dimanche 2 août 2026

Les Autres (& MacKenzie)

MacKenzie Tuttle à l'âge ma conjointe. Mais pas le portefeuille. Elle est née en avril 1970, en Californie (ma blonde en juin, la même année) et adorait écrire dès son plus jeune âge. À 6 ans, elle aurait écrit un livre de 142 pages qui aurait été détruit par une inondation, mais qui l'avait endurcie, la forçant à recommencer au complet. Elle a nôtre âge, c'était ou écrit à la main, ou tapé à la machine à écrire par ses parents. Un des deux. Pas d'ordi ou de sauvegarde en 1976. 

Son père était planificateur financier à son propre compte, ce qui compte son facteur de risque. Pendant que MacKenzie brille comme première de classe au pensionnat, papa fait une super faillite qui leur fait tout perdre. Ils déménageront en Floride. Elle reste brillante à l'école et sera boursière pour continuer ses études à la prestigieuse Université de Princeton. Même boursière, les finances sont maigres. Un prêt personnel de la part du père d'une amie la sauve de défauts de paiements pour rester à Princeton. Elle y étudiera les lettres, avec entre autres, l'auteure Toni Morrison, grande écrivaine Étatsunienne, première femme à la peau noire à remporter le Prix Nobel de Littérature, en 1993. 

Des années plus tard, Morrison dira d'elle qu'elle était une de ses élèves les plus brillantes dans ses cours de création littéraires. Elle gradue en Anglais en 1992, la même année que moi. Qui n'aurait jamais l'ombre de l'ombre de son portefeuille. Après l'école, elle déménage à New York où Morisson, se rappelant d'elle vivement la fera travailler auprès d'elle. Comme assistante de recherche pour ses écrits. MacKenzie travaille aussi, en parallèle, dans une maison de gestion de fonds, dans le secteur financier. Pour joindre les deux bouts. C'est un certain Jeff Bezos qui lui fait passer l'entrevue pour l'engager dans cette firme de gestion, et les deux tombent vite en amour. Deux ans après leur première rencontre, elle accepte de le conduire en voiture de New York à Seatlle, afin que Jeff, sur la banquette arrière, révise ses nombreux papiers de présentations et ce qu'il a sur ordinateur, son plan d'affaires qu'il veut lancer et qui deviendra Amazon. 

MacKenzie en sera la première comptable. Elle signe les chèques, négocie les premiers contrats, est partout impliquée dans les premiers pas d'Amazon. Mais plus la compagnie grossit, plus elle s'en éloigne. Avec Jeff, ils auront 3 enfants, dont le premier nait en 2000, 3 gars et adopteront une fille d'origine chinoise. Elle se concentre sur leur saine éducation. Mais écrit toujours. Comme moi, tous les jours. Pendant près de 10 ans, elle écrit son premier roman. Elle se choisit le pseudonyme de Scott pour ne pas être associée à la femme de l'autre. Elle raconte l'histoire d'une famille qui se fissure suite à un tremblement de terre, à Sacramento. Un peu presque son histoire diront certain(e)s. Son second roman sera publié, en 2013. Elle se donne beaucoup pour les autres et fais le voeu de donner de son vivant, le plus de sa richesse possible, selon l'intelligente observations qu'on est riche si on dépense sa richesse, pas si on l'empile et meurt dessus/dessous. Son couple meurt par la grandeur. Amazon devient géant mondial, Bezos devient vipère qui en demande toujours plus, MacKenzie ne s'y retrouve plus.

 En janvier 2019, le couple annonce leur divorce après 25 ans de mariage. Elle restera encore plus largement loin des projecteurs que Jeff pourchasse. Elle recevra 4% des revenus de profits d'Amazon, ayant contribuée à sa naissance. Juste ça, le rend multimillionnaire. Milliardaire même. La compagnie fait alors 37 milliards de chiffre d'affaires. Ça lui en donne 1 milliard 480 millions. 

Elle ne fait jamais de conférence de presse quand elle donne, ce qu'elle fait extraordinairement généreusement presqu'à temps plein. Depuis, elle a donné 17 milliards à plus de 116 organisations et fin 2020 seulement, année de dure pandémie, elle a donné plus de 6 milliards en distributions charitables. Sans jamais le crier sur les perrons. Comme Prince le faisait en cachette. Mais en plus riche encore. Et comme ça couvre la période honteuse des passages présidentiels de l'erreur humaine au pouvoir, elle a donné davantage que les deux mandats du pedoprésident actuel. Son approche de la philanthropie est différente de celle des autres. Auxquel(le)s, elle pense beaucoup. Pour joindre ses fondations, rien de compliqué, jamais, dans les inscriptions. Aucune obligations, jamais, volontarisme. Jamais de publicité outre que le bouche à oreille. 

