jeudi 20 août 2026

L'Harmonie

 

(à K.N.)

Son thérapeute lui avait dit de commencer à écrire un journal. 

Elle s'est donc acheté un cahier de notes. 

N'a pas aimé sa caligraphie. Ses cursives. Ses lettres parfois attachées, parfois pas. L'a détesté même. Est-ce que la forme des lettres confirmait une détresse psychologique plus profonde?  Pas envie de le penser. Elle a fermé son cahier de notes. A choisi qu'un réseau social pouvait être un journal.

A confessé.

49 ans qu'elle a. Son mari l'a quitté après 20 ans de mariage. Un chiffre rond. Noces de porcelaine. C'est fragile de la porcelaine. Elle avait oublié. Son nom était Ghislain. Un nom trop vieux pour un génération X. Ghislain va très très bien. Bien entendu qu'il va bien. Il l'a quitté pour une instructeure de Yoga. Son nom est Harmony. BIEN ENTENDU QUE SON NOM EST HARMONY. 

Elle n'avait pas souhaité écrire tout en majuscules. Ça c'était fait tout seul. Spontanément. Impulsivement.

Elle a 35 ans bien courbés. Porte du beige pour des raisons incompréhensibles en 2026. Elle enseignerait aux femmes comment respirer pendant leur grossesse, "au travers du foetus dans leur ventre". Ça non plus, c'est pas facile à comprendre. Elle respirait par ses poumons depuis 49 ans, se trompait-elle ? Était-ce aussi là qu'elle se trompait, comme dans son investissement en amour ? Peut-être que tous ses problèmes commençaient par là. Étais-ce pour ça qu'en 20 ans, elle n'avait pas eu d'enfants ? Parce qu'inconsciemment, elle sentait qu'elle n'arriverait pas à respirer par le foetus ?

Peu importe.

Elle trouvait qu'elle prenait tout ça assez bien. Très bien même. Le thérapeute n'est pas complètement d'accord. Mais il facture à l'heure, ça fait donc partie du jeu d'étirer les conversations. Elle avait passé la majeure partie de sa vie à gérer. Les factures, la maison, le chien, les vacances, les rendez-vous, les contracteurs, les visites aux familles, Noël. Les rendez-vous chez le dentiste de Ghislain parce que semble-t-il, il n'arrivait jamais à y penser tout seul. Quand quelque chose ne tournait pas rond. C'était elle qui réparait. Tourneviseries/marteau/perceuse inclus. 

Puis, son mariage n'allait plus et personne, mais personne ne lui avait communiqué le mémo. Ni même de plan de match pour la suite. C'est la partie la plus fascinante de la chose. Tout le monde a reconnu la dysfonction. Mais c'était comme dire "Les Canadiens ont perdu hier". L'intérêt tombait vite. Elle se trouvait mal entourée. Les ami(e)s ont d'abord été fantastiques. Le vin, les soupers, les appels, les Facetime, les "tu mérites mieux", l'équipe complète des réponses d'urgence pour coeur en détresse. Quelques conseils malheureux du net ont aussi fait leur chemin vers sa désolation mentale. Comme "Ils pensent tous avec leur pénis, oublie les hommes". Bien entendu, tout le monde est retourné à son couple, ses enfants, sa famille. son travail, ses vacances, ses cours de pilates. L'harmonie du coeur.

Ce qui est bien.

Elle se sent bien.

TOUT VA BIEN.    

Encore les majuscules involontaires.

Impulsion.

Elle avait dressé une liste de gens qui avait cessé de prendre de ses nouvelles et les cochait après un certain temps. Mais ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait envie de raconter. Elle avait aussi noté toute sortes de nom d'utilisateur de réseaux sociaux, et creusé dans leurs fiches personnelles. Avait appuyé sur le coeur de beaucoup de beaux hommes, et "suivi" de charmantes personnes. Mais elle n'avait pas envie de chercher. Ni prévu. 

