mercredi 5 novembre 2014

Le Moulin à Idées

Je l'avoue, et vous ne serez probablement pas étonnés, j'aime Jean-François Lisée.

On le dit arrogant, je le trouve que l'on confond avec la confiance. Qui n'a pas confiance dans la vie, peut se faire rouler dessus et Lisée fonce. Et défonce des portes que l'on ferme parfois vite.

Une source proche de moi a déjà travaillé auprès de lui. Il confirmait que Lisée est un homme qui a 15 idées par jour au travers duquel il y en a peut-être une de bonne. Mais que souvent la fatigue gagne son auditoire et que la bonne idée passe dans le beurre car la qualité d'écoute n'y est plus.

Il a aussi confirmé que Lisée avait du front. Il pouvait (à l'époque de Lucien Bouchard) s'incruster à toute vitesse dans la limousine de Lulu afin de pouvoir s'asseoir à ses côtés et discuter de ses idées.
Compliquant passablement la tâche des gardes du corps de Bouchard.

Il fonce, je vous dis.
J'admire les fonceurs. Rien ne stagne avec les fonceurs. Oui, parfois ils foncent dans le mur et c'est peut-être ce qui effraie plusieurs personnes. Les gens d'un certain âge peut-être...Vous saviez que Lisée a 56 ans? c'est 3 ans de plus de Pierre-Karl Péladeau, 5 de plus que Bernard Drainville et 9 de moins que Pauline. Il se trouve à être actuellement le plus âgé des candidats

Moi je le trouve prêt pour un rôle de leader depuis avant Pauline.

Je trouve qu'un chef qui vous lancent 15 idées par jour, et qui peut ainsi compter sur l'ensemble de son cabinet pour le freiner, l'argumenter, le confronté à ses idées, c'est extrêmement plus stimulant que le contraire. Un chef qui attend exclusivement les idées de sa gang, manque peut-être de créativité lui-même, non? Les idées viendront du cabinet c'est certain de toute façon, on peut donc alors penser qu'un juste équilibre pourrait se trouver entre les idées du chef et celles du reste du PQ. Je ne vois pas un roi-en-devenir qui serait incapable de ne pas respecter les idées venant des autres. Il a marché dans la proposition bâclée de Drainville...

...bon...si on est honnête on s'accorde aussi à dire que ce projet c'était aussi un peu le sien. C'est le "un peu" qui n'est pas tout à fait clair et qui fait peut-être grincer des dents les membres du PQ. Lisée n'a pas que des amis. Je dirais même qu'il dérange plus que d'autres choses.

Mais encore une fois, je préfère ceux qui bousculent à ceux qui suivent une prétendu "messie".

Quand j'ai lu que Bernard Landry appuyait la candidature (non annoncée) de Pierre-Karl Péladeau, et qu'il fustigeait Jean-François Lisée, ça n'a que confirmé que Lisée serait mon choix*.

Vous croyez qu'on a besoin de plus de gens du privé? Vous savez ce que je pense de la privati$ation?
Vous voyez ce qui se passe avec Radio-Canada et Hubert Lacroix?
Avec le trio de médecin millionnaires Couillard/Barrette/Bolduc?

Le privé n'est pas inscrit dans une réalité liée au monde collectif. Au peuple. Il est lié à l'argent.

Lisée dit de PKP et de quiconque étant une personnalité AVANT la politique. que son influence en sera "rapetissé" une fois député/ministre/chef. C'est vrai. Les contraintes du "réel politique" étouffent les ambitions bien souvent des personnalités, pleines de bonnes intentions, mais incapables de livrer parce que le coffre manque d'outils.

Il est beau le Québec, mais il reste petit.

Lisée voit grand.

Et qu'il soit candidat à la chefferie du PQ, j'en suis content.

Reste à voir si il en l'étoffe, vraiment.

J'aime les moulins à idées.

Tant qu'ils sont de vrais moulins et non ceux de Cervantès.



*Landry est poussiéreux.

2 commentaires:

yves lapierre a dit…

«Lisée, il a dix idées par jour. Le problème, c'est de trouver la bonne!»

Jean Royer.
Chef de cabinet de Jacques Parizeau.

Jones a dit…

Vous en savez trop sur "la source proche de moi..." :)