lundi 25 mai 2026

CBS (1927-2026)

La Columbia Broadcasting Corporation a son origine dans son émission de radio qui allait bon train, dans les années 20. Le cinéma parlant nait. Pourrait-on faire de l'image et du son simultanément ? On garde ça à l'oeil. Arthur Jodson, agent de talent de Chicago, ouvre cette branche, à New York. La maison de disque Columbia va bien, la radio va bien, on explore la 3e branche. Un 3e oeil. 

Les frères Levy, propriétaires d'une station de radio de Philadelphie, sont les opérateurs en chef de tout ça. Ils auront toutefois besoin de l'influence et du talent d'un membre de leur famille, William S.Paley, pour diriger toute l'entreprise, avec 51% des actions, tandis que Paramount Pictures, achète l'autre 49%. 

Mais la Grande Dépression force Paramount a vendre ses parts et pour les 63 années suivantes, CBS est privée et indépendante. Avec le temps, elle deviendra l'une des trois stations du "Big Three", avec ABC et NBC.  Développe pleinement pour la télévision seulement à partir des années 40, fait du film à partir de 1971, devient CBS inc., en 1974, et on est listé en bourse. 

L'illustre et immensément respecté Walter Cronkite pleure en direct la mort annoncée de JFK, en 1963.Quand il sort de son texte, sur la guerre du Vietnam, en disant que seul un traité de paix pourra régler tout ça, Lyndon B.Johnson, alors président des É-U, choisit de ne pas se représenter pour un autre mandat, considérant que si il a perdu la confiance de Cronkite, il a trop perdu. C'est dire l'influence qu'il avait. Il a décrit en direct les brutalité dont il était victime au Congrès Démocratique de 1968.  Il décrit les images truquées de l'homme sur la lune, en 1969. Il a été une force tranquille rassurante annonçant la mort de Martin Luther King Jr, transformant le deuil national en réflexion collective. Il cède sa place au nom moins illustre Dan Rather, en 1981. Digne successeur.

De jour c'est l'unique station télé commercial qui fait toujours diffuser des jeux télévisés. The Price is Right, Match Game, The 25 000$ Pyramide (qui était à l'origine la 10$ Pyramide), Family Feud, Wheel of Fortune

The Young & The Restless, The Bold & The Beautiful, Guiding Light, As The World Turns, seront les romans-savons du jour.

Les émissions de nos enfances, en dessins animés, les samedis matins, nous montraient de cette station, Fat Albert, Scooby-DooJim Henson's Muppet Babies  et par le passé Mighty Mouse, avant de se jumeler à Nickelodeon et diffuser aussi Teenage Mutant Ninja Turtles, en dessins animés pour les petits. 

Charlie Brown y a élu domicile, en 1965, a Charlie Brown Christmas marque l'histoire (et ma vie, dans les années 70). 30 spéciaux impliquant les personnages de Peanuts seront honorés sur les télés, tirés de la station CBS. 

Hawaii 5-0 est une série issue de cette station. 

De 1963 à 2002, la compétition Miss USA Beauty Pageant y est présentée. mais quand les cotes d'écoutes deviennent faméliques, c'est la cancer Donald Trump qui rachète le tout et en prend le contrôle à 50%. Pédophile, il fait baisser l'âge des participantes en faisan créer en parallèle Miss Teen USA Beauty Pageant. Vous êtes surpris(e)s ?

Ça n'existe plus (sur CBS) à partir de 2015, avant même que nous ayons accepté tout ce que nous acceptons tristement maintenant, quand Trump est ouvertement raciste envers les Mexicain(e)s, et que ce type de racisme, ne sera pas encouragé par CBS. 

Les choses ont changées...

Le pédophile raciste est au pouvoir pour une seconde fois, probablement en ayant triché pour s'y rendre. c'est le petit christ d'Elon qui nous a mis sur la piste de la triche, et le pédophile a fait accepter la fusion entre Paramount et CBS, Paramount qui voulait revenir comme propriétaire, mais cette fois, majoritaire. 

CBS a été la station de télévision la plus respectée et écoutée aux États-Unis, depuis l'invention de la télévision, aux États-Unis. Cette station est désormais l'affaire du fils d'un milliardaire, qui a supplié le pédophile, de faire accepter la fusion, qui flirtait avec l'illégal. Mais demander à un escroc ce qui serait acceptable ou pas ? Vous comprenez comment ça finira. 

Oui, t'es maintenant le patron, mais tu seras aussi mon porte-voix. C'est la condition.

