jeudi 22 octobre 2026

20 Chansons Qui Ont 40 ans

(à la mémoire de Karl Wallinger)

Donc, qui m'ont habitées quand j'en avais 14.

Begin The Begin de R.E.M.

Commencer par le début. J'aurais pu prendre n'importe laquelle des trois premières chansons de cet excellent album qui était un excellent 1-2-3 punch pour ouvrir un disque. Riff de guitares féroces rageur et batterie ultra puissante marquant un tournant politique pour le groupe. Reagan y est crêmé.

Nasty de Janet Jackson

J'étais très amoureux de Janet Jackson. Fusion de pop agressive, de girl power avant l'heure, et de new jack swing brut. Hymne d'émancipation féminine qui m'a toujours plu. Janet a toujours souffert de l'ombre de sa famille. Bénéficié aussi. 

West End Girls des Pet Shop Boys

Inspiré par le naissant hip-hop, James Cagney (les 2 premières lignes) et par T.S Eliot, morceau hypnotique capturant l'ambiance nocturne, sombre et glamour des rues de Londres. Avec son phrasé mi-parlé, mi-chanté et sa ligne de basse irrésistible jouée au piano électrique, la chanson n'a fait que gagner en qualité d'intérêt avec le temps. 

Red Rain de Peter Gabriel

Morceau d'ouverture du magistral album So, je le chantais (humblement) à la perfection dans notre sous-sol du 418. Née de la fusion d'idées de films inaboutis et de rêves récurrents de PG où il se baignait dans du vin rouge. Porté par la batterie de l'ancien The Police, Stewart Copeland qui imite en charleston, le bruit de la pluie.

Addicted To Love de Robert Palmer

Initialement prévu comme un duo avec Chaka Khan, ce sera le plus grand  succès solo de Palmer avec son vidéo de band féminins qui fera rêver les ados de 14 ans que nous étions. Riff de guitare inoubliable, batterie lourde, groove funk-rock, presque shoegaze par sa tapisserie sonore de cordes. 

She Sells Sanctuary de The Cult

Quelle manière de se faire connaitre ! Ce riff de guitare de Billy Duffy renvoie systématiquement à notre dorée adolescence. Pont parfait entre rock gothique, post punk et hard rock. Introduction psychédélique et hypnotique activé par erreur quand Duffy enclenche en studio toutes ses pédales en même temps pour rigoler. Un des hymnes alternatifs des plus fameux de mon ADN musical. 

Duel au Soleil d'Étienne Daho

Je serais menteur de dire que j'écoutais alors beaucoup de musique francophone, mais j'en écoutais. Etienne était parmi les élus. Ballade pop aux légers accents hispaniques qui évoque la douleur d'une rupture amoureuse brutale sous forme de défi western. Je rompais avec Clo en mars 1986.

No One Is To Blame d'Howard Jones

Reprise de son propre morceau, Howard s'adjoint les services de Phil Collins à la production, à la batterie et aux voix arrières. Merveilleux morceaux que j'avais acheté en 45 tours et qui plaisant à l'ensemble de ma famille. Phénomène rare. 

Time It's Time de Talk Talk

Morceau fleuve de plus de 8 minutes qui clôt l'excellent album The Colour of Spring, art-rock organique. Mélodie d'une grande sensibilité et enrichie par les choeurs solennels des Ambrosian Singers et d'une fin flutée qui me donne encore des frissons de nos jours. Tu nous manque musicalement, Mark.

Perdus Dans le Même Décor de Jim Corcoran

Folk rock québécois à la plume ciselée qui ose traiter de la solitude, même en couple. Autre chanson qui n'a fait que se bonifier comme du bon vin, avec le temps. 

The Future's So Bright, I Gotta Wear Shades de Timbuk 3

L'humour en musique masque souvent les messages plus importants qu'on veut faire passer. Ici, on parle guerre froide. Pourtant on retient le titre (ironique) d'un couple musical qui porte comme nom de band un jeu de mots avec la ville de Tomboutco (Timbuktu in english). Excellent groove. 

