vendredi 13 février 2026

Femmes & Musique Sur 70 ans

Des années 50 aux années 2020, l'histoire de la musique populaire féminine raconte bien plus qu'une succession de styles, elle dessine l'évolution du regard porté sur les femmes, sur leur voix, leurs corps, leur autorité artistique et leur pouvoir narratif. D'interprètes façonnées par l'industrie à autreure-compositrices-interprètes, maitresses de leur image, les artistes ont déplacé les frontières de la représentation. 

Dans les années 50, des figures féminines cadrées par des normes strictes sont présentées. De manière élégante, voire raffinée, Blossom Dearie, chez les blanches, Ella Fitzgerald, chez les Noirs, qui ne se mélangent pas encore complètement en Amérique du Nord, offrent leurs présences vocales et physiques qui restent maitrisées, souvent contenues. Robes longues, micros fixes, orchestres derrière elles, la voix prime, mais dans un cadre très codifié. Ella impressionne par sa virtuosité vocale et son scat lumineux, Blossom par sa voix de poussin. Patsy Cline, dans le mâle milieu country, impose une émotion profonde et un point de vue féminin, entre vulnérabilité et dignité. Billie Holiday, avec son phrasé fragile et déchirant, transforme la souffrance en art. Pourtant, malgré leur génie, ces femmes évoluent dans une industrie dominée par les producteurs masculins. Elles sont interprètes avant d'être perçues comme créatrices. C'est un jeune Willie Nelson qui écrit Crazy pour Patsy Cline quand les années 60 sonnent. Leur pouvoir réside dans l'émotion, mais leur image publique reste soigneusement contrôlée. Le destin tragique précoce de Billie & Patsy, et outremer, au début de cette décennie, le veuvage d'Edith, ajouteront une couleur au culte dramatique entourant Femmes & Musique à cette époque. 

Les années 60 amorcent avec une fissure de cette façade. D'abord Européenne. La maman et la putain. Françoise Hardy qui pleure sa solitude et ne demande que d'être aimée, Brigitte Bardot, qui joue avec la sensualité et devient l'icône médiatique internationale qui fera le tour du monde au nom de France. Hardy impose une mélancolie introspective, et une distance presque intellectuelle. En Amérique du Nord, Karen joue de la batterie. Joan fait du vibratto, mais au final, nous présente Bob en s'effaçant. Michelle & Mama Cass sont des choeurs. Janis Joplin fait exploser les codes. Sur scène, elle hurle, transpire, incarne le blues de toute son être, En mourra. Elle vivait une expérience corporelle totale. Le femme n'est plus seulement interprète gracieuse, elle devient sujet désirant, sujet souffrant, sujet rebelle. La présentation scénique se libère, les cheveux se détachent, les vêtements deviennent plus personnels, l'attitude moins docile. L'authenticité commence à supplanter la bienséance. Les auteures se pointent. Le respect est exigé.

Dans les années 70, cette libération prend des formes multiples. Carole King incarne l'auteure-compositrice interprète introspective avec quelque chose qui fera tapisserie sonore. Elle impose l'idée qu'une femme peut écrire son matériel. Ricky Lee le comprend. Donna s'impose comme absolue reine du disco. Elle revendique une sensualité assumée dans un univers de clubs, de lumières, et de pulsations électroniques. Blondie, Stevie & Christine se mêlent aux garçons tout en restant féminines. Glamour er punk pour la première. Folk et sophistopop pour les secondes. New wave et énergie rock pop. La femme peut être caméléon. Intime et hédoniste. Graphique et forte. Le présentation ne prend pas encore complètement toute la place. 

Mais dans les années 80, Madonna renverse tout ça. Le clip arrive, l'image du même coup voyage. Elle le comprend avant tout le monde. La musique est indissociable de la mise en scène en ce qui la concerne. Elle transforme chaque album en personnage. La vierge provocatrice. l'icône religieuse détournée, la dominatrice glamour. Elle contrôle son image entièrement. Joue la controverse. Vendre l'image, Samantha le comprend. Vendre le corps si on ne vend pas musique. modus operandi qui sera suivi jusqu'à nos jours. La sexualité est arme de pouvoir, si on le veut. Tina Turner incarne le résilience et la puissance scénique brute. Annie Lennox brouille les genres avec son apparence androgyne et sa voix basse. Ses performances théâtrales charment. La femme n'est plus simplement représentée, elle construit par la danse, par le corps, par le mythe. Le corps devient discours. Le clip, manifeste visuel.

