jeudi 5 mars 2026

Jamais Plus ?

Ruchla était née en 1925, à Warsaw, en Pologne. sa soeur, un an après. Son frère, deux ans sa soeur la plus près. Fin 1942, ils avaient donc respectivement 18, 17 et 15 ans. Papa est boucher et les affaires vont si bien qu'il est très respecté dans le Wielka Wola District de Warsaw. Maman fait aussi fortune dans le vêtement. La famille se porte assez bien. 

Mais depuis 1938, les caucasiens sont de plus en plus ouvertement racistes vis à vis les Juifs comme la famille de Ruchla. La guerre, on la sent comme ça, dans le ressentiment, mais sans plus. Henrich Himmler est alors en charge d'appliquer sa "solution finale". Hermann Gôring prend alors peu à peu le contrôle de toutes les affaires qui fonctionnent. Rebaptisent les entreprises. Saisit leurs avoirs. Dégrader les Juifs devient la norme. 

On entendait la rumeur des bombes, Ruchla et sa soeur avaient même passé plus d'une journée, cachées, après avoir été faire de commissions, et étant surprises par des détonations qui les avaient forcées à le faire. Et qui n'avaient pas cessé pendant presque 24 heures. Quand elles sont finalement sorties de leur cachette, elles sont arrivées dans leur maison où on a pleuré leur arrivée, les pensant perdues à jamais. Mais dans le milieu de la nuit d'un hiver qui naissait, les Nazis sont entrée par effraction dans la famille de Ruchla et ont kidnappé leur père, tiré de son lit. Et leur jeune frère. Quand leur mère a demandé pourquoi, pour toute réponse, elle a reçu un coup de manche d'arme à feu au visage. "Venez avec nous sales Juifs!" a été les seuls explications. 

Jamais plus Ruchla et sa soeur ne reverraient leur père. Leur mère, son amoureux. Les trois survivraient la guerre, mais à quel prix ? 

Au prix d'une injustice raciale inexcusable. 

Et qu'on s'est promis de ne plus jamais répéter trois ans plus tard. Quand les Soviétiques, les Canadiens et les Anglais se sont montrés pour les libérer, ce qu'ils n'ont pas compris toute de suite,   les adolescentes ont pensé que si ça se passait ainsi, c'était parce que le reste du monde entier se tournait contre les Juifs de partout. Et qui si ce n'était pas le cas...pourquoi personne n'était intervenu, en 1945, depuis 1942 ? ou depuis l'occupation de 1939 ? 

Jamais plus, jamais plus le monde a dit, en 1946. 

On a même trouvé un coin de terre aux Juifs, pour faire prétendue "réparation", séparés avec la Palestine. Peuple qui, ironiquement, serait victime de la solution finale, de la part d'Israël...État criminel qui aura fait croire de soutenir l'État à deux nations de 1947 à nos jours.

Et là aussi, personne, mais personne n'aura intervenu. Témoins atones d'un génocide. Comme les Russes tentent de le faire avec l'Ukraine. Qui elle, devient peu à peu victime du pays de l'Oncle Sam. Au gouvernement le plus idiot de l'histoire de leur pays. 

80 ans plus tard. 

Minneapolis, janvier 2026.   

L'État vote Libéral. C'est celui de Tim Waltz, co-listier de Kamala Harris, candidate à l'élection présidentielle potentiellement volée de 2025. Pendant que l'attention nationale est sur le kidnapping de président du Venezuela, pour lui voler son pétrole, le groupe terroriste gouvernemental ICE profite d'un scandale financier perpétré par des gens d'origine somalienne, pour faire exploser leur racisme contre toute origine étrangère. Dégrader tout indice d'origine étrangère devient la norme. On les arrache du lit dans le nuit ou on kidnappe leurs enfants pour les forcer à ne pas se cacher.  

L'Opération Metro Surge enverra jusqu'à 3000 agents mal formés de manière expéditive, dans les rues de l'État de Prince et Bob Dylan, afin d'arrêter, au flair, tout citoyen(ne)s ayant un accent ou un teint, des traits, étrangers. C'est 3 x le nombre de policiers de l'État, ce qui rend les proportions déséquilibrées. Ces derniers disent qu'il n'y a pas de problème au Minnesota, de les laisser gérer tout ça. Mais on reste sourds à eux. Sans mandat, sans expérience sur le terrain, ou très peu, et sans talent on kidnappe les gens de manière largement improvisée. Et on les détient 9 fois sur 10 pour rien. Un racisme décomplexé leur fait demander sans rire, et agressivement "d'où vous venez?" à quiconque. Et "Est-ce bien un accent ici, que j'entends ?" . Des gens 100% légaux au pays, qui y sont nés et qui y travaillent depuis longtemps sont injustement questionnés, secoués physiquement et moralement, agressés de toutes sortes de manière irrespectueuse. Et même...

Tueuses...

