vendredi 25 octobre 2024

50 ans de Scorsese/De Niro, 10 Fois Complices

Martin Scorsese fait du cinéma depuis plus de 50 ans. On peut même dire qu'il avait commencé, dans sa tête, enfant. Et il est né en novembre 1942. Année où l'actrice Shelley Winters avait 22 ans. À 40 ans, elle gagne l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour The Diary of Ann Frank. Ça ne manque pas à l'attention de Stanley Kubrick qui la choisira afin de jouer un second rôle féminin important dans son adaptation de Lolita, peu de temps après. 6 ans plus tard, elle gagnera la statuette de la meilleure actrice dans un premier rôle. 

En 1969, elle tourne pour Roger Corman où elle joue une mère de famille peu recommandable. Un de ses fils est un jeune acteur du nom de Robert DeNiro avec lequel elle se lie d'amitié. Deux ans avant, à 25 ans, Martin Scorsese a tourné son premier long-métrage. En 1969, il a vendu un scénario à des Danois qui tourne un de ses films. Le film de Corman a été un surprenant succès. Il veut donc tourner un autre film mettant en vedette une femme complexe et idéalement, ripoux. Inspirés de Sisters on the Road, une pseudo auto-biographie d'une femme ayant bûché dur, Bertha Thompson, Joyce H. & John William Corrington scénarisent l'histoire de cette femme qui improvise une vie de criminalité pour se sortir de la Grande Dépression. Corman ne réalisera pas, mais sera producteur et confie la tâche à Martin Scorsese dont il a aimé le premier film. Scorsese travaille avec Shelley Winters qui ne sera pas du film de 1972. Mais c'est elle qui lui présente Robert DeNiro. Et ils découvrent, qu'ils ont grandi dans le même quartier, Martin, né 9 mois jour pour jour avant DeNiro. Les repères sont les mêmes. Et la connexion sera telle que ce seront 10 films qu'ils feront ensemble, par la suite.

Mean Streets. (Johnny Boy Civello) 1973.

Ce très amusant film écrit par Scorsese et Mardik Martin raconte les relations entre jeunes italiens voulant se faire un nom dans le New York des jeunes années 70. Le film a été choisi à la Librairie du Congrès des États-Unis comme étant culturellement, éthétiquement et historiquement révélateur du peuple des États-Unis. DeNiro y est excessivement drôle dans la peau du jeune cheval fou dur à ralentir dans ses pulsions. Une double bagarre dans un bar quand la police fait une descente est hilarante. Et la scène entre Harvey Keitel et DeNiro sur une dette impayée inscrivait DeNiro déjà parmi les talents à surveiller. Il gagnera d'ailleurs un prix d'interprétation de la part de la NY Society of Films Critics pour ce rôle. Succès qui lance tout le monde impliqué. 

Taxi Driver (Travis Bickle) 1976

C'est l'ami Brian DePalma qui présente le scénariste Paul Shrader à Martin Scorsese. Ils apprennent ensemble que le cinéma est un rêve injecté de rêveries plus ou moins sous l'effet de la drogue. Ils travailleront leur film comme ça. Inspiré des errances de Shrader, mais lui, alors à L.A, couchant dans sa voiture. Scorsese s'inspire des vertiges du personnage de The Wrong Man d'Alfred Hitchcock et d'un documentaire sur David Hockney pour construire son chef d'oeuvre d'aliénation. Le chauffeur de taxi tente de briser son cercle d'isolation, sans grand succès. Rôle ( et film) extraordinaire. Librairie du Congrès des États-Unis, sans contredit.

New York, New York (Jimmy Doyle) 1977

Cette fois, Martin a envie de tourner une comédie musicale. Il travaillera encore avec Mardik Martin, mais aussi cette fois Earl Mac Rauch. DeNiro y incarne le joueur de saxophone d'une chanteuse jouée par Liza Minelli. Scorsese est accro à la cocaïne sur le tournage de ce film et ne fera que des erreurs de jugement. Le montage sera excessif et le film d'une durée de 2h58. Catastrophe commerciale, DeNiro s'y distingue quand même dans un rôle plus mature.   

Raging Bull (Jake LaMotta) 1980

DeNiro incarne le boxeur Jake LaMotta à ses débuts, au sommet de sa carrière et dans sa pathétique après carrière. Robert gagnera l'oscar du meilleur acteur pour ce film. Joe Pesci, qui joue son frère, sera nommé pour l'oscar du meilleur second rôle masculin. Le film sera nommé 8 fois aux Oscars. En gagnera 2. DeNiro et pour le montage. Ce film est aussi à la Librairie du Congrès des États-Unis. Film sur la jalousie et ses excès. 

The King of Comedy (Rupert Pupkin) 1982

Robert incarne un homme aux problèmes mentaux voulant devenir humoriste sur scène (Joker ? anyone?) et qui kidnappe un animateur de show de fin de soirée afin qu'ils travaillent ensemble du matériel pour son émission. Scorsese veut tourner The Last Temptation of Christ avec DeNiro dans le rôle de Jésus. Mais le projet est religieusement risqué dans les années 70 et choisira une comédie signée Paul D. Zimmerman.  