Dans les années 90, une nouvelle forme d'équité émerge avec ma génération qui deviendra adulte. Dans les marges de l'alternatif, le style shoegaze et la scène indépendante offrent une équité étonnante, ou les espaces pour que les femmes s'expriment résonnent. Se fondant dans les textures sonores éthérées, moins centrées sur la performance spectaculaire que la sensation. Une renarde écossaise adopte une posture frontale ironique face aux normes. En souffrira aussi. Comme dans les années 80, Cindy. Alanis Morrissette fait comprendre que la colère féminine peut être succès mondial. Björk déconstruit tout cadre attendu croisant expérimentations électroniques, fragilité, étrangeté visuelle, avant-gardisme. La présentation devient plus conceptuelle. L'artiste féminine peut être abrasive, vulnérable, étrange, sans chercher à rassurer. L'Industrie commence à accepter que la subjectivité féminine inclue la rage, la complexité psychologique et l'expérimentation.

Les années 2000 voient une hybridation des identités,. Lady Gaga pousse à l'extrême la performance artistique. Chaque apparition est une oeuvre. De l'art contemporain humain. Elle questionne la célébrité, le genre, et le regard médiatique. Amy Winehouse passe en comète avec son esthétique rétro et sa voix unique. Caramélisée. Les écriture deviennent plus personnelles, exposent aussi certaines fragilités face aux surexpositions médiatiques. Britney en écopera brutalement. Shakira mélange culture pop, latino, dans un marché globalisé. Se sert de son corps, de sa voix et de sa personne avec dignité. Tout en jouant la parfaite sexytude. La Femme s'écrit avec une majuscule. L'authenticité, même si on fonce vers l'ère de l'ego, doit coexister avec une stratégie internationale. 

Dans les années 2010, la maitrise narrative s'intensifie. Beyonce redéfinit l'album comme oeuvre visuelle et politique. Elle croise identité noire et féminité. Trahison et puissance collective. Lorde, propose une esthétique minimaliste, introspective, presqu'anti-glamour. Sia choisit l'effacement et impose une voie unique. Elle laisse parler son corps. Au diables les traits du visage. La présentation devient consciente des mécanismes médiatiques et on s'en amuse. Les artistes jouent avec l'invisibilité, la confession, et la mise à distance. 

Les années 2020 prolonge cette autonomie accrue. Taylor devient sensation. Se réapproprie tout ce qui était à elle. Maintenant bien à elle. Elle reprend le contrôle chantée par Janet, 35 ans plus tôt. Swift incarne la réappropriation économique et artistique. Billie déconstruit son et images. Ne joue pas la carte du corps. Elle préfère l'esthétique sombre, murmurée, les structures éclatées. Phoebe, Lucy & Julien nous rappellent enfin qu'en équipe, on est plus forte. divisée, on s'écroule. La sororité compte. Le collectif féminin n'est pas que compétition. Il peut être création collective. 

En 70 ans, les femmes en musique sont passées d'élégance contraintes et contrôlées, à pluralité radicale. D'interprètes magnifiées, devenues architectes de leur propre destinée. Stratèges et militantes. Auteures et accomplies. La musique des femmes n'est plus un genre ou une exception. Elle est champ d'expression. 

Et écho de reconnaissance. 

Ou livre ouvert. 

Et comme toute femme, se redéfinit sans cesse.     

jeudi 12 février 2026

Cake

Le chanteur John McRea, originaire de Sacramento, se tanne du circuit des cafés, au début des années 90 et commence à recruter de bar en bar. Il s'entend d'abord avec le trompettiste Vince DiFiore. Ce dernier dira que McRea vole les musiciens de tous les bands dans lesquels ils se trouvent. Il a ce charme. Ça leur tente de travailler avec lui. Greg Brown est amené à la guitare, Shon Meckfessel à la basse et Frank French à la batterie. Ils sont tous actifs dans d'autres bands. Mais quitte pour former avec McRea, Cake.  

