dimanche 19 juillet 2015

Voix Autochtones

Il y a 25 ans survenait la crise d'Oka. Une grave crise entre autochtones et blancs au Québec pas encore complètement réglée.

Il y a 25 ans, j'en avais 18. Je me souviens clairement avoir pensé a l'époque que c'était les autochtones qui avaient raison. Et le pense encore. Pas parce que j'ai du sang Atikamecq, rien a voir du tout. Principalement parce qu'a la base, tout ce flafla qui aura couté près de 200 millions de dollars, avait pour but de la part de certains blancs, d'agrandir un terrain de golf.

Je répète:

agrandir un terrain de golf.

Encore aujourd'hui, c'est aussi grossier que de se trouver Lasagne comme surnom de guerre.

Bien entendu les autochtones n'étaient pas tous purs. Il y avait quelques têtes recherchées par la police aux États-Unis qui avaient trouvé refuge (et maintenant un terrain de jeu) dans ce havre de paix pour criminels qu'est parfois le Canada. Pas de danger non plus que même 25 ans après les faits, et avec l'assurance d'avoir passé encore 25 ans en sol Québécois, certains porte parole ait appris ne serais-ce qu'un tout petit peu, de français.
Oui, le centre de réintégration sociale était au centre des hostilités et ce n'est pas les plus doués en société qui s'y trouvaient. Ceci n'a en rien aidé l'image des Mohawks dont le seul nom évoque encore aujourd'hui une coupe de cheveux punk, ce qui engraisse les préjugés d'hostilité sociale.

Mais ce ne sont pas les autochtones qui ont toujours le plus mal paru. C'était plutôt les Québécois d'origine blancs. Et le Canada d'Amérique. Les premiers ont, et plusieurs encore aujourd'hui, entretenaient le préjugé, parlaient de sauvages, de peaux-rouges et de bandits. Ils voulaient jouer au cow-boy et je me rappelle un ancien policier de la SQ qui était a la tête d'une escouade de têtes brulées qui voulaient faire la peau aux apaches!.

Les comportements et attitudes étaient si gênantes qu'ailleurs dans le monde, les gens ont spontanément pris partis pour les pauvres indiens. Les mêmes qu'au Québec on appelait les sales ou les maudits indiens. Quand Rock et Belles Oreilles faisait le Bye-Bye de cette année-la, la jouissance collective au Québec, le climax, culminait sur les mots bande de minables envoyé par Daniel Boone dans une parodie de la crise aux indiens. (Vous remarquerez que ce clip est aujourd'hui introuvable)

Les vrais minables étaient partout. Il y avait surtout le lâche Canada d'Amérique qui se couchait en peureux. Devant l'image que le Québec projetait dans le monde, se retirait presqu'a 100% du dossier, le laissant entièrement a un Robert Bourrassa qui luttait contre le cancer de la peau et le cachait pour ne pas se montrer publiquement diminué.

Le premier Minus Brian Mulroney allait envoyer comme conciliateur son ami Bernard Roy.  

"On essayait de négocier avec l'autre réserve dont j'oublie le nom" dira-t-il la semaine dernière 25 ans, plus tard.

Oui, il y a le poids des années, mais beaucoup des problèmes entre blancs et autochtones se trouvent exactement dans cette phrase. Un conciliateur qui ne s'intéresse pas assez a ceux avec qui il discutent pour savoir de quelle réserve ils sont issus en dit long sur l'attitude arrogante qui soulève certainement l'ire des autochtones. Avec une attitude du genre, les pourparler avec la Canada n'ont duré que très peu de temps.

La présence des Warriors au sein de la communauté Mohawks est aussi un cancer pour les autochtones eux-mêmes. C'était un peu comme si les Hell's Angels, qui ne sont pas tous de criminels, prenaient le contrôle des négociations avec Montréal dans un siège fictif de l'ile.

Les deux côtés de la barricades avaient leurs gros points faibles, mais a la base, On parlait d'agrandir un golf sur un territoire Mohawk.

De toutes les raisons possible pour qu'un conflit éclate, comment ne pas voir l'air parfaitement imbécile dans le monde avec une telle source de conflit.

Un golf  tabarnak!

Sur cette seule question, la montée est barricade était justifiée de la part de gens qu'on tasse depuis des siècles. Une goutte qui fait déborder une carafe trop pleine et qui a le droit de devenir goutte de sang au besoin.

Le viol, même petit, reste viol.

Israel ne le comprend pas encore.

Le Québec pas complètement, province qui tient encore rigueur aux maudits sauvages pour cette crise, non plus.

Le Canada d'Amérique encore moins.
Si celui-ci s'intéressait moindrement aux autochtones du Canada, il se pencherait sur les femmes autochtones disparues. Le paradis des violeurs et des tueurs en série.

Mais non, le Canada de Stephen préfère tourner la tête ailleurs.

Tristement.
et
criminellement.

Et taire ce peuple emmerdant.
  

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