Why Can't This Be Love de Van Halen

Nadine. J'avais eu le temps de sortir avec Corrine, sans remarquer que Nadine, dans notre entourage, était charmée par moi. Je croyais ne pas être du tout dans sa Ligue. Mais Corrine repartira en Colombie-Britannique. Pas Nadine. On aura du beau temps ensemble. Bercé par cet album. Et ce morceau. Premier single de l'ère Van Hagar. 

Venus de Bananarama

Cette reprise tout à fait sexy de la chanson de Shocking Blue de 1969, propulse le sexy trio au sommet des palmarès. À 14 ans, testostérone dans le tapis, j'étais attiré par les trois. Et ce riff de guitare invitait à danser. 


Nobody's Fool
de Cinderella

J'ai eu une période Iron Maiden, Judas Priest, Def Leppard, Bon Jovi en raison des vestiaires de hockey que je fréquentais et dont je n'étais pas nécessairement le DJ. Cinderella était un dérivé de ses groupes métal et le premier single du band était une ballade qui m'a toujours plu.

Love For Sale de Talking Heads

Punk-funk énergique, satire grinçante du consumérisme et de la publicité des années 80, on s'amuse à y intégrer de vrais slogans publicitaires de l'époque. Vous pensez que ça ne pourrait pas toucher la cible sur un garçon qui un jour écrirait un blogue appelé Aucun Achat Requis ?

Mountains de Prince

Claps caverneux, cuivres éclatants, joyeux et optimiste, avec une risible chorégraphie de choristes dans le clip qu'on arrive pas à effacer de sa tête avec le temps, ce sera le seul morceau réunissant tous les Revolution sur l'album Under The Cherry Moon, qui suivait un des albums les plus vendus de l'histoire de la musique, avant que Prince ne les saborde.

Absolute Begginers de David Bowie

Chanson titre du film de Julian Temple, qui avait tourné du (long) clip pour David, ballade romantique doo-wop au ton cinématographiquement crooner. Saxophone baryton joué par Don Weller mais surtout magique voix arrière de Janet Armstrong, soeur de 22 ans du guitariste de Bowie, Kevin Armstrong. 

Bizarre Love Triangle de New Order

Monument de la synth-pop et du dance alternatif, c'était un incontournable pour faire danser les gens quand nous n'avions pas l'âge de consommer (ce que nous faisions quand même, loin des regards). Mythique.

Tonight Tonight Tonight de Genesis

La version de l'album de près de 9 minutes est formidable. Elle conserve les racines progressive du band et une longue séquence instrumentale tout à fait extraordinaire, sombre et hypnotique, menée par les synthés de Tony Banks et une rythmique de Phil Collins nous transporte complètement.

Ship of Fools de World Party

Ex-Waterboy qui venait de co-signer ma chanson préférée à vie. Vous pensez que je n'allais pas le suivre dans ses nouveaux projets ? Mise en garde environnementaliste et désespérée contre l'avarice et la cupidité humaine qui mène le monde à sa perte comme on peut le voir de nos jours. 

Karl Wallinger était adorable. Quand il est décédé, en mars 2024, j'étais autour d'une piscine à Las Vegas (dans les années saines Biden) et suivait les Oscars sur mon téléphone en après-midi, au gros soleil quand j'ai été alerté de son départ pour un autre monde. J'en ai été peiné de l'intérieur pendant facilement 24 heures. Il n'avait que 66 ans. Crise cardiaque. 

L'amoureuse a rejoint mon deuil quand je lui ai dit qu'il était le directeur musical de la trame sonore du film Reality Bites. 

Qu'elle avait aimé de bout en bout.

mercredi 21 octobre 2026

Green Day

 En 1987, deux jeunes guitaristes de 15 ans, de l'école secondaire de Pinole Valley High School, Billie Joe Armstrong et Mike Dirnt se partent un band avec deux amis qu'ils appellent Desecrated Youth. On joue dans le garage du batteur à Rodeo, toujours en Californie. Quelques mois plus tard, en octobre 1987, on se donne en spectacle devant public pour la première fois. On remplace le batteur en 1988. Le bassiste quitte dans la même foulée forçant Dirnt de remplacer sa guitare par la base. On est fortement influencé par un band appelé Operation Ivy dont les membres fonderont ensuite Rancid. On devient Green Day parce qu'on aime le cannabis. 