Ils ont donné le rôle de l'éditrice en chef de la ligne éditoriale à Barri Weiss, une femme qui n'avait aucune expérience en télévision, mais qui ferait tout ce que le pédoprésident lui exigerait, ont remplacé leur lecteur de nouvelles du soir par un homme, décrit par ses propres collègues, comme trempé dans la marmite MAGA, et CBS, depuis, s'est pas mal éteint. Est sur respirateur artificiel. Comme organe du parti corrompu au pouvoir.

En une seule semaine, la semaine dernière, CBS s'est enterrée comme pertinente station télé. 

Au fatal sommet raté en Chine, où DJT se fait jouer comme un yoyo, on a voulu envoyer ce nouveau lecteur de nouvelles qu'on veut vendre pertinent. NBC envoie le respecté Thom Hammes, ABC envoie le respecté David Muir. CBS envoie ti-coune. Il est si incompétent, qu'il a échoué à avoir un VISA de travail à temps. Il a dû diffuser de Tapei (capitale de Taiwan! source de tensions avec Xi Jingping!) alors que l'humiliation Trump se déroulait à un peu plus de 1700 kilomètres. De plus, en direct, son caméraman, mercredi, a eu un malaise, a perdu connaissance et s'est affalé au sol. Il est correct. Mais on entend le reporter dire "is he ok ?" et le gars tomber. 

Ça ne finit pas là. Ils se sont fait expulser par l'hôtel qui les hébergeait, quand ils ont réalisé que c'était des reportages de contenus politiques, ce qui est interdit de même penser, à Taiwan. Les crétins l'ont confessé en ondes, On ne le saurait jamais que vous n'êtes pas à Beijing si vous n'en parliez pas !

Ça allait si mal. 

C'était aussi les même mots "Ca va si mal", qu'avait en quelque sorte dit cet animateur MAGA parachuté en ondes à sa première journée quand Barri Weiss avait choisi de réécrire à la dernière minute toute les nouvelles qu'il allait lire. Il avait alors dit en ondes, en direct "First day, big problems here". Il s'était aussi longuement présenté lui-même, deux fois en ondes, dans ce qui semblait A)ou bien quelqu'un qui ne se rappelait pas l'avoir fait, B) ou bien quelqu'un qui voulait gagner du temps parce qu'un problème de téléprompteur survenait. Ce qui est aussi très très possible. Weiss a tout réécrit, pour faire accorder au narratif du parti, quelques minutes avant diffusion en direct. On a ensuite dit, de l'intérieur, que ça donnait l'impression qu'il n'y avait pas d'adulte pouvant contrôler ce qui se passe, comme il fallait, sur place.

Là où ça va encore plus mal, c'est que CBS est cliniquement morte. Ils ont mis un terme à la brillante émission de Stephen Colbert de fin de soirée, et toute la semaine, Stephen a été honoré par ses pairs et célébré comme l'Homme, avec le plus grand des H, qu'il est, dans sa dernière semaine de diffusion. Dans un monde de prédateurs, soyez Colbert. Les cotes d'écoutes de CBS ont été d'un formidable 74 millions de gens qui ont syntonisé la dernière avec entre autre le grand Paul McCartney, mais aussi Jon Stewart, Jimmy Kimmel, Jimmy Fallon, Seth Meyers, John Oliver sur place

Le 8 mai dernier, le pays qui contient 349 millions d'habitants, a enregistré 3,4 millions de gens écoutant CBS. Un record de médiocrité pour CBS.

Moins que NBC, moins qu'ABC, une ligue dans laquelle ils ne sont plus, moins que presque toutes les stations indépendantes, moins que des zillions de tiktokeux et de gens sur Youtube ou ballado, diffusant tous les jours.

On a demandé au pédoprésident pourquoi il faisait limoger Colbert ? Il a répondu, et encore menti, le lendemain de sa dernière, que c'était en raison de ses mauvaises cotes d'écoutes. 

Non. C'est ce qui se produit quand tu vends ton âme au fils d'un milliardaire qui lui, réponds d'un démon violeur. Et qui peinture une station télé, de son fascisme. 

Ce n'était pas un adieu de Stephen Colbert, c'était un adieu à CBS, la semaine dernière. 

Pour Colbert, c'était, à la prochaine fois. Parce que lui on s'en rappelle pour des raisons qui font rire. Alors que l'actuel pédoprésident on s'en rapellera pour toutes les mauvaises raisons. 

Avec maintenant 31% de support populaire. Pire score de l'histoire du pays.  À 99 ans, CBS a vendu son âme au diable. 

dimanche 24 mai 2026

À La Recherche du Temps Perdu********************Romeo & Juliet de William Shakespeare

Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La littérature!

Lire c'est accepter de plonger dans la tête, dans le monde des autres, c'est recevoir et donner, ne serais-ce qu'à son cerveau, c'est apprendre, découvrir, c'est s'ouvrir les sens, c'est confronter ses idées préconçues, c'est explorer des univers, se tremper dedans, nager dans des réalités parallèles, c'est choisir de s'appartenir un peu, c'est aussi choisir de respirer sur le rythme de quelqu'un d'autre. 

