lundi 16 mars 2026

Être Femme en Amérique du Nord

Deritter, Louisiane. C'est dans l'Ouest de la Louisiane, petite ville près de la frontière avec le Texas.

Misty Roberts en est la mairesse. Depuis 2018. Puis réélue en 2022. Mais en juillet 2024, elle est forcée de démissionner, pour de l'hormonale franchement mal géré. 

Quand elle a commencé sa carrière de politicienne, elle travaillait pour le maire, avant de finalement, se présenter elle-même. Elle se disait mauvaise politicienne car inexpérimentée. Par la suite, expérience aidant, elle a assuré qu'être politicienne, c'est l'être en tout temps, 24h par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année. Bureau/pas bureau. On représente nos gens, tous le temps. 

Ça reviendra la hanter. 

L'été de 2024, elle organise une grande fête autour de la piscine familiale, chez elle. Pour ses deux adolescents et pour leurs amis, de leur âge. Entre 14 et 17 ans. Majoritairement, s'y trouvent des jeunes, d'âge mineur. Dont ses deux enfants, un de leur cousin et un de leurs amis, de 16 ans, seulement. Misty a bu depuis le début de l'après-midi quand cet ami de 16 ans, arrive sur les lieux du party, en fin de journée. Misty est donc "tipsy". Sera brumeuse (Misty:). À son arrivée, elle lui fait remarquer qu'il est adorable. Et l'invite plusieurs fois à boire tout ce qu'il a envie de boire sur place, elle a payé pour toutes les consommations, alcoolisées. Comme c'est illégal, le jeune garçon lui redemandera si c'est vraiment ce qu'elle permet, ce qu'elle reconfirmera avec plus de vigueur encore.

Quand tous les jeunes se baignent, elle se présente en bikini. femme de 42 au corps très bien préservé. Elle est donc remarquable. Et remarquée. Ce qu'elle souhaitait. Surtout de ce jeune homme de 16 ans, qui boit de plus en plus de choses différentes, et à un rythme qu'il ne sait pas juger correctement, ne l'ayant jamais fait. Autour de la piscine, le jeune garçon, à son tour grisé par l'alcool, parle beaucoup avec elle. Elle lui fait des clins d'oeil, se rapprochent physiquement de lui, lui flatte la poitrine, danse séductivement contre lui. Inconfortable, et troublé, il tombe dans le piège et ne résiste pas la proximité de leurs corps semi-dénudés, en l'embrassant. Ils s'embrassent plusieurs fois comme ça. Elle lui demande de ne pas faire ça publiquement et l'invite à l'intérieur. 

Dans sa chambre à coucher. Sur son lit. Là où elle commence manifestement à le déshabiller pour une activité sexuelle. Ce que le jeune homme commence à comprendre. Ce qu'ils ont fait dehors n'est pas passé inaperçu, et ses deux enfants, ainsi que leur cousin, seront à la fenêtre de cette chambre pour y filmer leur ami et la mairesse, leur maman, sa tante, déshabillée et qui lui fera l'amour. Ceci qui transforme sa confusion alcoolique en confusion d'extase, puis, au final en confusion totale. Que vient-il de vivre ? Il sera malade de ce qu'il a trop bu, mais aussi du bouleversement qu'il vient de subir. À la toute fin, il rage même un "ôtes toi de sur-moi" incertain de ce qu'il vient d'expérimenter.  Les deux enfants et le neveu de Misty sont aussi complètement chavirés. Ils ont tous été témoins de quelque chose de grave, commis par leur propre mère. Par une tante. 

Quand ils menacent d'en parler, leur mère leur textera "lie 'til you die!". 

Maman de l'année.

Bien entendu, là où tout le monde se connait, dans la ville de presque 10 000 habitants, la vérité se fait savoir quand même. Même si elle arrive à faire effacer la vidéo de son neveu, que plusieurs ont eu le temps de voir. Misty avait eu le temps de dire à sa victime que si les gens posent des questions sur pourquoi on est monté à la chambre, tu leur diras que c'était pour que je freine le flirting entre nous deux. Mais le jeune homme sera si troublé par tout ça, que bien sur, il en parlera. La mère de la victime entrera en contact avec Misty pour s'assurer qu'elle confirme qu'elle ne sera pas enceinte. Elle commandera, après l'acte, des condoms, à livrer à domicile, pour essayer de rendre la chose plus honorable. La mère de la victime échangera par texto avec elle et prendra en photo leur conversation où elle confirme indirectement qu'elle a bien fait l'amour à un mineur en disant de ne pas s'inquiéter, 

Mais comme si c'était un gène familial, le frère de Misty est déjà en prison pour avoir violé une jeune fille de 16 ans...