Meckelfessel quitte très vite pour terminer l'école et est remplacé par Gabe Nelson. On joue dans les clubs de San Francisco, on se fait remarquer un peu, on tricote un premier album sur trois ans, à ses frais, album qui capte l'attention de l'animatrice de radio Bonnie Simmons, qui accepte de devenir leur gérante. Les gars vendaient leur disque après les spectacles, de leur van de transport. Le magazine Pulse ! leur fait une belle critique, nommant leur album de 1994 comme un des meilleurs de cette année-là. Le vent commence à tourner en leur faveur. Simmons leur fait signer un contrat.

La maison de disque relance l'album en 1995. Avec une vraie distribution. Et le band vivra sa plus belle année d'inspiration. On dit d'eux qu'ils sont rappels de Bob Wills, Buddy Holly ou Lou Reed. Et McRea a beaucoup d'humour. On salue leur résistance à ne pas inclure de reprises d'autres artistes sur leur premier effort. Ce qu'ils trahiront aussitôt.

Cake joue sur scène depuis presque 5 ans, une version de I Will Survive de Gloria Glaynor. Qu'elle n'aimera pas en raison de la profanité qu'on y ajoute. Ça reste une splendide chanson pour mes oreilles, principalement pour la trompette de Vince DiFiore. Le batteur French et le bassiste Nelson quitte le band devant la perspective de partir longuement à l'extérieur, en tournée. Ils sont remplacés par Todd Roper à la batterie et Victor Damiani à la basse. Avec une nouvelle rythmique, nouvelle dynamique. Leur album de 1996 sera, selon moi, leur meilleur. Rock alternatif, rock, funk, hip hop, rockabilly, jazz, country, pop rock, folk rock, musique latine, leur second album coche toutes les cases. La trompette de DiFiore ajoute une splendide couleur à leur son. Greg Brown leur compose le premier single. On reprendra aussi une chanson de Willie Nelson pour clôturer l'album, mais pour l'ouvrir, une de mes chansons préférées à vie

The Distance atteindra le top 5 au Canada et #4 aux États-Unis. L'album. le top 10, en Australie. Notre co-loc Val l'achète et on l'écoute tout 1996.

On fera le tour des États-Unis en tournée, puis la première partie des Counting Crows, en Angleterre. 

Mais après la tournée, quand McRea trouve que la chimie musicale a vraiment bien prise dans le band, Brown et Damiani quittent le band. Pour un nouveau projet à eux. Xan McCurdy devient guitariste et Gabe Nelson revient à la base. Sans Brown, McRea se permet d'explorer davantage musicalement et l'album suivant est plus éclaté encore. Il ne fait pas l'unanimité. On pondra quelque chose d'autre rapidement, d'une nouvelle pochette pastel. McRea réalisera le clip du premier single ainsi que le clip du second single. On salue "le retour à leur ancien son". Même si ils n'ont que 3 albums avant celui-là. C'est le dernier album complet de Todd Roper à la batterie, il ne sera que de deux morceaux de l'album suivant. On devait partir en tournée dans le monde, mais les évènements du 11 septembre les convainc de ne pas voyager à l'étranger et on tournera en Amérique du Nord, sans être une première partie, et dans les festivals avec Modest Mouse, De La Soul ou The Flaming Lips dont ils se font des amis aussi.   On utilise un peu plus de synthétiseurs. On a toujours cet humour subtil dans les chansons. Ce qui déplait à certain(e)s. Qui les trouvent alors beaucoup moins inspirés/inspirants. 

Avec les sous amassés avec les années, on prend 6 ans pour se bâtir son propre studio, tout en concoctant de la musique ensemble. Le dernier album est lancé en 2011, dans une certaine indifférence.

Le band, et ça s'entend, se dit influencé par la musique country, le mariachi, le new wave, le college rock, le jazz, le folk iranien, la musique brésilienne et le hip hop. McRea, cite pour lui Hank Williams, Golden Gate Quartet, Tom Zé et Sly & The Family Stone. 

Il y a 10 ans, Todd Roper revient à la batterie. Car on fait encore des tournées locales. Souvent dans des festivals voulant honorer les années 90, même si ce n'est que 50% de leur oeuvre. 