Renée Good, 37 ans, est veuve du père de leur fils, Tim Macklin Jr, décédé en 2023. Depuis, elle a refait sa vie avec Becca Good. Ensemble elles élevaient le fils de Renée & Tim, 6 ans. Le 7 janvier, dernier, Renée & Becca sont dans les rues de leur quartier, armées de sifflets, pour signifier leur insatisfaction quand à la présence parasite des agents de ICE dans leur coin. Becca est plus verbale que Renée. Argumente à pied, hors de la Honda Pilot que conduit Renée, avec l'agent Jonathan Ross, qui veut avoir le dernier mot de l'argumentation. Renée fait demi-tour avec sa Honda afin de reprendre sa partenaire Becca, et quitter les lieux, elle a le temps de dire à l'agent Jonathan Ross que "It's allright, I'm not mad at you" ce seront ses derniers mots sur terre. Il choisit de l'assassiner de 4 balles, deux dans la poitrine, une dans l'avant-bras, une dernière dans la tête. Un spécialiste de la santé, témoin du meurtre demande d'aller assister à Renée. On lui interdit. Ça ne se fera que 6 minutes plus tard. Elle a alors encore un pouls. 

Pour 2 minutes seulement.

Jonathan Ross a fui. L'assassin restera impuni par le criminel gouvernement. Un gouvernement qui qualifiera la morte comme une terroriste domestique. 

17 jours plus tard, l'infirmier Alex Pretti, 37 ans aussi, manifeste avec des amies dans les rues parasités par les racistes décomplexés de ICE. Il donnera au moins un coup de pied sur un de leur véhicule non balisé, qui détruira un phare arrière de ce véhicule, mais surtout, qui attirera l'attention sur lui. Car la voiture s'arrête et les agents d'ICE en sortent pour venir agresser ceux et celles qui les filment. Lâches, ils s'en prennent plus facilement aux femmes qu'ils forcent au sol. C'est pourtant 100% légal de filmer autrui. C'est le diffuser qui peut entrainer des poursuites. Et Dieu merci, d'autres filment aussi.  Les téléphones sauvent des vies de nos jours. Pretti veut aider une amie forcée au sol, mais on lui asperge du poivre de cayenne dans les yeux. Il continue de filmer mais sans trop voir ce qu'il filme. On est beaucoup plus nombreux autour de lui, à le forcer au sol, lui aussi. On voit un fusil qu'il a dans le dos, mais ne tente jamais d'aller le chercher. On lui enlève. Une fois au sol. Deux agents, Jesus Ochoa et Raymundo Guttierez, tirent 10 fois dans son corps couché sur le dos. Il montre des signes évidents de traumatismes au cerveau. Une médecin, avec lui, exige de tenter de le sauver, on lui refuse. Il mourra à l'hôpital, pas avant. On ment sur le rapport en disant qu'il meurt dans le rue. Le gouvernement criminel laisse les deux assassins impunis. Protégés par le plus ouvertement corrompu que les États-Unis auront connu. 

Ils ne sont plus que 1000 à chasser de la race au Minnesota, et à quel prix ? Au prix d'une injustice raciale inexcusable.   

À New York, autre État qui ne vote pas pour l'administration criminelle en place, Nurul Amin Shah Alam, d'origine Birmane, mais surtout, à 90% aveugle, ne parlant pas anglais, est séquestré inutilement par les agents de ICE, qui ne trouveront rien contre lui. Ils l'abandonnent dans les rues d'hiver, le 19 février dernier, et il est retrouvé mort dans le neige de Buffalo, le 27 février dernier.  

Personne ne sera incriminé pour cet homme qui ne parlait pas anglais, et ne voyait pratiquement rien. Abandonnée de partout. 

Comme on enquête aucunement sur les criminels qui ont été clients du pédophile et trafiquant sexuel Jeffrey Epstein. Dont le président actuel. Qui n'a arrête aucune guerre, mais en a démarré autour de 7. 

Jamais plus, avait-on dit, il y a 80 ans. 

Qu'est-ce qu'on retiendra de notre époque actuelle ? 

Dira-t-on encore jamais plus du type de vermine placée au pouvoir en 2016 et 2025 ?

Faudra-t-il y croire ?

mercredi 4 mars 2026

Charade

 "..Pig, Man! Ah! Ah ! Charade, you are !

-R.W. 

Charade, en anglais, veut aussi dire flagrant prétentieux, décevant ou poseur de représentation faussée du vrai. Allez réécouter le chef d'oeuvre de Pink Floyd de 1977, nous le vivons présentement.  

Donald Trump depuis décembre ne fait que faire dévier l'attention générale. Ça fait mal d'entendre les commentateurs politiques dirent que l'attaque criminelle des États-Unis, qui n'a pas été passée par un vote du congrès, contre l'Iran, est une bonne ou une mauvaise chose. 

Si c'est une bonne chose de libérer un peuple qui ne voudrait plus de son autoritarisme, VISEZ LA RUSSIE CALISSE ?!!!!!!!!!!!

C'est nettement plus mauvais que de couper la tête d'un monstre, à l'étranger, et avec la complicité des nouveaux nazis Israéliens, frappant aveuglément les civils collatéraux. 

Cette attaque, n'est qu'une chose répétée depuis décembre:

UNE DIVERSION.

Samedi, dimanche matin, les nouvelles n'en avaient que pour le Moyen-Orient. 

