samedi 7 décembre 2024

Musique de 2024

L'année tire à sa fin, abonné(e)s de Spotify avons reçus notre année statistique de consommation musicale. J'ai écouté 1760 artistes différents, 7622 chansons, le 17 mai dernier, j'ai écouté 666 minutes de musique et 80 694 minutes de musique dans mon année. Je suis archéologue musical.

Mais au lieu de vous parler de mes stats musicales, je vais vous parler de ma liste de lecture d'1H40 que j'ai tricoté sur 12 mois. Tout en commençant par vous parler des 8 albums que j'ai consommé le plus régulièrement sur ces 12 mois. 

Janvier-Février: The Record de Boygenius.

Bon, je commence déjà en trichant. (et tricherait en route, c'est la tendance ÉtatsUnienne), il s'agit d'un album de 2023. Mars 2023. Je vous ai parlé souvent de ce supergroupe réunissant les trois artistes solos Julien Baker, Lucy Dacus & Phoebe Bridgers. Elles ont tricoté un album ensemble dont je ne me suis jamais lassé. Découvertes tard en 2023, j'ai même exploré à maintes reprises leurs carrières solos préférant Baker et Dacus à Bridgers. Night Shift, chanson assez remarquable de Lucy (en solo) a d'ailleurs été une des chansons les plus écoutées de ma part en 2024. Cool About It est celle qui a été la plus écoutée de cet album par moi en 2024. Excellent folk/pop. Harmonies assez formidables pour mon oreille. Intensité qui me plait.

Mars-Avril: Cowboy Carter de Beyonce

Bien que j'aimais Halo, de Beyonce, je n'avais jamais été fan. Jusqu'à son album de 2022 auquel j'avais prêté meilleure oreille. Je ne suis pas terriblement chanteuse à voix, mais voilà, cette année, elle m'a gagné avec un album commencé gospel et transformé en sorte d'hymne soul assez rafraichissant. Ses adaptations de Blackbird et Jolene m'ont beaucoup plus et je les ai trouvées tout à fait appropriées pour l'artiste. La femme. La femme à la peau noire. Son excursion country n'est pas fâcheuse du tout non plus. Depuis mars, j'ai même revisité son oeuvre et elle a une liste de lecture d'1h21 sur mon téléphone maintenant. Encore revisitée jeudi dernier.  

Mai-Juin: Hit Me Hard & Soft de Billie Eilish

Je n'étais pas vraiment fan de la musique de Billie Eilish non plus. Mais, tout comme Taylor Swift, je suis énorme fan de sa personne. Billie ne joue pas la carte de vendre son corps. Au contraire, elle se l'approprie entièrement en s'habillant constamment de manière à ce que les formes de son corps ne soient pas ce qui la distingue. Je la trouve formidablement moderne. Et bien que je disais que je ne suis pas très "femmes à voix", c'est surtout ce qu'elle fait avec sa voix qui m'a plu sur son dernier effort avec son frère. Elle aussi a eu droit à sa liste de lecture car au moins deux autres fois par le passé, ce qu'elle offrait m'avait plu. Elle a 1h14 d'intérêt sur mon téléphone. 

Juillet-Août: Wall of Eyes de The Smile

Je vous ai parlé de ce spectacle d'Alvays au Festival d'Été de Québec qui faisait la première partie d'un band que je ne connaissait tellement pas que je n'avais pas retenu le nom. En restant pour la prestation de ce groupe, je restais flabbergasté de voir Thom Yorke et Johnny Greenwood sur scène arriver et appelait aussi un ami pour lui dire "CHRIST !!! RADIOHEAD EN CONCERT SURPRISE ? C'ÉTAIT PAS ANNONCÉ!". Il m'a alors appris l'existence du projet The Smile qui comprend deux membres de Radiohead. J'ai découvert et adooooooooooooré. J'aime les choix de ce band. Encore la semaine dernière, j'écoutais ma liste de lecture de Radiohead et me disait que c'était fou à quel point cette musique me fait du bien. Hits all the right spots

Septembre-octobre: The Collective de Kim Gordon/Lives Outgrown de Beth Gibbons/Tigers Blood de Waxhatchee

Vous remarquerez l'espace (inconscient) que je fais aux Femmes. Après The Smile, je suis revenu aux Femmes. Alternant entre l'effort de l'ancienne bassiste de Sonic Youth, celui de l'ancienne chanteuse de Portishead et une découverte absolue que j'écoute encore vous écrivant ceci. Kim Gordon me plait beaucoup. Elle a un aura de "cool" incomparable. Je suis certain que lorsqu'elle entre dans une pièce, l'attention vient toute sur elle sans qu'elle ne le demande. Sa musique est un peu comme ça pour moi aussi. Elle s'impose toute seule. Shoegaze girl. La plus jeune femme de 71 ans que je connaisse. Beth a une voix remarquable et c'est son principal outil. Elle baigne dans les réalités émotives et physiques qui hantent nos vies. Parfait album ambient du matin. Finalement, Waxhatchee est le band de Kathy Crutchfield après la dissolution de son band P.S.Eliot . Avec des effluves de R.E.M. il était difficile pour moi de ne pas craquer pour elle. Son ton de voix est aussi très très agréable. Les femmes qui composent et utilisent batterie et bases, partent avec une longueur d'avance dans mes intérêts musicaux. 