Greg Brown, auteur de leur plus grand hit il y a 30 ans, est décédé à seulement 56 ans, après une lutte contre une maladie non spécifiée, le 7 février dernier.   

mercredi 11 février 2026

Quand la Prison Forgea un Homme Libre

Nelson Mandela était une des figures les plus marquantes du XXe siècle, non seulement pour son combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, mais aussi pour la force morale exceptionnelle dont il a fait preuve pendant ses vingt-sept années de prison. Son incarcération, loin de briser son engagement, a transformé Mandela en symbole mondial de résistance, de dignité et d'espoir. 

Sa libération marquera un tournant historique, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais pour le monde entier.

Arrêté en 1962, à l'âge de 44 ans, puis condamné deux ans plus tard à la prison à vie lors du procès (partisan) de Rivonia, Nelson Mandela est reconnu coupable de sabotage et de complot contre l'État (il n'a que des idées différentes et prône la démocratie et la fin de l'apartheid). À l'époque, le régime d'apartheid impose effectivement une ségrégation raciale brutal, privant la majorité noire de ses droits politiques, économiques er sociaux. Mandela, membre de l'African National Congress (ANC) estime alors que la lutte pacifique ne suffit plus face à la violence institutionnelle du régime. Cette position lui vaut "une condamnation exemplaire", destinée à décourager toute opposition. 

Mandela est alors envoyé à Robben Island, une prison située au large du Cap, connue pour ses conditions de détention extrêmement dures. Les prisonniers politiques y sont soumis à un travail forcé dans une carrière de chaux, à une nourriture insuffisante et à un isolement sévère. Mandela, classé comme un prisonnier noir de catégorie inférieure, est privé de nombreux droits accordés aux détenus blancs: moins de visites, moins de courrier, et des conditions de vie plus rudes. Pourtant , malgré ces humiliations quotidiennes, il refuse de se laisser déshumaniser. 

La prison devient pour lui un lieu paradoxal d'apprentissage et de résistance intérieure. Il y développe une discipline personnelle rigoureuse, fondée sur la lecture, la réflexion et le dialogue. Il étudie le droit, l'histoire, et apprend l'afrikaans, la langue des oppresseurs colonisateurs blancs. Convaincu que comprendre l'autre est une arme essentielle pour transformer la société. Peu à peu, il gagne le respect aussi bien des autres prisonniers que de certains gardiens. Sans jamais renier ses convictions, il adopte une posture de calme et de dignité qui renforce son autorité morale. 

Au fil des années Mandela devient un leader même derrière les barreaux. Il participe à l'organisation collective des prisonniers politiques, négocie de meilleures conditions de détention et insiste sur l'importance de la solidarité. À l'extérieur, sa figure prend une dimension mythique. Alors que le régime tente de le faire disparaitre de la scène publique,, son nom devient un cri de ralliement pour les mouvements anti-apartheid à travers le monde. Des campagnes internationales réclament justice et sa libération, faisant de lui un prisonnier politique universellement reconnu. Et injustement emprisonné. 

Dans les 1980, l'Afrique du Sud est confrontée à une crise identitaire profonde. Les violences internes s'intensifient, l'économie est affaiblie par les sanctions internationales et le régime n'est plus viable. Mandela, transféré dans une prison où les conditions sont plus clémentes, entame des discussions secrètes avec le gouvernement. Ces négociations montrent sa capacité à envisager l'avenir sans esprit de vengeance. Pour lui, la fin de l'apartheid ne peut se faire que par le dialogue et la réconciliation. 

Après 27 ans de détention, en 1990, Nelson Mandela est enfin libéré. Les images de sa sortie de prison, main dans la main de son épouse Winnie, font le tour du monde. Loin d'exprimer de la haine ou un désir de vengeance, Mandela prononce un discours empreint de sagesse et d'apaisement. Il appellent à l'unité nationale et à la construction d'une Afrique du Sud démocratique, où Noirs et Blancs auraient les mêmes droits. 

