vendredi 20 février 2026

Algorithme

Même si il nous tracent sur le web ou ailleurs, j'aime de plus en plus les algorithmes. 

Musicaux principalement. 

Notre entreprise a eu une éclosion de production de 68% l'an dernier. On l'a appris en janvier dernier. Et après on se demande pourquoi, à 8 (maintenant 10) on a la langue à terre à chaque fin de vendredi. Et bien vous avez quoi? On vient d'apprendre, en février, que nos affaire prospèrent de 69% par rapport aux chiffres de l'an dernier, à pareille date. Pas 69% sur toute l'année ! 69%, 1% de plus que toute l'année passée, en deux mois !!!.

On

est

crevés.

Mais salarialement, au moins, révisé(e)s. Pas à ma satisfaction, mais bon. C'est à moi de jouer. 

1988, je vous dis pas qui

Les temps étaient si durs dernièrement, alors que je passais tout juste à mes 54 ans, que j'ai consciemment choisi de ne pas trop écouter de musique, afin de ne pas associer ces moments si stressants, voire, épeurants, drainants, si angoissants que je me suis couché deux fois à 19hxx en semaine...à de la musique qu'ensuite je ne saurais dissocier du moment. Plus jeune, je me suis empêché d'écouter certains bands trop associés à des moments pénibles. J'ai surmonté tout ça, je n'arrive pas à penser à un band ou des airs qui me seraient en ce moment désagréables car associés à des moments graves, mais voilà, je me suis empêché d'écouter Jethro Tull longtemps, en raison d'une certaine Claudia de 1988. 

Ce n'est plus le cas. J'arrive à me gérer, de nos jours. J'avais 16 ans en 1988. 

L'amoureuse, récemment me disait que sa liste de lecture de chansons qu'elle aime bien, "ce sont toujours les mêmes ! je commence à être tannée, on dirait". J'ai questionné sa réelle passion pour certains morceaux "dont elle serait tannée"., mais surtout je l'ai invitée à, chaque fois qu'elle entend un air qu'elle aime bien, de le mettre sur l'application musicale, et de laisser l'algorithme lui suggérer la suite. Elle l'a essayé avec une chanson d'Edie Brickell & The New Bohemians, et la suite lui a tant plu, elle a repeuplé sa liste de lecture d'une demie tonne de nouveaux morceaux. 

Qu'elle découvrait ou auxquels elle n'avait pas pensé. Elle était charmée de mon idée. 

Mercredi, j'avais un meeting important qui pouvait avoir un impact sur ma survie dans l'entreprise. On ne comprend pas très bien ce que nous faisons dans notre département, et on juge mal nos tâches. Plusieurs choses sont à mettre au clair. Et politiquement, au travers de quelques Trumpistes et covidiots, tout ce que je dis pourrait se retourner contre moi. C'était une journée si stressante pour moi, où 30 minutes de rencontres pouvaient mettre un terme à mon engagement avec la compagnie, que le mercredi matin, je choisissais que tout irait bien, et que la vie était trop courte pour s'en faire comme ça. 

Après avoir entendu Thom Yorke, pour qui j'ai une admiration sans bornes, dire que It's Different For Girls, de Joe Jackson, était une de ses chansons préférées de tout les temps, je me suis permis de la découvrir. Et l'ai trouvée, très quelconque. Je ne l'ai pas entendu dire que c'était une de ses chansons préférées, c'était en fait un video que je devrais rechercher, il durait un certain temps et il devait expliquer pourquoi, c'était une de ses chansons préférées. Il était en studio, ce devait être cérébralement musical. 

Mais tout ce que l'algorithme m'a proposé par la suite....oooooooooooooh touuuuuuuché!

James, The Cure, Ride, The Jesus & Mary Chain, Echo & The Bunnymen, Robert Plant, Wire. Lou Reed

Oulala....qu'es-ce qu'on a visé si juste pour moi...mais à partir de Joe Jackson ? Que j'haïs pas du tout mais si je regarde sur les applications musicales, sous la bannière "si vous aimez Joe Jackson vous pourriez aimer aussi...", on y retrouve successivement Robert Palmer, Roxy Music, Squeeze, Elvis Costello & The Attractions, ABC, Talk Talk, Peter Gabriel, Big Country, The Style Council, Steve Winwood, XTC, Thomas Dolby. 