C'était vendredi. Elle faisait Montréal/Québec en solo pour le travail et c'était très bien comme ça. Elle pouvait écouter sa liste de lecture de Coldplay sans quelqu'un qui trouve ça plate et veuille changer la musique. Chez elle, elle avait bu du vin. Parce que selon les spécialistes de la vie plate, autour de 45 ans, l'alcool cesse d'être récréatif et débute une sorte de calendrier périodique de performance avec les systèmes nerveux dans la nuit. 

Le thérapeute dit qu'il faille qu'elle gère (encore) tout ça. Elle commençait à détester le verbe gérer et ses dérivés. Parlant de dérives, le thérapeute le disait en anglais, "Il faut que tu "process" tout ça.". Les aliments sont "processed". Les assurances sont "processed". ELLE NE VOULAIT QUE COMPRENDRE QU'EST-CE QUI S'ÉTAIT CALISSEMENT PASSÉ !

Ma-jus-cu-les in-vo-lon-tai-res.

Idéalement en PDF avec des points et des cases à cocher. Mes apparemment  que guérir n'a pas d'indicateur clé précis de performance comme ça. C'est du k par k. Du cas par cas. Et la guérison est une fève en soi qu'il faille faire germer. Design douteux. Ça lui semblait "nutritioniste du coeur". Et tout le monde sait que les nutritionnistes bouleversent nos vies. Comme les hommes pour les femmes et vice-versa. Elle se disait alors que, pour s'en sortir, elle se ferait un profil sur les réseaux sociaux appelé GuérirMoi, publierait des autoportraits pour susciter l'intérêt, parlerait de Ghislain et d'Harmonie et ses poumons magiques utérins. 

Flirter plus ou moins ouvertement sur le net. Mais subtilement quand même. Entre les robots internationaux, les princes héritiers d'Afrique et les hommes qui tiennent un poisson dans leurs mains sur les sites de rencontres. Elle découvrait des gens qui pensent que se lever à 5h du matin est un trait de personnalité. À propos du bien-être. Il y a une petite et très dérangeante chance que le problème ne soit pas causé par quelqu'un d'autre qu'elle. 

Elle enquête encore là-dessus. Elle refuse la vulnérabilité et le dégoût. Mais confesse. Pour se libérer de tout ça. Et mieux boire son vin. Tout le monde peut la lire. Il n'y a pas de doute, elle est charmante. Et tout ça est désolant. Autoportraits à l'appui. 

Elle prévient toutefois, si quelqu'un lui dit une seule fois "Tout arrive pour une raison", elle ira chercher les patrons des réseaux sociaux pour que ces gens soient bannis à vie de commenter sur le net.   

 La vie est trop courte pour que l'harmonie devienne une obligation. Ou un prof de Yoga. Elle a relu son texte une dernière fois, le doigt suspendu au-dessus du bouton publier. C'était imparfait, impulsif, un peu trop caustique pour les algorithmes du bonheur. Elle a cliqué. Que le monde entier lise sa dérive. Elle, au moins, elle respirait par les poumons. 

Et ce soir, le vin aurait le goût de la vérité.

Dire la vérité est subversif en 2026. 

mercredi 19 août 2026

La Fiction Religieuse

La religion est un poison.

D'abord et avant tout, une fiction. 

Voici les "emprunts" narratifs de plusieurs passages bibliques. la vie de Jésus est aussi vraie que celle d'Harry Potter. Qu'on l'enregistre mentalement une fois pour toute.  

Noé face au déluge & le mythe d'Atrahasis.

Mythe : Récit fabuleux souvent d'origine populaire ou traditionnelle mettant en vedette des êtres surnaturels servant à expliquer l'origine du monde, des phénomène naturels (comme un tsunami géant) ou les aspects fondamentaux de la condition humaine (Aimez vous les uns les autres, tout est alors tellement plus simplet et agréable).

Dans les 2 histoires, un personnage de la mythologie (dans le premier cas, celle de Jésus, dans le second, chez les Mésopotamiens) survivant au déluge et obtenant l'immortalité des Dieux par son courage. Arthasis est écrit 1635 ans avant Noé. Il y est aussi question d'une arche et de paires d'animaux.