Et respirer, c'est vivre. 

ROMEO & JULIET de WILLIAM SHAKESPEARE

 Contrairement à une idée reçue, William Shakespeare n'a pas complètement inventé l'histoire de Roméo & Juliette. Le concept d'amants maudits dont la réunion est empêchée par leurs familles remonte à l'Antiquité, notamment avec le mythe de Pyrame et Thisbé raconté par Ovide dans ses Métamorphoses

Au XVIe siècle, ce récit est repris et popularisé par plusieurs auteurs italiens, dont Masuccio Salernitano et Matteo Bandello. C'est l'adaptation anglaise de ces textes sous formes de poèmes, par Arthur Brooke, intitulée The Tragical History of Romeus & Juliet (en 1562) qui sert de source directe à Shakespeare qui en sera en quelque sorte traducteur/adaptateur. Dans le milieu de la traduction dont je suis issu et dans lequel je baigne encore, tout ce qui entoure Good Ol'Bill et surtout Romeo & Juliet est un peu notre rêve à tous. Swag boy Will qu'on l'appelle entre nous (oui, il a inventé le terme swag pour vouloir dire cool avant tout le monde, il est swag de même 🤓 )

Le dramaturge anglais s'approprie cette trame narrative mais la sublime. Il resserre l'action sur quelques jours seulement (au lieu de plusieurs mois chez Brooke) accélérant le rythme de manière vertigineuse, ce que Baz Luhrmann, réalisateur d'origine australienne que je déteste profondément, a pris au premier degré, en faisant un montage épouvantablement vidéoclip de son adaptation en film avec Leo, Claire & John et en y plaçant une exceptionnellement bonne trame sonore, sur un chef d'oeuvre, ainsi devenu une présentation pour l'oeil et l'oreille alors que la vraie valeur de ce texte, EST LE MOT.  Ce texte commandait une tonne de plans fixes. Mettant l'accent sur le texte et l'acteur/l'actrice.

Mais bon c'est un discours de puriste, je l'assume et vous comprendrez aussi que je déteste Luhrmann, dont les montages me font hurler, et ai en horreur sa version modernisée de Romeo & Juliet

Enfin.

Shakespeare enrichit aussi considérablement la profondeur psychologique des personnages.

L'action se déroule à Vérone, une cité-État italienne déchirée par une vendetta ancestrale entre deux familles de la haute noblesse: les Capulet et les Montaigu. L'ingéniosité de Shakespeare réside dans son utilisation des choeurs dès le prologue, qui annonce immédiatement l'issue au spectateur. Cette technique dramatique transforme l'intrigue en une course contre la montre désespérée, où on assiste impuissant à l'accomplissement du destin. 

L'omniprésence de la violence pour tenter d'oublier un amour non partagé encore est la source de ce qui amènera Romeo Montaigu à se masquer pour croiser dans un bal, Juliette Capulet. Le coup de foudre est immédiat et réciproque. Ils se marient secrètement dès le lendemain, aidés de gens stimulés par l'envie d'unir les deux familles ancestralement désunies. Mais un cousin colérique ne l'entend pas ainsi. Les chats de ruelles se mutileront les uns, les autres. Fureur et douleur, Intensité. Exil forcé. 

Un malentendu provoque une fin tragique, parce que l'amour ne finit pas toujours bien. Les puissantes dualités s'entrechoquent. L'amour absolu charme parce qu'il cherche à s'extraire des structures sociales et familiales imposées. La nuit devient refuge, moment de vérité, poésie et retrouvailles, le jour, revanche, réalité froide, obligations sociales, chaleur étouffante qui échauffent les esprits et mène aux duels. 

On impose impétuosité, absolutisme, idéalisme et jeunesse à prudence calculatrice, rancoeur et rigidité adulte. 

L'intrigue survit à toutes les époques puisque l'amour le fait aussi. 

Cette parenthèse italienne (bien qu'Anglaise) est volontaire car aujourd'hui, la semaine prochain, on y atterri pour deux semaines complètes. Jour pour jour. 

Si ennuyeux est ce jour, pareil à la nuit qui précède une fête pour un enfant impatient, qui a des vêtements neufs, et ne peut encore les porter, non vedo l'ora de quel giorno!         

Réseaux sociaux ? Vous m'écoutez ? 

Les messagers de l'amour devraient être des pensées qui volent 10 fois plus vite que les rayons de soleil.

C'est pas complètement de moi. C'est de Billy Brassel'Harpon.

Voilà.

