samedi 5 mars 2022

Courir Pour sa Tête


Bon, depuis quelques années, depuis la banlieue et la voiture, au lieu de la marche, du vélo ou des patins à roues alignées,  je n'ai plus la ligne que j'avais. J'ai aussi 50 ans, depuis peu. Avant il y a quelques semaines, je n'avais pas de médecin de famille. N'en avais jamais vraiment eu. La première m'avait abandonné parce que trop en santé (donc pas payant), le second, a tout simplement été radié, mais je ne le voyais qu'une fois par année (pas payant non plus) et il n'avait rien à me dire. Expliquant sa radiation, en partie. 

Mais depuis que je suis pris en charge, ma vie a complètement changée. A été forcée de changer. Cholesterol, haute pression et pré-diabète.  J'ai un programme, que je suis, discipliné comme le meilleur des soldats. Je rame sur notre rameur aux deux jours 30 minutes (ça changera, j'y reviendrai), j'ai coupé le sel autant que je peux, j'ai des pilules pour gérer le cholestérol le soir et d'autres pour la pression, le matin. J'ai pris ma pression pendant quelques semaines. Je me suis piqué les doigts pendant 19 jours et ai inscrit mes stats à différents moments de ma journée afin de prendre mes données de glycémie. J'ai passé un électrocardiogramme tel que suggéré. J'ai aussi rendez-vous, la semaine prochaine avec une kynésiologue. J'ai coupé le sucre au point de ne prendre qu'un seul dessert par semaine. Ma consommation de vin a changé, j'ai eu à apprendre lesquels étaient trop sucrés (presque tous mes préférés). Je sens les effets de tout ça, j'entre mieux dans mon linge et me sens nettement bien dans mon corps, malgré des 6 heures de sommeil, occasionnels. Mais surtout, dans ma tête. 

Il y a cette application, appelée Nexdoor Neighbors. Dans lequel je suis 100% un lecteur et un observateur. Le principe étant que si vous habitez le même quartier, vous vous y inscrivez et on jase. Principalement, c'est plein de Desperate Housewives qui mémèrent sur les ragots de quartier, qui pleurent les chats et les chiens perdus et surtout plein de gens offrant des services, mais beaucoup plus qui en demandent. 

Voilà que la semaine dernière, une femme, Rebecca Jarvis, annonçait que dans le quartier, se déroulait des sessions de jogging de 5km, chaque mardi, jeudi, en fin de journée, et samedi matin. Étrangement, cette application, prétendument ouverte à un seul quartier, comme son nom de groupe l'indique, rassemble aussi beaucoup beaucoup de gens, heureux de se présenter, qui habitent des quartiers plutôt éloignés aux nôtres. Je ne m'explique pas pourquoi. Par envie d'habiter le nôtre ? Peu importe, le groupe de jogging se réunissait à 6 minutes de marche pour moi, à une école dans ma rue. 


Mardi, jeudi, fin de journée, samedi matin. christ que ça me convient. Ma journée la plus facile est le jeudi, la seconde plus facile est le mardi et le samedi matin, à 9h, je suis généralement le seul levé chez nous depuis 3 heures et le serait encore une heure, alors aussi bien aller la courir. Ça exigera que je rame un peu moins, mais je ne lâcherai pas le morceau là non plus. J'ai déjà couru ma demi-heure tous les deux jours sur un tapis roulant, mais ce tapis fonctionnait mal et il est aujourd'hui, depuis trois semaines, cliniquement mort. J'ai aussi essayé de courir dehors, mais m'habiller, me donner en spectacle dans la rue, j'ai pas souvent trouvé la motivation de répéter très souvent. 

non
Là, je m'y oblige. Parce qu'au final, ce groupe est tout ce que je déteste. Un groupe, pour quoi? se défier ? comparer nos chiffres ? suivre le rythme d'un(e) autre ? PIRE pour jaser ? non merci.je courrai air pods en tête. Et pas nécessairement 5 km, ma demi-heure. Ce sera le seul chiffre qui intéressera celui qui ne se pèse même pas, tellement les chiffres, il n'aime pas ça. Le groupe est très laxiste, et ne prends même pas d'inscriptions. Vous suivez le rythme qui vous tente et tout ça n'est que prétexte à courir. 

Faire du sport, je le dis à tous mes amis négociant avec des problèmes mentaux, ça exclut Marjorie Taylor-Greene, ça fait un bien immense à la tête. Au corps. 