Novembre-décembre: Songs of a Lost World de The Cure

Cet album a été lancé 5 jours avant le drame du 5 novembre dernier aux États-Unis. Où les citoyens ont choisi le mal pour les 4 prochaines années. Peut-être plus. Si au début on savourait l'écho social qui parlait avec mélancolie du temps qui fait des ravages, à partir du 6, on comprenait l'album différemment, mais pareil aussi, se disant que oui, notre monde est bien perdu. Comme disait Carl Sagan, notre sens critique est en déclin et nos facultés nous amènent là où on arrive plus à distinguer le vrai du faux, le bien du mal. C'est plutôt épeurant. The Cure semble avoir pondu cet album directement après Desintegration, en 1989, qui était tout aussi sombre et gothique. Je ne me lasse pas de cet album.

Comme j'ai fait plus long que prévu, je m'étirerai pas sur les chansons que j'ai vraiment aimées en 2024 et qui composent ma liste de lecture de 2024. J'ai seulement deux règles pour mes listes de lecture annuelles, la liste ne doit pas dépasser 1h40 et un(e) artiste ne doit pas s'y trouver 2 fois, à moins que deux albums de cet(te) artiste eût été lancé durant l'année.

Voici les 25 chansons qui composent ma liste d'intérêt de 2024:

Seguen de Fatoumata Diawara: Jamais je n'aurais vraiment exploré le world music il y a 15 ans. Mais avec le temps, on s'assagit, on s'ouvre les sens et une voix et un style comme celle de Fatouma Diawara (une femme!) me charme. 

Commas d'Ayra Starr: J'ai mis du temps à assimiler que c'est une femme qui chante ici aussi. Encore dans le ton de la musique du monde, c'est mon fils qui m'a branché sur ce petit bijou musical. Homme de lettres, je suis aussi charmé par les virgules. On pourrait croire à une liste de lecture, world music, mais non. 

Texas Hold'em de Beyonce: Forcément, les albums plus hauts seront tous honorés. Beyonce m'a émerveillé cette année. Je lui ai voué un nouveau respect. Funk, soul, pop, gospel, dance, musicale. Moins wanna be a star. Pas besoin de le prouver, elle l'est.

Half of Forever d'Henrik: Découvert soit par mon fils, soit par l'algorithme qui parfois fait des petits miracles de trouvailles pour nous, j'aime beaucoup ce morceau où la batterie fait une belle entrée et reste ponctuelle.

The Candy House de Kim Gordon: On tombe dans l'impossibilité que ça joue à la radio à moins que ce ne soit une radio communautaire. Vous verrez, j'ai une tendance naturelle à verser dans l'indépendant. Kim, je ne dirai jamais assez de bien de cette Kim, que j'admire beaucoup. Très court morceau.

The Door de Teddy Swims: Étrangement j'ai cette séquence de basse dans ma tête depuis l'adolescence. C'est une basse que j'entends dans plusieurs chansons, un 4 temps que je me répète souvent mais alors là quand je l'entends comme ça, qui vient me chercher et me donne envie de danser, mon ADN en est secoué. Tik Tok tu m'a amené ce morceau.

I Like The Way You Kiss Me d'Artemas: On revient à plus underground, avec deux voix, une femme, une mâle, embrasser, ça se fait à deux. Je glane mes morceaux ici et là, c'est plus souvent eux qui viennent me chercher. Comme celui-là. Comment ont-il faits pour filmer mes 20 ans dans leur vidéo ?

Lightning Strike de No More Heaven: J'ai trouvé ce morceau tiré d'un moment Instagram d'une amie, ukrainienne. Ça me rappelle la formation Biélorusse Molchat Doma que j'aime beaucoup aussi. Ou Joy Division si Ian avait survécu à sa propre tête. 

Floating On a Moment de Beth Gibbons: Effectivement sur un morceau comme ça, On flotte un moment avec la voix langoureuse de Gibbons. 

Chihiro de Billie Eilish: Ce sont pas moins de 4 chansons tour à tour que j'ai placé dans cette liste du dernier album d'Eilish tellement chaque semaine m'en faisait aimer une nouvelle. J'aime la manière dont elle et son frère se sentent libres de parfaitement déstructurer le modèle de chansons traditionnelles. Ce qu'elle fait avec sa voix, ici, me ravit beaucoup. 

Belong Together de Mark Ambor : J'aime beaucoup cette chanson pleine de candeur. J'aime en chanter le refrain à ma conjointe de temps à autres. On entre dans un trio de chansons, peut-être même une série de 4 plus populaires. Mes listes sont aussi reflets d'époques et j'aime les colorer de la trame sonore qui m'aurait marqué cette année là. 

Beautiful Things de Benson Boone: Cette chanson a été un bout de temps absolument partout. Un clip utilisant cette chanson, d'une enseignante de maternelle la faisant jouer à ses élèves un matin, m'avais bien amusé ému. Mais l'intensité du morceau est aussi fort intéressante.


 Too Sweet de Hozier: La base, qui ressemble à celle de la chanson de Teddy Swims, m'a tout de suite plu. J'ai réalisé que j'avais toujours confondu Sam Smith et Hozier. J'ai ensuite constaté que Hozier avait des racines irlandaises. Puis, que j'aimais franchement beaucoup de sa musique. Est née une liste de lecture d1h13.

Pink Pony Club de Chappell Roan: Cette jeune femme m'a gagné avec sa performance à SNL et ce morceau racontant le jeune fille du Tennessee quittant pour West Hollywood et sa mère horrifiée de la découvrir en talons hauts sur scène dans un club qu'on devine peut-être très en peau. Après une intro douce, un rythme accrocheur qui reste en tête. 

Big Swimmer de King Hannah & Sharon Van Etten: Voilà deux artistes que j'ai découvertes dans les 5 dernières années et qui retrouvent toujours un de leurs morceaux dans mes listes de lecture. Je les aimes vraiment. Ça ne jouerait pas dans nos radios frileuse, mais c'est franchement un son que j'aime beaucoup.

