dimanche 7 avril 2024

Israël & Russie: Nations Terroristes

"Are we the last one left alive ? Are we the only human beings to survive ?"


La guerre est toujours outrages par dessus outrages. 

L'attaque contre les 7 employés du World Kitchen Center, en Palestine, qui a fait 7 morts est un nouveau crime de Guerre d'Israël, génocideurs de Palestine. Un militaire d'origine Québécoise y est mort pour rien. Un autre ange, un Étatsunien, est aussi mort dans la lâche attaque sur camion identifié. 

Mais parce qu'une personne Étatsunnienne y a trouvé la mort, une rareté s'est produite, les États-Unis se sont "fâchés". Et ont "monté le ton". L'idée de restreindre les ressources aux militaires Israéliens, car ils sont bons complices du génocide anticipé, a même été évoquée. On est resté vague partout et c'était beaucoup de fumée se voulant brouillard. Par brouillard, je veux dire impressions. On veut donner l'impression qu'on rugissait mais c'est manipulation. Biden prétend qu'il a exigé des mesures plus strictes entourant la prévention des morts civiles Palestiniennes, et a aussi dit qu'il a demandé que la sécurité des travailleurs humanitaires soit resserrée. 

Mais ça, c'est comme un directeur d'école qui dirait qu'il faille ne plus intimider ses camarades scolaires, après une échaffaurée, si il ne fait que le dire sans punir, c'est du vent. Les États-Unis, qui sont aussi Israël, veulent cette position géographiquement stratégique sur la planète. Avec ses ennemis proches.

Anthony Blinken, secrétaire d'État, a pour sa part dit que si un cessez-le-feu n'était pas imminent, il y aura des changements politiques. 

Pas de danger que le boucher Nathanyahou soit inquiéter. Ce qu'on souhaites, c'est d'emblée des morts palestiniennes. Les effacer des lieux. Ceux qui prétendent le contraire se font croire toute sorte de choses qui n'ont pas prise dans la réalité.

Ce que Biden & Blinken ont fait cette semaine était ce qu'on appelle "une posture verbale". Mais rien ne se passera de vraiment concret. Israël reste tout de même sur la route de l'effacement palestinien et si ça doit inclure quelques dommages collatéraux comme ça, ils feront diharée verbale quelques jours (comme maintenant) mais la pluie d'assassinats continuera. Le prétexte du massacre de je ne sais plus trop quant était parfait pour eux, ils veulent enfin posséder tout le pays.

Qui n'est pas le leur.  Il est là le problème. On veut la mort Palestinienne, On veut continuer à déraciner. Le massacre contre les Israéliens dans un festival, c'était du désespoir. Depuis, c'est du génocide. 

Pourquoi n'a pas plus été décrié le crime de guerre du massacre du 29 février dernier où à Gaza, on distribuait de la farine et des denrées de survie alimentaires et qu'Israël en a profité pour tirer dans le tas de gens affamés tuant 118 Palestiniens, en blessant 760 autres, dont des travailleurs/travailleuses humanitaires ? Ça, et toutes les morts palestiniennes qui suivent et précèdent, ça n'a pas la valeur des morts Israéliennes du festival de musique. Soutenir aveuglément Israël ne peut plus être possible

Il serait aussi temps de régler la question Ukrainienne. Ce sont 772 jours d'attaques qu'esquivent tant bien que mal l'Ukraine de la part de la Russie depuis 2022. 

Nous sommes plusieurs à suivre cette Ukrainienne qui nous parles de la situation là-bas tous les jours sur Instagram et Threads (probablement X et Tik Tok aussi), qui sert aussi d'enseignante de la langue ukrainienne et de radar pour certains là-bas puisqu'elle tient un journal des attaques à l'heure près sut les endroits à éviter et les endroits plus sécuritaires et les menaces anticipées. C'est très en direct. On s'attend presque à voir les murs trembler quand elle nous parle en direct. 

Elle était tout simplement absente des réseaux sociaux depuis une semaine. Nous étions beaucoup à penser que, ça y est, elle est probablement morte de cette indécence russe. 

