dimanche 21 février 2010

Devenir comme eux


Le premier est un dodu dadet.

Un mononcle touche-à-tout.

Pas touche-à-tout comme dans "il est bon dans n'importe quoi" mais plutôt comme dans "bouche-trou" car il n'est bon en rien. Il est pas mal n'importe quoi.

Si bon à rien qu'on en a pas eu le choix d'en faire un ministre.

Dans les années 80 il remplaçait des temps à autres dans les émissions de talk show à la télévision. Lors d'une émission relativement épouvantable où les éclairages tombaient au mauvais endroit, où les pots de fleurs déconcentraient et bloquaient ce que principalement ont devait observer, bref une émission où l'on aurait été indulgent pour des finissants du secondaire mais qui reste impardonnable pour des pros; l'animateur a effectué un tirage et, après avoir eux des ratés de composition de numéro de téléphone en direct a divulgué le numéro au grand complet de la gagnante en ondes...(de la télévision excitante il va s'en dire)

Quand RDS est entrée en ondes, dans sa première année le bouffi frisé était le spécialiste du hockey, le spécialiste du football, le spécialiste des shows de chaises, bref il était Mr Sport, ce qui trahissait plus le manque d'effectif de la station plus qu'un quelconque talent chez l'olibrius.

Quand je lui ai vu la bouille à la barre de l'animation aux Olympiques j'ai aussitôt lâché un long soupir en me disant qu'il fallait donc s'attendre au pire.

Et le pire est finalement arrivé.

On lui a permis d'être lui-même, c'est-à-dire un grotesque nabot au jugement extrêmement douteux, un nain intellectuel fier de son imbécillité.

En voyant le patineur artistique Étatsuniens Johnny Weir et son costume efféminé, et pour le moins criant le dinosaure (en voie de disparation j'espère) a tenu à être plus vulgaire et criant encore et à faire un minus de lui-même. Il a fait les gorges chaudes (pas de jeu de mots douteux ici) avec le spécialiste (un vrai celui-là) du patin artistique Alain Goldberg. Ce dernier, plus crapêt encore et qui n'a aucune leçon de masculanité à donner à qui que ce soit, a indiqué que Weir était un "mauvais exemple à donner aux autres qui vont peut-être devenir comme lui".

Peurdon?

On ne "devient" pas comme lui.
On est.
Tu devrais le savoir Goldberg.
Être soi-même est l'une des plus grandes qualité qui soit.
On peut questionner l'exubérance et la mauvais goût.
Mais on ne peut pas critiquer de s'affirmer.

Le crétin de ministre-en-vacances-à-Vancouver, inspiré, a souligné que le patineur devrait subir un test de féminité.

Et toi un test de jugement, sale australopithèque.

Mailhot s’est aussi demandé «si Weir ne devrait pas compétitionner chez les femmes».

Calever! Pour moins que ça on a coupé des têtes...en 1549...

Le vrai danger c'est que d'autres Québécois deviennent comme eux.
Mailhot et Goldberg.

Deux tristes abrutis relativement fiers de leur statut.

Bravo Weir pour le courage que tu as d’être différent! Bravo surtout d’être
toi-même, et d’accepter de montrer ton vrai visage.
Les vrais loosers s'affichent ailleurs

samedi 20 février 2010

L'obscénité


Hier il y a eu monologue.

Pas de droit de réplique, pas de questions, pas même d'ennemis dans le studio.

Eldrick a raconté à quel point il était désolé que son pinceau pointe vers les mauvaise toiles et qu'il y joue l'artiste en feu.

Rien qu'un communiqué ne nous aurais pas déjà indiqué.

En quoi ceci nous concerne?

Je ne sais pas. Ça ne nous regarde pas, ce n'est pas de nos affaires du tout même. Ça regarde Dagger Woods et sa blonde femme.

L'idée de faire un monologue devant caméra me parait plus obscène encore que ses infidélités. On sent le travail de 125 "fabricants d'images". On entend surtout le produit parler à ses commanditaires et leur dire "regardez, je ne suis pas si mauvais, je peux faire une face de misère quand vient le temps de vous ouvrir la porte de ma chambre à coucher et je sers ma maman dans mes bras comme un bon fiston pris la queue dans le trou..."