On les remarque et on les signe dès 1988, et en 1989, on livre deux minis albums. En 1990, on a un premier album, les deux minis, ensemble. Le batteur quitte pour faire l'Université, et sera remplacé d'abord temporairement par le batteur des Lookouts, Tré Cool. Restant finalement avec le band quand on fait des tournées les deux années suivantes qui les amènent jusqu'en Europe. On lance un second album qui ne vendra que 50 000 fois. Mais faire la première partie de Bad Religion (un nom de band devenu pléonasme avec le temps) aide à garder les sons en continu. Dans les milieux underground et dans les collèges ont fait jouer. Une étiquette majeure (Warner) s'intéresse alors à eux. 

Green Day, impressionné par son travail avec The Muffs, fait appel au producteur Rob Cavallo. C'est avec lui qu'on devient international avec l'album Dookie qui sera leur sommet commercial. Nous sommes en 1994 et jamais je n'y serai intéressé avant nos jours. Trop punk et à 22 ans, mes années punk à trois accords sont derrière moi. Je ne vois pas l'apport musical nouveau. Je me marre quand Geneviève Borne, animatrice un peu cloche de Musique Plus leur demande ce que veux dire Dookie et qu'ils sont gênés d'avoir à l'expliquer diplomatiquement plusieurs fois avant qu'elle ne le comprenne. Ce sont 10 millions de copies qu'on vend dans le monde de cet unique album. On sera de Lollapalooza et de Woodstock '94 où on est à la source d'une guerre de mottes de bouettes. Mike Dirnt se fait pêter la gueule par un garde du corps le méprenant pour un fan sur scène. Garde ta base sur toi, Mike. 

On se plaindra de l'hostilité jalouse de la scène punk de la Bay Area qui les accusent d'être vendus. Même leurs idoles. Jalouses. On fait un morceau pour un film pour adolescent la même année qu'on lance le 4e album. Plus lourd et moins mélodique, il vendra moins que Dookie, mais tous les albums suivants vendront plutôt moins. L'album est plus sombre. Épuisés, on annulera la tournée prévue en Europe. Malgré le succès grandissant. On travaille le 5e album qui sera lancé en 1997. Déviation expérimentale moins appréciées en général. Punk, pop, hardcore, folk, surf rock et même ska. Mais il y a toujours un morceau qui accroche bien avec le public. 

En 2000, Green Day lance son 6e album folk punk rock. Dans les 8 catégories où on est en nomination aux California Music Awards, ils remportent les 8. Ils sont héros, là-bas. On compose pour la franchise Austin Powers. On fera une tournée entre amis avec Blink 182. 

En 2002, ils enregistrent un album au complet présenti pour s'appeller Cigarettes & Valentines mais on se fait voler toutes les bandes maitresses et on se dit qu'on pouvait faire mieux de toute manière, on recommence le tout. Billie Joe se part même une étiquette de disques. Et on se déguise sous les chanteurs masqués de Money Money 2020 pour un projet plus new wave avant de collaborer à deux morceaux d'Iggy Pop, père du punk, aux États-Unis. En septembre 2004, on refait mouche avec American Idiot, un opéra punk rock. 5 mois plus tard, on sera au Super Bowl et on sera immensément populaires. On vend 6 millions de fois. Leur album suivant est en 2009. Suivi d'une trilogie en 2012. Billie Joe doit entrer en clinique de réhabilitation pour ses dépendances toxiques. 

Mais deux ans avant, American Idiot est adapté en comédie musicale à Broadway et devient un gros succès leur garantissant plus de revenus encore. 

On lance 3 autres albums entre 2016 et 2024. 