Elle est réapparue hier. citant qu'elle devait prendre du temps pour elle-même. Retrouver sa tête. Qu'elle nageait peut être dans le burnout. L'épuisement en somme, c'est certain.

Quand on pense peut-être mourir un peu n'importe quand, sans possibilités d'être trop prévenu avant, alors qu'on est dans la vingtaine/trentaine, dans une violence brutale, bruyante et chaotique, ça doit effectivement fatiguer plus que la moyenne des ours.

L'animal national de la Russie et l'ours brun d'Eurasie.

Celui de l'Ukraine serait le lynx carpathien.    

 Ces animaleries doivent tellement cesser. 

La guerre ne fait jamais de gagnants. 

samedi 6 avril 2024

Dune, Dune, Dune, & Dune

Le matériel source: 

Écrit sur 3 ans par Frank Herbert entre 1963 et 1965, le livre de science-fiction sera culte. Il raconte (en 5 suites aussi) la société interstellaire où un jeune Paul Atreides et sa famille acceptent l'intendance de la planète Arakis, largement désertique et dont l'épice secrète alimente les capacités et habiletés mentales de tous et chacun. Politique, religion, écologie, technologie et émotion humaine, Herbert, avec son premier roman, The Dragon in the Sea, avait anticipé les dérèglements climatiques. Avec autant d'intelligence, dans Dune, il déploie les courroies du pouvoir entre contrôle de la planète Arakis et gestion des épices qui s'y trouvent. Une allégorie qu'on pourrait facilement trouver pétrolière. 

Influencé par T.H.Lawrence et ses élans messianniques et mystiques, Herbert discutant du futur du Nord de l'Afrique avec un autochtone, devenait pessimiste et incertain du sain développement des lieux. L'autochtone lui faisait réaliser que l'Afrique du Nord pourrait être englouti de dunes un jour. Herbert y était alors pour un reportage dans un magazine sur les dunes. Herbert s'est aussi beaucoup inspiré pour son arc narratif de Lesley Branch qui racontait le conflit musulmano-russe du milieu du 19ème siècle dans The Sabres of Paradise, en 1960. 

Herbert a aussi confessé avoir beaucoup expérimenté avec la psilocybine qui l'a placé sous influence et qui lui a donné toutes sortes d'idées comme ce ver des sables qu'il a vu dans ses "voyages" personnels. 

Dune présente comment les humains et les institutions peuvent changer avec le temps. Comment l'évolution et la régression marchent parfois côte à côte. Herbert est né en 1920 et est décédé le 11 février 1986, à l'âge de 65 ans, suite à une chirurgie tentant d'enrayer un cancer du pancréas.

La première adaptation cinématographique:

D'abord offerte à David Lean, qui après tout avait fait du chef d'oeuvre du désert, les droits appartiennent à un producteur qui les as jusqu'en 1974. Mais ce producteur décède en 1973, ce qui libère aussi Lean du projet. Alejandro Jodorowski développe beaucoup de visuel avec une fameuse équipe et Ridley Scott est aussi, un temps attaché au projet d'adaptation. Mais le premier est trop "spatial" lui-même et le second fera à la place, Alien, suivi de Blade Runner. Pas mal quand même. 

Arrive David Lynch, qui a connu un certain succès avec The Elephant Man, mais surtout, qui n'a pas assez d'ego pour contrer les envies des producteurs. Ce sera le gros problème, les producteurs. L'un d'eux est Dino de Laurentiis et il confie à sa fille Rafaella, la majeure partie de la production. La consigne est claire, on ne devra pas défoncer le budget et rentrer dans son argent. Tout sera cheap, et ça paraitra dans les effets spéciaux qui ont mal vieillis. Mais la distribution est fameuse et surtout internationale. 

Francesca Annis, Kyle MacLachlan, Leonardo Cimino, Brad Dourif, Virginia Madsen, José Ferrer, Linda Hunt, Freddie Jones, Richard Jordan, Silvana Mangano, Everett McGill, Kenneth McMillan, Jack Nance, Sian Phillips, Jürgen Prochnow, Paul Smith, Patrick Stewart, Sting, Dean Stockwell, Max von Sydow, Alicia Witt & Sean Young.