À la fin de l'an dernier, après une année de désespoir à la gouvernance des États-Unis, ce seront plus de 26 milliards qu'elle aura donné aux autres. Auxquel(le)s elle pense plus qu'à elle. Elle misé sur les institutions d'éducation sous financées, les communautés noires et étrangères sous financées aussi dans leurs activités et rouages. Dans les banques alimentaires. Dans l'accès à l'achat de maisons abordables. Elle a investit dans les remboursements de dette médicales. Elle ne porte pas de cape ni de jupette, mais c'est une super héroïne. 

Une vraie.

Comme son ancien partenaire de vie, elle a construit un monde autour duquel ses valeurs personnelles profondes sont honorées. Mais assez contraire à ce qu'on voit de l'homme d'affaires.

Parfois le plus grand héritage qu'on peut laisser n'est pas seulement ce qu'on se bâtit pour soi, mais ce qu'on bâtit pour les autres. Ce qu'oublient certains politicien(ne)s.

Par sa générosité historique, elle fait figure de sainte, s'est imposée avec une charmante discrétion et est lumière salvatrice dans un pays de plus en sombre, jour après jour, qui manque d'empathie comme elle en a naturellement. 

Le système actuel protège les prédateurs sexuels et s'apparente beaucoup aux rats.

Là où elle, inspire l'éléphant (dans la pièce) un animal reconnu pour son altruisme, son soutien envers les membres les plus vulnérables de sa communauté. Ses dons massifs suggèrent aussi le poids de l'animal dans le pays de l'oncle Sam, si mis à mal. 

Pour longtemps encore. 

samedi 1 août 2026

Osheaga, Aujourd'hui

J'ai techniquement 54 ans, mais la température ressentie, ma conjointe vous le confirmerait, c'est 21-22. Mon père est décédé à 62 ans, mais avait au fond encore 16 ans. Moi je crois m'être rendu à 21 ou 22. J'ai dit ceci à notre fils, de 27, de viser cet âge si un jour il avait à plafonner. Il a un 27 de tout juste 21 jours. Mais je lui aussi rappelé, de ne jamais chercher à plafonner. 

"Franchement Hunty ! tu vas être le vieux sur place, tu seras pas à ta place à Osheaga !"

"Hello stranger, are you talking to me ?"

Ça a beau faire 33 ans et 1/3 qu'on est ensemble, elle me connait encore mal. Y a pas d'âge pour aimer la musique. Regardez les Rolling Stones qui, à 79- 83-82 ans, respectivement, de G à D, donnent des leçons de vieillir en pleine forme avec la sortie de leur dernier album. Dont je ne me lasse pas. 

Ce qui m'a attiré à ce Festival, qui sera une première pour moi, c'est l'idée de passer une belle journée entière sur un site, idéalement au soleil et dans la nuit, inondé de musique que j'aime et/ou découvre. Et ce samedi là, aujourd'hui, m'appelait grandement. J'y avais d'abord trouvé 4 artistes qui me plaisaient beaucoup.

Empire of the Sun. 

Que j'ai découvert par une seule chanson que j'ai adoré, une journée d'été chaude, et que j'ai depuis placée sur une liste de lecture d'été qui se nomme Summer Sugar. Car je considère l'été comme le sucre. À aimer avec modération sous peine de maladies mortelles ou d'obésité. La livraison vocale du morceau et la style, beaucoup beaucoup aimé. Prêt à découvrir davantage de ce duo musical électronique et de synth-pop australien fondé en 2007. Le groupe est mondialement connu pour ses célèbres excentricités visuelles parait-il, et futuristes. Bien hâte de voir et entendre. 

 

Sombr.

J'ai découvert ce jeune chanteur auteur-compositeur et producteur des États-Unis par mes enfants. Révélé par les réseaux sociaux grâce à son univers indie pop et rock alternatif très mélancolique, il s'est fait connaitre avec sa chanson Back to Friends dont le sujet est très près de l'univers adolescent/adultescent. Je me suis rendu compte que j'ai une de ses chansons, sans l'aide de mes enfants, parmi mes listes de lectures, parmi mes chansons préférées depuis janvier. 

Franz Ferdinand.

Je les ai déjà vus en spectacle, à l'Université de Montréal si je ne me trompe pas, avec The Shins en première première partie, Death Cab For Cutie en seconde partie et Franz Ferdinand, qui n'avaient alors qu'un album à offrir vers la fin des années 90, et le spectacle m'avait grandement plu.  En triple ! Les 4 Écossais s'échangent parfois tous leurs instruments pour certaines chansons. Assez impressionnant. Je ne suis pas fâché du tout de les revoir et entendre quelques 20 ans plus tard. 

