vendredi 30 octobre 2026

Les Millardaires

Qui garde tous ses avoirs sans toujours payer de taxes pendant que le coût de la vie devient impossible ? 

Qui est propriétaires des services publics, les entreprises et les médias ?

Qui met de la pression sur les politiciens afin de travailler dans leurs intérêts et leurs intérêts seulement ? 

Qui achète ses rivaux afin de noyer la compétition et ultimement réduire le choix de consommateurs rendant le produit pire pour tous et pas abordable ?

Qui dirige l'industrie de l'énergie fossile, qui influent négativement sur les changements climatiques et rend la planète plus difficile à vivre ?

Qui dirige les États-Unis de Russie et qui fait faire, en Palestine, tout aussi n'importe quoi au pantin pédoprésident des États-Unis ?

Qui rend  notre époque si épouvantablement mauvaise présentement sur terre ? 

La réponse est le titre de cette chronique. 

On sera toujours le pauvre de quelqu'un d'autre. Les milliardaires existeront toujours. Ceci reflète une réalité sur la relativité de la richesse, mais la critique actuelle des milliardaires à faire, est celle-ci: elle ne porte pas tant sur l'existence d'une inégalité relative, ça existe depuis toujours et partout, que sur l'impact démocratique, écologique et social d'une richesse absolue et démesurée. 

Pour maintenir ou bâtir un "monde sain pour tous" face à cette réalité , plusieurs pistes de réflexion et d'action sont régulièrement avancées par les sociologues, les économistes et les mouvements citoyens. 

Parmi elles, le renforcement des règles démoratiques et le contre-pouvoir. La toxicité perçue par des super-riches vient souvent de leur incapacité à influencer les lois à leur avantage (le lobbying). Un monde sain nécessite une séparation stricte entre le pouvoir économique et le pouvoir politique. Un encadrement plus strict du financement politique serait primordial. Mais l'argent achète tout. Donc le pouvoir décisionnel. 

La transparence des médias serait aussi souhaitée. Impossible de regarder la station de télévision, au Québec. TVA, sans sentir un parti pris favorable pour le Parti Québécois, station télé dont le patron est un ancien chef de parti. Un milliardaire. L'angle, les intervenants, toujours, toujours favorables au PQ. Cette tête brûlée est aussi propriétaire de magazines et du Journal de Québec et de Montréal. Il a des organes médiatiques nombreuses. Il est aussi cablodistributeur important en province. Sain ?

Puisque l'empreinte carbone des milliardaires (Taylor Swift plus en avion que quiconque sur terre), via leurs investissements, leurs industries et leur mode de vie est diproportionnellement élevée, un monde sain exige une reponsabilité environnementale et une éthique économique pouvant rendre des comptes. 

Mais au dessus de tout ça, d'abord et avant tout, il faudrait savoir quand c'est assez.

Le modèle de "réussite" doit changer. 

Il n'y a pas de mal, aucun, à vouloir être plus riche que l'on est. Mais si c'est pour devenir une marde comme Elon Musk ou Peter Thiel, le modèle à aspirer devrait nettement ailleurs. 

Peu expose le modèle millardaire féminin, nettement, NETTEMENT, plus sain. 

Taylor Swift, Oprah Winfrey, MacKenzie Scott, Dolly Parton. 

Très certainement imparfaites, la toxicité systémique est beaucoup moins apparente. Leur bienveillance montre toutefois une piste pour un monde plus sain. Si l'écart de richesse existe, l'utilisatio éthique, transparente et profondément humaine de cette fortune change radicalement son impact sur la société.

Qu'on dit en perdition peu importe qu'on soit de la gauche ou de la droite. 

Le mot "extrême" est à fuir dans tout ça. 

Germe de toxicité. 

Dans l'expression juste assez, il y a le mot juste. 

Visons donc là. 

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