La cinématographie est tournée par l'excellent Freddie Françis, avec lequel Lynch venait de tourner pour The Elephant Man, mais l'une des vraies vedettes de ce film est la direction artistique. C'est un film qui ne fonctionne pas narrativement car les producteurs ne voulaient pas plus de 2h17 de durée, mais le voyage est formidable à mes yeux. Même si au box office, il n'a pas rempli les promesses voulues. Le film est entièrement entré dans ses frais, mais on est resté déçu du résultat final. Lynch le premier se jurant de ne plus jamais faire de films avec les grands studios ou sans avoir le dernier mot sur le montage final. Personnellement, j'adore encore. Parce que Lynch, il me rejoint entièrement, entre autre. Le film sort en 1984. J'ai acheté le Blue-Ray. L'art peut toujours te parler, même en restant absurde. Lynch réussit avec moi ainsi. 

 

La seconde adaptation cinématographique:

Après avoir tourné une suite passablement réussie de Blade Runner, le réalisateur Québécois Denis Villeneuve a le feu vert pour adapter et tourner, en plus d'un film, rien de moins, une nouvelle version de Dune, couvrant davantage de l'univers d'Herbert. 

Dès 2016, il confessait avoir le rêve d'adapter ce livre culte au cinéma. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde, la patronne de Legendary Pictures lui a proposé de réaliser ce rêve en deux films. Ce qu'il a fait présentant la première mouture en 2019. On peut nettement voir qu'il est amoureux du contenu et le connait superbement bien. Il arrive même à "transformer" (pas tant que ça, c'était là aussi), l'allégorie du film en critique du capitalisme. Villeneuve tenait absolument à faire de ses deux films des récits initiatiques. C'est, pour ma part, si réussi, que j'ai aussi acheté après avoir vu en salle à sa première. 

On y couvre narrativement à peu près la moitié du premier tome. C'est visuellement époustouflant.

Le dernière adaptation cinématographique:

Mes vendredis sont des horreurs. Je l'ai souvent confessé ici. Mais en même temps, j'étais beaucoup trop excité par la sortie du second volet de "D'nni Villenoof", le vendredi 9 février dernier quand son second film a été lancé en première et me suis faufilé dans la foule de Montréal qui allait y être. 

La fatigue accumulée de ma semaine + mon vendredi fou habituel, j'ai été con d'aller voir un film dans une telle foule, un film aussi long. J'ai plusieurs fois lutté contre le sommeil qui m'attaquait. Pas parce que le film m'ennuyait, parce que mes batteries mentales déchargeaient à grande vitesse. 

J'avais besoin d'épices. Je ne croyais pas avoir dormi en visionnant le film, mais quand j'ai vu que Christopher Walken s'y trouvait, ce que j'avais complètement oublié (dormi ?) j'ai sacré.

J'ai assurément dormi christ. Je me rappelle avoir trouvé que la Femme n'était pas que décorative dans ce film et que oui, ça, c'est le futur. Je me rappelle également que je trouvais qu'il y avait une certaine poésie dystopique. Ça m'a aussi ravi.

Je me rappelle finalement que le film m'avait semblé plutôt un pont vers un troisième.

Dune Messiah, annoncé pas plus tard qu'avant-hier. Et que "Villenoof" tournera aussi.

Je devrai donc le revoir.

L'acheter aussi. 

Ouais, vais l'acheter pour compléter mon petit lot Blade Runner, Blade Runner 2049, Dune(Lynch), Dune (Villleneuve) Dune Part II (Villeneuve).

...et Dune Messiah peut-être un jour. 

vendredi 5 avril 2024

Taxe CarBONNE

"Axe the tax" disent-ils.

Jolie allitération.

Mais ce que fait Pierre Poilièvre est Axe the facts. (en général)..Encore une fois, son jugement fait défaut. La taxe carbone existe depuis 2007. Rien de nouveau. Instaurée par...tiens ! un CONservateur. Qui ne donnait rien en retour. Depuis 2019, Trudeau redonnes. Oui, Trudeau redonnes. 

Les visages de l'ignorance prennent les rues. Et le dompteur Poilièvre s'amuse à les fouetter.