J'ai fait mon Baz Luhrman. J'ai désacralisé un monument littéraire. Chef d'oeuvre de la passion irraisonnable.   

samedi 23 mai 2026

6 Pack de la Bêtise Étatsunienne Gouvernementale

Nous faisons face au gong show dont on ne sonnera jamais la cloche, que les États-Unis sont devenus.

Le Gong Show était une émission de très mauvais goût mise sur pieds par le très cocaïné Chuck Barris dans les années 70, devenues culte comme l'a été l'émission de Jerry Springer dans les années 90. Même type de vulgarité. Des candidats, des monsieur et madame tout-le-monde, venaient présenter des numéros bizarres, insolites et parfois tout simplement volontairement mauvais afin de se faire expulser de la scène. Ils présentaient leur numéro devant public, mais aussi devant 3 juges, des personnalités des É-U, et quand on trouvait insupportable, on se levait et on allait frapper sur un gong afin de mettre fin à tout ça. Ainsi, un monsieur muscle en bedaine qui faisait bouger ses propres seins sur une musique avait été jugé trop dérangeant et on avait frappé sur le gong pour abréger sa performance. Je me rappelle de lui, j'étais alors enfant, car il était démesurément souriant pendant sa performance, puis très fâché lorsqu'éliminé presque dès le départ. Une autre femme s'était assise en indien et avait commencé à "sucer" un popsicle, suggérant la "fellation" en direct. On avait aussi frappé le gong et je m'en rappelle aussi parce que mes parents avaient dit que ce n'était pas de notre âge cet humour, ce qui bien sur, nous as intéressé davantage, les 3 enfants de la famille Jones. Un de mes films préférés à vie couvre la vie de Chuck Barris, tournée par George Clooney, adaptée de sa bio et écrite par Charlie Kaufman, avec un (toujours)fameux Sam Rockwell dans le rôle de Barris. 

Les États-Unis sont ce vulgaire gong-show quotidien sans possibilités (jusqu'à maintenant) de frapper sur le gong pour abréger nos souffrances. 

6 Pack de l'Horreur Gouvernementale aux États-Unis:

Pete Hegseth

L'ancien animateur de la station de propagande Républicaine Fox fait face à de lourdes critiques concernant sa gestion de sa propre discipline. Il n'est pas respecté par les gens de l'armée puisqu'il veut en restreindre l'accès aux Femmes et aux gens de couleurs. Il a plus d'une fois fait preuve d'extrême incompétence en diffusant en boucle, sur le réseau social SIGNAL, des infos très confidentielles à un journaliste et à sa propre famille. Il fait, depuis le jeudi dernier, l'objet d'une enquête en ce qui concerne les meurtres des pêcheurs Vénézueliens en mer. Bombardement faits sans discernement. Sous prétexte que "ce pourrait" avoir été des gens qui cherchaient à passer le frontière des États-Unis, ou de la drogue, au pays de l'Oncle Sam, mais qui n'était ni l'un, ni l'autre. C'est un sévère imbécile. Un dangereux égaré.  

Mike Johnson

Le porte-parole de la chambre ne sait jamais rien, sur rien. Peut-être est-il la raison pour laquelle le président clown dit tous les jours au moins une "I don't know". Mike, really don't. Où n'essaie pas de savoir. Comme il n'essaie pas d'essayer de comprendre ce que peuvent vivre les jeunes comme sa fille ou son fils, leur imposant ses dogmes religieux, d'un pacte de pureté où papa surveillera sa fille jusqu'à sa première relation sexuelle, qui sera après le mariage, seulement ; et pour son fils, une application de surveillance mutuelle afin de s'assurer qu'aucun des deux ne consomme de matériel pornographique comme la religion. Maman, laissée sans surveillance, j'espère qu'elle se libère de ces laisses religieuse dans Pornhub, full blast. Delivrez ces gens de l'empoisonnement religieux.   

Robert Kennedy Junior

Nommé à la tête de la santé publique, il donne l'impression de mourir à la fin de chacune de ses phrases. Il a l'air de l'homme le moins en santé sur terre. Avocat de formation, mais surtout, fils de Robert Kennedy Junior, il a bien vécu de tous les excès et facilités que le prestige familial lui a favorisé Tant mieux pour lui. Mais il est antivax, a irresponsablement fait effacer tout ce qui touchait la pandémie dans les dossiers de la santé, a fait réviser des vérités scientifiques transformée en opinion personnelle et comme son patron, affirme continuellement des énormités comme le vaccin cause l'autisme ou les taux de sperme des garçons des années 70 était nettement supérieur à celui de nos jours. Un confus égaré à la tête de la santé. Abandonnée, aux États-Unis. Dommage pour eux. Ils ne peuvent pas avoir pire à ce poste.     