Goodfellas (Jimmy Conway) 1990

L'adaptation de Wise Guys de Nicholas Pileggi sera faite par son auteur et par Martin. Henry Hill grandira autour de la Mafia qu'il idolâtre dès son jeune âge vers la fin des années 50, début des années 60. DeNiro incarne un des associés irlandais de la mafia. Il est tout à fait brillant avec ce sentiment de menace permanente qu'il réussit à imposer en tout temps. Une scène où il invite la femme de Hill à aller se choisir un manteau de fourrure est tout à fait formidable dans ce film aussi enregistré à la bliliothèque du Congrès des États-Unis. 

Cape Fear (Max Cady) 1991

Cette 7e collaboration entre Bobby & Marty et un remake d'un film de 1962. Robert y joue un terrible violeur récemment relâché de prison et animé par la vengeance contre la famille de celui qui l'a envoyé en tôle. Robert se transforme complètement en monsieur muscle. Nommé pour plusieurs Oscars, non remportés.

Casino (Ace Rothstein) 1995

Martin refait équipe avec Nicholas Pileggi pour raconter la mafia à nouveau, mais à Vegas cette fois. Et avec Joe Pesci dans le rôle du cheval fou généralement réservé à DeNiro. Non, celui-là joue la sagesse juive. L'homme d'affaires aux méthodes douteuses est à nouveau incarné avec talent.    

The Irishman (Frank Sheeran) 2019

Le livre biographique I Heard You Paint Houses du procureur aux homicides Charles Brandt, raconte la vie de de Frank Sheeran, homme de main de la famille criminelle Bufalino. Al Pacino, Joe Pesci, Anna Paquin, Harvey Keitel, Ray Romano sont de la distribution de ce film beaucoup trop long. Mais Bobby y est toujours bon.  

Killers of the Flower Moon (William King Hale) 2023

10e et dernière collabo entre les deux amis, Martin travaille avec le scénariste Eric Roth pour raconter les nombreuses morts "inexpliquées" chez les autochtones sur la route des affaires de véreux États-Uniens voulant faire prendre de l'expansion à leurs entreprises. Ça se passait beaucoup entre les années 10 et 30. Le film se passe dans les années 20. DeNiro est un oncle qui a sous son aile le peuple autochtone qu'on tente d'éradiquer. 

Film que j'ai hâte de voir.  

jeudi 24 octobre 2024

Les 6 Saisons Atikamekw

Je l'évoques quelques fois mais n'entre jamais dans le crunchy de mes origines. 

Le ferai un tout petit peu aujourd'hui. 

Le style de vie atikamekw en Amérique du Nord comprend non pas 4, mais bien 6 saisons. Tout est toujours question d'équilibre. Il est toujours important de trouver l'équilibre parfait entre l'exploitation des ressources et la protection de l'environnement. Qui génère ces ressources. 

L'année se découpe donc en 6 duo de mois saisonniers. Et le calendrier ne débute pas en janvier, mais en mars-avril avec le pré-printemps: le sikon. Printemps, naissance de quelque chose, naissance de l'année. Mai-juin, le vrai printemps se nomme miroskamin. L'été est juillet-août, et on l'appelle nipin. L'automne est septembre-octobre, nous y sommes, et on le nomme Takwakin. Le pré-hiver se dit pitcipipon et se trouve à être novembre et décembre. Et finalement janvier-février est l'hiver et se dit pipon. 

Le sikon est le temps des érables et des fontes de neige. Mes ancêtres faisaient des paniers en écorce et tendon d'élan croisé de gomme d'épinette bouillie. Ces paniers servent à toutes sortes de choses. On fait des sortes de matraques afin de mouler le sucre d'érable. On extrait de l'eau d'érable des arbres qu'on fait bouillir dans des pots d'aciers sur les feux. Le sirop d'érable sera éventuellement écrémé et filtré par un morceau de coton avant d'être coulé dans des moule ou verser sur des aliments, ou sur la neige restante. 

Le mikroskamin réunissant mai et juin annonce  davantage l'éveil de la nature comme le printemps le fait. Mai est le mois de la floraison et juin, le mois des fraises. La terre est de plus en plus visible, humide toutefois, et les oiseaux reviennent du sud. Le mikroskamin est la saison des grands voyages pour homme & animaux. Ironiniquement, je réalise qu'on y a souvent pris nos vacances à l'étranger. Mes ancêtres voyageaient dans le but de récolter des ressources naturelles utiles comme les poissons dans les lacs d'eau très froide, Les poissons les plus goûteux comme le saumon et trappent les rats musqués et les castors, chassent les canards et les perdrix et font des peaux d'animaux qu'ils transforment en toutes sortes de choses. C'est aussi le temps des canneberges, qui, une fois cueillies, se retrouvent dans des confitures faites maison.

