samedi 11 avril 2026

Junkie des Stones

"The sunshines bores the daylights out of me, chasing shadows moonlight mysteries"

-M.J./K.R 

Je vous écris ça dans la nuit, moi-même, stone. Je vous le confesse. Et intoxiqué à la fois à l'alcool lentement savouré, et à la fois intoxiqué de ma semaine de fou. (à peine de la mari)

Je ne vous la détaillerai pas, elle est littéralement chaotique, la dernière semaine. Laissez-moi simplement vous dire qu'elle a impliqué de la surtâche au travail de 6h00 le matin à 16h00 l'après-midi, de la surtâche promise la semaine prochaine, un match des Canadiens dans la foule contre Tampa Bay qui nous as fait vivre le plus beau hourra collectif ever et un autre dès le lendemain, de son club-école, vécu aussi sur place. Relaxant, me direz-vous ? et pourtant, pas tant. 

Mais divertissant. 

Comme les Rolling Stones le sont pour moi. J'ai 54 ans. Ce band n'est pas du tout de mon âge, mais dans ma familia, un des albums qui a beaucoup joué au 902 Chemin St-Louis, à Sillery, quand j'étais enfant, c'était la compilation Hot Rocks, compilation lancée un an avant que je n'arrive sur terre des méchants garçons du rock. Un des leurs morceaux me galvanisait et m'a peut-être inculqué sournoisement ce côté rebelle qui m'habite depuis toujours, et un autre reste mon morceau préféré à vie du band.

Même si de nos jours, ce sont 4 autres morceaux tirés de deux albums précis, qui me transportent plus souvent qu'autrement. 

Les Stones jouaient dans notre salon de 1972 à 1980. Moins après. Vers 1986, j'ai refait jouer le 33 tours d'Hot Rocks plus souvent, je l'ai même enregistré sur cassette pour l'écouter dans mon walkman jaune, et même si Dirty Work, lancé autour de cette époque, ne me plaisait pas beaucoup, je revisitais leur passé musical à souhait. Je peux franchement dire que les 5 bands qui n'étaient pas de mon époque, et qui m'ont accompagné tout mon secondaire, et le reste de ma vie, ont été les Beatles, les Stones, Led Zep, Pink Floyd et The Who. Ça partait directement du sous-sol, chez nous. Où j'y avais mes quartiers. Les Beatles sont devenus 4 entités, deux ans avant que je n'apparaisse sur ce globe. Led Zep se séparerait avant que je ne les découvre. J'avais découvert Sea of Love, avant. Pink Floyd sera tout mon secondaire en grande partie parce que j'était bon ami d'un vrai fan fini (et ami d'un autre de Peter Gabriel) et aussi parce qu'en secondaire 4, David Gilmour, Rick Wright et Nick Mason lançaient un inattendu album de Pink Floyd que j'écouterais toute mon année scolaire. Même si Bowie restait mon intérêt majeur. 

The Who serait aussi séparé avant que je ne découvre Tommy, vers mes 16 ans, d'abord sur image, parmi mes premiers VHS loués au milieu des années 80, et en sons, parmi les premiers CD achetés au début des années 90. J'avais une cassette de "meilleurs succès" que j'ai écouté en rotation au début du CEGEP. 

Mais les Stones, c'est continu. Il semble exister un album, dans leur catalogue (je peux dire la même chose de Bowie) pour toutes les manières dont je me sens dans une journée. Groovy, cru, brutal, rock, bluesy, poétique, lyrique, atmosphérique, funky, élégamment cool, sauvage, fragile. countryracé, soul. tribal, Sensoriel. Sexuel.

Mais c'est quoi ces 4 morceaux, Jones ? Tiré de quels deux albums ?

Les voilà:

1974: Time Waits For No One

J'ai beaucoup aimé l'ère Brian, c'est la première que j'ai aimée, mais l'ère Mick Taylor reste la plus parfaite à mes oreilles. Tous les albums où ils s'y trouvent seront mes plus écoutés. Cette chanson, signée majoritairement Taylor, mais qui ne sera pas crédité, ce qui sera un poids supplémentaire sur son idée de quitter le band (il le fait après cet album d'octobre 1974), est inspiré des rythmes latins que Mick (Taylor) explorait alors. Rarement, les Stones ont été plus mélodiques, nuancés, jazzy, sophistiqués, durant cette période, et ce morceau, à la fois mélancolique et raffiné, me plonge dans une atmosphère si agréable. Je n'ai jamais été au Brésil, mais j'ai l'impression de m'y trouver. Il questionne le temps, propose l'urgence de vivre pleinement chaque instant et pour ce, me correspond assez complètement. En vieillissant, on se rend compte que la vraie richesse, c'est être maitre de son temps.

