samedi 7 octobre 2017

Lune Assassine

"There's nothing more american than a shooting"

Je ne l'ai pas entendu, mais lu.
J'aurais aimé l'avoir entendu. On parlait alors de Las Vegas.
Étais-ce dit avec fierté? résilience? une certaine honte? dépit? patriotisme? désarroi?
Un mélange de tout ça?
C'était dit par un résident des États-Unis.

Comment dit-on une phrase du genre? En mélangeant tous ces tons?

Et on magasine très sérieusement, présentement même, une loi rendant accessible à tous, le silencieux pour rendre ces fusils qui les font bander, plus discrets...

Les États-Unis n'ont que ce qu'ils méritent. Je ne verse plus de larmes sur leurs tueries. Pour la première fois de mon existence, je sens qu'un président huileux, trop près de nous, joue tous les jours avec des allumettes. Qu'il pourrait ne pas survivre à sa présidence. Chaque jour, il se forme de justifiés nouveaux ennemis internationaux.

Porto Rico est un territoire non incorporé des États-Unis. Trump ne reconnaît pas l'importance des noirs des États-Unis, il est nettement raciste à l'égard des hispanophones.  Vous croyez qu'il se soucie vraiment des Portoricains? Il l'a bien démontré avec ses propos grotesques et insultants quand il les as critiqué de se traîner les pieds dans le reconstruction, post-ouragan. Ce manque de sensibilité est titanesque de la part d'un chef d'État que l'on voudrait prendre au sérieux. Mais c'est carrément impossible de le prendre au sérieux!
Trump a minimisé la dévastation portoricaine en la comparant avec les ravages de Katrina. Quel enfant se prêterait à un tel jeu? Le viol de ta mère est pas si pire, elle a survécu, la mienne est presque morte. QUEL CRÉTIN!!!! Est-ce que la Norvège lui a rappelé que la tuerie de Las Vegas ne vaut pas la leur de 2011?
 77 à 59 pour la Norvège Ha! Ha! Sèchez vos larmes bandes de faiblards!

C'est terrible ce que ce président initie tout ce qu'il y a de plus laid en chacun de nous. Trump est une bombe qui ne demande qu'à sauter. Et elle sautera. On ne peut pas continuer à se moquer des intelligences mondiales de la sorte éternellement.
Rex Tillerson, son propre chef de la diplomatie étatsunienne, l'aurait traité d'imbécile et de débile à fin d'une réunion du 20 juillet dernier. "Fake news" a aussitôt dit Trump...

Quand Trump parle de "fake news", le niveau de vérité de la nouvelle, prétendue fausse, augmente de 90%.

Vous doutez, vous, qu'un de ses proches ne le trouve déséquilibré?

Tillerson s'est récemment fait dire par son idiot de président qu'il perdait son temps à négocier par le dialogue avec Pyongyang. IL FAIT SON JOB! Pétez lui la gueule à ce président à la con! Il obstrue la voie des gens "sensés".

Porto Rico n'est pas en position de l'envoyer chier, ils ont trop besoin d'argent pour la reconstruction. Trump a dit à plusieurs reprises qu'il n'y avait que 16 morts...(il y en eu 34). Et il a le culot de vouloir nous enligner vers la vérité?

Que faire de ce vilain, très très vilain insecte?

Une vraie bombe à retardement. Possiblement nucléaire.

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Chez nous, pendant ce temps, ce gredin de Luc Lavoie, arrogant commentateur politique de TVA, qui mérite autant de baffes que Sean Avery ou Mathew Barnaby en méritaient lorsqu'ils étaient joueurs de hockey, s'est finalement fait exploser lui-même.

Il a dit en ondes qu'il aurait aimé chasser, comme aux États-Unis, au fusil, du séparatiste au Québec. Pour rire, bien entendu. Mais d'un humour manquant horriblement de jugement. Il s'en est vite excusé et l'histoire aurait pu/du s'en arrêter là.

Mais le PQ, en terme d'agression, a vécu Denis Lortie en 1984 et Richard Bain, en 2012.

