Karl est né en 1933, bien qu'il eût toujours pensé/souhaité avoir été né deux ans plus tard, et que sa mère aurait triché de 3 autres années (1938) son acte de naissance. Mais celui-ci dit bien 1933, le 10 septembre, à Hambourg, en Allemagne. Papa est riche suédois producteur de lait concentré, maman est fille de politicien, d'origine prussienne.
Dès 1934, la famille achète une prestigieux domaine de plus de 500 hectares. Il y vit ses 10 premières années de vie dans le calme et la bourgeoisie. Mais les bombardements des alliés de 1943, les force à quitter le domaine. Et à rester à Hambourg en permanence.
Sa mère l'invite à un défilé de mode de Christian Dior quand il a 16 ans. Coup de passion.
Il adore le dessin et redessine les modèles au retour à la maison. Il n'arrêtera plus jamais. Il a 19 ans quand il quitte l'Allemagne avec sa mère, pour Paris., capitale de la mode, en 1952. Il sera élève d'une école privée, puis, au Lycée Montaigne.
Il travaille comme illustrateur de mode en 1954. Vivant un temps au 7, Quai Voltaire. La même année, en novembre, il participe au concours de la compagnie Woolmark "Secrétariat International de La Laine" et gagne le premier prix, ex-aequo avec Yves St-Laurent, qui lui, gagne dans la catégorie des robes. Le couturier Pierre Balmain est charmé par son talent et en fait son assistant de 1955 à 1962.
Lagerfeld et St-Laurent partagent un temps le même cercle d'amis. Au point que le dandy Jacques de Bascher sera amoureusement partagé entre les deux hommes, au début des années 70. Ce "partage" amoureux brisera l'amitié entre Lagerfeld et St-Laurent.
En 1959, Karl est nommé directeur artistique chez le couturier Jean Patou. Parallèlement, il mène une carrière de styliste indépendant contractuel et créé des collections de mode en France, en Italie, en Allemagne et au Japon. En 1963, il innove en créant le prêt-à-porter et ses accessoires Chloé. Ce succès durera facilement 20 ans. À partir de 1965, il travaille aussi pour la maison italienne Fendi, à Rome. Et en restera une voix importante toute sa vie. Karl est fidèle. Il est le créateur du logo de Fendi.
En 1983, Lagerfeld est nommé directeur artistique pour l'ensemble des collections Haute Couture , prêt-à-porter et accessoires de la maison Chanel. Il relance la maison qui frôlait alors la faillite. La mannequin Inès de la Fressange sera l'égérie de Chanel sous sa vision, de 1983 à 1989. Celle-ci deviendra la première mannequin à devenir exclusive pour une maison de haute couture. La reconnaissance internationale est totale.
Photographe, cinéaste, homme extrêmement curieux, généreux, patient et cultivé, il donne souvent l'impression du contraire avec ses cheveux longs attachés par une couette et ses verres fumées presqu'en permanence. En 1984, il ouvre aussi sa maison sous son propre nom, Karl Lagerfeld, maison de couture qui sera rachetée par le groupe Cora-Revillon. Il est renommé chez Chloé en 1991, pour redorer le blason fané de l'entreprise.
En 1989, son compagnon depuis 1971, Jacques de Bascher décède du SIDA. Karl achète une villa qu'il nommera Villa Jako, et un parfum (Jako), en 1992, qui honorera son nom. À partir de 1989, il sera très investi dans le parfum, chez Fabergé d'Unilever, pour Coty ou Interparfums.
Karl Classic, Karl Lagerfeld Femme, Karl Lagerfeld Homme, Private Klub, Les Parfums Matières sont ses grands succès entre 1978 et 2017.
L'esthétique du vêtement de Lagerfeld chez Chanel est principalement constitué de contrastes noir/blanc, qui étaient aussi les couleurs de base de la maison Chanel. Il engage Vanessa Paradis, qu'il tourne en publicité et prend en photo lui-même pour la maison Chanel.
Pendant 15 ans, il ne paie pas d'impôts et se fait exiger comme redressement fiscal, en 1999, 87 millions de francs. Mais comme Dominique Strauss -Khan est le plus fourbe des fourbes, il lui trouve un arrangement. Comme DSK est pourri et que ça se découvre, KL doit tout de même beaucoup payer. Il sera contraint de vendre beaucoup de sa richesse, pour repayer le gouvernement. Sa collection estimée à 180 millions sera vendu autour de 140 millions. Lagerfeld est trilingue, parlant couramment l'allemand, le français et l'anglais.
Il sera propriétaire d'une librairie spécialisée dans la photographie, une autre passion chez lui, et d'une maison d'édition.
En 2000, voulant entrer dans le linge du styliste français Hedi Slimane, collection que Slimane créé pour Dior Homme, il perd 95 livres et gagne une taille très fine qu'il conservera jusqu'à sa mort.