Ça devait commencer mardi dernier. Mais une chute de neige abondante, suivi de très nombreux chasse-neige dans les rues courues auraient mis en danger nos sécurités. Ça commençait donc jeudi dernier. 

Je pensais faire seulement ma demi-heure. J'ai fait tout le 5 km. 

Effectivement, ces gens veulent jaser en courant. Christ non. J'allais mourir. 

Suis mort depuis.   

Mais maudit que ça aère bien la tête. 

vendredi 4 mars 2022

Frein Ukrainien Possible ?


Quand le despote Vladimir Poutine a fait envahir l'Ukraine et déclaré que ce peuple n'aurait jamais dû exister, peu se disait que l'Ukraine avait une chance. 

Pourtant...

Même si le génocide s'accélère, l'impossible semble pouvoir devenir possible. Un peu plus d'semaine après le début de cette sale guerre, trois fronts Russes menacent toujours la capitale de Kyiv. Pourquoi Kyiv au lieu de Kiev, me direz-vous ? Parce que Kiev est la prononciation Russe. Si les Ukrainiens existent, et ils existent, c'est en ukrainien qu'il faudrait écrire et prononcer le nom de cette ville: Kyiv. 


Il y a eu des batailles importantes pour le contrôle de l'aéroport, il y a eu des raids aériens dans les faubourg (les dangereux faubourg nazis pour la sécurité des Russes..), il y a cette colonne au Nord depuis quelques jours qui ne bouge pas, et il y a aussi des combats dans cette impressionnante colonne, en direction de Kyiv, principalement au début de celle-ci. Deux joueurs de soccer de l'équipe nationale de l'Ukraine, qui s'y étaient engagés, y ont perdu la vie. Afin de contrôler l'information à 100%, on a détruit des relais de télévision des environs, toutefois plusieurs télévision fonctionnent encore, mais dictant quel type de vérité? On ne sait pas trop. Plusieurs fuient vers la Pologne. D'autres ENTRENT pas la Pologne, pour défendre le pays assiégé. Certains de nos canadiens, entre autres.  


Les Russes tentent d'encercler Kyiv. Mais la capitale n'est pas encore en état de siège. Peut-être maintenant, au moment de lire mes lignes. C'est un objectif russe clair. La capitale pour ensuite ravager de l'intérieur. Et probablement que Zelenski et/ou son entourage, s'y trouve peut-être aussi. Probablement pas, non plus. 


La capitale a subi des raids aériens, des tirs de missiles, au moins une tentative d'incursion repoussée par les Ukrainiens, mais si la colonne réussit à envahir Kyiv, ce sont de gros canons, d'énormes chars, de l'artillerie lourd qui lui faciliteront la tâche. Quand Kharkiv a été saisi, mercredi, ce sont les missiles et les tirs de canons lourds qui avaient plu dessus qui ont permis la chose. Les victimes civiles sont de plus en plus nombreuses. La terreur, absolue. On ne sait pas si il faut croire complètement les chiffres Ukrainiens, ça reste soviétique, mais on déterminait, avant-hier, au moins 5800 décès au combat de leur côté et facilement 2000 vies civiles perdues. Au total, en 10 jours, on atteint les 12 000, 13 000 morts. La totalité des morts durant la guerre du Donbass.


Pourtant encore...

On voit des images d'Ukrainiens gagnant le moral de certains soldats Russes. Mercredi, il y avait cette image de soldat Russe, pas convaincu de ce qu'il faisait dans cette galère, qui rendait les armes en échange de bons burgers et de thé. On a aussi vu un Ukrainien demander à une équipe Russe et leur tank, ne bordure de route, si ils étaient en panne. Ceux-ci répondait qu'ils n'avaient plus de carburant. "Où allez vous?" leur demandait-il. "On ne sait pas" était le réponse. Stratégique ou pas.  On a aussi vu que ce que les soldats reçoivent comme alimentation, sur le front Russe, est périmé depuis 7 ans. A beaucoup circulé ce clip d'Ukrainiens, non armés, qui levaient les mains face un tank Russe qui essayait d'avancer. Sans crainte de se faire rouler dessus ou de se faire exploser la tête. La suite ne dit pas les minutes qui ont suivies ces superbes images de grand courage puisé dans la colère et le désespoir. 


