lundi 6 avril 2026

6 Hommes Saucés Epstein

Dans les millions de pages de documents rendus publics concernant Jeffrey Epstein, 6 noms d'abuseurs de jeunes filles ont été inexplicablement caviardés, provoquant la colère de bien des gens. Sans explications claires, alors qu'on a souvent exposé par erreur les victimes, la corruption est devenue évidente dans les "dévoilements" de Pam Bondi, maintenant virée parce que justement, à partir du 14 avril prochain, elle doit retémoigner sur gestion de ce crime permanent de ne pas avoir tout rendu public dès décembre, et de l'avoir fait, à l'avantage des abuseurs. 

Thomas Massie, un Républicain, sain, et Ro Khanna, élu Démocrate, celui-là, ont décrié ce caviardage en février dernier. 

Mais comme les incompétents sont légions dans l'entourage du sénile en chef, qui remplace Bondi par son avocat personnel, les 6 noms ont quand même été révélés car, des versions non censurées ont circulé. Et 4 sont même innocentés dès de le départ. Bien que 4 autres...

Voici 6 personnalités du monde, bien trempées dans les eaux Epstein, autour de l'île. Avec filles trop jeunes en bikini. Ou moins. 

Leslie Wexner: Apparaissant en 2019 dans un document du FBI comme potentiel co-conspirateur, il est milliardaire fondateur des compagnies L Brands et Victoria's Secret. Epstein gérait sa fortune, abusait de sa générosité ou s'imposait dans sa vie, entre 1980 et 2007. En 1991, Wexner a accordé à Epstein une procuration générale, document exceptionnel donnant à Jeffrey une autorité totale pour agir au nom de Wexner. Signer des chèques et "emprunter" de l'argent, Embaucher du personnel et gérer des actifs philantropiques, acheter et vendre des propriétés immobilières. La patrimoine colossal d'Epstein provenait en grande partie de ses liens avec Wexner, qui a longtemps été son unique client connu. Il a acquis des propriétés et son avion par le biais de mouvements d'argent avec Wexner. Ce dernier prétend avoir coupé les liens avec lui en 2007, quand il a compris qu'Epstein abusait de lui et le volait en détourant des fonds. Mais le doute persiste sur sa présence autour des jeunes filles mineures, aspirant à de meilleurs avenirs dorés.  

Le Sultan Ahmed Bin Sulayem: L'ancien patron des géants des ports de Dubaï, est celui qui parlait, dans un courriel de 2009, "d'un vidéo de torture". Dont le contexte n'a jamais été clarifié. Plusieurs couriels le montre demande de visiter l'île, dont une fois en 2016, après une transaction au Canada, de 5 milliards. Il parle de manière très désobligeante des Femmes, et a des propos très misogynes. Il parle de pussyness pour une rencontre de "business" avec une mannequin qu'Epstien lui arrange. Il parle aussi d'une masseuse russe qu'il "forme" en Turquie. Il parle de mineures, mais aussi de femmes de 22, 23 ans. Epstien semble lui garantir qu'il lui "offre" mesdames. 

Nicola Caputo: Ex député Euro-italien et membre du parlement, qui n'apparait que sur une photo et dont on aurait démenté la possible culpabilité de quoi que ce soit. On a caviardé en pensant que c'était le politicien italien, mais la photo ne le montre pas lui, mais quelqu'un d'autre. Et 10 ans avant que le ministre italien ne soit influent. Ce serait un homonyme de New York du même nom. Mais Alan Dershowitz...

Leonic Leonov: Responsable informatique résidant dans le quartier de Queen's, à NY. Il a nié tout lien avec Epstein, disant n'avoir qu'été placé dans une photo d'identification policière, mais n'ayant aucun rapport avec rien. Il a aussi été prouvé qu'il n'avait rien à voir avec tout ça. Mais il a été caviardé parce que les employé(e)s de Bondi travaillent mal. Mais Le Prince Andrew lui...

Zurab MikeladzeL mécanicien automobile d'origine Géorgienne, vivant à NY depuis 27 ans, il était aussi sur une photo égsré dans les documents pour une histoire d'assurance impayées en 2021. Il n'a rien à voir avec tout ça. Caviardé inutilement par de très incompétents employé(e)s, victime de confusion administrative et politique. Mais Bill Clinton...