La naissance de Moïse & La légende de la naissance de Sargon d'Akkad

Légende: Récit populaire qui mélange des faits réels et du merveilleux, une rumeur amplifiée, une personne très célèbre.

Akkad était aussi Mésopoatamien, roi, qui aurait existé 2300 avant la création du personnage de Jésus. Sa mère était une prêtresse qui avait caché sa grossesse. Elle aurait placé son nouveau né dans un panier pouvant résister à l'eau et l'aurait envoyé sur l'eau où il aurait été sauvé par Akki qui l'aurait adopté pour ensuite l'élever bravement, Sargon devenant éventuellement, roi. 

Dans le chapitre de l'Exode, craignant l'importance des Hébreux en Égypte, le pharaon ordonne à tous les fils nouveaux-nés d'être jetés dans le Nil. Moïse est parmi eux. Pour sauver son bébé, sa mère cache sa grossesse et cache son fils ses 3 premiers mois de vie. Incapable de tenir le manège continuellement, elle finit par confectionner un panier de papyrus étanché allant sur l'eau pour l'y mettre. La fille du pharaon ira se baigner, le trouvera, prendra pitié et l'adoptera. 

 

Le Jardin d'Eden & Le mythe sumérien d'Enki & Ninhursag & L'Épopée de Gilgamesh

Écrit 2000 ans avant la Bible, le poème sumérien décrit Dilmun, un paradis pure et lumineux, sacré où la maladie et la mort n'existent pas. Dans le poème méospotamien L'Épopée de Gilgamesh, une plante magique au fond de la mer redonne la jeunesse, mais Gilgamesh au profit d'un serpent qui change de peau tandis que l'Homme est condamné à vieillir et mourir. Ceci a été écrit 2100 ans avant Jésus.

 

La Tour de Babel & le mythe sumérien d'Enmerkar et le seigneur d'Aratta.

Tiré du 3e millénaire avant la création de Jésus, on y décrit dans le mythe un âge d'or où l'humanité entière parle la même langue tout en vénérant le dieu Enlil. Mais Enlil, dans une crise de jalousie frustrée, brise l'unité et change les langues dans les discours d'autrui afin que personne ne se comprenne ce qui amène confusion et division. Dans la Bible, l'épisode de la tour de Babel survient tout juste après celui de l'arche de Noé. Les survivants du déluge parlent tous la même langue. Dieu choisit alors de disperser tout le monde, partout sur terre, dans plusieurs langues différentes. 

Pas seulement dans la bible, mais aussi dans le Coran, fiction islamique:

 La création de l'Homme en argile & L'Épopée babylonienne d'Artrahsis

 Écrit 1635 ans avant monsieur JC, les dieux croisent l'argile et le sang d'un dieu vaincu afin de créer l'Homme et assurer la main d'oeuvre sur leur terrain de jeu: la terre. Dans le Coran, l'Homme est formé à partir d'argiel. Dans la Genèse, Dieu forme Adam à partir de sable et d'argile de la terre, et y inspire de la vie par les trous de ses narines. Spectaculaire poupée gonflable éternelle. 

Finalement, les 10 commandements & le Code d'Hammurabi de Babylone & le livre égyptien des morts.

 Moïse reçoit les lois gravées sur de la pierre sur le Mont Sinaï. Le roi Hmmurabi grave son code légal dans de la pierre noire géante, un monument majeur pendant des siècles et public, 1750 avant l'invention du personnage de Jésus blanc aux yeux bleus, mais Arabe. Il aurait reçu les lois du ministre dieu de la justice. Les lois de Moïse épousent assez parfaitement  les confessions négatives du livre des morts Égyptien, où une âme y entre dans l'après-vie, uniquement si il jure à Dieu qu'il ne volera pas, ne tuera pas et ne dira pas de menteries.

3 autres échecs de Donald Trump. 

Il est important de se rappeler tous les jours que la religion est comme un pénis.