Cette libération symbolise bien plus que la fin de l'emprisonnement d'un homme. Elle marque le début de la fin officielle de l'apartheid et l'ouverture d'un nouveau chapitre pour le pays. Mandela, maintenant devenue le premier président Noir d'Afrique du Sud, en 1994, incarne alors la possibilité du pardon sans l'oubli et de la justice sans la vengeance. Un an avant sa présidence, il avait gagné le Prix Nobel de la Paix. Son passage par la prison, loin de l'avoir affaibli, a forgé un leader capable de transformer la souffrance en force politique et morale. 

En ce mois de l'histoire des humains à la peau noire, alors que les États-Unis sont devenus ouvertement racistes et totalement fascistes, il est un rappel que même dans les conditions les plus inhumaines, avec des racistes au pouvoir, il est possible de préserver sa dignité, de croire en la justices et aux gens, et de préparer un avenir malgré les injustices. 

Les États-Unis auront besoin d'un tel rappel quand ces xe années de "I told you so" seront terminées. 

Il y aura tant à reconstruire au pays de l'oncle Sam. 

Nelson Mandela était libéré aujourd'hui, il y a 36 ans.   

mardi 10 février 2026

Louche Espace Public

La présence publique de Donald Trump vers 2016, son omniprésence depuis, une montée de l'importance de l'internet dans nos vies, son anonymité et ses accès rapides et faciles, la pandémie, et le second passage du pédoprésident, qui nous fait oublier les 4 ans de bien être entre les deux erreurs, deuxième passage qui semble sévir depuis 12 ans, aidé de l'IA maintenant, tout ça, ont ouvert des projecteurs des portes et lancé des projecteurs sur tout un pan de la société qu'on préférait par le passé, garder sous silence.

Et avec raisons. 

Long préambule pour vous dire que l'idiotie a belle tribune depuis 2016. Les valves du racismes sont très ouvertes. Et ça coule sous plusieurs types de robinets. La tuyauterie du racisme s'est ramifié des États-Unis au Canada. Et chez nous, on a des parfaits cons aussi. Très public. 

Comme JF Gariepy.

Qui ?

Jean-François Gariepy. 

Une nouvelle version de la lie de la lie. 

Originaire de Ste-Sophie, il a étudié en neurosciences et travaillé comme chercheur dans le domaine biologique. Il se fait connaitre publiquement par Youtube où il anime une série de chroniques croisant politique, science et philosophie. Avec de probables visées internationales, il appelle cela The Public Space. Parce qu'en effet, très souvent, il discute en anglais et les clips auxquels il fait référence sont de langue anglaise. Ces propos sont associés rapidement à la droite alternative extrême. Il verse facilement dans les théories du complot et devient vite controversé. 

Entre autre parce qu'il apparait clairement raciste et suprémaciste blanc nationaliste. Il est ciblé par des organisations spécialisées dans la surveillance des discours haineux et aussi par les réseaux de chercheurs qui chercheront à s'en dissocier. Ses chaînes de propagande d'idées seront listées parmi les chaines suprémacistes blanches par la ligue anti diffamation.  Il promeut parfois des idées comme la supériorité génétique des blancs et la création d'un ethno-État blanc dans ses vidéos ce qui nourrit la controverse autour de lui. 

Il se trouve aussi au centre de nombreuses polémiques sur ses opinions et son comportement personnel. Des choses qui circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse alternative. Il se confie parfois en se pensant dans l'underground, mais son jugement lui fait manquer de perspectives. Ces récits doivent être traités avec prudence, tellement ses histoires sont parfois ahurissantes. Elles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. 

Mais là où ça devient plus louche encore, c'est auprès de celle qu'on appelle "Mama JF".

Élora Patoine est nébuleuse. Elle a à peu près 30 ans. Ou elle serait dans la trentaine. C'est pas clair.

Elle apparait quelque fois dans ses vidéos et est présentée comme "la femme" du commentateur en ligne. 

Le 17 juin 2023, Élora et JF sont ensemble en direction du Nouveau-Brunswick, dans ce qui devait être un voyage ou une excursion. Gariépy affirme qu'elle a quitté la voiture pour "vivre une aventure ou aller vivre hors réseau". Hors de la vie publique. Pour cette raison, Gariépy ne la déclarera pas "disparue" avant un certain temps. Le 19 juin, serait la dernière fois où Gariépy l'aurait vue, la laissant à une station service de Borden-Carleton. Elle l'aurait quitté volontairement. Il ne la déclarerait justement jamais disparue, puisque c'est un citoyen/ami qui la déclare disparue fin septembre 2023, donc, trois bons mois plus tard.  