Pas entendu un seul de ces artistes proposé sur la route du travail, ni au retour. 

Mais j'ai des listes de lectures pour Palmer (59 minutes), Roxy Music (2h08), Costello (1h49), Talk Talk (1h07), Gabriel (2h39), Winwood (1h32), XTC (1h36), mais pas les 5 autres. M'intéressent pas assez.

Pas plus que pour Joe Jackson.

En revanche, James (1h25), The Cure (3h58), Ride (1h30), The Jesus & Mary Chain (1h12), Echo & The Bunnymen (1h03), Robert Plant (1h22), Wire (59 minutes), Lou Reed (3h30).

On ne peut plus moi. (oui on peut, avec Bright Eyes, My Morning Jacket, Radiohead, Bowie, R.E.M., Sonic Youth, My Bloody Valentine, Drop Ninetenes, erc,

De toute évidence, mon téléphone et son appl musicale, me connaissent bien. 

Mais est-ce que mon travail sais ce que fait mon département. ? 

Et est-ce que je connais bien Joe Jackson ?

Dans les deux cas, 

à mettre sous les projecteurs. 

jeudi 19 février 2026

Un(e) Auteur(e) par État

Des États-Unis.

Si durs à aimer en ce moment. 

Mais aimables. Forcément, Ils ne sont pas plus 350 millions à être aussi cons que ce qu'on voit un peu partout. 

Voici un(e) auteur(e) par État, et une oeuvre, par laquelle vous devriez commencer si vous voulez savoir si vous pourriez aimer.  Y en aura pour tous les styles. 

Alabama: Harper Lee To Kill a Mockingbird. Auteure d'un seul livre, un chef d'oeuvre, signé d'une claire et saine moralité et voix du Sud, où le racisme a toujours été lourd. Son père était juste. La pomme n,est pas tombée loin de l'arbre. Intelligente critique sociale encore trop pertinente.  

Arkansas: Kristin Hannah The Great Alone. Écrits sur la résilience féminine et les héroïnes fortes. Les liens intimes occupent une place essentielle. Croise dans ce livre nature hostile et violences intimes. 

Arizona: Barbara Kingsolver The Poisonwood Bible. Engagée, lyrique, mêlant conscience écologique, justice sociale et portraits profonds de communautés rurales. Fresque polyphonique sur la foi chez des missionnaires du Congo. 

California: Joan Didion The Year of Magical Thinking. Lucide, dépouillé, marqué par une brillante distance analytique, une précision presque froide et une exploration subtile et intelligente du désenchantement Étatsunien. 

Colorado: Hunter S. Thompson Hell's Angels. Explosif et subjectif, mêlant reportage gonzo et fiction délirante dans une écriture provocatrice, satirique, et hallucinée. J'ai été baptisé en l'honneur de cet auteur. Que ma mère lisait en 1972. 

Connecticut: Suzanne Collins The Hunger Games. Fiction dystopique tendue et accessible, au rythme rapide, qui explore pouvoir, violence et manipulation à travers le regard d'adolescents. 

Delaware: Howard Pyle The Merry Adventures of Robin Hood. Classique pittoresque et chevaleresque et folklorique avec un sens vif du détail et de l'illustration vivante. 

Florida: Zora Neale Hurston Their Eyes Were Watching God. Écriture rythmée et colorée, profondément ancrée dans le folklore afro-américain et la langue vernaculaire, célébrant culture et identité. 

Georgia: Alice Walker The Color Purple. Poétique, engagée, ses sujets sont souvent centré sur l'expérience des femmes noires, la résilience et la quête de dignité personnelle et collective. Grand livre. Grand film

Hawaii: Kaui Hart Hemmings The Descendants. Lumineux, intime, explorant la famille l'identité et le conflits émotifs dans le contexte hawaïen contemporain, le film adapté de ce beau livre est aussi très intérressant

Idaho: Marilynne Robinson Housekeeping. Méditative, lyrique, explorant foi, mémoire et introspection avec une prose profonde et contemplative. 