En 2004, il dessine les deux timbres de la St-Valentin émis par la Poste Française.
Deux ans plus tard, il se joue au cinéma pour Françis Veber. Il lance aussi une compilation de Musiques qu'il aime. Rodolphe Marconi en fait le sujet d'un documentaire. Il fera la voix du méchant dans la version française du film d'animation Totally Spies: The Movie. Il crééra une amusante bûche de Noël pour Lenôtre. Il sera la voix de l'animateur radio DJ Karl dans le jeu vidéo Grand Theft Auto IV. Il sera d'une publicité voyante sur la sécurité nationale. Il s'occupera d'architecture d'intérieur pour la Isla Moda, ilôt consacré à la mode à Dubaï. Il prêtera sa voix à SomethingALaMode. Il habillera l'édition Coffret de Noël, du Petit Larousse Illustré. Il renipe les looks de Coca-Cola Light et du journal Libération. Avec Optic 2000, il créé 55 modèles de paires de lunettes.
Il dessine le maillot de l'équipe de France de soccer et tourne dans trois pubs de Volkswagen. Il illustrera le calendrier Pirelli et réalisera une quatrième collection de 15 pièces pour la marque Hogan. Il incarne Dieu pour Snoop Doggy Dog.
Il créé pour H&M aussi.
En 2016, il se lance dans le design immobilier Étatsunien, et contribue à la conception de deux espaces résidentiels à proximité d'une plage de Miami.
Un cancer du pancréas, l'un des plus sales des cancers (ils le sont tous) l'emporte à l'âge de 85 ans, mardi dernier.
C'est un monument, très imparfait, de la mode qui s'est alors éteint.
vendredi 22 février 2019
jeudi 21 février 2019
Miser Sur la Distraction
Nous vivons une ère d'extrêmes distractions.
Conduire une voiture, traverser une rue, n'ont jamais été aussi dangereux. En grande raison à cause de l'importance que l'on accorde à nos téléphones.
Conduire une conversation est tout aussi difficile. Nous l'avons tous vécu une fois, sinon mille, vous parler à quelqu'un distrait par son téléphone et la conversation atteint rapidement un rythme ponctué de silences, de "Qu'est-ce que tu m'a dis?", de confusion et de répétition qui finissent parfois par CHRIST M'ÉCOUTES TU?!
"Comment ça se fait que c'est bon avec n'importe quoi?"
"Quoi?"
"La mayonnaise"
"E' est là!"
Disaient Claude Meunier et Louis Saïa dans Les Voisins.
Notre quotidien est lourdement ponctué de distractions comme jamais auparavant.
Dans une réunion particulièrement abrutissante l'autre tantôt, à l'entrepôt, alors que nous sommes plusieurs à vraiment donner 110% de ce que nous pouvons faire, et savons très bien que peu de gens feraient ce que nous faisons non seulement au Québec, mais sur terre, on se faisait sérieusement taper sur la tête gratuitement par des gens de bureaux qui n'avaient que des chiffres en tête, et qui, eux-mêmes, se faisaient taper sur la tête parce que le bureau-chef trouvaient qu'on coûtait trop cher.
Très vite, on a tous mentalement commencé à être ailleurs en cours de réunion. "'Mangez donc de la marde" semblait la pensée collective de plusieurs d'entre nous, mais Billybob Brabant a eu la meilleure des idées.
Au beau milieu de la réunion, il a mis sa main sur sa bouche, dans sa paume, et a feint un pet. Il a créé le bruit du pet, sans son odeur. Ça a surpris tout le monde, ça a fait rire car certains y ont cru ne l'ayant pas vu faire, ça a fait dérailler quelques secondes une réunion qui dérapait de toute manière dans la visée.
Mais après les quelques secondes d'inattention, la réunion a repris son rythme, et jusqu'à hier (la réunion a eue lieue il y a 15 jours), on en parlait encore.
La distraction de Brabant avait été calculée, mais on est vite revenu sur les choses sérieuses.
C'est un peu ce qui s'est produit cette semaine à Ottawa.
Gerald Butts, ami personnel et principal conseiller de Justin Trudeau s'est immolé sur la place publique, ne se reprochant rien, et ne voulant surtout SURTOUT pas faire de liens avec l'affaire Wilson-Raybould qui étouffe le gouvernement actuellement, tout en voulant laisser croire fortement qu'il serait celui qui aurait tenté d'influencer la ministre de la justice sur le cas de SNC-Lavalin, menacé de boycott pendant 10 ans, si trouvé coupable de tout ce dont on les accuse.
Butts a choisi de démissionner, de se faire hara-kiri, en tentant de se donner une grande importance , et ainsi finalement détourner l'attention des accusations visant Trudeau, selon quoi il aurait tenté de convaincre la ministre de a justice d'alors, Wilson-Raybould, de laisser tomber les accusations qui visaient SNC-Lavalin.