C'est tout à fait correct d'en avoir un. Mais de le brandir continuellement, de l'imposer dans nos faces et de vouloir nous le faire avaler, là on a un sérieux problème. 

Cette ère de prédateurs doit être freinée de partout. 

La religion en figure de proue.

mardi 18 août 2026

Les Bons & Les Mauvais

Nous sommes tous prisonniers du même bol de toilettes. Les Étatsuniens, plus profond encore. 

Écoutons un de ses plus gros étrons flottants, Pete Hegseth:

"Nous faisons de mauvaises choses parce que depuis trop longtemps, des mauvaises personnes ont fait de mauvaises choses contre des bonnes personnes. À l'intérieur même des États-Unis et en Amérique du Sud jusqu'en Amérique Centrale, right ? (...) Les bonnes personnes, ce sont nous !"

Oh que non, Pete. Rarely were.

Années 50:

Guetemala. Juan Jacobo Arbenz Guzman est élu démocratiquement sous des promesses socialistes comme faire une réforme agraire importante afin de redonner aux fermiers du Guetemala, plus de revenus et plus de contrôle sur les revenus de leurs productions agricoles et sur leurs territoires.  Voulant aider précisémment les communautés autochtones. Ça entrait en compétition directe avec l'Étatsunienne compagnie mutlimilliardaire United Fruit Company. On a offert une compensation financière à cette United Fruit Company, mais elle n'en a pas voulu. Ils sont utiliser leurs contacts avec "le bon gars" Dwight Eiseinhower alors président dans le temps qu'ils étaient "professionnels", qui lui, a passé la bâton à la CIA. Qui a fait ce que la CIA aime faire. Forcé le président Arbenz à quitter son poste le 27 juin 1954, quand les assassinats de gens autour de lui, impliqués dans les réformes, ont commencé à mourir pour rien. Laissant le champs libre à la grasse compagnie de fruits. Mais faisant aussi place à un dictateur qui assassinerait plus de 200 000 citoyens, aidé d'un État génocidaire qui rime avec gazelle spécialiste de l'effacement humain, puisqu'on éliminait majoritairement, les autochtones. On a tout fait ça en mentant sur une inventée montée du "communisme", le même avec lequel flirte le pédoprésident actuel dans une bromance peu subtile.  

On a fait ça comme les "bonnes personnes" devraient se comportent, n'est-ce pas ?

20 ans plus tard, années 70:

Chili. Salvador Allende est voté démocratiquement sous des promesses "vicieusement" socialistes, comme nationaliser certains domaines afin que l'argent des profits chiliens reviennent aux Chiliens. Ouh! que c'est vilain n'est-ce pas ? Faire bénéficier les humains locaux. C'était vilain oui, pour vous savez qui ? Les riches propriétaires de mines là-bas qui étaient...ah ben dis donc!...des Étatsuniens. On voulait une part du gâteau creusé sur son territoire. Chucuimata, The Kenneth Copper Corporation et International Telephone & Telegraph étaient les trois plus riches du Chili, et tous appartenant, aux États-Unis. 

Vous remarquez un schéma narratif ?

Le criminel de guerre et meilleur ami de Satan, Henry Kissinger, a tricoté le coup contre Allende qui lui coûtera sa vie, parce que pas question de partager l'argent des mines, et y fera placer le dictateur Pinochet, qui sera formidable dans l'oppression, la violence, la torture et le meurtre contre son propre peuple pendant trop longtemps. Et jamais jamais puni parce que protégé par la CIA. On avait au préalable bloqué les accès aux besoins essentiels, empêcher le Chili aux Nations Unies, d'avoir accès à des prêts, et engager des fouteurs de troubles pour faire crier les rues et tenter de faire se tourner le peuple contre Allende. Pinochet a aussi limogé tout le gouvernement, couper l'argent à l'éducation, coupé les accès aux soins de santé, en plus de créer une police militaire brutale parallèle dans un système de justice auquel on ne pouvait faire confiance...comme quel pays de nos jours, donc ? ...