On ne parle donc pas, de la nature de sa présence perverse et criminelle dans les dossiers Epstein.

Depuis le 19 décembre 2025, date où la cour suprême des États-Unis, a obligé le département de la justice à diffuser ce qu'il savait sur les dossiers Epstein, et qu'il ne font, illégalement, qu'à 58% jusqu'à maintenant, et de manière malsaine, le pervers pedoprésident a toujours voulu détourner l'attention de sa présence dans ses dossiers. 

TROIS jours après que l'on ai commencé à faire remarquer que seulement 1st dossiers Epstein n'avait été révélé tel qu'ordonné par la loi, le dément président a fait envoyer l'envoyé spécial, gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, au Groenland, pour tâter le terrain de l'idée d'annexer le territoire Danois. La Danemark a dit un clair NON, reste chez toi. Le premier ministre a même dit "M.Trump, fuck off".  On était loin de la solicitation d'un président actuel des États-Unis sollicitant une enfant de 13 ans. 

Ça a maintenu l'attention jusqu'en janvier. Le 30 de ce mois, on lançait 3 millions de documents, question d'inonder nos têtes jusqu'à en être fatigué(e)s. Ça fonctionne assez bien, c'est tellement dégueulasse qu'on arrive pas à tout enregistrer mentalement. Des suggestions de morts de jeunes dont on est effectivement sans nouvelles depuis longtemps, des abusées sexuellement identifiées, des abuseurs protégés. du pire du pire. 

Mais qu'avait fait le 3 du mois le roi Ubu, de plus en plus nu ? Il avait kidnappé le président du Venezuela, un vilain oui, mais si il libèrait le Venezuela d'un monstre, POURQUOI NE LE FAIT-IL PAS AVEC LA RUSSIE, CALISSE ? Parce qu'il ne voit pas Putin comme un monstre. 

 

Son argument de libérer le peuple ne tient pas, au début c'était contre les prétendus transporteurs de drogues en mer, mais au final, on a compris que ce n'était que pour le pétrole.

Et pour distraire. 

En février, qu'a-t-il proposer pour occuper l'actualité ? Il a proposé une chicane qu'il a inventé sur le pont Gordie Howe, a continué de menacer, car c'est toujours tout ce qu'il fait, d'augmenter d'illégaux tarifs douaniers un peu partout. Et depuis janvier, c'est aussi le Minnesota qu'il a choisi d'attaquer, dans une esquisse de guerre civile, où on assassine du citoyen sans jamais être puni pour. Ça occupe les voix journalistiques, ça monsieur. 

OH! et toucher de manière inapropriée des jeunes filles mineures ? c'est pas au menu, c'est sur le net. Allez y voir. Même si ce n'est pas facile à s'y retrouver. 

On a parlé de Cuba qu'on voulait probablement envahir. Dans une reprise de la Baie des Cochons ai-je alors pensé. Souhaité, même. Une déconfiture totale passée Étatsunienne. Je leur souhaitais une nouvelle raclée secrètement si ils en avaient envie. Ils l'ont peut-être crainte aussi, ils ont alors choisi, aidé de l'État Terroriste Israélien qui leur suggérait à l'oreille, d'attaquer l'Iran. Même Dubaï.  Le très touristique Dubaï

On a tué le guide suprême de l'Iran. Leur président. Le commandant en chef du corps des gardiens de la révolution islamique. Leur ministre de la défense. Leur chef d'État-major des forces armées iraniennes. 

Et des jeunes filles entre 7 et 12 ans qui allaient à l'école le samedi matin.

Et on ne saura jamais combien de civils collatéraux. Parce la vérité est toujours la première victime de toutes les guerres. 

Oh! er ces jeunes filles volées de leur vie en bas âge...

Qui déjà ?...  

L'ironie veut que l'Iran menace de diffuser des images confirmant que le président est un pédophile, ce qu'on sait déjà par ici, mais personne ne fait rien à ce sujet. Le cercle de l'absurdité se boucle.

On est pas perdu. On est conditionné. 

"Un des êtres les plus abject a été éliminé" a-t-on claironné. Pourtant le président des États-Unis se pointe au micro tous les jours...

mardi 3 mars 2026

Mazzy Star

Au début des années 80. à Santa Monica, en Californie, le guitariste David Roback est très inspiré par le milieu Paisley underground qui fera naitre des groupes comme The Bangles, Minutemen ou Sonic Youth, membres autour desquels ils gravitent. Les frères Roback sont même voisins de la famille Hoffs, de Suzanna, chanteuse des Bangles.