Salvatore Nuara : était aussi un "leurre" dans une photo d'identification policière afin d'identifier d'autre suspects. Il est simple New Yorkais à la tête d'une modeste entreprise de rénovations, à Queen's. 

Mais Donald Trump...

L'Angleterre a mis ses culottes et arrêté le Prince Andrew (puis libéré) tout en le gardant à l'oeil car il est accusé d'inconduite dans ses fonctions royales, qu'il a perdu depuis, accusations associées à Epstein, où il apparait clairement sur plusieurs photos rendues publiques. Son nom y est partout dans les dossiers.

Le nom de l'ex président Bill Clinton y est beaucoup révélé, lui et Hillary ont témoigné sur le sujet, il a des trous de mémoire, Hillary n'a été témoin de rien. Mais on connait Bill, le lapin...

Le nom de l'avocat Dershowitz y apparait plus de 130 fois. Feu Virginia Giuffre dit avoir eu des relations sexuelles forcées avec ce porc. 

Et Donald...doutez vous que son nom n'est pas caviardé maintes et maintes fois ?

On a tant voulu rien n'échapper pour le caviarder, que le mot Don't (don t) est aussi caviardé donnant des phrases biscornues comme :

" I said XXXX touch me, but he did anymway

Le pédoprésident aimerait bien qu'on parle d'autres choses que des dossiers Epstein. Dont le pire des révélations serait à venir. 

Mais les gens savent très bien, que dans le pire du pire, c'est lui le meilleur. Le président à 35% de support public.

Le vieux christ d'abuseur.  

Wexner, Sulayem, Dershowitz, Prince Andrew, Clinton, Trump, tous saucés Epstein. Quoi qu'ils en disent.

dimanche 5 avril 2026

Cinéma Paradiso***************To Live & Die in L.A. de William Friedkin

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: Le Cinéma !

Je l'ai surconsommé, le surconsomme toujours, l'ai étudié, en fût gradué universitaire et dans une école privée, y ai travaillé, en fût récompensé, en suis sorti, mais le cinéma n'est jamais sorti de ma personne.

Je vous parle d'un film dont j'ai aimé l'histoire, le style, les interprètes, la mise en scène, la réalisation, la cinématographie, les thèmes, la musique, le décor, le rythme, l'audace, bref je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix.

Un film qui m'a beaucoup plus à moi.

TO LIVE AND DIE IN L.A. de William Friedkin.

Ce film, c'est l'apogée néo-noir, la sueur, le fric et le sang. Lancé en 1985, tourné l'année d'avant, l'histoire trempée dans la Police Fédérale de Los Angeles n'est pas seulement un film policier des années 80, c'est une expérience viscérale qui a redéfini le genre néo-noir. Réalisé par l'homme derrière The French Connection et The Exorcist, le film capture une facette de Los Angeles que le cinéma de l'époque ignorait souvent: une ville industrielle, étouffante, baignée d'une lumière orange toxique et peuplée de personnages dont la moralité est aussi trouble que les eaux du port de Long Beach. 

Scénarisé par William Friedkin et Gerald Pelievich, ancien agent des services secrets des États-Unis et auteur du livre duquel l'intrigue est tirée, on y raconte l'histoire de l'agent Richard Chance, incarné par l'alors peu connu William Petersen du service "casse-cou et adrénaline-junkie", dont le partenaire est tué par Rick Masters, joué par le toujours excellent Willem DaFoe, un faussaire de monnaie d'élite et un artiste peintre à ses heures perdues. Ce qui débute comme une histoire de traque classique devient rapidement une spirale obsessionnelle.  Pour venger son ami et coincer Masters. Chance franchit toutes les lignes rouges, entrainant son nouveau partenaire, le plus intègre John Vukovich, joué par John Pankow, dans un cercle de corruption et de "criminalité légale". Mais Masters porte bien son nom de famille. Et Richard porte mal le sien. 

Le génie du scénario réside dans son refus de la dualité traditionnelle et simpliste. Ici, le flic est faillible et le criminel habile, mais ils sont aussi tous deux les deux faces d'une même pièce de monnaie. 

Évidemment fausse.