Intoxiqué et mineur, le garçon de 16 ans a été abusé sexuellement par une adulte de 42 ans. Misty a même essayé de blâmer la victime, en encourageant son fils à aller se battre avec leur ami, car c'était lui, disait-elle, l'agresseur. 

L'enquête a débuté en juillet 2024, elle savait ce qu'elle avait fait, elle a démissionné, dès le lendemain. Elle a plaidé non coupable, mais un jury composé de ses pairs, l'a trouvé coupable le 3 mars dernier de connaissance charnelle de juvénilité, de viol, et de comportement indécent avec un mineur. 

Elle fera de la prison, on ne sait pas combien de temps, mais pourrait, au maximum, faire 17 ans au cachot.

Ghislaine Maxwell a été condamnée à 20 ans de prison, en 2022, avec le temps qu'elle sa servi depuis 2020, elle en sortirait au milieu des années 2040.

Ce qui reste tristement ironique. L'unique personne en prison pour avoir abusé de centaines de jeunes mineures. des jeunes filles devenus femmes brisés, pendant des années, est aussi...une femme. 

Remarquez à qui le pédoprésident dit "Quiet Piggy", "You're the Worst of the worst", "you're a horrible person" ou "you don't smile enough". 

Pour en faire un exemple, qui a-t-on forcé de porter un bracelet électronique et fait un procès très public pour un délit d'initié comme vient de le faire Barron Trump, le jeudi avant les bombardement du samedi, en Iran ?

Une femme, Martha Stewart.  

Aux États-Unis, dans les dernières années, les plus sombres de mon vivant d'Américain, les femmes ont perdu le droit de choisir quoi faire de leur corps dans 13 États. Elles sont aussi sur le point de perdre leur droit de vote si elles ne portent pas le nom de leur mari sur le bulletin de vote. Turning Point USA prend une telle ampleur, le Canada anglais est en train d'en faire sa propre branche. 

Au Québec, pour prendre le nom de son nouvel époux, depuis 1981, par souci d'égalité. On doit payer, si on y tient, mais les noms d'origines doivent rester sur les cartes gouvernementales. Comme le permis de conduire, le passeport ou la carte d'assurance-maladie. On est si en avance sur bien des sociétés à ce niveau. Nos femmes sont pensées égales. Rien n'est parfait et on y est pas encore. Mais elles sont d'emblée, chez les gens sains, la majorité, pensées égales. 

J'ai été élevé avec bien des cousines, dans une rue composée majoritairement de filles, enfant, et avec deux soeurs plus jeunes.

Dont Janiper Juniper qui n'a que 13 mois de différence avec moi. On se faisait souvent demander plus jeunes si on était jumeaux. Je crois qu'elle est plus grande que moi, de nos jours. (elle dit que non, mais je crois que oui). C'est son anniversaire. Je l'aime. C'est une Femme libre qui a fait deux bébés toute seule. Deux formidables filles. Un beau clan. 

En France, en 2007, j'étais avec mes deux soeurs dans un bar de Paris et le serveur m'avait demandé ce que je voulais. J'ai répondu une bière. Mes deux soeurs ont demandé la même chose. Il s'est retourné vers moi comme pour me demander si c'était acceptable qu'elles demandent deux bières. On est resté confus. Afin de briser le moment en suspension j'ai dit "C'est bon?". Il a dit "Mesdames prendront bien de la bière ?". 

Il validait auprès de moi, pour vrai !

On a jamais répondu parce qu'on a explosé de rire. Un rire incontrôlable. Mes soeurs disent que j'ai dit "Demandez-leur, elles sont là, devant vous !". Je ne m'en souviens pas. Elle me l'ont rappelé samedi quand on s'est vu pour souligner sa fête. Il a peut-être craché dans nos bières, humilié, on s'en fout. On est né au meilleur endroit au monde pour les Femmes. 