TVA l'a suspendu quand une enquête de la GRC a été instiguée.

Pensez vous vraiment que Lavoie, aussi crétin soit-il, se garde quelques balles dans des fusils non enregistrés, pour tuer du séparatiste un jour?

C'est ce que la GRC tentera de découvrir.

Lavoie était lui aussi une grosse bombe à retardement. Son mépris en ondes était très souvent inutile, ses partis pris, assez clairs, et il n'avait du commentateur politique que l'expérience, car ses propos était toujours teintés de jugement teintés de mauvaise foi de pur cynisme quand ils n'étaient pas tout simplement inadéquats.

Il est très facile de détester Luc Lavoie.

J'ai l'impression que Lavoie était un tache dont TVA peinait à se débarrasser et que l'occasion était trop belle pour ne pas le retirer des ondes.
Et que la GRC avait aussi Lavoie dans le cul et règle maintenant ses comptes.

L'arrogance est le courage des faibles et l'esprit des imbéciles.

Mes deux personnalités évoquées du jour en sont de belles preuves.

vendredi 6 octobre 2017

Mais Qui Cela Peut Bien-T-Il Être?

Dans notre société de fausse informations, enterrons tout de suite ces personnalités que certains ont peut-être un jour cru vraies (les trumpistes?, les usagers de Facebook? les religieux? ) mais qui n'auront jamais été autre chose que des personnages.

DES PERSONNAGES!

Mulan
Mulan est issue d'une légende asiatique. Quand on parle de légende, on met automatiquement le pied dans le monde du faux. du mythique. Mulan est issue de la littérature chinoise, et fût popularisée par la giga-compagnie Disney. Never existed. Si vous mettez la main sur une biographie de la vraie Mulan, vous avez entre les mains, une fraude.

Robin des Bois
Le légendaire coureur des bois est reconnu pour son sens de la justice, volant aux riches pour mieux redonner aux pauvres de la forêt de Sherwood. On raconte que le personnage de Robin des Bois aurait toutefois été inspiré (qu 13ème ou 14ème siècle) par un certain Fulk Fitzwarin, rompu au roi Jean. Son histoire dresse certains parallèles avec celle de Robin des Bois. Fulk des bois, ça ne sonnerait pas tellement bien...

Confusius
Dépendant de ce que vous lisez, Confusius aurait de multiples origines. Une chose est toutefois claire, il serait la sagesse chinoise à la base de toute scolarité. On aurait simplement créé un personnage autour du programme scolaire d'il y a des centaines de lunes et depuis, on fait dire à confusius (plus de 17 000 citations) autant de choses que Morgan Freeman en aurait dit sur le net. Surtout du n'importe quoi.

Marie-Madeleine
TOUS les personnages de la bible sont fictifs. Moïse, Jean-le-Baptiste, Judah Iscariote, Noé, Adam, Eve, Jésus, Pierre, Jean, Paul, Marie, Joseph, une très jolie imagination moyen-orientale, mais une fourberie qui fonctionne depuis trop longtemps.

Guillaume Tell
Il aurait vécu au 14ème siècle, en Suisse quand les Autrichiens régnaient en dynastie. La rumeur veut qu'un aristocrate aurait exigé que tout le monde retire son chapeau au passage du roi et pour s'en assurer aurait refilé un chapeau à tous pour qu'ils s'éxécutent et que la soumission et la vénération soient visibles. Tell aurait refusé de s'exécuter. En guise de punition, on aurait forcé Guillaume a tirer dans une pomme placée sur la tête de son fils d'une distance de 120 pieds ou bien d'accepter d'être guillotiné lui-même. Tell a relevé le défi et été le leader d'une révolution contre les Autrichiens en place. Il a aussi acheté une nouvelle paire de pantalons à son fils...Tout ça se rapproche beaucoup d'une légende viking préexistante.

David et Goliath.
Les monstres géants à un oeil n'existent que dans Game of Thrones (et sont formidablement fascinants!). David n'a pas tiré de roche dans l'oeil du géant. Ce roi David n'a existé que dans l'imagination d'un auteur un brin complexé, qui a vaincu ses peurs.

