dimanche 18 février 2024

5 Listes de Lecture Maudites

J'approche le 500 listes de lecture sur mon téléphone. De musique. Je ne le vise pas mais bon, je sais qu'avec le temps, je les atteindrai surement. De différents styles de différents thèmes, de différentes durées. Selon l'intérêt. Passant de la vingtaine de minute d'un(e) artiste qui n'a que peu albums au plus de 20 heures pour week-end de party. La grande majorité sont des artistes dont je rassemble mes morceaux préférés par durée d'intérêt tentant souvent de ne jamais dépasser l'heure et demie. Mais quand j'aime trop, je ne me prive pas. Après tout, je fais ça par choix personnel. 

Séparer l'artiste de l'homme, n'est pas évident. Parfois on va adorer les oeuvres de quelqu'un d'assez détestable. Plongez dans la vie privée de Pablo Picasso, vous serez outré. 5 artistes musicaux, dont j'aime la musique, sont (étaient dans les 2 derniers cas) des gens peu honorables au civil. 

Très méprisables même.

J'ai refusé longtemps de faire des listes de lecture de ces 5 là, mais je dois admettre que l'oeuvre artistique a gagné. Je me privais moi-même, j'ai craqué. Tout en plaçant comme titre de liste, quelque chose de péjoratif à l'égard de l'artiste en question. Voici les infâmes:

Eric Clapton "God is a Bigot" (1h04)

Clapton is God était un graffiti du milieu des années 60 qui avait été pris en photo et qui est vite devenu populaire, créant du même coup le culte du guitar hero. Clapton était alors guitariste avec les Bluesbreakers de John Mayall. Et il ne fait aucun doute qu'il est un fameux joueur de guitare. Le Magazine Rolling Stones le classe second de tous les temps derrière Jimi Hendrix. Tour à tour membre des Yardbirds, des Bluesbreakers, de Cream, Blind Faith,  Georhe Harrison, Delaney & Bonnie, Derek & The Dominos, artiste soliste, invité depuis, il y a beaucoup à puiser dans ce qu'il fait de ses 10 doigts. C'est sa tête le problème. En 1976, fraichement remis des ses mauvais choix autour de la drogue, il était maintenant devenu très lourd sur la bouteille et visiblement intoxiqué, il s'est lancé dans une tirade extraordinairement raciste souhaitant ouvertement de garder l'Angleterre blanche. Et que tous les étrangers quittent le pays. 

En 2020, il était figure de proue des antivax, anti confinement, anti masque, et a fait des concerts et même une chanson souhaitant que tous ça cesse.

Nous aussi on voulait que ça cesse, idiot bigot. Le karma étant plutôt bitch, il a dû annuler quelques concerts en mai 2022, atteint du Covid.  

Van Morrison "Belfast Bandit" (2h20)

Des "artistes maudits" Van est de loin mon préféré. Un de ses albums devient un des albums que j'ai le plus écouté dans ma vie. Je revisite très souvent sa liste car il a plusieurs bons albums, entre 1967 et 1974, entre autre, ma période préférée de l'Irlandais, mais il a 47 albums entre 1967 et nos jours. Je ne les connais pas tous. Il est excessivement prolifique. Et aime faire beaucoup d'argent. C'est probablement parce qu'il en perdait à ne pas se donner en concert en 2019, avec 7 nouveaux albums en 4 ans de lancés, à ne pas pouvoir promouvoir en tournée, qu'il s'est ouvertement prononcé contre toutes les mesures sanitaires. Il a fait des concerts "pour la liberté-compromettant les nôtres". Artistiquement, il est tout simplement brillant. Au civil, plutôt idiot. Dommage. Il écrit si bien.