Le nipin est l'épanouissement et le rayonnement de la nature. L'été. On chasse toujours le canard, la perdrix et le lièvre et on pêche toujours. On récolte toujours de l'écorce, concocte des plantes medecinales, et on cueille des petits fruits, dont des bleuets qu'on inclus dans plusieurs recettes car importante source de vitamine C, vitamine essentielle à la survie des ancêtres en forêt. Les canards sont plumés et les poissons éviscérés. L'écorce de bouleau servait à faire des meubles et des outils. Les bleuets étaient parfois transformés en sort de pâte semi-séchée qu'on allait garder pour l'hiver à venir. 

Takawakin est l'automne, donc septembre et octobre. C'est la saison où y est presque née ma mère qui est la source familiale Atikamekw. (elle est née à 3 jours de septembre) .La lumière du jour devient plus courte et les feuilles commenceront à tomber des arbres. C'est la saison des amours orignales et ce sont des escapades fatales pour les bêtes en temps de chasse. On fera encore des réserves pour l'hiver qui se pointera et avec la peau, créera encore toute sortes de choses, dont du linge, du revêtement et des cordages. Rien n'est perdu sur ce qu'on chasse. 

Novembre et décembre sont pitcipipon, le pré hiver. Les premières neiges tombent. Les animaux se bâtissent des abris. On y pêche davantage de bon poisson d'eau froide. C'est la saison où la fourrure animale est la plus fournie. On fait des manteaux. Les hommes, et certaines remarquables femmes, arrivaient à saisir les castors par les pattes sous l'eau, en direction de leurs abris, et les sortir de l'eau, capturés. 

Ça peut vous paraitre dur tout ça, mais c'est aussi une autre époque. C'était aussi de la survie. Ce que les autochtones n'ont jamais cessé de complètement faire. Et finalement, janvier, février, ce dernier mois où je suis même si j'était prévu en janvier, c'est l'hiver : Pipon.  Janvier est considéré le plus long mois parce que plus douloureux par le vent et le froid. Est suivi par le mois le plus cool court. Celui qui verra la marmotte sortir de sa hotte. On pêche encore car le poisson en eau froide est toujours le meilleur. On bricole avec ce qu'on a chassé dans les mois précédent, on fait des tapis, on travaille beaucoup de ses mains, on se pratique à chasser avec les enfants, on se pratique à faire des enfants pour se réchauffer...

La lune, dans la nuit arrivée très vite, se reflète sur les lacs glacés. 

On est actuellement dans mon mois préféré, le namekosi pisimw, le mois où la truite pond.

Sans dire que l'amoureuse est une truite, nos deux enfants y ont été créés. En fait...

...si j'y pense, elle a plutôt "pondu" nos deux amours 9 mois plus tard. Ce qui a été semé en octobre c'était le croisement de nos fécondités. 

On est 2 truites. 

Mais l'autochtone 4eme génération, c'est moi.

mercredi 23 octobre 2024

Page 32, Paragraphe 73

Il faut maintenant le dire sans gêne, les politiciens sont de la graine de criminel. Aux États-Unis, il y en a un qui se porte candidat présidentiel et la Cour du Mal Suprême des États-Désunis a validé qu'il serait désormais protégé criminel en fonction, si élu président. 

Ici, au Canada, on se prive de contrôles de sécurité.

En 1987, j'avais 15 ans. Des responsables légaux, probablement gouvernementaux, je ne sais trop, m'avaient rencontré pour me questionner à propos de notre ami Shoo Toukeel. C'est un passionné des armes de tous genre. On nous avait demandé, à quelques uns de ses proches, de leur parler de lui. Je me souviens d'avoir eu cette rencontre tôt le matin, suite à une nuit courte. Et j'avais été honnête. Brutalement honnête. Shoo était le plus "freak" d'entre nous. J'avais utilisé ce mot. On ne trouvait pas anormal qu'il soit passionné des armes. Il avait même une fois fait semblant de tirer un ami au fusil sur le terrain chez lui, cet ami se tirant au sol, feignant la mort, attendant une voiture "témoin" qui passerait sur son coin de rue, dans le simple but de faire paniquer le chauffeur, qui s'était effectivement arrêté, stupéfait, avant de réaliser la supercherie. Je leur avais raconté cette anecdote. 

 Je crois qu'il n'a pas eu cette autorisation de port d'armes légales. C'était un long processus et il ne passait pas l'étape 1. Il n'avait aussi, que 15 ans, sans être chasseur. Je ne lui ai jamais dit qu'on m'avait rencontré. On s'en était peu parlé, entre "rencontrés". Sinon pour admettre tout bas que ça avait été le cas. Sans plus de détails. Mais c'était très scrupuleux. Pour un nobody de 15 ans. Alors j'imagine que pour un dirigeant, ça doit être très inquisiteur les contrôles de sécurité.

Les recherches sur celui ou celle qui achète une arme ne devraient pas être surprenantes. Tout comme les "security clearance" chez les politiciens Canadiens, c'est-à-dire, les autorisations de sécurité. Qui sont des enquêtes sur votre personne afin d'être certains de ne jamais être victimes de chantage sur votre passé, vos allégeances, bref une simple validation de la bonne qualité et des bonnes intentions de votre personne. Il y a eu confirmation d'espionnage asiatique entre nos murs gouvernementaux, et même si il n'y avait rien eu, rien de plus normal que de confirmer que vous êtes quelqu'un sans squellettes dans le placard.