Ce sont le choses que les bonnes personnes font toujours, n'est-ce pas ?

Ces histoires ne sont pas uniques. Dans le "good guy stuff" il y a les multiples sanctions dans le monde, comme on le fait présentement en essayant de faire supplier (ou crever) Cuba. En plus de financer la violence comme en Palestine. Pour le contrôle géopolitique et économique. Le contrôle économique des produits des autres. Comme en Iran présentement. Gentiment. En "bon".

Brésil. Panama, Nicaragua, Colombie, on s'y est tous ingéré pour mieux les voler. 

Et au Venezuela on a carrément kidnappé leur bandit pour mieux pirater à sa place. 

Comme on se débarrasse d'un capo dans la Cosa Nostra, pour faire passer son lieutenant préféré. 

Parlant de crapules, Hugo Chavez s'y classait bien. Mais une rare bonne chose qu'il a fait a été de nationaliser le pétrole pour son pays, le Venezuela alors. C'est ce que les É-U veulent "corriger". 

Le tiers des ressources budgétaires des États-Unis est ainsi pillé à l'étranger. Et si ces pays réussissaient à se débarrasser du dollar des États-Unis dans leur pays, et faisaient affaires ailleurs, en majorité, comme on tente de maintenant le faire, l'économie des É-U s'effondrerait.

Ce qui est encore possible.

Imposer des sanctions, les empêcher de bien vivre, les rendre dépendants du dollar des États-Unis, les affamer, les obliger à supplier, les torturer, les intimider, les éliminer du monde des vivants, c'est aussi dans le registre de ce que font les bonnes personnes. Et je ne vous parles même pas de Ronald Reagan et de l'affaire des Contra

Ni de Khadaffi, ni de Saddam. Deux monstres avalés par plus monstrueux. 

Monstrueuses "bonnes" personnes. 

Depuis avant hier, le pédoprésident des États-Unis tente de faire croire que la Corée du Sud sont le mauvais côté de l'histoire. Tout en rajoutant une passion renouvelée pour le potiron chef totalitaire de la Corée du Nord. Nous sommes TOUS, chez les bons, la Corée du Sud.

Il a signé du même coup, la mort des États-Unis dans le monde. 

Du moins du côté des "bons" dans l'histoire de la planète telle qu'on la connait.

Dans la même soupe: La Russie, Israël, les États-Unis, l'Arabie Saoudite (tous bien représentés dans des dossiers criminellement pas encore complètement publiques) et la Corée du Nord. Indigeste. 

À vous de décider où les États-Unis se trouvent dans ce monde devenu binaire, entre bons et méchants. Choisissant la Chine, la Corée du Nord, Israël, la Russie et voulant intimider le Mexique, le Canada, le Danemark, la France, l'Espagne.  

Les étrons flottant, ça peut partir avec la chasse d'eau.

Bons ou méchants, peu importe votre camp: quand la chasse d'eau passera, l'eau sale emportera tout ce monde. 

Qui se pense bon. 

Sans en comprendre le monde, Sans en comprendre le ton.

lundi 17 août 2026

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable**********************Journey In Satchidananda d'Alice Coltrane (& Pharoah Sanders)

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La musique !

Le titre de la chronique est inspirée de 4 albums que j'ai tant écouté que j'en connais tous les sons, tous les tons, toutes les paroles, toutes les nuances, bref, cette musique est désormais composante de mon ADN.

Par ordre de création:

Blonde on Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi la terminaison du mot arabe habibi voulant dire je t'aime.

Musique, je t'aime.  

JOURNEY IN SATCHIDANANDA d'ALICE COLTRANE & PHARAOH SANDERS

L'origine de cet album est intimement liée à un drame personnel. En juillet 1967, le géant du jazz John Coltrane succombe à un foudroyant cancer du foie à seulement 40 ans. Laissant sa veuve Alice, seule, avec les 4 jeunes enfants de respectivement 6 ans, 3 ans, 1 an et 11 mois et 4 mois. Terrassée par le chagrin, Alice traverse une période d'insomnie chronique, de visions mystiques intenses et de vertiges existentiels. Elle perd énormément de poids et frôle la rupture psychologique. 