La vision parcellaire de ce qui s'y passe nous empêche de savoir vraiment ce qui arrive. La vérité étant toujours la première victime de la guerre. Putler le prouvant par 1000 quand il a réitéré que tout ça était nécessaire en raison de la "nazification" de l'Ukraine. Traduction: en raison de le démocratisation de l'Ukraine.  Au Québec, des restaurateurs mal avisés ont choisi de changer le mot poutine dans leur menu, ce repas comprenant frites-somptueux fromages en grain et sauce épouvantable, par autre chose en raison de l'association malsaine actuelle avec le tyran russe. Moi, au contraire, je conserve ce mot bien à nous, sinon on le donne tout simplement au tyran, il n'en est pas question, et au contraire je modifie le sien. Croisé entre Hitler et Putin, Mêmes visées. Il devient Putler. 


Ce que les images de cette colonne de chars Russes ne disent pas est qu'il ne s'agit pas d'une colonne d'assaut. Ce ne l'est plus, en tout cas. C'est plutôt la collection des véhicules qui se sont retrouvés coincés au Nord-Ouest de la capitale, presque tous en panne d'essence, et qui attendent leurs réserves de carburant. Comme un temps d'arrêt dans un match de Risk. De plus, une rivière les empêche tout simplement de faire mieux. Elle est dans le chemin. Depuis des années, préparant le drame actuel, les Russes ont tenté de construire un pont enjambant la rivière Teteriv, mais chaque fois, bravement, les Ukrainiens l'ont démoli ou fait sauter. Cette rivière leur barre le chemin. 


Ce qui donne espoir, c'est l'impressionnant manque de préparation Russe. On a largement sous estimé les résistants. Les soldats sont sous-alimentés, ou mal alimentés, et les communications ne sont pas du tout sophistiqués. On échange par talkie-walkie ou par téléphone cellulaire. Ce qui est facilement interceptable par tout le monde. Et qu'il l'est joyeusement. On entend tout, comprend tout, brouille et sabote à souhait du côté ukrainien. La communauté radio ukrainienne s'amuse beaucoup puisque rien n'est crypté. Ce qui reste surprenant. Ils ont beau être plus nombreux, ils sont aussi pas mal nigauds. Quand cette armée a tenté d'entrer dans Kharkiv à pieds d'abord, c'est parce qu'on avait tout entendu aux radios que ça n'a pas pu être pris ainsi. 


Le niveau de non préparation Russe est important. Les erreurs tactiques sont confondantes. Les Ukrainiens ne sont pas des rebelles Syriens. Les Britanniques, les États-Unis, La France, l'Allemagne, le Canada les Estoniens, peut-être d'autres, fournissent, en dessous de la table, des armes aux Ukrainiens. Tant que les braves et formidables journalistes Anne-Marie Bédard et Tamara Alteresco (et les autres, sur place) peuvent diffuser du pays, ça me semble encourageant. 

Ce n'est plus David contre Goliath.

C'est même du géant qui plie les genoux.
Les Russes ne s'attendaient pas à autant d'efforts. 

L'Ukraine peut toujours s'en sortir, par Toutatis! 

 Étrangement, je compte sur un revirement Russe contre son dérangé patron. 

Plus de 16 000 combattants étangers sont maintenant entré en Ukraine pour les aider. 

jeudi 3 mars 2022

À La Recherche Du Temps Perdu***************Guerre & Paix de Leon Tolstoï

 
aH ! Fallait que ça m'arrive à nouveau ! Février était trop court!

(Habituellement) chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La littérature.  Ironiquement, alors que je venais tout juste de m'acheter autour d'une quinzaine de livres, j'ai platement oublié. Je vous en ferai deux en mars. 

Lire c'est choisir d'apprendre. De plonger dans l'univers d'un(e) autre. C'est choisir de s'ouvrir les sens, de confronter ses idées parfois arrêtées, c'est s'imposer une nouvelle vision, explorer le connu et le pas mal moins. C'est accepter le souffle du rythme d'un(e) autre. C'est apprendre à penser et à respirer différemment. Selon ce qui vous entre dedans.

Et respirer, c'est vivre.


GUERRE & PAIX
de LEON TOLSTOÏ

Un livre de 1572 pages ne peut qu'être intimidant. Ce qui fait que ce livre, lorsqu'acheté, d'occasion, jadis naguère, en temps, pas de guerre, dans mon Montréal bien aimé, je l'ai évité pendant longtemps. Il faisait décoration. Mais je ne mentais pas sur le fait que je ne l'avais pas encore lu. Mais tant qu'il était là, je pouvais le faire. Ce que j'ai fini par faire. Il y a quelques hivers. Parce que voilà une brique qui se lit l'hiver. Et qui le fait bien digérer. Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai vécu. Je ne suis même pas convaincu de l'avoir autant lu que le livre lui-même, m'avait lu. Je me rappelle m'être damné de ne pas y être plongé plus tôt. 