Avec Red Hot Chili Peppers, Pearl Jam, Soundgarden, Metallica, Nirvana, Oasis, Alice in Chains, Green Day, le grunge me sort de l'écoute populaire et de ce qui est prétendument intéressant comme musique dans les années 90. Je suis Portishead, Bjôrk, Duran Duran, Sigur Ros, Madeleine Peyroux, Tom Waits, Sam Phillips, U2, My Bloody Valentine, R.E.M., Morrissey, Jazz, bref, ailleurs. Dans les années 90, j'ai entre 18 et 27 ans. Je les terminerai papa. Green Day me parait adulescent. 

J'ai depuis fait la paix avec Nirvana, Metalicca et Billie Joe. Et avec le temps, ils m'ont gagné. 

Personnellement j'aime beaucoup Billie Joe. L'Homme,  

Billie Joe l'activiste, l'intègre, l'inclusif,  l'humain. 

Je me suis même fait une liste de lecture (comme Nirvana et Metallica il y a 1 an ou 2) d'1h27.

Puisque de tout manière, en octobre, il fallait les réveiller.

Septembre était depuis longtemps terminé.

La chaire à canon en Iran ne l'est pas. Terminée. 

Billy Jo est un modèle à suivre. 

Un verseau :) plus là dessus, demain. 

mardi 20 octobre 2026

Ce Qui Est Cassé En France

 Il y a un phénomène important qui se déroule en France en ce moment. 

Des manifestations qui cassent tout dans les rues. 

Étonnant qu'on réagisse ainsi en France pour des revendications dont ON NE PARLE JAMAIS, et qu'aux États-Unis, ont ait un autobus pleine de pédophiles à la Maison-Blanche, et des fraudeurs olympiques au pouvoir et que personne ne mette le feu nulle part. 

Les manifestations sont d'abord pacifiques. Toutes. Puis la République envoie sa sécurité qui les bouscule. Envoie-t-elle aussi les casseurs ? Bien entendu que ça escalade. Et ça dégénère. Et en soirée, on vous présente tout simplement une guerre civile. C'est comme pour les Gilets Jaunes, exactement ce qui s'est passé avec les Gilets Jaunes. 

Au départ, ce sont des revendications claires. Des Français qui réclament simplement un peu de dignité, des ourviers, des retraités, des artisans, des mères de famille, cette fois-ci, ça a commencé par les jeunes étudiants, qu'on regarde toujours de haut en France, il y a réelle hirérarchie entre générations et on est condescendants avec eux, Manu l'a toujours été, puis, des casseurs de banlieue, des briseurs de n'importe quoi, des carbutateurs d'adrénaline, envahissent les lieux et attendent l'ouverture, le prétexte pour exploser ou faire exploser. La pointrine qui fonce contre la poitrine de l'autre sans porter de coup, mais qui pousse sans donner le premier coup, pour ne pas être accusé(e) de l'avoir fait en premier, mais pour que le feu prenne. Des manifestants si nombreux qu'on arrive même plus à les compter et on panique avec la "sécurité". Et ces casseurs, c'est peut-être même le gouvernement qui les envoie dans les villes. Pour justifier les interventions musclées. C'est une méthode immensément ancienne de la CIA des années 50. 

Des prisonniers sont peut-être libérés pour y participer, des jeunes des banlieues entrent à Paris, sans être filtrés. Ni dans les gares. Les cassseurs débarquent. Les vitrines explosent. C'est un détournement de manifestation. Les voitures brûlent. Les commerces sont pillés. 

Et là, les docteurs de l'information mettent la machine à spin. Les marionettistes de la télévision. gérée par l'État, nous montre Micheline en pleurs, boulangère qui a été dévalisée et qui a tout perdu. Isabelle, qui a cotisé toute sa vie pour acheter sa boutique qui se retrouve à la rue, sa boutique saccagée, perte totale. On nous montre un jeune dont le scooter a été volé. 

Mais on ne parle jamais, jamais, jamais, JAMAIS, des revendications. Les 3/4 journal télévisé concocté par l'entourage gouvernemental et axé précisément sur tout ce qui a été cassé et qui sensationalise l'oeil, ne nous parle absolument pas de ce qui est vraiment cassé.