...euh...

Enfin vous voyez ce que je veux dire.

Quand Eldrick a serré sa mère dans ses bras je voyais le numéro répété des milliers de fois, j'attendais les rideaux de théâtre qui auraient dû se fermer à ce moment et je me disais "Qu'est-ce qui ne marche pas?" puis j'ai trouvé: notre présence en tant que voyeur. Des milliers de fils ont serré leur mère dans un câlin après avoir fait une connerie et normalement ça se passe en privé. La ligne entre le privé et le public est toujours trop mince pour les personnalités publiques. Woods reste un jeune homme humain fort important pour son sport. Un sport que j'exècre mais dont je sais reconnaître quand même le Dieu. Quand Woods s'est absenté pour une blessure les cotes d'écoutes ont chutées de 20%.
C'est certain qu'au rythme où il semblait baiser, le public du Tigre était peut-être composé de quelques filles supplémentaires qui aimaient beaucoup se prendre en photo sur leur cell ou leur appareil numérique en Twittant "you know who the animal fucks?" "Me!"; Mais reste que depuis Muhammed ali, Wayne Gretzky et Michael Jordan, rares sont les athlètes à avoir été plus "big" que leur propre sport.

Le gars est un homme marié lamentable mais un grand golfeur.
Tout comme Jacques Brel était immense en chanson et minuscule en privé.

Le parfum d'obscénité s'est poursuivi hier quand, de manière tout à fait inattendue, une ancienne star du porno tenait sa propre conférence de presse en parallèle.

Avec la conférence de presse du Tigre sur écran géant qui se terminait derrière elle, l'actrice a essuyé quelques larmes qu'elle n'a jamais eu la chance d'immortaliser sur pellicule pour souligner que Woods lui devait des excuses. Car elle lui avait montré son vrai talent en privé, ce talent immortalisé sur pellicule.

À ce moment j'ai attendu les rires en cannes du public, vous savez les rires vulgaires de KM/H ou d'Histoires de Filles préenregistrés mais ils ne sont pas venus. J'ai zappé et suis tombé sur la face de Paris Hilton et ça m'a suffit j'ai compris.

Ma planète est obscène.

Je devrais le savoir mon leader c'est Stephen Harper.
Et ma province qui titre juvénilement à la une de son journal lock outé
"Woods vide son sac".

vendredi 19 février 2010

Intenses Études


J'ai deux examens la semaine prochaine.

Et pour lundi soir, deux devoirs à remettre.

J'ai donc du pain sur la planche.

Je me suis donc rendu à la bibliothèque afin d'y avoir toute la concentration nécéssaire.

Quele beau buffet de la culture les bibliothèques! Et gratuit en plus!!!! ne le rappelez pas aux hautes instances par exemple. J'ai toujours l'impression que dans 15/20 ans nos enfants diront "dans le temps de mes parents les biblis étaient gratuites...". Yes they are baby!

En épluchant les dvd qui me faisaient de l'oeil j'ai mis la main sur Roma de Federico Fellini. Mon père, en décédant subitement en décembre m'a laissé en héritage une croisière (à sa place) en compagnie de ma mère en mai. Nous irons entre autres à Rome. Bon, il est certain que je ne croiserai pas de nains, de femmes plantureuses prêtes à distribuer bien des caresses pour se donner une raison d'exister ou encore des animaux de cirque égarés dans les rues comme on en retrouve plein dans les films de Fellini mais on y retrouvera assurément l'énergie. En regardant Roma (1972) j'ai vu dans quelle fontaine s'est abreuvé Guisseppe Tornatore pour s'inspirer à écrire Cinema Paradiso. Fellini, dans sa phase semie-documentaire comme dans sa phase narrative, me fascine toujours. Je l'adore immensément.

Et il est mort sur le plateau d'un de ses films.
Peut-on souhaiter mieux? Mourir en faisant ce qu'on aime le plus.
Comme mon père en plein match de hockey.