Kash Patel

Une enquête du brillant journal The Atlantic, a révélé que Patel alarmait ses propres équipes par des épisodes de consommation excessive d'alcool et des absences inexpliquées en mission (notamment à Las Vegas). Il a même fait faire, avec l'argent des contribuables, une série de production de whisky portant son nom. Sa sécurité peine parfois à le réveiller pour des réunions de crise. Patel a tout nié et a intenté un procès qu'il va perdre en diffamation de 250 millions. Il y a de trop de témoins de sa gestion de son poste. Incompétent sévère qui ne gardera peut-être plus son emploi tellement longtemps.  

Marco Rubio

Le triste Marco parle des tous les côtés de la bouche. La parfaite Bitch de prison. Il est passé de la résistance absolue en qualifiant le président de vulgaire, d'escroc et de danger pour les codes nucléaires à Secrétaire d'État, au bout de la laisse du président, lui léchant la main noircie qui le tient la laisse. Il a changé sa vision à 100%. défendant l'indéfendable et se montrant un des plus loyaux minions du président démon.   

J.D. Vance

James Donald Bowman, James David Hamel, James David Vance,, JD Vance souffre d'un déficit d'aisance et de popularité lors de ses sorties publiques. Comme sa sortie spontanément non inspirée dans une prétendue boutique de beignes. Il se retrouve souvent à défendre de manière passive agressive et inconfortable les déclarations les plus extrêmes de son patron. Il a fait une série d'exposés assez hilarants sur la fraude gouvernementale, cette semaine, où il voulait en faire porter le chapeau aux Démocrates, mais qui on eu eu l'effet de souligner davantage les fraudes actuelles en cours. Quand les journalistes lui ont souligné, il les a verbalement attaqué, et a menti sur plusieurs sujets qui donnait l'impression que soit a) il ne savait pas ce dont il parlait b) il cherchait à cacher quelque chose. Probablement les 2. C'est difficile pour lui de s'accepter, dévoilé au grand jour, comme un bandit de Scooby-Doo, à la fin d'un épisode. 

C'est un constat partagé partout dans le monde, la trajectoire actuelle des É-U fragilise profondément leur statut de leader du monde libre alors que s'y dessine plutôt le clair fascisme. La confiance des alliés historique est érodée. L'alignement ou la complaisance affichée envers les régimes autoritaires redéfinit complètement l'équilibre politique. Au grand plaisir des pouvoirs indignes comme ceux de Putin. Jong Il, Nethanyahou ou JingPing qui se jouent de lui comme sur un damier dans un parc. Contre un adversaire à qui on aurais promis un cheeseburger après le match, mais qui ne sait pas jouer aux dames. 

Surtout pas avec les dames. Puisqu'il préfère apparemment, les filles.

Jusqu'à preuve du contraire. Preuve criminellement retenue depuis le 19 décembre 2025. 

vendredi 22 mai 2026

Le Tunnel Ville-Marie, La Nuit

Le Tunnel Ville-Marie, au coeur de Montréal, fait 8,5  kilomètres. La police ne peut y arrêter personne. Faire un arrêt dans ce tunnel, c'est provoquer la mort. 

La nuit, c'est pire. 

Parce que si la police peut attendre aux sorties du tunnel pour coincer ceux et celles, surtout ceux, qui sont encore sur leurs élans après avoir fait rouler leurs bolides autour de 160 km /h. Souvent, en échangeant juste un regard sur sa droite ou sur sa gauche afin de voir si un(e) autre conducteur/conductrice, soit tenté d'aussi écraser la champignon dans la nuit. Quand je travaillais dans pour une maison de production en face de l'ancien Forum de Montréal et aux côtés du College Dawson, vers 1993, j'avais un patron qui nous avait "rire" en disant "ce matin, pour venir travailler, j'ai croisé un maudit fou, il devait rouler à 170 dans le tunnel Ville-Marie quand il m'a passé ! Avant de réaliser, à l'arrivé au bureau que la voiture en question était dans notre stationnement de travail!" C'est là que le "maudit fou", un collègue, avait rigolé en disant, oui, c'était probablement moi. La police ne peut pas arrêter dans le tunnel." 

La nuit, ce tunnel est reconnu pour souvent voir passer très très vite d'improvisés pilotes de courses. 

Ça reste d'une imbécilité abyssale. Et d'une irresponsabilité grossièrement indécente. 