Buffy Ste-Marie "Stoneham Italo Caucasian UnitedStater Fraud" (1h)

Elle a été confirmée fraude identitaire toute sa carrière dans les derniers mois. Dommage aussi. Tant de reconnaissances lui ont été faites spécifiquement pour un côté autochtone qui avait été inventé de toutes pièces. Un peu de sa musique reste intéressante et si ça peut faire explorer les gens sur les réalités autochtones, tant mieux. The more, the merrier. Toutefois, elle devrait rester profil bas de nos jours. Ce n'est pas parce qu'une famille autochtone dit vous "adopter" que ça fait de vous, un autochtone. Beverly Jean Santamaria, t'es Étatsunienne avec des racines italiennes. Point. Tu t'intéresses aux autochtones pour vivre. Il faut essayer d'oublier que tu continues la colonisation.

Jean-Louis Murat "Le Môme Éternel" (2h20)

Absolu bipolaire, Jean-Louis savait du moins reconnaître le problème. Mais problème il y avait. Il pouvait passer du sensible artiste presque maladivement timide à la bourrue grande gueule qui crachera sur Johnny Halliday, les organisateurs du spectacle des enfoirées, Renaud*, Polnareff, Goldman. Murat l'artiste, je l'adore comme le confirme la durée de ma liste de lecture. C'est la même durée que j'ai pour les Psychedelics Furs, Bashung, Radiohead ou Pulp. Mais Murat, le citoyen, je modères. A-t-il besoin d'être sexiste avec Angèle ? Méprisant envers Souchon ? Gilet pissou jaune et anti-Macron ? C'est une immaturité intellectuelle que je ne lui connaissais pas. Il avait un sale caractère et était animé de beaucoup plus de fiel que je n'aurais jamais pensé et beaucoup moins consensuel tout en restant con, sensuel. Je le découvre à mon grand désarroi décédé depuis mai l'an dernier, à 71 ans, de complications pulmonaires suite à une phlébite. Je ne savais pas. C'était un immature môme éternel.  Mais si je méprises pas immaturité j'aurais dû le remplacer par Morrissey. Que j'aime pendant 1h43 en solo et avec The Smiths sur 2h34.

Micheal Jackson "The Kids in the Mirror" (1h15)

Micheal Jackson n'en était pas à un mensonge près. Billie Jean, was his lover, not just a girl claiming he was the one. And the kid WAS his son. Ça s'est réglé hors cour. Ce qui est pratiquement toujours un aveu de culpabilité. Micheal couchait avec des enfants dans son lit, a Neverland. Il a été accusé une première fois d'agression sexuelle sur un(e) mineur(e) en 1993. A réglé hors cour. Le doute a toujours subsisté. Il insistait tant pour être ami de Macaulay Culkin qui n'avait que 11 ans. Allez lire les détailes des accusations portées contre lui, c'est plutôt répugnant. Pas envie de les reproduire. Il a été réaccusé en 2005, fût acquitté. Même si on le voyait souvent inviter des enfants de 12 ans "à coucher chez lui". Enfin... J'adore toutefois Janet. Et Micheal a beaucoup influencé le monde musical. Musicalement il a parlé...à mon enfance...

Le titre de la liste de lecture de Wacko Jacko est d'une ironie noire.

Couleur de peau que Micheal n'était plus. 

Il y a une ligne que je ne traverserai pas. Bérurier Noir/Cantat ne sera jamais plus réécouté par moi. 

Ce que je pourrais admirer chez lui (une intensité) est source de trop d'horreur.  

Si je vous parles de ça aujourd'hui c'est que je me tricote une liste de lecture de Bernard Adamus. Ben oui, 'scuzez...y est pas propre Adamus.

*Qui aurait aussi eu davantage sa place ici que Murat, je réalises tardivement. 

samedi 17 février 2024

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable***********Remain In Light des Talking Heads

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers), je vous parles de l'une de mes trois immenses passion: la musique. 

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ai tant écouté dans ma vie, que cette musique m'habite.

J'en connais toutes les paroles, tous les sons, toutes les nuances, tous les tons, bref, elle compose mon ADN. 