Sun Tzu
Combien de fois dans votre vie avez vous entendu que tout bon stratège militaire a d'abord lu The Art of War de Sun Tzu?  j'avoue avoir le livre dans ma bibli, mais ne l'avoir jamais lu. Mais en fouillant sur qui était Sun Tzu, on ne trouve pratiquement rien qui ne donne pas envie d'éclater de rire tellement les fils blancs sont visibles dans l'envie de nous enseigner des stratégies militaires. Un génie militaire? Probablement davantage une équipe de stratège militaire asiatique, qui avait besoin d'un culte du héros symbolique.

Pré-Mao.



Le Roi Arthur
À moins de vivre sous une roche, vous avez entendu parler des légendes du roi Arthur, des chevaliers de la table ronde, de l'épée Excalibur. Certains d'entre vous, progress lovers, ont même souffert l'opéra prog de Rick Wakeman sur le sujet. d'autres ont bien rigoler en voyant les Monthy Pythons se moquer des légendes autour du roi.  Le Roi Arthur, outre un mauvais film de 2017, n'a jamais existé.

John Henry
Dans les années 1800, il y avait la ballade de John Henry racontant l'histoire d'un ancien esclave travaillant pour les chemins de fer, mais plus créatif que prévu, marteau en main. Ben voilà, c'est une chanson, rien d'autre. Pour être certains que personne ne lui trouve de vraie famille, Henry meurt à la fin de la chanson.

Maintenant fermez ce site qui vous présente "les vraies nouvelles"...

jeudi 5 octobre 2017

Thomas Earl Petty (1950-2017)

Tom Petty est mort,
puis ne l'était plus,
pour finalement l'être.
Lundi dernier...ou dimanche soir, on ne sait plus.

Mais il ne vit bel et bien plus.
Ça m'a pris trois jours pour le comprendre.

Né à Gainesville, en Floride, sa vie change quand il a 10 ans et que son oncle lui fait rencontrer Elvis sur le tournage du film Follow That Dream. Petty, non seulement devient un fan d'Elvis, mais suivra le titre de son film, à la lettre. Il échange son précieux sling-shot Wham-O contre quelques 45 tours d'Elvis et à 13 ans, et gratte la guitare tous les soirs. Il a une seconde épiphanie en voyant les Beatles au Ed Sullivan Show à la télé. "Il y a un moyen de s'en sortir comme ça!" dira-t-il de ce moment unique dans sa vie.

De se sortir de quoi?

Il avait une relation extrêmement difficile avec son père. Les premières lignes de Free Fallin' m'ont toujours fait penser qu'il parlait de sa mère. "She's a good girl, crazy 'bout Elvis, loves horses, and her boyfriend too". Ou encore de lui-même, résumant tout ce qui comptait pour lui, adolescent. En tout cas, j'ai toujours senti son père à la source de cette chute libre mélancolique.

Il allait se partir un band appelé Epics, puis un autre appelé Mudcrutch qui deviendrait, petit à petit, les "Heartbreakers", le groupe qui le suivrait pas mal toute sa vie. Un album éponyme allait être lancé en 1976. Il en fera 13 avec ses amis des Heartbreakers. Trois en solo. Deux avec le superband The Travelling Wilbury's (qui comprenait Bob Dylan, George Harrisson, Jeff Lynne et Roy Orbison), avant de reformer Mudcrutch. Comment résume-t-on une carrière du genre?

"You don't know how it feels to be me" chantait-il en 1994.

Pourtant j'ai toujours senti que Tom Petty savait très bien comment nous, nous nous sentions. Il écrivait avec profondeur, chantait avec candeur, il travaillait avec concision. Ses chansons avaient quelque chose d'aérien. Il semblait être notre perpétuel ami voisin américain. Il surlignait les articulations du coeur d'un après-midi vers 15h30 quand la lumière du jour place son ombre sur les âmes prisonnières du trafic. N'est-ce pas Tom Cruise qui chantait (fameuse scène) Free Fallin' dans Jerry Maguire, au volant de sa voiture, quand, justement tout s'écroule pour lui (mais ne le réalise pas encore)?

