dimanche 29 mars 2026

Les Pochettes de Belle And Sebastian

C'est un couple d'amis qui m'a fait découvrir le band écossais dans les années 2000. On est même allé les voir ensemble, à l'ancien Metropolis, il y a quelques 20 mois. Stuart Murdoch et ses amis sont tous des rencontres d'une école des arts, le sens de l'esthétique est donc assez important depuis leur tout début. 

En 1996. 

Le visuel de leur pochette m'a toujours plu. Que ce soit en album (12) ou en single (21), on a toujours accordé une certaine importance au visuel qu'on allait présenter et on s'est établi, dès le départ, la règle que le band ne se serait jamais présenté sur aucune pochette. Un concept contraire à un Morrissey ou un Phil Collins

Dès le premier disque, on choisit un ton coloré monochrome, bleu bébé, bleu pâle. On y voit la copine d'alors de Stuart Murdoch, Joanne Kenney, en trait d'allaiter, poitrine dénudée, un tigre en peluche. Cette image n'a pas aidé les ventes car dans les pays hypocritement prudes comme les États-Unis, elle était censurée. Même si on ne voit rien clairement, mais qu'on peut tout deviner. L'image tendre et décalée a immédiatement posé l'univers du groupe. 

Au second, on fait référence aux 7 ans où Stuart Murdoch n'a pas pu travailler, et qui l'ont poussé à commencer à composer de la musique. Il était atteint d'encéphalomyélite myalgique, malade plus connue sous le nom de syndrome de la fatigue chronique. Il était cloué au lit, continuellement vidé de fatigue, et extraordinairement sensible à la lumière. La pochette, monochrome rouge, cette fois, met en vedette l'irlandaise Ciara MacLaverty, une amie que Murdoch s'était fait, atteinte du même mal, lisant Kafka. 

Au dernier album des années 90, monochrome, vert, on présente simplement Chris Geddes, claviériste du groupe en extérieur, une photo en mouvement, dans ce qui semble une scène extérieure.

En monochrome jaune, on prend en photos les jumelles Gyöa & Kristin Anna Valtysdottir, chanteuses de la très agréable formation musicale islandaise Mùm pour leur album Fold Your Hands Child, You Walk Like a Peasant.  

Dans le même esprit, l'album suivant, même si trame sonore d'un film de Todd Solondz, ne propose rien du film et présente sur sa pochette du monochrome rouge, et le duo musical Chi2, et leurs membres Sarah and Liz Liew, qui ne font plus de musique de nos jours.

Pour l'album suivant, on fera différent en faisait faire la production de l'album par Trevor Horn. On fera différent aussi sur la pochette, jaune monochrome, alors que le groupe y apparait, en arrière, discrètement attablé, alors qu'en avant, on a une amie du groupe, Shantha Roberts, dans le rôle d'une serveuse de bar/resto, qui semble confuse et son patron derrière, la main sur le front, découragé. Shantha sera, à partir de maintenant un personnage récurrent pour les singles et les pochettes à venir. 

Plusieurs versions de cette pochette existent. 

En 2006, pour un album plus funk, glam rock et soul, un excellent album qui montre le band au meilleur de sa forme, on présente sur la pochette, trois belles femmes, et amies du groupe, Alex Klobouk, Natasha Noramly et Marisa Privitera. Elles ont un air défiant, provocateur, assuré, et évoque une insouciance chic des années 60. On a jauni leurs visages. Privitera est elle-même photographe et épousera Stuart Murdoch l'année suivante. Klobouk, j'en tombe amoureux, et sera réutilisée dans un de leurs clips où elle formidablement adorable. Elle est illustratrice de livres pour enfants en Allemagne et militante pour les droits humains. 

Pour Write About Love, on prend en photo Kim Moore, chanteuse de la formation musicale de Glasgow Zoey Van Goey. En monochrome rose violacé, elle vient d'écrire le titre de l'album avec une craie, sur un mure de pierre. C'est une invitation à l'évasion créative face à la maladie ou à l'ennui, un thème central de la chanson titre. 2 Autres versions de la pochette existent.

On s'éloigne du monochrome et du style de The Smiths, et on offre une photo (presque toujours de Stuart Murdoch, lui-même) qui rappelle les mise-en-scène du magazine Life pour leur album Girls in Peacetime Wants to Dance. L'actrice Tamzin Merchant est assise au sol, accompagnée d'Adrian Lobb. Sarah Swire est debout derrière, une arme à la main pointé vers le ciel et en avant, une autre arme est au sol, à la main de Merchant et une béquille, à la main de Lobb. On reprendra quelques mise-en-scène pour les singles, y ajoutant parfois Danny Gallagher et William Watt.