Roback est un des architectes sonores du psychedelic revival de Los Angeles qui guidera peu à peu au shoegaze et au dream pop. Il forme Rain Parade, avec son frère, Steven. Peu de temps après, avec sa copine amoureuse d'alors, Kendra Smith, ancienne membre de The Dream Syndicate, il co-fonde Clay Allison, band qui lance un single, on se rebaptisera Opal. Guitares psychédéliques, blues, folk, il peaufine le son qui deviendra un jour plus adouci et celui de Mazzy Star, bientôt. Au même moment, à la Mark Keppel High School, Hope Sandoval en est à sa dernière année d'école secondaire. Mais elle passe son temps à écouter de la musique, séchant ses cours. Depuis ses 13 ans, elle est grande fan des Rolling Stones. Elle doit être placée dans des classes spéciales à l'école. Elle finira par décrocher et investir la scène de Paisley. Elle y découvre le band de Roback et Smith. Elle forme un duo musical avec Sylvia Gomez appelé Going Home. Sandoval chante. Gomez joue de la guitare. Opal se fait suffisamment remarquer pour qu'on leur fasse enregistrer un album.  Et on les fera partir en tournée, ouvrant pour The Jesus & Mary Chain, qui deviendront des amis des membres d'Opal/Mazzy Star. 

Gomez et Sandoval découvrent le band de Roback et leur envoie leur demo avec l'audacieuse proposition de jouer de la guitare ou de chanter pour eux si ils n'arrivent pas à les aider à avoir un contrat de disques. Pendant la tournée avec Jesus & Mary Chain, Kendra Smith ne vibre pas sur le rythme que ça oblige et choisit de quitter le band pour faire ses propres projets. Le couple Roback-Smith ne survivra pas. Mais comme on est en pleine tournée, d'urgence, Roback fait appel à Sandoval, pour compléter le cycle de spectacles. Il la découvre exceptionnellement belle et talentueuse. Ils deviendront couple amoureux et créatif. Pendant la tournée, on écrit musicalement ensemble et à la fin de celle-ci, on est devenu Mazzy Star.

 Avec Keith Mitchell à la batterie. Le même depuis Clay Allison.

Contractuellement, Roback doit un autre album sous le nom de Opal, de morceaux co-composés avec Kendra Smith. Sandoval ne voudra pas y prendre part. En mai 1990, Mazzy Star lance son premier effort sur disque. L'album sera parmi les 50 albums préférés à (courte) vie de Kurt Cobain. Le magazine musical Pitchfork le classera aussi #29 sur les 30 meilleurs albums de dream pop de tous les temps, en 2018. Qualifiant l'atmosphère de l'album de magnifique.

Hope est aussi qualifiée de magnifique. On adore sa présence et sa voix sulfureuse. Sur leur album suivant, paru en 1993, un morceau qui sera leur plus populaire. On trouve à cet album quelque chose de gothique trempé dans le dream pop. Plusieurs considèrent ce second effort comme l'un des meilleurs albums des années 90. Fade Into You sera leur unique hit à atteindre le top 40 des meilleures ventes aux États-Unis. Même Halah, de leur premier album, sera relancé et recevra beaucoup de diffusion radio. Le couple Roback/Sandoval se sépare, et Hope débute une relation avec William Reid de Jesus & Mary Chain. 

Leur 3e album est moins axé sur la réverbération que sur les deux premiers efforts, Sandoval y joue de la guitare acoustique et de l'harmonica, et deux morceaux sont recrutés pour des trames sonores de films populaires d'alors. Mais la compagnie de disque ne sait pas comment "vendre" leur band volontairement underground. On fera un hiatus quand on refusera de remplir des impératifs commerciaux. Sandoval participe à un album de Jesus & Mary Chain, deux fois, et avec The Chemical Brothers. Hope compose des morceaux de son côté, Roback, collabore avec Beth Orton. Sandoval se joint au batteur de My Bloody Valentine, dont le band est aussi instable et ensemble, on forme Hope Sandoval & The Warm Inventions. On lance un mini-album, suivi d'un premier long jeu. Hope travaille avec Air et Death in Vegas

En 2001, la tragédie frappe Mazzy Star. Leur violoniste/claviériste, Will Glenn, à seulement 43 ans, meurt d'une tumeur neuroendocrinienne

Sandoval participe à un hommage aux 60 ans du musicien Bert Jansch, au Queen Elizabeth Hall. David Roback sera aussi du spectacle. Roback fait ses débuts comme acteur dans un film d'Olivier Assayas et compose trois chansons qui y seront chantées par l'actrice Maggie Cheung. En 2009, on vend les droits d'un morceau de leur second album pour la compagnie Virgin Media, qui relancera les ventes de leur 2e album, maintenant jugé culte. En Irlande, la chanson franchit même le top ten. La même année, Sandoval et ses Warm Inventions lancent leur second album. Elle collabore aussi au moins trois fois, avec Massive Attack. En 2011, un nouveau single Roback/Samdoval est lancé. On fait une série de spectacle sous Mazzy Star. Avec Hope, David et Keith Mitchell. 

Un 4e album de Mazzy Star est lancé en 2013. Le violon de Will Glenn s'y trouve. La batterie de Colm O Ciosoig, de My Bloody Valentine/The Warm Inventions aussi. Même Bert Jansch y joue de sa guitare. On y joue du matériel composé entre 1997 et 2012.

Le 3e album d'Hope Sandoval & The Warm Inventions est lancé en 2016. Elle fait sa 3e collaboration avec Massive Attack. Le 14 mai 2017, la tragédie frappe à nouveau, Keith Mitchell décède d'un cancer. À 65 ans. 

Ça ne s'arrêtera pas là. Mais ça s'arrêtera là aussi. 33 mois plus loin.