Bar Italia.

Je les ai découverts dans le seconde partie de 2025, et l'ai ai vus en spectacle à l'automne et ils ne m'avaient pas déçus. Le mélange de shoegaze et punk et d'indie rock et le petit côté lo-fi, qui masque la voix parfois inégale de la belle Nina me plait beaucoup. J'ai toute une liste de lecture qui est l'une de mes plus consommées depuis un an, comprenant le meilleur de leur matériel, selon mon oreille, et les meilleur de leurs projets parallèles comme Eterna ou Double Virgo. Ça fait quand même 39 chansons, et 1h55 de musique. Jezmi Tarik Fehmi, guitariste et chanteur (les trois chantent) a cette voix qui rappelle beaucoup celle de Robert Smith, de The Cure. Groupe que j'adore immensément. 


C'étaient les 4 bands qui me suffisaient de voir et entendre aujourd'hui. Ça me faisait 45$ par spectacle, c'est ce que je m'attends à payer en tout temps. Naïvement.  (vu The Cure à 55 S assez récemment toutefois).  Mais par la suite, quelqu'un à qui je disais que je serais de la journée d'aujourd'hui, sur place, me demandait si j'y allais pour les Viagra Boys. Je ne les connaissais pas. Les ai découverts. Pas fâcheux. Ce groupe post-punk Suédois a déjà 11 ans. Musique énergique, humour noir mordant, chanteur tatoué qui se moque de l'hyper-masculinité avec cynisme, les théories du complot et les travers de la société moderne. Y a beaucoup à aimer de ce band. Basses lourdes, saxophone, oui, saxophone, frénétique par moments et attitude punk brute et déjanté. Très Hunter Jones :)

Puis, j'ai lu soudainement Wolf Parade. Mais je connais ce band...ils ont 13 ans Le band a été fondé en Colombie-Britannique par Spencer Krug et Dan Boeckner qui ont deux voix très différentes mais tout aussi plaisantes. Ils sont plein d'énergie brute aussi. Leur musique mélange un rock indépendant électrique, des synthés vibrants et des mélodies lyriques parfois complexes. Très hâte d'en savoir plus sur eux sur scène. 

J'ai aussi découvert, enfin...notre fille nous as fait découvrir que le band de d'une vedette de la série télé de Netflix Stranger Things, Finn Wolfhard, sera aussi sur scène aujourd'hui. Intrigué je serai. Plus que pour la série que j'ai cessé d'écouter quand je n'achetais plus l'intrigue narrative. (quand la rousse lévitait en écoutant du Kate Bush). Mais ai été très content de la vitrine offerte sur le monde sonore de Kate Bush qui a suivi. Je ne connais pas le style du band de celui qui jouait Mike Wheeler dans la série, et m'en garde la surprise de la découverte. Il a exactement l'âge de notre fille, jusqu'à Noël. 

D'ailleurs, notre fille, sa cousine, notre fils, sa blonde et des ami(e)s, ainsi qu'un collègue de travail (que je ne veux pas voir, on va se parler de job) y seront tous le même jour. OUI ils/elles sont tous plus jeunes que moi. Mais ça ne veut rien dire. Si j'ai intérieurement 21, je suis encore le plus jeune. NA! Redonnez-moi ces Lucky Charms ! Il vient aussi de la Colombie-Britannique, Finn.

Finalement, ce qui m'existe davantage encore, mais je n'en fait une maladie non plus, c'est cette rumeur voulant qu'Angine de Poitrine soit l'artiste mystère de 17h00, où il existerait une plage vacante, aujourd'hui.

J'aurai alors la grosse part du fun et l'impression de vraiment en avoir eu pour mon argent après n'avoir payé que potentiellement 26$ par mini-spectacle qui pouvaient piquer mon intérêt. Assez merveilleux comme début de dernières vacances (1 semaine) pour bibi. 

Et les découvertes que je ferai sur place...C'est le début d'une belle journée qui commence pour moi, aujourd'hui...Où j'en aurai plein les yeux, plein les ouîes.

YOUPIIIIIIIIIIIIIIIIIIII! 

vendredi 31 juillet 2026

Que Faire des Pédophiles ?

La question est sincère.

Je ne crois pas qu'une sentence de prison guérira quiconque atteint de ce mal. 

La question de la prise en charge des personnes pédophiles est un défi complexe qui associe sécurité publique, justice pénale et psychiatrie. L'approche contemporaine de nombreux pays repose sur un double objectif : neutraliser le danger immédiat pour protéger les enfants et réduire les risques de récidive par soins adaptés. 