Fingerprint Files

Morceau qui a des échos de 2026 avec l'administration 100 fois plus corrompu que celle de Nixon, décriée sur ce morceau, en place présentement. Sombre et paranoïaque, Jagger y discute des écoutes de l'époque du Watergate. La basse est funky et funk et jouée par ce même prodige, Mick Taylor, alors âgé de seulement 25 ans. Bill Wyman, bassiste régulier des Stones, joue du synthé sur ce morceau. Billy Preston, du piano électrique. La méfiance des années 70 face au gouvernement n'est pas du tout étrangère à celle plus grave de nos jours, aux États-Unis, et Jagger n'est jamais plus Sly & The Family Stone qu'à la fin du morceau. L'oppression est sentie. Le funk beaucoup aussi. Groove atypique et formidable. J'adore vraiment.  

1980: Dance (Part I)

Ron Wood est le partenaire parfait pour la suite des Stones à partir de 1975. Il était aussi de l'album It's Only Rock'n Roll, co-écrivant la chanson titre avec David Bowie, effacé des crédits aussi quand Keith, jaloux, choisit de faire ses propres arrangements. Wood sera co-crédité toutefois. La première chanson de l'album Emotional Rescue est majoritairement composée par Ronnie. Elle est née d'un riff de Woody. Disco-funk, la chanson repose sur un groove qui donne envie de danser. On ouvre un week-end avec ce type de morceau. Elle est festive et montre bien l'adaptation musicale de l'époque, celle du début des années 80, tout en respectant ce qu'ils sont. Un peu animal de la jungle, sensuel, et acrobatique. Énergique. J'aime vraiment beaucoup.

Down in The Hole

Sombre et introspective, on semble dès le départ entrer dans une chute libre, une descente morale et physique. Influences blues et gospel, interprétation grave, soulignant le sentiment de lutte et d'enfermement, en vieillissant, souvent on s'y sent, au fond du trou. Personnellement, professionnellement et souvent les deux en même temps. Suggérant une forme de survie, elle m'inspire beaucoup. Blues et harmonica. Souvent agréable pour moi. 

Je constate que les 4 titres sont faciles à associer à ma vie. Qui recherche la liberté et la richesse par la gestion du temps. Pollué par la présidence historiquement ratée des États-Unis. Avec une perpétuelle envie de bouger dans l'inertie de nos sociétés. Et avec l'impression qu'au travail, je m'approche du fond. La rescousse émotive propose être en veilleuse. 

J'aime ces Stones accessibles et solides. Moins chaotique que parfois, mais qu'on sent toujours authentiques. Qui semble dire, jusque dans le titre du premier de ces deux albums,  je sais ce que j'aime, pas besoin d'en faire trop. Les puristes ont boudé ces albums, mais justement, l'expérimental s'y trouve aussi. Donc une certaine ouverture, là où on reste fermé sur les droits d'auteurs. 

Groove et rock à la fois. Élégance cool aussi. Hypnotique. Saisissant. Planant parfois. Sombres comme un nuage passager. 

Ce n'est que du rock'n roll, mais j'aime bien l'aimer. 

Dans la nuit, pseudo intoxiqué, à pianoter. Rêvant de mon condo, dans la cité.

vendredi 10 avril 2026

Le Cycle Psychopathologique des 2 Semaines

La démence est quotidienne.

Rappelons nous le "cessez-le-feu", ce n'est pourtant pas si compliqué. 

C'est une victoire pour les États-Unis. Parce que leur but, depuis le premier jour, a toujours été d'ouvrir le Détroit qui n'était pas fermé avant que les États-Unis n'attaquent l'Iran. Et qui était complètement contrôlé par les militaires des États-Unis qui dominaient les Arabes, là-bas. Il s'agissait d'un détroit que les États-Unis auraient pu s'octroyer encore plus clairement, mais un Détroit dont il se rappelleront que personne n'a voulu les aider dans le monde, pour le redonner...aux États-Unis. Même que maintenant, il est 100% contrôlé par les Arabes. Tout ça a été rendu possible grâce aux négociations du récipiendaire du prix de la paix de FIFA, menaçant la race entière Iranienne, d'être exterminée de la surface de la terre. Pour mieux libérer les Iranien(ne)s, en tuant leurs écolières, d'un régime qui a changé, ce qui n'était pas complètement prévu, mais les États-Unis prendront le crédit si il le faut. Ce régime avait été complètement éradiqué par ce même pédoprésident il y a quelques temps. L'homme qui a pris la place du vieil qui haïssant l'Occident. a été remplacé par son fils, qui haï encore davantage l'Occident qui a tué son père. 