3 ans plus tard. David Roback, à 61 ans, décède aussi. du terrible cancer. 

Aujourd'hui, la semaine dernière, il y a 6 ans.

Architecte sonore du son Mazzy Star, composé de guitares hypnotiques et atmosphériques, important élément du style dream pop des années 90 et futures. 

lundi 2 mars 2026

Cinéma Paradiso*************************Mourir à Tue-Tête d'Anne-Claire Poirier

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique ( vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: Le cinéma !

Je l'ai surconsommé, le surconsomme toujours, l'ai étudié, en fût diplômé universitaire et école privée, y ai travaillé, en fût récompensé, en suis sorti, mais le cinéma n'est jamais sorti de ma personne. 

Je vous parles d'un film qui m'a marqué par son histoire, ses interprètes, sa réalisation, sa cinématographie, son sujet, son traitement, sa trame sonore, son audace, bref, je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. Je vous parle, cinéma. 

MOURIR À TUE-TÊTE d'Anne-Claire Poirier.

Entre le 24 avril 1978 et le 31 août, on tourne ce dur film de l'ancienne monteuse de Claude Jutra, Anne-Claire Poirier. Le film, en 1979, sera reçu comme un choc. Rarement, sinon jamais, un film québécois aura abordé la question du viol avec une telle frontalité, et surtout, avec une telle conscience politique. ACP ne cherche ni le sensationnel, ni le mélodrame: elle construit une oeuvre qui interroge la représentation même de la violence faite aux femmes. 

Le film raconte l'agression de Suzanne, (incarnée par Julie Vincent) jeune femme violée par un homme (dérangeant Germain Houde). Mais le récit ne s'en tient pas au fait divers. Il est construit en mise en abyme: on voit à la fois la tragique histoire de Suzanne et une équipe de cinéma, en parallèle, en train de la reconstituer. Cette structure est essentielle. Elle a été pensée par les scénaristes Marthe Blackburn et Poirier pour empêcher le spectateur de consommer la violence des images, comme un spectacle. Poirier brise l'illusion, nous rappelle constamment que montrer un viol, Gaspar Noé, n'est jamais neutre. 

À la fin des années 70, le sujet est encore largement tabou. Le viol est souvent minimisé, relativisé, ou présenté  comme un drame individuel. Anne-Claire, au contraire, le traite comme un phénomène social et systémique. Elle montre l'humiliation, la brutalité, la perte de repères. Mais elle montre aussi l'indifférence, les mécanismes de culpabilisation, la difficulté d'en parler. Ce n'est pas seulement l'acte qui est dénoncé, mais tout l'environnement qui l'entoure. 

La mise en scène est austère, presque clinique. Il n'y a pas musique manipulatrice, pas d'esthétisation. Les scènes sont longues, parfois très difficiles à soutenir. Cette dureté est volontaire Poirier refuse la catharsis confortable. Elle veut que le spectateur reste dans l'inconfort, dans la confrontation. Le film ne cherche pas à plaire; il chercher à éveiller.

La dimension réflexive est peut-être son apport le plus moderne. En montrant l'équipe de tournage, Poirier pose une question vertigineuse: Comment représenter la violence sans la reproduire symboliquement ? Comment filmer un corps agressé sans participer à sa mise en objet ? Ce questionnement anticipe des débats qui deviendront centraux des décennies plus tard, notamment autour du regard masculin et de l'éthique de la représentation.

Dans ce sens, ce merveilleux titre, Mourir à Tue-Tête, n'est pas seulement un film sur le viol. C'est un film sur le cinéma. ACP se place elle-même dans le cadre, s'expose comme réalisatrice. Elle ne se met pas à distance; elle assume sa responsabilité. Cette présence brise la hiérarchie traditionnelle entre créateur et sujet. Elle affirme que filmer est un acte politique. Que le cinéma n'est que choix. 

La réception du film a été accueilli, l'est toujours, avec un compréhensible inconfort. Le film le provoque. Certains l'ont jugé trop dur. Trop frontal. D'autres ont salué le courage et son importance. Avec le recul, il apparaît comme une oeuvre fondatrice du cinéma féministe québécois. Il ne se contente pas de représenter une victime; il interroge la manière dont la société regarde les victimes.

Il est difficile de ne pas relier ce film à l'ensemble de l'oeuvre d'Anne-Claire Poirier. Elle a souvent abordé des sujets lourds, avec peu d'humour, intimes, collectifs. Plus tard dans sa carrière, avec Tu as Crié Let Me Go, elle confrontera une douleur personnelle indicible : la mort de sa fille de 26 ans. Qui en a 10, en 1979. On retrouve la même exigence, la même volonté de transformer la souffrance en réflexion. 

Mourir à Tue-Tête reste aujourd'hui d'une actualité troublante. Les débats sur le consentement, la culture du viol, la parole des survivantes résonnent fortement dans l'actualité de 2026. Ce film de 1979 en soulignait déjà les manques de considérations. Ça devient frappant de voir que ACP avait saisi les enjeux de pouvoir et de silence. 