La détention sert avant tout à écarter temporairement l'individu de la société pour protéger les mineur(e)s. La prison ne guérit pas , mais elle offre un temps d'arrêt obligatoire permettant d'amorcer un suivi judiciaire et psychologique. Dans plusieurs systèmes juridiques, la peine est assortie d'une injonction de soins qui se poursuit après la libération. 

Les thérapies cognitives et comportementales sont toujours appliquées. La pédophilie est classée comme un trouble paraphilique. Les soins visent la gestion du comportement et le contrôle des impulsions, plutôt qu'une "guérison" totale au sens médical classique. Des lignes d'écoute et des programmes d'aide confidentiels existent pour les personnes ressentant ces attraits avant tout passage à l'acte, afin d'éviter le premier crime.

La castration chimique est parfois utilisée dans certaines pays. J'ai toujours cru que les pulsions se transformaient en violence, et après étude sur la chose, je ne me trompe pas tant que ça. La réaction sur le mécanisme biologique, lors d'administration de médicaments anti-androgènes, fait réduire drastiquement le taux de testostérone, diminuant ainsi la libido et les pulsions sexuelles. Les études cliniques montrent que la baisse d'hormones réduit l'intensité des pulsions obsessionnelles. Cela diminue généralement l'angoisse et l'agressivité liées à la frustration sexuelle et à l'appel du désir. Plutôt que d'engendrer une frustration violente. 

Ce type de traitement n'est jamais utilisé seul. Il est systématiquement associé à une psychothérapie, car le médicament traite l'impulsion biologique, tandis que la thérapie traite le schéma de pensée. Il y a complémentarité obligatoire. 

Il y a toujours suivi à long terme et réinsertion .

À leur sortie, ces individus font souvent l'objet d'une surveillance stricte (suivi obligatoire, interdiction  d'exercer des activités avec des mineurs, inscription aux registres des délinquants sexuels). Des experts évaluent régulièrement la dangerosité et la probabilité de récidive avant toutes modifications de mesures en liberté. 

L'Italie de Giorgia Meloni évalue l'idée d'utiliser la castration obligatoire. Mon réflexe premier a été de penser que si c'était si facile, on l'aurait pratiqué depuis les philosophes Grecs. En Italie aussi on débat autour de cette mesure. En réalité, la castration chimique n'a pas été prouvée complètement "inefficace", mais son efficacité est jugée relative, incomplète et soumise à de strictes conditions médicales. Elle ne fonctionne pas comme un miracle autonome. 

Le consensus des experts et des données scientifiques sur l'efficacité de ce traitement s'articule autour de plusieurs nuances. Ce serait d'une grande efficacité sur la libido mais pas sur le passage à l'acte criminel. Il y aurait bien diminution des pulsions physiques. Les molécules anti-androgènes bloquent la testostérone avec un succès médical avéré, réduisant l'intensité des obsessions et la capacité d'érection. 

Les infractions sexuelles, particulièrement les viols ou certains actes pédocriminels, ne sont pas uniquement guidées par une libido élevée. Elles intègrent des dynamiques de pouvoir, de domination, de violence et de destructivité psychologique que les hormones ne contrôlent pas. Un individu dont la libido est à zéro peut encore agresser par sadisme, frustration ou volonté de contrôle. 

Un traitement purement biologique est insuffisant. Toutes les études démontrent que la castration chimique est inefficace si imposée comme une simple "punition" médicale isolée. La nécessité d'une thérapie est toujours nécessaire. Je crois que c'est aussi dans les plans de Giorgia Meloni. Le traitement s'avère efficace pour faire baisser le taux de récidive uniquement s'il il est associé à une psychothérapie cognitive et comportementale. Les médicaments calment l'urgence biologique pour permettre au patient d'effectuer un travail psychologique sur ses schémas de pensées.

Dès que l'individu cesse de prendre ses comprimés, ou de recevoir ses injections, son taux de testostérone refait le plein et ses pulsions initiales peuvent réapparaitre. Si le traitement est imposé de force à un détenu non volontaire, le risque est majeur qu'il sabote le suivi ou l'interrompe définitivement dès sa sortie de prison. C'est pourquoi des pays comme la France ou la Belgique l'utilisent, mais uniquement sur une base volontaire et consentie. Souvent comme condition à une liberté conditionnelle. 

Giorgia Meloni compte aussi faire opérer de manière consensuelle et étrangement, je ne sais trop comment, apparemment que la castration...est réversible...

Ce qui me semble absurde. Si le criminel a un(e) ami(e) médecin, il peut s'arranger avec.

Non ?

