ou qui aime baigner dans une mêlée très très basse), a voulu rassurer sa base de voteurs racistes qui voudraient que la police fonce dans les barricades et démantèle tout ça. Il donnait une sorte d'explication qui voudrait démontrer pourquoi on intervient pas encore.

Pas certain que la SQ a apprécié l'intervention qui mêlait deux choses complètement. Enquêter sur la gestion des armes à feu sur la réserve est une chose. Négocier avec les gens aux barricades en est une autre. Ça a suffit pour mélanger tout le monde aussi. Yves-François Blanchet du Bloc a commis une bourde parlementaire en amalgamant tout ça et en disant "...le premier ministre Legault nous dit qu'il y a des armes aux barricades..."

NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNN

Dans les réserves. Surtout sur le territoire.

L'impatience de l'homme d'affaires Legault le coulera.

L'impatience a tué mon père, j'en sais quelque chose. Ça m'a fait voir la vie différemment pour le restant de mes jours.

Mon père était assistant-entraîneur d'un club collégial dans la région de Québec en 2009. Pendant une séance de pratique, sans casque, il a mis le pied sur une rondelle et est lourdement tombé sur la glace. se créant un assez terrible hématome derrière le crâne. Stationné dans une salle d'urgence, il a perdu patience et s'est auto diagnostiqué "correct". Il a choisi de ne plus attendre et de rentrer à la maison. Ce qu'il ne savait pas est qu'un caillot s'était formé dans sa tête et allait le ralentir pour le mois suivant. Jusqu'à créé l'anévrisme qui l'a éteint d'un seul coup. Au sortir d'un match de hockey, les deux patins dans les pieds.

Mon père est donc mort d'impatience. Ça fait réfléchir.

Le premier Minus Legault devrait réfléchir avant de montrer son impatience de manière aussi bouetteuse.

Si ce n'était pas des AK-47, et qu'on avait des fusils de chasse, ça ferait une différence dans l'approche de la SQ? Pas du tout. C'est beaucoup plus compliqué. En intervenant et en démantelant, on coupe la tête d'un dragon pour en faire naître trois autres. De plus, sur les territoires où se trouvent les barrages, ce sont les peacekeepers, la police autochtone, qui doit intervenir et elle a promis de ne pas le faire. La SQ n'interviendra que si des vies sont en danger de mort, pas si le rythme des flots économiques ralentit.

Qu'il y ait des AK-47 ou non, ça n'a rien à voir avec la situation de barrages sur les chemins de fer.
Legault n'a aucun doigté dans le dossier. Sans être mal intentionné, ses intérêts, d'homme d'affaires, ne sont qu'économiques.

Ce qui l'agace et le met à bout c'est que le problème est en Colombie-Britannique et que le Québec en subit les contrecoups tout en restant spectateur impuissant.

Oka, en 1990, ne nous as appris qu'à éviter le pire.  Mais pratiquement tout est resté sur la table à dessin sans réel croquis clair.
La patience de Trudeau pourrait être payante. Mais l'impatience de Legault n'est pas la meilleure manière d'entamer une discussion avec les Premières Nations.

Te$ $igneS de pia$$eS, Legault, le$ autochtone$ S'en tapent.

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