Même si le statut nucléaire n'est pas clair en Iran, et restera un prétendu problèmes dans quelques 2 semaines, quand ils auront décimé entièrement le programme, nullifié aussi par le passé, une chose reste certaine, ils sont davantage de pouvoir dans l'or noir, comme ils n'en ont jamais eu, et peuvent remercier celui qui envoie ses soldats en charpie dans le broyeur pour faire monter ses actions et celles de ses proches. 

C'est assez clair ?

Le cessez-le-feu, conjointement proposé avec Israël, qui n'en a jamais respecté de son histoire, est exactement comme le consentement chez les violeurs. Quelque chose à ne jamais considérer. 

Les ultimatums du dément pédoprésident ont expiré quelques 4 fois déjà. Le 21 mars, il a repoussé. Leur a donné 48 heures. Il ne s'est rien passé. Le 23 mars, il a donné 5 jours de plus. Il ne s'est rien passé non plus. Le 26 mars, 10 jours de plus, jusqu'au 6 avril. Rien. Maintenant. Le mirage de 2 semaines. Chaque fois qu'il jappe un ultimatum, la valeur du pétrole en bourse monte en flèche. Chaque fois qu'il repousse, l'or noir plonge un peu. Il menace donc encore. et ça monte plus haut qu'avant. Rend plus riches les initié(e)s qui trouvent délit-cieux (sic). 
Vous comprenez ce qui se passe, n'est-ce pas ?

 

L'homme dans la position la plus forte sur terre, s'amuse avec les marchés. Remplit les poches des ses riches ami(e)s et de ses proches. Chaque publication sur son réseau menteur fait augmenter les prix à la pompe. Chaque plongée fait bien des riches à Wall Street. Les "traders" de Wall Street ne surveillent pas la guerre. Même Pute Hesgeth (sic) surveille davantage ses placements nouveaux, dans l'or noir sur les marchés financiers. Il surveillent leurs téléphones. Une citation, le pétrole monte de 10%. Des milliards changent de mains. Et on remet tout ça, demain. Tant qu'Epstein, des bouches et des têtes, reste loin.

Tous les ultimatums sont du théâtre de négociations. L'Iran a dit, et ne devrait jamais changer d'idée que le Détroit restera fermé tant que les réparations des dommages faits jusqu'à maintenant ne sont pas compensés. Contrairement au dément pédoprésident, ils ne bluffent pas, ils n'ont pas peur. Ils ont fixé à 2 millions de dollars US le passage dans le Détroit. Par bateau. Ils font beaucoup plus d'argent de ce bloc soudain qu'ils n'en ont jamais fait. Ceux qui ont compris de cycle sont déjà en position d'en jouir. Et de rester plus puissants encore. 

Ceux qui s'affaiblissent tous les jours, ce sont les États-Débris (sic). Ils ont perdu. Ils étaient en Iran, gérant ici et là, n'y seront plus jamais.

On se présente au micro en prétendant la victoire. Personne ne les croit. Il y a eu au minimum 13 morts de soldats au combat des États-Unis. La vérité est morte ensuite. On a plus voulu parler des pertes, jamais. Et on cache le nombre de pertes qui, ASSURÉMENT, est beaucoup plus lourd depuis. Les 13 c'était autour du 1er mars. 24 heures après l'invasion des États-Unis. Depuis...on ne saura pas tout de suite.

Le cycle psychopathologique du perdant (sick) est le suivant:

TOUJOURS le même:

Créer la crise, ensuite blâmer les Démocrates pour se réchauffer, rager sur les réseaux sociaux, profiter de la crise, prétendre avoir réglé la crise, déclarer victoire, nier toute vérité contraire à son agenda, tricher au golf, répéter le cycle.

Y a personne qui veut impressionner Jodie Foster à nouveau ?

La démence est claire.

Dans son premier mandat, il avait clamé que Barack Obama, (sans rire) l'avait espionné et avait installé des micros autour de lui, pour mieux l'indisposer, que dans 2 semaines, tout serait clarifié sur ce sujet. Mort deux semaines plus tard. 

Il avait aussi annoncé que les États-Unis allaient annoncer leur position dans les résolutions climatiques entendues dans les accords de Paris, en 2017. Disant que ce serait annoncé, dans deux semaines. Les É-U réaliseront qu'il n'y a pas beaucoup d'argent à y faire et s'en retireront, mais un gros mois plus tard. 

