jeudi 25 septembre 2025

À La Recherche Du Temps Perdu**************************Chanson Douce de Leïla Slimani

Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma, (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu), je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La littérature !!!

Lire c'est aspirer à comprendre l'univers de quelqu'un d'autre, son cerveau. C'est s'ouvrir les sens sur des gens, des personnages, des situations, des milieux, des intensités, des personnalités, des courants de pensées, des entourages, c'est concurrencer sa propre manière de réfléchir. C'est accepter d'apprendre et découvrir, voyager à peu de frais. C'est accepter de respirer au rythme, pendant un temps, de quelqu'un d'autre. 

Et respirer, c'est vivre. 

CHANSON DOUCE de LEÏLA SLIMANI.

 Inspiré de l'affaire Lucia & Leo Krim, à New York, en 2012, dont je ne vous révèlerai pas les détails sous peine de vous gâcher le tout premier chapitre, parce que ce livre commence par la fin, livre qui est une analepse

L'auteure franco-marocaine avait surpris et attiré l'attention avec un sujet rare, à 33 ans, en 2014, avec son second roman traitant de la dépendance sexuelle féminine: Dans le Jardin de l'Ogre. Ce second roman lui avait valu une nomination pour le Prix de Flore, qui avait eu comme marraine, 10 ans avant, Françoise Sagan, à Saint-Germain-des-Prés.

Avec celui-là, c'est rien de moins que le Goncourt (2016) qu'elle gagnera. L'histoire raconte une jeune famille, comprenant deux enfants en bas âge, dont la mère souhaite revenir au travail. Ce, à quoi le mari n'est pas tout de suite d'accord. Il finit par céder et ils feront un scrupuleux processus d'entrevues afin de trouver la parfaite nounou pour s'occuper des enfants quand ceux-ci travaillent. La nounou parfaite gagne d'abord les enfants, avant de réussir à gagner le coeur des parents. Charmés. Jusqu'à ce qu'ils ne le soient plus. 

La notion de maternité est au coeur de cet excellent roman. La mère et la nounou incarnent deux faces d'une féminité mise en examen. La condition de la femme, fantasme des jeunes et moins jeunes républicains/religieux/conservateurs, est parfois réduite à son statut de porteuse d'enfants. Comme à Buckingham Palace. La dignité et le respect féminin se conjugue par la disponibilité à nourrir son entourage, soigner tout le monde, s'effacer pour les autres. Être femme, c'est être mère. Ce qui suggère une domination masculine par les hommes aidé parfois par la société, et valide le droit de mâles de considérer la femme par le corps, et se l'approprier quand son besoin s'en fait sentir. 

Ou même décider des droits du corps féminin. Concept dégoûtant valorisé par la religion, les conservateurs, les républicains. La dignité féminine conceptualisée par les hommes avec le plus petit de H.

On ne rit pas beaucoup dans ce livre. La nounou n'existe pas par son corps car elle n'a pas d'enfant et ne garde pas les siens. Elle est en quelque sorte invisible puisque non-mère. Le couple qui la fait garder et la paie en plutôt bourgeois. Son corps est nié parce que non maternel. Ça lui jouera dans la tête. Plus fragile que prévu. Devenant en quelque sorte, par substitution, mère-épouse-ménagère, elle plonge en apnée là où elle ne pensait pas aller. Sans trop savoir si à la surface, elle saurait remonter. 

Les chapitres sont courts ce qui donne un effet intelligent de révélations brèves qui nous donnent vite envie de passer au chapitre suivant. Et qui nous consumer 227 pages en moins d'une semaine. 

Karin Viard et Leïla Bekhti ont joué les deux personnages féminin dans l'adaptation au grand écran par les acteurs Jérémie Elkaïm, Maïwenn et Lucie Borteleau et réalisée par cette dernière

Le style est froid et maitrisé, sobre, presque clinique contrastant avec la violence du propos. La distance narrative renforce l'effet de malaise et d'inconfort, voire d'effroi, qu'on ressent parfois. On connait la fin dès le départ. Toutefois le suspense psychologique tient dans tous les chapitres suivants. La critique sociale est percutante et, de nos jours, 100% pertinente. Le racisme latent, (le couple est mixte, la nounou, caucasienne), l'exploitation domestique, le mal-être féminin, la détermination par le corps, la souffrance invisible. Je ne suis pas Femme, mais je crois comprendre que ça vise assez juste. 