Parlant d'Imbécilités. Le dément président des États-Unis, qui méprise son peuple, c'est désormais connu, lui chie dessus virtuellement, et assurément en privé, et qui ne pense pas une seule minute à la réussite des citoyens qui le votent au pouvoir, avait choisi de poursuivre l'IR.S, l'Internal Revenue Service, l'agence du gouvernement fédéral des États-Unis chargé de percevoir les impôts sur le revenu et (prétendument) faire respecter les lois fiscales, qu'il jugeait le harceler injustement. Non, elle faisait son travail. Le président #45 et le #47, qui sont le même crétin, resteront le seul depuis que c'est devenu une conditions de transparence instaurée par Richard Nixon en 1970, à ne jamais avoir montré ses tricheurs chiffres. 

Car de la bouche de l'olibrius en chef, rien n'est jamais plus triché que les chiffres qu'il improvise comme un vieux gâteux, tous les jours. Tricheurs chiffres sont des mots qui ne séparent jamais des propos du pedoprésident. 

Son ancien avocat personnel, Todd Blanche, devenu grand patron du Département de la "justice" (DOJ) aux États-Unis, à la place de Pam Bondi, vient de présenter 9 pages stipulant que dans le cadre d'une entente, "pour ne pas que le président continue de poursuivre son propre département d'inspecteurs d'impôts, la famille Trump au grand complet ne sera jamais enquêtée sur toutes leurs fraudes finances passées.  Confirmant du même coup que tricher, c'est dans le sang qu'ils ont ça. C'est inné. Et qu'il continue d'être son avocat personnel, lui obéissant au doigt et à l'oeil. Et non se soumettant à l'ordre, la justice et pour le peuple. Un autre sous-qualifié.  

Jamais la corruption n'a été plus transparente et ouverte. Pourquoi cacher ses rapports d'impôts passés ? 

Pour les mêmes raisons que les dossiers Trumpstein ne sortent pas complètement. 

Parce qu'exposer tout ça, ça confirme celui qui a été trouvé criminellement coupable 34 fois, déjà, et qui voudrait qu'on le pense vierge sur l'île des pédophiles de son meilleur ami, et si honnête, sur ses rapports d'impôts, depuis toujours. 

On sait tous que le pire des criminels des États-Unis, au sommet de ce syndicat du crime, se trouve un homme qui réunit absolument tous les défauts humains condensé en un seul vieux monsieur au de-plus-en-plus, mauvais toupet.   

Avant chaque grande annonce, celui qui avait réunit secrètement ses ami(e)s cryptomanes, fait acheter à sa famille et à ses proches, des actions dans le pétrole. Il l'a fait pour son crime contre le Venezuela, pour son crime de guerre contre l'Iran et se prépare à faire la même chose pour Cuba car la nouvelle distraction pour Epstein semble un combo "on ne sera jamais inquiétés par l'impôt passée" et "on va aussi kidnapper Raul". 

Chaque annonce du genre fait bouger les marchés financiers. Il fait tuer du soldats pour faire des sous. C'est l'essence de la bête. Pur vil. Il a trouvé son tunnel Ville-Marie, la nuit, un espace assez vague où il n'est pas facilement prouvable qu'Eric Trump, Lara, Don Jr, Lara ou Barron achètent des actions qui montent en flèche tout de suite après le dernier discours d'ingérence étrangère fait par papa. 

Le pédoprésident à son Tunnel Ville-Marie, la nuit qui le rend intouchable.

Ça reste aussi d'une imbécilité abyssale. Et d'une irresponsabilité grossièrement indécente.

jeudi 21 mai 2026

Agile Dans le Chaos

J'ai beaucoup de respect pour les Femmes (en général) qui ont su conjuguer (au Québec du moins) avec beaucoup de changements de rôles d'une génération à l'autre, au travers des époques. Elles ont appris à gérer et à se gérer dans le chaos absolu dans un monde aux valeurs patriarchales dans le monde familial et domestique qu'on lui laisse encore trop souvent gérer seule, et en jonglant, de nos jours, entre vie de travailleuse, amoureuse et vie à la maison. 

L'histoire du quotidien des Femmes a beaucoup beaucoup changé avec le temps. Pas plus loin que chez nos propres parents, qui approchent le 80 ans (mais ma mère aura 78 ans en août) nos mères avaient des comptes en banque, jeunes femmes mariées, seulement si leur mari avait signé une sorte de consentement. Impensable de nos jours. J'étais resté saisi, très jeune, de lire le nom de ma grand-mère maternelle, qui était en fait le nom de son époux, mon grand-père, mais avec le mot "Madame" devant. Comme dans Madame Yvan Rioux par exemple. Femme d'Yvan Rioux. Madame Donat Demers. Madame Yves Galipeau. Peut-on être plus effacée comme existence ? Déjà que ma grand-maman maternelle a vu sa propre mère devoir changer de nom à La Tuque, où elle a grandit, parce que trop Atikamekw, et pas assez "blanc". Elle est devenue "Beads".

La résilience, elle connaissait.