L'album suivant rend hommage au film pour lequel a été commandé la musique. On y voit les deux principaux acteurs du film, un des fils de Nick Cave, Earl, et Monica Dolan. 

Pour la première fois, pour la pochette, le concept repose sur un collage de portraits croisant collaborateurs, amis de longue date et même fans pour leur 14e album, en 2022. 

Plusieurs versions existent aussi de cette pochette.

Leur dernier album, en 2023, cousin ensoleillé de l'album précédent, réutilise un des modèles de la pochette précédente, Hristian Valev, dans l'univers argentique photographique. on y représente un employé de magasin cravaté tenant un tirage frais dans une chambre noire. L'album est dans les teintes de violet/mauve tandis que derrière. on choisit teinte orangée. Le gros de l'album a été enregistré des mêmes sessions que l'album précédent. C'est leur dernier effort en long-jeu. Plusieurs versions existent aussi de cette pochette

Pour les 3 compilations on s'inspire d'un graffiti lu dans les toilettes pour le titre de la première compil et on met en vedette trois de leurs amis/collaborateurs, Rebecca Ashton, Gerry McLean et Jack McConchie. Pour la seconde, Kim Moore est de retour sur la pochette dans un filtre orangé jaune, au sol. Pour leur dernière compilation, le groupe a fait appel aux fans pour qu'ils leur envoie des propositions de portraits et en ont choisi 4, au final.

samedi 28 mars 2026

À La Recherche du Temps Perdu******************************La Fin de l'Homme Rouge ou Le Temps du Désenchantement de Svetlana Aleksievitch

Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 derniers), et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes 3 immenses passions: La littérature. 

Lire c'est penser, réfléchir, parler à un ami, l'écouter, l'entendre, le comprendre (ou pas), c'est s'immiscer dans une réalité qui n'est pas la nôtre, c'est oser braver ses préjugés, c'est s'ouvrir, découvrir un nouvel angle de vie, se découvrir soi-même, découvrir les autres. C'est prêter une oreille à des confessions, une culture, des moeurs, des fantasmes. C'est avoir l'oeil et la tête sur de nouvelles conceptions, se permettre un nouveau regard. C'est faire acte de générosité mentale. C'est générateur aussi. Ça fait fleurir les idées. C'est forger ses propres pensées en le confrontant parfois à celles des autres. ou s'en inspirant. C'est écouter sa musique des mots, explorer son rythme, en faire naitre de nouveaux. C'est plonger dans une nouvelle lumière, parcourir et agrandir ses corridors cérébraux. C'est se balader dans le monde entier à petit prix. C'est voyager. C'est danser sur le cerveau des autres, se synchroniser sur la respiration d'un(e) autre. 

Et respirer, c'est vivre.

LA FIN DE L'HOMME ROUGE OU LE TEMPS DU DÉSENCHANTEMENT de Svetlana Aleksievitch

La Biélorussie est l'alliée principale de la terroriste Russie, ce qui fait que les oeuvres de Svetlana Aleksievitch y sont censurées. Comme elle raconte la réalité trop près de la réalité, et fait parler les désenchantés, elle est menacée et forcée à l'exil. Elle est Biélorusse. La dépendance économique de la Biélorussie est au 2/3 Russe. Comme Svetlana Aleksievitch parle de Post-Soviétie et que les sbires de Vladimir veulent parler de ressuscitation de l'URSS, elle est interdite en son pays.

Son livre, lancé en 2013, présente une réalité Biélorusse, un an avant la première invasion illégale des Russes en Ukraine. Un traité existe entre la Biélorussie et la Russie pour que les deux pays écrasent l'Ukraine et ne le reconnaissent jamais comme un pays, lui-même. Svetlana Aleksievitch a gagné. pour l'ensemble de son oeuvre. le Prix Nobel de Littérature, en 2015. 

Le livre raconte la chute de l'URSS et les débuts d'une souveraineté désorientée et pauvre, dans les jeunes années 90. Elle y présente multiples points de vue, des nostalgiques voulant retrouver le côté soviétique, maintenant absent de repères, et ceux et celles qui crient à la liberté, mais qui angoissent face à un avenir incertain. Les témoignages sont multiples, poignants, déchirants, contradictoires et souvent juxtaposés comme on l'aurait fait dans une salle de montage, au cinéma. Cette multiplication des voix, sans jugement de sa part, empêche tout parti prix. Mais il semble clair que la voie du changement est ardue. L'approche est moins historique qu'humaine. Elle privilégie l'émotion, les souvenirs, les contradictions intimes. On se permet de comprendre ce qu'était être Soviétique au-delà des discours officiels.

