Je suis 80% de mes semaines au volant, sur la route.
Entrant sortant d'un camion, travaillant dehors, mais sur la route. C'est pas l'année qui m'a été promise.
J'ai souffert 2019.
Ma fille, Punkee, 16 ans, connait, comme prévu, une année remarquable. Nous savions en déménageant que c'était elle qui avait le plus à en gagner. Sa chambre allait être deux fois plus grande. Elle se rapprochait de son école. 80% des élèves de son âge, de son école allait habiter partout autour de nous. On le découvrirait après. Elle a trouvé l'amour. Ou l'amour l'a trouvée. Elle est régulièrement "choisie" par des garçons de son âge, mais n'avait jamais trouvé un de ses intéressés, intéressants. Cette fois, un de ses intéressés à réussi à modifier son regard sur lui. Et je trouve sa manière de gérer la relation assez comique.
Mes soeurs, même l'amoureuse, au même âge, si elles étaient en couple, allaient ne parler que de leur boy. Punkee me parait beaucoup plus indépendante*. Souvent, c'est sa mère qui lui rappelle qu'elle pourrait faire quelque chose avec son chum. Un brave garçon. Qui joue les bonnes notes pour charmer papa et maman.
Elle a connu une superbe saison de soccer où elle a largement contribué à l'attaque. Elle aussi connu une formidable saison au Flag-Football. En défensive, cette fois. Elle est finissante à son école et la frénésie naturelle de cette dernière année de l'école secondaire ajoute au feu roulant des ses activités.
Elle s'entraîne trois fois par semaine pour le défi Pierre Lavoie, elle apprend à conduire et s'est aussi trouvé un emploi. 9 heures par semaine.
Non, voilà une fleur qui s'épanouit.
Mais cet emploi justement...
Il s'agit d'un poste de caissière dans l'épicerie à deux pas de son école.
On la plaçait en soirée, pour les fermetures, les vendredis et samedis soirs. On s'est vite rendu compte que plusieurs de nos/ses samedis étaient occupés. Il a fallu intervenir et inventer un "cours avec tuteur" le samedi (de 16h30 à 18h30 afin de couvrir les deux quarts de travail). On a alors déplacé son travail les vendredis et dimanche soirs. Parfait.
Ce que nous ignorions était que, dans sa grande naïveté, elle s'était déclarée disponible tous les jours de la semaine.
Nos Noëls cette année se développe en trois jours:
Mardi le 24: chez ma Mère.
Mercredi le 25: Chez le beau-père
Jeudi le 26: Chez la belle-mère.
273 kilomètres plus loin.
Bien qu'elle ne travaille que les vendredis (quelques samedis) dimanche depuis octobre, par mesure préventive, on lui a quand même suggéré d'annoncer ce calendrier à celui qui tricotait son horaire. Un petit Gino qui n'aime pas qu'on le questionne sur les horaires. Un vendredi, elle avait un cours de conduite de prévu depuis des lunes et elle avait tenté de se faire remplacer. C'était en fait, fait. La fille s'était porté volontaire pour la remplacer, il ne restait qu'à valider avec Gino. Qui ne l'a pas fait. Trouvant insultant le procédé qui devait d'abord passer par lui. "Une nouvelle ne doit jamais se débrouiller comme ça pour les horaires, il faut passer par moi". Un "moi" légèrement boosté aux stéroïdes de l'ego meurtri dans l'enfance. MR. Power trip a ainsi refusé que celle qui allait la remplacer le fasse "...parce qu'elle était trop nouvelle". CHRIST MA FILLE EST PLUS NOUVELLE QU'ELLE ENCORE! Bref, ma fille a donc été forcée de travailler. Et moi de remettre son cours.
Mais vous connaissez le calvaire qu'est la calendrier d'école de conduite? Elle a complété tous ses cours de la phase 2 (de 4) mais il en restera 1 à faire avant d'entamer la phase 3, celui déplacé du vendredi de novembre...
...EN FÉVRIER 2020!
À cause de ce sombre crétin, portant la chemise dans ses culottes même si il n'a pas la taille pour honorer le geste, qui devait alors déployer la plus petite imposition de pouvoir sur terre.
On pouvait vivre avec ce mépris mariné en cuisine et faire comme si on avait oublié.
Mais quand Punkee a annoncé notre départ pour Québec du 24 vers 11h au 27 vers la même heure, il a encore joué au petit boss des bécosses lui rappelant que PERSONNE ne pouvait se déclarer indisponible le 24 (le 25 ils sont fermés) et surtout pas le 26.
En complicité avec une collègue malveillante qui rappelait à ma fille presque tous les jours qu'elle travaillerait le 24 jusqu'à 17h et le 26 toute la journée, nous avons vécu trois semaines avec une lourde épée de Damoclès au dessus de la tête.
Moi, surtout.
"Routier", mais surtout papa attentionné pour sa Princessa, si elle travaillait le 24 jusqu'à 17h, je restais ici avec elle, et me pointait vers Québec pour y arriver autour de 20H le 24. On fêterais le 25 chez le beau-père, mais si elle travaillait le 26, on repartait le 25 au soir même, pour qu'elle y soit le 26 toute la journée. Et serions revenus en soirée, 273 kilomètres plus loin, pour fêter Noël chez la belle-mère. Pour mieux repartir pour Montréal le lendemain...
...dans quel état?...
J'ai beau être devenu un habitué de la route, je ne fais pas exprès pour la rechercher quand je n'y suis pas forcé. Et cet horaire allait être parfaitement stupide. Un mardi et un jeudi. Deux jours qu'elle n'avait JAMAIS travaillé. Le raisonnement de Gino Poweurtrippe tenait pour des employés à 20 minutes de leur souper de Noël, même à une heure de leur souper de Noël, mais Punkee et moi étions à 2h30, 3h de notre souper de Noël.
Pour scanner des osties de légumes et faire une piasse fallait sacrifier Noël?
CHRIST!
On était menacé de pas de Noël du tout, ma fille et moi.
Jusqu'au jeudi 19 décembre, on vivait avec ce doute.
5 calisses de jours avant Noël chez ma mère on ne pouvait rien lui confirmer avec assurances.
On ne voulait pas intervenir une seconde fois (on l'avait fait pour les samedis, j'avais envoyé l'amoureuse afin que Gino soit "Snakecharmé" par ses beaux yeux) et ainsi marquer notre fille, de plus en plus appréciée au travail, qui deviendrait sur la liste noire du gestionnaire de mini pouvoir.
Quand elle ne savait identifier le gingembre aux caisses, on riait, mais là, on ne riait plus.
Intérieurement je me disais que ça allait clôturer une annus mirésabilis pour moi. Avec la route en surbrillance.
Puis, l'horaire est tombé le 19.
Elle ne travaillera aucune des dates où nous sommes à Québec.
Angoisse inutile que Gino ravalera par la trachée quand il réussira de se déprendre de la suspension par les couilles dans lequel je l'ai placé.
Il est bête, mais il a un coeur.
Le tabarnak.
Lisant ceci, nous sommes, cocktail en main, à célébrer Noël chez Grand Papa Johnny T.