Les déséquilibres psychologiques sont souvent subtils et échappent à beaucoup. 

Saisissant, prompt, dérangeant, interrogeant ls tensions sociales, les positions sociales, les visions sociales, la division par le ton clinique qui fait frais dans un milieu d'une chaleur d'enfer. 

Qui sera le vrai, sur terre.   

Recommandé aux gens avec une bonne force mentale. La colère pourrait vous habiter avec cette lecture. 

Écriture qui ne craint pas les sentiers sombres des corridors mentaux menant à la forêt dont on aurait dû voir davantage que le premier arbre. 

J'ai découvert une excellente auteure avec ce livre. 

Qui est son second. Rebaptisé Lullaby en anglais. En Australie en tout cas. 

Mais elle en a signé 11. En plus de scénariser 3 BD.  Et participant à plusieurs collectifs. 

Diplômée en politique de l'institut d'Études Politiques de Paris, elle sera du gouvernement Macro. Et gagne à être mieux connue en Amérique du Nord. 

mercredi 24 septembre 2025

Le Ravissement

Vous avez peut-être entendu le mot "rapture" depuis quelques jours. 

C'est lié à la maladie mentale. Et à la religion. Même différence. Souvent. 

Dans le best seller de fiction historique appelé La Bible, il y a cette branche narrative qu'on nomme l'eschatologie chrétienne. Un filon scénaristique qui se concentre principalement sur la fin. 

Ce qui est aussi interprété comme la fin du monde. 

Cette amusante croyance pour les athéistes comme moi, mais si tragique pour les craintifs naturels dotés d'une certaine naïveté, est comme une épée de Damoclès qu'on choisit de se placer au dessus de la tête de manière cyclique, et se rappeler qu'on devrait craindre quelque chose. Et remercier un Dieu ensuite que rien ne se soit passé. Un cycle mental. Il existe une demie tonne de moments du genre dans l'histoire de l'humanité où on a choisi de craindre une apocalypse pour nous faire oublier les gens sur terre qui polluent le monde. Sans toujours réaliser qu'on baigne parfois complètement dedans.   

Depuis l'assassinat en direct d'un balladodiffuseur raciste, misogyne, homophobe et manipulateur, aux États-Unis, où la croyance est la plus solide pour The Rapture, on craint que le ravissement ait lieu...hier. 

C'est ce qu'on croyait. 

Non, ça n'a aucun lien avec l'excellente chanson de Blondie qui était parmi les premières à inclure du rap dans une chanson populaire dans les années 70. Non, ça n'a aucun lien non plus avec le band de New York co-formé en 1998 par Luke Jenner qui en est aujourd'hui l'unique membre. C'est lié au ravissement anticipé des derniers jours de l'humanité sur terre. Dans l'évangélisme extrémiste, on croit que ce jour-là (hier) les morts chrétiens croyants reviendront à la vie rejoindre les chrétiens vivants. 

Dans la même chambre d'écho. Le temps d'un vol commun dans les cieux, pour y croiser le barbu aux yeux bleus. Si au moins ces cultes finissaient comme celui de Jim Jones. 

L'idée du ravissement a pris de l'ampleur vers 1830 quand les théologiens fondamentaux, donc qui voulaient faire fondre l'idée dans vos santés mentales, et le réussissent avec un certain succès, surtout aux États-Unis, ont prétendu qu'il y aurait un jour un "rapt" des chrétiens croyants sur terre, afin de rejoindre les chrétiens croyants morts, et qu'entre les deux, dans le ciel ou dans l'ascenseur des cieux, Jésus nous servirait le café. Enfin qu'on le croiserait et qu'on pourrait demander son autographe. Ou lui demander comment il peut arriver à être si blanc, même si prétendument né en pays arabe. 

Des États-Nazis, j'ai vu des femmes pleurer d'anticipation en prévision de la journée d'hier. J'ai vu une femme attribuer sa perte d'emploi à ce ravissement prochain. déresponsabilisant à la républicaine. J'ai vu un curé de presbytère à Chicago, en Illinois, qui est sous siège terroriste,  tenter de raisonner les amateurs de la Gestaco (sic) ICE, et se faire poivrer de cayenne pour taire ses balivernes. 