Illinois: Ernest Hemmingway The Old Man & The Sea. Dépouillé, direct, simple, phrases courtes, dialogue précis et sous-entendus puissants créateur de la technique iceberg

Indiana: Kurt Vonnegut Slaughterhouse Five

Iowa: Jane Smiley A Thousand Acres. Style riche et détaillé, combinant sagas familiales et analyses sociales fines, avec un ton à la fois empathique et observateur.


 Kansas: Langston Hughes The Weary Blues. Style musical et rythmé, mêlant jazz, blues et langage quotidien dans un État où la jazz était roi. L'expérience afro-américaine et la fierté culturelle. 

Louisiana: Anne Rice Interview With a Vampire.  

Maine: Stephen King The Shining. Maitre de l'horreur, meilleur homme au civil encore, immersif, narratif croisant réalisme quotidien avec des personnages profondément humains. Un des premiers auteurs que j'ai lu en anglais, pré-ado.  

Maryland: Ta-Nehisi Coates Between The World and Me, Incisif, intellectuel, combinant mémoire personnelle, essai, reportage pour explorer le concept de la race, l'histoire et l'identité Étatsunienne et nord américaine. 

Massachussetts: Jack Kerouac. On The Road.  Spontané, rythmique, près du flux de conscience, célébrant voyage, liberté, et rébellion contre les conventions sociales.  

Michigan: Jeffrey Eugenides Middlesex. Style élégant et détaillé combinant humour, psychologie des personnages et fresques familiales ou générationnelles complexes.


 Minnesota: F.Scott Fitzgerald The Beautiful and the Damned. Élégant, lyrique, capturant glamour, nostalgie et tragédie de l'ère du jazz et des années folles, finesse sociale et émotionnelle. Intime ici, parlant de la folie de sa femme.  

Mississippi: William Faulkner The Sound and the Fury. Complexe, et expérimental, utilisant monologues intérieurs, chronologies fragmentées et voix multiples pour explorer le Sud et la mémoire.  

Montana: A.B.Guthrie Jr The Big Sky. Style épique et descriptif, célébrant l'Ouest des États-Unis avec des paysages vastes, des personnages authentiques et un ton réaliste et contemplatif. 

Missouri: Mark Twain The Adventures of Huckleberry Finn. Humoristique et satirique, utilisant dialectes régionaux et ironie pour critiquer la société Étatsuniennes et explorer l'enfance et l'aventure.  

Nebraska: Willa Cather My Antonia. Style sobre et évocateur, mettant en valeur les paysages du Midwest et les vies de pionniers avec dignité et réalisme poétique. 

Nevada: Claire Vaye Watkins Battleborn. Style sec et incisif, mêlant réalisme brut et lyrisme subtil, explorant mémoire, identité et paysages désertique Étatsunien.

New Hampshire: John Irving The Cider House Rules. Style narratif expansif et inventif, combinant humour, tragédie et détails singuliers pour explorer famille, sexualité. divergences, et destinée. Premier auteur lu en anglais de ma part. Son Monde de Garp. Le film de ce livre que je propose ici, n'en est pas à la hauteur, selon moi. 

New Jersey: Phillip Roth Portnoy's Complaint. Provocateur, introspectif, croisant humour et identité Étatsunienne et juive avec une intensité psychologique marquée. Parfois volontairement grotesque. Et anticipateur étonnant

New Mexico: Rudolfo Anaya Bless Me, Ultima. Lyrique, enraciné dans le folklore chicano, explorant culture, famille et spiritualité du Sud-Ouest des États-Unis. 

New York: Paul Auster Moon Palace. Ici. récit introspectif et mélancolique mêlant quête d'identité et souvenirs familiaux à New York. Souvent meta.  

Caroline du Nord: Thomas Wolfe Look Homeward, Angel. Ici lyrique et expansif sur la jeunesse, la famille et le passage à l'âge adulte dans le Sud des États-Unis.