Chose certaine, l'exposition de tous ces prédateurs au pouvoir aux États-Unis nous as un peu forcé le nez dans tout ça. 

Tout le monde meurt autour d'Epstein. 

Alors faudrait que le pédoprésident suive le pas...

N'est-ce pas ?  

jeudi 30 juillet 2026

95 000 Cerveaux de Moins

Le paysage de la recherche et de la santé publique, aux États-Unis, pays gravement malade, subit en ce moment une restructuration profonde. Ce départ massif, atteignant les 95 000 départs, sont une combinaison de démissions volontaires dues à un profond désaccord politique, des départs à la retraite anticipés, et des vagues de licenciements aveugles si on vous devinait bleu dans vos intentions politiques. 

Rien qu'en 2025, le gouvernement a perdu plus de 10 000 détenteurs de doctorats, spécialistes de leurs domaines respectifs, dans le secteur scientifique, technologique, d'inginérie et de mathématiques. C'est données sont relevées par l'Office of Personnel Management analysées par le magazine Sciences.

Les gens qui travaillent pour aider les citoyens des États-Unis à vivre de saines vies. En santé. Qui aident à prévenir et contrer des catastrophes comme vaincre une pandémie. Qui nous renseignent sur les excès des conditions climatiques qui s'aggravent. Et qui ne devraient soulever aucun doutes nulle part dans les têtes bien équilibrées. Des gens qui les renseignent sur leurs océans et leurs mers. Leurs volcans. La qualité de l'air et de l'eau. Surveillent et nous renseignent sur ce qu'on mange. Veillent au grain quand des maladies se développent. Cherchent à les éliminer. Des gens qui trouvent ou peuvent trouver des remèdes pour contrer toute progression de maladies et de problèmes de santé. Qui trouvera peut-être un jour une manière d'enrayer le FUCKING cancer. 

Les agences de santé publiques sont décimées depuis le triste et aboMINABLE, avec forte insistance sur les trois dernières syllabes, RFK. Le simple Ministère de la Santé (le HHS) a vu près de 20 000 postes de supprimés. Des institutions majeures comme le National Institute of Health (NIH), la Food and Drug Administration (FDA) et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont perdu des milliers d'expert(e)s à la suite de compressions du personnel. 

Le démantèlement de la protection environnementale est un affront à la planète terre. Au sens propre. C'est sale. À l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA)les coupes budgétaires massives s'accompagnent du licenciement de plus de 1100 scientifiques qualifiés, ce que n'est pas Robert Fitzgerald Kennedy Jr, qui prêche contre les "experts" de tout acabit. Ce qui, selon son raisonnement, devrait entièrement nous faire cesse de l'écouter chaque fois qu'il s'exprime sur la santé. De toute manière, quand il parle, c'est toujours inquiétant. On craint tout le temps qu'il ne meurt à la fin de chaque phrase tellement c'est difficile à entendre. (en plus du contenu connerie).

Les 1100 scientifiques largué(e)s incluent des biologistes et des toxicologues.       

La majorité des départs volontaires découle d'une frustration généralisée face aux directives de la Maison-Blanche. Il y a eu "coupes budgétaires" et gels de subventions, à 90% dans les États dit "bleus", des coupures de près de 1,4 milliards. Pour la recherche générale. Annulé ou gelé. Paralysant de nombreux laboratoires. La censure et l'ingérence politique se sont incrustées et l'administration du nouveau syndicat du crime a proscrit plusieurs termes liés à l'inclusivité, à la diversité, ou au genre dans les demandes de financement, supprimés des programmes et d'importantes données historiques, des modifications majeures, et la surpression de milliers de données sur la dernière pandémie ont aussi confirmé qu'on tenant à contrôler l'histoire à sa manière, pour les générations à venir. 

Au début de l'année 2025, le CDC a été forcé de retirer plus de 200 bases de données de son site web (soit environ 13% de ses données en ligne). Cela incluait des statistiques sur le genre, les vaccins, les maladies infectieuses et le Covid long. 

Face à l'interruption de recherches cruciales, des associations de médecins ont intenté des poursuites judiciaires. En février 2025, un juge fédéral a ordonné à l'administration de restaurer immédiatement plusieurs de ces pages et données médicales essentielles. Mais crasses qu'ils sont, ils n'ont pas tout "retrouvé".  On a, entre autre ramené le mot genre là où il avait été souhaité originalement mais remplacé depuis par l'ignorance par le mot sexe

Cette purge institutionnelle ciblée sans précédent marque une rupture historique pour la science Étatunienne. En subordonnant l'expertise scientifique à l'idéologie politique loyaliste se rapprochant du culte, l'administration actuelle compromet directement la sécurité sanitaire, environnementale et technologique des États-Unis. La perte de dizaines de milliers de spécialistes, l'effacement ciblé de données cruciales et l'ingérence dans les budgets de recherche paralysent les laboratoires et brisent des décennies de progrès médical. Bien que les tribunaux tentent de freiner cette dérive en ordonnant la restauration des bases de données censurées, les dommages structurels restent profonds. Ce recul de la rigueur factuelle au profit du dogme ne nuit pas seulement aux citoyens des États-Unis; il affaiblit la position Étatsunienne comme leader scientifique dans le monde. 