Le lien entre génération est cassé. 

Boomers et X, X et Y, Y et Z, Z et Alpha.

Le manifestant qui demandait du pain est transformé en révolutionnaire anarchiste dangereux qu'il faudra punir. Et le pouvoir qui devait répondre à sa colère se présente désormais en bon samaritain qui va sauver son peuple. Le pédoprésident fait la même chose à Chicgo et au Minnesota avec sa brigade terroriste ICE. Celui et celle qui ne voulait que remplir son frigo sans se ruiner devient horrifiant terroriste contre son propre peuple. Le pouvoir qui lui a vidé les poches est maintenant déguisé en assistant social avec le portefeuille du contribuable en auréole. 

Comment les casseurs peuvent casser en 4 et 5 jours sans être puni(e)s avant que les forces de l'ordre ne les freinent ?  Pourquoi les manifestant pacifiques, parce qu'ils étaient simplement là, finissent par être systématiquement associés à ceux qui détruisent tout ? Pourquoi si peu de journalistes qui auraient le couilles de couvrir la très très possible, voire certaine, infiltration parmi les revendicateurs/revendicatrices ? Vous commencez la journée en demandant de manger convenablement et vous la terminer en vous excusant pour une vitrine qu'on vous as appris qui était vandalisée. Mais que personne n'avait approché. Il y a même des images de casseurs qui reviennent de leur "journée de travail" sur le banc du passager des policiers. Sans menottes. Calmement complices. 

À ce ryhtme, le prochain voleur de banque pourra se présenter comme directeur de la sécurité. 

Quand une manifestation dégénère, c'est comme dans le sport, disons le hockey, il faut se tourner vers qui a laissé faire. Un arbitre qui ne sévit pas au hockey, les joueurs vont prendre un peu plus de libertés. Et pourquoi ? À qui profite politiquement toutes ces images. 

En France, casser une vitrine et visiter la cellule. Casser sa société, et vous aurez un voiture avec chauffeur, un palais et la légion d'honneur. 

Ce qui est cassé pour vrai, on ne le montre pas aux nouvelles. C'est la confiance dans ce qu'on nous montre. Dans ce qu'on nous dit. Dans ce qu'on nous fait croire. 

On ne voit pas toujours ce qui est cassé. 

Le contrat social et le dialogue avec les citoyens. Le droit aux manifestation paisibles. La cohésion républicaine. Désormais fissurée. La paix sociale. La légitimité démocratique. L'écoute mutuelle.

Le peuple se sépare de son gouvernement. 

La France est un couple qui se sépare. 

D'elle-même. 

lundi 19 octobre 2026

De La Responsabilité et de son Contraire

2 Jours avant l'insurrection du 6 janvier 2021.

Le 4 janvier 2021.

Enrique Tarrio, leader du groupe raciste d'extrême droite des Proud Boys, a été arrêté par la police de Washington dès son arrivée dans la capitale des États-Unis. Il était recherché pour avoir brûlé une banderole Black Lives Matter d'un église afro-américaine lors d'une précédente manifestation. Il a aussi été trouvé en possession de chargeurs d'armes à feu à haute capacité, illégaux à Washington. Un juge lui a alors ordonné de quitter la ville sur-le-champs. Ce qui l'a empêché de participer physiquement à l'assaut du 6 janvier suivant. Mais il a ensuite été condamné pour en avoir coordonné, à distance, les préparatifs et opérations. 


 On avait vent que ça allait bourdonner. Face à l'arrivée massive anticipée des partisans de Donald Trump, fraichement vaincu aux élections de novembre 2020, par la raison Joe Biden, et face aux risques d'affrontements, souhaités virtuellement par le dément ancien président la mairesse de Washington, Muriel Bowser, a officiellement demandé et obtenu le déploiement de 340 soldats de la Garde Nationale pour épauler la police locale. Ce même jour, elle a lancé un avertissement public demandant aux habitants de rester à l'écart du centre-ville en prévision des tensions possibles. 