On aura réussi à faire du Fellini au Québec avec la série Bunker:le Cirque de Pierre Houle et Luc Dionne dont j'attends la sortie en dvd un jour avec une impatience malsaine ("pas assez rentable" selon Zone3 pfff! bullshit! c'est une histoire de droits et autres merdes légales c'est certain!)

Je me suis pris aussi Everything Is Illuminated que je viens tout juste de terminer. J'avais adoré le roman de Jonathan Safran Foer mais l'adaptation et le film de Liev Schreiber sont tout aussi bouleversant. J'en ai été soufflé. La photographie, la réalisation, la trame sonore, l'interprétation, même le chien débile...ce film est parfait. Illuminant.

Et c'est la toute première réalisation (et la seule jusqu'à maintenant) de Liev Schreiber qui est d'abord et avant tout acteur.

Ce film (comme le livre) m'habitera encore longtemps.

Un Chabrol m'est aussi tombé sous le bras. Le Cri du Hibou (1987). On se s'ennuie jamais dans un Chabrol. Ce Hitchcock français tourne les travers des petites crapules d'Europe avec un ravissement toujours renouvellé. Et je me suis finalement permis un film d'Aki Kaurismäki que je voulais explorer depuis longtemps, L'Homme Sans Passé.

Rome, Italie.
Kioski, Ukraine
Paris, France
Helsinki, Finlande.

Que de beaux voyages pour...gratis!!!

J'ai ensuite cuisiné des côtelettes d'agneau à la cannelle et aux pruneaux hmmm...mes amis...et ce whisky au Dr Pepper qui l'accompagne...

Quoi?
Fuir?
Vous croyez que je ne me tiens pas occupé? Que je niaise?
Je voyage!!!
Je cuisine!!!

Quel examen?

Swazzyland


J'ai souvent fantasmé d'aller à l'école du pot.

La mecque de la marijuana.

La série Étatsunienne Weeds est un petit miracle en soi.

Premièrement elle est tourné aux États-Unis, un pays où montrer le nipple d'un sein syliconné (à moins que ce ne soit "Silly-côné"?) une demie seconde à la télévision est une offense criminelle.

Weeds est une série télévisée américaine créée par (la géniale)Jenji Kohan. Cette remarquable auteure s'était fait les dents au préalable dans des séries comme The Fresh Prince of Bel-Air, Mad About You, Gilmore Girls, Will & Grace et Sex & The City.

Cette délcieuse série nous raconte l'histoire d'une jeune veuve, mère de deux garçons, confrontée à des difficultés financières à la suite du décès de son mari. Nancy Botwin, (excellente Marie Louise Parker dans le rôle de sa vie) entreprend de vendre du cannabis à ses voisins. Mais dans la petite ville d'Agrestic, banlieue californienne fictive et bourgeoise où elle vit, les apparences et le conformisme prévalent. Elle essaie tant bien que mal de s'en sortir, mais tout ne va pas pour le mieux, tant dans ses « affaires » que dans sa vie familiale avec ses deux fils, qui ne sont au départ pas au courant de la nouvelle activité de leur mère.

Rares sont le séries Étatsuniennes qui osent traiter avec légèreté des sujets comme le trafic de drogue, le cancer du sein, Israël, l'obésité chez les enfants, la débauche en marchant finement sur la mince ligne de la moralité.

La morale de toute façon c'est TOUJOURS celle des autres et cette série convient tout à fait à la construction de mon être.

Chaque épisode (d'une demie-heure: format idéal)se termine sur un grand rire "cannabissale" de ma part.

Un pré-adolescent bouche les tuyaux de la toilette parce qu'il a flushé ses bas dans lequel il a recolté l'apogée de ses masturbations. La scène de confrontation est hilarante. La scène d'explication de la masturtbation par le mononcle du pré-ado est encore meilleure. Il termine la leçon en lui lançant une banane en lui ordonnant de faire ses devoirs.

La trame sonore est aussi franchement agréable. Axée sur le folk elle mets entre autre en vedette dans le générique d'ouverture une vieille chanson du début du siècle Little Boxes interprétée durant la première saison par Malvina Reynolds. Une chanson vantant les vertus de la feuille de pot et de sa consommation bien entendu. À partir de la seconde saison, des artistes invités de (très) grand calibre chantent cette même chanson tour à tour d'un épisode à l'autre.