La Gendarmerie Royale du Canada la déclarera "personne manquante" dès octobre 2023. Et demandera l'aide du public pour la retrouver. Ce que Gariépy ne se force pas de faire.

Deux ans et demi plus tard, le cas n'est toujours pas résolu. Où se trouve Élora Patoine ? En vie ou morte ? Jusqu'à maintenant Gariepy n'est pas considéré comme "responsable" de sa disparition. Mais elle est bel et bien disparue. 

"vivre hors réseau" c'est couper tous les ponts avec tout le monde sur terre ?

Et si personne ne s'inquiète de sa disparition, n'étais ce pas les conditions idéales pour s'en débarrasser...?

...enfin...

Pas de corps, pas de crime.

Pas envie de devenir plus controversé moi-même que je ne le devrais.

Mais des proches d'Élora inquiets...ça existent encore ?

Je suis en train de revisiter One Battle After Another de Paul Thomas Anderson. Le probable film de l'année aux prochains Oscars. Dans un relai d'otages, le relayeur demande à son otage "est-ce que quelqu'un viendra te chercher ?". Ce à quoi répond l'otage "Yeah ! and he's gonna fuck you up!". Et il y aura quelqu'un.

Y a quelqu'un comme ça pour Élora ? 

lundi 9 février 2026

Giorgia Meloni

Née le 15 janvier 1977, à Roma, elle a grandit dans le quartier populaire de Garbatella, un environnement qui a grandement influencé son discours politique centré sur l'identité. le mérite et l'ascension sociale. Issue d'une famille modeste et élevée par sa mère seulement, après le départ de son père, elle revendique souvent, encore aujourd'hui, ce parcours comme la preuve d'un attachement aux classes moyennes et populaires italiennes. 

Son engagement politique commence très tôt. À seulement 15 ans, elle adhère au Front de la Jeunesse, l'organisation de jeunesse du Mouvement Social Italien (MSI), parti héritier de la tradition post-fasciste. Cette origine idéologique est l'un des éléments les plus controversés de sa trajectoire. Toutefois Meloni affirme s'y être inscrite dans une évolution démocratique claire, cherchant à transformer cet héritage en une droite conservatrice moderne, souverainiste et nationaliste. Mais compatible avec les institutions démocratiques. 

Au fil des années 2000, sa carrière politique prend de l'ampleur rapidement. Elle rejoint Alleanza Nazionale, un parti d'extrême-droite. puis le Peuple de la Liberté de la crapule Silvio Berlusconi, Trump avant Trump. En 2008, à seulement 31 ans, elle est faite, par Berlusconi, plus jeune ministre de l'histoire de la république italienne, à devenir ministre, ministre de la jeunesse, justement. À ce poste, elle met l'accent sur la participation civique, la natalité et l'identité nationale. Des thèmes qui resteront centraux dans son discours politique. 

En 2012, Giorgia franchit une étape décisive en cofondant Fratelli d'Italia (Frères d'Italie), un parti national-conservateur. D'abord marginal, mais appelé à jouer un rôle majeur. Pendant plusieurs années, cette formation reste dans l'opposition, refusant chaque fois de participer aux multiples gouvernement de coalitions successifs qui ne mènent que trop souvent qu'à des catastrophes. Cette brave décision permet au parti de se bâtir une cohérence, et force l'admission que seuls, peut-être nous, seuls, pourrions aider l'Italie à se relever du marasme économique national. 

Tous les autres partis, passent pour une classe politique perçue comme opportunistes, peu fiables ou instables. 

Le tournant majeur survient lors des législatives de 2022. Dans un contexte de perpétuelle crise économique, d'inquiétudes liées à l'immigration et de fatigue généralisée vis-à-vis des élites politiques traditionnelles italiennes, Fratelli d'Italia termine la soirée d'élections en tête des scrutins de votes. Giorgia Meloni devient alors présidente du Conseil. La toute première Femme à occuper ce poste dans ce pays historiquement machiste. Sa victoire marque un déplacement significatif du paysage politique italien vers la droite conservatrice.