Il s'agit d'un électrochoc pour l'âme. Il y a peu de distinction à faire entre l'art de l'auteur Russe et sa philosophie de vie, tout comme il n'y a pas de distinction à faire entre les discussion fictives et l'Histoire avec un grand H, de la Russie. Sans réel thème unifiant, sans réel scénario tordu, ni complète fin, ce livre, publié en 1869,  est un défi pour le genre romanesque et pour le narratif d'une histoire en général. Il y a à peine un personnage principal, quoiqu'On s'entend en général sur Pierre Bézhoukov pour ce rôle. Ne cherchez pas où ceci ou cela vous mènera nécessairement. Laissez vous bercer par les vents d'Austerlitz et les champs de batailles. 


La Guerre de la Troisième Coalition de 1805, la paix de Tilsitt de 1807, la campagne de Russie de 1812, les batailles de Schöngrabern, Austerlitz, Borodino, sont toutes couvertes. La vérité capturant l'histoire. Deux choses encore difficiles de nos jours à confirmer en territoire Russe. Où on invente des Nazifications Ukrainiennes afin de justifier le condamnable. On y lit les dégénérescences de la guerre. Les espoirs de la paix. 


Il y a une large part existentialiste dans sa plume. Qui suis-je ? Je vis pour quelle raison ? Pourquoi suis-je né ? sont des questions posées indirectement par la galerie de personnages. On parle beaucoup de la responsabilité individuelle. Un sujet qui devrait être appris aux fiers imbéciles anti-vaccins ou aux désinformateurs autour de la Covid. On doit lutter contre la dichotomie du libre arbitre en opposition à l'influence du monde extérieur, dans l'histoire en cours. Les personnages fictifs et les vrais acteurs de l'histoire Russe s'entrecroisent. J'adore ce type de clins d'oeil à un certain réalisme, tant que ça ne devient pas simple uchronie. Leon disgresse quelques fois dans la philosophie qui a maintenant fait sa place dans le quotidien mondial. Comme cette phrase devenue assez publique, inexistante culturellement avant qu'il ne l'écrive, au 19ème siècle: "Nous pouvons seulement savoir que nous ne savons rien. Ceci représente le plus haut niveau de sagesse".


Riche, parfois complexe, francophile, a traduit lui-même la brique qu'il avait d'abord appelée 1805. Sa syntaxe n'est pas conventionnelle. Ça donne au récit un côté aussi baroque que surréaliste. Leon parsème son livre de multiples de ses propres idées sur la vie en général et nous nous trouvons donc témoins de la formation d'une communauté (soviétique) et d'une conscience nationale. Le livre est ponctué de très nombreuses scènes fortes comme ce soldat atteint par balles sur les champs de bataille contemplant l'éternel firmament ou le compte Bezukhov se questionnant sur le sens de l'amour en regardant le sourire de Natasha. Le mystère de la mort accueilli ou craint. La profonde tristesse d'une mère recevant des nouvelles de son fils en service. 


Des frères slaves tirant des frères slaves. Tellement 2022, en même temps. 

C'est un défi, mais aussi splendidement intéressant. 

Peut-être encore plus, maintenant.

mercredi 2 mars 2022

10 x où L'ONU a Échoué


Je n'ai pas envie de vous déprimer davantage que le froid mois de Février ne vous aurais déjà plongé dans la noirceur mentale, mais mon titre ne pourra pas vous enchanter. 

Chaque matin qui commence de notre côté du globe, depuis une semaine, s'ouvre peut-être avec la phrase cruelle mais réelle, à l'Organisation des Nations Unies : "Alors? Comment se porte le génocide en Ukraine, ce matin ?". 


Depuis sa fondation, en 1945, dans la foulée de accords de paix de la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu des centaines et des centaines de nouvelles guerres. Voici une dizaine de fois où l'ONU, née sous des intentions plus-que-nobles, ont faussé dans la chorale mondiale du bonheur commun.

Chorale qui ne pourra jamais chanter que d'une seule voix de toute manière. 

L'occupation d'Israël de 1948 à nos jours.


La création de l'État d'Israël, est aussi né d'une noble causse. Fallait trouver un endroit, autre que la diaspora mondiale, où les Juifs seraient confortables et se sentirait chez eux, parmi eux, après l'horreur de l'Holocauste dont le dessin Nazie avait échappé à tout le monde avant qu'il ne soit trop tard. 