Ohio: Toni Morrison Beloved. Poétique et profond mêlant réalisme magique et histoire afro-Étatsunienne pour explorer la race, mémoire et identité.

Oklahoma: S.E.Hinton The Outsiders. Style direct et accessible, centré sur l'adolescence, dans les années 50, elle a écrit ses deux livres majeurs, elle-même, adolescente. explorant amitiés, amours, famille, langage réaliste. 

Oregon: Ken Kesey One Flew Over the Cukoo's Nest. Expérimental, psychédélique, mêlant humour, critique sociale et perception hallucinée de la réalité. Il n'a pas aimé l'adaptation qu'on en fait en film. Le livre est narré du point de vue du personnage autochtone. 

Pennsylvania: John Updike Rabbitt, Run. Style élégant et précis, explorant la vie ordinaire, la sexualité et la spiritualité avec une finesse psychologique et descriptive. 

Puerto Rico: Esmeralda Santiago When I Was Puerto Rican. Style chaleureux et narratif, mêlant autobiographie et mémoire culturelle pour explorer l'identité portoricaine et l'expérience migratoire. 

Rhodes Island: H.P. Lovecraft The Call of Cthulhu. Dense et gothique, centré sur l'horreur cosmique, l'inconnu et le surnaturel avec un vocabulaire archaïque et évocateur. 

Caroline du Sud: Pat Conroy The Prince of Tides. Lyrique et émotionnel, mêlant souvenirs autobiographiques, drames familiaux et paysages du Sud profond. 

Dakota du Sud: Tom Brokaw The Greatest Generation. Clair et factuel, ce livre est un récit historique rendant hommage à la génération de ses parents, ton humain, restant accessib;e et narratif dans la simplicité en qualité de lecteur de bulletin de nouvelles. 

Tennessee: Cormac McCarthy The Road. Dépouillé, simple et précis. Elliptique. Souvent violent et poétique, explorant la survie, le destin et le côté sombre de l'humanité. 

Texas: Larry McMurtry Lonesome Dove. Chaleureux et réaliste, croisant humour, drame et descriptions vivantes de l'Ouest des É-U et de ses personnages ordinaires. 

Utah: Shannon Hale Princess Academy. Claire, enchanteresse, mêlant aventures, humour et développement de personnages souvent dans des mondes fantastiques ou inspirés du folklore.

Vermont: Grace Peley Enormous Changes at the Last Minute. Style concis et vif, centré sur la vie urbaine, le quotidien et les voix féminines avec humour et ironie. 


Virginie de l'Ouest: Pearl S. Buck The Good Earth. Simple et empathique, explorant vies rurales chinoises et conflits familiaux avec humanité et sensibilité culturelle. 

Wisconsin: Nicholas Butler Shotgun Lovesongs. Contemplatif et naturaliste, centrée sur les relations humaines, le midwest et les dynamiques familiales avec douceur et réalisme. 

Wyoming: Patricia MacLachlan Sarah, Plaine and Tall. Style simple et poétique, explorant famille, enfance et émotions profondes avec sensiblité et tendresse. 

District of Columbia: George Pelecanos The Night Gardener. Direct et immersif, mêlant polar urbain, dialogues réalistes et exploration sociale de Washington. D.C. et des ses différents quartiers. 

Ben oui ben oui, John Steinbeck pour la Californie... mais bon...Joan a besoin de plus d'attention, bon !  

mercredi 18 février 2026

Russ Limbaugh

 L'héritage de ce tas de merde aura été d'ouvrir les portes de la cruauté et de la stupidité publique aux États-Désunis, et sur les différents médias de masse. 

Né en janvier 1951, au Missouri, dans une famille très Républicaine à une époque primaire où le but premier du parti n'était que "d'humilier les Libéraux" (own the libs). Ce comportement adolescent encore déviant de nos jours pourrait donc être en partie, attribué à sa famille. Son grand père, sera dans le cabinet d'Eisenhower, et sera encore du Républicain, pas complètement devenu con. Il vivra jusqu'à ses 104 ans.  