Calisse qu'ils ne la comprennent pas la taxe carbone. Surfant sur cette ignorance crasse: Pierre Poilièvre, qui compte beaucoup sur les illettré(e)s du pays pour se faire élire Premier Minus du Canada. C'est lui qui chante le refrain le plus fort. Mais pas de danger qu'il nous parle du détail des reproches. 

Personne n'est forcé d'aimer l'idée de la taxe carbone, mais au moins comprenez ce contre quoi vous êtes si contre, calisse.  La taxe carbone offre un rabais à tout le monde

Tout 

le

monde

canadien.

Pensez à cette analogie qui compte en arriver aux mêmes résultats. Les bouteilles et la cannettes sont recyclées. Le gouvernement te donne de l'argent en t'encourageant à recycler bouteilles et cannettes au lieu des les envoyer aux vidanges. L'objectif est de faire changer nos habitudes.  Dans le cas des bouteilles ou des cannettes, vous recevez des cennes. Mais dans le cas de la taxe carbone, instaurée sous le CONservateur Stephen HarPEUR (sic) d'ailleurs, qui ne donnait rien en retour, dans le cas de la taxe carbone, dis-je bien, c'est entre 80 et 90% de ce que vous avez payé qui vous reviendra. 

Le montant du rabais dépend de chaque province. Et il varie selon quelques facteurs. Si vous avez des enfants, la province dans laquelle vous vivez, comme le Québec, unique province double taxée, si vous vivez seul ou en couple, vous avez même un rabais supplémentaire si vous vivez loin ou en milieu rural. Vous allez payer cette taxe uniquement si vous achetez de l'énergie fossile. Si vous dépensez moins en énergie fossile, vous pairez moins de taxe carbone. C'est d'une logique implacable. Mais ce rabais paraitra aussi beaucoup plus dans vos investissements. L'idée, comme pour le recyclage est de faire changer les habitudes et de nous faire tourner vers les solutions plus vertes. 

Changer ses habitudes, c'est prendre le transport en commun, le vélo, travaillez à domicile, faire du co-voiturage, acheter électrique ou hybride, et encore là, le rabais s'appliquera chaque fois que l'essence sera impliqué. En Europe, un programme duquel on s'est inspiré, les émissions de carbone ont chuté de 15,5% en 2023. Grâce à une taxe carbone. Un record. 

Les rabais sont pour tous peu importe les conditions salariales. Le pauvre autant que le riche verra le rabais s'appliquer sur ses achats. Donc la personne qui fait moins de 50 000$ et celle qui en fait plus de 250 000$ par année, auront droit au même type de rabais. Mais la personne qui gagne plus de 250 000$ a beaucoup plus chances de consommer beaucoup plus aussi. Et celle qui gagne peu, de bénéficier davantage.

Donc tous ceux qui crient contre la taxe disent aussi un peu "Cessez de taxer les riches!". Assez peu de ses crieurs le sont, riches, et encore plus ne réalisent pas contre quoi ils/elles s'insurgent.

Cette taxe est loin d'être LA solution pour renverser les données atroces en ce qui concerne le climat mondial et canadien, mais c'est au moins ça, et ça propose d'être payant pour nous tous. Ce ne sont pas les CONservateurs qui vont vous détaillez les politiques climatiques, ils sont en général plutôt ignorants choisis en ce qui concerne les enjeux environnementaux. Ils ne voient que l'argent à y faire et l'environnement n'est pas un milieu (comme les écoles, les hôpitaux) pour y faire de l'argent. Étrangement, on choisit de ne pas voir l'argent qu'on pourrait faire avec ce rabais qu'est la taxe carbone.

Quand ils crient axe the tax entre deux Fuck Trudeau, ce qu'ils disent aussi est "Cessez de taxer les riches pollueurs !" mais surtout, "Je ne veux pas mon chèque! ".

Faisons une affaire ensemble si vous le voulez bien. Si vous ne voulez pas de ce chèque, donnez-le moi svp.

Vous n'en vouliez pas, ça ne devrait pas vous affecter tant que ça.

Les buveurs de kool-aid ont des oeillères. Ce sont eux qui s'insurgent. Soyez donc informé(e)s.