Face à ce vide, la résistance judiciaire et le déplacement des talents vers des nations plus respectueuses de la science s'imposent désormais comme les derniers remparts pour préserver l'avenir de la recherche mondiale. 

Ma belle soeur travaille dans le bon pays dans le domaine de la recherche, à l'Université McGill. 

Dieu, merci, pas chez nos nouveaux ennemis.  

mercredi 29 juillet 2026

Leone Spaghetti

Sergio Leone, réalisateur de cinéma Italien se frustrait de n'être reconnu que comme réalisateur de films westerns. 

Mais il ne peut nier qu'il n'aura tourné que 9 films entre 1954 et 1984, et 5 films consécutifs, entre 1964 et 1971, seront effectivement, des westerns. Et seront ceux qui mettront le cinéaste sur la carte internationale des réalisateurs à suivre. Légendaires mêmes. Avec l'aide de Clint Eastwood, Eli Wallach, Ennio Moriccone, Alberto Grimaldi et Luciano Vincenzoni, principalement. 

Survolons ces 5 films qui étaient tout à fait, westerns. Quoiqu'il en pense. 

1964: Le jeune Clint Eastwood est un acteur de la télévision. Il est star de la série à succès Rawhide qui est, effectivement, trempée dans le western. Il ne coûte donc, pas cher. Sergio Leone a vu Yojimbo du grand Akira Kurosawa. Et comme lui, L'italien est fasciné par les États-Unis, lui aussi. Il invente une bataille "oubliée des livres d'histoires" de la guerre civile aux É-U, et une recherche d'or de la part d'un personnage sans nom et peu bavard. Et des rivaux. C'est Eastwood qui proposera le moins de dialogue possible de sa part, puisque de toute manière, Leone ne parle pas anglais, son équipe, assez peu, et Sergio mime ce qu'il veut pour diriger ses acteurs/actrices. Eastwood n'est pas tellement attendu au cinéma, il accepte donc le défi de tourner en Italie. Le son sera pris "à la Fellini" et à la sauce Nouvelle-Vague Française. Jamais en direct. Chacun parlant principalement sa langue natale. Et le reste repris en studio, post production. Kurosawa voit bien qu'on a copié son film. Menace de poursuivre Leone. S'arrange avec lui en se négociant des parts des recettes du film qui vient de rapporter près de 10 millions, seulement en Italie. Comme c'est pour la distribution future, l'équipe de Leone retarde la sortie en Amérique. Et Eastwood, qui tourne dans le film qui s'appelait alors The Magnificent Stranger, se demande bien, en 1965, ce qui se passe avec ce film. Il lit dans le journal qu'il aurait tourné dans For A Fistful of Dollars en Europe, ce qu'il commence d'abord par nier. Sans savoir tout de suite qu'on a changé le titre pour ne pas donner trop d'indices que ce soit un western, qui n'a pas complètement la cote, en 1964. 

Pour un Magnificent Seven (1960) et un How the West Was Won (1962) (où on y remarque un épatant Eli Wallach), il y a des tonnes de mauvais westerns qui font patate et de l'Italie, les films de Sergio Corbucci, qui seront aussi une influence majeure du cinéma de Quentin Tarantino, entre autres, ne se rendent pas encore en Amérique du Nord ou du Sud. Ce sont souvent de gros clins d'oeil aussi comiques que violents, les westerns de Corbucci.

1965: Clint accepte de tourner dans la suite, qui sera encore une co-production avec l'Espagne et l'Allemagne de l'Ouest. Klaus Kinski y tiendra un petit rôle, de vilain bien entendu. Luciano Vincenzoni est co-scénariste et le second film entrera souvent dans la catégorie des "secondes parties meilleures que la première". For a Few Dollars More reprend l'intrigue des rivaux en quête de trésors de la Guerre Civile, là où elle nous avait laissés. mais fait passer le budget de 200 000$ à 600 000$. Lee Van Cleef dira que c'est son rôle préféré puisque c'est une rare fois où il sera du côté des "bons". Il sera littéralement le "bad" du prochain film. Le producteur Alberto Grimaldi fait son entrée à la production et le film rapporte gros. Mais rien n'est encore distribué en Amérique du Nord ou du Sud.  Leone introduit le style, chez les rustres cowboys. 