3 Sisters de Waxahatchee: Après deux femmes chantant dans les bases, une autre chantant dans les hautes me semblait approprié. Découvert Kathy Cruthfield cette année. Je la trouve près de R.E.M. Sa voix me plait beaucoup.

 Bendig Hectic de The Smile: La chanson qui m'a fait plonger dans ce projet d'anciens Radiohead. J'adore cette pièce.

Lady Esquire de Gavin Friday: Je suis peut-être l'unique superfan de cet Irlandais en province, donc je l'ai à l'oeil quand il lance du nouveau matériel. C'était son premier album solo en 13 ans. Un beau retour.

Son of a Bitch de Jessie Murph: Découverte au Festival d'Été de Québec en première partie d'un autre spectacle (Post Malone ?) j'aime sa dégaine nonchalante et désabusée. Je passe mon temps à la débaptiser en l'appelant Jess Murphy. Probablement issu de son vrai nom aussi. 

Amazonia de Gojira: C'est ici que je triches. Cette chanson a 3 ans. Est de 2021. Mais je l'ai découverte dans la fantastique cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de France en 2024, dans le brillant et mémorable segment illustrant la Révolution Française. Ça me les as fait découvrir. Intelligente utilisation du genre musical.

Je T'aime Plus Que Jamais de Nova Jazzers &le Rio Bossa Trio: Comme on vient d'écouter du death metal, je rappliques avec de l'instrumental jazz/rythmes sud-Américain. Je ne sais pas où j'ai trouvé cet agréable moment musical, probablement l'algorithme. 

Conversion de Nick Cave & The Bas Seeds: Je suis très grand fan de Nick Cave. J'étais donc attentif à ce qu'il lançait cette année. J'aime beaucoup ce morceau aux riches coeurs plutôt gospel. L'intensité de Nick Cave me rejoint parfois.

Nothing Matters de The Last Dinner Party: La première fois que je l'ai entendue j'ai cru que c'était Chapelle Roan encore. Mais non. Cette chanson ne pourrait pas être jouée à la radio sans censure en raison d'une ligne de son refrain. Tant mieux. On la découvre tout seul ailleurs. Et c'est presque meilleur. (et ce clip ! un bijou!). 

Killers Walk d'Aiden Derck & Shannon Sheridan: C'est un 15 secondes de Tik Tok, à l'Halloween, et la prémisse de cette chanson qui m'a beaucoup fait rire. J'ai choisi de l'honorer, j'aimais trop l'idée. Lisez les paroles, très drôle.

Endsong par The Cure: Indispensable écho de cet album qui a marqué l'automne. Le titre force presque son emplacement dans liste de lecture. 

I'm in the dark wondering how I got so old. Wondering what became of that boy and the world he called his own.

1h40, flush.

On se prépare à plier 2024 dans nos valises à souvenirs. 

J'espères vous avoir fait découvrir quelque chose pour l'oreille et le coeur.

vendredi 6 décembre 2024

Rafales de Mal

Les médias sont supports. De faits, d'infos, d'idées, d'impressions, d'opinion. Parfois, ils sont simples vulgaires vices. Vents du mal.  

Quand Sinead O'Connor a déchiré la photo du pape en direct à la télévision, en 1992, elle ne faisait pas n'importe quoi. Non seulement elle avait raison, le vrai ennemi est la religion, mais elle expiait des douleurs du passé aussi. Irlandaise catholique, elle a été élevée par une mère abominable qui la battait et qui l'encourageait à voler. C'est à sa mère, 8 ans plus tôt, qu'elle volait la photo du pape Jean-Paul II. C'est du mal du passé qu'elle expiait. 

Plus jeune, sa mère l'avait inscrite dans une sorte de maison de redressement qui était en fait davantage une prison. Où on y rasait les têtes des participant(e)s involontaires. C'est là que la belle Irlandaise a choisi de garder sa tête chauve afin de s'approprier ce look imposé. Comme les humains à la peau noire se sont emparé du mot en N. pour le macher et le cracher au sol à sa manière. 

9 ans plus tard, le pape reconnaissait enfin que l'église catholique avait été terriblement vicieuse au travers des époques. Criminellement sexuelle de multiples fois.  Et constamment protégée. Sinead was fucking right

Mais aux États-Unis malades, Frank Sinatra, Madonna et Joe Pesci se sont tour à tour moqué d'O'Connor sur le même plateau de Saturday Night Live dans des épisodes subséquents. Quand Sinead est montée sur scène pour offrir sa splendide voix au spectacle hommage anniversaire à Bob Dylan, un peu après,  elle est été huée par une foule idiote. Celle qui élit les criminels. Elle disait qu'elle s'en moquait, qu'elle préférait être une chanteuse rebelle que d'être une chanteuse simplement populaire. Mais les images disaient le contraire. Elle baissait les yeux comme elle avait dû le faire face aux mains de sa mère qui la battait. 

C'était aussi ça, qu'elle déchirait à SNL. Un passé douloureux.

Pendant plusieurs années ensuite, presque jusqu'à la fin de sa vie, écourtée, elle a été perçue comme vilaine. Sans considérations pour ses états mentaux qui avaient été malmenés par des êtres si proches.

Janet Jackson a subi le même type de condamnation sociale. Après sa prestation de la mi-temps du Super Bowl de février il y a 20 ans, où elle clôturait sa prestation sur scène avec Justin Timberlake qui lui arrachait une partie de linge dévoilant un de ses seins, elle était étrangement la seule viliffiée. Justin Timberlake était pourtant à l'origine de cette idée voulant surpasser son ancienne copine Britney Spears qui avait fait sensation en embrassant Madonna sur scène au gala de remises de prix MTV de 2003. Janet Jackson, encore de nos jours, a été relativement tenue à l'écart d'à peu près tout et quand on mentionne son nom, elle y est vite, injustement associée. 