Là où elles ont la majorité des chances. 

Là où elles ne sont pas que belles, mais si intelligentes.

Comme ma "grande" soeur, J.J. Toujours plus jeune que moi :) 

Bonne fête, J.J. 

dimanche 15 mars 2026

La Mort de Jules César

Quand Jules César, 55 ans, est au faîte de sa gloire, il marche quand même sur un fil.

Un Sénat conquit le nomme dictateur à vie. Être dictateur, alors, n'est pas péjoratif. Le titre existe pour représenter une magistrature légale et même prestigieuse, prévue par la Constitution de la République pour répondre, de manière temporaire, pendant 6 mois, à des situations de crises extrêmes. Des guerres ou des troubles civils. Le dictateur reçoit alors les pleins pouvoirs et il doit accomplir une tâche précise sur la période de 6 mois. Une fois la mission terminée, il rendait son tablier. César brise la perception du mot en se faisant voter ceci pour lui, à vie. 

Ceci survient dans le trouble mois de Février. 

Il a accumulé des honneurs, qui heurtent de front la République.  Il refuse la royauté mais en épouse tous les traits. Il siège sur un trône d'or. Sa statue côtoie celles des anciens rois de Rome, et son visage figure sur la monnaie. Pour les sénateurs aristocrates, les "optimates", la menace est claire. César s'apprête à restaurer cette même royauté, abolie 450 ans plus tôt. 

Le climat à Rome est donc électrique et tendu. Une soixantaine de conjurés, se faisant appeler les "libérateurs", s'unissent sous la direction de Caius Cassius et de Marcus Junius Brutus, ce dernier étant un proche de César, que le dictateur traire avec une affection quasi paternelle. On a souvent pensé que c'était son fils, mais non, Brutus est traité comme un vrai fils, mais n'est pas le fils de Jules César. Seulement celui qu'il aurait souhaité avoir. Un complot se trame et il doit aboutir avant le départ de César pour une grande campagne militaire contre les Parthes, à la mi-mars. Le 18. Le devin a dit ça après coup, il est le seul témoin de cette conversation, et ça lui a fait une excellent publicité, il a pu faire de très bonnes affaires par la suite et se munir d'un spa de luxe. Été comme hiver.

La nuit du 14 au 15, est agitée de mauvais augures. La femme de César, Calpurnia, 32 ans, trop jeune pour lui, fait des rêves funestes où elle voit le toit de leur demeure s'effondrer et son mari, César, mourir dans ses bras. Ça c'est passé il y a plus de 2000 ans, c'est donc surement vrai. Et plusieurs témoins oculaires qui étaient sur place ont encore confirmé la semaine dernière que ça c'était passé comme ça. Le devin Haruspice Spurinna, consulté par César, fin février, le met en garde. Un grand danger le guette, au plus tard pour se réaliser au plus tard, aux Ides de Mars. 

Dans le calendrier romain, l'ides de Mars est le 15 mars, un jour festif dédié au Dieu de la guerre, Mars. Les dictateurs aiment partir leurs guerres autour du mois de Mars. Une pièce de monnaie est frappée justement par Marcus Julius Brutus, et arbore son portrait, à l'avers. 

Le matin du 15 mars, Jules César hésite à sortir. Il ne se dit pas au meilleur de sa forme et les craintes du devin et de sa femme l'ont ébranlé mentalement. C'est l'un de ses conjurés, Decimus Brutus, qui le convainc de ne pas décevoir les sénateurs et de les joindre, eux qui l'attendent. César a renvoyé sa garde personnelle par bravoure ou par fatalisme. Il se rend à pied vers la Curie de Pompée. En chemin, il croise le devin Spurinna et le lui lance, bravache, "Les ides de Mars sont arrivées!". Haruspice lui répond calmement, "Oui, mais elles ne sont pas encore passées". 

Ce sont les mots exacts d'il y a plus de 2000 ans, c'était écrit le jour même dans le site CybeRoma.com.