Les souffrances de la transition vers une économie de marché après des décennies de régime communiste, l'insécurité nationale et personnelle, le désarroi plus présent que la confiance, y sont tous présentés sous différentes voix. Elle interroge la mémoire collective et la manière dont les sociétés se racontent leur histoire. Elle offre une vitrine intime sur une certaine fin du monde. Un vrai désenchantement. Une grande transformation politique qui a cicatrisé. 

Elle montre que l'histoire d'un pays ne se résume pas toujours à des dates ou à ses dirigeant, et se concentre sur les gens ordinaires qu'elle fait parler de manière polyphonique. Elle préserve une mémoire fragile et fébrile. Elle parle de vies ordinaires, de rêves brisées, de jeunesse meurtries, d'espoirs persistants.

Parfois fragmentés, le texte est structuré de manière à donner l'impression d'un chant choral. Une multitude de voix qui se répondent, se contredisent, se chicanent. À la fois littéraire et documentaire, elle brouille les frontières entre réalité et fiction. Elle expose malgré elle la corruption croissante de Loukachenko, auto-élu depuis 1994. À la Russe.  

Pour une bonne compréhension de la fin du monde Soviétique, que Putin tente de faire renaître criminellement, ce livre est recommandé. 

Parce que l'Ukraine, par la Russie ET la Biélorussie, est tout à fait agressé.

Dans les tonnerres quotidiens d'absurdités, on a un peu tendance à l'oublier.      

vendredi 27 mars 2026

Bruits de Fonds

J'ai une amie qui a cessé (ou presque) de fréquenter l'application Threads car les bruits de fonds la démoralisait. 

Je la comprends. Moi-même, je dois avoir beaucoup trop "d'amis" abonnés masculin qui frappent "j'aime" sur leur clavier, sur de la peau féminine et ceci force l'algorithme à me présenter des femmes qui se montrent le corps, beaucoup trop. Moi-même j'ai dû appuyer sur quelques cuisses bien galbées de manière spontanée, ça a temps fini par m'ennuyer et j'ai commencé à bloquer. 

Le bruit fatigue. 

C'est pour ça que la guerre épuise les sens pour ceux et celles qui n'y sont pas directement impliqués. Mais la faillite bientôt confirmée des États-Unis, ne peut pas nous laisser insensible. Particulièrement voisin, on voit très bien l'ancien ami couler. Et pendant que les emplois s'éteignent comme des chandelles au vent aux États-Unis, le Canada a fait fructifier l'emploi au pays. Choses que le parti d'opposition choisit de ne pas entendre, sous la cohue constante qu'ils jappent en chambre. C'est tristement gênant. Impossible pour le Premier Minus Mark Carney de parler sans qu'il soit obligé de plutôt crier parce que de l'autre côté, on se la joue USA, et on hurle toutes sortes d'animaleries comme si on était dans un gala de lutte. Immature.

Parlant d'immaturité. Gui(llotine) et Ju(vénile). 

Gui(llottine) c'est Guillaume Lemay-Thivierge. Acteur et parfois porte parole de payant produits commerciaux. Il s'est mis la tête fréquemment dans la guillotine en se posant comme anti vaccin, voleur de micro en plein gala afin de diffuser un incohérent discours politicoconfus, en jouant avec le mot en N et niant ce qu'il avait fait, et finalement, en se rendant voir le journaliste et animateur de radio Patrick Lagacé, qui avait co-signé un article, résumant un peu tout ça, et se demandant pourquoi accorder tant d'espace public à des gens comme ça. Légitime question. Guillaume a été voir Patrick à la radio, pour lui dire...."Je te pardonnes...". 

Pardon ? a été entendu collectivement dans toutes les têtes saines du Québec ou d'aillleurs. Lagacé a été diplomate et n'a pas tant relevé l'anomalie mentale du raisonnement déficient, se contenant de dire qu'il n'attendait pas du tout ses excuses. Je vous en déjà parlé, Lemay-Thivierge, qui se filmait pour peupler le vide de ses occupations, est passé de grotesque en bruit de fond fatigant. On a comme plus du tout envie de le voir nulle part. Ou du moins, l'entendre. Je ne sais pas si il a eu un parcours scolaire traditionnel, enfant-vedette, mais on a des signes qu'il aurait dû. Voilà qu'on annonce qu'il aura son émission de télé appelée "Télévision générale". Alors que sa structure mentale est...peu généraliséé..