Pas Justin. Qui lui, s'est excusé avec une fausse vérité disant qu'on était pas supposé voir le sein et gnagnagna...

...ET ALORS? Vous allez habiller Ève dans votre bible à la con ?

C'était simplement un bout de poitrine féminine entraperçu. C'est pire qu'un bout de cuisse ? Ça a fait naitre à la fois la règle du 5 à 6 secondes de diffusion faussement en direct afin de prévenir les coups, ce qui n'a pas empêché Will Smith de gifler Chris Rock en direct à la cérémonie des Oscars, mais ça a aussi encouragé Youtube à naitre car de l'aveu de son co-fondateur Jaweed Karim, le nom de Janet Jackson a été le plus cherché dans le monde pendant longtemps et les as motivé à vidéoifier le net. Ça a aussi donné naissance au mot "wardobe malfunction" qui avait été utilisé chez les ploucs autour de la prestation pour s'excuser d'avoir été sensuellement créatifs. 

Le vent ne soufflait, ni pour Sinead, ni pour Janet plus de 10 ans plus tard. Fortement nourri par des médias plutôt complices. 

Pliant souvent contre les deux artistes.

Les médias m'ont encore surpris cette semaine. Pas dans le bon sens. Ils ont été terribles. 

Peu on véritablement souligné que le criminel Trump a nommé comme ambassadeur de France, le criminel Kushner. 

Charles Kushner est le père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Tête de couilles époux de sa fille Ivanka. En 2004 aussi, Charles était forcé de payer une amende de plus de 500 00$ pour avoir fait des accrocs aux contributions politiques qu'il faisait...aux Démocrates. Dès l'année suivante, il était accusé de 18 chefs d'accusations de contributions illégales aux partis politiques, d'évasion fiscale et de tentative de corruption de témoin. Soit son beau-frère, époux de sa soeur qui collaborait aux accusations contre lui. Il a fait 14 mois de prison en Alabama, avant de terminer sa sentence au New Jersey. Il a été relâché en mars 2006. 

Le 23 décembre 2020, Donald Trump lui accordait un pardon absolu. Ce que Joe Biden a fait la semaine dernière avec son fils Hunter Biden. Qui n'est coupable que d'avoir acheté une arme illégalement et d'avoir menti sur ce sujet. Rien de terrible. 

Et pourtant, toute la semaine, les chiens aboyaient dans les médias sur le pardon de Joe. 

Fuck you USA. Fuck you hard.

Votre président, votre ambassadeur de France anticipé sont tous deux criminels. 

On en fait un plat ? Oui, à donner à nourrir aux insectes.

Parce que les États-Unis deviennent peu à peu si petits, si petits.dans leurs têtes.

Quand vient le temps de donner des leçons, les médias commencent à ne plus être une mesure de quoi que ce soit. Sinon, l'égarement. 

jeudi 5 décembre 2024

Coups Pendables Du Monde de la Musique

J'ai envie de sourire.
Le jugement n'est pas toujours au rendez-vous dans le monde de la musique. Keith Moon qui fait exploser quelque chose sur scène et qui rend son guitariste sourd d'une oreille à vie, ou un band qui fait boire de l'urine à Johnny Rotten à son insu, c'est juste con. mais quand c'est bien fait, ça peut amuser. Voici deux cas.

C'était pour le poisson d'avril de 1969 du Magazine Rolling Stone. Le journaliste musical Greil Marcus avait fait la critique d'un supergroupe tenu secret, composé de Bob Dylan, Mick Jagger, John Lennon & Paul McCartney appelé The Masked Marauders. Un groupe uni par le producteur et musicien Al Kooper qui avait travaillé avec tout ce monde-là.

À cette époque, les enregistrements illégaux était un jeune phénomène en hausse et on clamait que cet album en était un, vendu sous la couverture, qui était non seulement recherché mais aussi très bon. La pochette, avec une photo en noir et blanc, ne révélait qu'une femme qui semblait assise avec une main menaçant de l'envahir à la poitrine par derrière. On pouvait peut-être la deviner séquestrée, ligotée à une chaise, il y avait mystère partout autour de cet album. 

Mais cet album, n'existait pas. 

Bob se relevait d'un prétendu accident de moto, Paul et John étaient des Beatles qui se séparaient, Mick a toujours été volontaire, aura son supergroupe dans le futur et aurait joint les 3 autres. Crosby, Stills & Nash, Derek & The Dominos, Blind Faith, venaient de se former ou étaient en train de le faire, les supergroupes étaient soudainement courants, tout était donc plausible. La demande était si grande auprès de l'étiquette Warner Music, qu'on y a vu la chance de faire un peu d'argent facile. On a alors choisit d'investir plus de 15 000$ pour entrer d'urgence en studio le Cleanliness & Godliness Skiffle Band de Berkeley pour jouer des morceaux qui seraient dans le ton de la critique de Marcus qui, lui-même, était resté secret, et avait signé sa critique du pseudonyme T.M. Christian. 

Lancé à l'automne 1969, l'album, chanté à la manière Jagger ou Dylan, de 46 minutes, a vendu plus de 100 000 fois. Quelques naïfs ont cru en cet album Frankeinsteinisé des 4 légendes même si la chanson Mamma, énoncée dans la critique, qui devait être la préférée de Paul McCartney,  n'était nulle part sur le produit fini. Aucun des noms des artistes ne se trouvaient sur le disque "pour de raisons contractuelles". Marcus confirmera qu'on avait fait quelque chose de stupide et avait voulu en faire quelque chose de plus stupide encore. Avec succès. L'album n'est pas fâcheux du tout. Axé sur le fun candide. Plus 50's que 60's.