On est loin des autoportraits sur téléphone envoyés sur les réseaux sociaux. 

Les Femmes ont développé une résilience unique pour naviguer et structurer des environnements souvent chaotiques ou inéquitables. Cette semaine, l'amoureuse s'est montrée déçue de voir qu'un groupe "D'amateurs de hockey" de sa famille eût été formé sur Messenger, pour commenter les matchs des Canadiens en direct, et qu'elle en eût été exclue. Il est vrai qu'elle ne peut pas se considérer comme une vraie amateure de hockey. Bien qu'à côté de nous, parfois, elle sursaute quand on crie de bonheur sur un but des nôtres et on lui fait renverser son verre d'eau. Je l'ai ajoutée au groupe car on dit beaucoup de conneries et ça l'amuse, mais elle a choisi de se retirer finalement parce qu'on commençait à parler hockey pointu. 

C'est ce qui est fameux aussi avec les Canadiens de Montréal de cette année. Ils semblent aussi très bien fonctionner, dans le chaos. Ils y semblent même confortable. Leurs matchs ont été très inégaux et on voit très bien que c'est l'équipe la plus jeune de la LNH (après Chicago qui n'a pas fait les séries) parce que l'équilibre n'y est pas toujours. Ils ont éliminé un club plus fort qu'eux avec seulement 9 tirs, sur LEUR patinoire. Ils ont éliminé aussi Buffalo, en 2e ronde, sur LEUR patinoire aussi, et contre ce que la LNH semblait vouloir, le Club de New York. 

Le commissaire de la LNH rêvait fort des marchés de NY, Vegas et Colorado. La Caroline est aussi très payante pour la Ligue. Avec des revenus de près de 2 milliards. Mais le Canada...C'est pas les préférés du nabot comi$$aire qui ne pen$e qu'à l'argent à y faire. Montréal a battu plus qu'un club cette semaine. Ils ont déjoué le script de la LNH. Et même le leur. Un club si jeune est en avance de 2 ans sur sa progression ensemble. Ça promet merveilleusement peu importe ce qui arrivera. Ils montrent beaucoup de caractère. Dans l'absolu chaos d'une guerre.

Nous quittons pour l'Italie dans 9 jours.8 Si on ne compte pas aujourd'hui. Il ne me reste donc que 7 jours de travail. 5 la semaine prochaine et deux cette semaine, en comptant aujourd'hui. 

J'ai été élevé avec un père Irlandais. Et une mère autochtone. Du sang chaud donc. Sans aucun doute. Dans ma rue, de notre âge, il y avait 5 gars et quelques 14 filles. Chez mes cousins/cousines les mâles étaient pas mal toute leurs vies en Ontario et sur quelques 22 cousins cousines , le rapport M/F est 7/15. J'ai donc trempé beaucoup dans les univers de Femmes, et je crois humblement mieux les comprendre que bien des hommes. Nos parents ont été assez fins (comme dans finesse) pour toujours intégrer mes deux soeurs plus jeunes dans tous les sports que je faisais (baseball, hockey, patin de vitesse) ou activités, ce qui inconsciemment renforçait l'idée que ce qu'ils font Elles peuvent le faire aussi. 

Et c'est une collègue que je formais pour faire ce qu'on fait pendant que je mangerai des gelatos en Italie qui m'a fait remarquer que j'avais des attributs de Femmes en étant capable de me démarquer dans le chaos en portant plusieurs chapeaux. C'est une manière de le voir. Mais être agile dans le chaos, c'est pas QUE féminin. 

Alors quand l'autre nouvelle, Alice la Christ, s'est plainte à voix haute que "les gars" (on était 2, ben ben dans l'jus) ne l'ont jamais aidée à monter sa chaise de bureau, j'ai éclaté de rire. 

C'est pas plus un job de gars que de fille de gosser une chaise. Tout comme ce n'est pas un job de fille de laver le linge, le plancher, ou de faire à manger. 

Et ne vois tu pas que c'est pas parce qu'on ne fait PAS rien mais qu'on rattrape bien du retard qu'on ne veut pas trainer jusqu'au départ en Italie que l'on ne remarque même pas qu'on pourrait t'aider ?

Demande alors !

 L'agilité dans le chaos n'a pas de genre. La charme mentale qui flirte avec le déséquilibre qu'il faille toujours chercher à rééquilibrer, c'est aussi masculin.  L'égalité, c'est aussi laisser se monter sa propre chaise.

Et un jour, penser trôner comme la dignitaire qui s'ignore en soi.  

La résilience a toujours été un mot qui m'agaçait parce que je sentais que c'était un peu baisser les bras. Je vieillis. Je choisis mes batailles. Le confort du chaos, je le tricherai en Italie bientôt. Probablement dans le chaos aussi.

mercredi 20 mai 2026

Plongé(e) Dans La Caricature

Je ne suis aucunement fan de l'univers des super héros. 