Par ordre de création:

Blonde On Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi, c'est aussi la terminaison du mot habibi voulant dire, en langue arabe, je t'aime.

Musique, je t'aime. 

REMAIN IN LIGHT des TALKING HEADS.

1980.

Une année si importante dans ma vie. Je sens parfois que j'y suis né. J'avais 8 ans. Mais je prenais nettement conscience de plusieurs choses. Je devenais Kevin Arnold dans The Wonder Years.  De l'âge et des défis de mes parents dans le monde adulte. De la côté Ouest Américaine dont nous avions fait le tour en voiture durant l'été, en famille. J'y faisais mes premières collections complètes de cartes de baseball et de hockey. Je voyais les deux premiers Star Wars (devenus les 4ème et 5ème) dans un programme double au cinéma le même samedi. Avant que la marketing comprenne qu'il puisse nous violer. Je me découvrais des passions et une première fille s'intéressait à moi sans que ça me dégoute (c'était aussi arrivé en maternelle mais j'avais été dégoûté, désolé Hélène Desrosiers tu ne le méritais pas). 

"parles de nous, Jones..."
Étrangement je suis né dans la semaine où David Bowie a fait naître Ziggy Stardust sur scène, et en 1980, il lançait son dernier grand album avant 15 ans encore. Il clôturait un chapitre. Et avait le même âge que mon père, 33 ans. Moi, je commençais de nouveaux chapitres. C'était aussi l'année de mon championnat des marqueurs, au hockey. 67 buts 42 mentions d'aide, 109 pts. J'en ai toujours le trophée. 1980 c'était aussi l'année d'un référendum perdu où je voyais mes parents pleurer pour la première fois. C'était la fin de la première saison complète des Nordiques de Québec dans la LNH. Un club dont le coeur battrait avec le mien. Et la première année où je portais attention au monde musical. Avec cet album blanc marqué de briques appelé The Wall, et que j'écouterai/chanterai jusqu'à l'adolescence.

1980, c'était aussi l'année du 4ème album des Talking Heads qui complétaient la transition entamée par au moins 2 morceaux de l'album précédent. Brian Eno, producteur des deux albums précédents, serait encore producteur pour ce chef d'oeuvre musical que je ne découvrirai que beaucoup plus tard qu'à mes 8 ans. Je ne crois pas que j'aurais été ouvert aux polyrythme africains à cet âge. Je voulais être membre de Duran Duran. 

Le nouvel album de David Byrne, Tina Weymouth, Jerry Harrison, Brian Eno et Chris Frantz serait plein de grooves osés, sur des morceaux aux paroles toujours déconnectées. Il n'y aurait jamais plus de mots sur un album des Talking Heads, mais ils ne seront jamais aussi peu importants comparés aux explorations musicales présentées. Le premier single serait un flop jusqu'à ce qu'on en présente un vidéo. Talking Heads était très bons en frais de vidéoclips. Son inclusions dans le film Stop Making Sense, 4 ans plus tard, et son inclusion dans le film Down & Out in Beverly Hills allait en faire un succès tardif autour de 1986. C'est vers là que je plongerais vraiment dans leur son.

Byrne reste toujours dans l'inconfort dans ce qu'il chante. L'ennui banlieusarde, qui aujourd'hui m'assaille. Rassuré par l'existentiel "letting the days go by...". Sans gros single, l'album avait tout de même été un hit. C'est dire comment le bouche à oreille, un clip et un son comme le leur pouvait réussir à aller chercher son monde. Talking Heads se branchait sur un public qui se rendrait sur une route menant nulle part. Largement influencé par la musique de Fela Kuti, de la musique nigérienne, le funk et l'électronique se croisent habilement. Cet album réunit le meilleur de ce que Talking Heads faisait si bien. Écouter le vent du temps. 