Quand il arrive à la Curie de Pompée, vers 11 heures le matin, un complice fait diversion avec Marc Antoine, principal lieutenant, bras droit et fidèle allié de Jules César, et le retient à l'extérieur en l'entretenant de banalités à son insu. Afin que le dictateur entre seul, face à 59 bourreaux. 

Le signal est donné par Tillius Cimber. Sous le prétexte de présenter une pétition pour le retour de son frère, injustement exilé selon lui, s'approchant de lui pour lui remettre, il tire sur sa toge, ce qui lui dégarni les épaules nues. "Mais c'est de la violence" a le temps de dire Jules César. Aussitôt, Casca, sénateur romain, porte le premier coup de poignard à sa gorge. Une blessure superficielle qui n'empêche pas César de s'en défendre et de même porter lui-même un coup de poinçon en métal à son agresseur. 

C'est alors la ruée sur César. 

Les conjurés ont tous convenu qu'ils devaient porter au moins un coup pour son destin lui soit fatal et que le leur soit lié à jamais. César est entouré par 59 conjurés, acculé. Il reçoit 23 coups de poignards. Lorsqu'il voit Brutus, l'arme au poing, ça marquera les esprits, il aurait alors prononcé, alarmé de manière justifié, " Tu quoque fili mi !", ou en français, "toi aussi, mon fils !...". Il l'aurait même dit en Grec: "Kai su, teknon ". Réalisant que tout est fini, il se voile le visage dans sa toge et s'effondre, ironie du sort, au pied de son ancien rival, une statue de Pompée.

Il en meurt. Trahi par les siens.

Ça s'est passé aujourd'hui, il y aurait 2070 ans. 

Je dis ça comme ça...

Pour rien...

Les dictateurs, ça se traite comme ça, voilà.        

samedi 14 mars 2026

Les Rois des Fous

Le monde est devenu un grand hôpital psychiatrique où les fous se promènent en liberté.

Chaque pays a élu son chef. Le roi des fous. Et pour ne pas que les rois s'ennuient, on leur donne des jouets. Des soldats, des camions et des camions. Et les rois des fous du monde entier comparent leurs jouets. 

"T'as vu mon sous-marin ?

"Et toi? t'as vu comment mes canons tirent bien ?"

Tous les soirs, ils jouent très tard. Ils font la bombe. Ils poussent leurs petits soldats qui tombent sous les billes. Quand il n'y en a plus, on les remplace. Et les rois des fous échangent leurs jouets. 

"Je te prête mon pétrole, mais toi tu me passes ta bombe à neutrons"

"D'accord, files-moi ton uranium et je te donnerai mes petits camions de soldats."

Et puis, il y a des rois qui n'ont rien à échanger. Ils n'ont pas de jouets. Même pas de quoi manger. À 4h, ils ont droit à un petit goûter à partager à trois. Il vivent au tiers. C'est le tiers-monde. Ils trainent derrière eux une ficelle qui tient un lapin qui joue du tambour pour une brosse à dents. Et pour s'amuser, les rois du monde entier, quand ils les voient passer, leur jettent des noyaux d'olives nucléaires. Et puis de temps en temps, il arrive un docteur qui veut soigner les fous. On l'appelle Prix Nobel de la Paix. On lui met une médaille sur le coeur qui brille au soleil afin qu'on voit bien l'endroit où il faut tirer pour le tuer. Et la vie continue. 

Les rois des fous du monde entier s'entourent de débiles qu'ils choisissent eux-mêmes. Le Premier Débile, le Débile des finances, le débile des armées, le débile de la défense, non désormais, le débile de la guerre, Ça s'appelle un gouvernement. Et dans le monde entier, les débiles donnent des conseils aux rois des fous pour gouverner les cons. Et les cons, ne cherchez pas, c'est toujours nous. 

Si tous les cons du monde entier voulaient se donner la main, on obligerait les fous à casser leurs jouets, à taire leurs canons, et nous pourrions enfin nous promener en paix, sur les jardins de la terre, qui sont si jolis. 

Quand on y fait pas la guerre.

 Je vous écris ça. C'est pas de moi. 

C'est de Roland Magdane, humoriste, chanteur, acteur Français de 76 ans. C'était en 1981. 

Il y a 45 ans.

 Ca ne peut pas être plus d'actualité.