Elvis Costello, Death Cab For Cutie, Engelbert Humperdinck, les soeurs McGarrigle (En français s'il-vous-plait), Randy Newman, Angélique Kidjo, Donovan, Billy Bob Thornton, The Shins, Joan Baez, The Decemberist, Linkin Park, Pete Seeger y font tous leur tour de poste vocal.

Et Meital Dohan...quelle sensationelle belle femme...seulement dans 6 épisodes mais les 6 plus JOLIES épisodes depuis l'invention de la télévision.

Et vous savez quoi? Quand vient le temps de se trouver une fausse identité, le personnage principal devient Lacy Laplante avec de fausses cartes, Canadiennes...de Montréal, Québec... et un numéro d'assurance sociale du développement des ressources humaines du Canada...

On est si bons pour ses ricains.

Mais ils nous le rendent bien car cette série est un délice.

Vraiment.

jeudi 18 février 2010

Gogol Bordello à Montréal!!!!


...et j'irai les voir pour la troisième fois...

Ça se passera au Métropolis le 18 avril et ce sera extraordinaire. Comme toutes les fois. Parce que Eugene Hütz est le roi des entertainers. Le Wonderlust King.

Je vous ai déjà dit que ce groupe me faisait capoter?

Nés de la rencontre de la musique tzigane traditionnelle des Balkans et de l'est de l'Europe avec le punk new-yorkais, les sons et l'énergie de ce band a fait des Gogol Bordello les créateurs et les chefs de file d'une nouvelle mouvance : le Gypsy punk. En fait, la plupart des musiciens de ce groupe sont des immigrants d'Europe de l'Est (Russie, Ukraine...).

Croisé entre Mano Negra, The Clash, Jimi Hendrix et Emir Kusturica & the No Smoking Orchestra, Gogol Bordello est notamment connu pour son sens du spectaculaire qui anime chacun ses concerts grâce à l'énergie débordante d'Eugene Hütz, le chanteur moustachu. Deux très charmante chanteuses/danseuses/percussionistes (Pam Racine & Elisabeth Sun) animent aussi leurs spectacles déjantés. C'est mille fois mieux qu'une journée au cirque. Sergey Ryabtsev avec son air de père noël est une force incroyable au violon et aux choeurs. Yuri Lemeshev est rendu indispensable à l'accordéon. Oren Kaplan, guitariste Israelien rhytme sa guitare électrique sur celle acoustique de grand Eugene. Thomas Gobena, un éthiopien de New York est solide à la basse. Eliot Ferguson, de New York aussi est extrèmement original puisqu'ils doit constamment s'ajuster aux percussions jouées en parralèlle par les deux danseuses ou par Eugene lui-même.

Une soirée en leur compagnie c'est comme trois rencontres chez le psy.
J'imagine.
Faudrait que j'essaie le psy.
Mauvaise comparaison.

C'est comme une grande rasade de whisky.
Tiens voilà une comparaison qui me sied davantage.

Eugene a fait l'acteur récemment dans Everything is Illuminated, l'adaptation cinématographique de l'excellent roman de Jonathan Safran Soer. Sans la moustache (un choc!). Il vole toutes les scènes. Il a aussi joué pratiquement son propre rôle dans le premier effort cinématographique de Madonna.

Les deux fois avec son band quelque part dans le film.

Parce que si Hütz domine l'ensemble, il reste un gars d'équipe.

Nous serons 4 cavaliers de la canette le dimanche 18 avril au Métropolis.

Le bon docteur Fripon Sôgrenu
Saturnin Michaud
Patchouli Goyette
Ce bougre de Jones.

On aura 15 ans de moins après le show.
Et quel tonique ces heureux fous nous auront fait passer dans le corps.
(Toujours un peu plus défraichi année après année qu'on le veuille ou non)

mercredi 17 février 2010

Pauline et Lulu


Là je ne me ferai pas d'amis car je vais bouffer de "la vache sacrée".