L'infrastructure financière de son parti, toujours en 2017, avait été annoncée pour dans deux semaines, en février 2017. La fraude sur papier a finalement été présentée 11 semaines plus tard. 

En 2020, quand il a PERDU les élections, il a dit que ça ne pouvait qu'avoir été une élection frauduleuse et que tout serait présenté en cour, d'ici deux semaines. Ça s'est éteint tout seul puisque contrairement à la dernière, où on a appris à tricher mieux, tout était légal. 

 La même année il disait mettre sur pied et présenter un remplacement de l'assurance maladie, aux États-Unis,  dans deux semaines. En 2024, ce n'était toujours pas vrai, et il parlait maintenant du concept d'un plan. Mais ils font tellement plus d'argent quand vous payez pour vous faire soigner, ils ne peuvent pas changer. 

 Il a promis de donner à chaque citoyen des États-Unis, des chèques de 2000$ qui seraient les fruits des revenus avantageux des illégales taxes douanières qu'il impose. Bien entendu, deux semaines après l'implantation de l'escroquerie. Bien entendu aussi, ça n'a jamais existé puisque les É-U s'appauvrissent des taxes. Si ils ne sont pas déjà très riches. En donnant toujours 2 semaines, il donne aussi une idée de la durée des placements d'actifs.

En juin 2025, il a annoncé que Tik Tok serait franchisé et contrôlé par des gens des États-Unis, d'ici 2 semaines. Il est semi-contrôlé, en Amérique du Nord, mais depuis janvier dernier seulement. 

Maintes et maintes fois, il a parlé de paix entre les terroristes Russes et l'Ukraine, dans les deux semaines suivantes. Jamais arrivé. 

Il n'était donc pas surprenant qu'il parle d'un risible cessez-le-feu de deux semaines en Iran.

Déjà violé par Israël, parce que prédateurs ils sont.

On parle encore de destituer le président dément de ses fonctions, avant la grande arnaque tentée assurément aux prochaines élections de mi-mandat, en novembre. Selon les critères du 25e amendement. 

On en parle. 

On ne fait encore si rien. 

C'est exactement comme quand l'égaré mental dit "ce sera fait dans deux semaines...

Le monde est décourageant. 

jeudi 9 avril 2026

Beautés Naturelles Scandinaves

(à M.F.)

Je ne suis pas atteint par l'envie. Du moins pas assez, selon mes proches. Mais je remarque beaucoup l'envie des autres. Et je sais que je l'ai provoquée dans quelques domaines, chez les autres. Mais je ne m'étendrai pas là-dessus. Je veux vous parler de mon ami Annie. Cousine de ma conjointe.

On a fait une partie de l'école secondaire ensemble. Et le Cégep. Au secondaire, sur trois ans, on ne s'est jamais vraiment parlé. C'est au Cegep qu'on a commencé à se jaser quand on a eu deux cours ensemble. Puis, on s'est plus revu pendant presque deux ans. Entre les deux, j'ai rencontré ma conjointe actuelle, et, comme le monde est petit dans le 418, on a découvert que ma conjointe, est la cousine directe, d'Annie. Son père est le frère de mon beau-père. On l'a découvert au Noël de 1992, quand on s'est revu, au party familial, et qu'on a aussi compris que j'avais déjà joué au hockey contre le chum d'Annie. Lui s'est rappelé de moi,  j'étais dérangeant quand je jouais. J'ai eu besoin de plus d'efforts pour y arriver avec lui. Beaucoup plus de gens le connaissent lui, aujourd'hui, il est journaliste à la télé de Québec. Le monde est petit. Ce sera le sujet ma chronique. 

Encore plus avec la téléphonie, l'intelligence artificielle et l'internet.

Annie est enseignante. Du type qui se déplace dans le Nord du Québec pour aider les écoles remplis d'autochtones dans le besoin. Qui forment aussi les gens qui s'y rendent pour enseigner. Étant moi-même métis autochtone, on s'est lié d'amitié encore plus facilement. 

En 2007, par des contacts universitaires, elle a été invitée en Islande, rien de moins, pour y être d'un panel d'enseignants pour y parler de clientèle atypique d'élèves. Qui est souvent la sienne. Si vous voulez savoir ce qui est atypique chez les autochtones du Québec, renseignez-vous. C'est une plongée qui pourrait vous faire réagir. 