Joyeux Noël, les Moldus
*un brin comme papa...
mercredi 25 décembre 2019
mardi 24 décembre 2019
Pierre Soulages
Né à Rodez, en Aveyron, dans le Sud de la France, il se découvre un intérêt pour la couleur et la peinture à un jeune âge. Il perd son père alors qu'il n'a que 7 ans. Il est aussi fasciné par les vieilles pierres, les matériaux patinés et érodés par le temps, l'artisanat de son coin de pays et ses paysages.
Il a son moment d'épiphanie, adolescent, ému par les peintures rupestres des grottes du Pech-Merle dans le lot de Font-de-Gaume en Dordogne.
Il se trouve une fascination pour le noir. Une couleur et une non couleur à la fois. Quand la lumière reflète sur le noir, elle se transforme et se transmute. Le noir ouvre un espace mentale, un tiroir cérébral à lui seul. La lumière sera du matériel de travail pour Soulages. Les striations de surfaces noires dans ses peintures lui permettent de faire réfléchir la lumière faisant passer le noir du sombre au plus lumineux.
Il sera admis à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1938. Mais sera vite découragé par le conformisme et la médiocrité de l'endroit. Il se sait artiste et veut explorer hors des boîtes de pensées traditionnelles. La visite des expositions de Picasso et de Cézanne au Louvres l'enchantent. Il revient à Rodez et se concentre sur sa peinture.
Quand la France est forcée dans la Seconde Grande Guerre, il est vite mobilisé à Montpellier, zone libre. Réfractaire au Système de Travail Obligatoire, il fréquente le Musée de Fabre et est caché par les vignerons du secteur. La Guerre est trop folle pour lui.
C'est en 1946, en banlieue de Paris qu'il concocte ses premières oeuvres abstraites en utilisant du brou de noix où le noir domine, bien entendu. Il exposera pour la première fois, au salon des Surintendants, en 1947. Il expose en Allemagne et un peu partout en Europe, dessine des plans de scènes aussi.
C'est dans les années 50 qu'il est inclus dans des exhibitions internationales le menant à New York où on reconnaît son art au Guggenheim. Il fait le tour du monde avec ses oeuvres, Londres, Sao Polo, Munich, Copenhague, Zurich, Rio de Janeiro, Houston, Musée d'Art Contemporain de Montréal en 1968.
Hiver 1978, il fait partie des membres fondateurs du Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés.
En 1979, il est troublé par ses expériences sur le noir, qu'il appellera l'outrenoir. À partir de maintenant, alors que ses peintures étaient en palette restreinte et en effet de clairs-obscurs, en transparence, maintenant elles feront appel à des reliefs, des entailles, des sillons créés dans le noir qu'il exposera.
Il crééra des toiles géantes souvent déclinées en polyptyques. Il commencera à utiliser le blanc par effet de violent contraste avec ses noirs. Il sera inspiré par l'acrylique.
Dans ses oeuvres imprimés, assez rares, il créé 43 gravures, 49 lithographies et 26 sérigraphies avec des tirages limités entre 65 et 300 exemplaires seulement.
Il sera le premier artiste vivant à exposer au Musée de l'Ermitage de St-Petersbourg et à la galerie Tretiakov de Moscou.
En 2007, le Musée Fabre, qui l'avait accueilli comme soldat consommateur d'art pendant la Guerre, lui réserve une rétrospective.
Plus de 230 de ses oeuvres se retrouvent dans 110 musées à travers le monde actuellement.
Le Musée Soulages est créé à Rodez, en 2014.
On lui remet le Grand Prix du rayonnement français cette année.
Pierre Soulages, artiste immortel, a vécu un siècle.
Il a 100 ans aujourd'hui.
Il a son moment d'épiphanie, adolescent, ému par les peintures rupestres des grottes du Pech-Merle dans le lot de Font-de-Gaume en Dordogne.
Il se trouve une fascination pour le noir. Une couleur et une non couleur à la fois. Quand la lumière reflète sur le noir, elle se transforme et se transmute. Le noir ouvre un espace mentale, un tiroir cérébral à lui seul. La lumière sera du matériel de travail pour Soulages. Les striations de surfaces noires dans ses peintures lui permettent de faire réfléchir la lumière faisant passer le noir du sombre au plus lumineux.
Il sera admis à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1938. Mais sera vite découragé par le conformisme et la médiocrité de l'endroit. Il se sait artiste et veut explorer hors des boîtes de pensées traditionnelles. La visite des expositions de Picasso et de Cézanne au Louvres l'enchantent. Il revient à Rodez et se concentre sur sa peinture.
Quand la France est forcée dans la Seconde Grande Guerre, il est vite mobilisé à Montpellier, zone libre. Réfractaire au Système de Travail Obligatoire, il fréquente le Musée de Fabre et est caché par les vignerons du secteur. La Guerre est trop folle pour lui.
C'est en 1946, en banlieue de Paris qu'il concocte ses premières oeuvres abstraites en utilisant du brou de noix où le noir domine, bien entendu. Il exposera pour la première fois, au salon des Surintendants, en 1947. Il expose en Allemagne et un peu partout en Europe, dessine des plans de scènes aussi.
C'est dans les années 50 qu'il est inclus dans des exhibitions internationales le menant à New York où on reconnaît son art au Guggenheim. Il fait le tour du monde avec ses oeuvres, Londres, Sao Polo, Munich, Copenhague, Zurich, Rio de Janeiro, Houston, Musée d'Art Contemporain de Montréal en 1968.
Hiver 1978, il fait partie des membres fondateurs du Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés.
En 1979, il est troublé par ses expériences sur le noir, qu'il appellera l'outrenoir. À partir de maintenant, alors que ses peintures étaient en palette restreinte et en effet de clairs-obscurs, en transparence, maintenant elles feront appel à des reliefs, des entailles, des sillons créés dans le noir qu'il exposera.
Il crééra des toiles géantes souvent déclinées en polyptyques. Il commencera à utiliser le blanc par effet de violent contraste avec ses noirs. Il sera inspiré par l'acrylique.
Dans ses oeuvres imprimés, assez rares, il créé 43 gravures, 49 lithographies et 26 sérigraphies avec des tirages limités entre 65 et 300 exemplaires seulement.
Il sera le premier artiste vivant à exposer au Musée de l'Ermitage de St-Petersbourg et à la galerie Tretiakov de Moscou.
En 2007, le Musée Fabre, qui l'avait accueilli comme soldat consommateur d'art pendant la Guerre, lui réserve une rétrospective.
Plus de 230 de ses oeuvres se retrouvent dans 110 musées à travers le monde actuellement.
Le Musée Soulages est créé à Rodez, en 2014.
On lui remet le Grand Prix du rayonnement français cette année.
Pierre Soulages, artiste immortel, a vécu un siècle.
Il a 100 ans aujourd'hui.
lundi 23 décembre 2019
10 Personnes Qui Auront Marqué 2019
À leur manière. Devenu un peu nos mémoires.
Je ne mettrai pas le con d'Amérique. J'en ai assez parlé.
Jacinda Arderm, Nouvelle-Zélande.