Bien entendu tous les leaders de partis politiques ont passé par cette enqu...OH! wait...non, un de ceux-là, a refusé. Le plus con. Pierre PoiLIEvre. Chef du parti conservateur canadien.

Dans le rapport sur l'ingérence aux dernières élections au Canada, à la page 32, au paragraphe 73, on a caviardé certains passages pour le public, confirmant qu'il y a eu escroquerie dans la course à la direction de la chefferie conservatrice impliquant des membres du parti conservateur. Escroqueries racisés puisqu'en provenance de l'Inde. Il y a aussi eu quelques mentions d'espionnage contre les Libéraux, ailleurs dans le rapport, toujours caviardés. Mais ce qui était caviardé pour le public a d'abord pu avoir été lu par tous les partis, sans être caviardés. Mais ils ont tous prêté serment de ne jamais divulguer quoi que ce soit, car ça pourrait mettre la sécurité des gens en danger et c'est même illégal de divulguer quoi que ce soit de par la loi canadienne. 

PP, ne VEUT PAS d'enquête sur boy's club. Ce qui laisse planer le doute qu'il serait peut-être lui-même impliqué. Mais aussi qui en dit long sur cette ignorance auquel il tient tant. Il scande depuis une semaine que "Justin n'a pas les couilles pour révéler les noms dans le rapport !!", ce qui est d'une ignorance crasse, car IL NE PEUT PAS révéler les noms qui sont dans le rapport. PP mise sur l'immense ignorance de ses partisans pour un appel au crime qui n'aura pas lieu. Justin est menteur comme les autres, mais pas 100% idiot. 

PP justifie sa non-envie de montrer patte blanche par " son désir de faire son devoir d'opposition sans restrictions"...

...En d'autres termes, c'est de la super bullshit. Il n'y a aucune restriction suite à cette enquête sur la sécurité. Sinon l'obligation de ne pas révéler l'identité des gens impliqué dans les parfums de scandale de ce rapport. Qu'il ne peut pas lire car il ne veut pas se soumettre aux contrôles de sécurité.

La Chine, l'Inde, la Russie, leur ingérence (prouvée en Amérique du Nord, au Canada comme aux États-Unis) est de semer le chaos. Rien de tellement plus. C'est un peu d'espionnage, mais surtout du chaos.

N'existe-t-il pas meilleur agent du chaos que Pierre PoiLIEvere en ce moment au pays ? 

Et pourtant, si les élections avaient lieues demain, ce serait lui le PM, au pays selon les sondages. Facilement.

Sa popularité au pays n'est à n'y rien comprendre. 

Les Canadiens sont ils si ignorants ? Si à l'aise avec les escroqueries ?

mardi 22 octobre 2024

Moments (avec le temps)

La dure coordination du temps des fêtes est entamée. Nos "jeunes" ne le sont maintenant plus tellement et les plus vieux sont mêmes professionnel(le)s sur le marché du travail. Dans la famille, il y a une tante infirmière en néo natalité, de nuit, la fille du beau-frère, aussi infirmière, mais de jour, dans sa première année d'activités professionnelles et ne pourra prendre les congés qu'elle souhaite nécessairement mais commence à en avoir une idée et finalement il y a notre fils, Monkee, qui lui est aussi dans sa première année de profession : paramedic. De nuit aussi.

C'est déplaisant parce que ça, c'est principalement le portrait juste du côté de ma conjointe. Du côté de ma famille à moi, sans avoir "3 médicaux" il y a aussi 3 néo-travailleurs qui n'auront pas forcément leurs congés les jeudi 26, vendredi 27, samedi 28 ou dimanche 29 décembre prochains. Mais le dimanche, pour le moment, rien n'est prévu. Certain(e)s, peut-être même moi, ne travailleront que le lundi 30 ou le 31. 

(...) qu...?

Qu'est-ce que je fais à vous parler de la cuisine Fingling/Jones ?

Je trouves la coordination du temps des fêtes difficile, mais en quelque sorte, je suis fort heureux de tout ce qui arrive à nos enfants, nos nièces, nos filleuls. Le temps passe, de plus en plus vite, et pour 5 sur le marché du travail, il y en a encore 4 qui étudient pour y arriver. 

Et la rareté nouvelles de ces moments où on arrivera à être ensemble au même endroit, en fera des moments fantastiquement magiques. Pour nous, parents dans la jeune cinquantaine, mais encore plus pour les grands parents, nos parents à nous, qui n'entendent plus des histoires d'enfants, mais des aventures d'adultes. Et ce scénario se répète chez tou(te)s nos ami(e)s proches qui vivent les mêmes choses. Et avec lesquels il devient aussi plus difficile de se coordonner. Le samedi 28 décembre prochain, on l'avait réservé entre ami(e)s cet été pour notre Noël/Jour de l'an commun. Mais voilà qu'on apprend que certain(e)s jeunes néo-travailleurs n'auront que ce samedi de congé. Enfin...