Butts, que personne ne connaissait avant mardi, a capté l'attention nationale pour 24 heures. On a cru, on a pas cru, on a déduit, on a découvert, on a ri, on a feint la stupeur, on a zappé mentalement. Tout était en distractions. Butts porte le nom parfait pour avoir fait le pet au milieu des importantes discussions qui prenaient part dans le cas du camouflage autour de ce qu'on appelle maintenant l'affaire Wilson-Raybould.
Ministre de la justice au coeur du sujet, mais qui n'était pas invitée à témoigner dans le simulacre d'enquête qui aura lieu sur la chose.
Depuis, Selfie Trudeau, qui a multiplié les variations d'histoires sur le sujet, a finalement choisi de l'inviter à témoigner, assez mollement, comme un mononcle un peu saoûl ne se rappelant plus le nom de son épouse à ses côtés. C'est comme ça que Trudeau l'a présenté, Elle est venue nous voir et on l'a alors invitée.
Pas la vérité encore. C'est Miss Wilson-Raybould qui, elle-même, s'est invitée. Toute seule.
Butts n'a fait que péter dans sa main pendant le meeting.
Distraction calculée.
Une bien mauvaise idée cette fois.
On en parlera encore.
Le goudron, les plumes, la parade dans le décor.
Conduire une voiture, traverser une rue, n'ont jamais été aussi dangereux. En grande raison à cause de l'importance que l'on accorde à nos téléphones.
Conduire une conversation est tout aussi difficile. Nous l'avons tous vécu une fois, sinon mille, vous parler à quelqu'un distrait par son téléphone et la conversation atteint rapidement un rythme ponctué de silences, de "Qu'est-ce que tu m'a dis?", de confusion et de répétition qui finissent parfois par CHRIST M'ÉCOUTES TU?!
"Comment ça se fait que c'est bon avec n'importe quoi?"
"Quoi?"
"La mayonnaise"
"E' est là!"
Disaient Claude Meunier et Louis Saïa dans Les Voisins.
Notre quotidien est lourdement ponctué de distractions comme jamais auparavant.
Dans une réunion particulièrement abrutissante l'autre tantôt, à l'entrepôt, alors que nous sommes plusieurs à vraiment donner 110% de ce que nous pouvons faire, et savons très bien que peu de gens feraient ce que nous faisons non seulement au Québec, mais sur terre, on se faisait sérieusement taper sur la tête gratuitement par des gens de bureaux qui n'avaient que des chiffres en tête, et qui, eux-mêmes, se faisaient taper sur la tête parce que le bureau-chef trouvaient qu'on coûtait trop cher.
Très vite, on a tous mentalement commencé à être ailleurs en cours de réunion. "'Mangez donc de la marde" semblait la pensée collective de plusieurs d'entre nous, mais Billybob Brabant a eu la meilleure des idées.
Au beau milieu de la réunion, il a mis sa main sur sa bouche, dans sa paume, et a feint un pet. Il a créé le bruit du pet, sans son odeur. Ça a surpris tout le monde, ça a fait rire car certains y ont cru ne l'ayant pas vu faire, ça a fait dérailler quelques secondes une réunion qui dérapait de toute manière dans la visée.
Mais après les quelques secondes d'inattention, la réunion a repris son rythme, et jusqu'à hier (la réunion a eue lieue il y a 15 jours), on en parlait encore.
La distraction de Brabant avait été calculée, mais on est vite revenu sur les choses sérieuses.
C'est un peu ce qui s'est produit cette semaine à Ottawa.
Gerald Butts, ami personnel et principal conseiller de Justin Trudeau s'est immolé sur la place publique, ne se reprochant rien, et ne voulant surtout SURTOUT pas faire de liens avec l'affaire Wilson-Raybould qui étouffe le gouvernement actuellement, tout en voulant laisser croire fortement qu'il serait celui qui aurait tenté d'influencer la ministre de la justice sur le cas de SNC-Lavalin, menacé de boycott pendant 10 ans, si trouvé coupable de tout ce dont on les accuse.
Butts a choisi de démissionner, de se faire hara-kiri, en tentant de se donner une grande importance , et ainsi finalement détourner l'attention des accusations visant Trudeau, selon quoi il aurait tenté de convaincre la ministre de a justice d'alors, Wilson-Raybould, de laisser tomber les accusations qui visaient SNC-Lavalin.
Butts, que personne ne connaissait avant mardi, a capté l'attention nationale pour 24 heures. On a cru, on a pas cru, on a déduit, on a découvert, on a ri, on a feint la stupeur, on a zappé mentalement. Tout était en distractions. Butts porte le nom parfait pour avoir fait le pet au milieu des importantes discussions qui prenaient part dans le cas du camouflage autour de ce qu'on appelle maintenant l'affaire Wilson-Raybould.
Ministre de la justice au coeur du sujet, mais qui n'était pas invitée à témoigner dans le simulacre d'enquête qui aura lieu sur la chose.