On a choisi un bout de Palestine. Mais on a jamais tracé des lignes claires. Israèl a toujours grugé davantage de terrain Arabe. Toujours toujours. Ce qui n'a jamais fait l'affaire des Palestiniens, bien entendu. On s'est battu là-dessus, et Israël, lourdement appuyé par les États-Unis, toujours défendu par les États-Unis, a continué, continue toujours, de coloniser. Plus de 20 000 morts Palestiniens plus loin et quelques 800 000 qui ont quitté afin de trouver refuge ailleurs, déracinés, sur une population de moins de 2 millions, seulement entre 1947 et 1949, ça fait le ménage dans une population. Entre 2000 et 2014, plus de 7000 Palestiniens meurent précocement contre 1000-1100 Israéliens, pour qui, un seul mort est une catastrophe, mais jamais l'inverse. Aujourd'hui, Israël détient 85 % du territoire Palestinien. 85%.  

L'ONU. n'y voit jamais d'injustice. Ou juste d'un côté. Je vous laisse deviner lequel.  


Le Cachemire, de 1948 à nos jours.

Coincé géographiquement entre l'Inde, le Pakistan et la Chine, à qui appartient le Cachemire ? 

Pas au Cachemirien(ne)s en tout cas. Ceux-ci sont violé(e)s, assassiné(e)s, incarcéré(e)s parce que dans le chemin, torturé(e)s. Les activistes leaders disparaissent sans explications. L'ingérence des trois voisins est partout. Les régions montagneuses sont partagées entre l'Inde et le Pakistan. Les rebelles de multiples groupes musulmans font la pluie et le beau temps dans la section administrée par l'Inde. Les musulmans veulent l'indépendance ou une fusion avec le Pakistan. Ce sont plus de 68 000 morts qui sont faits par les forces indiennes. La Chine reste subtile.

L'ONU y a des oeillères de cheval.


Cambodge, 1975-1979.

Au terme de la fin de la Guerre du Vietnam et de la guerre civile Cambodgienne, le régime des khmers rouges prends le contrôle du Cambodge et transforme le pays en territoire socialiste. Ultra-Maoïste. Un génocide raflant facilement 2 millions d'âmes en 4 ans, soustrait la population du Cambodge de presque 25%. C'est l'intervention des Vietnamiens qui met fin à tout ça. Pas l'ONU Qui savait. Et ignorait les violations du droit humain qui s'y passaient. 


La guerre civile de Somalie de 1991 à maintenant.

Quand le dictateur Mohamed Siad Barre tombe, en janvier 1991, une décennie de guerre interne entre clans rivaux sévit en Somalie. L'ONU y envoie des agents de paix dès 1992, mais ceux-ci sont eux-mêmes attaqués. 500 000 morts civiles plus tard, dans une guerre interne qui ne ralentit toujours pas, on pas encore réussi à aider le pays à trouver un semblant de stabilité sécuritaire.     

La guerre civile du Rwanda. 1990-1994.


L'un des pires génocide depuis celui tenté contre les Juifs de la Seconde Grande Guerre, le conflit oppose les grands pâles, élancés, au nez fin Hutus aux plus foncés Tutsis, aux larges têtes et aux longs cous. Les premiers suppriment autour de 800 000 des seconds et violent au dessus de 250 000 femmes en seulement 3 mois. . On tue aussi 10 agents de la paix étrangers afin de passer le message de ne pas s'impliquer dans le conflit. Le Canada et ses casque bleus et la France sont parmi les rares à le faire et pas toujours de la bonne manière.  L'aide de l'ONU aurait peut-être su faire. Au contraire, ils ont empêché tout le monde d'intervenir. Gilles Courtemanche a tiré de cette horreur un grand roman digne d'Albert Camus. Les Casques Bleus sont forcés au rôle de spectateurs de l'horreur. 


Le massacre Serbe. 1995.

Après un référendum, en 1992, la Bosnie-Herzégovine obtient son indépendance. Peu de temps après, on mobilise les forces pour supprimer plus de 8000 musulmans en juillet 1995, seulement. L'ONU trouve aux musulmans de l'endroit une zone prétendument plus sécuritaire pour qu'ils s'y réfugient, sous la supervision de faiblement armés allemands. Mais les forces Bosnio-serbes n'en font qu'une bouchée. L'ONU disparaît du conflit. Comme si il s'était trompé de mission dès le départ et n'avait pas réfléchi à ce, à quoi elle se mêlait. 