Crier contre les nuages ne devrait pas faire oublier que derrière, y a le soleil. 

jeudi 4 avril 2024

Femmes aux États-Unis

Elles sont Femmes aux États-Unis, donc payées 83 sous sur le dollar que fera l'homme qui fera l'exact même boulot.

Elles sont Femmes aux États-Unis, ne peuvent donc pas resentir une seule émotion sans se faire qualifier d'hystérique.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles passent plusieurs années non diagnostiquées car les médecins ne les croient pas tout de suite. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, leurs droits sur leur propre corps sont décidés par des hommes sans diplômes médicaux. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles paient un peu plus d'assurances sur les articles en lien avec les menstruations considérés comme "des besoins de luxe".

Elles sont Femmes aux États-Unis, on s'attends d'elles que le souper soit sur la table à 18h30 même si elles ont travaillé toute la journée, parfois jusqu'à 18h00. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, quand elles sont victimes d'harcèlement, on ne les prends pas au sérieux, jusqu'à ce qu'elles en meurent, et parfois, même mortes, on ne pense pas les prendre au sérieux davantage. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles font le menu du temps des fêtes, la gestion familiale des soirées du temps des fêtes, la cuisine du temps des fêtes, le magasinage du temps des fêtes, l'emballage des cadeaux, même si son propre bas de noël sera peut-être vide.

Elles sont Femmes aux États-Unis, où c'est beaucoup plus facile d'avoir accès à un fusil que d'avoir accès à un médecin.

Elles sont Femmes aux États-Unis, leurs grossesses ont plus de droits qu'elles.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles se feront dire qu'elles en feront trop et pas assez, souvent le même jour, et parfois par la même personne.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles se videront le coeur sur quelque chose qu'un (ou 4) mansplaineur leur expliquera qu'elles se trompent.

Elles sont Femmes aux États-Unis, quand elles se font agresser, elles se font dire que c'était en raison de qu'elles portaient comme linge. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles n'auront que 6 semaines de congé après avoir porté un enfant et l'avoir accouché quand au Canada plus haut, elles en ont le double, minimum.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles seront la plus grande athlète de l'histoire de la gymnastique, mais si elle est mariée à un athlète, ce sera encore lui, la plus grande vedette.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles pourront être drôles, mais faudra aussi qu'elle soient capable d'être sexy en même temps. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, si elles éprouvent une certaine frustration, elle a fort probablement ses règles.

Elles sont Femmes aux États-Unis. l'unique nation moderne et prétendue civilisée sans programme payé pour les Femmes enceintes tout en ayant des murs d'interdits au niveau de l'avortement.

Elles sont Femmes aux États-Unis, où les employées devenues maman seront des fardeaux d'absentéisme, mais où les hommes devenant papa, sont perçus comme sympathiques et fiertés d'entreprise.

Elles sont Femmes aux États-Unis, les pères fondateurs de la constitution ont interdit à celles-ci d'avoir la même protection civile que les hommes et ce jusqu'à ce jour, puisque la (contaminée) cour suprême des États-Unis garde les choses ainsi sans objectif de changer quoi que ce soit.

Elles sont Femmes aux États-Unis, et je ne crois pas que je verrai une Femme présidente de mon vivant. il me reste entre 10 et 25 ans à vivre, selon moi.

Elles sont Femmes aux États-Unis, quand elles font des vidéos sur leurs propres conditions les gens ne se gênent pas pour leur suggérer de se suicider. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles peuvent entendre un ogre homme dire que les Femmes attirantes doivent se faire prendre par la chatte et voir ce même porc homme devenir président.

Elles sont Femmes aux États-Unis, quand elles sont financièrement indépendantes, elles sont "gère-mène" si elle sont dépendantes du salaire de leur conjoint elles sont profiteuses.

Elles sont Femmes aux États-Unis, leur gouvernement préfèrerait les voir mourir que de les faire prendre des décisions sur leur propre corps.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles sont putes et agaces si elles portent des jupes et tellement prudes ou lesbienne quand elles ne le font pas. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles ont besoin de la permission de leurs maris pour certaines chirurgies.