Depuis, Selfie Trudeau, qui a multiplié les variations d'histoires sur le sujet, a finalement choisi de l'inviter à témoigner, assez mollement, comme un mononcle un peu saoûl ne se rappelant plus le nom de son épouse à ses côtés. C'est comme ça que Trudeau l'a présenté, Elle est venue nous voir et on l'a alors invitée.
Pas la vérité encore. C'est Miss Wilson-Raybould qui, elle-même, s'est invitée. Toute seule.
Butts n'a fait que péter dans sa main pendant le meeting.
Distraction calculée.
Une bien mauvaise idée cette fois.
On en parlera encore.
Le goudron, les plumes, la parade dans le décor.
mercredi 20 février 2019
Le Cachot du Désepoir
Ils ne savent plus qui écouter.
Un peu naïvement, il y en a beaucoup qui écoutent la parole de Jésus. Le personnage fictif le plus populaire sur terre. Même avant le Père Noël qui ne se limite qu'aux enfants et aux chrétiens.
L'instabilité, récurrente en Haïti, mais la plus récente, a eu comme source l'échec du processus électoral et la fragile transition gouvernementale de 2015-2016, quand le président est élu avec moins de 20% d'appui populaire. C'est pire que notre 37% provincial actuel. Projection dans le temps jusqu'en 2018, juillet 2018, la nation est dans la rue afin de protester contre le scandale de l'affaire Petrocaribe, qui implique 4 présidents et 6 gouvernements. La corruption, dont personne n'a jamais douté, est maintenant claire, nette et précise. 3,8 milliards seront détournés des fonds publics. De plus, le Venezuela refuse de livrer le pétrole qu'il livre habituellement à Haïti, car Haïti n'arrive pas à payer le 35 millions de dette que le pays doit au Venezuela.
Depuis juillet 2018, les protestations ne font qu'escalader. Depuis le 7 février dernier, c'est pire. Puisqu'à partir de ce jour-là, l'opération pays lock, qui a pour but de fermer tous les aspects publics de la vie haïtienne, politiques, sociaux, économiques, éducatifs et même médicaux.
La majorité des protestataires sont sans emplois et entre 18 et 25 ans. Le chômage est au dessus de 80% pour ce groupe d'âge. Ce groupe a largement supporté et cru les promesses du PTHK,qui lui était largement supporté par la communauté internationale. Jovenal Moïse, son candidat, un riche hommes d'affaires qui a fait fortune dans les bananes, a été choisi par son prédécesseur, Michel Martelly.
Dans les 10 derniers jours, la plupart des routes principales ont été bloquées. Des villes se sont retrouvées barricadées par des blocs ou des pneus en feu, des cailloux pleuvent de partout, des arrestations musclées s'en suivent, des véhicules sont renversés, des stations services pillés, car à partir de demain (aujourd'hui?), on craint qu'il n'en reste plus. La station télé nationale a été mis en feu, beaucoup de voitures aussi. 78 prisonniers se sont évadés de la prison Aquin dans le Sud d'Haïti. Les journalistes se sont fait agresser. L'un d'eux s'est fait tirer une balle dans la main. Un ancien préfêt de police, devenu fugitif recherché (pouvoir et crime ne font souvent qu'un) a tenté d'entrer au palais national, mais on l'a arrêté en pleine progression.
Chaos, vous dites?
Chaque jour de "fermeture" plonge le pays dans la dette plus profondément. C'est un entêtement entre un peuple qui ne sait plus qui croire et un gouvernement qui voudrait qu'on l'écoute.
Plusieurs dignitaires étrangers, des ambassadeurs, des élèves en visite, des touristes, sont revenus tant bien que mal, après des jours et des jours d'aéroport non fonctionnels. Plusieurs y sont encore prisonniers.
Le President Moïse a tenté de calmer le jeu en faisant un discours national, mais l'effet contraire s'est produit.
Le niveau de danger est passé à 4.
Comme dans "Do not travel there".
Ironiquement, dans le mois de l'histoire des noirs, février, on nous raconte encore l'histoire d'un peuple se nourrissant d'espoir, au cachot du désespoir.
Le monde entier voudra les conseiller.
Surtout les États-DésUnis et leur shitty président.
Ils ne sauront toujours pas qui écouter.
Même son peuple crie.
Et on entend rien quand on crie. On craint.
Un peu naïvement, il y en a beaucoup qui écoutent la parole de Jésus. Le personnage fictif le plus populaire sur terre. Même avant le Père Noël qui ne se limite qu'aux enfants et aux chrétiens.