1966: Eastwood n'a pas complètement envie de reprendre le rôle pour la 3e fois. Il n'existe pas dans les yeux d'Amérique dans ce rôle encore. Le budget sera cette fois de 1,2 millions, le tournage, un parfait chaos pas toujours sécuritaire et dont une explosion presque mortelle et un saut de Wallach autour d'un train potentiellement mortelle aussi, seront du montage final. Son 6e film à vie est largement reconnu comme le chef d'oeuvre de la trilogie, car on reprend une dernière fois le fil narratif des deux premiers tournages. Une erreur se glisse dès le départ car en italien, on travaille et tourne, Il Buono, Il brutto, Il Cavitto. Littéralement Le bon, la brute et le mauvais. En anglais, ce sera The Good, The Bad & The Ugly. En français, c'est plus vague encore. Le Bon, La Brute & Le Truand. Ils sont tous mauvais, brutes et truands si on lit bien le film. Faites votre choix. Mais dans la bande annonce, ça devient désordre au point que "le laid" tombe souvent sur le visage de Lee Van Cleef, dans les différents montages internationaux, Van Cleef se fera taquiner par la suite d'être Mr. Ugly

À cette période, les trois films sortent en Amérique du Nord. Et c'est un succès monstre. A Fistful of Dollars en janvier 1967, For a Few Dollars More en mai et The Good, The Bad & The Ugly en décembre. Leone fait rapporter des millions. Eastwood est lancé dans le monde. Les Italiens ne comprennent pas tout de suite l'expression raciste des États-Unis qui parle de Westerns-spaghettis. Les films de Corbucci sont aussi maintenant lancés, aux États-Unis. Ils pensent d'abord qu'on appelle ça Spaghetti parce que les lassos des cowboys font penser à des spaghettis.  

1968: Once Upon a Time In The West arrive donc avec une réputation. Sergio voulait d'abord écrire et tourner Once Upon a Time in America. Qui le fascine, bien entendu. Leone, en brouille avec son scénariste Luciano Vincenzo recrute les jeunes Bernardo Bertolucci et Dario Argento afin de co-scénariser avec lui l'histoire de trois hommes liés à la même femme, qui ne se veulent pas nécessairement du bien. C'est Paramount qui lui offre un budget de 5 millions pour faire tourner Henry Fonda qui veut jouer un vieillissant cowboy pas 100% pur. Ennio Morricone sera pratiquement la star de ce film qui multiplie les gros plans comme jamais auparavant. Leone veut, en entrée, assassiner avec style ses trois personnages de sa trilogie précédente mais Eastwood refuse. Il est ailleurs. Veut réaliser, déjà. Le fera fin 1970 pour son premier effort derrière la caméra. Leone garde l'idée de la triple confrontation en ouverture de film. Al Mulock, un des trois molosses en ouverture, se tue pour vrai en sautant de la fenêtre de sa chambre d'hôtel, dans son costume du film, après 4 jours de tournage. Le film, sa trame sonore, Leone, Charles Bronson, deviennent sensations mondiales. Ce 33 tours jouera souvent dans le sous-sol quand je suis entre 10 et 16 ans, pour m'endormir. Rien de plus facile que de jouer les morts dans son lit quand on veut dormir...

1970: Luciano Vincenzo reprend du service au scénario pour la seconde partie de sa seconde et dernière trilogie, celle des "Il Était une Fois..." Cette fois, l'action se déroule pendant la Révolution Mexicaine avec de nouvelles intrigues et de nouveaux personnages aussi. Vincenco co-scénarise avec Sergio Donati et Leone. L'IRA Irlandaise et les hors-la-loi Mexicains se croisent dans les années 10. Un bon film sous-estimé par le public, mais qui vaut l'écoute. Dernier Western de Sergio. Qui ne tenait pas à y être exclusivement associé. 

Mais qui y a brillé. 

The Good, The Bad & The Ugly, film charnière pour plusieurs carrières, est tourné il y a 60 ans, cet  été.  

mardi 28 juillet 2026

7 Traitres Sales

6 Démoncrates

Une Républiconne.  

La chambre des représentants des États-Unis a voté, le 22 juillet dernier, l'adoption de la loi du financement de la défense (NDAA). Ce texte inclut une disposition majeure, la section 219, appelée la United States-Israel Defense Technology Cooperation Initiative. Ce volet prévoit une intégration institutionnelle poussée et inédite des technologies et du renseignement entre les armées des États-Unis et celle d'Israël. Ce que plusieurs ont légitimement appelé "une fusion".