C'est aussi autour de cette date que sur le plan politique, les discussions et les pressions se sont intensifiées en coulisses à la Maison-Blanche. Notamment les demandes répétées de Donald Trump auprès de son vice-président Mike Pence pour qu'il bloque la certification des votes prévues le 6 janvier.

Le président qui devait dans quelques jours céder sa place, a maintes et maintes fois répété sur toutes les tribunes qu'il fallait bloquer la certification des votes de l'élection de 2020. 

Sur le plan des faits et de l'enquête qui a suivi la responsabilité de DT a été pleinement soulignée. L'enquête a conclu, une année et demi plus tard par des gens désormais ciblés par l'administration criminelle en place, qu'il en avait été la cause centrale de l'assaut et a recommandé des poursuites pénales contre lui. notamment pour assistance à une insurrection 

Plusieurs figures de son entourage et leaders de groupes extrémistes ont été lourdement condamnés par la justice pour s'être basé sur ses déclarations afin d'organiser l'attaque. 

Mais sur le plan légal, la frontière entre la rhétorique politique et l'incitation criminelle est très stricte aux États-Unis. Pour qu'un discours soit jugé criminel, la justice des É-U s'appuie sur la jurisprudence constitutionnelle (l'arrêt Brandenburg) qui exige de prouver que l'orateur a explicitement et directement ordonné une action illégale imminente. 

Lors de son discours du 6 janvier, bien qu'il ait répété plusieurs fois le mensonge que l'élection avait été "volée" et qu'il "fallait se battre comme des diables (Fight like hell)", il a aussi glissé une phrase qui l'a plus ou moins sauvé. Il a demandé à ses têtes brûlée partisanes de marcher vers le Capitole de manière pacifique et patriotique. Ses avocats ont utilisé cette nuance qui l'a exonéré. 

Mais sans l'ombre d'un doute, personne n'investit le Capitol, le 6 janvier, sans le coup de gueule du crétin au micro, qui n'admettra jamais sa défaite électorale. 

Le 5 novembre 2024, soir d'élections aux États-Unis. Le pédoprésident va gagner l'élection en raflant tous les "swing states", qu'il ne dominait aucunement dans les sondages. Dans TOUS ses swing states, des gens qui, étrangement votent pour le candidat de Kamala Harris, mais jamais pour elle comme présidente. Par milliers. Des régions, très nombreuses, où Kamala Harris, a tout simplement 0 vote. Mais où on a voté pour son candidat local. 888 comtés passent au rouge. AUCUN, passe au bleu. Statisticiens et spécialistes s'entendent pour dire qu'il n'y avait aucune chance que ça puisse se produire ainsi sans interférence. 

Le bureau des enregistrements de votes, son quartier général de calcul, confirme que les votes pour Trump passent de 42, 219 886 à 87 665 393 en 3 minutes. De 21h30 à 21h33. Un bond soudain de 41 445 0007 votes en 180 secondes.   

À 21h32, Elon Musk tweet  "Game set & match". 

6 novembre 2024. Trump remercie Elon Musk pour ses connaissances informatiques, précisément pour sa connaissance des machines à compter les votes.   

25 pages sur le sujet ont été rapportées sur Substack. JAMAIS les médias ne s'y sont intéressé sérieusement. 

Les États-Unien ne règleront pas leur problème présidentiel en simplement "votant". 

Elon Musk a confirmé récemment "investir" plusieurs millions dans la campagne d'élections de mi-mandat...

Je me demande bien où? 

Dans les affiches, les slogans et le militantisme de porte à porte...

Assurément...  

Les élections de mi-mandat seront falsifiées aussi.

dimanche 18 octobre 2026

La Rentrée Scolaire, à Gaza

En septembre et octobre 2026, la bande de Gaza connaît une rentrée scolaire sans précédent marquée par une tentative désespérée de redonner un semblant d'avenir à une génération brisée par le mal ultime: Israël. 

On ne fait qu'y enseigner, on y fait du soutien psychosocial à temps plein. 