Je m'aperçois aussi, avec le temps, et ces 3 derniers mots sont très importants dans ce que je dirai, que les films, les musiques que j'écoutes, je savoure de plus en plus des "moods", des "vibes", l'atmosphère qui se dégage d'un visionnement ou d'une écoute. L'impact d'une consommation culturelle mentale et physique. Ce n'est pas que les yeux et les oreilles qui en sont stimulés, mais ce sont des sensations ressenties de la tête aux pieds. 

J'ai (re)vu The Last Picture Show de Peter Bogdanovich, Solaris d'Andrei Tarkovski, 2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick, Touch of Evil d'Orson Welles, Poor Things de Yorgos Lanthimos et dans tous les cas, j'ai si aimé le ton, la "vibe", que j'ai acheté le DVD. Pas Kubrick, que j'avais déjà depuis longtemps, mais tous les autres. Ils me placent dans un mood...C'est mon yoga personnel. 

Je magasine Gummo d'Harmony Korine, The Brown Bunny de Vincent Gallo, All The Real Girls de David Gordon Green, Stop Making Sense de Jonathan Demme, mais aussi de The Talking Heads, The Magnificent Ambersons d'Orson Welles et Vikings, de Stéphane Lafleur. 

Les trois premiers je l'ai ai vus il y a longtemps et j'avais beaucoup aimé. Mais pour l'instant, ils sont disponibles trop chers à mon goût. J'ai été patient avec d'autres DVD et l'ai ai eus à une fraction du prix. Le premier est un moment sudiste des États-Unis. Le second, un moment indépendant intime, un peu road movie, des États-Unis de Vinnie Gallo. Fort original. Le dernier est un chef d'oeuvre de trame sonore et un délice photographique dans une histoire qu'on dit "coming of age". Écrite d'un point de vue beaucoup trop masculin, mais mettant en vedette la toujours agréable Zooey Deschanel.

Stop Making Sense est un moment de la carrière de la formation musicale Talking Heads. Band que j'adore. Il est aussi, actuellement beaucoup trop cher. Mais je lis partout que ce serait parmi les meilleurs films sur un band de musique. Je ne peux pas ne pas aimer, Ne serais-ce que pour la musique. The Magnificent Ambersons est un film que j'avais vu à l'Université et dont la photographie, en noir et blanc, presque bleue, et le décor du 19e siècle, m'avaient amplement charmé. Le film est si rare, que c'est un défi de le trouver à un prix décent. 

Finalement, je l'ai souvent dit, Stéphane Lafleur serait mon ami. Le ton, les sujets, les distributions, l'écriture, les mise en scène, l'humour, les choix de Lafleur dans ses films sont si admirés de ma part, j'aimerais le rencontrer et lui en parler. J'ai tous ses films sauf le dernier. Il ne semble pas encore en vente. Je ne trouve que la série télé anglophone du même nom.

Mais j'ai les coordonnées de la maison qui l'a produit: Opale Films.  Je vais les appeler pour m'informer comment je mets la main dessus.

Pas Lafleur...son film.

Je réécoutes ponctuellement 4 films par an, tous les trois mois, depuis 3-4 ans. Chaque fois parce que le moment qu'il m'offre me rend tout chose. Inexpliqué. Sinon si agréable que c'était comme si je sortais d'une session de yoga. 4 moods.: The Cook, The Thief, His Wife & Her Lover, L'Année Dernière à Marienbad, Tu Dors Nicole et Inside Llewyn Davis.

Tous parce qu'ils me placent dans un mood...Le premier qui me ramène à 1989 et est de couleurs parfaites. Le second qui me fait planer. Ces deux-là, avec leurs longs travelings, donnant l'impression de manèges. Le troisième qui m'apaise entièrement et me fait rire avec aussi sa photo parfaite, sa distribution, sa errance. Le dernier dont la musique, le livre, la distribution, la photographie, le décor, l'humour, le sujet, la scénarisation, me plaisent tant. Encore une fois, on dirait parfois que l'hiver de ce film est bleuté. Et moi, amoureux de l'hiver...je suis gâté. Pourtant ce film offre une histoire qui se déroulerait à une époque (autour de 1961) où j'étais à 11 ans de naitre. Ce n'est pas un temps que j'ai connu. Mais ai l'impression d'en avoir un peu le pouls folk New Yorkais. Grâce au talent surnaturel des frères Coen. 4 errances à saisir.

"Avec le temps, avec le temps va, tout s'en vachantait Léo

Pas pour les jeunes dans nos familles pour qui, tout s'en vient.

Pas pour moi qui regarde un film comme une rencontre, et le réécoute comme on fréquente un(e) ami(e).   

Des ami(e)s qui ne m'abandonneront jamais.

lundi 21 octobre 2024

Miaw Miaw Miaw Miaw (ou Détournements)

Tik Tok est un peu tout et son contraire. Parfois on y trouve des trucs très intéressants, d'autres fois, on se demande, WTF ?