L'instabilité, récurrente en Haïti, mais la plus récente, a eu comme source l'échec du processus électoral et la fragile transition gouvernementale de 2015-2016, quand le président est élu avec moins de 20% d'appui populaire. C'est pire que notre 37% provincial actuel. Projection dans le temps jusqu'en 2018, juillet 2018, la nation est dans la rue afin de protester contre le scandale de l'affaire Petrocaribe, qui implique 4 présidents et 6 gouvernements. La corruption, dont personne n'a jamais douté, est maintenant claire, nette et précise. 3,8 milliards seront détournés des fonds publics. De plus, le Venezuela refuse de livrer le pétrole qu'il livre habituellement à Haïti, car Haïti n'arrive pas à payer le 35 millions de dette que le pays doit au Venezuela.
Depuis juillet 2018, les protestations ne font qu'escalader. Depuis le 7 février dernier, c'est pire. Puisqu'à partir de ce jour-là, l'opération pays lock, qui a pour but de fermer tous les aspects publics de la vie haïtienne, politiques, sociaux, économiques, éducatifs et même médicaux.
La majorité des protestataires sont sans emplois et entre 18 et 25 ans. Le chômage est au dessus de 80% pour ce groupe d'âge. Ce groupe a largement supporté et cru les promesses du PTHK,qui lui était largement supporté par la communauté internationale. Jovenal Moïse, son candidat, un riche hommes d'affaires qui a fait fortune dans les bananes, a été choisi par son prédécesseur, Michel Martelly.
Dans les 10 derniers jours, la plupart des routes principales ont été bloquées. Des villes se sont retrouvées barricadées par des blocs ou des pneus en feu, des cailloux pleuvent de partout, des arrestations musclées s'en suivent, des véhicules sont renversés, des stations services pillés, car à partir de demain (aujourd'hui?), on craint qu'il n'en reste plus. La station télé nationale a été mis en feu, beaucoup de voitures aussi. 78 prisonniers se sont évadés de la prison Aquin dans le Sud d'Haïti. Les journalistes se sont fait agresser. L'un d'eux s'est fait tirer une balle dans la main. Un ancien préfêt de police, devenu fugitif recherché (pouvoir et crime ne font souvent qu'un) a tenté d'entrer au palais national, mais on l'a arrêté en pleine progression.
Chaos, vous dites?
Chaque jour de "fermeture" plonge le pays dans la dette plus profondément. C'est un entêtement entre un peuple qui ne sait plus qui croire et un gouvernement qui voudrait qu'on l'écoute.
Plusieurs dignitaires étrangers, des ambassadeurs, des élèves en visite, des touristes, sont revenus tant bien que mal, après des jours et des jours d'aéroport non fonctionnels. Plusieurs y sont encore prisonniers.
Le President Moïse a tenté de calmer le jeu en faisant un discours national, mais l'effet contraire s'est produit.
Le niveau de danger est passé à 4.
Comme dans "Do not travel there".
Ironiquement, dans le mois de l'histoire des noirs, février, on nous raconte encore l'histoire d'un peuple se nourrissant d'espoir, au cachot du désespoir.
Le monde entier voudra les conseiller.
Surtout les États-DésUnis et leur shitty président.
Ils ne sauront toujours pas qui écouter.
Même son peuple crie.
Et on entend rien quand on crie. On craint.
mardi 19 février 2019
Faible Président Ordonnant Fausse Urgence
Vendredi dernier, le triste président Trump s'est avancé au lutrin de la Maison Blanche pour parler de l'extrême urgence de quelque chose.
Comme il venait d'être humilié sur le budget refusé pour son mur, il a d'abord parlé de la Chine, la Syrie, l'économie, la Corée du Nord et l'État de l'Union. Dans l'habituelle confusion. Puis, il a enchaîné sur son annonce si urgente.
Son urgence nationale afin de débloquer les fonds nécessaires "...ce qui est un très bonne affaire puisque nous sommes envahis par la drogue, les gangs d'immigrants et ces gens qui viennent chez nous, ce qui est inacceptable".
Il ne s'est pas arrêté à ses inepties racistes, il ne sait pas se freiner quand il dérape. Non, à la place, afin de justifier ses actes, il a ressassé ses vieilles menteries non documentées sur les immigrants, et en avait travaillé quelques nouvelles pour son répertoire de faussetés, comme "Nous avons plus de gens aux frontières que nous n'en avons jamais eus." (vérité: c'est la moitié moins qu'il y a 10 ans) ou "les prisons fédérales sont bondés d'immigrants illégaux" (vérité: c'est en fait une minuscule portion).
La description de Trump des frontières est presque entièrement fictive. Mais c'est dans la construction de sa narration qu'il fabrique pour sa base blanche suprémaciste depuis trois ans et demi. Il a concouru sur un slogan aussi simple que les esprits qui le suivent: Make America Great Again. Si les gens envahissent le pays, de la drogue plein les poches, que le trafic humain bat du plein, dans ces endroits non protégés, comment pourrait-on y arriver de faire des États-Unis, quelque chose de great again? Son mur, c'est l'extension du slogan.