Parce que ces propos religieux ne sont que balivernes. Cherchez le mot, vous verrez que ça se rapproche de ce que ça sent. ça pue.

Si au moins ça pouvait faire disparaitre en fumée les JD Vance, Erika Kirk, Stephen Miller, et autre pieux dégénérés, mais non, ce n'est qu'une menace qui dure depuis 1830. Vous avez vu le cirque de dimanche dernier ? Le rallye Trumpiste religieux ? Ça donnait des envies de vomir. L'odeur, les apparences, la totale du culte. De la secte. ça puait jusqu'au Canada. Armer le deuil pour marquer des points politiques. 

Gluant, collant, et si inconfortable. 

Ce qui transpirait du grotesque cirque de dimanche dernier, c'était du poison. Omniprésent dans un pays inféodé à la bouette religieuse.

Dans "Ravissement" il y a l'adjectif "ravi". Je doutes qu'il y a ait une majorité d'Étatsuniens ravis depuis les horreurs répétées de janvier à hier. Jour où il ne s'est absolument rien passé.  

Tout comme il ne se passera rien contre la corruption quotidienne exposée quasiment TOUS LES JOURS du pire gouvernement des États-Unis dans son histoire. Et comme il ne se passe jamais rien, on brandira toujours l'épouvantail. 

Et je ne vous parles pas des propos litigieux contre Tylenol, compagnie qui devrait le poursuivre, mais simplement vous dire que ce triste jour de désinformation était une gifle supplémentaire pour les familles composant avec le spectre de l'autisme. 

Si ces gens du parti Républicain ne pouvaient qu'être fumée secondaire. 

Mais ils sont si toxiques.

Zavez entendu Miller ? 

Toxiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiques! 

Et beaucoup trop près de nos poumons. 

mardi 23 septembre 2025

Zoya, Zinaida & Marat (3 Antifas)

Kosmodemyanskaya, Portnova & Kazei.

J'ai été surpris, mais pas tant non plus, d'apprendre récemment qu'au début de la Seconde Guerre Mondiale, quand elle a commencé en fait, avec l'invasion de la Pologne par les Nazis, en septembre 1939, , l'URSS, qui sera majeure dans l'extinction de leur règne 6 ans plus tard, était alliée des Allemands. 

En effet, la bande à Hitler avait demandé l'aide des Soviétiques avec un pacte secret, le Molotov-Ribbentrop. Ce pacte coordonner une double attaque divisant la Pologne en deux secteurs d'influence, un pour chaque pays, une fois la Pologne, envahie. Elle le sera par les Allemands, par l'Ouest, le 1er septembre 1939, puis, par l'URSS, par l'Est, deux semaines plus tard. 

Mais Hitler était narcissique raciste et n'avait aucune intention d'honorer quelconque promesse. Surtout quand il découvre qu'il existe des millions de Soviétiques, Juifs. Le 22 juin 1941, les Nazis déploient l'opération Barbarossa, qui a pour but de détruire le régime soviétique, saisir leurs ressources, et exterminer ou endoctriner leur population. Mais outre des gains importants au début, causés par l'effet surprise, ça durera 5 mois, la résistance et les rigueurs d'un hiver mal calculés forceront les Allemands à faire marche arrière. Et au final, en 1945, Hitler se suicide parce qu'il est coincé par les Russes. 

Mais au moment de l'opération Barbarossa, dans la résistance, deux Femmes, avec un F majuscule, et un jeune homme qui n'aura jamais 15 ans s'illustrent. Seront de vraies héroïnes/héros.

