Nous sommes tous prisonniers du même bol de toilettes.
Écoutons un de ses plus gros étrons flottants, Pete Hegseth:
"Nous faisons de mauvaises choses parce que depuis trop longtemps, des mauvaises personnes ont fait de mauvaises choses contre des bonnes personnes. À l'intérieur même des États-Unis et en Amérique du Sud jusqu'en Amérique Centrale, right ? (...) Les bonnes personnes, ce sont nous !"
Oh que non, Pete. Rarely were.
Années 50:
Guetemala. Juan Jacobo Arbenz Guzman est élu démocratiquement sous des promesses socialistes comme faire une réforme agraire importante afin de redonner aux fermiers du Guetemala, plus de revenus et plus de contrôle sur les revenus de leurs productions agricoles et sur leurs territoires. Voulant aider précisémment les communautés autochtones. Ça entrait en compétition directe avec l'Étatsunienne compagnie mutlimilliardaire United Fruit Company. On a offert une compensation financière à cette United Fruit Company, mais elle n'en a pas voulu. Ils sont utiliser leurs contacts avec "le bon gars" Dwight Eiseinhower alors président dans le temps qu'ils étaient "professionnels", qui lui, a passé la bâton à la CIA. Qui a fait ce que la CIA aime faire. Forcé le président Arbenz à quitter son poste le 27 juin 1954, quand les assassinats de gens autour de lui, impliqués dans les réformes, ont commencé à mourir pour rien. Laissant le champs libre à la grasse compagnie de fruits. Mais faisant aussi place à un dictateur qui assassinerait plus de 200 000 citoyens, aidé d'un État génocidaire qui rime avec gazelle spécialiste de l'effacement humain, puisqu'on éliminait majoritairement, les autochtones. On a tout fait ça en mentant sur une inventée montée du "communisme", le même avec lequel flirte le pédoprésident actuel dans une bromance peu subtile.On a fait ça comme les "bonnes personnes" devraient se comportent, n'est-ce pas ?
20 ans plus tard, années 70:
Chili. Salvador Allende est voté démocratiquement sous des promesses "vicieusement" socialistes, comme nationaliser certains domaines afin que l'argent des profits chiliens reviennent aux Chiliens. Ouh! que c'est vilain n'est-ce pas ? Faire bénéficier les humains locaux. C'était vilain oui, pour vous savez qui ? Les riches propriétaires de mines là-bas qui étaient...ah ben dis donc!...des Étatsuniens. On voulait une part du gâteau creusé sur son territoire. Chucuimata, The Kenneth Copper Corporation et International Telephone & Telegraph étaient les trois plus riches du Chili, et tous appartenant, aux États-Unis.
Vous remarquez un schéma narratif ?
Le criminel de guerre et meilleur ami de Satan, Henry Kissinger, a tricoté le coup contre Allende qui lui coûtera sa vie, parce que pas question de partager l'argent des mines, et y fera placer le dictateur Pinochet, qui sera formidable dans l'oppression, la violence, la torture et le meurtre contre son propre peuple pendant trop longtemps. Et jamais jamais puni parce que protégé par la CIA. On avait au préalable bloqué les accès aux besoins essentiels, empêcher le Chili aux Nations Unies, d'avoir accès à des prêts, et engager des fouteurs de troubles pour faire crier les rues et tenter de faire se tourner le peuple contre Allende. Pinochet a aussi limogé tout le gouvernement, couper l'argent à l'éducation, coupé les accès aux soins de santé, en plus de créer une police militaire brutale parallèle dans un système de justice auquel on ne pouvait faire confiance...comme quel pays de nos jours, donc ? ...Ce sont le choses que les bonnes personnes font toujours, n'est-ce pas ?Ces histoires ne sont pas uniques. Dans le "good guy stuff" il y a les multiples sanctions dans le monde, comme on le fait présentement en essayant de faire supplier (ou crever) Cuba. En plus de financer la violence comme en Palestine. Pour le contrôle géopolitique et économique. Le contrôle économique des produits des autres. Comme en Iran présentement. Gentiment. En "bon".
Brésil. Panama, Nicaragua, Colombie, on s'y est tous ingéré pour mieux les voler.
Et au Venezuela on a carrément kidnappé leur bandit pour mieux pirater à sa place.
Comme on se débarrasse d'un capo dans la Cosa Nostra, pour faire passer son lieutenant préféré.Parlant de crapules, Hugo Chavez s'y classait bien. Mais une rare bonne chose qu'il a fait a été de nationaliser le pétrole pour son pays, le Venezuela alors. C'est ce que les É-U veulent "corriger".
Le tiers des ressources budgétaires des États-Unis est ainsi pillé à l'étranger. Et si ces pays réussissaient à se débarrasser du dollar des États-Unis dans leur pays, et faisaient affaires ailleurs, en majorité, comme on tente de maintenant le faire, l'économie des É-U s'effondrerait.
Ce qui est encore possible.
Imposer des sanctions, les empêcher de bien vivre, les rendre dépendants du dollar des États-Unis, les affamer, les obliger à supplier, les torturer, les intimider, les éliminer du monde des vivants, c'est aussi dans le registre de ce que font les bonnes personnes. Et je ne vous parles même pas de Ronald Reagan et de l'affaire des Contra.
Ni de Khadaffi, ni de Saddam. Deux monstres avalés par plus monstrueux.
Monstrueuses "bonnes" personnes.
Depuis avant hier, le pédoprésident des États-Unis tente de faire croire que la Corée du Sud sont le mauvais côté de l'histoire. Tout en rajoutant une passion renouvelée pour le potiron chef totalitaire de la Corée du Nord. Nous sommes TOUS, chez les bons, la Corée du Sud.Il a signé du même coup, la mort des États-Unis dans le monde.
Du moins du côté des "bons" dans l'histoire de la planète telle qu'on la connait.Dans la même soupe: La Russie, Israël, les États-Unis, l'Arabie Saoudite (tous bien représentés dans des dossiers criminellement pas encore complètement publiques) et la Corée du Nord. Indigeste.
À vous de décider où les États-Unis se trouvent dans ce monde devenu binaire, entre bons et méchants. Choisissant la Chine, la Corée du Nord, Israël, la Russie et voulant intimider le Mexique, le Canada, le Danemark, la France, l'Espagne.
Les étrons flottant, ça peut partir avec la chasse d'eau.Bons ou méchants, peu importe votre camp: quand la chasse d'eau passera, l'eau sale emportera tout ce monde.
Qui se pense bon.
Sans en comprendre le monde, Sans en comprendre le ton.