À peu près au même moment, enfin quand les Beatles sont officiellement annoncés séparés et tous en direction de carrières solos, sauf alors peut-être Ringo, George Harrison engage un jeune batteur de 19 ans pour qu'il soit joueur de congas afin de jouer sur un de ses morceaux pour son triple album All Things Must Pass. Ce jeune de 19 ans, c'est Phillip Collins. Phil Collins, futur Genesis. Et artiste solo majeur, lui aussi. Le jeune Collins s'était empressé d'aller acheter le triple album mais était resté déçu de réaliser qu'on avait coupé sa part de congas sur le morceau. 

Dans les années 80, quand Collins est tout simplement partout dans l'univers musical populaire, il recroise Harrison et lui fait part de cette anecdote. En lui demandant aussi pourquoi on avait coupé ses congas ? Harrison lui dit alors ne pas se rappeler de la chose et lui confirme que c'est assurément Phil Spector qui avait alors probablement pas aimé et choisi de couper. 

George lui dit donc qu'il a encore les enregistrements originaux et qu'ils lui enverra les bandes maitresses afin qu'il repère ses congas. Collins reçoit les bandes et trouve le morceau avec les congas. Qui sont sensationnellement mauvais. Il comprend très rapidement qu'il jouait n'importe quoi. Il entend même clairement George dire "Débarrasse-moi de cet horrible joueur de conga". Phil encaisse le tout avec humilité.

Quand il recroise Harrison, il lui en parle et lui confirme l'avoir entendu et que c'est plutôt lui qui avait demandé à ce que ce qu'il jouait soit coupé, et que de toute manière, c'était terrible. 

C'est à ce moment que George lui a révélé que non, c'était lui qui, pour s'amuser, avait fait jouer à quelqu'un terriblement mal du conga, et avait ajouté sa propre voix inventant la suite pour le niaiser.

Ce qui a fonctionné. Le poisson avait bien mordu.

Ils s'en sont bien amusé. 

Je deviens mysanthrope depuis peu. 

Peut-être depuis le 5 novembre dernier. 

J'ai envie de rire davantage.

J'espère vous avoir fait sourire un peu. 

La chanson sur laquelle Collins avait joué était Art of Dying.

Le faux album des Masked Marauders, qui est aussi le vrai du Cleanliness & Godliness Skiffle Band de Berkeley, a été lancé à peu près à cette période il y a 55 ans. 

mercredi 4 décembre 2024

Cinema Paradiso: Dune Part One & Part Two de Denis Villeneuve

Chaque mois, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers jours) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: Le cinéma !

Je l'ai surconsommé, le surconsomme toujours, l'ai étudié, en fût diplômé, y ai travaillé, fût récompensé, en suis sorti, mais le cinéma ne sortira jamais de moi.

Je vous parles d'un film que j'ai aimé par son histoire, sa réalisation, son traitement, son sujet, ses interprètes, sa musique, sa photographie, son audace, bref, je vous parles d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. Je vous parles bien souvent, encore maintenant, de films que j'ai en dvd ou en Blu-ray dans ma collection.   

DUNE PART ONE & PART TWO de DENIS VILLENEUVE.

La nouvelle de science-fiction de Frank Herbert est de 1965. Elle a été adaptée maintes et maintes fois

Paul Atreides arrive sur la planète Arrakis, suite à l'acceptation de la part de son frère d'être pilote d'une mission en direction d'une dangereuse planète. Mais le chaos survient après trahisons alors que des forces se confrontent afin de contrôler les mélanges d'une ressource précieuse, en l'an 10 191, les épices. 

Dans le second film, Paul s'unit aux Fremen sur le sentier de la guerre de vengeance suite aux trahisons commises contre sa famille, dans le premier volet. Il veut s'en prendre aux conspirateurs. Il doit choisir entre l'amour qui le frappe de plein fouet ou le destin de l'humanité. Il prend des initiatives afin que le futur ne soit pas aussi terrible qu'anticipé. 

Vous voyez que c'est dystopique, mais facile à appliquer au monde d'aujourd'hui. 

Je suis un grand fan de David Lynch et suis aussi fan de sa version de 1984. Même si pour lui, c'est un désavoeu et un cauchemar. En revanche, je ne suis majoritairement pas fan du tout des "suites" ou des remakes. 

À quelques exceptions près, vous le constatez. Quand on pense dès le départ faire une trilogie ou deux films comme Jean de Florette/Manon des Sources, on est pas motivé par le simple profit. On a pensé développement d'histoire. Rares seront les suites que j'aimerai car trop souvent elles ne sont motivées que par l'envie de faire plus d'argent avec quelque chose qu'on avait réussi. Denis, petit gars de chez nous, rêvait depuis son adolescence d'adapter ce livre culte. Et pour y rendre justice, avait calculé au moins 3 films pour rendre justice au monde de Frank Herbert. 

Tout d'abord, la photographie est stupéfiante. Il faut voir dans le noir ou en salle. Ou sur un écran de  formidable dimension. Elle est du directeur photo Greig Fraser. Il a d'ailleurs gagné l'Oscar de la meilleure cinématographie pour le premier film. On gagnera aussi l'Oscar des meilleurs effets visuels et de la meilleure trame sonore, celle de Hans Zimmer. En plus de récolter 7 autres nominations. La seconde partie, diffusée seulement à partir du 1er mars dernier, n'était pas dans les dates pour les qualifications aux Oscars, dont la remise avait lieue 9 jours plus tard. La première partie devait sortir en 2020, mais la pandémie mondiale a retardé tout ça. Ce fût lancé en 2021. 