Dense amalgame de percussions africaines, de base funk, de pop et d'électronique, il n'y a que 8 chansons, mais elles s'imposent dans la ruralité tout en inspirant la jungle. Byrne est toujours cryptique dans ses paroles et s'inspire du discours de John Dean dans son témoignage au Watergate tout comme il s'inspire de l'histoire de l'esclavage aux États-Unis. Chris Frantz avait initié Byrne au style de Kurtis Blow. Les excès des années 80 étaient presque annoncés. Les arrangements seront qualifiés de riffs de guitares arachnides. Weymouth & Frantz, un couple à la ville, ont pensé quitter le groupe sentant qu'ils devenaient le band de David Byrne, mais ont préféré resté et faire des projets parallèles. Ils avaient aussi secrètement rebaptisé Brian Eno, Brian Ego. Weymouth pensant même placer son visage superposé sur les 4 visages barbouillés en presque monstres des membres du band. 

 Robert Palmer, oui le chanteur de Power Station et d'Addicted to Love, joue de la percussion sur l'album. En retour Frantz jouera aussi pour Palmer. 

Brian Eno a été excessivement impliqué sur cet album, au point de beaucoup débattre avec Byrne, Weymouth, Frantz & Harrison. Mais au final, le produit final aura été exceptionnel. Radiohead, grands fans du band au point de prendre leur nom de groupe d'une de leur chanson, a dit s'être beaucoup inspiré de cet album pour faire leur chef d'oeuvre Kid A. Angélique Kidjo, il y a 6 ans, a refait cet album au complet afin de rendre hommage à ce qu'elle avait tant aimé.

David Byrne, qui est dans le spectrum de l'autisme, est toujours formidable. Mais Harrison joue de manière magistrale sur cet album. Et Weymouth & Frantz sont tout simplement extraordinaires à la rythmique. Ils ont même écrit une chanson volontairement "dans le style de Joy Division" et ce, sans jamais les avoir écouté** et simplement lu des articles sur le band... Exercice qu'ils ont particulièrement réussi, à mon avis.  

Pour les amateurs de new wave, post punk, worldbeat, dance-rock, art pop, rock, avant-pop, funk, Fela Kuti, afrofunk, de grooves, de funk psychédélique précurseur de la musique alternative, d'échantillonnage même si 90% de l'album, est réellement joué. Et souvent échantillonné à partir de ce qu'ils avaient eux-même, joués. Ce qui rend l'ensemble encore plus remarquable.  

** J'en doutes mais c'est dans l'esprit des cartes obliques de Brian Eno.

vendredi 16 février 2024

Juju Le Flambeur ou Polio le Troll

Oulàlà ce qu'on est mal amanché.

Si des élections avaient lieues demain, Pierre Polièvre deviendrait le 24ème Premier Minus du Canada.

Le plus arrogant face-à-claque des trolls. Je pensais ne pas être capable de blairer les Trudeau, on a trouvé pire, Polièvre! Une atrocité.

Il gagnerait principalement pas parce que les gens veulent Polièvre. Celui-ci serait largement majoritairement parce que les gens en ont assez de Justin Trudeau. Les nouvelles de la dernière semaine viennent couler Trudeau davantage. 


Quand son odieux père, Pierre Elliot est passé une première fois comme Premier Ministre, en 1968, son premier budget a placé le pays en déficit de pas moins de 667 millions. Deux ans plus tard, ce même déficit, avec ce même homme au pouvoir défonçait le milliard et marquait le début de déficits qui ne seraient jamais corrigés avant 1997. À la fin de son premier passage, en 1979, le déficit était de plus de 12 milliards. 

Quand Justin est entré au pouvoir, avec son épouvantable "parce qu'on est en 2015" qui ne répondait pas à la question "Pourquoi autant d'hommes que de femmes au cabinet ?" mais sur lequel tout le monde a ronronné, et ronronne encore, dans l'absence de questionnement sur les compétences, Justin a aussi promis que les dépenses ne l'inquiétaient pas. Pour créer de la richesse, il faut dépenser disait-il. Suggérant à tous qu'il serait aussi dépensier que papa. Ce qui ne sera vérifiable pleinement que le jour où son parti quittera le pouvoir. 