L'invasion Irakienne 2003 à 2011.


Quand les États-Unis les envahissent, en 2003, la marde pogne. Qu'est-ce que vous y faites au juste ? Sino semer le désordre. Plus d'un million d'Irakiens perdent la vie dans l'occupation. La prison d'Abu Grahib devient source d'un catalogue photo de la stupidité du conquérant. L'instabilité économique est totale avec l'arrivée des É-U. Le bordel absolu. Mais ce ne sont pas les États-Unis qui trouveront qu'il ne devraient pas y être. Même qu'on ment très très publiquement en empruntant des théories de l'internet pour justifier l'invasion. Une résolution est votée à l'ONU en ce sens. On ment que Saddam aurait des armes de destructions massives. Il n'en avait pas. L'ONU ne parait pas bien. Colin Powell mentant à l'ONU, pas plus.  

La guerre civile Syrienne de 2011 à nos jours.


Des manifestants pacifiques anti Bashar Al Assad sont brutalement réprimés par le régime qui prétend que ce sont des terroristes. Ils ne sont qu'en faveur de démocratie. Son régime libère de prison de nombreux leaders d'Al-Qaïda afin de s'occuper de son peuple trop tenté par le style de vie occidental. L'État Islamique, que les États-Unis ont été accessoires à faire naître en Irak, brille tout autant en Syrie à partir de 2014. Plus d'un pays est en conflit ouvert avec la Syrie. L'ONU tente toute sorte de choses, mais la Russie devient un allié de la Syrie et utilise son veto chaque fois pour faire basculer les votes sur des résolutions potentielles. Plus de 7 millions de Syriens ont quitté le pays et les Syriens représentent le tiers des réfugiés dans le monde entier. Un autre 6,2 millions est relocalisé à même le pays. L'ONU ne défie pas Poutine.

 La guerre civile du Yemen. 2014 à nos jours.


Le gouvernement largement, accepté dans le monde, du président Abd Rabbu Mansour Hadi, devient violent après qu'une coalition internationale arabe s'en prends aux Houthis qui eux, ont le support des Iraniens. Le conflit laisse le pays dans un état économique désastreux. Le Yemen est devenu le pays arabe le plus pauvre. L'aide humanitaire y est plus que nécessaire, l'alimentation fait défaut, les médicaments, en rupture de stock, partout. 80% de la population a besoin d'aide de manière urgente.

L'ONU oublie ces statistiques. Work in progress ?


Myanmar, 2017 à nos jours.

À partir d'août 2017, le Myanmar (Ou la Birmanie) lance une large répression militaire contre sa minorité musulmane, les Rohingyas. Plus de 24 000 sont assassinés, plus de 750 000 sont forcés de quitter vers le Bangladesh. La Chine y est pour beaucoup dans le bloc des résolutions possibles, à l'ONU. Une Chine dans une allée de quilles.


Et je ne vous parles pas du Darfour, au Soudan. De 2003 à nos jours.

L'ONU fait ce qu'elle peut.

Que peut-elle vraiment contre le génocide ukrainien promis par Vladimir Poutine ?

Et peu importe ce que pourrait faire l'ONU, est-ce que ça marcherait ? Le pétrole et le gaz naturel sont trop au coeur de la question pour que ça reste noble ...

J'essaie de me consoler en me disant que Poutine ne sortira pas de ce qui se passe, vivant.

J'espère sincèrement que ce n'est pas Zelenski qui sera fauché, avant. 

Mais ça sent la mort pour un des deux. 

Et c'était prévisible et télégraphié depuis longtemps. Qu'est-ce qu'on se sent impuissants...  

mardi 1 mars 2022

33 1/3

Mon anniversaire récemment passé, m'avait laissé 100$ d'un côté de la famille et 100$ de l'autre. Je l'avais platement placé dans notre compte commun. Englouti dans le budget de l'épicerie, dans le plein d'essence, dans le plate en tabarnak. 

Mais non. Un cadeau ne doit PAS se perdre ainsi. 


Et ce n'est pas à 50 ans qu'on a me dire comment investir ce 200$. 

J'ai encore le droit de me gâter. Si je ne m'achète plus de musique (merci Spotify), je lis beaucoup sur le musique. Il y a quelques années, tombant par hasard sur un livre de la collection 33 1/3, qui me jasait de tout ce qui entourait la conception de mon album fêtiche Low, de David Bowie, je découvrais aussi, la collection.  Il s'agit d'une collection ouverte à tou(te)s les passionné(e)s d'un album de musique en particulier. Chaque quelques mois, la maison d'édition fait des appels d'offre et on choisit des auteurs/des albums ou non. Des passionné(e)s sachant le communiquer.  