Il ne s'agit pas d'un film "aimable". Il ne cherche pas l'émotion facile. Il laisse plutôt une trace, une tension. Il demande au spectateur de prendre position. En cela, il demeure une oeuvre essentielle, non seulement pour le cinéma québécois, mais pour toute réflexion sur la représentation de la violence et la place des Femmes, avec un F majuscule, à l'écran.   

Julie Vincent y fait un travail d'humilité remarquable. German Houde a eu peur pour sa carrière, de crainte de paraitre trop convainquant dans son rôle d'agresseur. Paul Savoie, Monique Miller, Micheline Lanctôt, (ces deux dernières dans les rôles de réalisatrice et monteuse se questionnant) Michelle Mercure, Muriel Dutil, Léo Munger, Louise Portal, Luce Guilbeault, Christine Raymond, Julie Morand, Pierre Gobeil, la voix de Jean-Pierre Masson et André Pagé participent aussi au film.

Le film est bouleversant. 

Mi documentaire, mi fiction, le film est québécois jusque dans la formule de tournage.

Solide cinématographique amalgame. Si je me rappelle bien, notre prof de cinéma au CEGEP avait commencé son année scolaire en nous montrant ceci. Commencer d'un coup grand coup de poing.

Difficile de faire plus québécois dans la forme qui effleure le cinéma-vérité. 

Anne-Claire Poirier, solide femme, aura 94 ans, début juin prochain.

Si la santé se garde de son côté. 

dimanche 1 mars 2026

Les Pochettes de The Smiths

Les pochettes de la formation musicale britannique The Smiths, qui a sévi musicalement entre 1982 et 1987, et composée d'Andy Rourke, Morrissey, Johnny Marr et Mike Joyce, (dans cet ordre sur la photo) ont été passionnants pour mon ancien moi, adolescent. Sur l'ensoleillé patio parental, un été où je logeais seul au 902 Chemin St-Louis, travaillant de soir, dans un bar, en ville, pendant que le reste de ma famille était au chalet, 45 minutes plus loin, J'ai dévoré leur courte oeuvre, alors amoureux d'une Claudia qui partageait ma passion musicale. (et bien d'autres choses...). 

Les pochettes de The Smiths ne sont pas de simples visuels. Elles font partie intégrante de l'identité du groupe de Manchester school. Conçues principalement par Morrissey et le graphiste Joe Slee, elles utilisent presque toujours des images tirées du cinéma, de la télévision ou de la culture pop des années 50 à 70. Souvent en noir et blanc ou teintées d'une couleur unique comme le font Belle and Sebastian avec lesquels je devrais faire le même exercice. 

Voici quelques unes de leurs pochettes, expliquées, au mieux de ma compréhension. Faillible. 

The Smiths. (1984) Cassette volée aux Galeries de la Capitale. Ne le dites pas à mes parents. On avait pas les moyens d'accès à la musique qu'on a de nos jours en 1988. Je me suis donc débrouillé pour une écoute complète, quand ça me plairait. Si ça me plaisait, je gardais, sinon, je revendais, Mais ça m'a tant plus. De bout en bout. C'est celle que j'écouterais le plus de cet été 1988. Avec U2, Depeche Mode , Prince ou R.E.M.  Souvent dehors, sur le patio. La poitrine de Joe Dallesandro, acteur d'Andy Warhol, faisait rêver ma copine. J'avais humblement sensiblement la même à cette époque. J'avais 16 ans.  Elle ajoutait une trame sonore et physique à son fantasme. L'esthétique underground de NY, la sensualité ambigüe, la masculinité vulnérable, le ton brut, intime et mélancolique. 

Meat Is Murder (1985) Soldat de la guerre du Vietnam avec un slogan modifié sur son casque de guerre. Sur le casque du soldat Micheal Wynn, en 1967, avait d'inscrit "make love not war". Morrissey, un féroce végétarien, a changé pour son titre frondeur. Engagement végétarien avec bruits d'animaux qui se plaignent, Transformation d'un symbole militaire, en arme alimentaire et un appel à une autre morale, album plus agressif, politique.

The Queen is Dead (1986). Alain Delon, dans L'insoumis, film de 1964. Héros fatigué, romantique, tragique, atmosphérique, dramatique. Titre provocateur mais plus poétique que littéral. Vert est la teinte. Le single What Difference Does it Make mettra en vedette Terence Stamp, dans le film The Collector, verre de lait en main, regard et sourire fou, du personnage déséquilibré qu'il incarnait dans le film de William Wyler, de 1965. Pochette qui sera remodifiée avec le temps pour des raisons de droits d'auteur. 

Film tourné avec aussi la toujours excellente Samantha Eggar. 