Depuis Trump, l'imbécilité est devenu tolérable. Le surréalisme au quotidien aussi. Sur les réseaux sociaux, je ne sais trop où en premier, la chanson de Billie Eilish oscarisée pour le film Barbie a été travestie en chanson...chantée par un chat. Enfin, des humains imitant le miaulement d'un chat. C'était aussi inexplicable et absurde que si je vous chantais le refrain de Shout de Tears For Fears avec un rot à chaque mot. C'est...amusant peut-être, je ne sais pas, parce que très étrange. La chanson de Billie (ni le film) ne fait aucunement références aux chats. Elle est titrée "Ce, pourquoi j'existe". C'est une question pertinemment féministe.

Billie Eilish est l'une des artistes que j'ai trouvé des plus intéressantes en 2024. 4 ablums ont été surjoués de ma part cette année. Celui de Boygenius, les derniers de Beyonce et Billie Eilish et le second de la formation The Smile, sorti très récemment.  J'ai appris à beaucoup aimer le trio de jeunes artistes de Boygenius, j'ai vu Beyonce d'un nouvel oeil, et continue de changer ma vision d'elle avec ce qu'on entend autour de P.Diddy, mais dont rien n'est confirmé, flottant dans le brouillard de la rumeur. Et Billie m'impressionne et gagne mon respect mois après mois. Vendant la musique et non le corps. Créant de l'aussi avant-gardiste que populaire. Elle créé de l'atmosphérique et du très mélodieux. Ce qu'elle fait avec sa voix me surprend. The Smile est une appendice de deux membres de Radiohead, dont on a pas annoncé la séparation, comprenant le chanteur et guitariste Thom Yorke et le guitariste/multi-instrumentalise Johnny Greenwood. Je les ai découverts sur scène par hasard il y a deux étés allant voir leur première partie, Alvays, sans réaliser que The Smile était 50% Radiohead, en les voyant sur scène. Un des mes meilleurs shows à vie. J'aime aussi leur second effort comprenant le morceau qui m'avait happé de loin dans la foule et fait s'ouvrir le ciel en me soulevant dans les airs, me faisant planer vers le Nord. 

Billie a fait un concert récemment dans la belle ville de Québec et un vidéo filmé dans les premières rangées, et qui s'est retrouvé sur la plate forme Tik Tok, nous fait entendre des spectatrices (surtout) chantant Miaw Miaw Miaw Miaw au lieu des paroles que chante la jeune interprète. On devine même un rictus de sa part et une prise de conscience qu'on est en train de détourner sa chanson. Billie a, à un certain moment, redonné à son public ce qu'il voulait entendre. Elle est formidable.

Ce qui l'est moins, c'est ce coude-à-coude entre Donald Trump et Kamala Harris. Le moustique intellectuel Elon Musk a promis de l'argent aux gens qui allaient voter républicains. Dur de ne pas y lire "acheter la victoire". Faut se pincer tous les jours afin d'essayer de comprendre ce qui se passe présentement à 15 jours de l'élection présidentielle. La démocratie mondiale n'a jamais été plus en péril. En Chine, on prépare les militaires...autour de Taiwan!

Taiwan n'a menacé personne. Taiwan est la Chine démocratique. La menace des Chinois, c'est la démocratie. Taiwan est indépendant depuis 1949. Mais comme la Russie envers l'Ukraine, la Chine ne l'accepte pas ainsi. Et on prépare, comme en Palestine, comme en Ukraine, du crime de guerre. 

La religion qui menace d'investir le gouvernement des États-Unis d'ici deux semaines est catastrophique. Pour les Femmes. Pour les immigrants. Pour les gens issus de la communauté LGBTQ+ de tous les âges. Pour les enseignants. Pour les droits et libertés. Pour la dignité Étatsunienne. Regardez cette photo, ici à gauche, et celle tout juste en bas, de l'Iran avant la dévolution religieuse de 1979. Les Femmes perdant leurs droits, aux États-Unis tout juste ici, en bas, n'est plus une menace, c'est commencé. 

On contrôle déjà leurs corps.  


Ces images historiques d'Iraniennes des année 70, pré-dévolution sont encore dure à ne pas faire mettre en colère. Les Femmes de ses régions ont tout perdu. Elles sont tenues en laisse. C'est ce qui guette tout pays faisant entrer la religion dans ses murs, au gouvernement. :La bande à JD Vance sont de cette eau. C'est un détournement de démocratie qui se pointe à égalité avec Kamala Harris dans les intentions de vote. 

Kamala Harris a été à la station de télé de propagande républicaine Fox pour une entrevue où elle a reviré come une crêpe l'intervieweur en citant chaque fois quand il trichait les faits. À la fin, on était pas certain si l'intervieweur était vraiment professionnel. On sentait qu'il y avait une femme responsable et présidentielle, et un poseur de questions secoué par une adulte mature.

Et pourtant les sondages n'ont aucunement bougés. Se sont même très resserrés. 