Zoya Anatolyevna Kosmodemynskaya avait comme idole, la révolutionnaire cosaque bolchévique Tatiana Solomakha. Elle devient volontaire partisane pendant son service militaire. Elle traversera bravement les lignes allemandes sur le front ouest afin d'y planter des mines sur les routes pendant le régime Nazi. Fin novembre 1941, presque 3 mois après l'Opération Barbarossa contre l'URSS, elle a comme mission de brûler le village de Petrishenko où une cavalerie allemande y siège. Elle s'y fait capturer après avoir mis le feu à au moins trois maisons et un manque de coordination avec ses complices. Elle est déshabillée, agressée, violée, torturée, fouettée, mais ne révèle absolument rien de ce qu'ils veulent savoir. Son corps est cicatrisé presqu'en entier et on lui brûle la peau. Avant d'être pendue, 2 jours plus tard par les Nazis, elle dit "je ne suis pas seule, nous sommes plus de 200 millions contre vous, ils me vengeront." Elle avait 18 ans. 

Zinaida Portovna est Biélorusse et a 15 ans quand l'Opération Barbarossa a lieue contre sa région. Elle vit chez sa grand-maman. À 16 ans, elle joint des mouvements de résistance quand elle est témoin des Nazis humiliant sa grand-mère en la battant physiquement. Elle distribue d'abord de la propagande anti nazie car on ne veut pas donner de missions trop périlleuses à une si jeune adolescente. Elle récolte peu à peu des armes et les cache pour la résistance. Elle cache aussi des explosifs et les livre en contrebande. Elle est participante dans des sabotages de pompes, de stations nazies improvisées des territoires occupés, des usines occupées. On prétend qu'elle aurait aidé à supprimer au moins une centaine de nazis. Engagée comme cuisinière, elle a le poste idéal pour empoisonner ceux qui mangent. Identifiant proprement les nazis qui mangent où elle travaille, elle en empoisonne beaucoup. Elle est parmi les soupçonnées par les Allemands et mange de ce qu'elle cuisine pour prouver que ce n'est pas elle. Mais reste assez malade quand même quelques jours plus tard, car elle avait aussi empoissonné ce qu'elle mangeait. Ce qu'elle réussit à cacher aux Allemands. Mais quand elle ne revient jamais au travail, on comprend qu'elle y était pour quelque chose et on la traquera. Elle devient espionne qui doit rester cachée. Capturée en janvier 1944, lorqu'interrogée, à 16 ans, elle désarme celui qui l'interroge et l'assassine. Ce qui précipitera aussi sa propre mort. Elle tue deux autres gardes pour assurer son évasion, mais est recapturée près des rivières. Elle est aussi torturée, puis conduite en forêt et exécutée. 

Marat Ivanovicth Kazey est né de parents déjà militants activistes, en 1929. Papa est même militaire sur le Battleship Marat, dont il donnera le prénom à son fils. Les parents sont régulièrement arrêtés pour "Trostkisme". Parce que si vous n'êtes pas du bon parti, on veut votre mal, alors. C'est le propre des régimes de despotes. Pendant le Seconde Guerre Mondiale, maman réussit a blesser des partisans nazis, sera capturée et pendue. Marat et sa grande soeur deviennent alors aussi militants sur le terrain. À l'hiver 1943, sa grande soeur est victime de si sévère engelures aux deux jambes qu'on devra les amputer les deux. Marat est encore plus enragé des conditions forcées par les nazis. Il n'a que 14 ans, est donc espion pour la résistance. Il fait des escapades de reconnaissance et participe à des raids et des sabotages. Il est accessoire à plusieurs victoires soviétiques contre les nazis. Il sera encerclé par une brigade nazis qui tue son mentor presqu'immédiatement mais dont il réussit à prendre la fuite dans la forêt, deux grenades à la main. La première tuera quelques nazis qui le pourchassent, sans lui tirer dessus car on le veut vivant. Cadeau qu'il ne leur offrira jamais, il prend la seconde pour se faire sauter lui-même. Tuant du même coup, encore quelques nazis. 

Les trois seront reconnus de manière posthume, par les Soviétiques, qui, tradition Russe oblige, invente aussi beaucoup de choses plus aventurières autour d'eux aussi que je ne relaie pas ici.

Mais une chose est 100% vraie. 

Ils étaient tous antifa. 

Ce que les États-Nazis ont déclaré groupe terroriste, se déclarant du même coup, pleinement fascistes.  