Je suis de ceux et celle qui croient que les vrai(e) héros/héroînes, ne portent pas de cape sur un écran géant. Et je les préfère non fictifs. 

En 1989, faire des films de super-héros, c'est pas encore tendance. Je suis fan de Tim Burton, j'irai donc voir son adaptation de Batman, en salle. J'ai 17 en juin de cette année là. Je trouverai assez ordinaire. Pour une rare fois, j'irai aussi voir le second effort, Batman Returns, et préférerai de beaucoup ce film, au premier. Visuellement, c'est une perle. Je pense même un jour l'acheter. La cinématographie de Stefan Czapsky est extraordinaire. Il sera aussi formidable pour Edward Scissorhands et Ed Wood pour Burton, aussi.

Mais revenons à Batman, en 1989. 

À un certain moment, dans le film, le joker se paie une publicité télé où il annonce aux habitant(e)s de Gotham City, qu'il a empoisonné des produits de beauté sélectionnés mais ne dira jamais lesquels. Trois femmes en mourront. Plus loin, dans le même film, il annoncera qu'il va donner 20 millions aux gens, lancé d'un un char de parade. 

Toute la ville se présentera à la parade. Certain montrant leur support au joker en se maquillant le visage blanc craie et en se teignant les cheveux en vert. On l'appuie même si il a admis en ondes qu'il est assassin d'au moins, 3 Femmes. Prises au hasard. À la parade, c'est un guet apens, il relâche des gaz toxiques dans la foule. 

Cette scène, qui me paraissait absurde et purement fictive à 17 ans, résonne aujourd'hui d'une manière assez effrayante. 

Deux ans plus tard, un ami et moi, à ma première année d'université, on allait, pour "rigoler" et tuer le temps, fonder notre conception du pire parti politique possible sur terre qui serait un acronyme: M.E.R.D.I.E.R. Misogyne Et Raciste, Discriminatoire, Intransigeant Et Représentatif. Encore, on était visionnaire sans même avoir cherché à voir. 

La trame narrative du Joker dans Batman me fait instantanément penser au pédoprésident actuel, aux États-Unis. Et à sa déclaration qui a déjà 10 ans: "Je pourrais tirer sur quelqu'un en plein milieu de la 5e avenue, sans perdre un seul électeur. " Tous comme les citoyens de Gotham City, qui applaudissent le Joker après l'aveu de ses crimes, une partie de notre société contemporaine semble prête à aduler un leader politique potentiellement pédophile, peu importe ses dérapages, ses mensonges, ou ses accusations judiciaires. 

Dans les 2 cas, le culte de la personnalité et l'appât du gain - ou des promesses creuses- l'emportent sur la raison et la morale. La réalité a fini par rattraper la bande dessinée dans lequel nous sommes tombé(e)s. 


37 ans plus tard, ce cynisme pop-corn est devenu notre quotidien politique en provenance des É-U. Incarné à la perfection par Shitler Pedoprez. Le Joker de Burton n'était pas un idéologue. C'était un animateur de foule cruel. Comme un vieil homme au mauvais toupet au micro d'un rallie politique partisan. Le Joker était une bête de scène qui achetait l'attention des masses avec des billets verts pour mieux les piéger, ensuite. De nos jours, les mêmes ficelles sont tirées par Pedoprez. Il a transformé l'arène politique en immense cirque médiatique, allant même jusqu'à mettre en scène un faux attentat contre sa personne pour détourner un bien-cuit. Il distribue les promesses tape-à-l'oeil comme un nouveau téléphone-arnaque, escroquerie qui a marché une première fois. Il s'assure le soutien indéfectible de partisans arborant fièrement ses couleurs comme l'immonde casquette rouge, en guise de cheveux verts du Joker. 

Le poison moderne n'est plus un gaz toxique, mais il est tout aussi invisible. C'est la désinformation. Et le public en redemande. Même si il est la première victime du spectacle.

En y repensant aujourd'hui, le Joker de 1989 était le parfait précurseur des clowneries de nos jours. 

Cette capacité à avouer ses pires travers à la télévision, les assumer, comme le racisme, l'avarice, la cruauté, l'apathie et le misogynie, à corrompre les foules, les rouler dans la farine pour mieux les avaler tout rond, les attirer par l'argent le spectacle, tout en voyant ses partisans adopter ses codes esthétiques de manière presque sectaire, ça n'a plus rien à voir avec le candide Tim Burton. 

C'est le portrait craché de notre politique moderne où le populisme théâtral réussit à faire aimer le bourreau par ses propres victimes.