Le faux argent créé dans le film était si bien fait qu'il a fini par circuler après le tournage. Il était repérable à la lettre X utilisée sur les dollars, lettre jamais utilisés sur l'imprimerie de monnaie de papier. Plusieurs ont aussi pris des notes sur la manière de contrefaire de l'argent présenté dans le film, manière qui était supervisée/conseillée par un ancien faussaire d'argent sur le tournage. Petersen et Dafoe se sont évités pendant le tournage afin d'incarner de manière plus sincère l'aversion que les personnages avaient l'un pour l'autre au point d'avoir une vraie aversion, l'un envers l'autre.  

Tous deux sont créateurs de fiction. Masters créé de l'argent à partir de rien, tandis que Chance créé des scénarios illégaux pour piéger ses cibles. Visuellement, le film est délicieux. Sous la direction de Robby Müller, directeur photo fétiche du réalisateur allemand Wim Wenders, le film présente Los Angeles comme un personnage à part entière. On est loin des palmiers de Beverly Hills. On explore les entrepôts de San Pedro, les rails de chemin de fer rouillés, où on avait interdit à Petersen de faire, ce qu'il finira par faire quand même dans le film, ainsi que les autoroutes infinies de L.A. Müller utilise des filtres chauds, ce qui donne l'impression que la pellicule est en train de brûler. Reflétant aussi l'état intérieur des personnages. En train de fondre de l'intérieur. Un de rage vengeresse, l'autre de mépris machiavélique. 

La musique du groupe britannique Wang Chung est utilisée, leur hit de 1984, dans une scène de danse, mais ils ont aussi composé la chanson titre spécialement pour le film, dont Friedkin avait demandé de ne pas utiliser le titre. Wang Chung l'a fait quand même et Friedkin a adoré. Il a même écrit une scène afin de justifier que la chanson joue plus longtemps dans le film. Très bon morceau, toujours sur mes listes de lecture. La musique y joue un important rôle n'étant pas qu'une bande son synthpop reflétant l'époque, qui pourrait être datée, mais insuffle l'aspect mécanique et inévitable du destin des personnages. 

Pour son film largement oscarisé The French Connection, 15 ans plus tôt, on avait beaucoup salué la scène de poursuite en voitures au travers de Brooklyn. Friedkin a voulu surpasser cette scène culte par mieux encore. Et il a plutôt réussi. Étant comparé à celles du film Bullitt mettant en vedette Steve McQueen, principalement axé sur les poursuites automobiles.  Il fera rouler des protagonistes à contresens sur les autoroutes, en plein jour. Ce n'est pas seulement une prouesse technique mais aussi une métaphore du parcours mental de l'agent Richard Chance, aveuglément motivé par l'esprit de vengeance. Il va à l'encontre de tout. De la loi et du bon sens. La tension est palpable. Non seulement en raison de la vitesse présentée dans la scène, mais aussi parce qu'on y comprend qu'il perd peu à peu toute rationalité. 

Face à l'énergie brute de William Petersen, Willem DaFoe livre (encore) une performance magistrale. Son Rick Masters n'est pas un méchant caricaturé. Il est calme, méticuleux, presque zen dans son dévouement pour sont "art". Que ce soit la peinture ou la contrefaçon. Le Trésor des États-Unis s'est inquiété de l'exposition des trucs afin de contrefaire de l'argent présentée clairement. Masters représente une forme de pureté maléfique qui fascine autant qu'elle effraie. Un nihilisme radical aussi. 

Ce qui distingue ce film de Lethal Weapon ou Miami Vice, qui seront aussi des succès cinéma et télé dans les mêmes années, c'est ce nihilisme. La fin du film n'est pas divulgachâble. Il faut la voir. Le film suggère que pour combattre le mal, il faille devenir aussi, le mal. Le cycle de corruption, où le sang et l'encre des billets, les fait se mélanger jusqu'à indistinction. Plus de 40 ans plus tard, ce film n'a rien perdu de sa puissance. Film policier et polar noir, il étonne. Brut, sale, magnifique, désespéré. 

Essence d'une époque cruelle, à 6 ans, d'abus policiers sur Rodney King dans cette même ville. 

Où on y vit et on y meurt. 

De manière juste ou non. C'est toujours selon.         

samedi 4 avril 2026

Hell Aviv

 "Israël condamne le silence du monde entier face aux crimes de guerre commis par l'Iran..."

C'est d'une spectaculaire ironie. 

Israël est un État Terroriste depuis toujours. 