Il avait l'oreille aiguisée pour toutes les étrangetés et les agitations de cette drôle de planète. J'aurais beaucoup aimé l'entendre chanter les États-Unis de marde de Donald Trump encore quelques années.

"I feel the summer creepin' in and I'm tired of this town again" chantait-il sur un de ses meilleurs morceaux. Entre amis, on avait baptisé, avec amour, certaines chansons, atteintes du syndrome Tom Petty, puisque bien souvent, les couplets étaient nettement meilleurs que le refrain. Comme dans Mary Jane's Last Dance ou Walls.

Petty était un maître de ces moments de transition dans une vie et le chantait bien:
"So I've started out for God knows where, I guess I'll know when I get there" chantait-il en 1991. Il meublait les espaces vides entre deux catastrophes hebdomadaires. Entre les triomphes aussi. Quand on courait après nos rêves, surtout.

Ma préférée reste une chanson composée par Dave Stewart des Eurythmics. Mais sans la présence magique de Petty dans le clip, et la livraison nonchalante de sa voix, cette chanson (d'abord offerte à Stevie Nicks), n'aurait pas la même saveur.

Une autre de mes préférées est Free Fallin'.
Qui raconte justement l'envie de sacrer son camp.
Tous les vagabonds pensent à leur prochaine destination.

Petty était un fameux vagabond.

Il écrivait étrangement intimement.
C'était l'ami des États-Unis.

Goodbye, Good friend.
Ta musique te survivra.
Tom Petty avait 66 ans.

mercredi 4 octobre 2017

Images Publiques (Limitées)

New York.

Ville qui défie la nuit et conquiert le jour.
Une ville où se défilent des milliers de silhouettes, certaines immortalisées à jamais.

Comme Gene Kelly, Jules Munschin et Frank Sinatra, sur le Pont de Brooklyn, costumés en marines, pour le film On The Town.
Marines, rappelant celui qui embrasse une jeune femme infirmière dans les rues de Time Square, au moment de l'annonce de la fin de la Seconde Grande Guerre.
James Dean dans les rues, palteau relevé afin de contrer la pluie tombante, mèche au vent, cigarette au bec, dos rond, semblant seul sur un trottoir de pluie (aaaah! I love the rain...washes the memories off the sidewalk of life).
Toujours à NY.
Marilyn, dans le métro de Grand Central Terminal, adossée à une colonne, Avec un homme sur la droite qui la dévisage et semble se demander si il ne rêve pas.

Moments immortalisés par un appareil photo dans une ville icônique qui ont créé des moments magiques, bien souvent en noir et blanc.

Dans une ville siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii colorée.

Je me suis récemment posé quelques questions, auxquelles il existe assez peu de réponse, sur une photo formidable de 1932, Lunch Atop a Skyscraper, reproduite des centaines de fois, pour son côté spectaculaire, mais aussi parce que son auteur a manqué de flair commercial. Et n'a été identifié comme probable auteur qu'après l'embauche de détectives en 2003.
Charles Clyde Ebbets aurait pris cette photo en hauteur, et quelques autres, pour qu'elle soit ensuite diffusée, le 2 octobre dans un supplément du New York Herald Tribune, comme publicité pour le Rockefeller Center, alors en construction.

La photo représente des travailleurs irlandais, en train de prétendument luncher sur une poutre de gratte-ciel du 69ème étage, à plus de 850 pieds du sol, sans aucune forme de protection. Ils sont 11, personne ne sait qui ils sont, et bien qu'il ne serait que l'heure du lunch, le dernier ouvrier sur la droite ferait "honneur" à la tradition irlandaise en tenant à la main un flasque d'alcool. Il est aussi le seul à sembler prendre conscience de la caméra. Les trois hommes sur sa droite semblent interagir entre eux, les trois autres aussi, deux paraissant plus âgés, semblent en train de discuter plus sérieusement et les deux derniers allument une cigarette avec l'aide de la cigarette de l'autre.