Le père de Russ, était un animateur radio à succès, aussi lobbyste à sa manière, pour le parti Républicain. Russ, le fils, le #3 car ils s'appellent tous Russ, rêvera tôt de surtout faire de la radio, avec des effets spéciaux et des gags faits au téléphone. Il vivra une vie adulte en quelque sorte adapté à ce type d'ambitions. Le pas-très-intéressé-par-les-études Russ fils se décroche un poste de DJ dans une radio dont son père est propriétaire. Même si adulte, il prétend être un "homme qui s'est fait tout seul", il est plutôt népotisme radio. Il fera deux années de collège avant d'échouer ses cours et de tout abandonner pour faire de la radio. Il finit quand même par en être licencié, entre autre parce qu'il se trouve plus drôle que le public de la station ne le trouve drôle quand il mise entièrement sur l'humour. 

Bien qu'il critique et commente amplement la politique aux États-Unis, il ne vote pas lui-même, avant ses 35 ans. En 1980, Ronald Reagan, nouvellement élu, fait tomber la loi qui obligeait les stations radios et télés de diffuser une part équitable d'avis différents en politique, en ondes. Ce qui a donné naissance aux médias de claire propagande, Fox, CBS et Washington Post. Entre autre. Et donner une émission de radio à Limbaugh, que maintenant New York fait diffuser sur quelques 50 chaines à travers le pays de 350 millions d'habitants. 

Au début des années 90, son émission de radio, largement considérée dans la catégorie "lourd et bruyant imbécile qui ne sais pas de quoi il parle mais en parle quand même" devient sensation aux États-Unis, qui sont de plus en nombreux fiers "Loud dumbasses that don't know shit but talk about it".  Il dit "les vraies choses".  Il dit tout haut ce que trop pensent tout bas. Ce qui inclus: dans le but de parler contre l'avortement, produire des sons de balayeuse et de broyeur. Et des cris humains étouffés. 

Il ne vend aucune idée politique, il vend une attitude politique. La certitude du n'importe quoi, se moquer avec un cynisme mal armé, la désinformation appuyée et certaine. Il passe aussi à la télévision. Sous la tutelle de l'agresseur sexuel Roger Aisles. Il y livre son mépris du personnage de Murphy Brown à la télévision qui choisit de faire un bébé toute seule, et se plaint des femmes en général comme le ferait un incel ou un machiste qui n'a pas une modèle Turning Point. Il dira, comme si il ne faisait pas d'embonpoint lui-même, qu'Oprah Winfrey a subi de la discrimination, plus jeunes, pas parce que noire, mais parce que grosse. Il a la grossophobie facile. Ce qui se défend mal visuellement de sa part. 

Un de ses sujets préférés était que le féminisme n'était qu'une manière pour les femmes laides de se rendre intéressante et d'avoir une tribune. Oubliant peut-être que sa tribune parlait avec succès à de nombreuses laideurs des États-Unis. Il la faisait remonter à la surface. Bruyamment. Il était aussi obsessivement verbal sur l'homosexualité mâle. Son homophobie était claire et si dégueulasse, pendant les pires moments des morts du SIDA, il présentait un moment pour les nommer, s'en moquer, sur I'll Never Love This Way Again de Dionne Warwick. 

Il critiquera aussi Micheal J.Fox, disant qu'il exagère ses symptômes de la maladie de Parkinson dans le but d'aller soutirer plus d'argent dans une carrière qui ne lève plus. Limbaugh n'a pas d'âme. Il ne disait plus féministe autant que féminazie, et a comparé la fille de 12 ans des Clinton, Chelsea, à un chien. Il parlait du consentement comme de la pire des choses. Ça dit tout sur sa conception du viol. 


Il qualifie toutes les femmes qui veulent que la contraception soit payée par le gouvernement, de légitimes prostituées. Pour vous rappeler toute votre vie que les compagnies ne sont pas votre amie, devant ses propos orduriers, les commanditaires fuient pas dizaines, mais comme ils sont esclaves de l'argent, après quelques mois de boudage, ils reviennent. Parce que ses cotes d'écoutes sont payantes pour eux. Ce qui est bien est que Peter Gabriel l'a poursuivi pour avoir utilisé sa musique avec succès.