Le 15 mars 2019, un autre illuminé tuait aveuglément. En Nouvelle-Zélande cette fois. La 40ème Première Ministre Néo-Zélandaise n'a pas lésiné sur la suite des choses. Non seulement a-t-elle resserré durement les lois sur l'accès aux armes à feu dans son pays, mais elle est embarquée dans une tournée internationale de discours contre les propose haineux en ligne. Universellement admirée pour sa détermination, elle a été présentée comme un modèle à suivre. Et le type de leader dont le monde actuel a besoin. Assez contraire à ceux qu'on nous présente trop souvent.
Sa digne et respectable présence parmi les endeuillé(e)s dans la communauté musulmane le lendemain des attaques, sa décision de ne jamais prononcer le nom du déséquilibré qui a commis le crime, sa prestance lorsqu'elle s'est adressée au parlement à propos du contrôle des armes à feu, sa grâce sous la pression ont été extraordinaires. La politique mondiale a besoin d'être féminisée.
Chris Hughes, États-Unis.
"Facebook est devenu trop gros, il est temps qu'il se brise". Cette déclaration ne vient pas d'un rival jaloux de Mark Zuckerberg. Elle vient de la bouche du co-fondateur de Facebook et ami de Mark Z. Agacé par la domination de Facebook dans les médias sociaux, Hughes a sonné l'alarme dans une entrevue accordée au New York Times, appelant Facebook à se débarrasser d'Instagram et WhatsApp que la giga compagnie a acheté. Il a aussi supplié qu'il y ait plus de réglementation et d'encadrement dans ce qui est rendu public par le géant de la technologie. Sacrifier le sécurité personnelle et le côté privé pour le croissance de la compagnie lui déplait. L'homme de 35 ans (seulement) a quitté la compagnie en 2007, et quand le scandale des ventes de données personnelles de Cambridge Analytica, qui ont tant aidé les Russes à infiltrer le processus électoral aux États-Unis en 2016, est survenu, ça lui a ouvert les yeux.
Le jeune homme de Caroline du Nord a ajouté que tout le monde devrait bénéficier des dividendes astronomiques de Facebook, et a même offert de nombreuses solutions sur comment cela pourrait se faire. Critiquer et offrir des solutions. Du vrai leadership intelligent.
Greta Thunberg, Suède.
Tout juste 16 ans, avec des lulus enfantines, un ton de voix flutée, mais du verbe brutal, elle a été le bon véhicule pour faire passer un message formidablement important: NOS PRIORITÉS DOIVENT CHANGER! Celles des décideurs politiques mondiaux, mais nos comportements à nous aussi doivent changer. Nos envies d'avion peuvent diminuer. Nos consommations d'essence aussi. Tant de petites choses pas franchement difficiles à faire. Inconnue l'automne dernier, les vendredis sont devenus les siens quand elle a choisit de les consacrer à s'assoeir en face du parlement suédois. Puis, à marcher avec des gens comme elle, soucieux de faire mieux pour notre planète. Éco-guerrière charmante pour les uns, fatigante pour les autres, aggressante pour les moins futés, elle a tout de même fasciné, inspirant partout dans le monde. Son armée de collaborateurs s'est composé de millions de gens de la planète. Elle est passée de curiosité locale à phénomène mondial. Elle a obligé réflexion. Elle a attaqué la rhétorique adulte avec la sensibilité des enfants. Sincèrement et de manière pragmatique.
La bataille est loin d'être gagnée. Elle ne fait que commencer. Comme sa jeune vie adulte.
Kathie Bouman, États-Unis.
Le 10 avril 2019, la toute première image d'un trou noir a été diffusée. La photo prise a fait le tour du monde et a rendu son auteure, Kathie Bouman, instantanément célèbre. La timide jeune femme de Lafayette, en Indiana, est enseignante en ingénierie électrique et informatique et en ingénierie Biomédicale à l'université Purdue, en Indiana. C'est une splendide nerd comme j'en ai connue des dizaines dans mes cours au secondaire ou ailleurs. Elle travaillé trois ans pour constuire le logiciel permettant la précieuse photo pour le monde de la science. Elle a aussi assassiné tous les sceptiques qui ne croyaient pas aux trous noirs. Elle n'avait pas de base en astrophysique, mais une intelligence suffisamment curieuse pour se mériter le crédit pour le développement du travail sur l'algorythme final. Un très bel exemple de leadership scientifique qui a inspiré ma propre belle soeur, qui marche dans ses pas avec la même grâce.
Nigel Farage, Angleterre.
Que l'on soit pour ou contre le Brexit, Farage est celui qui a gagné son pari en faisant gagner son parti au référendum, il y a trois ans déjà. "Ça devra se faire avec ou sans accord avant le 31 octobre 2019" avait-t-il alors dit. C'était une assurance que seul la moitié des Britanniques partageaient. Farage est devenu connu du mauvais côté des choses dans les dernières années, à Londres et à Bruxelles. Député Européen depuis 20 ans, il a co-fondé le parti de l'indépendance du Royaume-Uni, même si "indépendance" et "uni" dans le même nom font un drôle de mariage. Il a eu deux passages comme leader du parti. Puis, il a fondé le parti du Brexit. Que les Anglais ont trop mollement choisi. Rien n'est encore fait. L'angoisse anglaise est grande sans accord et lignes claires sur la suite. Mais il n'y a pas à dire, Farage a gagné ce qu'il voulait gagner.
Dewayne Johnson, États-Unis.
Nooooooooon pas The Rock, quoi qu'il règne en maître lui aussi, le jardinier. Dewayne travaillait comme entrepreneur paysager et a utilisé, entre 2012 et 2015, du RoundUp, un produit mortellement toxique contre les mauvaises herbes, mais tout autant pour l'Homme. RoudnUp le savait, Monsanto, son propriétaire aussi. Il travaillant comme jardinier pour une école. En 2014, des lésions apparaissent sur sa peau. très vite 90% de son corps est infecté. Il est alors diagnostiqué d'un lymphome non-Hodgekinien et d'une incurable forme de cancer. Il poursuit Monsanto, maintenant achetée par Bayer pour 289 millions. Ce sera réduit à 78 millions mais il gagne sa cause. Il a été prouvé que Monsanto a fait des pieds et des mains pour discréditer les scientifiques et leurs avis. 13 000 personnes aussi infectées ont ensuite aussi poursuivi. Il est toujours vivant, riche, mais ses jours sont comptés.
Nasrin Sotoudeh, Iran
Défenderesse des droits humains là où ils ne comptent pas vraiment, l'avocate iranienne a été condamnée pour le toujours très évasif "espionnage" après être tombé en disgrâce face au régime politique en place. Elle a été condamnée à 38 ans de prison et à 148 coups de fouets. Des crimes ont été inventé pendant qu'elle était en prison. Scénariste justicier pourrait être un métier dans certains pays, comme l'Iran. Elle avait défendu bravement les militants écologistes opposé à la déforestation et contre la corruptrion rampante gouvernementale. Elle avait aussi défendu la fameuse "fille de la rue Enghelab, une jeune femme qui avait enlevé son voile et l'avait placé sur un bâton qu'elle brandissait comme un drapeau blanc souhaitant une trêve de guerre. Le régime l'avait alors accusé de nourrir la propagande contre l'État et avoir incité à la débauche. La femme de 56 ans a de nombreux supporteurs dans le monde, Amnistie International entre autres. Mais marine toujours en prison en ce moment.