Le texte de loi a été adopté de justesse à la chambre par un vote très serré de 216 voix contre 212. Le vote a largement suivi les lignes du parti fasciste au pouvoir alors que seulement 7 Républicons (sic) se sont opposés à ceci. Des élu(e)s progressistes comme Alexandria Ocasio-Cortez ou des Libertariens comme Thomas Massie ont dénoncé une mesure menaçant l'autonomie et les secrets de la défense des États-Unis alors qu'il est sous entendu que la fusion des troupes sera instinctive. 

On a compris, après le 7 octobre 20XX, que les Juifs d'Israël avaient menti depuis toujours et que jamais ils n'avaient eu l'intention de partager un territoire qui n'était pas le sien. Le projet doit encore s'accorder avec la position du Sénat, où les débats sur le financement et l'ampleur de cette intégration restent très tendus. 

Les efforts de recherche, de test et de production de défense seront faite conjointement entre États-Unis et Israël. Il y aurait imbrication des chaînes d'approvisionnement et fusion de données pour intégrer des technologies israéliennes (notamment en matière de défense antimissile et de drones et d'intelligence artificielle) directement dans les programmes des États-Unis. Il y aurait aussi mise en place de cadres élargis pour l'interconnexion des flux de données et du renseignement militaire. 

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour Pénale International pour son génocide ouvert contre Gaza depuis novembre 2024. Pour crimes contre l'humanité. Ce qui attend Pete Hegseth pour ses assassinats de Venézueliens en bateau quand des gens justes seront au pouvoir.  Les États-Unis, et leur syndicat du crime, ne sont plus membre du CPI.  120 pays, mais pas le leur, ont le devoir de l'arrêter si il foule leur sol. Depuis 2002, depuis George Bush Fils, les É-U ne sont plus dans la CPI par crainte de représailles du genre justement. Ce qui ne fait pas moins du génocide des Palestiniens en cour, un crime. 

Le maire de NY avait promis de le faire arrêter dès qu'il sera dans son État. mais après vérification juridiques, il ne pourra pas le faire. 

Henry Cuellar (du Texas), Don Davis (de la Caroline du Nord), Jared Golden (du Maine), Vicente Gonzales (du Texas), Adam Gray (de la Californie), Marie Gluesenkamp Perez (de Washington) ont été les traitres Démocrates qui ont voté en faveur de la chose. Ils l'ont fait par pure lâcheté et pour sécuriser des gains locaux majeurs et protéger leurs réélections. Voter non les priverait d'une promesse de budget de 1, 5 milliards pour l'armée, auquel ils ne pourraient aucunement toucher. En Caroline du Nord, d'importantes bases militaires doivent leur survie à ces sommes. Les budgets de recherche sont aussi ce qui priveraient les États des autres de sommes importantes. L'argent est toujours, TOUJOURS, la pire des putes.

S'associer ainsi à un État jugé terroriste par un grand nombre de pays, dont le nôtre, est alarmant. Israël est un État. La Palestine est un pays. Reconnu par 157 pays dans le monde, membres de l'ONU, dont l'ex-bloc soviétique au complet, l'Espagne, l'Irlande, la Norvège, le Royaume-Uni, la France et le Canada.

Pas les États-Unis. Le mal enfle au sommet des pyramides. 

Puisque le mal est littéralement tatoué dans ce qu'ils prétendent être le système de justice, la juge de la Floride Aileen Cannon a bloqué la diffusion des trouvailles de Jack Smith, le plus pur des avocats qui avait trouvé que le pédoprésident et ses proches, avaient dissimulé des boites de documents hautement confidentiels à Mar-a-Lago, et fait de fausses déclarations pour empêcher le gouvernement de les récupérer. Nommée par Trump en 2020, la juge bafoue le droit à l'information son argument étant que l'affaire n'a jamais été présenté en cour devant un juge, ce serait mettre la charrue, devant les boeufs.

Mais elle n'a jamais aussi concédé que les preuves étaient accablantes. 

Si elle était vraiment au service de la justice, elle aurait agit autrement. 

Mais ces gens travaillent pour un roi sans couronne. 

Et à la moumoute brouillonne.

Les juges aux États-Unis sont politisés. Aileen Cannon est républicaine. 

Ça défie toutes intelligences. 

Qu'on voudrait parfois partageables, cette fois. 

Des intelligences saines. 

La fracture morale est totale. Tout ça illustre une justice, aux États-Unis, à deux vitesses, dictée par l'intérêt politique qui fait fi du droit juridique international, de la morale qui ne devrait pas être seulement celle des autres, et qui étirent les limites de l'acceptable.