C'est dans cette obscurité qu'elle entame sa reconstruction en se tournant vers les philosophies orientales. En 1970, elle fait la rencontre de quelqu'un qui va bouleverser sa vie. Celle de Swami Satchindananda, gourou indien renommé qui avait notamment ouvert le Festival de Woodstock, en 1969.  Satchindananda devient son guide spirituel, son  profiteur "précepteur", lui enseignant la méditation et le yoga. Cette rencontre lui inspire une paix intérieure nouvelle. C'est en hommage à son maitre et à sa philosophie que l'album est baptisé comme il l'est. Satchindananda veut dire, en sanskrit connaissance, existence, félicité. Elle fera ensuite, une rencontre cosmique.

Pour traduire cette renaissance en musique, Alice s'entoure de musiciens qui partageaient déjà la vision d'avant-garde de son défunt mari. À la mémoire de leur ami départi, ils acceptent tous, assez facilement. parmi eux, le saxophoniste ténor et soprano Pharaoh Sanders, figure de proue du free jazz et du jazz afrocentrique. Il possède un jeu de saxophone unique: capable de rugissements viscéraux comme des complaintes d'une douceur infinie. Mais d'envolées lyriques aussi. 

Entre Alice & Pharaoh, l'alchimie est immédiate et télépathique. Sur cet album, Sanders met de côté ses cris expressionnistes habituels pour adopter un jeu de saxophone d'une retenue et d'une clarté mélodique magistrale. Son sax soprano plane au-dessus des structures rythmiques comme une prière flottante, un contrepoint parfait aux cascades céleste de la harpe d'Alice.

L'album est enregistré en majeure partie dans le studio privé d'Alice dans le Dix Hills de New York, en novembre 1970. Ce cadre intimiste favorise une atmosphère quasi religieuse. La grande révolution de cet album est dans son instrumentation unique brisant les frontières entre le blues des États-Unis, le jazz modal européen et la musique classique indienne. Alice propulse sa harpe, un instrument rare en jazz, au premier plan. Elle ne joue pas de manière classique, mais l'utilise pour créer des textures hypnotiques, des vagues d'accords qui rappellent le flux et le reflux de l'océan. 

Pour ancrer le côté méditatif, le groupe intègre une tanpura (jouée par Tulsi Reynolds) un instrument traditionnel indien qui produit un bourdon (drone) continu et obsédant. Ce tapis sonore abolit la notion de début et de fin, plongeant l'auditeur dans un état de transe. Le reste du band est composé de géants comme Cecil McBee (et Charlie Haden sur un morceau) à la contrebasse, qui pose des lignes de basses répétitives et circulaires. Rashied Ali est à la batterie et Majid Shabazz est aux cloches et au tambourin. 

Alice joue aussi le piano. 

À sa sortie, l'album surprend une partie de la critique jazz habituée à des formes plus dures ou purement politiques. Pourtant, au fil des décennies, l'album s'est imposé comme l'un des albums les plus influents de l'histoire du jazz moderne. À cheval entre ce que sera la musique du monde, le nouvel âge et l'ambient. Tout en influençant des générations d'artistes des scènes électroniques, du rock psychédélique et du hip-hop. 

Pour amateurs de jazz, free jazz, musique indienne, musique du monde, saxophone, harpe, ambient. transcendant. Planant. Musique à joints. 

dimanche 16 août 2026

Stats de Rats

Voici le taux de popularité du pédoprésident par État des États-Unis.