Il ne fait aucun doute que le président du pays d'en bas est mentalement déséquilibré. Et un fou, est déséquilibré. 

Un déséquilibré se fait faire une fellation par une fille de 13-14-15 ans, comme les dossiers Epstein le soulignent dans le vent des sourds et aveugles. Et prétend qu'il n'a rien à se reprocher, autour du prédateur. Qui est du même acabit.   

45 ans plus tard, le constat de Roland Magdane n'a pas pris une ride. La folie des grandeurs continue de dicter l'ordre mondial. Avant les millionnaires visaient les avions pour conquérir le ciel, ensuite, les montagnes, pour conquérir la nature. Vous les remarquez se désennuyer avec leurs envies spatiales ? Puisque sur terre, ils n'ont plus rien à prouver. 

Le texte de 1981 résonne aujourd'hui avec une violence renouvelée. Illustrant une tragique stagnation de votre civilisation. Ces rois fous, loin d'être des protecteurs, s'enferment dans des jeux de pouvoir dont les peuples sont les éternels jouets sacrifiés. Les dérives morales et judiciaires qui entachent les hautes sphères, à l'image des révélations épouvantables des dossiers Epstein confirment le déséquilibre mental et éthique de ceux qui nous dirigent. Face à ces prédateurs cravatés, l'indifférence devient complicité tacite.

Il est impératif de cesser d'être les spectateurs passifs  de ce théâtre absurde.

Si la lucidité est le premier pas vers la guérison, l'unité reste notre seule arme pour briser ces chaînes. Il appartient désormais aux "cons" de Magdane de reprendre la main pour que les jardins du monde ne soient plus des champs de bataille, mais des espaces de paix retrouvée. 

Le temps n'est plus au constat, mais au réveil collectif avant que les derniers jouets n'explosent.

Destituez l'idiot. 

vendredi 13 mars 2026

Musique Gen X

Dans les quelques dernières semaines, 3 artistes musicaux dont j'aime beaucoup le contenu artistique ont livré du nouveau matériel. 

Tous trois, des artistes qui ont comme cumulatif plus de 14 albums. 

Pour U2, c'était leur 15 1/2 album. Puisque c'est un mini-album qui a été lancé mi-février dernier.

Pour Morrissey, Make-Up is a Lie, est lancé depuis début mars dernier. C'était son 14e album studio, en solo. Avec The Smiths, il en a enregistré 4 autres auparavant, dans les années 80. 

Finalement, pour Gorillaz, c'était leur 9e. Mais Damon Albarn en a aussi lancé 2 en solo, et enregistré 11 autres fois comme chanteur de la formation Blur, entre 1991 et 2023,  avec Graham Coxon, Alex James et Dave Rowntree, chaque fois. Et avec The Good, The Bad & The Queen. 2 fois sur disques.

Je me trouve lourd dans mes sujets presque 100% concentrés sur le danger que représentent les États-Unis. C'est vendredi. Je vous propose plus léger. Mes 10 préférés de chacun et un peu pourquoi. Si U2 sera plus facile, parce que digéré depuis plus longtemps que les autres et plus uni, j'irai chez Blur, Gorillaz, The Good, The Bad & The Queen et Albarn/Coxon en solo, mais n'irai pas chez The Smiths pour Morrissey. 

U2.

10. New Line on the Horizon (2009). Expérimentation sonore avec Eno & Lanois tout en restant fidèles à leur ADN rock. Bono délaisse le "je" pour incarner des personnages, un policier parisien, un junkie en rémission, un soldat. Intéressantes textures sonores. Marocaines même. Nouveau horizons. 

9. October (1981). Le piano est intégré pour la première fois, la cornemuse aussi. Second effort du band. Assez brut. Post-punk. Tendre aussi. Bono a dû improviser au micro plusieurs des paroles s'étant fait voler sa valise de textes préparés. 

8. Pop (1997). La premier single m'a été fatal. Le titre de l'album aussi. Si on proposait la direction musicale sur les albums précédents, avec un titre pareil, on semblait vouloir se fondre dans la parade. Le premier single était si vain. Mais y a des fichus bons morceaux là-dessus. techno rock.  