Cette semaine, c'est Ju(vénile) qui s'est aussi exprimé sur son retrait de la carrière humoristique. Il ne trouve plus la vie drôle. Julien Lacroix a encore présenté des fausses excuses sur ses comportements déviants autour des Femmes dont on se serait passé. Un peu comme quelqu'un qui se retire des réseaux sociaux, t'as jamais besoin de l'annoncer. Ne fait que t'effacer. Il a reconfirmé son immaturité et c'est dommage. Y a des bruits de fonds qui se répètent et qui agressent toujours un peu plus chaque fois.

C'est pas une belle époque pour les Lacroix. 

 Les pires bruits de fonds viennent de l'étage du milieu de l'Amérique du Nord. Le dément menteur pédoprésident a dit avoir eu de bonnes discussions avec les dirigeants de l'Iran, qu'il dit avoir éradiqués complètement il y a plusieurs mois. L'Iran a aussitôt nié et dit que les discussions des États-Unis sont avec eux-mêmes. Il n'existe rien de tel. La confiance envers les États-Unis est 100% perdue du pays qui a plus de 93 millions d'habitants (L'Iran). Israël est tout juste au dessus de 10 millions. Les États-Unis ? HA! Sous le tandem Hegseth/Trump, ce ne sont que des soldats confus offerts en sacrifices pour les plus riches. Le pédocryptoprésident joue les marché financiers pour sa garde rapprochée et pour ses "amis" milliardaires. 

"Votre défaite actuelle n'est pas un "accord". L'heure des "négociations" est terminée. Il n'existe maintenant que 2 fronts, la vérité, nous, et le mensonge, ce président. Le niveau de votre échec militaire fait en sorte que vous négociez tout simplement avec vous-mêmes. La stabilité ne survient qu'avec le pouvoir, ce que vous n'aurez pas ici" a dit fermement un leader militaire Iranien au micro des télévisions mondiales. On ne les identifie plus, on ne veut pas être le premier nom sur la liste des cibles du démon Américain. Ce "quelqu'un" avait l'air d'un vrai leader et non d'un vieux monsieur se racontant des histoires de "prestigieux cadeau reçu d'une valeur inestimable de la part de l'Iran". Cadeau qu'il ne peut pas divulguer parce qu'inexistant, Et qui a été aussi nié par l'Iran qui ne comprend pas dans quel type de narratif on tente de les faire jouer.  

Nous en sommes arrivés à un point que RIEN ne peut être cru de la bouche du pédoprésident, surtout pas les chiffres. Chiffres qu'ils manipulent à un point tel, qu'on ne saura jamais de son règne présidentiel, le nombre de décès militaires occasionné par le confilit Epstein-Israélo-Iranien. 

Tous ces bruits de fonds alourdissent le climat social mondial. Et le marché du pétrole qui s'emballe.

Le silence sera la clef de l'Amérique. Société d'hypocrites. Où on sera toujours le prix bon marché d'un riche. Vulgaires machins.

Vous savez pourquoi le style musical Shoegaze me plait tant ? Parce le son m'enveloppe dans des textures qui créé des espaces mentaux. Loin des bruits de fonds. Je n'écoutes pas, je vis les sons. 

jeudi 26 mars 2026

10 Chansons Épeurantes

Qu'est-ce que notre monde fait peur en ce moment. J'ai envie d'en faire une trame sonore.
Une chanson épeurante sert à manipuler les émotions de l'auditeur en créant une atmosphère de tension, de mystère ou de danger. Elle sert à renforcer la peur dans les films d'horreur, à susciter des frissons, à mettre mal à l'aise, rendre inconfortable, où a intensifier un sentiment d'isolement, souvent grâce à des sons dissonants, des comptines naïves ou des rythmes irréguliers. Des notes graves ou très aigües sont souvent utilisées. 

Un passage de la chanson Echoes (vers 11:15) de Pink Floyd, que j'avais utilisé pour raconter "une légende d'horreur" à des enfants autistes m'a inspiré la chronique du jour.

Aussi parce qu'une chanson qui fait peur ne sera jamais jouée dans vos radios. Ils sont trop putes dans le but de vous égayer en tout temps. Ou de vous faire acheter quelque chose. 

10 fois où les sons nous amènent dans une direction de mentale malédiction...

The Cigarette Duet- Princess Chelsea

Jontathan Bree (qui produit aussi la chanson) partage les répliques avec Chelsea Nikkel, qui a composé le morceau indie/synth pop dont l'inertie du clip a beaucoup servi la chanson. La chanson met en scène un couple, un homme, une femme, abordant de manière ironique et absurde la consommation du tabac de manière aussi mélancolique que légère. La chanson est tirée de son premier album, lancé en 2011. La pop enfantine, l'évocation de l'enfance dans la terreur, est toujours payante. Sa chanson sera consultée plus de 100 millions de fois sur Youtube en 2012. J'aime beaucoup cette chanson et la livraison de celle-ci. Moi j'avais trouvé tout à fait charmant. 