Dès 1948, la Nabka. Mot arabe voulant dire "la catastrophe". Depuis, utilisé comme la mère de toutes les catastrophes. L'ultime catastrophe. Longtemps présenté comme un départ volontaire de plus de 700 000 Palestiniens, il a été prouvé qu'il s'agissait d'un exode forcé, d'une expulsion territoriale. Sous menaces de persécutions. Le peuple Juif, colonisateur, se prétend "le peuple choisi". C'est la première hérésie. On ne cessera jamais de déloger les Arabes sur place qu'on ne considère pas humains. 

En juin 1967, les tensions sont devenues si grandes, Israël frappera en premier, en Égypte, "de manière préventive", provoquant la guerre de 6 jours. Et ouvrant la porte à toutes les représailles qui suivront. L'occident prendra toujours le parti d'Israël, parce que les Juifs sont omniprésents en Amérique du Nord. Mais Israël, tel un cancer nié, ne fera que prendre de l'expansion jusqu'à nos jours. Où sous prétexte que les Palestiniens en ont eu assez et on frappé dans un festival en Octobre 2023, on les éliminera entièrement. Confirmant qu'on a toujours, mais toujours, fait croire de croire à la solution à deux États, cohabitant la Palestine, on comprend maintenant que non, ce sont les États-Unis et ils veulent non seulement l'État au complet, mais veulent aussi en faire de la villégiature sur les tombes Palestiniennes, en plus de considérer les lieux comme un splendide endroit stratégique géopolitique, ce qui n'est pas faux. techniquement. Avoir les Arabes à l'oeil de si près, quand vos frontières s'y touchent...Gardez vos ami(e)s proches, vos ennemi(e)s plus proches encore, dit-on chez les sages.

 Mais chez les bourreaux, quand c'est la guerre et la conquête, on se moque pas mal des règles. On abolit les règles. Et on commet du crime de guerre. S'en plaindre c'est comme se plaindre d'avoir reçu un coup de poing dans une bataille. Dès 1967, l'année de la Guerre de 6 Jours gagnée grâce au soutien des États-Unis, l'ONU confirme que l'occupation du flanc ouest de la bande de Gaza, et les constructions qu'on y érige, sont des violations de la 4e convention de Genève, qui l'interdisait. Alors Bibi qui jase de violer la loi. Fais nous rire, sbire.

Vous savez ce que c'est un sbire ? C'est un homme de main, un agent d'exécution ou un subalterne chargé des basses besognes, souvent dans un contexte de violence ou de coercition. Ce sont les soldats des États-Unis qui y meurent en ce moment au nom d'Israël. Parce que l'Iran leur botte le cul. 

Israël, les États-Unis, sont désormais fascistes. Le fascisme petit bras, c'est celui qui tente de faire taire une députée comme Rima Hassan, en France, qui dénonce le génocide Palestinien, en la contrôlant positif au cannabis, légal dans biens des pays, comme le nôtre, au Canada, pendant que les fachos qui carburent à la drogue de la crypto ou aux guerres impérialistes, sont tranquilles dans leurs pantoufles.  

Le ministre de la défense d'Israël a averti le Hezbollah, qu'il paiera un "prix extraordinaire" pour avoir frappé en pleine fête. Les frappes défensives n'existent donc plus ? Freinez un cancer qui gruge vos territoires ? Une gangrène qui ne fait que pousser ? Frapper contre un peuple qui frappe sans scrupules pendant le ramadan, ce n'est pas frapper pendant quelque chose de sacré ? Ah non ! Il n'y a que les juifs "d'élus", c'est ça ? 

Bibi a pris le micro et promis de transformer Israël en "super nation".

La langue Nazie pure. 


On ne compte plus les fois où Israël se présente en victime.

Plus la peine de feindre la victimisation Israélienne. On est des millions à applaudir tous les matins les massacres Israéliens. On a jamais été plus pro-Arabes. Jamais. 

Merci au pédoprésident des États-Unis, sbire de Bibi, et ses distractions pétrolières qui ne font plus penser à ses abus sexuels contre des mineures.  

Des ciels orangés tous les matins sur mon téléphone en provenance d'un État terroriste qui a tué des enfants, des personnes âgés, des civils bien avant qu'on leur rende la pareille.

Hell yeah !

Hell à vie, à Tel Aviv. 


vendredi 3 avril 2026

Deux Morts Fortuites

10 août 2019.

Tout va se dérouler non convenablement. Enfin...