Louder Than Bombs (1987). The Smiths avait un vilain défaut, ils n'ont jamais eu d'agent. Ils n'ont pas toujours eu des contrats de disques et ont lancé tant de singles, qu'ils ont, de temps à autres. lancé des compilations comme celle-ci, réunissant toutes les faces A et B, aussi bonnes les unes que les autres. Cet album, de ma couleur préférée, comprend pas moins de 24 chansons, ce qui en ferait un album double. Mais je l'avais en CD. Et c'est très probablement le second que j'ai le plus écouté du band. La pochette montre l'auteure irlando-anglaise Shelagh Delaney, à 19 ans, tout juste avant sa première pièce qui l'a rendue immensément populaire en Europe post-Seconde Guerre Mondiale. Shelagh reviendra pour un single

Strangeways, Here We Come (1987). À l'origine, Morrissey voulait une image d'Harvey Keitel, de 28 ans, dans Who's That Knocking at My Door de Martin Scorsese. Mais Keitel a refusé l'utilisation de son image. N'aurait pas dû, selon moi. La pochette propose un close-up de l'acteur Richard Davalos, ami de James Dean, qui avait joué avec lui dans East of Eden. Dean était un héros de Morrissey, il est donc surprenant qu'il n'ait pas eu envie de le cadrer sur une pochette. Peut-être une question de gros $ou$ aussi. Surement même. La photo est zoomée d'une photo où Dean y apparait aussi, une photo promo pour East of Eden et Davalos s'est toujours étonné que le groupe n'ait pas choisi une meilleure photo de lui. Davalos sera aussi de deux autres pochettes de compilations de The Smiths. Morrissey ne le trouvait pas fâcheux des yeux du tout...

La beauté masculine sera souvent représentée sur les pochettes du groupe, ce qui a plus à bien des jeunes femmes, rompues aux stéréotypes genrées contraires. Et surement à quelques gays. 

Pour le single Heaven Knows I'm Miserable Now montre Viv Nicholson, photo tirée de son autobiographie appelée Spend, Spend, Spend, racontant son aventure après avoir gagné une fortune dans les paris sportifs, au soccer, elle avait rapidement tout flambé, devenant, absolument sans le sou, et misérable, justement. On y voit Viv qui semble triste, dans une rue désertée. Le titre de la chanson est lui-même inspiré d'un hit de Sandie Shaw de 1969.

Le cinéma est à l'honneur, années 50 à 70, les icônes oubliées ou marginales. La masculinité mélancolique. Les teintes monochromes, vertes, oranges, roses, bleues. La nostalgie et la distance ironisée. 

Les pochettes de The Smiths, construisent un univers cohérent comme celles de Pink Floyd qui suivent la même esthétique où la formation Cake. Pour The Smiths, esthétique romantique, littéraire, marginale, intensément britannique. 

"We are the last truly british people you will ever know, you'll ever never want to know", chantera plus tard, l'immature Moz

samedi 28 février 2026

L'Âge d'Or des Abuseurs Publics

De nos jours, on prend pleinement conscience de l'ampleur des abus commis par certains puissants à travers le monde, révélant des inégalités et des dérives longtemps ignorées ou minimisées. Ce qui était autrefois dissimulé derrière le prestige et l'influence apparaît désormais comme une aberration morale et sociale difficilement tolérable. 

Particulièrement autour des abus concernant les enfants. On ne choisit pas nos enfances. Ni nos familles. Jeffrey Epstein et ses complices (Maxwell, Brunel, Wexner...) savaient recruter les égarées, les abandonnées, les rêveuses, les naïves. Enfants, on est souvent tout ça en même temps, et si nos familles nous donnent des dispositions défavorables, on est des proies faciles. 

Ce qu'on sait, jusqu'à maintenant, des dossiers Trumpstein. 

Le nom du président s'y trouve plus de 38 000 fois. Oh! avoir son nom là-dedans, ne culpabilise pas nécessairement, si je vous parles d'un cannibale dans un courriel, je ne le suis pas pour autant. Mais plus de 38 000 fois ? Melania Trump a été présenté au président par un recruteur de proies "agent de mannequinat" qui était ami des deux, Trump & Epstein. Donald a parlé de Jeffrey comme de son meilleur ami. C'est écrit. Et que les jeunes femmes "on the younger side" étaient souvent recrutées à même Mar-a-Lago. C'EST AUSSI DANS LES DOSSIERS. Ces dossiers dont le vieux monsieur disait encore hier "qu'il est disculpé" comme on dirait, "je ne suis pas âgé " à 80 ans. 

On sait aussi que les identités de plusieurs victimes, au moins une douzaine, ont été exposées. Leurs noms, leurs corps d'enfants, leurs visages, leurs informations personnelles, mettant leur sécurité en danger puisque certaines ont reçu par la suite des menaces de MAGA désaxé(e)s. Depuis, ceci a été caviardé, mais le mal est fait. Tout a été relayé sur le net. Le DOJ devra un jour s'en expliquer devant une justice au service de la justice. 

On sait que malgré l'accord de "transparence" c'est majoritairement le noms des abuseurs sexuels qui a été caviardé. Parmi eux, de nombreux/nombreuses co-conspirateurs/trices.  Triste. On ment encore sur la négligence de n'avoir publié que 58% des dossiers, "afin de protéger les victimes", 100% faux. C'est long négocier avec tous ces gens puissants qui doivent menacer en privé. Un gag circule sur un MAGA, entouré de MAGA, dans un bar, prenant une bière et disant "Si le président n'a rien à se reprocher, qu'il rende public tous les dossiers Epstein". Puis, il se réveille, fidèle casquette rouge à la tête, comme sorti d'un mauvais rêve. "Cauchemar ?" lui demande sa femme. "Pire!" dit-il, "J'ai été pris en pleine pensée critique". précise-t-il. 

