Au coeur de cette signature acoustique se trouve la guitare de Johnny Marr, ses accords ouverts, ses arpèges fluides, son esthérique de jangle pop aérienne. Plutôt que d'avoir recours à des son distordus lourds ou trop électrisés, les guitares sont claires, les harmonies denses et lumineuses, la tapisserie croonesque, appuyée d'un rtyhmique Rourke/Joyce post-punk funk. Mélancolique parfois.
Et l'immensément immature Morrissey, toujours dramatique.
Le titre de ma chronique du jour est volontairement long, en hommage à plusieurs de leurs titres qui étaient souvent presque des phrases tirées de roman. Parfois provocateurs.
There Is A Light That Never Goes Out, Heaven Knows I'm Miserable Now, What Difference Does It Make ?, William, It Was Really Nothing, Stop Me If You Think You've Heard This One Before, I Started Something I Couldn't Finish, Some Girls Are Bigger Than Others, Shoplifters of The World Unite, en sont des exemples.Je dis que leur son est unique, mais plusieurs fois, j'ai eu l'impression de les réentendre. Je vous en offre 5 et un peu plus.
Belle and Sebastian en sont aussi des bons héritiers sonores. Mais voici 5 artistes peu connus, qui jouent de ces sons qu'on entend définitivement plus du tout dans les radios de nos jours. Et qui ont une filiation sonore certaine avec The Smtihs.
Du moins, pour mes oreilles. Qui ne sont pas infaillibles.
Another Sunny Day -You Should All be Murdered*.
Twee pop de 1989, donc presque de l'époque de The Smtihs qui venait tout juste de se séparer, à l'été 1987, j'avais alors 15 ans. (en 1987). 17 en 1989. Et Clo et moi, on est amoureux. Et ce son, on le recherche. Et le trouve avec ce band aux guitares mélodiques et légères, qui masquent ce qu'on retrouve aujourd'hui, adultes, une noirceur mysanthropique cynique. Tout à fait Morrissey.
Voxtrot - The Start of Something.
Le titre est presqu'un clin d'oeil et une réponse à I Started Something I Couldn't Finish. Air indépendant des années 2000 (2003) mêlant énergie contagieuse, paroles mélancoliques et thématique de relations tumultueuses. Texans dont le leader, Ramesh Srivastava, a étudié la musique à l'Université de Glasgow avant de quitter les bancs d'école de la Berkeley School of Music et de retourner au Texas pour former son band.
Trashcans Sintatras - Obscurity Knocks.
Février 1990, mes 18 ans. Perle indépendante de pop écossaise portée par des guitares étincelantes et des jeux de mots amers sur le passage à l'âge adulte que je faisais au même moment, exactement, désormais majeur et en droit de voter. Le morceau cache ses crises existensielles sous des mélodies lumineuses, notamment avec son refrain entrainant.
Thefleok - I'm Not Invited
Pathétique victimisant titre, mature comme un Morrissey se plaignant n'être aimé de personne. Morceau méditatif assez récent, 2025, tiré de leur album Pennies. Collectif indépendant minimaliste qui explore l'isolemen urbain avec une atmosphère slowcore et shoegaze. Tout pour me plaire.
Ce n'est pas The Smiths, mais c'est relativement dans la même famille. Le même spectre sonore.Aussi considérées: Dot in the City de Drap Majesty, Here's Where The Story Ends de The Sundays, Olympian de Gene, Falling & Laughing d'Orange Juice, Nothing Last Forever d'Echo & The Bunnymen, The Streets of Your Town de The Go-Betweens, Money de The Drums, In An Empty Hotel de Northern Portrait et Lost in the Plot des Dears.
*Titre que je dédie avec intense passion à Donald J. Trump, Vladimir Putin et Benyamin Nethanyahou which would make for the entire planet, a sunny day.























