Alexandra Ocasio-Cortez, États-Unis
Incontestablement vedette des médias, la représentante de New York est un héroïne du socialisme nord-américain. AOC, comme elle se fait souvent appeler, est un symbole de la renaissance du parti Démocrate aux États-Unis, elle a été un voix forte toute l'année, devenant même héros de bande dessinée.
Née dans un quartier très humble de Puerto Rico, ses parents ont dû lourdement s'endetter afin de lui payer ses études universitaires à Boston. Diplômée en économie et en affaires internationales, elle a fait sa marque comme organisatrice pour Bernie Sanders avant d'être elle-même élue au Congrès, représentant New York. Activiste engagée, elle s'est montrée contre les pipelines du Dakota, veut que le salaire minimum soit majoré, est ne faveur de l'assurance maladie pour tous et pour la gratuité scolaire à l'Université. Elle est pleine d'idées socialistes, et rend le mot moins sales en Amérique.
Kai Fu Li, Taiwan
Développeur informatique, hommes d'affaires, auteur, il habite la bouillonnante ville de Beijing en Chine. Il a développé le premier système de reconnaissance de la voix indépendant. Il est une force majeure de l'intelligence artificielle mondiale. Ses conférences attirent des millions de gens sur le net. C'est aux États-Unis qu'il s'est formé en développant entre autre chose, des choses pour Microsoft et Google. Il est dans les premières lignes de tout ce qui se fait en intelligence artificielle. Loin de se contenter de créer en technologie, il partage généreusement son savoir, et conférence un peu partout afin de vulgariser ses trouvailles et observations pour le plus commun des mortels. Il fait aussi des liens géopolitiques fort intelligents. Un autre nerd comme j'en ai beaucoup connu.
Vladimir Zelenski, Ukraine
Comme Al Franken l'a prouvé en 2017, humoriste et politicien ne font pas toujours un bon mixte. Exaspéré par la corruption ordinaire dans son pays, il gagne ses élections là dessus. Ironiquement, il incarnait à la télévision un professeur de géographie devenant par accident, président. Voilà un exemple criant de la vie imitant l'art. Les conflits dans le Donbass restent en revanche très lourds et doivent être pris au sérieux. Il veut réinstaurer la sécurité en Crimée et la paix dans le pays. Il a été pris entre l'arbre et l'écorce avec le bouffon d'Amérique, mais à ce qu'on sache c'est aussi parce qu'il a tout admis que le crétin d'Amérique est sous les feux de la rampe. Il n'a pas mordu à ses pièges d'escroc.
Des gens qui ont fait battre le pouls de la planète en 2019.
Je ne mettrai pas le con d'Amérique. J'en ai assez parlé.
Jacinda Arderm, Nouvelle-Zélande.
Le 15 mars 2019, un autre illuminé tuait aveuglément. En Nouvelle-Zélande cette fois. La 40ème Première Ministre Néo-Zélandaise n'a pas lésiné sur la suite des choses. Non seulement a-t-elle resserré durement les lois sur l'accès aux armes à feu dans son pays, mais elle est embarquée dans une tournée internationale de discours contre les propose haineux en ligne. Universellement admirée pour sa détermination, elle a été présentée comme un modèle à suivre. Et le type de leader dont le monde actuel a besoin. Assez contraire à ceux qu'on nous présente trop souvent.
Sa digne et respectable présence parmi les endeuillé(e)s dans la communauté musulmane le lendemain des attaques, sa décision de ne jamais prononcer le nom du déséquilibré qui a commis le crime, sa prestance lorsqu'elle s'est adressée au parlement à propos du contrôle des armes à feu, sa grâce sous la pression ont été extraordinaires. La politique mondiale a besoin d'être féminisée.
Chris Hughes, États-Unis.
"Facebook est devenu trop gros, il est temps qu'il se brise". Cette déclaration ne vient pas d'un rival jaloux de Mark Zuckerberg. Elle vient de la bouche du co-fondateur de Facebook et ami de Mark Z. Agacé par la domination de Facebook dans les médias sociaux, Hughes a sonné l'alarme dans une entrevue accordée au New York Times, appelant Facebook à se débarrasser d'Instagram et WhatsApp que la giga compagnie a acheté. Il a aussi supplié qu'il y ait plus de réglementation et d'encadrement dans ce qui est rendu public par le géant de la technologie. Sacrifier le sécurité personnelle et le côté privé pour le croissance de la compagnie lui déplait. L'homme de 35 ans (seulement) a quitté la compagnie en 2007, et quand le scandale des ventes de données personnelles de Cambridge Analytica, qui ont tant aidé les Russes à infiltrer le processus électoral aux États-Unis en 2016, est survenu, ça lui a ouvert les yeux.
Le jeune homme de Caroline du Nord a ajouté que tout le monde devrait bénéficier des dividendes astronomiques de Facebook, et a même offert de nombreuses solutions sur comment cela pourrait se faire. Critiquer et offrir des solutions. Du vrai leadership intelligent.
Greta Thunberg, Suède.
Tout juste 16 ans, avec des lulus enfantines, un ton de voix flutée, mais du verbe brutal, elle a été le bon véhicule pour faire passer un message formidablement important: NOS PRIORITÉS DOIVENT CHANGER! Celles des décideurs politiques mondiaux, mais nos comportements à nous aussi doivent changer. Nos envies d'avion peuvent diminuer. Nos consommations d'essence aussi. Tant de petites choses pas franchement difficiles à faire. Inconnue l'automne dernier, les vendredis sont devenus les siens quand elle a choisit de les consacrer à s'assoeir en face du parlement suédois. Puis, à marcher avec des gens comme elle, soucieux de faire mieux pour notre planète. Éco-guerrière charmante pour les uns, fatigante pour les autres, aggressante pour les moins futés, elle a tout de même fasciné, inspirant partout dans le monde. Son armée de collaborateurs s'est composé de millions de gens de la planète. Elle est passée de curiosité locale à phénomène mondial. Elle a obligé réflexion. Elle a attaqué la rhétorique adulte avec la sensibilité des enfants. Sincèrement et de manière pragmatique.
La bataille est loin d'être gagnée. Elle ne fait que commencer. Comme sa jeune vie adulte.
Kathie Bouman, États-Unis.
Le 10 avril 2019, la toute première image d'un trou noir a été diffusée. La photo prise a fait le tour du monde et a rendu son auteure, Kathie Bouman, instantanément célèbre. La timide jeune femme de Lafayette, en Indiana, est enseignante en ingénierie électrique et informatique et en ingénierie Biomédicale à l'université Purdue, en Indiana. C'est une splendide nerd comme j'en ai connue des dizaines dans mes cours au secondaire ou ailleurs. Elle travaillé trois ans pour constuire le logiciel permettant la précieuse photo pour le monde de la science. Elle a aussi assassiné tous les sceptiques qui ne croyaient pas aux trous noirs. Elle n'avait pas de base en astrophysique, mais une intelligence suffisamment curieuse pour se mériter le crédit pour le développement du travail sur l'algorythme final. Un très bel exemple de leadership scientifique qui a inspiré ma propre belle soeur, qui marche dans ses pas avec la même grâce.