La promesse d'argent d'Elon (how are you gonna do that, mental midget with the I.Q. of a tennis post?) est survenue après cette entrevue. Ceux et celles qui ne veulent et ne voient que l'argent, croient en Trump, qui voudrait en déjeuner/diner/souper. Les tricheurs aussi favoriseront un maitre tricheurs. Et, je le vois en vieillissant, il y a beaucoup plus de tricheurs que de gens honnêtes dans la vie. C'est devenu subversif que d'être honnête de nos jours. On veut voter Trump car il fermera les yeux sur la triche. C'est son monde.

D'ici 15 jours, peu importe ce qu'on dira sur celui qui a dit qui ferait d'Elon Musk le ministre responsable "des coûts". Un nouveau département qu'il créerait, on aurait juste envie de chanter Miaw Miaw Miaw Miaw par dessus ses propos. 

Parce que l'absurdité, le délire, l'incohérence  ne viennent même pas à bout du clown qui se présente pour les Républicains. Vous l'avez entendu dire "Ashli Babbit was killed, nobody was killed" ?.

OUI, elle est morte Ashli Babbit. Une balle dans l'épaule. Elle était menace réelle dans l'envahissement au Capitol. NON, celui qui dit une chose et son contraire ne chute PAS dans les sondages après des propos aussi séniles. "L'ennemi intérieur" c'est calissement lui et son sale entourage. Ils doivent dégager du plancher des vaches.

Ce seront de longs 15 prochains jours. 

On craint encore le pire. 

Le jour le plus long étant le jour J. Le 5 novembre. 

Où ici, au Canada, on reste impuissant. 

Nous sommes chats, ils sont aigles pouvant nous agripper par le dos. 

Miaw Miaw Miaw, Miaw. 

dimanche 20 octobre 2024

Amy Heckerling

Amy est née dans le Bronx, à New York, d'une mère bibliothécaire et d'un père comptable. Ses parents sont d'origines juives. Avec deux parents qui travaillent, elle se considère enfant à clé. Chez sa grand-mère, elle regarde des films toute la nuit. Se passionne tôt pour le cinéma. James Cagney et les films de gangsters en noir et blanc. Elle ne sent pas cadrer dans l'école secondaire traditionnelle, ira donc au High School of Art & Design et vite, comprend qu'elle voudrait être réalisatrice de films. 

Fan finie du magazine d'humour Mad, elle pense aussi devenir journaliste pour ce magazine. L'humour sera une constante autour d'elle. Elle gradue en 1970, et ira au Tisch School of the Arts de l'Université de New York. Elle y aura comme collègue le futur réalisateur Martin Brest, et comme enseignant, le scénariste Terry Southern. Les comédies musicales qu'elle y tourne sont en contradiction avec les films politiques des autres élèves en pleine ère post-Watergate. Elle rejoint ensuite l'American Film Institute, comme son copain, Martin Brest. Elle fera des petits contrats de montage jusqu'à ce qu'elle soit impliquée dans un accident de voiture assez grave qui l'hospitalise, et la rendra légèrement amnésique, ce qui transforme son travail de montage en tâche impossible. 

Elle est co-réalisatrice sur un premier film dont l'autre réalisateur tente de sortir avec elle, tout le tournage. Quand elle refuse toujours à la fin, il garde les copies finales. Qu'elle ne retrouvera jamais. Mais son film sur une jeune femme qui vient à NY perdre sa virginité attire l'attention des éclaireurs de Paramount qui lui donneront sa première chance pour un long métrage.

Elle a accès à plusieurs scripts et c'est celui de Cameron Crowe, adaptant son propre livre sur ses observations à l'école secondaire Clairemont High School qui l'inspire. Le studio n'est pas convaincu de son choix. Femme réalisatrice, on aura toujours peu confiance en elle. Comme autour de trop de femmes, malheureusement. Elle se joint donc à Cameron Crowe pour réécrire une partie du film et tourne dans des délais raisonnables et après qu'on eut demandé à John Landis d'aller voir sur le plateau "si cette femme sait ce qu'elle faisait", ce que Landis confirme complètement. David Lynch a été un réalisateur qui avait refusé le projet, une fois réécrit par Crowe et Heckerling. C'est dire la confiance et le respect qu'on avait pour elle. Le film tourné pour 5 millions en fera gagner 50. 

Il lance les carrières de Sean Penn, Jennifer Jason Leigh, Judge Reinhold, Phoebe Cates, Forrest Whitaker, Kelli Maroney, Anthony Edwards, Eric Stolz, James Russo, Nicolas Cage (alors crédité de son vrai nom Nicolas Coppola) et Cameron Crowe qui y rencontre la guitariste de Heart, Nancy Wilson, qui y tient un caméo et qui sera son épouse dans 4 ans. En plus de faire un nom important à Amy Heckerling, elle-même. Alors que les producteurs plus âgés souhaitaient une trame sonore des Eagles, la jeune Heckerling de 27 ans se bat férocement pour y mettre du Oingo Boingo. Après avoir suggéré The Go-Go's, Fear, Talking Heads et les Dead Kennedys. Fast Times at Ridgemont High deviendre film culte. 