Ceci étant dit, Annie était au pays des geysers et elle les as, bien entendu, vus. C'est un endroit que j'aimerais un jour visiter, c'est sur ma liste de projets, et je l'ai questionnée sur les choses à y faire et les choses à ne pas y faire quand elle nous as raconté son passage là-bas. Elle y a vu les incontournables. Les geysers, les chutes, toutes les beautés naturelles. Elle a même confessé que, ne pas être en couple, elle aurait flirté avec quelques Islandais qu'elle trouvait fort charmants. Et que les jeunes filles, d'Islande, étaient aussi à donner quelques complexes. D'autant plus qu'elle parlait à plus jeunes qu'elles, d'âges universitaires, dans le force de l'âge. 

Sur l'heure d'un diner, leurs hôtes les avaient amenés sur le site de Thingvellir, maintenant un parc national, mais fameux parce qu'anciennement le site du premier parlement islandais. "Thing" voulait anciennement dire "rassembler". C'était une place fabuleuse, très verte, dans la nature, en campagne à quelques cinquantaine de kilomètres de Reykjavik, la capitale du pays. Et l'endroit pour y faire la fête si on y tient. Ce qu'elle a fait. Précisant que ce qui se passe à Reykjavik reste à Reykjavik. Moqueuse. Elle n'est pas le genre à vouloir troubler son couple. Aussi vieux que le nôtre. 

Ils étaient donc sur place, dans une grande vallée, avec de grandes étendues autour, dinant un plat local. Un des hôtes a alors demandé si il y avait maintenant quoi que ce soit, puisque votre voyage se termine bientôt, qu'ils auraient aimé voir. Les beautés naturelles autour semblaient avoir comblé Annie et elle n'en demandait pas tellement plus. 

Pour rire, elle a alors dit "Ce serait plaisant de voir Björk". 

L'hôte a souri légèrement, a regardé autour, et du menton a pointé sur sa droite pour dire "La voilà".

Tout le monde a ri. 

Jusqu'à ce qu'on remarque la petite femme jasant avec quelqu'un dans l'immensité du parc, parfaitement seuls, alors qu'eux étaient assis à une table de pique-nique. Elle était près d'un jardin, et parlait doucement. Vision surréaliste pour ceux qui savaient qui elle était, et il se trouvait qu'elle était la seule qui savait qui elle était. Annie a poussé un petit cri de surprise, bouchant sa voix de ses deux mains tout de suite après. Rougissant surement aussi, car Björk l'a entendue, 20 pieds plus loin, l'a regardée, et lui a souri. 

Björk a souri à Annie. 

Beautiful Björk a souri à Annie. 

Elle ne s'est pas levée pour aller lui parler. Ne l'a même pas prise en photo. Sachant que sa vie privée était importante à le rester. 

Mais de notre perspective à tous, il nous a semblé que c'était la chose la plus Björk que Björk pouvait avoir fait. Se matérialiser de nulle part comme un morceau de nature vivante à la simple évocation de son nom.

Moment Betelgeuse. Mentionnez son nom et apparait l'elfe. 

J'ai senti l'envie monter en moi. Pour une rare fois.

Pas certain que j'aurais pas au moins sorti mon téléphone.

Au risque d'une rixe.    

mercredi 8 avril 2026

Barbouillements Obscènes

J'écoute beaucoup le dernier effort sur disques de la formation irlandaise U2. Band que j'ai immensément aimé par le passé. Duquel je n'attendais plus rien. Les derniers efforts sur disques devrais-je dire. Car en l'espace d'un mois, ils ont lancé deux mini-albums. Je ne sais trop pourquoi. J'ai fait mon propre séquençage, et j'ai réuni 12 morceaux sur une seul même album liste de lecture et ça me plait davantage. Beaucoup plus que je n'aurais jamais pu penser. Il y a beaucoup de très belles lignes musicales et lyriques. 

Quelque chose comme "I love you more, than hate loves war" est une ligne à la fois si simple et à la fois tout à fait impérissable. De mon vivant en tout cas. "There's not so much road left here and no signs, drones hover without any consciousness over war crimes. I will bless the lord at all times ?" aussi est une ligne tout à fait pertinent en israël, au Liban, en Ukraine, en Iran et à tant d'endroits bombardés par la haine. 

Le point d'interrogation à la fin de la ligne de Bono étant la chose la plus importante. Si Dieu existait vraiment, il faudrait vraiment le considérer comme le pire échec professionnel. Ever. Pas quelqu'un qu'on doit chérir. Il nous a tous raté. 

Mais il y avait quelque chose qui m'agaçait sur ces 2 minis albums de 2026. Je SAIS que pour trois membres du band (Pas Adam) la religion a une importance dans la vie depuis toujours. Et rarement U2 n'a été plus chrétien dans les propos de ces chansons. Dans leur cycle Songs of Experience et Songs of Innocence, on citait carrément les Corinthiens de la Bible. Et voilà deux albums avec lesquels je n'ai aucunement connecté. Je comprends maintenant un peu pourquoi. Tu veux perdre mon attention, parle moi religion. Aimeriez vous de la même façon Jésus si vous admettiez qu'il était arabe et la peau brune ?

