samedi 10 juin 2017

Musclées Suggestions

"If it looks like a duck, walks like a duck and quacks like a duck, then it's a duck"
-Legro Bonssence

Je n'ai été instructeur chef au hockey mineur qu'une année. Une année fameuse. Lors d'un tournoi local, nous ne cessions de gagner. Nous jouions donc presque à tous les jours. j'avais avisé la ligue longtemps à l'avance qu'un de nos tournois pouvait entrer en conflit avec le calendrier régulier et qu'idéalement, il faudrait déplacer ce match. La ligue m'avait dit qu'il faudrait voir. plus nous nous rapprochions de la finale du tournoi, plus je confirmais à la ligue que ce match devait être déplacé. Après la finale, on nous as dit que ce match du calendrier allait nous infliger une défaite puisque nous n'avions pas pu nous présenter. J'étais fort mécontent. J'avais tout fait pour éviter ce qui arrivait. Les avisant des mois à l'avance. Les réavisant à l'approche du tournoi. Puis, confirmant que après chaque match que nous ne perdions pas et jouions trop, nous rendant incapable de jouer aussi ce match de saison régulière, là où il était placé. Et on nous faisait perdre par défaut!
Je leur avais écrit un long courriel, furieux. Je disais entre autre que ça n'en resterait pas là. Ce qui était une menace vide, je ne sais pas ce que j'allais vraiment faire. On avait finalement accepté de revenir sur la décision et de remettre ce match en fin de saison. Match que nous avions gagné à l'arrachée pour gagner aussi le championnat de la saison.

Mais j'avais tort. En relisant les règlements de la ligue, je constatais que si nous étions dans un tournoi dans un certain kilométrage assez près pour se rendre à l'autre match à temps, nous devions jouer les deux matchs, sinon perdre par défaut celui auquel on ne se serait pas présenté. Ce qui était le cas à l'origine. Semblerait que je les avais assez intimidé avec mon courriel pour qu'ils changent d'avis. Et aillent contre leur propre règles. J'étais le con et on a plié à mes doléances.

Je me suis senti mal par la suite. Déplacé.

Denis Coderre nous prend souvent pour des imbéciles. Cette semaine, il nous as expliqué qu'il ne voulait que "ventiler" en appelant Marc Parent, chef de police quand Coderre s'est fait coller une contravention, il y a longtemps. Avant même qu'il soit maire. Denis est le même qui s'était trouvé drôle en amenant un dictionnaire en point de presse, afin d'être certain de ne pas être mal cité en utilisant le mot juste. Humour patibulaire de mauvaise foi. Denis nous aime en valise. À avaler les mots du dictionnaire Coderre.
On ne fait rien pour rien. Quand on dit quelque chose, c'est toujours dans un but. Un presque-maire qui crie sa rage d'avoir été surpris par une contravention au chef de police est une suggestion voilée de faire quelque chose sur le sujet. Qu'on soit clair ou non sur la chose. Tout les citoyens normaux "ventilent" dans leur cuisine ou à un(e) ami(e). Denis ventile aux oreilles de quelqu'un qui peut faire quelque chose à propos de sa contravention. L'effacer entre autre choses.

Présente nous ça comme du veut, Den, tu voulais qu'il réagisse, pas seulement qu'il t'écoute.

Avale ton orgueil. Pis digère sans faire de bruit.
Nous manquer de respect c'est aussi te manquer de respect à toi-même.

J'espère que tu te sens mal. Déplacé, dans tout ça.

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"Faites le témoigner! faites le témoigner!" voilà ce que l'on devrait scander sur le même ton que ces crétins scandaient "lock her up".

Une noyade en direct ce serait fascinant.

Donald veut témoigner sous serment. C'est vraiment le champion des mauvaises décisions.

On ne saura jamais vraiment ce qui a été dit entre le désolant président des États-Unis et le patron du FBI qui enquêtait sur l'influence russe dans l'entourage de ce même président, que celui-ci à limogé. Pour, semble-t-il, avoir eu le nez, professionnel, là où ça dérangeait le président, amateur.

James Comey a témoigné cette semaine devant une commission d'enquête pour révéler que le président lui avait dit qu'il espérait que Comey laisserait tomber l'enquête. Sans lui demander clairement autre chose. Ce qu'il a compris comme une suggestion musclée. Très vite, Comey n'a pas eu confiance en Trump. Assez facile de comprendre pourquoi. Comey est un homme de devoir, Trump, un homme d'affaires. Comey a vite pris l'habitude de tout noter. Car il savait qu'il aurait un jour à se défendre de cet homme instable. Il avait raison. Il s'est défendu toute la semaine.
Trump dément et crie aux Fake News. Mais dans le test de la crédibilité, Trump n'est pas du tout de taille. Il a élevé le mensonge au statut de fait alternatif et ne cesse de mentir à tort et à travers en tout temps.

Pas du tout inimaginable de penser que Donald Trump a fait une suggestion musclée de ce qu'il voulait voir faire son boss du FBI: laisser tomber l'enquête. La fumée naît du feu.

Comment croire un seul mot de celui qui invente des attentats terroristes en Suède, qui gonfle ses chiffres de foule le jour de son inauguration, qui...enfin ses mensonges sont plus nombreux que ses cheveux, vous le savez autant que moi.

Sandra Huckabee Sanders, l'une des porte-parole du président, s'adressait à qui quand elle a dit sans rire "je peux affirmer avec certitude que le président n'est pas un menteur?"

Aux démens de ce monde?
Elle nous demande de croire le Président? Sérieusement?
Qui croit ce types de conneries?

Beaucoup trop. La démence pointe sa tête partout.

Même dans les palais et temples de Téhéran.

"Vous pensez vraiment que l'on va disparaître?" a dit l'un des désaxés.

Oui.

Complètement.

Vos musclées suggestions n'impressionnent personne.

Si ça ressemble à un mensonge, que ça parle comme un menteur, que ça a peur comme un pleutre, c'est que c'est de la malhonnêteté.


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