Alabama: 53%

Alaska: 43 %

Arkansas: 51%

Arizona: 43%

Californie: 27%

Colorado: 32%

Connecticut: 29%

D.C : 34%

Delaware: 32%

Floride: 43%

Georgia: 37%

Hawaii: 19%

Idaho: 52%

Illinois: 33%

Indiana: 48%

Iowa: 41%

Kansas City: 50%

Kentucky: 44%

Louisiane: 45%

Maine: 33%

Maryland: 22 %

Massachussetts: 26%

Michigan: 38%

Minnesota; 32 %

Mississipi: 46%

Missouri: 44%

Montana: 50%

Nebraska: 46%

Nevada: 38%

New Hampshire: 31%

New Mexico: 35%

New York: 30%

North Carolina: 41%

North Dakota: 59 %

Ohio; 41%

Oklahoma: 52%

Oregon: 28 %

Pennsylvania: 39%

Rhode Island: 29%

South Carolina: 44%

South Dakota: 52%

Tennessee: 50%

Texas: 41%

Utah: 48%

Vermont: 20%

Virginia: 34%

Washington: 28%

West Virginia: 55%

Wisconsin: 41%

Wyoming: 59%

"Si Fauci plaide le 5e amendement (le droit au silence) c'est qu'il est coupable de quelque chose et mérite la prison"

-les rats.

Le pédoprésident a plaidé plus de 440 fois le 5e amendement dans une même déposition. Eric Trump a plaidé le même amendement plus de 500 fois. John Eastman, 146 fois. Jeffrey Clark, 100 fois. Micheal Flynn, 100 fois. Alex Jones, 100 fois. Roger Stone à toutes les questions entourant l'invasion du 6 janvier 2021. 

Et maintenant il faudrait envoyer le héros Fauci en prison parce qu'il l'a plaidé 111 fois à des frustrés de la pandémie au pénis plus petit que le petit doigt ? 

Le pédoprésident a eu contre lui 91 causes juridiques. Il est mentionné de manière infinie dans les dossiers Trumpstein. Il a été trouvé coupable en cour 34 fois. Il y a encore 26 allégations de toutes sortes contre lui. Il est auteur de 6 faillites, la 7e en cour étant celle de son pays. Il a eu 5 exemptions militaires quand est venu le moment d'aider son pays dans l'armée des É-U. 4 actes d'accusations ont été déposées contre lui. 2 fois on a tenté de le destituer. 2 autres fois, ses compagnies ont été trouvées coupables en cour. Une de ses fois, se trouvait une fausse université. Une autre fois, ses enfants ont fraudé une oeuvre de charité. Un règlement de 25 millions a été fait pour 25 millions. Un faux organisme de charité leur a coûté aussi 2 millions. Il a dû payer E. Jean Carroll lorsque trouvé coupable d'agression sexuelle contre elle. Un autre 93 millions doit être payé à propos d'agressions sexuelles contre elle. Une fraude de plus de 400 millions pèse contre lui à propos de faux téléphone portant son nom. 300 de ses comptes de carte de crédit ont été supprimés car jugés prompt au blanchiment d'argent.

Le nouvel axe du mal mondial est clair. USA/Israël/Russia.

 Avec les États-Unis qu'on ne sait plus si ils sont au sommet de la pyramide ou encore les idiots utiles des 2 autres. Fort probablement cette dernière option. 

Les temps ne sont pas bons. Face à cet axe sombre, l'avenir perd la raison. Derrière les masques des tyrans s'effondre toute illusion. 


samedi 15 août 2026

Geena Davis

Née à Wareham, au Massachussetts, d'une mère assistante enseignante et d'un père ingénieur civil, mais aussi diacre d'église, elle dira que sa famille était Amish, sans savoir ce qu'était être Amish. Conduite orale et publique stricte, humilité, naïveté sans le savoir, résistance à la modernité, pacifisme absolu, système d'éducation pouvant facilement se limiter à l'école primaire. Mais Virginia Elizabeth Davis est curieuse et intéressée par toute sortes de choses. 