Tiptoe Through the Tulips- Tiny Tim

La chanson a été composée par Al Dubin et Joe Burke en 1929 et était une chanson d'amour utilisée dans le film Gold Diggers of Broadway la même année. Mais en 1968, l'extra terrestre Tiny Tim, enregistrait sa version de la chanson, en la jouant au ukulélé et en utilisant une voix de falsetto très haute aussi particulière que dérangeante. Tiny Tim a marqué son époque par son excentrisme absurde, et la chanson a eu une seconde vie en 2011 avec la sortie du film d'horreur Insidious qui utilisait sa version de la chanson. Pour y ajouter une couche de glauque, Tiny Tim est mort en 1996, victime d'une crise cardiaque, tout de suite après avoir chanté ce morceau sur scène, dans le mois de morts, novembre. Veille de l'Halloween. 

Hoist the Colours- The Wellermen

La version de cette chanson par The Weellermen est chantée avec Bobby Bass et est une reprise d'un chant de sirène sombre issu du film Pirates of the Carrbbean 3. Sa popularité vient des voix graves de basses et de son ambiance mystérieuse rappelant les dangers de la mer et de la piraterie. Ce n'est pas un chant marin traditionnel, mais une composition contemporaine de Ted Elliott et Terry Rosio sur une musique de Hans Zimmer. Elle raconte l'histoire de pirates qui se rebellent, de la reine kidnappée, et d'un appel à hisser les couleurs pour la retrouver et peut-être périr en mer. 

La livraison vocale intimide.  

Tonight You Belong To Me- Patience & Prudence

En 1956, Patience & Prudence, les filles baptisées en aptitudes, avaient respectivement 11 et 14 ans. La chanson est jugée inquitétante par le contraste entre les voix enfantines, l'innocence suggérée, une mélodie douce, presque hypnotique, et associées à des paroles malsaines de possession jalouse. La série télé American Horror Story de Ryan Murphy et Brad Falchuk a utilisé ce morceau pour leur 8e saison. La troublante série You, sur Netflix, au aussi transformé cette chanson innocente en un motif sonore associé à la peur et à la folie      

Daisy Bell- Vivian Grey

Écrite sous le titre original de Bicycle Built for Two par Harry Dacre, qui l'interprète aussi en 1892, elle est d'abord pensée joyeuse. Mais Stanley Kubrick vient tout bousiller avec son film 2001, A Space Odyssey, alors qu'il l'utilise, chantée par l'ordinateur HAL 9000, au moment où il se fait désactiver par l'astronaute Dave Bowman. Sa voix devient alors déformée et ralentie, puis plus grave, créant un sensation de mort "numérique" particulièrement troublante. Les réseaux sociaux l'ont beaucoup réutilisée dans les vidéos d'horreur.  

O Superman- Laurie Anderson.

En 1981, l'atmosphère angoissante et hypnotique du mélange de voix déshumanisée via vocodeur, de boucles minimalistes, et de paroles évoquant une détresse technologique et une sorte de soumission à l'autorité nous plonge dans un climat de tension qui dure plus de 8 minutes. Son ton robotique de prière sans réponse la rend sinistre. On a l'impression d'entendre une entité non humaine ou une voix d'outre-tombe, accentuant le côté froid et rendant la sorte berceuse techno macabre. Laurie est formidable. Lou Reed l'avait compris. 

The Becoming- Nine Inch Nails 

La chanson de Trent Reznor utilise des distorsions et des bruits industriels dans une structure musicale que l'oreille humaine associe instinctivement à la détresse, un style qui a valu longtemps le titre de chanson la plus effrayante de tous les temps par certains analystes. Les paroles abordent la dépression et le dépersonnalisation. on y entend des cris et des textures sonores agressives, propre à NIN, qui créé facilement le sentiment de malaise durable. La haine de soi évoquée oscille entre murmures oppressants et hurlements rageurs. Lourd et tendu.


     What's He Building? - Tom Waits

Paranoïa, voyeurisme, peur de l'inconnu, la "chanson" parlée du bon vieux Tom est livrée d'une voix rauque et théâtrale, des bruits industriels inquiétants, avec des paroles centrées sur un voisin mystérieux, autour duquel Tom est très curieux. Voire apeuré. Le murmure menaçant de celui qui espionne son voisin est comme une confession d'un fou suggéré aussi jaloux. Le morceau est ponctué de bruits métalliques, de grincements, de sifflements, créant une bande-son étouffante et sombre. Tom est souvent magique. Pas surprenant qu'il ait trempé dans le cinéma. Il en a le flair.  