La distribution du premier volet est extraordinaire. Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Josh Brolin, Stellan Skarsgard, Dave Bautista, Stephen M. Henderson, Zendaya, Chang Chen, Sharon Duncan-Brewster, Charlotte Rampling, Jason Momoa et Javier Bardem forment l'essentiel de la distribution. Ferguson et Bautista avaient aussi tourné sous la direction de Villeneuve dans un projet précédent qui était une (formidable, oeuvre achetée aussi) suite de Blade Runner, Blade Runner 2049, lancé en 2017. 

Le décor, des deux films Dune, de Villeneuve, est presqu'entièrement dans le désert. Enfin, sur une planète dans le film, mais selon nos référents terrestres, dans le désert. Et avec les moyens technologiques de nos jours, on peut absolument TOUT faire. Et Villeneuve et son équipe y arrive avec brio. Même si ça dure plus de deux heures. 2h45 le second on croit à tout ce qu'on voit, qui vole et qui engloutit, qui vit et qui meurt. Il arrive à nous glisser dans une zone presque zen, même si parfois c'est tout simplement brutal. On y trouve poésie. Dans les regards, les gestes, les plans et les mots. La musique de Zimmer est aussi formidable accompagnatrice de l'épopée aux multiples revirements.

C'est à la fois Lawrence of Arabia, à la fois Star Wars, à la fois, Solaris. Presque Zabriskie Point. Même ton parfois planant. 

La distribution de la seconde partie est toute aussi fabuleuse. Chalamet, Ferguson, Zendaya, Brolin, Bautista, Rampling, Skarsgard, Bardem, Austin Butler, Florence Pugh, Christopher Walken, Léa Seydoux. 

Je fais des détours pour voir des films impliquant Florence Pugh, Christopher Walken ou Léa Seydoux. Même les films que je devine mauvais. 

Là aussi la sortie, prévue en 2023, a été retardée, cette fois par le conflit de travail à Hollywood à cette époque. Les deux fois, le premier livre a été adapté par Villeneuve et Jon Spaihts. Mon jumeau cosmique, mais né deux ans avant moi. Le premier volet voyait aussi l'apport d'Eric Roth à l'adaptation, une légende pour les étudiants scénaristes que nous étions, et un auteur très respecté, à Hollywood, surtout depuis Forrest Gump

Dans les deux films, on nous place dans une zone, dont je vous parlais récemment, tout à fait agréable.

Où même l'amateur d'action y trouvera son compte. Festin pour les yeux et le coeur.      

Le troisième et dernier volet, adaptant Dune:Messiah, toujours de Frank Herbert, est promis pour 2026. 

Ai-je besoin de vous préciser que j'ai assez hâte ? À la mi0mandat du "messie" clown président ?

mardi 3 décembre 2024

Fascisme aux États-Unis (Volet 1)

Donald veut jeter aux poubelles cette loi. 

Il l'a écrit en lettres majuscules sur son application toxique, Truth

REPUBLICANS MUST KILL THIS BILL!

L'ancien et futur président des États-Unis l'a écrit pas plus tard que le 20 novembre dernier. Il était élu depuis 15 jours. C'est dans ses priorités. Mais de quoi parles-t-il ? de quelque chose de gauchiste extrême qu'on placerait sous le large parapluie travesti du mot woke ? Non. C'est simplement vouloir entériner l'impossibilité gouvernementale de s'ingérer dans la liberté de presse qui doit rester indépendante au nom de la démocratie. La station de télévision Fox a un propriétaire qui a comme épouse la fille d'un oligarche russe. 

Doit-on se surprendre que cette station soit incapable de voir en Putin un ennemi ?

Afin de protéger le secteur de l'information aux États-Unis, à la fois d'espionnage ou de trafic d'influence de la part de parti politique ou de pays étrangers, on a présenté une loi protégeant les journalistes, les éditeurs, les médias, d'être infesté de faussetés. Ou d'intérêts étrangers mal avisés. Aussi, on a fait passer, à l'unanimité, en 2023, en Californie, la protection entière des sources et le droit de ne jamais les révéler si souhaité. Il s'agissait d'une loi bi-partisane, donc qui comprenait des élus démocrates ET républicains. Ça protège les journalistes de toutes les idéologies, de chaque faction, et de tous les clans. Si vous récoltez de l'information au sujet de quoi que ce soit, vous êtres protégé(e)s jusqu'à publication. 

Mais ceci est un affront face à tout ce qu'est Donald Trump. Qui dénigre les journalistes depuis toujours. Même ceux qui lui étaient reconnaissants et qui, avec le temps, ont trouvé à redire sur l'horrible humain qu'il est. Il l'a clairement dit à plusieurs reprises, les journalistes sont l'ennemi du peuple. Ceci a coloré son premier passage à la présidence et fera de même dans l'abomination qui s'en vient. Durant cette présidence, on avait obtenu secrètement les # de téléphone de journalistes du NY Times, Washington Post et de CNN. L'administration Biden n'a pas été tellement mieux faisant de même en obtenant les coordonnées de quelqu'un du Guardian de manière secrète et défendant même quelques fois où Trump l'a fait dans les exemples cités. Le sablier s'égraine entre maintenant et janvier pour que cette loi, unanimement acceptée par les 2 partis, je le répète, soit entérinée par le Sénat (timidement démocrate encore un mois).