Bon on s'entend pour dire que Pauline Marois n'est pas tout à fait du genre cool que tu croises dans un clip d'Edwyn Collins.

Depuis le jour où elle s'est fait construire une toilette privée dans son bureau, je l'imagine toujours en train de faire de fort bruyants sons sur la cuvette.

Elle doit avoir des problèmes gastriques sinon pourquoi la bécosse privée?

En posant ce geste, elle imposait une distance entre elle et ceux qui l'avait élue. "Moi je ne chie pas n'importe où. Moi je ne partage pas la cuvette." En fait elle n'a pas eu le choix elle n'est plus au pouvoir (Ça se passait sous Lucien Bouchard), elle a dû céder son bureau (et sa toilette) aux rouges.

Depuis, elle a poignardé André Boisclair comme une chipie, elle a tenté de cacher son château et son incompétent chum qui s'en est merveilleusement bien tirée avec le fiasco caisse de dépôt. À nouveau avec son palais présidentiel, elle imposait encore une large distance entre les gens du peuple et son royaum...son parti. Sympathique comme une pompe à tuyau, elle adresse tous les jours les mots "Monsieur le président" sur un ton qui rappelle tant la-matante-moche-qu'on-voudrait-faire-taire-autour-de-la-table que je suis certain que plusieurs d'entre nous ne peuvent même plus utiliser les mots "monsieur" et "Président" depuis son règne.

Règne qui est le plus cadeau à faire aux Libéraux.

N'allez pas croire que cette longue introduction est un appui à Lucien Bouchard. Au contraire. Lucien devrait la boucler une fois pour toutes. Ce conservateur défroqué n'a pas de leçons à donner à quiconque. Ce glucide n'est pas un élément essentiel de mon Québec. Ne l'a jamais été d'ailleurs. Nos écoles pansent encore les plaies que ET Matante ET Lulu ont provoquées lors de leur vain passage. Lulu a aussi cochonné le milieu de la santé qui ne s'en est pas encore remis complètement.

Oui le PQ est complètement à la dérive, le Québec aussi avec des Rouges gênants au pouvoir. C'est d'une vraie alternative qu'on a besoin pas d'une autre belle-mère.

Entendre ses propos ça me fait monter la moutarde au nez.

Venant du gars qui a donné une motion de blâme à quelqu'un qui a simplement souligné la manière de voter des juifs de l'ouest de Montréal? Oui Yves Michaud est une crotte de lapin dans un beau potager mais il ne méritait aucunement la motion de blâme qu'il a reçu.
Venant du gars qui a pourfendu Jacques Parizeau pour ses propos véridique et non-raciste le soir du référendum concernant l’argent et le vote ethnique (la commission Gomery aura prouvé qu'il avait 100% raison)?

Deux fois où Bouchard a eu peur d'avoir peur, se ridiculisant dans le processus et humiliant l'intelligence de tous les Québécois.

Le pire c’est que le gars conseillait Mario Dumont a l’époque. Et ça viendrais nous donner des leçons? AAAAAAAAAARGH!

Il faut soigner bien des bobos chez nous avant d'un jour penser se séparer de quiconque.

Et la première serait de réinventer nos élites.

Franchement périmées.

Tiens Lulu c'est aussi inconfortable que Spiderman effeminé ou horrifiant tel un bébé qui danse. Toujours sur du Edwyn Collins.

La trilogie


Ça marche t'y?

Vraiment?

Je me pose la question alors que j'écoute l'album Lodger de David Bowie, un artiste que j'adore sous toutes ses incarnations. Ce disque est le troisième et dernier de ce que plusieurs ont convenu d'appeller "la trilogie de Berlin". Parce que les trois albums (Low, Heroes, Lodger) ont la même équipe réduite en studio, Brian Eno et David Bowie aux conceptions sonores et la ville de Berlin en commun.

Lodger est un bon album parce que je suis un fan fini de Bowie. Mais pour le commun des mortels c'est un échec. Les ventes ont été désastreuses et le bide a été total.

Là m'est revenu que rares sont les trilogies où le troisième épiosde n'est pas de trop.