Ses États-Unis n'étaient pas great si il doit utiliser le terme again. Ils étaient dirigés par un noir, ils ne pouvaient pas être great en est le sous-texte. Mais si c'était si important en 2016, pourquoi n'a-t-il pas réussi à le faire construire dans ses 2 premières années? quand les Républicains contrôlaient les deux chambres du Congrès?
Parce que les Républicains ne croient pas plus ses menteries.
Trump est fondamentalement faible et isolé. Ce qu'il n'admettra jamais. Il a donc dérivé la potentielle question en disant "ça aurait été bien de le faire plus tôt, mais j'étais trop nouveau dans le poste de président, et les gens qui auraient pu m'aiguiller plus vite sur la chose (Paul Ryan) ne l'ont pas fait, c'est dommage".
Faire dévier les irresponsabilités sur les autres. Arme des lâches.
Nous sommes au coeur du pacte Faustien qu'on fait les Républicains en acceptant cet homme d'affaires comme chef.
Avec ses contradictions, ses faux semblants, et ses moments de suspension de crédibilité.
Quand un journaliste de CNN lui a demandé comment expliquer son urgence avec les faits qui disent que les passages illégaux sont à un niveau très bas depuis 10 ans, que le taux de criminalité est plus faible chez ses gens que les autochtones qui ont toujours été aux États-Unis, DingDong Trump a tout simplement déployé ce parapluie qu'il est incompétent à refermer en disant simplement "fake news".
Deux mots qui ne veulent absolument plus rien dire nulle part. Sinon chez les non-scolarisés.
Ça pourra se rendre en cour et être défié par la loi cette prétendue "urgence nationale". Ça serait alors amusant d'entendre de ses lèvres les mots "je n'étais pas obligé de déclarer l'urgence nationale" ce qu'il n'avouera jamais, Trump n'avoue jamais rien, je vous ai expliqué depuis quand.
Quand Reagan était au pouvoir, on disait parfois autour de lui, "laissons Ronald être Ronald".
Ce qu'on dit aussi de Trump. On a pas le choix. C'est un cheval fou. 100% redondant.
Les fils blancs sont presque tous identifiés sur le costume de ce terriblement faible président.
L'incohérence, la vulgarité, les fabrications, la mendicité, le furieux ego contrit, le déficit d'attention, le désordre verbal et la faiblesse de la lumière qu'il fait projeter sur lui-même.
Extaordinairement faible présidence.
Comme il venait d'être humilié sur le budget refusé pour son mur, il a d'abord parlé de la Chine, la Syrie, l'économie, la Corée du Nord et l'État de l'Union. Dans l'habituelle confusion. Puis, il a enchaîné sur son annonce si urgente.
Son urgence nationale afin de débloquer les fonds nécessaires "...ce qui est un très bonne affaire puisque nous sommes envahis par la drogue, les gangs d'immigrants et ces gens qui viennent chez nous, ce qui est inacceptable".
Il ne s'est pas arrêté à ses inepties racistes, il ne sait pas se freiner quand il dérape. Non, à la place, afin de justifier ses actes, il a ressassé ses vieilles menteries non documentées sur les immigrants, et en avait travaillé quelques nouvelles pour son répertoire de faussetés, comme "Nous avons plus de gens aux frontières que nous n'en avons jamais eus." (vérité: c'est la moitié moins qu'il y a 10 ans) ou "les prisons fédérales sont bondés d'immigrants illégaux" (vérité: c'est en fait une minuscule portion).
La description de Trump des frontières est presque entièrement fictive. Mais c'est dans la construction de sa narration qu'il fabrique pour sa base blanche suprémaciste depuis trois ans et demi. Il a concouru sur un slogan aussi simple que les esprits qui le suivent: Make America Great Again. Si les gens envahissent le pays, de la drogue plein les poches, que le trafic humain bat du plein, dans ces endroits non protégés, comment pourrait-on y arriver de faire des États-Unis, quelque chose de great again? Son mur, c'est l'extension du slogan.
Ses États-Unis n'étaient pas great si il doit utiliser le terme again. Ils étaient dirigés par un noir, ils ne pouvaient pas être great en est le sous-texte. Mais si c'était si important en 2016, pourquoi n'a-t-il pas réussi à le faire construire dans ses 2 premières années? quand les Républicains contrôlaient les deux chambres du Congrès?
Parce que les Républicains ne croient pas plus ses menteries.
Trump est fondamentalement faible et isolé. Ce qu'il n'admettra jamais. Il a donc dérivé la potentielle question en disant "ça aurait été bien de le faire plus tôt, mais j'étais trop nouveau dans le poste de président, et les gens qui auraient pu m'aiguiller plus vite sur la chose (Paul Ryan) ne l'ont pas fait, c'est dommage".
Faire dévier les irresponsabilités sur les autres. Arme des lâches.
Nous sommes au coeur du pacte Faustien qu'on fait les Républicains en acceptant cet homme d'affaires comme chef.