 Elle critique le fédéralisme européen, se présente comme un femme féminine mais pas féministe. Livre même quelques combats à l'idée de l'égalité des genres. Cette posture lui permet de ratisser un large électorat mâle machiste rétrograde, mais alimente aussi beaucoup la critique. Son accession au pouvoir suscite inquiétude en Europe. Cela ne signifie pas l'effacement de son identité politique pour autant. On redoutait un glissement autoritaire ou une remise en cause des valeurs démocratiques. Finalement, c'est aux États-Unis que ça se produira. Et de sa part, une ligne pragmatique devient la norme sur plusieurs dossiers. Contre toute attente, elle réaffirme l'ancrage de l'Italie dans l'union européenne et l'OTAN, soutient ouvertement l'Ukraine envahie par la Russie, et se montre soucieuse de la stabilité économique, notamment dans sa gestion des fonds européens. 

Elle reste restrictive sur les politiques migratoires, et sur le contrôle des ONG. Elle entretient aussi des relations étroites avec d'autres leaders conservateurs et nationalistes en Europe, tout en cherchant à apparaître comme une interlocutrice crédible auprès de Bruxelles. Elle est surtout redoutable communicatrice. Son aisance à l'oral , son ton passionné et son habileté à se présenter comme une femme du peuple lui confère une honnêteté jugée spontanée. Et moderne. Elle incarne une évolution du paysage politique italien et européen.

Elle a prouvé que le national-conservateur pouvait se réinventer.

Même si elle a été piégée par la Cosa Nostra pour les constructions des jeux Olympiques actuels qui devaient être les Jeux "du rééquilibre sobres des dépenses" et qui auront quand même coûté plus de 30 millions. Sotchi, en 2014, ayant été la catastrophe absolue de plus de 50 millions. Catastrophe aussitôt suivie d'une première invasion en Ukraine, toute aussi illégale que l'invasion actuelle.  

Meloni refusera pas moins de 54 devis de construction tous liés à la Mafia, mais cette bête à plusieurs têtes, réussit à se régénérer ailleurs pour soutirer des fortunes à son gouvernement.

Avec le fascisme grandissant aux États-Unis, et l'incohérence absolue du président dément, Giorgia Meloni n'inquiète plus. En tout cas, moins. 

dimanche 8 février 2026

Il Ne Sait Pas

Enfant, pré-ado, ado, le mantra de mon défunt papa était "Mentir, tricher, voler, c'est choisir de se placer du mauvais côté de la société "

"C'est aussi des raisons d'un jour vous déshériter" s'est rajouté avec le temps. 

Mon père était juste.

Notre monde ne l'est pas. La planète ne l'est pas. Certains pays sont même la triche incarnée.

Les États-Unis le sont devenus depuis 10 ans. 

Les élections de mi-mandat, ils prévoient très ouvertement les voler. Tous les signes pointent vers une défaite et une perte du contrôle du Congrès. Les Démocrates ont gagné LE TEXAS !!!! Entre 1960 et nos jours, c'est un château fort Républicain. Les deux Bush étaient du Texas. La dernière fois qu'un Démocrate avait gagné l'État c'était en 1994. Et bien ils ont gagné par +14 alors que les Républicains avaient gagné par +17 à l'élection du dément président. C'est donc + 31 qu'il a PERDU. Car le président n'a jamais été plus perdant que présentement. Et il le sait. Chaque fois qu'il dit "I don't know..." tous les jours, au contraire, il sait très bien. 

Il sait qu'il est en voie de bien perdre les élections de mi-mandat. Ils le savent tous. Il a d'abord dit qu'on pourrait laissez tomber les élections de mi-mandat. Ne pas en tenir. Puis, il l'a répété. C'était après qu'il ait exigé de tous les États de redessiner leurs frontières de votation en faveur des Républicains. Le Gerrymandering. Allez lire là dessus, c'est de la triche ouverte. Certains États l'ont fait, mais plusieurs ne l'ont pas fait et surtout, on s'est rendu compte que redessiner les cartes allaient plutôt avantager les Démocrates, il a fallu changer de stratégie de triche. On a alors laisser planer le concept de ne pas tenir d'élections de mi-mandat. 

dernier scrutin Russe
Ce qui est d'un tel ridicule qu'il a fallu penser à autre chose. On a alors envoyer l'increvable Jabba the hut Steve Bannon dire que les agents de ICE allaient encercler les bureaux de votes...ben oui et accompagner les gens armés comme les Russes jusqu'au X sur les bulletins de vote pour s'assurer qu'on coche la bonne case. Finalement, mercredi, il disait que les Républicains devaient prendre le contrôle des bureaux de votes pour "s'assurer que les Démocrates ne trichent pas...". 