Et le prouvant jour après jour.

lundi 22 septembre 2025

Poésie Culinaire Visuelle et Auditive

Ma tendre moitié a traversé la série The Summer I Turned Pretty. Team Conrad. Seule. Enfin pas entièrement seule. Au début j'ai écouté les deux premiers épisodes avec elle et notre fille, Punkee. Très vite, j'ai su que ça ne me plairait pas et que mes critiques devraient rester en moi pour ne pas gâcher leur plaisir. 

Monkee, notre fils, n'a pas franchi le premier épisode. 

Alors c'était une série sur Netflix que Punkee et sa mère écoutaient. Mais en parallèle. Pas toujours en même temps. Question d'horaire.  La plus jeune terminant la série avant sa mère et insistant pour qu'elle la finisse la semaine dernière pour qu'elle puisse lui en parler sans brûler des punchs le plus rapidement possible. 

Maintenant qu'on est 3 à la maison, et que Monkee vit en appartement avec sa douce, on écoute parfois les séries à 3, prenant une éternité à les finir car on a trois types d'horaires à tenter de coordonner si on ne veut pas brûler des punchs devant les autres. On a fini Wednesday dans le bonheur d'otaries clapant des mains le week-end dernier. Parfois c'est l'amoureuse et moi seulement, comme Mindhunter ou You . Parfois c'est Punkee et moi. Comme Black Mirror ou encore un match des Blue Jays ou des Canadiens, mais ça c'est pas sur Netflix. Parfois c'est Punkee toute seule comme Teenwolf ou The Umbrella Academy. Parfois c'est moi tout seul comme Severance ou The End of the Fucking World. Parfois c'est l'amoureuse toute seule comme Emily in Paris ou One Day

Ce que l'amoureuse et moi on a débuté ensemble, et continué ensemble, fait parfois tomber un des participants téléspectateurs en cours de visionnement. J'ai débuté mais abandonné autour de la 3e saison, Stranger Things. Qui ne me plaisait plus. L'amoureuse a fait de même à la 3e saison de Succession. Que je terminerai seul. Mais The White Lotus, on a dévoré toutes les saisons ensemble du début à la fin. 

Une série qui dure, pour nous deux, bien que je sentes l'amoureuse peu à peu pencher vers l'abandon, c'est The Bear, de Christopher Storer. Sur...oui, Disney...je n'ai pas boycotté même si je souhaites les pires pertes de leur histoire au nom, suite à la putasserie autour de Jimmy Kimmel. 

L'amoureuse commence à penser larguer la série The Bear car elle n'y trouve pas de narratif qui lui convienne. Mais un stress qui lui rappelle sa propre job de planificatrice financière toujours sous pression. Et n'a pas envie de le revivre à la maison. Fair enough. Plus jeune, ado même, j'ai travaillé dans les bars et la restauration. Je connais excessivement le milieu. Je connais le chaos qui nous y est présenté. Et en 2025, je ne doutes aucunement qu'il a quadruplé dans les cuisines d'Amérique du Nord et dans le monde. Surtout suite à la pandémie. Qui a presque tué toute l'industrie et dont le milieu de la restauration ne s'est pas encore entièrement relevée. Quand le resto n'a pas simplement fermé boutique.

La série raconte l'histoire intense, mais humaine et chaotique de Carmen, dit "Carmy" Berzatto, jeune chef cuisinier réputé de haute cuisine, anciennement de restaurant étoilé, qui, par lien de sang et devoir humanitaire, choisit de reprendre le restaurant de son grand frère, plus modeste, à Chicago, et d'en faire un resto plus raffiné, quand son grand frère fait le pire choix qu'on puisse faire dans sa vie. Un cousin et un oncle y sont aussi impliqué, le premier sur le terrain et le second dans le soutien financier et le support moral, même si parfois, presqu'ennemi de toute l'équipe. Équipe auquelle on finit par s'attacher dans chacune des vignettes d'une trentaine de minutes. Carmy met de l'ordre dans le désordre mais celui-ci réussit souvent à s'imposer souvent quand même. C'est la nature de la bête.. Il y a beaucoup d'humour, mais une part de drame aussi. Carmy a hérité du resto de son frère qui était criblé de dettes. Et la quête du succès dans le chaos peut faire écho à bien des gens partout dans le monde. 

Qui ne serait pas d'accord de qualifier notre époque d'ère chaotique ? 