Hugo Wilken, avec Low,  me parlait de mon album préféré, passionnément, comme je l'aurais fait moi aussi, dans un petit livre qui se lit absolument tout seul parce que maudit que c'est le fun d'entendre quelqu'un te parler du même amour que le tien ! Ça devient un ami. 

Je dis que je découvrais la collection, mais non. Je la croisais tout juste. C'était il y a 6 ans et je n'y retournais pas vraiment avant Noël cette année. Où j'ai investi sur Ezra Furman et son essai sur Transformer de Lou Reed. Un autre album que je chéris grandement. La collection m'était revenue à l'esprit quand j'avais recommandé un essai sur Rio de Duran Duran, pour un ami dans cette collection. Livre qu'il m'a reprêté et que j'ai avalé tout rond. 


Alors voilà que dans la froideur de février, 4ème semaine, j'ai choisi d'investir la totale de mon 200$, dans la collection 33 1/3. 

En commençant par 60$ de plus que j'avais encore en certificat cadeau, de chez Indigo. 

J'ai commandé: (3x 20$)

Loveless de Mike McGonical et My Bloody Valentine. Ça aurait pu être le seul que j'achète car cet album est probablement le 5ème plus écouté de ma courte vie après LowBlonde on BlondeThe Unforgettable Fire et The Idiot. (So Red The Rose, suivrait, au 6ème rang). McGonical a un nom très irlandais pour un band irlandais, dont le sang coule dans mes veines. Je ne peux qu'aimer parce que je me suis construit des centaines d'histoires de nuit, ou d'aubes émerveillées par la délicieuse bouche de Bilinda Butcher. Cette fois, j'aurai un autre angle. J'ai hâte de communier à son autel.


() d'Hayden Ethan et Sigur Ros. Cet album est aussi dans mon top 10 des plus écoutés/aimés ever. Cet album est un voyage nordique intérieur. Il est tout simplement magique. Je suis amoureux de l'hiver, donc assez attiré par la Scandinavie. Les Islandais m'intéressent. La plongée vocale dans l'eau froide est aussi chaud geyser d'intensité. Bouleversant à l'écoute, hâte de voir au coeur de la création et à l'écrit.


Murmur de J.Niimi et R.E.M. J'ai choisi celui-là parce que je suis un immense fan de R.E.M. Ils ont accompagné une large partie de ma vie de leurs débuts à Up. Donc de mes 11 ans à 26 ans. Mes années invincibles. Depuis, je décrépites*. Je n'aurais peut-être pas choisi leur premier album, mais justement, pourquoi pas ? N'ayant jamais complètement compris leur fin, j'ai envie de lire leur naissance. Et ça m'a fait réécouter (cette collection l'impose) un album que je n'avais pas visité depuis longtemps.

100$ reçu de ma belle-famille: 100$. (5 x 20$)


Réception cette semaine.

Diamond Dogs de Glenn Hendler et David Bowie. Je ne savais pas que c'était là-dedans. Il me semble même que Bowie soit l'unique artiste à avoir 2 albums en livre dans cette collection (et The Cure, zéro!). Étrangement, son 8ème album, premier sans ses Spiders From Mars, est celui que j'ai le plus écouté l'an dernier. Cet album de 1974 m'est entré dans la peau, 47 ans après sa sortie. Heureux de voir que ce fût la même chose pour Glenn. Je ne sais pas quand. Je le découvrirai. D'ici peu. 


Exile on Main Str
. de Bill Janovitz et des Rolling Stones. L'album double est riche en matériel et certains diront qu'il est un peu éparpillé. Mais justement, les gars, en exil financier, dans un château français, sont éparpillés à cette époque. Ils passent leur temps entre les partys intoxiqués au château/studio, sur l'eau, en direction du casino de Monaco, ou quelque part dans l'aérien de leurs têtes frivoles d'alors. Je veux vivre cette création. 

Highway 61 Revisited de Mark Polizzotti et Bob Dylan. J'avoue que j'aurais pris à peu près n'importe sur l'oeuvre de Zimmerman. Entre 1962 et 1975. Là on me propose un des deux albums de 1965. Oui. C'est ce qui le mènera à la dépression et "l'accident de moto". Pendant trois ans, Dylan vit à un train d'enfer. Ce livre nous place au coeur de l'intensité. Je lirai le coeur de la tempête. Et Like a Rolling Stone, à elle seule, pourrait être le sujet d'un livre de 300 pages. (les livres de la collection en ont pas beaucoup de pages). 