Elles sont Femmes aux États-Unis, si elles réussissent en entreprise, elles ont couché avec quelqu'un pour s'y être rendues, pas question qu'elles aient travaillé fort pour s'y rendre.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles peuvent faire de la prison si elles font une fausse couche jugée louche.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles se feront rabaisser pour ne pas avoir dénoncé une agression, mais ne se feront pas croire quand elles le feront.

Elles sont Femmes aux États-Unis, quand elles parlent d'inégalités, on leur dit qu'elles se plaignent trop.

Elles sont Femmes aux États-Unis, elles peuvent perdre la garde de leurs enfants au même homme qui les aura abusé. 

Elles sont Femmes aux États-Unis, et maintenant elles n'auraient pas le droit de chanter du country après avoir chanté de la pop, encore moins si elle est humaine à la peau noire.

Ce ne sont pas seulement nos Femmes du Canada qui sont formidables. 

C'est surtout les mâles d'en bas qui sont moins que minables.

Moins

que

Minable.

mercredi 3 avril 2024

Révélateurs de Vraie Nature

Depuis les réseaux sociaux. depuis Trump aussi, il y a eu multitude de révélateurs sociaux qui se sont multipliés avec accès faciles et rapides. 

Je m'explique. Vous dites quelque chose comme Eric Duhaime fait reculer la société sur les réseaux sociaux ou CHOI RADIO X c'est de la radio poubelle, vous avez une dizaine, une vingtaine de gens qui vous répondent en les défendant, vous les bloquer. Il y a de plus en plus matière à division depuis presque 10 ans. Ce n'est pas de la culture de l'annulation, enfin oui, mais au quotidien, dans la vie de tous les jours, tu choisis toujours ceux et celles avec qui tu aimes t'entourer, interagir et interchanger, et en général les gens avec lesquels tu sens que tu coulerais, tu ne nages pas avec. 

Après une tuerie quotidienne Étatsunienne comme il y en a tout le temps, j'avais répondu à un dweep qui disait avec une certaine violence que le problème n'était pas les armes à feu, aux États-Unis, que c'était les gens. Je lui avais simplement répondu que la réflexion n'était pas assez poussée, que c'était les gens déséquilibrés ayant accès facilement aux armes à feu. Des gens déséquilibrés, il y en a partout sur terre, mais un accès facile aux armes à feu et pouvoir répondre de ses pulsions avec, c'est d'une facilité directement liée aux tueries. Je ne cherchais pas à l'insulter, je ne faisais que libérer une pulsion à moi, une envie de raison devant l'irraisonnable. 

Il m'a répondu avec agressivité en me criant des noms en lettres majuscules et en précisant que tous les tueurs étaient des transgenres. J'ai cru à une blague. Peu importe, j'ai bloqué. Pas de temps à perdre avec ça. 

Les réseaux sociaux sont de majeurs révélateurs de vraie nature. La semaine dernière, un cousin à moi de l'Alberta a publié sur Facebook une photo de lui en compagnie de Pierre Poilièvre. Citant qu'il prenait une photo avec une légende qui allait enfin devenir premier ministre. Je l'ai bloqué. Il ne s'agit pas de la première fois que je le le lis dire des inepties de la sorte. En allant lire sa soeur, ma cousine, j'ai vu qu'elle logeait à la même enseigne. Du Fuck Trudeau à la pelletée. Son amoureux à elle est aussi de l'Alberta. Je l'ai bloquée aussi. Ça m'a un peu agacé. Bloqué du nobody, ça importe peu. C'est enlever une poussière de son épaule. Mais bloquer de la famille, ça touche un peu plus. C'est une égratignure. La division c'est fâcheux. Mais parfois aussi, heureux.

Les racistes, les incels, les misogynes, m'ont inspiré une écoute.

Ce qui m'a impressionné, la semaine dernière, c'est la sortie du dernier album de Beyonce Knowles. Cowboy Carter.  L'album suggère quelques chansons country et quelques reprises de morceaux connus. Intelligemment réajustés et adéquats. Jolene chez Dolly Patton ne voulait voir son coeur se briser. Beyonce protège cette même Jolene de sa famille. La femme est moins victime. Plus 2024. Je n'ai pas souvent écouté sa musique, mais son dernier album, je l'avais écouté et j'ai aussi posé une oreille sur celui-là. Ce que j'avais entendu d'elle comme premier extrait me plaisait

Parce que j'ai vu les réseaux sociaux s'enflammer. Plusieurs versions de "restes sur ton terrain, fille, le country, c'est pas ton carré de sable". Du bloc facile à faire, mais beaucoup beaucoup BEAUCOUP de blocs. 