Nigel Farage, Angleterre.
Que l'on soit pour ou contre le Brexit, Farage est celui qui a gagné son pari en faisant gagner son parti au référendum, il y a trois ans déjà. "Ça devra se faire avec ou sans accord avant le 31 octobre 2019" avait-t-il alors dit. C'était une assurance que seul la moitié des Britanniques partageaient. Farage est devenu connu du mauvais côté des choses dans les dernières années, à Londres et à Bruxelles. Député Européen depuis 20 ans, il a co-fondé le parti de l'indépendance du Royaume-Uni, même si "indépendance" et "uni" dans le même nom font un drôle de mariage. Il a eu deux passages comme leader du parti. Puis, il a fondé le parti du Brexit. Que les Anglais ont trop mollement choisi. Rien n'est encore fait. L'angoisse anglaise est grande sans accord et lignes claires sur la suite. Mais il n'y a pas à dire, Farage a gagné ce qu'il voulait gagner.
Dewayne Johnson, États-Unis.
Nooooooooon pas The Rock, quoi qu'il règne en maître lui aussi, le jardinier. Dewayne travaillait comme entrepreneur paysager et a utilisé, entre 2012 et 2015, du RoundUp, un produit mortellement toxique contre les mauvaises herbes, mais tout autant pour l'Homme. RoudnUp le savait, Monsanto, son propriétaire aussi. Il travaillant comme jardinier pour une école. En 2014, des lésions apparaissent sur sa peau. très vite 90% de son corps est infecté. Il est alors diagnostiqué d'un lymphome non-Hodgekinien et d'une incurable forme de cancer. Il poursuit Monsanto, maintenant achetée par Bayer pour 289 millions. Ce sera réduit à 78 millions mais il gagne sa cause. Il a été prouvé que Monsanto a fait des pieds et des mains pour discréditer les scientifiques et leurs avis. 13 000 personnes aussi infectées ont ensuite aussi poursuivi. Il est toujours vivant, riche, mais ses jours sont comptés.
Nasrin Sotoudeh, Iran
Défenderesse des droits humains là où ils ne comptent pas vraiment, l'avocate iranienne a été condamnée pour le toujours très évasif "espionnage" après être tombé en disgrâce face au régime politique en place. Elle a été condamnée à 38 ans de prison et à 148 coups de fouets. Des crimes ont été inventé pendant qu'elle était en prison. Scénariste justicier pourrait être un métier dans certains pays, comme l'Iran. Elle avait défendu bravement les militants écologistes opposé à la déforestation et contre la corruptrion rampante gouvernementale. Elle avait aussi défendu la fameuse "fille de la rue Enghelab, une jeune femme qui avait enlevé son voile et l'avait placé sur un bâton qu'elle brandissait comme un drapeau blanc souhaitant une trêve de guerre. Le régime l'avait alors accusé de nourrir la propagande contre l'État et avoir incité à la débauche. La femme de 56 ans a de nombreux supporteurs dans le monde, Amnistie International entre autres. Mais marine toujours en prison en ce moment.
Alexandra Ocasio-Cortez, États-Unis
Incontestablement vedette des médias, la représentante de New York est un héroïne du socialisme nord-américain. AOC, comme elle se fait souvent appeler, est un symbole de la renaissance du parti Démocrate aux États-Unis, elle a été un voix forte toute l'année, devenant même héros de bande dessinée.
Née dans un quartier très humble de Puerto Rico, ses parents ont dû lourdement s'endetter afin de lui payer ses études universitaires à Boston. Diplômée en économie et en affaires internationales, elle a fait sa marque comme organisatrice pour Bernie Sanders avant d'être elle-même élue au Congrès, représentant New York. Activiste engagée, elle s'est montrée contre les pipelines du Dakota, veut que le salaire minimum soit majoré, est ne faveur de l'assurance maladie pour tous et pour la gratuité scolaire à l'Université. Elle est pleine d'idées socialistes, et rend le mot moins sales en Amérique.
Kai Fu Li, Taiwan
Développeur informatique, hommes d'affaires, auteur, il habite la bouillonnante ville de Beijing en Chine. Il a développé le premier système de reconnaissance de la voix indépendant. Il est une force majeure de l'intelligence artificielle mondiale. Ses conférences attirent des millions de gens sur le net. C'est aux États-Unis qu'il s'est formé en développant entre autre chose, des choses pour Microsoft et Google. Il est dans les premières lignes de tout ce qui se fait en intelligence artificielle. Loin de se contenter de créer en technologie, il partage généreusement son savoir, et conférence un peu partout afin de vulgariser ses trouvailles et observations pour le plus commun des mortels. Il fait aussi des liens géopolitiques fort intelligents. Un autre nerd comme j'en ai beaucoup connu.
Vladimir Zelenski, Ukraine
Comme Al Franken l'a prouvé en 2017, humoriste et politicien ne font pas toujours un bon mixte. Exaspéré par la corruption ordinaire dans son pays, il gagne ses élections là dessus. Ironiquement, il incarnait à la télévision un professeur de géographie devenant par accident, président. Voilà un exemple criant de la vie imitant l'art. Les conflits dans le Donbass restent en revanche très lourds et doivent être pris au sérieux. Il veut réinstaurer la sécurité en Crimée et la paix dans le pays. Il a été pris entre l'arbre et l'écorce avec le bouffon d'Amérique, mais à ce qu'on sache c'est aussi parce qu'il a tout admis que le crétin d'Amérique est sous les feux de la rampe. Il n'a pas mordu à ses pièges d'escroc.
Des gens qui ont fait battre le pouls de la planète en 2019.
dimanche 22 décembre 2019
Ukraine, U.S.A: одно и тоже.
Dans le East Village de New York se trouve un sous-sol, où se déploie chaque dimanche un style de vie américain, mais aussi largement ukrainien.
Associé à l'église ukrainienne, le Streetcha, le restaurant accueille tout sauf des touristes. Ce sont principalement de membre de la diaspora ukrainienne de New York, jasant politique autour d'assiettes de pierogi ou de bols de borscht.
Depuis les procédures de destitution contre Donald Trump, les États-Unis ressemblent de plus en plus à l'Ukraine, justement fui pour son système politique corrompu d'emblée aux yeux des habitués du resto.
La rhétorique juvénile, empruntée à Ronald Reagan que les États-Unis soit l'unique modèle à suivre sur terre, incluant les idées sur la souveraineté ukrainienne, les intérêt placés sur l'idée du pouvoir et les gains personnels et non le bien commun, la session de photo bidon entre Trump et Poutine, l'implication du président ukrainien dans le gâchis de chantage en échange de renseignements douteux sur le fils de Joe Biden. Les Ukrainiens se sont sentis chez eux.