Le jour de la mort de Jeffrey Epstein, ainsi que la nuit précédente, seront marquées par une série de dysfonctionnements majeurs et d'anomalies au sein du Metropolitan Correctional Center (MCC) de NY. Bien que l'autopsie officielle ait conclu à un "suicide" par pendaison, les guillemets y resteront toujours. Et à jamais. À moins que des langues, un jour, se délient. Ces irrégularités ont alimenté de nombreux doutes.

Les deux gardiens chargés de sa surveillance n'ont effectué aucune des rondes de contrôle prévues toutes les 30 minutes, durant les 8 heures précédent la découverte de son corps. Il était sous surveillance suicidaire. Ces même gardiens ont admis avoir falsifié les journaux de bord afin de faire croire que les contrôles avaient bel et bien eu lieu. Alors qu'ils dormaient ou erraient sur le net. Contrairement aux recommandations de l'unité de psychologie de la prison, Epstein était seul dans sa cellule après le départ de son codétenu quelques jours plus tôt. Convenablement. 

De plus, le système de vidéosurveillance devant sa cellule était en partie inopérant. Seule une caméra fonctionnait, mais son angle ne couvrait pas l'entrée de la cellule et l'enregistrement présentait des sauts temporels suggérant un montage, sauts complètement inexpliqués. Sinon "effacés épisodiquement par erreur". Des experts ont aussi critiqué le fait que la cellule n'ai pas été traitée immédiatement comme une scène de crime potentielle, le corps a ayant été déplacé avant que des photos de sa position initiale ne soient prises. Contaminant du même coup, la scène de crime. Convenablement. 

L'autopsie a révélé plusieurs fractures au niveau du cou, notamment de l'os hyoïde. Selon d'éminents médecins légistes, ces blessures sont plus caractéristiques d'une strangulation homicide que d'une pendaison. Une silhouette non identifiée habillée en orange de prisonnier a été aperçue sur vidéo de surveillance se dirigeant vers les quartiers d'Epstein quand il s'y trouvait, quelques heures avant son décès.

Cette accumulation de calculs "coïncidences" alimentent des théories suggérant une commande de l'extérieur. Pour la plupart des observateurs, le timing de tout ça, au moment même où Epstein allait peut-être commencer à coopérer avec la justice est trop opportun pour être accidentel. Il venait d'être inculpé pour trafic sexuel de mineures. Un procès public menaçait d'impliquer un déballage de son carnet d'adresses, contenant les noms du Prince Andrew, du président actuel des États-Unis, de Bill Clinton, d'Alan Dershowitz, et de tellement de gens riches et célèbres, issus du monde la politique, de la finance, des arts, des sports ou de la royauté. Et de toutes les nations. Son accord bonbon de 2008, accordée sous une certaine (dumb) Pam Bondi, en (dumb) Floride, et avec l'aide du tordu Alan Dershowitz, le protégeait lui et ses complices présumés commençait aussi à être étudié afin qu'il ne tienne plus. La fin de cette immunité approchait donc. 

Personne n'a été en mesure de dire qui s'était rendu à sa porte le dernier, ni qui était la dernière personne à l'avoir vu vivant...

Sa mort a donc éteint l'action publique contre lui, protégeant ainsi potentiellement ceux qui auraient pu être cités comme complices ou clients de son réseau criminel. 

Convenablement. 

Les noms de Donald Trump, Bill Clinton, du Prince Andrew, Elon Musk, Bill Gates, Reid Hoffman (l'homme derrière le site LinkedIn) et Josh Harris étaient cités, mais sans être liés à des crimes. Du moins pas encore. 6 autres noms d'hommes très impliqués dans l'entourage d'Epstein sont aussi caviardés, je vous les "décaviarde" et en parle lundi prochain. Jour de Pâques. Où des ressuscitations surviennent dans les fictions populaires.  

La gestion de la diffusion publique des dossiers, encore incomplète, est un tel bordel (criminel, ils y sont obligés en totalité, c'est exigé par la cour depuis décembre 2025) et les distractions si volontaires de la part du pédoprésident qu'il a suspendu tout ça "pour des raisons de sécurité nationale en raison de ce qui se passe en Iran".  Ce qu'il provoque lui-même comme écran de fumée, pétrolier. 

Convenablement. 

Juillet 2022. Taco Shitler n'est pas président. 