Il y a eu de nombreux doutes sur l'identité du photographe car, 9 jours avant, il y avait William Leftwich et Thomas Kelly, tous deux aussi photographes, au même endroit, en hauteur, dans un autre exercice  marketing organisé par l'équipe du Rockefeller Center.
Le droit d'auteur photographique étant alors pratiquement inexistant, on payait pour la photo, une seule fois, au photographe, et il en perdait le contrôle pour le restant de ses jours.

On a aussi pris une photo de 4 hommes, faisant prétendument un somme. (ci-haut)
Celle-là, on en connait pas l'auteur encore. Et plusieurs autres aussi folles. Sans auteur clair.

Il était important pour les États-Unis, en pleine dépression, de montrer non seulement des gens en train de travailler, des immigrants par dessus le marché, on savait alors que plus de 40 000 travailleurs travaillaient sur et autour du Rockefeller Center. Dans la candeur de la photo, où 11 hommes sales, en train de jaser tranquillement, comme ils étaient dans un bar, alors que quiconque d'autre tremblerait comme une feuille dans leur position.

La frayeur de celui qui regarde cette photo ajoute au spectaculaire du moment saisi.

Certaines de ses photos sont restées inédites et sont tout simplement fascinantes. Un documentaire irlandais, facile d'accès sur Youtube, raconte l'histoire autour de cette photo mythique.

Et identifie (peut-être) quelques un des 11 hommes.

"we have nothing to fear but fear itself" disait Franklyn Delano Roosevelt, qui devenait président peu de temps après.

Cette photo en était l'illustration parfaite.

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Paris, 1965.

Eva Ionesco, d'origine roumaine, mais sans lien avec le célèbre Eugene. naît. Son père sera absent. Ça lui manquera terriblement. Très jeune, elle pose pour sa mère, Irina, photographe. Mais ses poses sont extrèmement suggestives et elle pose régulièrement nue. À 11 ans, elle pose nue en couverture du Spiegel du 23 mai 1977.

Inconfortable. Douteux. Pédophilique.

La garde de l'enfant est retirée à sa mère, la photographe Irina Ionesco. La nature érotique dans laquelle elle baigne sa fille est jugée malsaine. Et dans l'impureté plongera Eva. Elle passe par quelques maisons de redressement en maison de redressement, suite à des fugues et à quelques vols bénins.

Elle posera à nouveau, nue, vers ses 16 ans. Elle est facilement rejetée par les enfants de son âge car elle baigne dans des univers d'adultes. Et ses accoutrements ne sont pas de son âge non plus. Elle deviendra amie avec le future chausseur Christian Louboutin, pour qui elle pose aussi.

Toujours mineure, elle jouera dans des films érotiques. Son rapport à la nudité a très tôt été public. Les films sont par la suite retirés des marchés car jugés pédopholique et pédopornograohiques.

À 22 ans, elle joint la troupe de théâtre de Patrice Chéreau. Elle fait un peu de cinéma pour Virginie Thévenet, Agnès Obadia, Patrick Mimouni. On la découvre choriste pour Steve Strange (qui aura, lui aussi, des allusions pédophiles évidentes dans ses oeuvres) dans un clip de 1982.

Eva poursuit sa mère pour préjudice et viol de son image publique pour 200 000 Euros. Elle gagnera sa cause, mais pas 200 000 Euros, plutôt 10 000 Euros de dommages et intérêts pour atteinte au droit à la vie privée. Les négatifs ont toutefois le droit de rester dans les mains de sa mère, mais plus d'être diffusés.

Mais le mal est fait. Les photos sont disponibles partout.
Son innocence à la fois flouée et étendue de toute sorte de manières odieuses.

Mariée à l'écrivain Simon Liberati, celui-ci écrit un livre sur elle, la racontant, livre qui sera lancé à la rentrée littéraire de 2015.

Le 2 septembre dernier, chez nous, elle lance encore son histoire, mais sous sa plume à elle, qu'elle appelle Innocence.

On ne choisit pas ses parents...