Quand en janvier on confirmera les durs à comprendre nominations de Pete Hegesth, animateur du week-end de la station de désinformation Fox, à la défense nationale, l'ancienne démocrate devenue conspiratoire Tulsi Gibbard, à l'Intelligence (sic:), le déséquilibré Robert Kennedy Jr à la santé, le père du gendre à Donald comme ambassadeur de France et la magnat de la lutte Linda MacMahon à l'éducation, ce ne seront que des valets de pisse de celui qui leur donne une valeur surréaliste qui entreront en fonction. Matt Geatz a quitté car on allait l'enquêter sur ses vices et il est coupable de trop de choses. Il a été remplacé par la très très MAGA Pam Bondi au département de l'injustice, mais on sait d'emblée qu'une justice, indépendante du président, comme en Russie ou en Chine, n'intéresse aucunement Donald Trump. 

Tout comme il n'a aucune envie que les journalistes soient libres de dire tout ce qu'ils ont envie de dire, ou encore de révéler tout ce qu'ils ont envie de révéler. Comme dans tout bon pays fascistes, liquide ou contrôle d'abord tes intellectuels.  

Il n'y a aucune autre raison pour Donald Trump de vouloir voir cette loi "assassinée", et c'est son désir malade de pouvoir enquêter lui-même sur la presse et mettre en place des représailles dans sa besace à vengeance.

Il y a beaucoup de menaces de cet immature machine à menaces contre la liberté de la presse depuis 2016. 

Celle-là est vraie dans son projet de fascistes États-Unis. 

Beaucoup de nominations de gens habitant ou issus de la Floride. Ce qui confirme que c'est le plus stupide des 52 là-bas. 

lundi 2 décembre 2024

L'Humanité S'Évapore

Je suis derrière les grévistes de Postes Canada 

Mais pas les médias.

Nous avons lu que des influenceurs, titre ridicule pour des gens très souvent ridicules, risquaient ne pas pouvoir faire envoyer " de la part de leurs animaux de compagnie" des cartes de Noël. Nous avons surtout lu, vu et entendu des entreprises s'inquiéter de leur chiffre d'affaires. Ah oui, ça on le lit et on l'entend partout. 

Depuis que les employés de la poste sont en grève, on a entendu se plaindre des entreprises, des gens qui ont des colis bloqués quelque part, des gens qui attendent des chèques, mais peu sinon pas de travailleurs/travailleuses de la poste. Sinon pour un micro de 8 secondes vite passé à la télé.  

On pointe ses "méchants, méchants" employé(e)s de la poste qui ont le culot de demander...de meilleures salaires puisque plusieurs d'entre eux/elles, ont besoin de centre de distribution alimentaire pour arriver au pays, qui ont aussi le culot de demander... des programmes de retraite décents, de la sécurité d'emploi et de la sécurité sur les lieux de travail. De ne pas couper les ressources actuelles pour les problèmes de santé mentale. Même les vacances des employé(e)s plus anciens sont menacées d'être amincies. 

 

C'est... C'est méchant ça? Se plaindre de ça ?  

Ça ne sonne pas tellement inhumain de la part des employé(e)s de Postes Canada. C'est même pas mal le minimum de reconnaissance dignitaire qu'on choisit de soustraire, chez les ti-pères, qui ne pensent qu'argent. Alors pourquoi, nous, consommateurs de nouvelles moyen, avons nous en tête que ce sont les employé(e)s qui boudent qui seraient les méchants dans cette saga ? Plus de 50 000 travailleurs/travailleuses des postes sont en grève depuis le 15 novembre dernier.. On voit maintenant Postes Canada, qui perd beaucoup ce qu'il veut sauver, (de l'argent), engager des sortes de briseurs de grève pour faire le travail. Des gens très certainement payés moins cher et au bout de l'espoir, et au talent pour faire ce qu'ils vont faire, plus qu'incertain. Postes Canada veut compétitionner avec Purolator, Fedex ou Amazon, dont ce dernier, presse tant le citron avec ses propres chauffeurs/chauffeuses qu'ils/elles sont quelques fois forcé(e)s d'uriner dans des bouteilles parce qu'on leur interdit d'arrêter ici ou là pour le faire. Le font toujours au moment d'écrire ceci. J'en connais un

Les dents du capitalisme sont cariées. 

Dans les médias, dans les premiers jours, on a exposé les revendications, sans trop entrer dans les détails. Mais passé le 17 novembre, on a strictement parlé, absolument partout, du mal que causait la grève. Des inquiétudes des entreprises qui ont eu et ont toujours toutes les tribunes. 

Si on fait une recherche sur Google avec les mots Canada Post Strike, on trouve des tonnes et des tonnes d'articles sur les entreprises qui perdent des ventes. Réelles et anticipées. 99% des articles ne sont que les effets de la grève. Un seul article, que je ne retrouve plus d'ailleurs, (C'était de la CBC) met l'accent sur les travailleurs et les travailleuses de la poste, mais sinon ce sont TOUS des regards du point de vue du citoyen qui veut envoyer des cadeaux, en recevoir ou des entreprises qui plantent en raison de cette grève. 

Sur certains sites, on va en profondeur sur "comment l'entreprise X perd de son chiffre d'affaires.." et au bas de la page, on peut même trouver 5 autres liens menant à 5 autres articles qui prendront le même angle. L'unique endroit où on parlait du point de vue des gens de la poste, on trouvait en bas de page ...absolument rien car aucun autre article ne traite le sujet de cet angle. 

Deux poids, deux mesures. Ça fait dur.

