Le refrain n'est pas seulement un constat temporel, mais un aveu psychologique: celui d'être allé trop loin pour ensuite choisir de reculer. On est plus dans le choix libre, mais dans une forme d'inertie émotionnelle complaisante. Cette dynamique peut servir de métaphore pour certaines alliances ou proximités politiques contemporaines.
Chez Marjorie Taylor Greene, par exemple, on observe des moments, actuellement, où elle semble infléchir son discours et prendre des distances tactiques avec certaines positions républicaines et avec le pédoprésident lui-même. Tout en restant fondamentalement ancrée dans un écosystème politique, une bulle toxique, qui l'a portée là où elle est dans l'oeil des caméras et aux micros. Comme dans la chanson de DD, il y a dualité et tension entre lucidité et attachement. Elle semble reconnaître les limites et les risques d'une relation politique, éveil forcé par des menaces de morts contre ses enfants. Mais elle ne se détache pas pour autant de ses couleurs républicaines conservatrices et reste la lie de la lie mentale. Le rouge à lèvres sur la porcine qu'elle est n'en fait pas plus un brillant corvidé. Il n'y pas rupture autant qu'oscillations. Ajustement de ton. Pas véritable virage. Et bien que plusieurs gens équilibrés disent maintenant qu'ils sont plusieurs fois par mois tout à fait d'accord avec ses propos, il est trop tard. On oublie pas qu'elle a aura été lourde toxicité sociale. Pour bien des branches de la société d'Amérique du Nord. La première fois que je l'ai vue, c'était un "live" qu'elle faisait, dans un lieu où un travesti racontait une histoire à des enfants. Elle tentait de marquer un point. De catégoriser le moment dans la section "Voyez à quelle point c'est horrifiant pour nos enfants". C'était atrocement pathétique. Comme c'était en direct, aucun effet de montage n'arrivait à masquer la majorité de parents autour qui plaignait son manque de jugement. Le direct faisait mieux paraître le travesti en question et les parents ouverts à l'histoire racontée. Qui n'avait aucun lien avec le travestisme, mais qui parlait d'amour. Et d'acceptation. Comme leur Bible. De la belle fiction.Ancien soutien au pédoprésident actuel à la station de propagande télé Fox, Tucker Carlson, a été limogé de cette station quand celle-ci a été trouvée coupable de mensonges volontaires sur leurs ondes, et qu'il en était l'émission de mensonges la plus populaire. Une amende de 787, 5 millions de dollars a été imposé à la triste station, en avril 2023, et comme elle continue, elle fait maintenant face à une autre poursuite du genre, pour les mêmes motifs, mentir délibéremment, de la part de Smartmatic qui leur réclame, 2,7 milliards. Il est resté, indépendamment soutien au pédoprésident, assistant même à des évènements en sa compagnie, avec sa famille même. On l'a compris toujours médiatiquement ami de l'olibrius. Mais dernièrement, il a montré des signes de distances ou des repositionnement, disant même cette semaine qu'il regrette d'avoir leurré les gens si longtemps...trop tard, nain mental. Le mal est fait. Même les Nazis n'ont trouvé les remords que lorsqu'ils ont capitulé, en 1945. Ce jeu de désengagement se rapproche du "tout s'effondre, mais je n'étais pas de cette entreprise". On s'éloigne, mais jamais complètement. On critique parfois, mais sans rompre le lien structurel avec le public. Sans le pédoprésient, Tucker Carlson n'existe pas dans l'univers collectif médiatique. L'ambiguïté est stratégique. Tucker Carlson sera toujours le raté qu'on a connu à Fox. C'est trop peu trop tard. C'est Lance Armstrong qui regrette ses tricheries après la plus belle des vies aisées. Même le diminutif Joe Rogan a commencé à avoir des doutes sur le pédoprésident. Il hésite, mais juste assez pour que le principal interressé ne s'en aperçoive pas trop. Il dira qu'il ne croit pas qu'on a "sauvé" des pilotes de manière héroïque, dont l'avion aurait été abbatu en Iran, pilotes qui n'ont d'ailleurs aucune identité et n'ont offert aucun commentaire post-traumatique, ni leurs proches, mais sera aussi rieur aux côtés du dément président, dans un gala de combat ultime, la semaine suivante. Sa désolante influence médiatique le place au coeur des actualités politiques, est ses prises de positions vis-à-vie du meileur ami de Jeffrey Epstein sont de plus en plus nuancés et douteux de l'honnêteté du vieux pervers au pouvoir. Cette hésitation, cette posture légèrement fausse de celui qui ne lisait pas qu'au Canada, pendant la pandémie, on ne fermait pas les épiceries, seulement l'accès aux covidiots, mais ne lisait que le titre disant que l'accès serait interdit, n'est pas tiraillement intérieur autant que choix stratégique volontaire. Une conscience douteuse des enjeux et des controverses, mêlée à une réticence à trancher définitivement. Dans les 3 cas, ce ne sont pas des "changements de cap" autant que des mouvements des eaux parfois contradictoires, mais un agencement des couleurs qui restera toujours le même.Couleur manipulateur.
Dans la chanson signée Simon LeBon, le "trop tard" est une notion de temporalité pour une métaphore émotionnelle. Il marque un seuil. La prise de distance des trois cas mentionnés plus haut mesurent les conséquences de crédibilités pour leur public.
Une crédibilité perdue, parce que, trop tard...On voit le rouge à lèvres, mes suidés.
Mettre du rouge à lèvres sur un cochon ne fait oublier le fondamentalement mauvais ou médiocre en dessous.
Le "rebranding" est trompeur.
On reste dans le leurre.
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