Ce racisme, cette misogynie déguisée s'est déclinée sous plusieurs formes, au point que j'ai fini par lire au bout d'un exposé sur "les humains à la peau noire ne devrait pas faire de la musique country" tenez vous bien... que le viol était promu dans la tenue de Beyonce sur les pochettes révélant beaucoup plus de peau que de linge. Ce qu'omet de souligner ces critiques jalouses et envieuses de probables incels, c'est que Beyonce brille sur cet album croisant gospel, soul, pop, country, western, opera, house, jersey club, bluegrass, slide guitar, classic rock, hip hop, blues, rock, R & B, zydecho, fado, funk carioca & folk.

Son dernier album, (J'avoue que je ne connaissais qu'un seul des autres) est tout simplement formidable. Je ne m'attendais pas à autant de guitares chez elle.

Merci de votre purin mental, troll haineux du web. Vous m'avez convaincu d'explorer une artiste que je sous estimais.

Et de me faire une liste de lecture de tout ce qui me plait de la dame. 1h30.

Qui comprend beaucoup de ce dernier album. (8)

L'écho du racisme et de la misogynie des gens d'en bas (et d'ici), m'a fait m'intéresser comme elle le mérite à une très bonne artiste.  

Ne tombons pas dans le piège du trollisme d'incel par ici. 

Et des blancs qui se plaindraient de ce que les noirs "leur volent" en musique c'est comme un caucasien qui plaindrait qu'un autochtone lui volerait sa terre. Avalez vos hosties de faces. 

mardi 2 avril 2024

CINEMA PARADISO**********REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky

(Poisson d'avril hier :)) Aucun accident, sans goût, je sais, c'est de la foutaise, juste 2 publications le 29. Egaré.Désolé pour l'humour niais.

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: le cinéma !

Je l'ai surconsommé (le fait toujours), étudié, en fût diplômé, y ai travaillé, fût primé, m'en suis retiré, mais on ne pourra jamais retirer le cinéma de ma personne.

Je vous parles d'un film qui m'a marqué par sa réalisation, ses interprètes, sa cinématographie, son histoire, son sujet, son traitement, son audace, bref je vous parles d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix que que bien souvent, j'ai dans ma vidéothèque personnelle, en Blue-Ray/DvD.

REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky

Fincher, Nolan, Aronofsky, je dois vous admettre, je mélange souvent les trois réalisateurs. Ils sont tous trois nés dans l'image, ont trempé dans l'univers de la publicité et ont développé un talent pour la cinématographie et le montage indéniable.  

 Le premier film d'Aronofsky était fameux dans sa manière de présenter une contorsion du prisme de la réalité chez son héros. Son second ici, trempé dans l'univers des consommateurs de drogues, est brillant dans sa manière de nous faire reproduire et sentir ce que ses personnages resentes, vivent, ou veulent resentir dans la crainte nerveuse. L'ouverture est choquante. 

Un jeune homme (Jared Leto) voit sa mère (Ellen Burstyn-extraordinaire) enchainer la télévision au radiateur car son fils lui subtilise absolument tout ce qui pourrait avoir une valeur afin de le revendre dans des pawn shops et faire un peu d'argent pour se payer sa drogue. Pour lui ou sa copine (Jennifer Connelly), qui elle, fait l'escorte pour encore plus d'argent. Le meilleur ami (Marlon Waymans dans un fameux contre-emploi) est aux prises lui aussi avec les dépendances associées à leurs consommations, et tout le monde est en mode survie. Ce dernier se pense dans le trouble, mais le personnage de Leto le sera davantage. Et celui de Jennifer a un arc narratif pathétique. Et spectaculaire. Avec insistance sur 3 lettres du milieu du mot spectaculaire.