On sait qu'il a 100% gaspillé 660 millions en élection pour ramener l'exacte même minorité au pouvoir ce qui est tout à fait indigérable pour des années à venir, mais en plus de cette élection dont personne ne voulait, pas même son parti, il y a eu la pandémie.

Crise qui ne pouvait absolument PAS être économique. Peu importe le PM. On ne connaitra pas la facture totale avant des années encore, mais on vient, cette semaine, avec le rapport de la vérificatrice générale, qui a confirmé qu'on a dépassé 750 fois le budget initial de 80 000$ initial pour un projet de monitoring de vaccination, de confirmer que Justin sera assurément pire que papa, qui avait défoncé le 12 milliards de trou financier. 

Le plus grossier se trouve dans les détails. Tout cet argent à 4 personnes. 46 projets offerts à ces gens depuis 2020, sans appels d'offres. 256 millions de plus. On a suspendu depuis novembre les liens avec la compagnie en question, mais seulement parce que l'info coule. Et que quand on veut rencontrer un des 4 chanceux partenaires d'affaires, on tombe sur des maisons qui se rénovent avec de l'argent tombé du ciel.  

C'est du gâteau pour l'opposition mais celle-ci est si faible intellectuellement, ça fait peur.

Ce qui est pire est le niveau d'agression des journalistes du rat Polièvre. Qui a lui-même été brièvement journaliste en Alberta dans son jeune temps, dans une de ses rares jobs passées. Une journaliste cette semaine demandait au troll Polièvre si il regrettait que son parti ait injecté 100 millions afin de sauver les médias (Bell) qui maintenant font des mise à pieds dure à justifier. La question est formidablement pertinente. Mais Polièvre, en agressif et arrogant petit con, coupe la journaliste, plante le nom de Trudeau là où ce nom n'a pas d'affaires, prétend que ce qu'elle dit est faux alors que c'est prouvé et écrit partout et la traite de valet de Justin Trudeau et de porte-parole de son gouvernement.

Si vous voulez reconnaître un dictateur en puissance, cherchez celui qui veut brûler les livres, contrôler les médias, censurer et surtout, manipuler les faits reconnus de tous.

Je parlais des États-Unis qui auront à choisir entre de vieux monsieurs que le temps n'aide pas.

On est pas mieux placé ici si tout ce qui domine au pays c'est pas un leader mais "TOUT sauf Trudeau."

Alors que Polièvre est moins que rien. Pas même une option.

Sinon le plus grand troll politique depuis plus de 50 ans et qu'il se fait présentement du capital politique facile, pas parce qu'il est bon, il reste toujours dur-à-flusher étron, mais parce que Justin n'a pas de souliers d'eau pour nager là où le fait.

Il a des godasses de plomb.

jeudi 15 février 2024

Poussières D'Anniversaire

J'ai eu des sous pour mon anniversaire en début de mois et en bon homme de maison je les ai investis là où c'est important.

Sur des DVD de films qui engraisseront ma vaste Vidéothèque et sur 2 livres. 

Un film vu une première fois est une rencontre. Le revoir est une fréquentation amicale. J'ai beaucoup d'amis.

Voici ce que je recevrai d'ici peu.

Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni.

Voilà un de mes réalisateurs préférés. J'ai pratiquement tout de lui. Enfin, c'est faux, mais j'ai 5 de ses films, vu 8 des siens, ce sera mon 6ème, et le dernier que je souhaites posséder. À moins que je réussisses à voir Red Desert, un jour, et que j'ai une envie folle de le posséder aussi. Avec Zabriskie Point j'aurai tous ses films entre 1960 et 1970 et celui de 1975. Sauf Red Desert son premier en couleur tourné en 1964. J'adore la sensibilité, le regard et l'existentialisme de Michelangelo.   

Magnolia de Thomas P. Anderson.