On pense que c'est une bonne idée de le placer comme commentateur du sacro-saint football du dimanche, dans la NFL, mais ça ne dure que 4 dimanches. Le jupon de son racisme dépassant trop, il perd son boulot. Le joueur ciblé a connue la meilleure saison de sa carrière tout de suite après et presque tous les clubs de la LNF ont désormais, au minimum, un quart arrière à la peau noire dans son organisation.  (y a pas beaucoup de botteurs non plus ? pourquoi ça ne dérange pas ?). 

Dumb & wrong, pas mal tout le temps. 

Il compose des chansons qu'il considère drôles et des satyres, mais Barack, the Magic N***** ou Barney Queen pour parler d'un représentant politique gay, ne fait rire que les gens tristes à mourir. 

Il s'applique à mourir en étant largement commandité par une compagnie de cigares qu'il fume allègrement. Devenu accro aux pilules auxquelles il n'avait pas droit à moins de prescriptions, il est forcé d'entrer en désintox. Il n'y reste pas longtemps tout comme les accusations de s'être procuré illégalement 2000 pilules en 6 mois (pour les revendre?) tombent aussi assez vite. Les gens riches, on le sait dont tant, sont inatteignables.   

Avec sa conception du viol, le gouvernement actuel lui était largement favorable dès 2016. 

 Comme le ridicule ne tue pas, l'homophobe se fait coincer dans un site de tourisme sexuel mâle, avec du viagra obtenu sous un faux nom. Son passage à la télé finir par user. On l'aime mieux à l'oreille dans le trafic qu'à l'oeil.  Il était fort militant que la fumée secondaire ne causait pas le cancer. Après deux sessions collégial sans trop de succès, il semble prétendre en savoir plus que la science, en général. Il ne croyait pas non plus que le cancer causait le cancer, ni la dépendance à la nicotine.

Il en est mort hier. Il y a 5 ans. À 70 ans. Son père en a alors 93. Il aura 98 cette année. 

À la mort de Russ III on a alors titré  avec justesse "Fabricant de haine, raciste, homophobe et misogyne, Russ Limbaugh, maintenant décédé".  

Ce qui dit tout de la qualité de l'homme. 

Qui n'aura pas vécu 104 ans. 

mardi 17 février 2026

Blonde et Idiote Bassesse Inoubliable*******************The Downward Spiral de Nine Inch Nails

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le monde du cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour le monde de la littérature (dans ses 10 derniers) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: la musique ! 

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ait tant écouté dans ma vie que j'en connais tous les airs, toutes les paroles, toutes les nuances, tous les tons et tous les sons. Bref, cette musique est désormais composante de mon ADN. 

Par ordre de création:

Blonde on Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie 

The Unforgettable Fire de R.E.M.

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi la terminaison du mot habibi voulant dire en langue arabe: Je t'aime.

Musique, je t'aime. 

THE DOWNWARD SPIRAL de NINE INCH NAILS. 

Grâce à Pretty Hate Machine, lancé en 1989, et au mini album Broken, offert 3 ans après le groupe de Trent Reznor s'impose tranquillement comme l'un des fers de lance du rock industriel. Avec ce second album studio, NIN ne cherche plus à choquer ou à innover; Il ambitionne de créer une oeuvre conceptuelle totale, une descente psychologique méthodique vers l'autodestruction. 

L'album est enregistré  en grande partie dans une maison de Los Angeles tristement célèbre, le 10050 Cielo Drive, lieu du meurtre horrible de Sharon Tate, enceinte de 8 mois et demi, de Jay Sebring. Wojciech Frykowski, Abigail Folger et Steven Parent aux mains des disciples du clan Manson. Reznor y installera un studio appelé "le Pig" par clin d'oeil macabre au mot "Piggies" qu'avait écrit sur les murs les assassins avec le sang des victimes. Deux titres utiliseront aussi le cochon.  Ce choix n'est pas anodin. Il participe à une construction précise d'un univers claustrophobique, hanté, presque ritualisé. L'artiste travaillera presque dans un isolement complet, s'entourant d'une équipe technique réduite, principalement le producteur Flood, et l'ingénieur de son Alan Moulder. 