La télévision de Sara (Burstyn), mère d'Harry (Leto) est sa dépendance à elle. Elle s'investit tant dans ce qu'elle écoute qu'elle y plonge. Le moteur de l'obsession est installé en elle et ce gêne est lié directement aux obssessions de son fils. Sara pense perder du poids, mais ce qu'elle perdra, c'est la tête. Forcée de prendre des pillules, elle hallucine fréquemment et la part de réalité et de fiction devient confuse. Harry et sa blonde sont en dérive, ont besoin de ce gros coup qui "les ramènera dans le coup".  Leur ami Tyrone (Waymans) les voit et les sent dériver. Ça ne l'empêche pas d'être aussi sur la nappe quand on tombe de celle-ci en tirant dessus.

Aronofsky fait un peu comme Hitchcock dans The Birds en nous présentant certaines choses, comme leurs états d'esprit, mais nous prive d'explications nous forçant à plonger dans une subjectivité commune avec les personnages. Des gros plans d'oeil qui se dilate, de pillule avalées ou qui s'époussièrent, les aiguilles qui scintillent, les sons exagérés qui amplifient les excès fonctionnent à merveille et nous donnent un rythme de consommation quasi insoutenable. La réalité devient si froide et laide, on se surprend à penser qu'effectivement, aussi bien s'évader dans de nouvelles sensations. Mais à aucun moment, ne sommes nous tenté de les imiter dans leur consommation.

De bons "décourageants" de consommation de drogues sont le visionnement successif de Christiane F., 13 ans, Droguée, Prosituée, Trainspotting et ce film.

Il est impossible ce souhaiter ces cheminements personnels. Travelogue de l'enfer sur terre, ce film a été interdit aux 17 ans et moins. Ridicule. Si on a envie de suivre leurs traces après avoir vu ce film, c'est la théorie de Darwin qui se déploit.  

Contrairement à un Romeo + Juliet de Baz Luhrman qui y glorifiait le suicide, Requiem For A Dream peut être si laid comme portrait de groupe qu'on ne voudrait jamais tenter de le copier. Ces gens sont extrêmement seuls, ensemble. Ils sont tous les 4 prisonniers. Tous de leurs dépendances. Dans une scène d'écrans partagées tournée avec virtuosité vers la fin, on peut les voir tous les 4 en direction de leur destin final. Seuls, ensemble.

Intenses montage nous donnant le rhytme et la sensation de l'urgence. La pitié nous sera inspirée. Ces gens sont des ruines humaines. Leto et Waymans sont formidables de désintégration, mais les deux plus impresionnantes sont Burstyn et Connelly. Courageuses et généreuses dans la livraison de leurs performances. 

Faye Dunaway, Giovani Robisi, Neve Campbell et Dave Chapelle ont tous refusé les rôles originaux.

Le film est tiré du livre d'Hubert Selby Jr du même nom lancé en 1978. Partiellement inspiré de sa propre vie. Dans 25 jours, ça fera 20 ans que les déjà faibles poumons de Selby l'ont lâchés et qu'il a trépassé. À 75 ans. 

Dur par moments. Vetigineux. Hallucinant. 

lundi 1 avril 2024

Hunter Se Remet Sur Pieds

 Bonjour,


Si vous lisez ceci, si vous avec eu deux publications le 29 mars dernier, c'est parce que mon conjoint a été impliqué vendredi dernier dans un accident de la route assez important et c'est moi qui (maladroitement) gère ses affaires. Il va s'en tirer mais il n'avait pas prévu d'écrits pour aujourd'hui, je crois comprendre.
Ou aujourd'hui aurait dû voir paraître un des deux textes du 29, je ne sais pas.

Je fais de mon mieux pour garder en vie ce qu'il voudrait garder en vie pendant que monsieur récupère. Il se  reconstruis du mieux qu'il peut à l'hôpital pour encore plusieurs jours.

Merci de votre fidélité vous aurais-t-il dit.

Il y aura des publications pour les deux prochains jours, m'a-t-il dit difficilement à travers son tube. Ensuite, je ne sais pas. 

Son amoureuse.

Merci de votre soutien.

Je pense que je fais ça bien. 

Je ne sais pas.