Pas d'articles sur les 8 heures qu'on va exiger de trajets de  facteurs/factrices, au lieu des 6 actuelles dans "peu importe la météo", ni sur les banques alimentaires et les problèmes de santé mentaux encadrés pour certains employés, qu'on va couper, mais des tonnes d'articles sur les enfants dont les lettres ne se rendront pas au Père Noël et ses lutins. Ou des gens qui attendent quelque chose dans leur boite à malle.

L'humanisation dans les médias est à sec. Pourtant (et j'en connais personnellement) plusieurs employé(e)s travaillent actuellement bénévolement afin que le château de cartes ne s'écroule pas. Que les chèques, entre autre, se rendent à bon port quand même.  

Le "mal" de la grève chez Poste Canada, c'est Postes Canada, pas ses employés qui ne demandent que dignité. 

C'est devenu si difficile de nos jours d'obtenir une certaine dignité. Et des le voir choisir le mauvais cheval. Presque tout le temps partout. Je ne vois plus que François Legault, de nos jours, se mettre continuellement un pied dans la bouche. Vous l'avez vu la semaine dernière paterniser Valérie Plante ? Vous remarquez le sexe majoritaire des employées de chez Postes Canada ? 

Mais quand on y pense, et ceci explique aussi en partie l'extrême popularité Canadienne du parti du raté Poilièvre, la plupart des sites/réseaux de nouvelles sont tenus par des personnalités conservatrices. 

On ne devrait donc pas tant s'étonner de l'angle financier choisi par les médias. 

Chaque fois qu'il y a grève, on semble choisi le parti des entreprises. 

Même celles qui promettent de couper ce qui avait déjà été gagné.  

Y a des choses qui ne passent plus comme une lettre à la poste. Comme le traitement d'une situation sociale. 

Une vie, on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. 

dimanche 1 décembre 2024

Promenons Nous Dans Les Bois Avec Le Loup...

Robert Miller est un timide multi milliardaire de Montréal. 

Je dis timide parce qu'il a toujours gardé le profil bas tout au long de sa vie et très peu de photos, sinon 1 ou 2, n'existent de lui dans l'espace public. Il est extraordinairement discret. Si j'était très riche, j'essaierais aussi d'être le plus discret possible aussi à ce sujet afin de ne pas attirer les faux-amis. Et par pudeur.

Mais justement. Miller est très possiblement coupable de maintes atteintes à la pudeur. Il a beaucoup à cacher. Son procès est en cour, et on dit qu'il aurait fait un peu plus de 100 victimes d'agressions sexuelles sur de longues décennies. Des jeunes filles, dont au moins une...de 11 ans. Le mot dégueulasse n'est pas assez lourd pour réagir à cette dernière phrase.

Le procès, qui a débuté en 2023, n'en était pas à ses premiers essais. Depuis plusieurs années, les jeunes femmes abusées tentaient de faire exister leur cause. Mais l'homme est multi miliardaire. Il a donc un grand pouvoir et une telle richesse est une forteresse de protection contre toute atteinte personnelle. 

Vous le voyez en prison le Prince Albert ? Malgré les multiples preuves de pédophilie existant contre ce client de Jeffrey Epstein, le fils de la Reine Elisabeth II n'est pas inquiété par un seul jour de prison parce que lorsqu'on est giga-riche sur cette planète, la loi ne nous atteint jamais. Robert Miller ne fera probablement pas un jour de prison non plus. De plus, il est très âgé et bizarrement même si vous êtes le pire monstre, même si vous volez des enfances entières, si vous êtes vieux, on peut encore jugé qu'on ne vous enverrait pas en prison parce que ce ne serait pas humain. Comme si l'accusation originale relevait de l'homme et nom d'une bête. Miller avait un appartement où il reçevait les jeunes femmes, elles étaient donc consentantes et gnagnagna. La dignité des enfants, c'est par important dans nos mondes d'adultes. Et les comportements immatures chez les adultes. C'est normalisé. Déprimant d'y penser, mais c'est comme ça.

Miller les recevait dans des appartements ou dans des hôtels, les arrosaient de cadeaux, entre le début des années 90 et 2006. Il a aujourd'hui 80 ans. Il nie tout ça, même si plus d'une centaine de jeunes femmes, aujourd'hui adultes, alors souvent mineures, ont confirmé les transactions sexuelles avec lui sur cette période. La plupart ne connaissant pas les autres victimes. 100 voix de femmes disant que Bill Cosby les as droguée pour ensuite les violer trouveront toujours des gens qui défendront Cosby. Miller joue cette carte de lourd lâche. 

Elle avait 11 ans
La semaine dernière, le pervers animal a aussi ajouté de l'huile sur le feu.

Il a demandé à connaître l'identité des victimes qui se plaignent. Il n'en connait qu'une.

(...)

Je répète: il a demandé à connaître l'identité des victimes qui se plaignent.  

Pourquoi vieux cochon ?

Selon lui, afin de savoir contre qui il se défend. Disant ne pas pouvoir se défendre contre des gens dont il connait pas l'identité. 

La vérité, comme trop souvent, est complètement ailleurs. 

1-Pour pouvoir les intimider en privé, il en a les moyens.

2-Pour pouvoir leur proposer de fortes sommes afin de les faire taire, il en a aussi les moyens. Les manipulateurs manipulerons. Et la manipulation ne se trouve pas où Miller veut pointer. 

Sa demande, c'est un peu comme marcher dans les bois avec quelqu'un, dans un secteur si beau, si saisonnier, si isolé de tous et que l'un des deux dise soudainement "Personne ne t'entendrait crier ici...".

Je prendrais une petite marche avec Robert Miller dans les bois au nom de ces femmes...

Elles ont perdu quelque chose qu'elles ne regagneront jamais. Peu importe l'issue du procès.