Kim - Eminem

La chanson est trouble d'emblée car Marshall Mathers parlait de son épouse réelle d'alors, Kim Mathers, suggérant sa mort. Elle se distingue par le contenu violent est ponctué d'une performance vocale hystérique où Eminem fait les deux voix, celle de sa femme étant principalement un cri strident suggérant le violence conjugale. La sienne suggérant la perpétuelle menace. Réalisme dérangeant. Terrifiant car on savait que MM avait une relation difficile avec elle, et qu'ils avaient une fille ensemble, ce qui rendait le tout trop réel et terrifiant. La colère semble vraie. Même sil dépeint en fait, des réalités terribles toujours trop présentes dans les ménages amoureux. La chanson est construite comme un cri de fureur et une scène de crime sonore augmentant le sentiment de frayeur. 

Come to Daddy -Aphex Twins

Le vidéo cauchemardesque de l'habile Chris Cunningham ajoute à l'horreur en mettant en scène des enfants malveillants dans une atmosphère urbaine lugubre. La musique conjugue rythmes jungle chaotique, distorsions extrêmes, et cris, créant une tension intense. Parodie de Death Metal comme Song 2 de Blur était une parodie du grunge, mais qui sera aussi une des chansons les plus populaire du band de l'Irlandais Richard David James. Violent, absurde et terrifiant. 

Je vous laisse j'ai une chanson d'amour à chanter à ma bien aimée.

mercredi 25 mars 2026

Vendetta Mondiale

Je n'avais jamais pensé un jour prendre parti pour les Arabes. Mais je n'avais jamais pensé un jour Israël, génocidaire par rapport aux Palestiniens. Et de voir Israël recevoir la monnaie de sa pièce, me fait un bien immense. 

Je ne suis pas le seul. 

Nous sommes plusieurs millions à rire les plaintes de "crimes de guerre" commis par l'Iran contre des civils. des choses dont personne, PERSONNE,  ne s'est vraiment soucié de PARFAITEMENT MÊMES crimes de guerre commis contre les civils Palestiniens sur plus de 75 ans par Israël. Oh oui, on a critiqué et condamné publiquement, mais ça n'a qu'une valeur limitée si les critiques et les condamnations ne s'accompagnent pas de responsabilité réelle ensuite.


 Comme l'arrestation du criminel de guerre Benyamin Nethanyaou. 

Israël, ce sont les États-Unis. Depuis aussi le jour 1. On l'a compris dans la guerre de 6 jours. Et géopolitiquement stratégiquement, c'est une splendide position pour les États-Unis afin d'étudier et de garder à vue tous les pays autour. 

Arabes. 

Et c'est la raison pour laquelle, Ben le boucher n'a jamais été arrêté. Encore moins maintenant qu'un groupe de purs criminels est au pouvoir, aux États-Unis. Israël cherche a éliminer la Palestine en entier. Ceux et celle qui en doutent, sont naïfs. Le président des États-Unis a même poussé l'odieux jusqu'à parler de projets immobiliers pour là où résident les derniers survivant(e)s de la surcolonisation juive, Paletinien(ne)s. À Gaza.   

Ils ne font tellement plus de sens, les États-Unis se confondent eux-mêmes dans leurs propres mensonges. Tous les jours.

Tout d'abord sur  la vraie raison de cette distraction internationale qui détourne des dossiers Epstein qui nous ont révélé de plus belle, par le biais du comptable du président, qu'il avait beaucoup fréquenté Jeffrey Epstein passé le moment où il prétend "l'avoir mis dehors" de son entourage parce que "si dégueulasse avec les jeunes filles." Le dément prétend  aussi n'avoir rien à voir avec le suicidé Jeffrey. Il a dit que les policiers l'avaient remercié d'avoir dénoncé ses actes. 

Si c'était si vrai. Que les Démocrates et Bill Clinton étaient aussi partout dans ses dossiers, pourquoi ne pas divulguer encore publiquement tous les dossiers Epstein ? Ça ne tient pas la route ce mensonge. Le comptable a aussi révélé que 18 fois, oui, 18 fois, on a soutiré des sous pour payer le silence de jeunes filles.

Silence sur quoi monsieur le président ? La violence est presque tout le temps utilisée afin de changer sa propre honte en estime de soi. 

Il n'y a personne sur terre qui ne le sait pas coupable de cette île du viol. Confirmé aussi qu'il s'y est rendu en avion. Mais tout ça est étouffé sous la pluie de bombes, qui, Dieu merci, tombent beaucoup en Israël.