Elle se fait alors proposer des tonnes de films d'ados ou de filles voulant perdre leur virginité mais préfère tourner une satire de films de gangsters avec Micheal Keaton, Danny DeVito et Peter Boyle. Le film sera un échec. La satire est trop précise parodiant les films de gangsters des années 30. Quand Brian DePalma, qui vient de tourner Scarface, voit le film, il s'amuse comme un fou, mais peu comprennent les références. 

Avec le temps. ce film, gagne aussi un certain statut de film culte.

Comme elle s'y connait en comédie, on lui propose National Lampoon's European Vacation. Qu'elle tournera parce qu'elle a besoin de $ou$. Tourné pour 17 millions, il générera 78 millions. Ce qui ramène Amy parmi les valeurs certaines. Les critiques sont terribles et Amy n'aime pas le résultat final non plus, mais le public est au rendez-vous. Ayant une liaison avec l'homme marié, le comédien et réalisateur Harold Ramis, elle a de lui, une fille. Ramis se présente à l'hôpital avec sa fille de son mariage, qui ne comprendra jamais pourquoi il y sont. Le bébé restera un secret et ça inspirera son prochain projet, une autre comédie, qu'elle veut elle-même écrire cette fois. 

Et ce sera non seulement inspiré de ce qu'elle vient de vivre avec Ramis, mais aussi, un immense succès rapportant 39 fois et demi sa mise initiale. Amy réalise deux de ses rêves. Celui de faire un long métrage un jour, fait il y a 5 ans, et 4 fois depuis, et celui d'avoir un hit "d'hommes" pas un succès de "femmes" à 50 millions, mais un succès de plus de 100 millions. Elle réussit avec presque 300 millions. Elle est alors poussée à concocter une suite qu'elle co-écrit avec celui à qui on fera croire à sa fille, qu'il serait son père. (Ça lui sera révélé adulte, quand Ramis admet aussi à sa fille que le trou de cul dans ce film, c'est inspiré de lui). Le film est moins bien reçu mais franchit encore le 100 millions avec 120 millions de recettes. Elle ne sera que productrice pour le troisième volet qui perd plus de 10 millions en recettes. Les suites, c'est 9/10 de la merde. 

Souhaitant réécrire son prochain projet, elle adapte un de ses livres préférés, Emma, de Jane Austen. et modernise la narration dans une école secondaire, avec ce qu'elle croit être une série télé, avant qu'on lui dise que c'est plutôt un très bon film si elle le voulait. Et ça le sera. La distribution du film, pour lequel elle se bat durement, est parfaite. La comédie devient encore culte et rapporte plus de 7 fois son investissement. Ce sera brièvement une série télé dans laquelle Amy s'implique aussi. Avec une distribution légèrement changée.  

Quand deux anciens de Saturday Night Live veulent faire leur Mike Myers/Dana Carvey en important leurs personnages de l'émission dans un film, c'est à Amy qu'on demandera de le produire. Le film sera encore un gros succès. Elle sera productrice exécutive pour un film de John Dulgan mettant en vedette Elisabeth Shue dans la peau d'une autiste, qui ne fera pas ses frais. Le projet suivant qu'elle scénarise, tourne et produit est une histoire inspirée du film The Appartment, oscarisé 5 fois, mettant en vedette Jack Lemmon et Shirley MacLaine, en 1960, et qui est enregistré dans la mythique Librairie du Congrès des États-Unis. Le film est très mal reçu des critiques, mais fait trois fois son investissement avec 24 millions de recettes. C'est un retour aux comédies adolescentes pour Heckerling. 

Son film suivant sera difficile car elle prend en même temps soin de ses 2 parents malades. Bien qu'elle tourne avec Michelle Pfeiffer et retrouve Paul Rudd, à qui elle avait offert ses débuts en 1995, elle n'arrivera pas à vendre son film à des distributeurs. Elle tournera un épisode de l'adaptation Étatsunienne de The Office. Tournera souvent pour la télé entre 1986 et 2020. 

Son dernier projet sur film est Vamps, mettant en vedette Sigourney Weaver et Alicia Silverstone en vampires co-locataires vivant à New York et son dernier projet télé a été les 10 épisodes de la série Royalties. Clueless serait adapté de sa main en comédie musicale off-Broadway

Amy a gagné pour Clueless le prix du meilleur scénario de la part de la National Society of Film Critics. A aussi été nommée, pour le même film, pour son scénario, par la Writers Guild of America

En plus de recevoir la médaille de l'American Film Institute pour l'ensemble de son oeuvre. 

Finalement, il y a 25 ans, elle recevait aussi le Women in Films Crystal Award pour avoir été éblouissante dans le rayonnement et l'épanouissement de la Femme dans le monde des films et du divertissement. 

Amy est remarquable. Elle a eu 70 ans, au printemps dernier.

Le tournage de Clueless a 30 ans cette année aussi.