Lire: "Pour qu'on puisse tricher nous-mêmes comme il se doit".

Finalement, jeudi, le clown en chef disait qu'il ne reconnaitrait pas une défaite.

En parfait dictateur. 

Comme présidence, peut-on faire pire ?

Oui, semble-t-il. Le même jour, enfin dans la nuit de jeudi à vendredi, il republiait sur le web un vidéo des "personnages" du film le Roi Lion, une parodie où on y plaçait par IA, des têtes et où, bien entendu le roi lion était le prédateur président, et où on y présentait le couple Obama, en couple de singes... oui...de chimpanzés.

Son seul 1er discours présidentiel

Parenthèse tout de suite, ces "personnages" n'existent pas dans Le Roi Lion, l'excuse ne tient pas d'emblée. On a d'abord tenté d'excuser en disant que le couple était représenté en train de s'amuser comme on devrait s'amuser de ce gag de 2h40 du matin. Mais à 14h40, 12 heures plus tard, vendredi, c'est seulement là qu'on retirait du web, et en blâmant un anonyme "membre du personnel", qui aurait manqué de jugement. Mais on a même pas dit qu'il aurait manqué de jugement. Il a lancé son éternel "I don't know"...

Peu importe le nouveau mensonge qu'il peut nous fournir, il a republié le vidéo, c'est exactement comme rire à gorge déployée un gag raciste et le partager au monde entier. Personne sur terre ne croit à "l'erreur du staffer" prétendument limogé. TOUTE LA PLANÈTE, le sait raciste. La planète vous as entendu la rire, pédoprédateur. Fin de le discussion sur le sujet.

On brasse les eaux pour tricher les élections de mi-mandat. 

Un tricheur trichera toujours.

Dans un gouvernement de violeurs, on promet et fait la promotion du viol quotidiennement.  De souveraineté, de droits humains, de lois, dans un gouvernement d'absolus prédateurs. Comment peut-on se surprendre de voir son vice-président, charmant comme un coup de pied dans l'entre jambes, se faire huer à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques ?

Même si montré une milli seconde à la télévision précisément parce que les gens anticipaient avec justesse que les têtes raisonnables ne pouvaient que huer ce niveau de malsain, on a réussi à entendre le tonnerre de chouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu!. 

Que je souhaites profond et permanent pour tous les jeux et pour chaque mention des États-Unis. 

Même si les athlètes, la plupart, pas les Tkachuk, n'ont rien à voir avec la sale administration de prédateurs en poste. 

Parce que la terre a besoin de beaucoup plus de gens fâchés pour faire tomber le bandit en poste aux États-Unis. De partout. Et surtout de l'intérieur.

Le corrompu président s'apprête à poursuivre l'IRS, son propre gouvernement, donc piger ouvertement dans les coffres du pays. Il poursuivrait Scott Bessent...patron de l'IRS, et Pam Bondi, Patronne du département de justice...qui défendront l'IRS...contre lui ?

Demanderait-il alors à ceux-ci de la payer ? C'est quand même le président, le patron. 

On lui a demandé. Il a répondu. Bien entendu, mais l'argent ne l'intéresse pas, il donnerait tout à la charité... at-il menti. 

Ils sont bons avec la charité, la famille Trump. Ils ont volé l'argent destiné à une fondation luttant contre le cancer chez les enfants.  Dur d'être plus vil.

Quelqu'un croit encore une seul chose issue de la bouche d'un tel menteur ? 

Quand on lui a REdemandé si un jour il allait respecter la constitution, il a répondu vous savez quoi ?

Je ne sais pas...

Ça mérite la destitution tout de suite. 

C'est un gouvernement de tricheurs, menteurs, violeurs. voleurs. C'est tout ce qu'il ne fait pas être.