Les thèmes abordés sont la santé mentale, le stress post-traumatique. la cuisine professionnelle sous pression, la famille, la loyauté, le travail d'équipe, le deuil et la transformation collective. La rédemption par le travail et la passion. 

Pour pas mal toutes ces raisons, la série goûte bon. Les montages alimentaires sont aussi délicieux. 


Mais l'absence de narration traditionnelle (ce sont souvent des chroniques) semble aussi agacer l'amoureuse. Il est vrai qu'on y raconte moins une histoire qu'on y déploie une atmosphère. Une vibe.

La série est comme un poème pour moi. Visuel, dialogué et auditif. Supporté par une splendide trame sonore que j'ai "shazamée" à volonté en plusieurs saisons, créant des listes de lecture pour d'artistes que je découvrais plus profondément encore, Wilco, Pavement, Billy Bragg, Neutral Milk Hotel, entre autres. Dans la nouvelle saison, déjà trois fois j'ai félicité à haute voix le créateur de la série, Christopher Storer et son co-producteur, Josh Senior, qui en font la sélection.

On croit beaucoup aux personnages qui sont joués par une entièreté d'artistes qui étaient assez peu connus avant cette série. Il est toujours plus appréciables de voir jouer des gens auquel on croit davantage car justement, on a pas l'impression qu'il joue autre chose que ce qu'ils sont. Les plus connus de la série sont Oliver Platt et Jamie Lee Curtis qui sont des rôles secondaires et principalement apport humoristique. On arrive à se reconnait en certains personnages, aussi. Et comme je le disais plus haut, j'ai oeuvré dans le milieu, jadis, naguère, et je reconnais bien des traits d'anciens collègues. 

Un personnage qui ajoute à la poésie de cette série est également la ville de Chicago. Délicieusement filmée par les caméras d'Andrew Wehde. Un bel hommage visuel à cette ville qu'on sait de nos jours assiégée par les terroristes gouvernementaux. Comme la série, aussi beau que triste. 

Mais réelle vibe qui me plait beaucoup. 

Et parfois si drôle. 

On oublie de rire de nos jours avec les horreurs qu'on nous présente jour après jour avec un président criminel et dément qui assassine la démocratie et se déclare fasciste en décriant les anti-fascistes. 

The Bear est sur Hulu, station télé détenue par Disney. 

Oui, je sais... 

Mais il faut aussi se faire du bien quelque fois.

Et se payer un resto comme The Bear.

On cheat days.      

dimanche 21 septembre 2025

Entre Chiens et Chats

On tire sur les messagers. Le jour même où Jimmy Kimmel était suspendu pour avoir dit la vérité, la Cyberpresse titrait dans un autre dossier, inpsiré de la commission Gallant "Limogés pour avoir sonner l'alarme". Reflet parfait de l'époque en cours. 

Les États-Unis ne le cachent plus, ils incarnent le fascisme en Amérique du Nord.

Le premier amendement d'une constitution dont ils se contrecrissent, (outre le 2e, mai$ encore qu'il$ interprètent $elon leur$ intérêt$), a été violé cette semaine en censurant Jimmy Kimmel de son parloir du soir à la télé. 

À la remise des Emmys, en début de semaine, la série de télévision Andor raflait 5 trophées et avait pas moins de 14 nominations.

La série, tournée par Tony Gilroy, qui est reconnu pour avoir tourné les films Micheal Clayton, Duplicity, mais surtout écrit/adapté les 4 premiers films de la série des Jason Bourne tiré des livres de Robert Ludlum, adapté et tourné le 4e film de la franchise et qui a co-scénarisé Star Wars Rogue One, que tout le monde reconnait comme un film hors pair de la série; la série dis-je donc, raconte encore un peu l'univers de Star Wars. Dérivé de Rogue One

Cassian Andor est un personnage introduit justement dans Rogue One: a Star Wars Story, et dont l'action se déroule quelques 5 ans avant l'action du film. La série raconte la radicalisation progressive de Cassian Andor, un homme d'origine modeste, cynique, désabusé, qui va progressivement passer du statut de voleur/survivant à celui de pillier de la rébellion dans l'empire galactique. 

Les thèmes sont la répression et l'oppression politique, le sacrifice pour une cause plus grande, la naissance des mouvements de résistance, l'évolution d'un héros ordinaire vers un rôle central. 