Qui ont le culot parler de morts de civil(e)s et de crimes de guerre. Le violeur se plaignant d'être à son tour, violé. Comme si les Palestiniens broyés depuis plus de 75 ans étaient TOUS! du Hamas. Le Hamas n'existe pas sans les abus d'Israël. Qui a surcolonisé depuis le jour 1. Ils sont devenus les nouveaux nazis sous nos yeux et il faudrait s'émouvoir de les voir souffrir de la guerre qu'ils ont commandé aux États-Unis ? Le nouveau mal est Israélien, Russe et Étatsunien. C'est la sainte trinité des septuagénaires qui trainent l'humanité au sol. Et qui méritent déshumanisations multiples. Plus personne ne cache son désir de se lever un matin et de lire que Ben, Vlad où le dément Doritos, ne soient dans un autre monde. Là où on mange les pissenlits par la racine. Les soldats des É-U y meurent avec l'empreinte d'Epstein. 

Israël n'est pas détesté parce que Juif. Il est détesté pour son régime d'Apartheid et pour avoir tué des tonnes d'innocents pour en être là où nous en sommes.  OUI, les Palestiniens ont aussi beaucoup tué avec le temps, comme ce 7 octobre 2023, mais que devez vous faire quand votre voisin prend de l'expansion, redessine vos frontières de terrain, vous exproprie, pendant plus de 75 ans sans arrêt ? 

Vous laisser faire ? 

C'est ce que l'Iran ne fait pas. Et ça fait un bien immense de voir Tel Aviv brûler tous les matins. Un bien malsain. C'est le meilleur des cafés. C'est voir l'intimidateur manger une volée dans la cour d'école. Tomber à genoux. Ceux qui redessinent les frontières ne font qu'exacerber leurs abus territoriaux. Les États-Unis et Israël perdent. Quand ton pays frappe en premier, il t'est interdit d'appeler celui qui riposte et ce défend "terroriste" ou "criminel de guerre". Mais voilà, Israël a frappé en premier en juin 1947, en Égypte, "de manière préventive", et est une nation terroriste depuis qui en fait naitre d'autres. Ils ont encore frappé en premier contre l'Iran qui ne demandait rien.   

 

Israël réalise-t-il à quel point ils sont haï sur terre ? 

13 pays refusent le passeport d'Israël en ce moment. Bien entendu, tous Arabes. Comprenant l'Iran et le Liban. 

Si vous doutiez de la démence du président des États-Désunis, relisez ce discours de sénilité très récent, tenu il n'y a pas plus de 48 heures par l'égaré vieux monsieur:

12:05 Il déclare la victoire des États-Unis contre l'Iran. 12:07: Il annonce qu'il enverra beaucoup plus de Marines. 12:08: Il dit qu'il n'y aura pas de soldats terrestres des États-Unis, en Iran. 12:11: il dit qu'on a pas besoin de cessez-le-feu. 12:16: Il déclare à nouveau la victoire. 12:17: Il dit vouloir un cessez-le-feu. 12:29: Il dit que l'Iran supplie pour un cessez-le-feu. 12:36: Il dit que 500$ le baril de pétrole n'est pas une mauvaise chose. 12:37: Il exige que l'Iran débloque le détroit d'Ormuz. 12:41: Il dit que les États-Unis ne sont PAS en guerre. 12: 42: il déclare une 3e fois la victoire contre l'Iran. 12:51: Il dit que bientôt, il retirera les interventions là-bas...

Tout ça dans le même discours !

Il a simultanément déclaré avoir gagné la guerre, qui n'en serait pas une, éradiqué complètement le pouvoir, qu'il combat toujours, et avec lequel, il discuterait. même si il serait inexistant ; il dit qu'il a besoin d'aide, mais n'a aussi besoin de personne, qu'il aurait aussi besoin de 2 milliards pour gagner la guerre, qu'il a gagné en quelques minutes, leur bottant le cul, passant de "ceci n'est pas un guerre" à "on l'a gagné"...

Je n'ai pas de maquillage, et il n'est pas rose, mais mauve tirant sur le rouge. Sang. Comme celui des pauvres soldats, les civils d'Iran et d'Israël et de Palestine. Comme les premières menstruations... 

Étant dans les couleurs, ceux qui me connaissent savent que ma couleur préférée est l'orange. J'avoue ne pas détester l'orange du matin sur mon téléphone. 

Sans hosties de remords. 