Sur le plan sonore, The Downward Spiral pousse plus loin que jamais l'hybridation entre rock, métal, musique industrielle et électronique. Reznor accumule les couches de guitares saturées, les boites à rythmes abrasives, les textures bruitistes, les échantillonnages distordus. Chaque morceau est conçu comme une étape d'un récit interne. 

L'album suit la trajectoire d'un narrateur anonyme sombrant dans la dépression, la perte de repères, la violence et la dissolution de l'identité

Certains titres sont une explosion de fureur mécanique, tandis que d'autres associent groove synthétique et provocation sexuelle. Reznor clôt avec un chef d'oeuvre de dépouille d'instrumentation, un moment de confession fragile et désespéré senti. L'architecture globale de l'album est cruciale. Il ne s'agit pas d'une collection de singles, mais d'un parcours narratif cohérent où les transitions sonores jouent un rôle essentiel. Il y a équilibre entre brutalité et sophistication dans cette production industrielle qui fait distinguer cet album des autres, en 1994. Reznor, formé au piano, et féru de composition, structure méticuleusement ses morceaux. Dans le vacarme sonore se cache une véritable science des dynamiques. Une alternance des silences et des explosions. Une variations des textures. Un contraste entre mélodies accrocheuses et distorsions abrasives.  

Pour enregistrer ceci, Trent a écouté obssessivement Low et The Wall et on entend l'influence de David Bowie ou de Pink Floyd dans son ambition conceptuelle. Russell Mills signe l'identité visuelle de l'album. 

Aliénation, haine de soi exorcisée, sexualité compulsive, religion, violence, les thèmes sont huile pour le feu. Vulnérabilité extrême. Imagerie surréaliste. L'album sera majeur dans les années 90. Sans cet album, Marilyn Manson n'existe pas. À une époque marquée par le post-grunge, une année qui verra son leader en mourir, la désillusion sociale est au rendez-vous. Une de ses chanson sera réinventée par l'univers du monde country, confirmant la capacité de transcender les genres pour celui qui finira pas se spécialiser dans la musique de films, de nos jours. Le succès de cet album confirmera la spirale du succès qui le terrorise autant qu'elle le fascine. 

Pour amateurs de Marilyn Manson, Ministry, Deftones, Radiohead période Ok Computer, rock industriel, metal industriel, rock alternatif, musique électronique expérimentale, ambiente sombre, noise.

Pas aussi déprimant qu'exorcisant.

Suffit de choisir son angle de réception.   

lundi 16 février 2026

Choisir Son Terrain de Guerre

On peut penser ce qu'on voudra des poings levés de Tommie Smith et Juan Carlos aux jeux de Mexico en 1968. C'était un geste en direct, impossible à prévoir, et calculé. Un geste qui ramenait l'athlète à l'humain derrière. 

Les Olympiques ont été clairs la semaine dernière, ils ne veulent pas de cet humain derrière, du moins, pas sur le terrain du sport. Aux micros de conférence de presse, c'est autre chose. Mais en terme de visibilité sportive, sur scène, les messages politiques ne sont pas bienvenus dans la compétition olympiques. 

C'est toujours délicat d'interdire certaines politiques, quand l'ensemble de ce qu'on représente EST politique, mais ce sont des balises réfléchies. 

Le comité olympique a permis à Vladyslav Heraskevych, athlète de skeleton Ukrainien, de s'entrainer autant qu'il le veuille, avec son casque, joliment peint de plusieurs des athlètes d'Ukraine qui ne peuvent désormais plus participer aux jeux, parce qu'assassiné(e)s par l'agresseur Russe. On lui a aussi proposé de porter un brassard noir pendant la compétition. Et d'en parler au micro, au besoin. Son sport, dans sa nature, place le casque très en avant et c'est ce qu'on voit le plus dans l'exécution de son sport. Le CIO a fait son bout de chemin.

