Et très très personnel.
Mais pas 2026.
Je fais ça souvent. Je me rends à l'une de nos bibliothèques (à pieds) et m'y prends trois films que je me donne une semaine, une semaine et demi à trouver un moment pour écouter. je suis presqu'un chat, doté de rituels, et celui-ci en est un. La marche me permet de brûler des calories et d'écouter quelques balados/listes de lecture.
L'été, je l'ai souvent mentionné, c'est le congé des cerveaux. On accepte davantage le laisser-aller. On a encore accepté cette année mes vacances de manière inacceptable. Si j'étais mon propre patron, je les aurais refusées. C'était terrible les vacances que je leur demandais. Trois fois en début de mois. Là où on est en surtâches et assez peu aidés. Le gars qui les as acceptées ne travaille plus pour nous. Je ne pouvais pas être puni parce qu'ils n'engagent pas quelqu'un pour nous aider quand même. Mais je reviens aujourd'hui avec une montagne qui ne sera gravie complètement qu'autour de novembre. Si je ne choisis pas de naviguer ailleurs d'ici là. Mais voilà, les premières vacances étaient réservées en Italie depuis janvier. Les secondes concordaient avec des amis au Saguenay. La dernière concordait avec un ami qui se bat contre le crabe, je ne lui refuses rien, il vit sur du temps emprunté. Je n'ai pas eu à le justifier, au travail, les vacances, c'est sacré.Au final, aux mots "vacances" tout le monde a plié. Sans jugement, sans réfléchir. Parce que l'été, on ne semble pas trop réfléchir non plus. La musique est souvent moins bonne, les films aussi, les sorties de livres, légères. la télé molle. les remplaçant(e)s partout. Sauf dans les bureaux, chez nous. Le médiocre devient acceptable l'été. Je vises donc la Vievliothèque (sic) que je gère davantage comme un club vidéo, (J'achètes plus souvent mes livres), en ce qui concerne les films qui me tentent de voir. Je voulais revoir L'Auberge Epagnole de Cedric Klapisch qui me semble tout à fait film d'été, mais nos bibli ne l'ont pas. J'ai donc improvisé à la bibliothèque où je me trouvais. Et je suis surexcité d'écouter les 3 que je me promets cette semaine. Par ordre de création.Broadway Danny Rose 1984. De Woody Allen
Je suis immense fan de Woody Allen, l'artiste. J'ai plus de 25 de ses films dans mes dvd personnels. Celui-là est dur à trouver. Il n'a jamais été succès majeur et quand j'ai trouvé l'unique copie à prix raisonnable sur Amazon.ca, en le recevant et en le sortant de sa boite, maladroitement, et en forçant trop vite sa sortie des brindilles qui le retiennent à l'intérieur, il a tout de suite fendu. Si il était à prix raisonnable, c'était parce que c'était une copie cheap. J'ai quand même réussi à me faire rembourser en disant que je l'avais reçu comme ça. Ce 12e film de Woody Allen, présente le fictif agent d'artistes Danny Rose, impliqué malgré lui avec la femme de son "meilleur" client, associé à la Cosa Nostra. Toujours très drôle et personnellement, je considère que c'est le rôle le mieux joué par Mia Farrow*. Film Socialiste 2010. De Jean-Luc GodardJ'ai toujours aimé le cinéma de JLG. L'homme aussi, au privé est d'un tordu assez inacceptable. Dans cette oeuvre fragmentée et poétique divisée en trois mouvements distincts, il montre dans un premier temps une Europe capitaliste en dérive par l'image d'un paquebot aux voix chorales. Dans le second segment, une famille de province est confrontée aux questions d'une journaliste sur la liberté et l'égalité. Le dernier mouvement est un travelogue de lieux historiques majeurs en Égypte, Palestine, et en Grèce. Interrogeant nos mythes fondateurs. Fidèle à lui-même, JLG refuse la narration classique et superpose différents supports visuels avec des citations philosophiques et pistes sonores avant-gardistes. Essai visuel mélancolique, réflexion incisive sur le déclin de la civilisation occidentale et les espoirs brisés de la gauche. Testament cinématographique complexe et profondément stimulant.
All Eyez On Me. 2017. De Benny Boom.
D'abord dans les cahiers d'Antoine Fuqua, puis dans les projets de John Singleton, qui avait dirigé Tupac Shakur sur pellicule, puis finalement, après que Carl Franklin eût pris le relais et ensuite eût abandonné à son tour, c'est Benny Boom, réalisateur de clip rap, qui trouve un sosie, en Demetrius Shipp Jr pour incarner le mythique rappeur. Enfance marquée par le militantisme des Black Panthers, le film oscille entre le poète et le révolutionnaire sensible tout en tâtant de la figure provocatrice inspirée de Thug Life. Image à une icône assez linéaire, bande son assez intéressante pour les amateurs de rap. Essai de ma part. La ressemblance physique avec le vrai Tupac Shakur est bouleversante.Opinion controversées, je sais: La fête de la Saint-Jean Baptiste n'est pas la fête du français tout comme l'été, c'est pas forcément dehors. Ça peut être dedans aussi. Surtout quand tu es surtaxé d'allergies. Comme désormais, semble-t-il, Bibi.
* que j'ai vu
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