La procureure Letitia James fait enquêter sur la famille Trump pour des lourdes rumeurs de fraude fiscale. Les 15 et 22 juillet, Ivana Trump, mère d'Ivanka, Don Jr et Eric, ainsi que Donald lui-même, sont appelés à témoigner ces deux jours là sur les accusations de fraudes alléguées. Vous souvenez du nom de Letitia James ? Oui, oui, c'est la même que le président actuel tente de coincer pour des crimes qu'elle ne commet pas. Chaque fois, les causes n'ont pas pu aller loin contre elle, car sans fondements. Par contre, James réussira a faire condamner Don Jr et Eric à verser plus de 4 millions chacun pour fraudes fiscales confirmées, Ivanka étant vite écartée de tout ça car, retirée des affaires de la famille depuis 2017, comme la loi lui obligeait, alors qu'elle avait un rôle gouvernemental auprès de son père, alors. Père contre lequel, des accusations n'ont pas pu être portées car, avec stupéfaction, il est redevenu président. La revanche au coeur.  

Ivana ? Elle n'a pas pu témoigner quoi que ce soit. Elle est "tombée" dans les escaliers le 14 juillet, tout juste avant de témoigner. Décédant, à 73 ans, des ses blessures. 

Ça a retardé les témoignages le temps de vivre le deuil. 

Elle décède la veille d'une déposition cruciale sous serment. Ce report a offert un répit procédural qui a permis à l'équipe de défense de Trump de gagner du temps afin de mieux étirer les choses, et mieux préparer les auditions suivantes dans l'enquête de fraude financière.  

Convenablement.   

Le timing est parfois si parfait, n'est-ce pas...?

Le congédiement de Pam Bondi, hier remplacé par le sac de merde Todd Blanche, est directement lié au fait qu'elle ne tente pas assez de faire poursuivre "les ennemis " que Trump lui propose. Sans considérer que le pire ennemi des États-Unis, c'est complètement lui. Pour 67% des Étatsuniens, en tout cas. 

Bondi doit aussi témoigner devant le Congrès, le 14 avril prochain, à propos des dossiers Epstein...Ceci expliquant probablement cela. Attention aux escaliers, Pam. 

jeudi 2 avril 2026

L'Horizontale Pédoprotection d'un Pouvoir d'Abuseur

Donc Gilbert Rozon est trouvé fautif de tout ce qu'on l'accusait. 

Quelqu'un en doutait ? Dans la semaine d'avant, il avait réglé à l'amiable avec deux autres accusatrices...Suis-je le seul à toujours trouvé étrange un règlement à l'amiable ? N'est-ce pas toujours un aveu ? Micheal Jackson a été accusé, en 1993, une première fois, d'abus sexuel sur un mineur, il a réglé à l'amiable. Jackson était un des hommes les plus riches sur terre. Difficile de ne pas y voir une manière de taire les secrets. Le pédophile président des États-Unis a maintes fois fait retirer des gros sous par son comptable, pour payer celles dont il abusait et qui menaçaient de peut-être parler. Doutes-t-on de la culpabilité du président des États-Unis sur l'île des horreurs Epstein ?

Doutes-t-on vraiment ?

Rozon n'est pas dans le même type de crime, mais dans le crime quand même. Associé au pouvoir. Dans les trois cas cités plus haut, tout nait du pouvoir. Celui du riche homme d'affaires qui fait ouvrir toutes les portes si vous ouvrez toutes vos jambes. Le pouvoir de l'adulte face aux mineur(e)s dans les deux autres cas. Chaque fois, c'est l'innocence qu'on violait. Des cicatrices pour toujours pour un plaisir éphémère en solo. Il a dit avoir couché avec 200 ou 250 femmes dans sa vie. C'est dire la sensibilité qu'il accorde à la chose. Il pensait que ça l'aiderait de dire une telle chose ? Guy Fournier pour témoigner en sa faveur ? Mais c'est creuser sa tombe ! Sais-t-on la perception collective que Guy Fournier (et Stéphane Venne) ont dans la société Québécoise (et peut-être ailleurs) en ce qui concerne leur vision des Femmes ? 

Le pouvoir est souvent lié à la déconnexion du réel. Le producteur a abusé d'adolescentes, au pluriel, de Femmes qui pensaient obtenir des rôles différents de ce qu'il les as forcé à faire dans ses projets, il a agressé deux soeurs de ses conjointes et la mère de l'une d'elles. Il a miné toutes les confiances. Dont celle de la juge Tremblay qui a dressé un véritable profil du prédateur sexuel en plusieurs pages rendant son verdict.