Le même CIO qui bannit les Russes des Olympiques pour cette invasion en Ukraine. Mais ça, ça saute moins aux yeux. 

Ça se comprend. 

Il a refusé. Sa collègue de luge, un sport partageant la même piste que les athlètes qui font le skeleton, la lugeuse ukrainienne Olena Smaha avait le même type de casque et on lui a servi les mêmes conditions. Si tu veux participer aux compétitions, tu ne dois pas utiliser ce casque. Elle est revenue avec un casque blanc faire sa compétition, mais a inscrit dans sa main, qu'elle a brandit pour que tout le monde le voit "Rendre hommage par le souvenir n'est pas un viol".

Dmytro Shapar
Du code sportif Olympique, oui. C'est triste mais c'est pas complètement si incohérent. Vladyslav Heraskevych a refusé de changer d'option et a assuré vouloir faire son épreuve avec son casque. Ou rien. Il a eu rien. Il a été disqualifié. Il va en appel, mais je ne suis pas certain qu'il va gagner sa cause. Vlodymyr Zelensky l'a accueilli en héros à son retour, comme tous les Ukrainiens, et lui a remis une plaque.

Pour l'humain derrière l'athlète. Celui dont on a refusé l'armure dans une guerre qui n'était pas la même, à Cortina d'Ampezzo. Le CIO a choisit que ssa guerre, ne serait que compétition sportive, pas autre chose. Ça se comprend aussi.

L'athlète de 25 ans ukrainienne Kathryna Kotsar, dont le sport est le ski acrobatique, a été avertie de ne pas porter son casque disant "Be brave like Ukrainians".Elle a plié la demande.

Alina Peregudova

Zelensky a souligné, en remettant sa plaque à Heraskevych, le recevant dans ses bureaux, qu'il saluait la vérité. Ça se comprend aussi. 

La vérité, c'est ceci:

Sur son casque se trouvaient:

Maksym Halinichev
Le patineur artistique Dmytro Sharpar, 25 ans, mort en janvier 2023 près de Bakhmouth.Il faisait des tournées de spectacles sur glace avant de s'engager dans l'Armée.

L'haltérophile Alina Peregudova, 14 ans, un des meilleurs espoirs de son pays, morte en mars 2022. Une explosion l'a tuée avec sa mère, à Marioupol

Yehven Malyshev
Le boxeur Maksym Halinichev a manqué les jeux de Paris parce qu'engagé dans la guerre, Il s'y est blessé deux fois et est retourné les deux fois au front. Il est mort près de Loushansk en 2023. Il avait 22 ans. Était paps d'une fille de 3 ans. 

Le biathlète Yehven Malyshev, 19 ans, mort au 6e jour de l'invasion Russe, le 1er mars 2022. Il était au front, à Kharkiv.

Andrii Kutsenko
Andrii Kutsenko, 35 ans, a été plusieurs fois champion en cyclisme sur piste. Quand l'invasion de 2022 a débuté, il a quitté l'Italie où il s'y entrainait, s'est engagé dans l'armée et y est mort en en juillet 2024.

La championne de kickboxing Karyna Bakhur courait se réfugier quand elle a été atteinte d'éclats d'obus le 18 novembre dernier, à Kharkiv, elle n'avait que 17 ans. 

Karyna Bakhur
Le plongeur et entraineur Mykyta Kozubenko, 31 ans, est mort au front en juin 2025 pour la liberté de son pays.

La gymnaste Kateryna Diachenko n'avait que 11 ans. la judoka Viktoriia Ivashiko en avait 9. Elles sont mortes respectivement en 2022 et en 2023. Victimes de bombardements.

Mykyta Kozubenko
Le tireur Oleksii Khabarov, 31 ans, plusieurs fois champion national, est mort au combat en août dernier.

La danseuse Daria Kurdel, 20 ans, s'entrainait avec son père quand une bombe a fauché leurs deux vies en juillet 2022.

Kateryna Diachenko
Banni, mais le message a le droit de passer quand même.   

Ça se comprend. 

L'humain doit rester à la surface.