7. All That You Can Leave Behind (2000). Eno/Lanois à nouveau et un "retour aux sources" après des années 90 axés sur l'expérimentation techno/industriel/shoegaze. Organique et chaleureux. 

6. Boy (1980). Premier effort du band Irlandais. Bases post-punk, avec guitares cristallines et ses thèmes concentrés sur l'adolescence et la perte de l'innocence. 6 des 11 morceaux sont sur ma liste de lecture de U2.

5. War (1983). 3e album et dernier de la trilogie des albums à un seul mot et enregistré majoritairement en Europe. Le succès arrive par cet album et deux gros hits. Échos d'adolescence.  

4. Zooropa (1993). Excellent partenaire sonore de l'album enregistré à Berlin, en 1991, il pousse plus loin l'expérimentation technologique, le falsetto de Bono, et propose une de leur plus belle chanson, selon moi.

3. The Joshua Tree (1987). Les portes de l'Amérique du Nord qui s'ouvrent à eux. La chanson d'ouverture est épique. La seconde sera chanson de l'année. La 3e, premier single et formidablement jouée en équipe avec même, une participation non créditée de l'excellent Gavin Friday, un ami d'enfance du band. Folk, americana, pop, gospel. Fameux.

2. Achtung Baby (1991). Encore plus fameux. Une des plus belles réinventions musicale d'un artiste ou groupe d'artistes, ramenant Eno/Lanois, cette fois à Berlin, et croisant rock, rock techno, expérimentations industrielles, shoegaze. Assez impeccable album. 

1. The Unforgettable Fire (1984). Sans cet album, qui est un peu leur première vraie signature artistique distinguée, et leurs premiers contacts avec le tandem Eno/Lanois, ils ne seraient pas les mêmes. Un album qui a changé ma vie de pré-ado de 12 ans. 

Morrissey

10. Kill Uncle (1991). 3e album solo de Stephen, composé de morceaux légers, mais aussi de moments plus lourds. Alertnatif, glam, rockabilly.

9. Maladjusted (1997). J'avais reçu ceci gratuitement quand je travaillais alors dans le monde de la musique. Si je n'avais pas trop aimé au départ, j'ai été gagné peu à peu, à force de la faire jouer en voiture. À une époque où les CD, se jouaient en voiture. Interréssant indie rock.

8. The World of Morrissey (1995) Sorte de compilation, de singles, et de face-B offrant quelques petites perles. Non, ce n'est pas Dan Bigras sur la pochette. 

7. Years of Refusal (2009). Rock agressif, particulièrement dans la première partie de l'album, 

6. You Are The Quarry (2004) Album inspiré du rock garage de la fin des années 90 et de Blink-182 qu'on écoutait en boucle. Surprenant, mais pas fâcheux.

5. Bona Drag (1990). The Smiths n'avaient pas de gérant. Il y avait donc beaucoup plus de singles qu'il n'y aura d'albums. En solo, Morrissey aura un peu le même réflexe de produire du single. Cet album est une sorte de compilation, son 2e album en solo, des singles qu'il lance depuis 1987. 

4. Southpaw Grammar (1995). Album qui divise fans et critiques, j'aime bien sa généreuse proposition de 8 morceaux, souvent longuement étirés au dessus de 5 minutes, dont deux seront même plus de 10 minutes. La pièce d'ouverture est particulièrement agréable. Et cet album comprend l'excellent tandem cordes et voix Boz Boorer et Alain Whyte. Aussi indispensables ces 2 là sur mon préféré de Moz.


 3. Viva Hate (1988). Premier album solo de Moz. Plusieurs morceaux accrocheurs sur ce premier effort. Considéré souvent comme un classique de The Smtihs, sans Marr, Rourke & Joyce. Mais avec la même texture sonore.

2. Your Arsenal (1992). Excellent album comprenant beaucoup de morceaux accrocheurs, si il n'y a que deux albums à écouter, je vous recommanderai les positions #1 et #2. Sur cet album, Mick Ronson, ancien Spiders From Mars avec Bowie. David reprend un de ses morceaux la même année pour son album de 1993.