D'autant plus que l'administration des États-Unis se barbouille tous les jours des couleurs religieuses pour justifier ses crimes de guerres ou ces intrusions dans les droits civils. Le nombre de fois que Pete Hegseth a dit des obscénités comme, la mort de nos soldats en Iran sont la volonté de Dieu. Ça devrait faire des familles de victimes des machines à rage. Personne de normalement équilibré ne veut mourir pour l'Iran. PERSONNE. Et de déguiser la mort inutile dans une guerre inutile dans un crime de guerre si ouvert, devrait enragé Dans deux-trois semaines, quand on sera retiré de cette implication en Iran, on aura rien réglé humainement. 

Vous avez remarqué qui part TOUTES les guerres ? Ce ne sont pas les poètes, ce ne sont pas les drags queens, ce ne sont pas les femmes, ce ne sont pas les artistes, ce ne sont pas les enseignant(e)s, ce ne sont très certainement pas les jeunes dans le cafés qui se confrontent philosophiquement. Les guerres sont pratiquement toutes lancées par les plus conservateurs d'une tribu. Se battant contre les conservateurs d'une autre tribu. 

En Iran, on a les Ayatollahs, les partisans religieux de la ligne dure qui mènent le spectacle. En Israël, ce sont des gens comme Netanyahou, homme fort national, soutenu par les États-Unis depuis toujours. Et aux États-Unis, Pédoshitler et ses minions. Les porteurs et porteuses de casquettes rouges qui agitent leur figurines de Jésus sans égards pour la Constitution. 

Des drapeaux différents, de$ dieux différent$. Même énergie. Et la myopie conservatrice ne leur fait jamais voir leur propre laideur. Surtout pas. Quand une autre culture répète les maux du passé, comme Israël nazifiant son territoire jusqu'à éliminer la Palestine en rendant légale la peine de mort, EN PALESTINE, simplement si vous êtres reconnu...Palestinien, soudainement, le mal devient brouillon. Et si une autre culture imite votre laideur, c'est soudainement "evil". Les États-Unis achète Étatsunien. Le Canada prône alors la même chose. Mais du point de vue du déséquilibré, pour ce, le Canada est evil. L'Iran tricote la bombe nucléaire. La même qu'aux États-Unis. Iran est evil

Et les fanatiques religieux dans le Moyen-Orient...qu'ont-ils de différents de ceux et celles d'Amérique du Nord ? L'administration en place gère, filtré par la pernicieuse religion. 

On craint la Charia ? Vous savez de quoi la Charia se défend ? ce qui leur fait peur ? L'autorité religieuse au gouvernement, des règle genrées plus strictes, des réprimandes face aux rôle sexuels, la censure de livres, le renforcement moral gouvernemental. L'administration actuelle aux É-U, donc. On coche toutes les cases de l'étude la bible. 

Et le président dément a encore 35% d'appuis ? C'EST ÉNORME !

Ils n'haïssent pas du tout la charia. Ils n'aiment pas l'idée que ce ne soit pas gouvernementalisé. 

Quand est venu l'idée, à des partis de gauche, dernièrement, de proposer à quiconque d'envahir un autre pays ? Cette réunion, ce courriel, n'existent pas. On ne voit pas les travailleurs sociaux Finlandais appeler les libraires Canadiens pour parler de s'armer ou de solidifier les tanks. Parce que les mêmes personnes qui partent les guerres, sont ceux et celles qui pensent que la société devrait suivre les bulletins religieux. 

Et si tel n'est pas le cas. C'est le moment de faire pleuvoir des bombes sur eux. 

Pour les sauver. 

Le guerres sont souvent forgées par ceux qui prétendent vouloir sauver la civilisation, et sont combattues par les jeunes qui ne veulent que vivre dedans. 

Mais y meurent.  

mardi 7 avril 2026

Jobriath

Histoire d'une comète musicale. 

Bruce Wayne Campbell est né à Philadelphie, démontrant très jeune, enfant, un véritable talent musical. D'abord au piano, il semble apprendre très rapidement à jouer de tous les instruments avec une facilité déconcertante. Très vite, l'église le recrute, pré-ado pour y jouer de l'orgue dans le quartier. Il est considéré comme un enfant prodige et présenté au chef d'orchestre, compositeur et violoniste Eugene Ormandy. À l'école secondaire, dans les années 60, il s'intéresse encore plus à la musique, mais pas autant la musique populaire que la musique classique comme Sergei Prokofiev dont il dévore la somme de travail. Inspiré, il écrit même ses deux premières symphonies musicales vers ses 16 ans. 