Pam Bondi se fera réinterviewer par le Congrès sur sa gestion du camouflage du contenu des Dossiers Epstein. 

mardi 24 mars 2026

Wesley Snipes

Wesley est né d'une mère assistante enseignante et d'un père ingénieur aérien, en Floride en 1962.  Il grandit dans le Bronx, mais au collège, se raffine en Beaux Arts, de retour en Floride, puis, de retour à New York. où il fera l'Université, aussi en Beaux Arts. Il étudiera aussi dans ce domaine, en Californie. 

C'est là qu'à 22 ans, il est découvert par un agent qui le remarque et le fait auditionner pour un rôle d'une épisode dans la série télé All My Children. Puis, il est choisi pour jouer dans un premier film mettant en vedette Goldie Hawn. Il hérite d'un petit rôle secondaire et d'une réplique qui fera jaser. S'y fait un grand ami en Woody Harrelson. La même année, la série télé à succès Miami Vice l'engage aussi pour un épisode. Quand Martin Scorsese tourne un mini-film/clip pour la chanson titre du 7e album de Micheal Jackson, Snipes est engagé pour y jouer son rival. Joe Roth lui fera tourner plus substantiel dans Streets of Gold. Il sera considéré pour le rôle de Geordi la Forge dans la renaissance de la série Star Trek (The Next Generation) à la télévision, mais ce rôle sera donné à LeVar Burton. Expert en arts martiaux dans ses temps libres, il avait milité beaucoup en coulisses pour le rôle de LeRoy Green qui sera donné à l'expert en arts martiaux lui aussi, Taimak dans The Last Dragon

Spike Lee le remarque dans le vidéo de Micheal Jackson et lui offre un rôle pour son chef d'oeuvre Do The Right Thing. Il refuse pour jouer le rôle plus dialogué dans la comédie Major League. Il se reprend avec Lee presqu'aussitôt, jouant un saxophoniste pour lui l'année suivante. Et étant le personnage principal du film de Lee, en 1991. Le Washington Post parle de lui comme d'un nouveau talent à surveiller. Il jouera Thomas Flanagan dans King of New York, d'Abel Ferrara, avec Christopher Walken. Et sera baron de la drogue pour Mario Van Peebles. Ce qu'il sera aussi en 1994, pour Leon Ichaso. Le scénariste est alors le même, Barry Micheal Cooper. 

Les années 90 lui seront très bonnes. 

Il joue dans au moins 8 films d'action et avec Sylvester Stallone, son ami Woody Harrelson, Robert DeNiro, Sean Connery, et sous la direction du réalisateur d'origine Québécoise Christian Duguay (et dans sa suite). Il joue aussi dans des comédies, avec ses amis, et se glisse dans la peau d'une drag queen pour To Wong Foo, Thanks For Everything ! Julie Newmar. Il joue aussi dans des drames

En 1997, il remporte un prix pour son jeu d'acteur au 54e Festival du film de Venise. La même année, il joue avec Diane Lane. C'est en 1998 qu'il connait son plus gros succès au box-office, incarnant le personnage titre d'une personnage de Marvel. Le film fera plus de 150 millions et inspirera une franchise pour Blade. Il sera des deux suites suivantes. Il poursuivra la maison de productions avec succès, disant qu'il a dû accepter moins d'argent pour qu'on engage des pointures comme Ryan Reynolds ou Jessica Biel. On admet hors cour, et règle en catimini.   

Les années 2000 sont plus bancales, il tourne une dizaine de films qui ont tous l'étrange point en commun d'être distribué directement en vidéo, et jamais en salle. Avec son frère, il a fondé une firme d'agents de sécurité VIP, et de gardes du corps. En 2005, il négocie un contrat de boxe pour se battre sur un ring avec le nabot mental et physique Joe Rogan. Mais on arrive pas "à s'entendre".  

Il joue dans un western pour Andrew Goth, mais depuis 2006, il a des problèmes avec le fisc. Avec originalité et audace, il prétend qu'il n'est pas citoyen des États-Unis, mais un extra-terrestre non résident.  En 2010, il se rapporte aux autorités qui l'avaient trouvé coupable, condamné à 3 ans de prison et qui le talonnent. Snipes débute une sentence de prison pour taxes impayées et fausses déclarations. Il sera relâché en avril 2013 après 28 mois au cachot. Il sera Doc Death dans le 3e Expendables.  Il co-crée la série de bande dessinée After Dark avec Antoine Fuqua et fait ses débuts comme auteur, en 2017. Il écrit du supernaturel et de l'aventure.

Il co-crééra une autre bd pour adultes avec Adam Lawson et Keith Arem, en 2022.

Deux ans plus tard, il reprend son rôle de Blade pour Marvel dans Deadpool & Wolverine.    

 Cette année marque les 40 ans de ses débuts au Cinéma.