1. Vauxhall & I (1994). Un des mes albums préférés à vie. 

Gorillaz/Blur/Good, Bad & The Queen/Albarn/ Coxon

10. Think Thank (2003)-Blur. Rock alternatif, électronique et influencé par les musiques du monde, il s'agit d'un album composé majoritairement sans le guitariste Graham Coxon, qui n'est présent que sur un morceau. La pochette est de l'artiste ermite, Bansky. 

9. Everyday Robots (2014)- Damon Albarn. Album solo du chanteur de Blur, il invite Brian Eno, Richard Russell de XL Records et Natasha Khan de Bat For Lashes. Intime, mélancolique, folk dépouillé et expérimentations électroniques subtiles. Un des derniers CD que j'ai acheté à vie.

8. Happiness in Magazines (2004)- Graham Coxon. Album solo du guitarsiste de Blur et complice d'Abarn, power-pop, punk-rock, son plus accessible et populaire, produit par celui qui produisait Blur.

7. Modern Life is Rubbish (1993)- Blur. Inspirés de The Kinks, The Small Faces ou The Jam, on se distingue du grunge qui sévit alors, satire sociale de la vie suburbaine britannique explorant avec cynisme et humour le quotidien des classes moyennes et l'ennui moderne.

6. The Good, The Bad & The Queen (2007). Super groupe composé d'Albarn, Paul Simonon, ancien bassiste de The Clash, Simon Tong, guitariste/claviériste de The Verve et la légende de l'afro beat, Tony Allen. Fusion art-rock, dub-reggae, afro beat. Premier album éponyme, produit par Danger Mouse. Le second sera produit par Tony Visconti. Encore le lien Bowie.  

5. Blur (1997). On laisse tomber le côté Britpop pour se rappocher de l'alternatif et d'un son se rapprochant de celui de Pavement ou de groupes de la côte Ouest des États-Unis. Alternatif brut inspiré de la scène indépendante nord américaine.

4. 13 (1999) - Blur. Chef d'oeuvre expérimental et psychédélique, inspiré de la rupture amoureuse que vivait alors Damon Albarn. Boulversant, rugueux, mal rasé. 

3. Plastic Beach (2010)- Gorillaz. Synth-pop, électro-funk, hip-hop et orchestral. Snoop Dogg, Lou Reed, Bobby Womack, Mos Def, Mick Jones & Paul Simonon de The Clash sont sur cet album de personnages animés, sur une île flottante au milieu du pacifique, une île faite de déchets, dénonçant pollution, consommation et excès modernes. 

2. Demon Days (2005)- Gorillaz. Chef d'oeuvre pop sombre et multi-genre produit par Danger Mouse explorant le monde post 9/11. Le premier album de Gorillaz, lancé en 2001, vaut aussi l'écoute. 

1. Parklife (1994)- Blur. Album culte capturant la vie britannique des années 90 à travers des hymnes mémorables.  Le morceau titre est narré par Phil Daniels, anciennement du film Quadrophenia, de The Who.

U2 a lancé son mini album Days of Ash de 6 morceaux le 18 février dernier.

Morrissey, son 14e album le 6 mars dernier.

Gorillaz, son dernier effort, le 27 février dernier. Avec une tonne d'invité(e)s. 

Sur ce dernier album, ils font participer les fantômes de Dennis Hopper et Mark E.Smith.

Que ce vendredi 13, musicalement, vous plaise !!! 

Kim Gordon qui lance un album aujourd'hui même appelé Play Me est une belle ironie pour une génération oubliée par le FEQ.... 

jeudi 12 mars 2026

Prédateurs en Proue

Objectif atteint.

Une (illégale toujours) "pause indéfinie" a été annoncée en ce qui concerne la divulgation des horreurs des dossiers Epstein.

Pour des raisons de sécurité nationale en ce qui concerne le Vietnam 2.0 offert en Iran.

La "sécurité nationale" est vidée de son sens.  Au nom de cette même fausse sécurité nationale, les tarifs douaniers ont été renversés en Cour et en Cour Suprême, aux États-Unis, jugés à la fois injustifiés et illégaux, et les États-Désunis ont annoncé ne pas être en mesure tout de suite de payer tout ceux et celles (dont notre compagnie au moins une fois) ce que les É-U doivent aux pays qu'ils n'ont pas réussi à exploiter.  