Les Ukrainiens n'ont pas été 100% surpris. En partie parce que ça fait écho à ce qu'ils connaissent de la politiques chez eux. Le processus de destitution n'est pas un test sur le caractère de Trump, c'est un test sur la caractère du pays. Un test au résultat déplorable. Confirmant que l'exceptionalisme américain n'existe pas. Seule la corruption devenant le principe universel politique.
Ce n'est même pas du cynisme. C'est de l'observation juste.
La corruption d'ici étant pire puisque qu'au moins, là-bas, elle n'est pas cachée. Ici, on fait croire à la loi du juste, mais on calibre au mal. Au restaurant Streetcha, on compare ce qui se passe en politique des États-Unis comme étant une agitation d'élèves de 6ème année. La plupart des gens fréquentant le resto étant des gens ayant quitté l'Ukraine pour son instabilité afin de venir aux États-Unis, pour nager dans plus divisé encore.
L'Ukraine est devenu le Forrest Gump des dernières années, apparaissant à peu près partout dans l'histoire internationale.
Le fils de Joe Biden, portant mon prénom, a joint le conseil d'administration d'une compagnie de pétrole lourdement corrompue sans avoir une once d'expérience dans le domaine. Paul Manafort, main droite de Donald Trump lors de sa campagne présidentielle a été arrêté et gît en prison pour ses associations avec un oligarque ukrainien. Rudy Giuliani coordonne ce qu'il ne comprend pas complètement en Ukraine. Et maintenant Trump est accusé pour obstruction de la justice et tentative de pot-de-vinisme pour salir son frère américain, en complicité avec l'Ukraine qu'il a fait chanter tout l'été.
Et bien danser maintenant!
Aux États-Unis, on a eu envie de faire dévier tout ça et de faire pointer les doutes, confirmés Russes, dans les interventions dans la dernière campagne, en tentant de maintenant faire peser la culpabilité sur les Ukrainiens. Afin de le décrédibiliser. Ça a eu l'effet inverse. Ce sont les Républicains qui on offert cette vision des choses qui ont eu l'air peu crédibles.
Les États-Unis ont quelques fois montré qu'ils étaient en faveur de l'indépendance et quelques autres fois ont montré qu'ils étaient pro-Russes. Faisant de l'Ukraine son pantin selon ses besoins. Au final, ils s'en sacrent. Tant qu'ils répondent à leurs commandes.
En Ukraine, en ce moment, des millions de citoyens sont assiégés par des militaires Russes. La vision que tentait de vendre les États-Unis était celle du "bon, défendeur de la démocratie", mais celle qui est lue est l'envie du gain personnel. Trump ne sait pas où se trouve l'Ukraine, ne sait pas ce que c'est, ni ce qui s'y passe.
Pour les Ukrainiens, la corruption est devenue comme chez eux. Plus déclarée. Plus publique.
Pratiquement complètement acceptée.
La propagande Russe aura été parfaite depuis 2016.
Elle a complètement infiltré la vision et les modes d'emploi du discours politique actuel aux États-Unis.
Rien pour rassurer.
Associé à l'église ukrainienne, le Streetcha, le restaurant accueille tout sauf des touristes. Ce sont principalement de membre de la diaspora ukrainienne de New York, jasant politique autour d'assiettes de pierogi ou de bols de borscht.
Depuis les procédures de destitution contre Donald Trump, les États-Unis ressemblent de plus en plus à l'Ukraine, justement fui pour son système politique corrompu d'emblée aux yeux des habitués du resto.
La rhétorique juvénile, empruntée à Ronald Reagan que les États-Unis soit l'unique modèle à suivre sur terre, incluant les idées sur la souveraineté ukrainienne, les intérêt placés sur l'idée du pouvoir et les gains personnels et non le bien commun, la session de photo bidon entre Trump et Poutine, l'implication du président ukrainien dans le gâchis de chantage en échange de renseignements douteux sur le fils de Joe Biden. Les Ukrainiens se sont sentis chez eux.
Les Ukrainiens n'ont pas été 100% surpris. En partie parce que ça fait écho à ce qu'ils connaissent de la politiques chez eux. Le processus de destitution n'est pas un test sur le caractère de Trump, c'est un test sur la caractère du pays. Un test au résultat déplorable. Confirmant que l'exceptionalisme américain n'existe pas. Seule la corruption devenant le principe universel politique.
Ce n'est même pas du cynisme. C'est de l'observation juste.
La corruption d'ici étant pire puisque qu'au moins, là-bas, elle n'est pas cachée. Ici, on fait croire à la loi du juste, mais on calibre au mal. Au restaurant Streetcha, on compare ce qui se passe en politique des États-Unis comme étant une agitation d'élèves de 6ème année. La plupart des gens fréquentant le resto étant des gens ayant quitté l'Ukraine pour son instabilité afin de venir aux États-Unis, pour nager dans plus divisé encore.
L'Ukraine est devenu le Forrest Gump des dernières années, apparaissant à peu près partout dans l'histoire internationale.
Le fils de Joe Biden, portant mon prénom, a joint le conseil d'administration d'une compagnie de pétrole lourdement corrompue sans avoir une once d'expérience dans le domaine. Paul Manafort, main droite de Donald Trump lors de sa campagne présidentielle a été arrêté et gît en prison pour ses associations avec un oligarque ukrainien. Rudy Giuliani coordonne ce qu'il ne comprend pas complètement en Ukraine. Et maintenant Trump est accusé pour obstruction de la justice et tentative de pot-de-vinisme pour salir son frère américain, en complicité avec l'Ukraine qu'il a fait chanter tout l'été.
Et bien danser maintenant!
Aux États-Unis, on a eu envie de faire dévier tout ça et de faire pointer les doutes, confirmés Russes, dans les interventions dans la dernière campagne, en tentant de maintenant faire peser la culpabilité sur les Ukrainiens. Afin de le décrédibiliser. Ça a eu l'effet inverse. Ce sont les Républicains qui on offert cette vision des choses qui ont eu l'air peu crédibles.
Les États-Unis ont quelques fois montré qu'ils étaient en faveur de l'indépendance et quelques autres fois ont montré qu'ils étaient pro-Russes. Faisant de l'Ukraine son pantin selon ses besoins. Au final, ils s'en sacrent. Tant qu'ils répondent à leurs commandes.
En Ukraine, en ce moment, des millions de citoyens sont assiégés par des militaires Russes. La vision que tentait de vendre les États-Unis était celle du "bon, défendeur de la démocratie", mais celle qui est lue est l'envie du gain personnel. Trump ne sait pas où se trouve l'Ukraine, ne sait pas ce que c'est, ni ce qui s'y passe.
Pour les Ukrainiens, la corruption est devenue comme chez eux. Plus déclarée. Plus publique.
Pratiquement complètement acceptée.
La propagande Russe aura été parfaite depuis 2016.
Elle a complètement infiltré la vision et les modes d'emploi du discours politique actuel aux États-Unis.
Rien pour rassurer.
samedi 21 décembre 2019
De Frontenac à Laurier
Party de Noël de l'entreprise.
Misèèèèèèèère.
Ça s'est déroulé au Château Frontenac, souper, boissons, nuitée payée.
