dimanche 6 novembre 2011

Prosper

J'ai un projet de série télé.

Je ne sais pas si vous êtes familier avec la série des États-Unis Dexter. C'est l'histoire d'un expert en scène de crime, un expert du sang retrouvé sur les scènes de crime plus précisément, du service de police de Miami qui de jour, exerce sa profession honorablement, en parfait nerd je dirais même, alors que de nuit, il venge à l'occasion des cas qui ont échappé au système. Afin d'assouvir une envie d'assassiner insatiable, son père, lui a fait tourner ses pulsions meurtrières vis-à-vis de ceux qui "méritent" un châtiment.
Suivant toujours le même rituel, il emballe ses victimes dans du papier cellophane, place des images des victimes autour du corps qui est envoloppé sur une table, fait réaliser aux victimes qu'ils sont les rats qu'ils sont et qu'ils goûteront à la vengeance que leurs victimes n'aura jamais eu la chance de leur offrir.
Il les transperce de son couteau en plein coeur. Le papier cellophane fait une admirable absorbtion du sang qui se vide du corps de sa victime. Dexter savoure l'extinction de son prisonnier avant de le découper en morceau et de les dissiper dans les eaux de Miami au beau milieu de la nuit.

La belle et moi aimons de choses bien différentes dans nos consommations culturelles. Elle aime le populaire, le plus grand dénominateur commun. Je suis plus snob. J'aime l'originalité, la surprise, l'innatendu, l'éclaté. Elle est la réalité, je suis le rêve. Voilà pourquoi on fonctionne si bien ensemble.
Je la décoiffe, elle me raisonne.

Tout ça pour dire que les produits télés que nous consommons ensemble sont rares. Dexter est l'un de ses moments heureux de couple que nous avons suivi ensemble. Ça nous prenait un déséquilibré pour nous coller ensemble sur la télé en amoureux. La première saison était remarquable mais on se demandait comment il renouvellerait la recette pour la seconde qui a été assez ingénieuse. La troisième saison était bien, étonnante aussi. La quatrième était tout simplement grandiose alors que la morale du principal protagoniste était à l'épreuve, que John Lightgow volait le show et que la finale était tout ce qu'il y a de plus sensationnelle. La cinquième était un peu décevante mais bon. On devient difficile avec le temps.

Ma série serait fortement inspirée de celle-ci mais serait québécoise. Elle metterait en vedette Prosper, un travailleur de la construction qui manifesterait ou se pognerait le beigne de jour et qui tuerais la nuit ceux qui ont échappé au système judiciaire de chez nous. En tant que syndiqué FTQ, il aurait tout le matériel pour taillader ses victimes. Il coulerait les corps dans le ciment de la ville de Montréal. En fait peut-être pas de la ville de Montréal car ce serait à recommencer chaque printemps et on retrouverait ls corps facilement. Ils les coulerait dans le ciment des ponts...er...non...ça reste à éclaircir cette partie là.

Je ne ferais que 5 épisodes parce que chez nous tourner des grosses séries ça coûte des gros sous et que même si on aime se faire croire qu'on est big on est souvent bien petit, mais je metterais le paquet.

Dans le premier épisode Prosper kidnapperait un cardiologue qui aurait éventré ses enfants de ses mains et qui aurait résussi à berner les juges en jouant "la victime de son ex". Il serait si bon manipulateur que ses psys en parlerait comme d'une énigme. Quand le cardiologue dirait qu'il serait prêt à reprendre son métier et même qu'il souhaiterait fonder une nouvelle famille, ce qui est la suite logique quand notre plan A a fonctionné comme sur des roullettes, Prosper, déguisé en peintre de l'institut de santé mentale-Pinel, réussirait à lui faire répéter ce qu'il avait déjà promis "de faire la guerre à son ex" et lui ferait rejoindre ses enfants brutalement de ses mains.

Dans le second, Prosper kidnapperait un jeune irrécupérable de Montréal-Nord. Un jeune homme originaire du Honduras mais qui vit ici depuis 10 ans. Cette jeune tête brulée serait devenue complètement gaga quand son frère serait tué dans un moment d'horrible maladresse de la police qui lui en voulait en fait à lui. Depuis la mort de son frère on avait fait du parc où il a été tué un genre de parc in mémoriam qui honorerait sa mémoire à jamais. Toutefois, le frère survivant occuperait ses jours et ses nuits à faire chier son prochain et à se chercher une raison de violer cette société qui lui avait volé son frère. Sans le tuer directement, cette fois Prosper le moulerait dans le marbre et, comme il ressemble à son frère, il placerait la statue de marbre dans le parc en question. Statue qui garderait prisonnier le jeune truand. Comme ce n'est pas toute la ville de Montréal-Nord qui serait en accord avec la statue, on la démolirait de nuit, tuant du coup le jeune twit.

Dans le troisième épisode Propser s'occuperait d'une femme qui aurait tiré une balle dans la tête de son mari mais dont les policiers aurait tant baclé le travail d'interrogation qu'on aurait dû la relacher. Ses propres enfants seraient de mêche avec Prosper pour l'éliminer.

Dans le quatrième épisode, Prosper s'occuperait de la soeur, canard noir d'une grande famille possédant à peu près toute la communication de la province, qui, négligée par l'empire famillial qui lui reproche ses mauvais choix de vie, vit de toutes sorte de crimes à gauche et à droite mais qui est toujours protégée par la sainte famille. Sans la tuer elle-non plus, il la suspenderait au sommet d'un système d'échaffaudage en hauteur.Il lui installerait de la nouriture à vautour sur le crâne et quelque chose de fort attirant sur les cordes qui tiennent l'échaffaudage. Il lâcherait une centaine de vautours vers elle, qui lui transperserait le crâne et couperait la corde dans une scène honirique où il remet en question toute sa mission. Au sommet de la maison mère de son frère bien entendu.

Finalement il retournerait au meutre à la petite semaine quand il ferait la rencontre d'un ancien gérant et producteur de musique qui aurait violé l'une de ses artistes à répétitions ainsi que son frère alors qu'ils étaient tous deux mineurs. Sorti de prison après seulement 8 mois, le gérant essaierait de vivre dans l'anonymat, mais se branlerait encore la nuit souvent en pensant à des fillettes ou à de jeunes garçons. Prosper serait impitoyable avec lui.

Cette réalité que je créérais " de toute pièces" serait pour entretenir vos rêves.

Car j'ai beau être snob, je suis aussi à la disposition des envies de mon public.

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