Très jeune, elle apprend a jouer de la flute, du piano et de l'orgue. Assez bonne pour jouer dans leur église locale. Grande et athlétique, elle sera capitaine de son équipe de meneuses de claques à l'école secondaire. Dans un voyage échange étudiant, avec la Suède, elle apprend la langue et se fiance à un collègue de l'échange. Sans le marier, elle correspond encore de nos jours, avec lui. Ses études collégiales se font au New Hampshire et elle ne complète pas ses études universitaires à Boston. Préférant être mannequin de vitrine dans une boutique Ann Taylor, à Manhattan. Elle est grande, on la signe dans une agence de mannequin. Son grand frère l'appelant Geena, plus jeune, pour ne pas la confondre avec leur tante Ginny. Elle adoptera ce pseudonyme. 

Mais comme mannequin, elle est déçue. On photographie son corps mais on change son visage au montage final. Ou on le masque trop souvent. Sydney Pollack la choisit pour ses débuts au cinéma, dans Tootsie. Le film obtient 10 nominations aux Oscars et elle se fait remarquer, puisqu'en sous-vêtements très souvent dans ce film. Elle sera d'une courte série télé de deux saisons, avant de faire des apparitions dans des émissions de séries populaires. Elle auditionne pour être Sarah Connor dans Terminator. Sera collègue journaliste de Chevy Chase dans Fletch. Elle fait la rencontre de celui qui deviendra son mari, Jeff Goldblum, en tournant avec lui dans un film de vampires. Ses deux prochains films seront aussi avec Jeff Goldblum. Tim Burton la choisit pour jouer dans l'excellent Beetlejuice. Tournant pour Lawrence Kasdan dans un film de 1988, elle gagne l'Oscar de la meilleur actrice dans un rôle secondaire. On aime sa candeur. Dès 1991, Goldblum et elle ne sont plus un couple. Ironiquement, Goldblum deviendra conjoint de Laura Dern, qui était partenaire du réalisateur Renny Harlin, qui lui, tombe amoureux, et vice-versa, de Geena

Les années 90 lui sont bonnes alors qu'elle tourne dans pas moins de 9 films. Décrochant une nomination comme meilleure actrice sous la direction de Ridley Scott. Elle sera joueuse de baseball, journaliste survivante d'un écrasement d'avion, employée de bureau rêvant d'une meilleure vie, rédactrice de discours politique. Mais les deux films qu'elle tourne avec son mari Harlin la plonge dans le film d'action et le premier ne fait pas complètement mouche. Il est au mieux un brouillon de ce que sera la franchise à succès du Pirates des Caraïbes qui coûtera 115 millions pour en rapporter 16. Mais le second fait 30 millions de plus que ces coûts de production. Elle sera maman de Little Stuart à l'écran. Divorce Harlin en 1998 quand  l'assistante de Renny accouche du bébé qu'elle avec lui. C'était son 3e mariage. Elle avait marié un restaurateur entre 1981 et 1984.  

Elle sera la première présidente des États-Unis à la télévision, pour une seule saison dans ce pays misogyne. Elle fonde le Geena Davis Institute on Gender in Media, constatant que passées 30 ans, les Femmes ne deviennent plus intéressantes pour les rôles à l'écran.  Elle épouse (pas officiellement parait-il) un chirurgien plastique 10 jours avant les deux avions dans le WTC, en 2001. Ils ont deux fils et un une fille ensemble, se séparent en 2017.  Elle tourne dans 10 films entre 2009 et nos jours et deux autres films sont en tournage ou en post-production, la mettant en vedette. Fera aussi de la télévision sur cette période.

Dans un avion en Espagne, elle est assise, sans l'avoir calculé, ni l'un, ni l'autre, aux côtés de George Clooney qui lui dira qu'il détestait Brad Pitt. Ce qu'elle ne comprend pas, ils ont fait tant de choses ensemble. Il lui explique qu'il avait passé l'audition (avec elle, ce qu'elle avait oublié) pour le rôle qui avait lancé la carrière de Brad Pitt dans Thelma & Louise et l'avait alors jalousé. 

Geena a eu 70 ans, en janvier dernier. 4 jours avant l'anniversaire d'un an du début du calvaire présidentiel actuel. 

Avant le déploiement du lent fascisme prédocriminel au pouvoir. 

On souhaiterait tant une Femme présidente, désormais.