dimanche 23 juin 2013

Radeaux, Bateaux & Rameurs

Antoine Garcia.
Je me souviens de lui comme si c'était hier.

Et pourtant la dernière fois que je l'ai vu c'était en 1981 à Québec, en troisième année, à l'école du Jésuite Marmité.

L'enseignante qui avait le même prénom (rare)que ma mère, (Arizona) après une semaine d'école en septembre nous avait demandé d'élire un(e) président(e). Cela faisait 4 ans que nous nous cotoyons, de la maternelle à la troisième année, nous devions suffisament nous connaître pour savoir qui est qui, et qui est capable de quoi.

Parmi les élèves, il y avait Garcia.

Oh, pas un mauvais bougre, mais un gars parfaitement incapable de rester en place, de ne pas prendre tout le plancher, de bouffer tout votre air, de ne pas vouloir capter l'attention de tout le monde en tout temps. La vérité c'est qu'il était le petit dernier d'une famille de 4 frères, un bébé bonus comme on dit, une surprise, peut-être même né d'une seconde union. Et assurément un enfant à qui on accordait une attention molle à la maison, ce qui le faisait redoubler d'efforts pour faire sentir sa présence et l'imposer entre trois grands frères déjà au secondaire.

On ne l'intellectualisait pas comme ça à 9 ans, mais avec le recul...

À l'école, il tombait nécessairement sur les nerfs de tout le monde. Pendant une pièce de théâtre, il ne respectait jamais les consignes et bougeait TOUT LE TEMPS (on l'a sur vidéo). Il réagissait à tout, saluait la foule quand il n'avait pas de réplique, levait ses pouces en direction de sa mère comme quelqu'un qui dirait "T'as vu maman, c'est moi qui ait dit la ligne et j'ai réussi!", mimait les répliques des autres, riait avec le public les moments drôles ou allait se placer à côté de celui qui devait parler, ce qui en quelque sorte nous aidait. Quand Garcia approchait sa face de singe, on savait que c'était à nous. Même qu'on s'en plaignait quand il oubliait de ruiner les déplacements prévus, nous faisant du même coup oublier nos lignes. Hyperactif et horriblement insupportable.

Quand Miss Arizona nous as demandé d'élire un(e) président(e) de classe, Antoine s'est catapulté en avant comme unique candidat. Même l'enseignante s'en est inquiétée.
"Antoine-est-le-seul-candidat-les-amis, vous-êtes-certains-que-personne-d'autre-ne-veut-se-présenter?" nous a-t-elle sermonné comme on avertirait quelqu'un que se tenir debout dans la rue pourrait se terminer par une voiture qui nous frappe de plein fouet.

Et Dieu qu'on a été fouétté.

Tout le monde est son frère s'est alors présenté, puis après un épluchage plus intelligent, on a établi plus de voteurs que de candidats. Et Antoine n'a jamais été président. C'était Élena. Et j'avais été choisi comme amiral ou quelque titre de second au cas où elle avait été malade (ce qu'elle était souvent). Ce qui, aux yeux des autres élèves faisait de moi automatiquement son amoureux (!?!). On avait placé les nerfs d'Antoine comme ministre responsable des sports pour faire bonne mesure.

Mais Antoine avait beaucoup servi. On s'était déniaisé.

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Quand Denis Coderre s'est présenté comme candidat à la mairie nous avions comme choix de succession à la mairie, une femme que les anglophones n'éliraient jamais au pouvoir (Harel), un bon second mais pas un vrai leader (Bergeron), une pomme aujourd'hui accusée d'être pourrie (Baume de pomme) et Big Den.

La candidature de Coderre a eu l'effet Garcia. Il a forcé tout le monde à s'activer dans un ressac Tout sauf Coderre.

Depuis s'est pointé Mélanie Joly.
C'est vraie qu'elle est jolie mais c'est à peu près tout. Elle se présente avec rien d'autre à proposer que de la vertue. On a le droit d'y croire, mais une fois avec la foi, on fait quoi? La pauvre fille n'a pas d'équipe! Le jour de l'annonce de sa candidature, le maire actuel de remplacement se faisait arrêter. Elle a aussitôt demander la tutelle. Le lendemain, elle affirmait que JAMAIS elle n'avait demandé la tutelle. Déjà en guerre avec elle-même en moins de 24 heures...Une équipe aurait pu lui chuchoter "oui, Mel, t'as demandéa la tutelle...".

La jeune femme de 34 ans incarne la complète inexpérience politique et n'avait jamais formulé de pensée politique ou sociale un tant soit peu construite et fouillée. Elle vise tout de même rien de moins que de diriger la métropole du Québec, la seconde en importance au pays. On note partout qu'elle est "jolie" et que Montréal "changerait de visage avec elle"? mais sérieusement... En sommes-nous rendus à ce point d'insignifiance dans le peu que nous exigerions de nos politicien(ne)s?

Mélanie Joly est une spécialiste en relations publiques. Une tricoteuse d'images donc.
A bullshit maker aussi. Intègre et incorruptible mais une image quand même.

On en veut pas la photo d'un bateau, on veut le capitaine et au moins la valeur de la coque à la flotte.
Pour l'instant, Montréal est en radeau.

Et qui se cache sous le radeau de Mélane vous pensez?
Oui, oui, Monique Jérôme-Forget, Raymond Bachand.
Dans un maillot de bain rouge.


Les capitaines ayant affirmé vouloir diriger les rameurs à Montréal en Novembre:
Louise Harel
Richard Bergeron
Denis Coderre
Mélanie Joly

À ne pas confondre avec ceux qui, depuis vendredi se présentent pour assurer l'intérim qui sont 5:

Alan de Souza (qu veut prendre sa revanche sur sa défaite face à Applebaum)
François Croteau (le choix partisan de Bergeron)
Laurent Blanchard (le choix partisan d'Harel)
Harout Chitilian (le choix partisan de Coderre)
Jane Cowell-Poitras (conseillère de Lachine)
sont en lice pour assurer l'intérim d'ici les élections de Novembre. Le choix logique devrait être le premier ou la dernière.
 
Qui suivra à la mairie ? 
Gilles Duceppe?
Pierre Paquette?
Monique J-Forget?
Raymond Bachand?
Hélène Fotopoulos?
Bernard Adamus?

Qui veut d'un rafiot souillé par l'huile de Camorra?

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