Cette semaine, il a été exposé, dans un relatif anonymat, que le président actuel a eu une fellation forcée d'une jeune fille entre 13 et 15 ans, qu'elle s'en est défendue, qu'elle l'a mordu, et qu'instinctivement, il aurait alors tapé de sa main sur sa tête à elle.

Ca devrait occuper 100% de l'actualité.

Et pourtant non. 

Pas du tout même.

Comme le marché pétrolier n'attend toujours qu'un prétexte, réel ou profiteur, pour augmenter ses prix à la pompe à essence, l'essence a monté en flèche. La file est inhumaine là ou on la vend encore à 1,53, ce qui reste, toujours très cher. Elle est 1,71 et plus pas mal partout ailleurs. Comme le pédoprésident ne pense qu'argent (et diversion) il a annoncé que le conflit serait court. Pour faire baisser les inquiétudes du marché. La stratégie a foncionné, les actions ont repris du bon. Mais dans sa faillite des États-Unis, le pédoprésident continue bon train. On ne saura plus jamais les vrais statistiques des morts Israéliennes et Étatsuniennes, là-bas, mais appeler à l'aide comme ils l'ont fait, partout dans le monde, confirme qu'au contraire de ce qu'on raconte. Tout va mal. Comme la Russie qui parlait de mettre la main sur l'Ukraine en 3 jours, conflit qui en est à son 1478e jour aujourd'hui, les États-Unis (et l'État terrorise d'Israel) se sont dessiné un Vietnam 2.0.

On a titré dans les journaux que le pédoprésident n'avait pas de plans, pour ce qu'il fait en Iran. C'est faux.

Relisez mes premières lignes en haut de chronique. Objectif atteint. 

Toute la semaine, Ubu roi a dit le contraire de la réalité. "Nous leur bottons le cul". Faux. Ils en arrachent. On en peut plus croire leurs chiffres. Ils n'arrivent plus à bien mentir. " Nous sommes plus respectés dans le monde que jamais. 

Non. Jamais été aussi faux. La planète est malade de trois septuagénaires. Vladimir, Clown, Ben le boucher.

Les deux derniers sont main dans la main, présentement, à tenter de pillonner l'Iran. Sans rire, Eric Trump a dit mardi, le coeur sur la main, "Ils veulent mon père, mort....c'est horrible"

(...)

No shit, Sherlock ?

Vas donc dire ça à Motjaba, dont vous avez claironné avec fierté, avoir supprimé l'existence. 

Ce cerveau de singe qu'est le pédoprésident passera à l'histoire comme la plus grosse erreur d'Amérique du Nord. Cette synthèse que je vous fais dépeint un monde à la dérive où le chaos géopolitique sert de paravent à l'impunité des élites. 

En évoquant une "sécurité nationale"  devenue élastique, le pouvoir occulte les dossiers Epstein et justifie un interventionnisme vacillant en Iran, véritable Vietnam 2.0, où on offre les soldats des É-U en pâture. L'économie des É-U vacille sous le poids d'une dette qui grandit en cachette, sous le poids des tarifs illégaux, le citoyen subit de plein fouet l'envolée du prix de l'essence, symptôme d'un marché spéculatif. 

Au coeur de ce tumulte, les scandales sordides touchant la présidence sont étouffés par une machine médiatique quasi complice. Le constat est sans appel: entre la faillite morale des dirigeants et l'échec des stratégies militaires, la réalité est systématiquement travestie. La planète, otage de septuagénaires  déconnectés, s'enfonce dans une crise où la vérité n'est plus qu'une victime collatérale de l'objectif atteint: La diversion perpétuelle. 

Il a encore parlé du "gouverneur du Canada" en parlant de notre Premier Ministre. Il est sénile. Et violeur. Un violeur, viole. Il a menacé notre souveraineté. Il sera notre ennemi à jamais pour ça. Et le suggérer à nouveau, c'est s'amuser de peut-être nous violer. Comme le violeur qu'il est.    

Il n'entend le non à 90% de notre pays sur son concept du 51e État.

On prie pour son dernier souffle. Si fort. 

Pour trois chandelles à éteindre.  

On ne perd jamais de crédibilité à faire plus petit. On perd toute clarté à vouloir faire trop grand.