Avec ses contradictions, ses faux semblants, et ses moments de suspension de crédibilité.
Quand un journaliste de CNN lui a demandé comment expliquer son urgence avec les faits qui disent que les passages illégaux sont à un niveau très bas depuis 10 ans, que le taux de criminalité est plus faible chez ses gens que les autochtones qui ont toujours été aux États-Unis, DingDong Trump a tout simplement déployé ce parapluie qu'il est incompétent à refermer en disant simplement "fake news".
Deux mots qui ne veulent absolument plus rien dire nulle part. Sinon chez les non-scolarisés.
Ça pourra se rendre en cour et être défié par la loi cette prétendue "urgence nationale". Ça serait alors amusant d'entendre de ses lèvres les mots "je n'étais pas obligé de déclarer l'urgence nationale" ce qu'il n'avouera jamais, Trump n'avoue jamais rien, je vous ai expliqué depuis quand.
Quand Reagan était au pouvoir, on disait parfois autour de lui, "laissons Ronald être Ronald".
Ce qu'on dit aussi de Trump. On a pas le choix. C'est un cheval fou. 100% redondant.
Les fils blancs sont presque tous identifiés sur le costume de ce terriblement faible président.
L'incohérence, la vulgarité, les fabrications, la mendicité, le furieux ego contrit, le déficit d'attention, le désordre verbal et la faiblesse de la lumière qu'il fait projeter sur lui-même.
Extaordinairement faible présidence.
lundi 18 février 2019
La Trilogie de Molly (et de John)
Les années 80 ont été, pour ma génération, l'équivalent des années 60 de nos parents.Mes propres parents avaient respectivement, entre 13 et 22 ans et 12 et 21 ans dans les année 60. Les années dorées
J'avais personnellement entre 8 et 18. Toutes aussi dorées. Sinon plus, dans les années 80.
J'avais fait l'amour avant le mariage et jamais ne je me marierai.
Entre 1980 et 1989, le réalisateur/scénariste de cinéma Étatsunien John Hughes a écrit pas moins de 16 films. Il en a produit 9. Il a scénarisé lui-même 7 des 8 films qu'il tournera de sa main, dans sa courte vie.
Il sera une fille en jupe avec un sac en papier sur la tête dans son premier film scénarisé, National's Lampoon's Class Reunion, en 1982, le père de Brian, incarné par Anthony Micheal Hall, dans The Breakfast Club, en 1985, et l'homme courant entre les taxis dans Ferris Bueller's Day Off, en 1986. Dans des caméos plus que des rôles.
John Hughes a littéralement trôné au sommet des films populaires chez les jeunes des années 80 en Amérique du Nord.
Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science, Pretty In Pink, Ferris Bueller's Day Off, Some Kind of Wonderful, Planes, Trains & Automobiles, She's Having a Baby, Uncle Buck et un film fétiche de Noël dans ma famille, encore de nos jours, National Lampoon's Christmas Vacations, sont tous de sa main.
En lisant un habile livre de Rob Sheffield chroniquant les années 80, principalement les siennes, des années musicalement payantes pour ce chroniqueur musical, il évoque à un certain moment "la trilogie de Molly" (Ringwald).
En effet, Hughes a souvent réutilisé les mêmes artistes.
7 fois John Candy. 4 fois Micheal Anthony Hall. 2 fois Ben Stein, Lyman Ward, Kevin Bacon, Dan Aykroyd, Macaulay Culkin, John Ashton, Paul Gleason et finalement 3 fois Larry Hankin.
Il a utilisé les services de Molly Ringwald pour trois films, quand elle avait entre 15 et 18 ans. Molly Ringwald a 4 ans de plus que moi. Je n'ai jamais eu le béguin pour elle comme certains de mes camarades pouvaient craquer pour elle. Ni visuellement, ni pour son talent d'actrice. Elle était adéquate dans les rôles qu'on lui offrait. Mais jamais exceptionnelle à mes yeux. J'étais plus amoureux de Mia Sara ou encore Kristy Swanson, dans les films de Hughes.
Hughes, un ado tranquille selon ses propres dires, est resté tout aussi discret en privé, n'accordant que très peu d'entrevue et décédant relativement jeune, à l'âge de 59 ans, le 5 août 2009, terrassé par une fatale crise cardiaque.
Molly Ringwald a toujours travaillé. Récemment on la trouvait dans le rôle de la mère de Archie Andrews (splendide idée) dans l'adaptation (moins heureuse) d'une partie de l'univers de la B.D. culte, Riverdale.
Mais ne sera jamais aussi populaire qu'adolescente.
Revisitons la dite trilogie:
1984:
Sixteen Candles.