Le ton est adulte, sombre, réaliste. 

Si réaliste qu'on y comprend facilement les parallèles avec le gouvernement white trash du lamentable président actuel qui parle de Joe Biden, en Angleterre à des gens qui font semblant de lui prêter écoute. Entre déconnectés du monde réel ils marchent dans les mêmes sabots lourds. 

La série Andor raconte des saines personnes, luttant contre le fascisme grimpant. 

La station diffusant la série...est Disney.

Dans la même semaine. les diffuseurs se sont fait menacer par le dément président de taire la voix de l'animateur de fin de soirée Jimmy Kimmel, sur les ondes de ABC. Sous peine "de conséquences" non précisées. On a donc choisi de suspendre Kimmel de son émission. Et de le remplacer, entre autre par un hommage au propagandiste raciste, misogyne et haineux  Charlie Kirk. ABC, dont le propriétaire est...

...Disney

Donc dans la même semaine, pour Disney. on était récompensé pour une série où on luttait contre le fascisme sans plier. 

Et on pliait sous le fascisme des menaces de graine d'autocrate qui ne supporte pas qu'on parle de lui en se moquant avec intelligence de ses conneries.  On se justifie en disant que Kimmel disait des menteries. 

Ce qui est...un mensonge. Kimmel ne fait que relater les faits. Et s'en amuse. Il n'a dit que la droite tente par toutes les manières possibles de se dissocier de l'assassin de Kirk et de marquer des points politiques. Ce qui est extraordinairement vrai. 

Si le clown ne veut pas qu'on parle de lui, qu'il cesse d'être dans le nouvelles toutes les calisses de journées. On s'ennuie tous d'une époque pas si lointaine où on entendait parler de nos leaders politiques une à deux fois par semaine. Pas plus. 

Avec l'essor toujours grandissant des réseaux sociaux, au point que le président des États-Unis communique à 80% par son réseau déficitaire de faussetés appelé Truth, avec Twitter devenu X devenu refuge à idiots, avec Threads qui se désole principalement de tout ça, je sens nettement qu'on vit entre chiens et chats ébouriffés jour après jour. Chaque jour son nouveau désarroi. 

Le chien sera toujours plus gros, plus fort et plus brutal avec le chat. Des fois il jouera avec lui, d'autres fois, contre lui, mais entre les deux, ça crachera d'un côté et jappera de l'autre. C'est une époque de véritable chaos que nous vivons actuellement. Et ça fait de sales dégâts. 


On prétend vouloir punir les discours haineux. Ce qui devrait faire arrêter leur président gâteux chaque fois qu'il parle à/d'un(e) journaliste.

 Ou Nancy Mace quand elle parle de transgenres. Qui a tué Kirk.

Quand on a souligné que Jimmy Carson faisait des blagues sur tous les présidents lui aussi, la réponse a été que Jimmy Kimmel n'était certes pas Johnny Carson. 

Qui est haineux dans cet échange ?

Jimmy Kimmel et son son équipe sont formidablement drôle. Et il n'a absolument pas tenu de discours haineux. 

Son discours est toutefois haï par des chiens qui veulent mettre la muselière sur les chats.

Ce qui ne les empêchera jamais de continuer à griffer.  

samedi 20 septembre 2025

La Vie est Belle

Pendant que les horreurs deviennent quotidiennes dans le fascisme qui se cimente chez le voisin d'en bas, que le Canada devrait soigneusement réfléchir à engager Jimmy Kimmel, Stephen Colbert ou tout simplement les deux, (arriverait on simplement à les payer ?) il y a des très bonnes nouvelles qui passent inaperçues. 

Parce que la mauvaise nouvelle, l'outrage dans les salons, l'image sanglante ou explosive, c'est tellement plus payant. 

Voici 5 fameuses nouvelles qui devraient vous plaire et qu'on devrait couvrir. 

La Chine, malgré ses criants défauts, est en train de soigner très avantageusement le diabète. 

Une jeune femme de 25 ans, atteinte de diabète de type 1, a cessé de prendre de l'insuline après qu'une greffe de cellule souche lui eût été transplantée dans les veines. Sans insuline depuis maintenant plus d'un an, elle est toujours présumément guérie de son diabète. Donnant un fameux espoir à la planète à ce niveau.