Donc moins misère quand même. Mais cet endroit ancestral est si habitué à ce que ses clients paient les yeux fermés que le Wi-Fi n'est même pas gratuit avec la chambre. Et ça commence avec un forfait à 32,95$. Up your asses, gentlemen. Je vais prendre mon 3G.
Avec la gang de l'entrepôt, ça restait misérable. Les tables avaient été arrangées pour que ceux qui ont le plus d'atomes crochus soient ensemble. C'était vrai pour notre table. Mais pas complètement vrai non plus puisque 5 à 6 fois je me suis levé pour aller jaser avec des gens d'autres tables. C'était moins parce que les gens de ma table étaient plates que parce que j'ai de l'entregent quand je m'y mets. Et mon plan était de vraiment écourter ma soirée, alors j'ai mis le paquet très tôt. J'ai fait gagner deux filles à un jeu questionnaire en leur soufflant les réponses. J'ai pigé le plus risible des cadeaux dans la boîte à cadeaux. J'ai croisé Stéphane Bellavance qui avait animé la veille quelque chose pour le bal du Maire. Après le (très somptueux, je dois l'avouer) repas (mais en trop petite quantité comme toujours quand c'est bon), j'ai eu le temps de m'amuser et d'amuser, mais en revenant de la salle de bain, constatant que les gens commençaient à danser, j'en ai profité pour filer à ma chambre. Et bien dormir. Et Dieu que ma batterie personnelle a rechargé. On avait quand même deux lits doubles!
J'aurais aimé vivre la même soirée en meilleure compagnie.
On mange et dort bien au château Frontenac.
Mais j'y étais quasi incognito.
J'étais monté de Montréal avec un collègue dont on avait pris le nom (le sien) pour stationner la voiture, et je n'avais pas eu besoin de m'identifier au comptoir non plus puisque mon partenaire de chambre l'avait fait avant moi et était déjà la chambre. Donc Hunter Jones n'était signé nulle part sinon à la place où j'ai mangé.
Mon fils, amoureux d'une jeune fille de Québec, était monté la veille pour la voir et revenait dans le 450 le dimanche midi. J'allais me faire conduire par mon fils pour le retour à la maison.
Étant sur mon cadran intérieur de levée de corps à 5h00 du matin, je me suis réveillé à cette heure le dimanche matin. Naturellement. J'ai lu un auteur dont l'âge et le décor étaient adéquats. J'ai eu le temps de commencer et finir le livre. Dans le divan Louis XIV de la chambre. Puis, j'ai pris la poudre d'escampette.
Marchant du Château au resto de mon neveu. 7.5 kilomètres plus loin. 1h32 de marche. Au froid. Faisait très froid avec ma petite valise. Mais le froid, vous le savez, j'aime.
La marche me forçait à longer le Chemin St-Louis où j'avais grandi. Les Plaines d'Abraham d'abord, qui nous ont offert tant d'aventures, enfants et ados. Le 902 était à vendre. Doivent demander cher. C'est bien placé, près du centre-ville, et spacieux. Au moins 18 pièces sur 3 étages. Mes parents ont vendu cher à l'époque. À un diplomate arabe.
La firme d'avocats de Marcel Aubut, nos voisins d'en arrière, ne s'affichent plus depuis qu'Aubut a été révélé trop salé.
La rue Vauquelin m'a ému. Ce cul-de-sac sert encore de stationnement quand je vais au Festival d'Été. Plus jeune, on s'y retrouvait, le peu d'enfants de notre rue, pour y jouer, dans la rue, justement. Parce que coin Chemin St-Louis/Belvédère, jouer dans la rue c'était mourir. Toujours des tonnes de voiture. C'est ça qui m'a donné l'envie d'urbain pour la vie. Je dormais la tête sur le Chemin St-Louis. Avec la lumière de circulation verte/jaune/rouge, reflétant sur mes murs de chambre dans la nuit. C'est sur Vauquelin qu'on avait découvert Mickey et les fantômes. Que faisions nous chez une vieille madame, dans son sous-sol, à écouter des histoires de fantômes? Cette dame n'avait même pas d'enfants! La rumeur veut qu'elle eût été, elle-même, un fantôme. On y lisait aussi des comics de super-héros. Ce fût mon seul flirt avec les super héros. Entre 7 et 10 ans.
Croisant la maison du lieutenant gouverneur, anciennement dans le Bois-de-Coulonges presqu'en face, jusqu'à que ça prenne dramatiquement feu en 1966, je me suis rappelé un projet idiot que j'avais eu, enfant, encore. Fallait s'amuser merde! L'entrée, peu modeste de la résidence du lieutenant gouverneur, était grillagée et le sentier menant à la maison était bordé de boulets de canon. Comme la maison est située dans la pente du Chemin St-Louis, j'avais eu la bête idée, vers 7 ou 8 ans, d'aller prendre une de ces boules et de vouloir la faire rouler le Chemin St-Louis jusqu'en bas. J'avais été intercepté par un gardien de sécurité à temps. Et sûrement grondé. Ils n'ont plus de boulets de canon comme la photo ici en fait foi.
Dans le coin de la rue Ploërmel, il y avait, auparavant, la station de radio CJRP, il n'y maintenant plus que des bureaux d'avocats. Je ne mens pas, je crois avoir croisé plus de 10 bureaux d'avocats (outre Aubut/Chabot qui a toujours été là). C'est devenu assez laid. Le nom Ploërmel est si poétique. Fab Gagnon, mon meilleur ami du primaire, et Jeff Lortie, un autre buddy de l'école. Seb Perreault aussi. Olivier Laroche. Jacques Brosseau. Ça habitait tous dans le coin.
Mon fils devait me rejoindre au resto sur le Boulevard Laurier, mais on ne s'était pas avisé de la coordination encore. J'avais improvisé ma marche, par simple envie de nostalgie, et je comptais lui texter vers 9h30, mais voilà....
Froid + écoute d'un disque téléchargé sur Spotify= téléphone passant de 84% à 1 en moins d'une heure. Je n'avais plus de moyen de rejoindre mon fils pour lui dire où me cueillir! DUCON! Pas même de fil de recharge. Pas de 50 sous pour appeler d'une cabine. Plus de cabines nulle part de toute manière! J'allais être orphelin de communication!
remisèèèèèèèèèèèère.
Mon neveu m'a sauvé. Il travaillait ce matin-là au resto. J'ai pu texter de son téléphone à lui.
Il était moins surpris de me voir à son resto que de voir la tête échevelée du gars qui s'est levé, et qui a simplement marché au froid.
Mon fils est venu me cueillir au resto comme un roseau sauvage dans un marais. Puisque j'étais passager, je me disais que je gérerais la musique du trajet Québec-Montréal.
("Ben oui fiston, j'ai marché tout ça, marcher c'est vivre, je n'en aurai même pas mal aux jambes demain!")
Je me trompais.
Juice WRLD était platement mort la veille.
Mon fils était en deuil. J'ai dû m'initier à son leg.
Misèèèèèèèèèèèèèère.
Misèèèèèèèère.