Mais la musique folk le rejoint quand même. Peter, Paul & Mary surtout. Qu'il ira souvent voir en spectacle. Avec l'aide d'un professeur de musique, il s'associe à des jumeaux identiques, un gars et une fille, et ensemble, ils forment brièvement un trio folk appelé The Last Three. Quand les jumeaux quittent la Pennsylvanie pour aller étudier au collège dans un autre État, le trio se saborde et Bruce entre dans un programme universitaire musical qu'il abandonnera vite pour un engagement militaire forcé par le Vietnam. Il désertera très rapidement. Se rebaptisant alors d'une nom d'artiste,  Bruce Wayne Campbell devient Jobriath Salisbury. Il se cache, sur la côte Ouest, à Los Angeles. 

En plus de son talent, il est très beau. Il charme facilement. Il est aussi, homosexuel. Si il se cache de l'armée, il ne cache aucunement son homosexualité contrairement à Elton John, au même moment. Accompagnant au piano un ami qui auditionnait pour un rôle dans la comédie musicale Hair, il est engagé pour y joue le personnage de Woof, un personnage sous-entendu, gay. Il joue donc, très naturellement. Il sera de la légendaire tournée de la Côte Ouest de 1967 et 1968. Trop souvent, il vole même la scène à ses partenaires tellement il rayonne plus que les autres. Il quitte la production, en 1969. Et joint le groupe musical folk, Pidgeon. Chanteur, pianiste, guitariste. Ils enregistrent un album qui sera, avec le temps, retitré du nom du band. Il est rattrapé par la police militaire qui le force à 6 mois d'hôpital psychiatrique quand il est déclaré en dépression. C'est là qu'il compose majoritairement le matériel pour sa prochaine incarnation musicale.

En décembre 1972, l'ancien gérant de Carly Simon, Jerry Brandt, entend son demo joué par quelqu'un qui ne le trouve pas intéressant. Mais Brandt pense tout autrement. Ce dernier a découvert Patti Smith et Barry Manilow. Il a un certain flair. Il devient son gérant. Pour arriver aux fins de mois, en Californie, il se prostitue. Brandt le signe pour un contrat de 500 000$, pour deux albums, ce qui est un contrat majeur pour l'époque. Le début des années 1970. Une campagne de marketing importante est mise sur pied et des photos de promotions sont achetées pour les magazines Vogue, Penthouse, Rolling Stone, et même sur Time Square. Sur plus de 250 autobus de New York, la pochette de son premier album est affichée. Il est ouvertement présenté comme artiste gay. Il est un des premiers, sinon le premier, à d'emblée être présenté, sans l'ombre d'un doute, comme artiste musical gay. Il tombe facilement dans le cercle d'Andy Warhol. 

On investit 200 000$ sur une série de trois spectacles prévus à l'Opéra de Paris, en décembre 1973. On annonce qu'il sera déguisé en King Kong chantant du haut de l'Empire State Building. Et qu'il sera costumé parfois en pénis géant devenant Marlene Dietrich. C'est si extravagant, qu'on repousse le spectacle. Et au final, on annule car les dépenses sont trop astronomiques. L'album, n'est toujours pas sorti. l'artiste n'est pas encore connu. Sinon visuellement. Les magazines musicaux préparent beaucoup la table le présentant comme  brillamment incisif, disent que l'album est l'un des plus intéressants de l'année, et qu'il est un véritable "homme de la renaissance musicale". La publicité est si performante qu'on commence même à parler de la "promotion de l'année" mais qui a tardé à se présenté. La réception divise public et critique, trouvant la machine de promotion trop agressive. 

L'album éponyme est lancé en juin 1973, et tout de suite on en parle comme d'une réponse Étatsunienne au Britannique David Bowie. Qui est au sommet de son art, alors. L'album est très orchestré, comme Jobriath le voulait assez près de la musique de films, et le guitariste Peter Frampton y participe. Pour l'album, il est rebaptisé Jobriath Boone. Durant cette période, Jobriath multiplie les déclarations provocatrices, comme "Il faut parler d'Elvis, les Beatles et Jobriath". Ou il prétend qu'il a enregistré des vols pour aller sur la lune. Il se déclare aussi la première vedette musicale mâle qui soit une fée. Ça impressionne autant que ça agace. 