J'ai eu ma rencontre annuelle avec ma doc, mercredi dernier et je suis pré-diabète qui ne ralentit pas. Je suis même à 0.01 d'être diabétique. Comme le sucre est absolument partout (ketchup, jus d'orange, yogourt, partout...) ça me terrorise. Pas envie d'être vieux. C'est peut-être le meilleur moyen toutefois, de ne pas me rendre à vieux...j'ai une nouvelle pillule qui devrait ralentir la progression en plus d'un souci nouveau pour mon alimentation. 

Cette pillule a des effets secondaires. Je suis devenu capitaine...Brown.

Enfin...je garde le reste pour moi. En fait, au contraire, je me vide...

Les batteries au sel réduisent le besoin de lithium pour les concevoir. 

Les compagnies avisées, toujours dans le but de faire plus d'argent avant de sauver vraiment la planète, utilisent désormais une forte quantité de sodium dans leur conception. On l'aurait su davantage si l'éléphant blanc Northvolt de la CAQ avait fonctionné chez nous, mais les gens de la CAQ ne sont vraiment pas bons et on leur rappellera aux prochaines élections.  

Les vraies grandes compagnies de conception de batteries comme CATL investissent de plus en plus dans le sel pour leur production de masse, ce qui réduit leur coût de production et rendra les batteries aussi moins chères (à prouver) et plus sécuritaires. Une mauvaise utilisation, manipulation, des batteries au lithium peut les faire surchauffer et mener au feu, produire du gaz toxique et même faire exploser là où on les aura placé. Ça arrive avec les batteries conceptualisées mollement, à faible coût. 

Ce que le sel provoque de toute manière, les faibles coûts.

Une compagnie de solarisation des Appalaches a signé un accord d'affaires avec le comté de Monongalia, en Virginie de l'Ouest, appuyant la région de Morgantown dans son parc Mylan. En achetant le système d'électricité solaire de la compagnie (locale) Solar Holler, on prévoit sauver autour de 35 000 dollars par année. Et créé pleins d'emplois nouveaux dans des États-Unis en crise depuis le pire président de l'histoire du monde planétaire.

Dans le même esprit, un rapport confirme qu'on peut restaurer les vieilles mines de charbon fermées et les rendre utiles.

Un rapport très sérieux et majeur, construit sur plusieurs années et conçu par de nombreux spécialistes professionnels, crédibles et pertinents, démontre que les vieilles mines de charbon fermées peuvent être converties en immense ferme solaire avec capacité d'émission de 300 Giga Watt. Ce qui donnerait de l'électricité à un pays entier, gros comme l'Allemagne. Ce n'est pas rien. Transformer quelque chose de potentiellement mortel en énergie propre, c'est tout simplement merveilleux.

Toutefois, le clown actuel au pouvoir est une telle cruche qu'il a plutôt envie de les faire réouvrir.  

Parce que c'est un parfait imbécile, il le confirme heure après heure. Et nous sommes des milliards à attendre sa disparition de nos écrans. 

Finalement la thérapie par la psilocybine, et c'est maintenant confirmé, fonctionne à merveille.

Un nouveau rapport affirme que 80% de son utilisation afin de soigner les traumatismes des vétérans de la guerre ou tout autre hantise mentale, a des effets formidablement bénéfiques pour ceux qui souffraient des maux intangibles liés à tout ça. On a testé en Oregon avec régularité et maintenant qu'on a coupé toute l'aide médicale aux moins nantis et aux gens de la classe moyenne, aux États-Unis, afin de rendre plus riches le 1% autour du clown, on ne pourra peut-être pas se payer cette merveilleuse avancée.

Puisqu'on est, aux États-Unis, si occupés à reculer.  

Mais prenez ce miroir, aimez vous la face, aimez cette vie qui est la vôtre et trouvez vous beau.

Les Chinois disent Where your attention goes, your energy goes.

Ce qui pourrait se traduire librement par choisis tes batailles. 

Ça influencera tes humeurs.

La vie est pleine de belles couleurs.    

Emballe dans ton baluchon, compagnon.