Comédie dont l'action se situe dans une école secondaire de Chicago et racontant les tribulations sentimentales de Sam Baker (Ringwald) qui vient tout juste d'avoir 16 ans (elle en avait 15) et dont la fête a été noyée dans les préparations du mariage de sa soeur. Sam est amoureuse du beau Jake, déjà en couple avec une autre, mais dont il sent la fin approcher. Sam doit composer avec de la famille habitant chez eux, et un étudiant asiatique, imposé. Ce dernier personnage causera la controverse, effleurant le racisme et n'évitant pas des tonnes de stéréotypes ayant très mal vieillis. Ted, un jeune geek, amoureux de Sam. Elle lui confesse toutefois son attirance pour Jake.
Ce dernier, dégoûté par les derniers agissements de sa copine, tente d'entrer en contact avec Sam, mais tombe sur ses emmerdants grands-parents.
Il apprend, du très intoxiqué étudiant asiatique (tous les clichés de celui qui plie sous toutes les tentations américaines s'y trouvent), que Sam sera à l'église pour (un) mariage. Mais dans l'ivresse du moment, Jake comprend que c'est Sam qui se marie. Comme sa copine a eu une liaison avec Ted, il court au chevet de Sam.
Hughes avait choisi Molly sur photo. Anthony Micheal Hall (Ted) a été choisi parce qu'il a été le seul en audition à ne pas se présenter en tentant d'imiter un geek, mais en l'étant, tout naturellement. Viggo Mortenson a failli jouer Jake. Il fallait choisir entre lui et Micheal Schoeffling qui aura le rôle au final. Les frères et soeurs Cusack y feront leurs débuts. Ally Sheddy auditionne pour le rôle de Sam, mais n'est pas choisie. Hughes la trouve suffisamment intéressante pour la choisir pour son film suivant.
1985:
The Breakfast Club
film culte racontant carrément presque tous mes samedis matins de cette même année, 5 étudiants d'une école secondaire, un sportif (Emilio Estevez), un rebelle (Judd Nelson), une emo (Ally Sheedy), une jeune fille de bonne famille (Ringwald) et un geek (Micheal Anthony Hall) se retrouvent en retenue et se découvrent les uns les autres. Je me reconnais dans les 5 personnages. Film si pertinent sur la réalité adolescente que je la vis pratiquement tel quelle la même année (le choc quand je le découvre alors!) et que la bibliothèque nationale du registre national des films des États-Unis l'a préservé au Congrès, comme culturellement, historiquement, et esthétiquement pertinent. La naissance du terme "Brat Pack", afin de parler d'une nouvelle génération de jeunes acteurs, prend forme.
La vraie mère et la vraie soeur d'Anthony Hall incarnent ces rôles (sa mère et sa soeur) dans le film, Hughes, probablement assez près du caractère du personnage au quotidien., joue son père. Ringwald devait jouer le rôle qui a finalement été donné à Ally Sheedy car elle tenait beaucoup à l'autre rôle. Celui de Claire Standish. Qu'on a refusé après audition à de jeunes Jodie Foster, Robin Wright et Laura Dern. Le rôle de John (Judd Nelson) a failli aboutir à Nicolas Cage ou John Cusack. Cusack avait été choisi mais Hughes a trouvé qu'il n'avait pas l'air assez méchant et a préféré Nelson. Ce qu'il a regretté par la suite car Nelson restait en personnage hors caméra et harcelait tout le monde, surtout Ringwald, et a dû être convaincu de ne pas virer le comédien, ce que les autres recommandaient. Rick Moranis était à l'origine le concierge, mais a quitté, ne s'entendant pas du tout avec la vision de Hughes de son rôle.
Fameux film, pour moi. Vous comprendrez pourquoi.
1986: Pretty in Pink
Andie (Ringwald) en est à sa dernière année du secondaire. Elle est issue d'un milieu pauvre et est victime d'intimidation par les gosses de riches de son école. Duckie (Jon Cryer) s'intéresse beaucoup à la jolie rousse. Mais parmi les intimidateurs, Steffie (James Spader) la taxe, mais s'intéresse aussi à elle. Son meilleur ami, Blaine (Andrew McCarthy) attire l'oeil d'Andie. Les tribulations amoureuses seront nombreuses avant le bal de fin d'année. Harry Dean Stanton, Annie Potts, Kate Vernon, Andrew Dice Clay, Kristy Swanson Gina Gershon et Dweezil Zappa y ont tous un rôle.
Charlie Sheen avait été choisi pour incarner Blaine, mais c'est Ringwald elle-même qui a insisté pour qu'on prenne plutôt McCarthy. Charlie n'a pas eu le temps d'avoir Ringwald dans ses cauchemars puisque la même année il tournait Wall Street et Platoon avec Oliver Stone, deux films tout simplement formidables.
À la trame sonore du film: OMD avec une chanson écrite en moins de 24 heures, suite à un nouveau montage de fin de film, et surtout les Psychedelics Furs, band que j'aimais (aime encore) beaucoup.
John Hughes aurait peut-être eût 69 ans, aujourd'hui.
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