Le même jour, un autre agresseur trouvé coupable en cour et qui y retournera un jour, disait sans rire que "Nous devrons nous forcer contre eux, ce que nous avons le droit de faire" parlant de l'Iran, distraction des dossiers Epstein et appât de gain pétrolier criminel. Corridor mental d'un même type de prédateur. En plus déclin cognitif probable. 

J'ignore vraiment comment Rozon a pensé s'en sortir. Le doute raisonnable ne s'y trouvait tout simplement pas. À une Femme près sur 9. Mais encore, elle n'a juste pas été en mesure de mieux prouver. On sait tous qu'il se force contre elles depuis longtemps. Et sur 200-250, combien de fois non déclarées ? Rozon a essayé de s'innocenter. Aussi gauchement qu'il aurait "aimé" plusieurs Femmes à sa manière. Condamnable. Condamnée. 

Je ne sais trop pourquoi, mais ça m'a fait penser à Kim Philby. Officier du SIS (Secret Intelligence Service) il a été espion toute sa vie pour le compte des Soviétique. Il était responsable de dénicher les taupes en Angleterre, tout en étant agent double pour les Soviétiques, lui-même. Issu d'un milieu où il se pensait lui aussi, intouchable. Il avait accordé une entrevue à la télé où l'intervieweuse lui avait tout de suite demandé si il était espion ce à quoi il avait répondu un bref "No comment". Qui, avec le recul, semble si absurde car au final, oui, il était bel et bien agent double, et s'est tiré de toutes formes d'accusations en étant justement largement protégé pas le KGB. Mais la parapluie du "No comment", où on le voit assez satisfait de sa réponse, me semble tellement le culpabiliser davantage...

Je comprend que si il était sous enquête, il ne devait pas vraiment en parler publiquement, mais alors dans quel but accepter une entrevue à la télé ? Guy Fournier pour disculper Gilbert Rozon, c'est Kim Philby pour parler de contrer les espions. Le loup dans le bergerie.

Et ce type de protection risible "no comment" alors que si on a rien à se reprocher, on a qu'à le dire ainsi, m'a aussi fait penser à ce que le pédoprésident veut faire oublier: Les Dossiers Epstein. Dont la diffusion publique est maintenant suspendue, parce la distraction en Iran "menace la sécurité"... ne cherchez pas un sens, il n'y en a pas. C'est l'horizontale pédoprotection d'un pouvoir d'abuseur.  

Jeffrey Epstein, de son vivant, se cachait aussi sous le parapluie du "I invoke the fifth" aux questions qui ne lui plaisaient pas, mais qui semblaient tellement le culpabiliser davantage. Le 5e amendement garantit le droit au silence si on juge qu'on tente de vous auto incriminer. 


C'était à une époque où la constitution des États-Unis voulait dire quelque chose. 

De nos jours, là-bas, rien n'est respecté, pas plus la constitution que la loi en général ou le congrès, ou le droit humain, aux États-Unis. Pays en total déclin qui fût un jour une grande nation, devenue le sujet de moqueries mondiales quotidiennes. Et de honte surdimensionnée. Jamais on aura eu plus criminel au pouvoir au pays d'en bas. Et ce, très ouvertement. 

Lord Acton disait, jadis naguère, que le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. 

Absolument. 

Sa folie s'est encore répandue en ondes en soirée hier, le pédoprésident passera à l'histoire pour les pires raisons possibles. 

mercredi 1 avril 2026

Irène Jacob

Née à Suresnes, Haut-de-Seine, en banlieue ouest de Paris, elle est la plus jeune d'une famille de 4 enfants, unique fille ayant trois frères plus âgés. Elle est élevée dans un milieu hautement intellectuel, avec un père à la reconnaissance internationale physicien. et une mère éminente psychologue. Un de ses frères sera musicien et les deux autres, travailleurs du domaine scientifique, aussi. À l'âge de 3 ans, la famille se relocalise à Genève, en Suisse, où elle commencera à s'intéresser aux arts. Elle est vite charmée par un artiste logeant en Suisse, Charlie Chaplin, et visionne beaucoup ses films. 

Films qui éveillent et stimulent ses sens. 