Sign O The Times
 de Michelangelo Matos et Prince. Sans le savoir, j'avais lu l'auteur dans un livre sur la business musicale des années 80, prêté par un ami, et j'ai beaucoup aimé. L'auteur. Alors quand j'ai vu qu'il avait aussi signé un livre de cette collection, et sur un de mes artistes préférés, je ne pouvais pas passer à côté. D'autant plus que la sorte de bio de Prince, The Beautiful Ones, est un véritable coït interrompu par la mort du Prince nain du Minnesota. Un géant pour moi. Je veux revisiter ces signes du temps de mes 16 ans. 


Histoire de Melody Nelson
 de Darran Anderson et Serge Gainsbourg. C'est un excellent album concept de Gainsbourg et Jean-Claude Vannier de 1971. Gainsbourg y raconte l'impensable. Une relation fantasmique qu'il aurait avec une jeune fille de 15 ans, rencontrée lorsqu'il entre en collision avec elle, lui en voiture, elle en vélo, avant qu'elle ne finisse morte, dans un accident d'avion. Non pas sans avoir visité un hôtel particulier avec lui. Tordu. Ce que je sais de ce disque. c'est que Vannier (qui?) était insulté que Serge lui fasse de l'ombre. Excellent album, hâte d'en lire la construction symphonico-acoustico-rock.  

100$ reçu de ma famille: 100$. (4 x 20$)


Réception la semaine prochaine.

Another Green World de Geeta Dayal et de Brian Eno. Eno en contributeur pour Roxy Music, pour Talking Heads, pour U2, je l'ai aimé partout. Mais il existe aussi en solo. Et on le connaît moins en solo. Pas moi. Mais la planète musique populaire ne le connaît pas. Avant Spotify, (Il y a eu un avant Spotify), j'avais 4 de ses albums. (J'ai encore, contre le gré de ma conjointe les 4 cd's). Depuis Spotify, j'ai deux listes de lecture, un chantée de 1h02 et une autre instrumentale, de 2h04. Son troisième album est parmi les 4 que je possèdes en CD et que j'aime beaucoup. Je veux visiter de l'intérieur, l'album de cet audacieux ingénieur (du son). 


The Velvet Rope de Ayanna Dozier et Janet Jackson. Bon, je sais, je suis probablement presque seul parmi vous, amis lecteurs, dans mon amour pour la soeur de Micheal, mais précisément cet album (et le premier) m'ont alors beaucoup plu. Et visiblement, je n'étais pas si seul puisque Ayanna aussi, s'est sentie aussi appelée par cet album de 1997. 12 ans après son premier. Hâte de lire sa vision de ce plaisir coupable. 


Meat is Murder de Joe Pernice et The Smiths. Bon. Les deux derniers sont moins raisonnables.  J'ai un autobio (largement immature) de Stephen Patrick Morrissey. Il y a le point de vue de Johnny Marr de la même époque, commandé en janvier, qui m'est promis par la poste d'ici le 11 avril prochain. Mais seront ils généreux de cet album ? Curieux de lire un troisième point de vue sur la dynamique Morrissey/Maar/Rourke/Joyce. Qui auraient vraiment dû s'entourer d'un gérant afin de mieux s'inscrire dans la durée. 


Unknown Pleasures
 de Chris Ott et Joy Division. Je suis aussi un immense fan de Joy Division (et New Order). Je n'achèterais rien de tout ça, si je n'étais pas d'emblée, fan. J'ai le splendide film d'Anton Corbyn, Control. Le film raconte tout Ian Curtis. Mais Joy Division ce n'est pas QUE Ian Curtis. Bien que le film en dise long, lire la chute mentale de Curtis, après avoir vu ce qu'on en a filmé en fiction (Corbyn était de l'entourage du groupe, il y a aussi donc, beaucoup de vrai), m'intéresse vivement. 

Le dernier 20$ sera pour un The Cure. 

161 livres, depuis 2003 et pas un seul sur The Cure, mais un livre sur un album de Celine Dion ? 

Vraiment ?

Vous attendez ma plume, 33 1/3 ?

 Might just do it with Desintegration.

Don't get me started. 

Actullay, I did

*Pas 100% vrai, je vous en reparle d'ici dimanche.