Ça s'est déroulé au Château Frontenac, souper, boissons, nuitée payée.
Donc moins misère quand même. Mais cet endroit ancestral est si habitué à ce que ses clients paient les yeux fermés que le Wi-Fi n'est même pas gratuit avec la chambre. Et ça commence avec un forfait à 32,95$. Up your asses, gentlemen. Je vais prendre mon 3G.
Avec la gang de l'entrepôt, ça restait misérable. Les tables avaient été arrangées pour que ceux qui ont le plus d'atomes crochus soient ensemble. C'était vrai pour notre table. Mais pas complètement vrai non plus puisque 5 à 6 fois je me suis levé pour aller jaser avec des gens d'autres tables. C'était moins parce que les gens de ma table étaient plates que parce que j'ai de l'entregent quand je m'y mets. Et mon plan était de vraiment écourter ma soirée, alors j'ai mis le paquet très tôt. J'ai fait gagner deux filles à un jeu questionnaire en leur soufflant les réponses. J'ai pigé le plus risible des cadeaux dans la boîte à cadeaux. J'ai croisé Stéphane Bellavance qui avait animé la veille quelque chose pour le bal du Maire. Après le (très somptueux, je dois l'avouer) repas (mais en trop petite quantité comme toujours quand c'est bon), j'ai eu le temps de m'amuser et d'amuser, mais en revenant de la salle de bain, constatant que les gens commençaient à danser, j'en ai profité pour filer à ma chambre. Et bien dormir. Et Dieu que ma batterie personnelle a rechargé. On avait quand même deux lits doubles!
J'aurais aimé vivre la même soirée en meilleure compagnie.
On mange et dort bien au château Frontenac.
Mais j'y étais quasi incognito.
J'étais monté de Montréal avec un collègue dont on avait pris le nom (le sien) pour stationner la voiture, et je n'avais pas eu besoin de m'identifier au comptoir non plus puisque mon partenaire de chambre l'avait fait avant moi et était déjà la chambre. Donc Hunter Jones n'était signé nulle part sinon à la place où j'ai mangé.
Mon fils, amoureux d'une jeune fille de Québec, était monté la veille pour la voir et revenait dans le 450 le dimanche midi. J'allais me faire conduire par mon fils pour le retour à la maison.
Étant sur mon cadran intérieur de levée de corps à 5h00 du matin, je me suis réveillé à cette heure le dimanche matin. Naturellement. J'ai lu un auteur dont l'âge et le décor étaient adéquats. J'ai eu le temps de commencer et finir le livre. Dans le divan Louis XIV de la chambre. Puis, j'ai pris la poudre d'escampette.
Marchant du Château au resto de mon neveu. 7.5 kilomètres plus loin. 1h32 de marche. Au froid. Faisait très froid avec ma petite valise. Mais le froid, vous le savez, j'aime.
La marche me forçait à longer le Chemin St-Louis où j'avais grandi. Les Plaines d'Abraham d'abord, qui nous ont offert tant d'aventures, enfants et ados. Le 902 était à vendre. Doivent demander cher. C'est bien placé, près du centre-ville, et spacieux. Au moins 18 pièces sur 3 étages. Mes parents ont vendu cher à l'époque. À un diplomate arabe.
La firme d'avocats de Marcel Aubut, nos voisins d'en arrière, ne s'affichent plus depuis qu'Aubut a été révélé trop salé.
La rue Vauquelin m'a ému. Ce cul-de-sac sert encore de stationnement quand je vais au Festival d'Été. Plus jeune, on s'y retrouvait, le peu d'enfants de notre rue, pour y jouer, dans la rue, justement. Parce que coin Chemin St-Louis/Belvédère, jouer dans la rue c'était mourir. Toujours des tonnes de voiture. C'est ça qui m'a donné l'envie d'urbain pour la vie. Je dormais la tête sur le Chemin St-Louis. Avec la lumière de circulation verte/jaune/rouge, reflétant sur mes murs de chambre dans la nuit. C'est sur Vauquelin qu'on avait découvert Mickey et les fantômes. Que faisions nous chez une vieille madame, dans son sous-sol, à écouter des histoires de fantômes? Cette dame n'avait même pas d'enfants! La rumeur veut qu'elle eût été, elle-même, un fantôme. On y lisait aussi des comics de super-héros. Ce fût mon seul flirt avec les super héros. Entre 7 et 10 ans.
Croisant la maison du lieutenant gouverneur, anciennement dans le Bois-de-Coulonges presqu'en face, jusqu'à que ça prenne dramatiquement feu en 1966, je me suis rappelé un projet idiot que j'avais eu, enfant, encore. Fallait s'amuser merde! L'entrée, peu modeste de la résidence du lieutenant gouverneur, était grillagée et le sentier menant à la maison était bordé de boulets de canon. Comme la maison est située dans la pente du Chemin St-Louis, j'avais eu la bête idée, vers 7 ou 8 ans, d'aller prendre une de ces boules et de vouloir la faire rouler le Chemin St-Louis jusqu'en bas. J'avais été intercepté par un gardien de sécurité à temps. Et sûrement grondé. Ils n'ont plus de boulets de canon comme la photo ici en fait foi.
| Roll Boulet Roll... |
Dans le coin de la rue Ploërmel, il y avait, auparavant, la station de radio CJRP, il n'y maintenant plus que des bureaux d'avocats. Je ne mens pas, je crois avoir croisé plus de 10 bureaux d'avocats (outre Aubut/Chabot qui a toujours été là). C'est devenu assez laid. Le nom Ploërmel est si poétique. Fab Gagnon, mon meilleur ami du primaire, et Jeff Lortie, un autre buddy de l'école. Seb Perreault aussi. Olivier Laroche. Jacques Brosseau. Ça habitait tous dans le coin.
Mon fils devait me rejoindre au resto sur le Boulevard Laurier, mais on ne s'était pas avisé de la coordination encore. J'avais improvisé ma marche, par simple envie de nostalgie, et je comptais lui texter vers 9h30, mais voilà....
Froid + écoute d'un disque téléchargé sur Spotify= téléphone passant de 84% à 1 en moins d'une heure. Je n'avais plus de moyen de rejoindre mon fils pour lui dire où me cueillir! DUCON! Pas même de fil de recharge. Pas de 50 sous pour appeler d'une cabine. Plus de cabines nulle part de toute manière! J'allais être orphelin de communication!
remisèèèèèèèèèèèère.
Mon neveu m'a sauvé. Il travaillait ce matin-là au resto. J'ai pu texter de son téléphone à lui.
Il était moins surpris de me voir à son resto que de voir la tête échevelée du gars qui s'est levé, et qui a simplement marché au froid.
Mon fils est venu me cueillir au resto comme un roseau sauvage dans un marais. Puisque j'étais passager, je me disais que je gérerais la musique du trajet Québec-Montréal.
("Ben oui fiston, j'ai marché tout ça, marcher c'est vivre, je n'en aurai même pas mal aux jambes demain!")
Je me trompais.
Juice WRLD était platement mort la veille.
Mon fils était en deuil. J'ai dû m'initier à son leg.
Misèèèèèèèèèèèèèère.
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