Elle fait ses débuts au théâtre sur scène à l'âge de 11 ans. Adolescente, elle étudiera au conservatoire de musique de Genève y décrochant un diplôme en langue parlant couramment le français, l'anglais, l'allemand et l'italien, 4 langues courantes, en Suisse, outre le flamand. Elle étudiera le théâtre à Londres, avant de se rendre à Paris dans les jeunes années 80 où elle étudie à le prestigieuse École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de la Rue Blanche, qui aura comme prestigieux élèves, Isabelle Huppert, Michel Serrault, Annie Girardot, Guy Bedos, Cécile de France, Jean Poiret, Jean-Pierre Marielle et Bernard Blier parmi ses élèves passés. 

Encore étudiante, à 21 ans, Louis Malle la recrute pour jouer l'une des uniques femme dans son extraordinaire film, Au Revoir les Enfants.  Elle y joue l'institutrice de musique dans une école pour garçons sous l'occupation, en 1944. Aussi pianiste des films muets de Chaplin présentés aux enfants de la guerre. 

Dans les 4 années qui suivront, elle joue des rôles mineurs à la télévision et dans un film de Jacques Rivette

Elle reste musicale pour le film qui la lancera partout dans le monde. Incarnant à la fois Weronika, une soprano polonaise, et Véronique, son double identique, une française, professeure de musique. Le brillant film de Krzysztof Kieslowski explore les thèmes de l'identité, l'amour, l'intuition humaine, les fruits du hasard et le destin. Mystérieux et très intéressant. Si intéressant que le film gagne 6 prix à travers le monde, et personnellement, elle gagne la palme de la meilleure actrice, à Cannes, est nommée pour le César de la meilleure actrice, et gagne un prix Catalan de la meilleure actrice pour ce film. 

Elle tournera partout dans le monde. Aux États-Unis, dans un film produit par Francis Ford Coppola, en Russie, dont l'URSS est fraichement tombée. Krzysztof Kieslowski la réengage pour son troisième volet de sa trilogie voulant rendre hommage à la France, Bleu/Blanc/Rouge. Et aux valeurs accordées aux trois couleurs du drapeau national. Elle sera nommée pour le César de la meilleure actrice et pour un BAFTA, dans la même catégorie. Elle sera d'un film franco-allemand de Mark Peploe, un autre franco-italien et tourne pour Michelangelo Antonioni. Elle joue dans une adaptation d'un livre de Simone de Beauvoir avec Stephen Rae et dans Othello, d'Oliver Parker, en anglais. Elle joue avec Jason Patric, aux É-U.

Elle joue dans la suite de The Fugitive, toujours aux États-Unis. Elle tourne en France, avec Eddy Mitchell. Elle sera d'un film avec William Hurt, tourne pour Hugh Hudson, puis avec Bill Pullman aux États-Unis

En 2000, elle épouse l'acteur Jérôme Kircher, qu'on a pu voir, entre autre, dans Un Long Dimanche de Fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet et Café de Flore, de Jean-Marc Vallée. Ensemble, ils auront deux garçons. qui seront aussi tous deux. acteurs. Elle retourne au théâtre et poursuit une carrière discrète mais exigeante alternant cinéma d'auteur(e), avec Lelouch ou avec Angelopoulos ou Schrader, à la télévision et sur scène de théâtre. Après des années 90 qui lui eurent été si bonnes, elle privilégie des projets internationaux qu'elle choisit, des scénarios intimistes, travaillant avec des réalisateurs européens et Étatsuniens. On la voit notamment dans des films indépendants et des séries, tout en restant très présente sur scène. Reste internationale

Elle participe aussi à des lectures et des projets musicaux. Jamais celle qui aurait voulu capter toute l'attention médiatique, elle conserve une aura singulière qui la garde constamment charmante. Et associée à un jeu sensible et poétique, fidèle à ce qu'elle est et à l'esprit de ses débuts.

Dans 4 mois et 15 jours, cette actrice sans âge aura 60 printemps. 

Elle incarne une rare alchimie entre sensibilité intérieure et présence lumineuse, capable de transmettre des émotions profondes avec une grande délicatesse. Son jeu subtil et grâcieux fait d'elle une actrice mystérieuse et intensément humaine.  

 Rares sont ceux et celles qui ne sont pas charmés par Irène Jacob. 

 Quand Irène apparait sur scène, à l'oreille, ou en pleine lumière, le monde suspend son souffle, comme si chaque silence devenait une confidence.