On sait que le très lunatique secrétaire du commerce, l'arnaqueur Howard Lutnick, a menti disant que son dernier contact avec J.E. était en 2005, avant qu'il ne se fasse arrêter. Les dossiers confirment qu'il visite son île du diable, en 2012 et en 2017, et qu'Epstein a donné 50 000$ à un diner de levée de fonds en honneur de Lutnick. Qui était, son grand ami jusqu'à la fin. 

On ne sait pas si il s'y est rendu car c'est un maitre arnaqueur, mais on sait par écrit qu'Elon Musk a planifié deux passages sur l'île d'Epstein, en 2012 et en 2013, après qu'il eût été su qu'il était un criminel sexuel, et que Jeffrey a visité son SpaceX en 2013 aussi. 

On sait que Melania et Ghislaine se sont échangé de nombreux courriels, comme deux grandes amies, dont les partenaires de vie étaient aussi meilleurs amis. On sait aussi qu'en 2007, un autre cas criminel contre Epstein a été plus ou moins étouffé, un ami co-conspirateur, l'avocat Alexander Acosta, de Floride, lui a permis de se mettre à l'abri deux ceux et celles qui pouvaient le dénoncer, en échange de 13 mois de prison de sa part. Il pouvait quitter "sa prison" 12 heures par jour, pour "travailler", 6 jours par semaine. Ce même Acosta lui permettra d'éviter des accusations de trafic sexuel, une première fois. On sait aussi qu'Alan Dershowitz, qui a aussi aidé à mener à la première sentence bonbon, a été nommé maintes fois comme abuseur, par les victimes. 

On sait qu'on a demandé si les "body bags" étaient prêts, on a parlé d'une jeune fille "qu'on avait éliminée", et que J.E. a commandé 330 gallons d'acide, le type qui fait fondre les masses humaines et les os...En décembre 2018. 

On sait que Bil Gates, par écrit, lui aurai commandé des médicaments contre les maladies transmises sexuellement après une aventure avec DES "filles Russes". 

On sait que l'ambassadeur des É-U, au Royaume-Uni, Peter Mandelson a échangé plusieurs fois des sommes d'argent, alors en fonction, avec Epstein, son époux (oui,il est gay) a aussi reçu des milliers de sous en paiement de Jeffrey Epstein.

On sait que Richard Branson a envoyé un courriel en 2013 afin de conseiller son ami Jeffrey en relations publiques, alors accusé de sollicitation et de consommation sexuelle contre une mineure. Branson lui a conseillé de parler d'une vieille femme de 17 ans et 1/2 (elle en avait 14) et lui a dit qu'il irait le voir en prison, lui amenant, "un harem". 

On sait finalement que la somptueuse résidence de Manhattan d'Epstein était celle de Lex Wexner, multimilliardaire, co-fondateur et propriétaire des marques et produits, L Brands, Victoria's Secret, Bath & Body Works, Abercrombie & Fitch, depuis 1989. En 1998, il l'a "donnée" à Epstein (en échange de jeunes filles) en retour de 20$ symboliques. Epstein utilisera les résidences de Wexner pour ses crimes. 

On sait finalement qu'on essaie de cacher de très nombreux noms de gens influents de toutes les sphères fortunées, des gens qui se croient intouchables, qui le resteront peut-être, mais qui sont tout juste derrière un rideau que nous sommes des millions à vouloir ouvrir. 

Le président dément parlait de l'âge d'or de son pays, mardi, dans son monologue de vieux monsieur sénile qui invente encore 9 guerres qu'il aurait fait cesser. 

Comptant probablement celle en Ukraine qui est loin d'être terminée. 

C'est plutôt l'âge d'or des abuseurs publics.

Qui devront un jour nous amuser derrière les barreaux. 

À la Weinstein.  

 Pas à la Cosby/Cloutier.

Sur la photo en ouverture de chronique, un homme riche portant un chapeau qu'il ne réalise pas qu'il est à l'envers. Trop occupé à se penser cool, alors qu'il n'en as pas le talent.  Derrière lui, Tony Gonzales, représentant républicain du Texas, marié, père de 6 enfants, qui a envoyé des sextos explicites à une stagiaire, qui plus tard, s'est enlevée la vie. Ce n'est pas elle qu'il faille étouffer. 

Sur la photo ici, à droite, Boris Johnson en Intelligence Artificielle. Mais aussi ce qu'on veut faire avec les dossiers Epstein. Attirer votre attention sur pleins de choses inutiles comme les cercles sur cette photo, alors que pour détecter l'IA, il faille plutôt regarder ses mains. 

Certains ont encore les yeux grands ouverts, là où vous les souhaitez fermés, race d'abuseurs.  

On tente malicieusement de manipuler l'opinion publique avec tout ça. Les intérêts sont financiers, médiatiques et politiques. Plutôt que de chercher la vérité, on essaie de détourner en attaquant et en alimentant le sensationnel éloignant de tout ce qu'il y a de plus criminel. Et tout à fait sous nos yeux,