Prenez Star Wars. Le premier en 1977 avait été révolutionnaire avec ses effets spéciaux et son univers magique pour nos yeux de non-initiés. The Empire Strikes Back, sa suite, encore mieux avec l'introduction de Yoda, une révélation paternelle, une main en moins, Lando Carlisian, ami ou ennemi? et Hans Solo transformé en prémoulé. On quittait le film, excité, appeuré (que va-t-il arriver à Hans?) en se demandant que se passera-t-il dans le troisième, ça ne peut pas finir comme ça! Puis on avait la réponse avec la sortie du Retour du Jedi: ils vont jouer dans le bois avec des muppets.

Pfff! patate!

Même chose pour The Godfather. Le premier est un chef d'oeuvre. Le second encore plus fort parce qu'il nous amène plus loin encore. Le troisième? une catastrophe. Une longue réflexion de plus de 3 heures avec un Pacino vieillissant qui se questionne sur sa légitimité (ça c'est visuel!), un Garcia qui en fait trop, un scénario qui ne fait pas assez et Sofia Copolla là où elle n'aurait jamais dû être. Surtout 20 ans entre la deuxième partie et la troisième.Aussi utile que le retour de Kiss.

On pourrait dire la même chose de Rocky. Le premier est parfait. Il ne gagnera pas autre chose que le coeur d'Adrianne et le privilège d'avoir duré 15 rounds contre un champion. Le second nous offre ce que plusieurs spectateurs voulaient voir dans le premier, Rocky battant finalement Appolo et devenant champion. Le troisième commence la franchise de pop corn avec Mr.T.

Austin Powers International Man of Mystery était tordant. Je me souviens avoir pleuré de rire avec des amis dans une soiréee bien arrosée sur Austin Powers The Spy Who Shagged Me puis d'avoir sérieusement questionné Austin Powers in Goldmember (mais surtout la présence de Beyoncé Knowles) qui ne m'avait pas fait vraiment rire.

Batman, Batman Returns (de loin le meilleur!), Batman Blows Robin
Shrek, Shrek II, Shrekesséssa?
Et ainsi de suite...

Seuls les Harry Potters semblent sauver la mise. D'autant plus qu'ils ont la contrainte du temps contre eux avec des comédiens qui grandissent très vite.

Il faut dire que je n'ai pas vu la trilogie de Peter Jackson inspiré de Tolkien non plus. J'ai vu le premier, me suis endormi dessus, en ai repris l'écoute le lendemain matin et je dois avouer que ça m'avait profondémment ennuyé. Ça m'avait fait rager aussi. Frodo est la pire demoiselle-en-détresse que j'ai eu la chance de voir depuis la crieuse du deuxième Indiana Jones. J'ai souhaité sa mort du début à la fin.

Ça va pas bien quand tu souhaites la mort du personnage principal. Enfin cette trilogie semble parfaitement accomplie. Du premier au troisième on semble dans la cohérence ésthétique et scénaristique. Si je ne me trompe pas non plus c'est le troisième effort qui a raflé tous les grands prix.

Même les séries télés manquent de souffle dans la troisième saison. Les Invincibles étaient beaucoup moins cohérents dans leur troisième année. Même Six Feet Under, Sex in the City et Les Sopranos ont eu un creux avant de reprendre leur air d'aller dans leur saison III. Dexter semble l'exception alors que leur deuxième saison était encore plus forte que la surprenante première (pas vu la troisième encore toutefois).

Ceux qui semblent échapper à cette critique des trilogies sont les littéraires.

Marie Laberge (trilogie du goût du bonheur), Henri Miller (trilogie de la Crucifixion en rose), Paul Auster (trilogie New-Yorkaise), J.G.Ballard (trilogie de Béton) ont tous signé des trilogies qui ont marqué à part égales et de manière positive les imaginaires de leurs fans respectifs.

Mais au fond tout le secret tout le monde le sait, le pire épisode dans une trilogie c'est toujours le quatrième.

Alors on court jusqu'au troisième but.
Parfois on y reste.
Parfois on pousse sa chance.
Souvent on manque de retenue.