Sa première apparition télé est à l'émission populaire The Midnight Special, où il enregistre deux chansons, dont l'une ne sera pas présentée, car il fait allusion au sado-masochisme. Les premiers spectacles tant attendus seront en juillet 1974, à Boston. Ce sera salle comble, mais les ventes d'albums ne sont pas très stimulées et aucune chanson ne se classera dans les palmarès. 

6 mois après le premier album, on lance le second, encore avec Peter Frampton, et cette fois-ci, John Paul Jones, de Led Zeppelin, eux aussi, alors au sommet de popularités établies. Mais Jobriath est trop entouré d'une sorte d'arrogance et d'un sens de la provocation qui divise les sensibilités, il ne sera jamais populaire. Tout en restant unique. On inclut dans une version de l'album, donc des investissements de plus,  les sessions d'enregistrements du premier album avec le lancement afin de lui donner une impression de plus grande richesse, mais la fanfare marketing de l'album précédent n'est pas active pour le second. Et l'ajout de certains morceaux du premier donne aussi l'impression confuse que c'est le même album. Même si la pochette est entièrement différente, qu'il y a du nouveau contenu et que cette fois, son band, The Creatures, est largement mis en valeur. 

Une tournée où il fait des résidences à Philadelphie, Boston, Chicago, San Francisco, Los Angeles et Memphis est mise sur pied. Mais en cour de tournée, la maison de disques éprouve des problèmes de financement et n'arrivera plus à financer la tournée à la moitié de sa durée, qui vend pourtant très bien. Si bien que Jobriath et le band la complètent quand même, financé par eux-mêmes. Le dernier spectacle, à l'Université de l'Alabama est une grande fête qui se termine par 5 rappels et le service d'incendie qui intervient pour évacuer tout le monde qui s'amuse trop longtemps. 

C'est aussi, sans qu'il en prenne tout de suite conscience, un chant du cygne. La maison de disques ne semble pas intéressée à le renouveler et ne lui fait pas de nouvelles propositions de contrat. Elle lutte pour sa survie et a besoin d'artistes payants comme Carly Simon, The Eagles, Jackson Brown, Joni Mitchell, ceux qui font faire de l'argent presqu'assurément. Jobriath n'est plus un pari qu'on veut prendre. Il annonce en janvier 1975 se retirer du monde musical afin de se concentrer sur une carrière d'acteur.

On lui passe le script du film de Sidney Lumet A Dog Day Afternoon, où il jouerait l'ami de coeur d'al Pacino. Mais il n'a pas envie de jouer un travesti en robe. Il regrettera amèrement sa décision de ne pas essayer l'audition, quand le film remporte un immense succès. Succès qu'il n'a jamais vraiment eu. Il choisit de se réinventer sous l'identité de Cole Berlin, croisement de Cole Porter et Irving Berlin et chante dans les cabarets sous ce nom. À New York. Dans les clubs et en résidence au chic restaurant Convent Garden de Londres. Son talent en prostitution prend de l'expansion. Ponctuelle.

En 1979, interviewé sur Jobriath, il annonce que "le personnage de Jobriath a commis un suicide par surdose d'alcool et de drogue dans un coup publicitaire qui n'a pas marché."  

Il avait un contrat de 2 albums avec la souffrante étiquette Elektra (honoré) mais un contrat de 10 ans, avec son gérant Jerry Brandt. En 1981, il commence à souffrir de maux qu'il ne comprend pas. Le monde entier ne le comprend pas tout de suite. Il a le SIDA. Au pire moment. La médecine ne connait pas plus la maladie à cette époque et ne sait pas comment la soigner avec succès. Ce qu'elle sait contrôler, maintenant. Le Chelsea Hotel a 100 ans en 1982, il participe aux célébrations sur scène. Il habite cet hôtel en permanence. Même très malade, il continue de faire de la scène de cabaret. 

Il meurt dans sa chambre du Chelsea à seulement 36 ans, du SIDA. au début du mois d'août 1983. Dans un certain anonymat. Ironiquement, au terme de son contrat avec Jerry Brandt. 

Morrissey, grand fan de Jobriath, mais parfois étonnant égaré mental, le réclame pour faire la première partie de sa tournée de promotion suivant la sortie de son album Your Arsenal...en 1996. Il apprend du même coup sa mort, 13 ans plus tôt. Morrissey sera l'investissement derrière la sortie de ses deux premiers albums, en 2007 et de la conservation de tout ce qu'il a fait, dès 2004. 

Bruce Wayne Campbell, Jobriath Salisbury/Boone, Cole Berlin aurait eût 80 ans, cette année.