Après 3 années de guerre dévastatrice et d'interruption quasi totale de la scolarité, des miliers d'enfants reprennent progressivement le chemin de l'apprentissage en présentiel. Orchestrée par le ministère palestinien de l'Éducation, l'UNRWA et l'UNICEF, cette rentrée ne ressemble en rien aux précédentes. Elle ne se déroule pas dans des salles de classes ordonnées mais au milieu des décombres, sous des tentes de fortune et au rythme persistant des alertes de sécurité. Plus qu'une simple reprise administrative, ce retour à l'école est un acte de résllience culturelle et humaine. Ces gens qui n'existent pas du point de vue Juif, vivent dans un paysage éducatif en ruines. 

Le principal défi de cette rentrée réside dans l'anéantissement presque total des infrastructures. Selon les données officielles du ministère palestinien de l'Éducation, environ 95% des bâtiments scolaires de l'enclave ont subi des dommages depuis le début de la guerre. Plus dramatique encore, près de 85% d'entre eux sont totalement hors service, pulvérisés par les bombardements des barbares Étatsuno-Israëliens, ou structurellement devenus dangereux par la fragilisation guerrière pour accueillir quiconque. Avant le conflit, l' UNRWA gérait à elle seule 182 écoles équipées pour les réfugié(e)s; la quasi totalité de ce patrimoine a été rayée de la carte comme Israël semble vouloir effacer la Palestine ou endommagée.

Pour les structures qui tiennent encore debout, la réalité n'est guère plus simple. Les rares bâtiments épargnés ou partiellement réhabilités servent d'abris d'urgence pour les centaines de milliers de civils déplacés à l'intérieur de la bande de Gaza. Les écoles encore plus fonctionnelles doivent donc cohabiter: une aile accueille des salles de classe improvisées, tandis que la cour et les autres pièces hébergent des familles entières vivant dans une promiscuité extrême. 

Afin de pallier ce manque d'espace, les autorités éducatives et les ONG ont dû innover en installant des espaces d'apprentissages temporaires (EAT) sous des tentes. Des écoles entières, à l'image de l'école Ahbab Shujayea située près du port de Gaza City, renaissent ainsi. sous des toiles de plastique et de toile usées. Dans ses structures de fortune, les conditions climatiques sont éprouvantes. L'air y est étouffant en raison du manque de ventilation, et la perpective de l'hiver fait craindre le froid et les inondations. 

Au delà des murs, ce sont les outils les plus élémentaires de l'écolier qui font cruellement défaut. Tout au long de la guerre, l'entrée des fournitures scolaires de base- cahiers, stylos, manuels cartables - a été soumise à de sévères restrictions humanitaires. Bien que l'UNICEF ait tenté d'acheminer des convois massifs de matériel dans le cadre de son programme d'urgence appelé "Retour à l'école". De nombreuses cargaisons contenant de la papeterie ont été bloquées aux points de passage par les criminels de guerre. 

La débrouillardise est donc de mise. Puisqu'il y a absence de mobilier, il n'y a ni bureaux, ni chaises, les élèves des cycles primaires s'asseyent par terre, sérrés les uns contre les autres. Faute de cahiers, les enfants écrivent sur des morceaux de carton de récupération ou de vieux papiers recyclés. Un seul crayon peut-être partagé par plusieurs élèves au cours d'une même leçon. Les enseignants utilisent quand à eux de minuscules tableaux noirs suspendus aux piquets des tentes pour dispenser leur cours. Les enfants se rendent ainsi à l'école sans uniforme, sans chaussures cirées, marchant parfois pieds nus ou avec des sandales usées au travers des rues dévastées et encombrées de détritus et de gravats. Résistance et espoir forcent l'amiration. 
Je ne sais pas ce qu'on dira de nous qui auront toléré pédophilie, viols et génocides.

C'est une génération entière traumatisée qu'on tente d'exterminer qui est à reconstruire. On leur apprend ce que le monde entier refuse de complètement confirmer: Qu-est-ce qu'un génocide. `

Par la pratique. 

Forcée depuis au moins 1967 dans un monde volontairement complice et aveugle.