Ce film imparfait reste marquant. On y fréquente presqu'une douzaine de solitudes dans l'ultime film de San Fernando Valley où se croisent guru de la télé poubelle, animateur télé de quiz, enfant génie de quiz télé devenu adulte pathétique, policier malhabile, insécure locataire, mourant bourru et on devine influent papa, son infirmier de garde, une trop épouse qui a peur de se faire juger et une pluie de grenouilles pour tenter de sauver tout le monde. Drôle, touchant, triste, jeux de hasards et de probabilités intéressants. PTA parle beaucoup de ce qu'il connait. 

Cabaret de Bob Fosse.

Formidable film lancé dans cette formidable année 1972, adapté de Christopher Isherwood qui était au coeur de la naissance du nazisme et qui nous l'écrit au travers de ce cabaret de nuit qui inclus toute une faune bientôt assasssine. Ce merveilleux film a valu à Liza Minelli, Joel Grey, Bob Fosse, l'équipe de la direction artistique, le directeur photo Geoffrey Unsworth, le monteur David Bretherton, le compositeur Ralph Burns et les ingénieurs de son David Hildyard et Robert Knudson des Oscars. Contre The Godfather !  Film découvert au CEGEP vers 1989-1990,  et qui m'a donné le goût du cinéma comme métier. 

Less Than Zero de Marek Kanievska.

Parce que la trame narratice, adaptée de Brett Easton Ellis, est très proche de mon adolescence. Ironie du sort, l'amoureuse est aussi amoureuse de Robert Downey Jr. Et on s'est rencontré moi à 20 ans, elle à 22. Il n'y a rien pour rien. 1987 était une belle année dans ma vie. 

Star 80 de Bob Fosse (encore).

Je pensais que c'était Peter Bogdanovich qui avait tourné ce film. Mais ça aurait été glauque. Il s'agit de l'assassinat de sa blonde dont on traite, ici. Dorothy Stratten était une vedette montante de l'univers du cinéma pornographique, et la copine d'un certain Paul Snider, si toxique qu'il finira par l'assassiner. Quand, entre autre, elle tourne avec Peter Bogdanovich et que les deux tombent amoureux l'un de l'autre. Bogdanovich ne se le pardonnera jamais. Mariel Hemingway et Eric Roberts y livrent des performances exceptionnelles. 

The Commitments d'Alan Parker.

 Alan a pris de comédiens irlandais amateurs pour incarner l'histoire d'un groupe de musique monté de toute pièces par des chômeurs sour Margaret Thatcher. La nouvelle de l'excellent Roddy Doyle est très drôle, le film, tout autant. Et comme il est joué par des gens non connus, on y croit davantage. Humilité. humour, bonne musique. Irish pure fun. 

Shakespeare in Love de John Madden.

Revu récemment, j'avais oublié à quel point ce film était parfait. Fiction pure sur ce qui aurait pu être la création de Romeo & Juliet, le film est extrêmement drôle, plein de clins d'oeil aux vérités et mythes autour de Shakespeare et romantique à souhait. Bien joué, bien écrit, bien pensé. Amusant. Première comédie, en 1998, à gagner l'Oscar du meilleur film depuis 1977, depuis Annie Hall de Woody Allen, film aussi parmi mes favoris, et parmi les premiers films achetés dans ma vidéothèque. 

The Player de Robert Altman.

Il y a longtemps que je voulais ce film. J'ai une formation de scénariste et ce film est un chef d'oeuvre pour scénariste. Non seulement pour son traitement du métier, de la paranoïa, des ego du milieu, mais aussi parce qu'il met en vedette des scénaristes. Altman était capable du meilleur comme du pire. Ici, il est dans le meilleur de lui-même. Avec une distribution tout simplement formidable. 

Et Maintenant, On Va Où? de Nadine Labaki.

Cette comédie dramatique franco-libano-egypto-italienne met en scène des femmes formidables donc la réalisatrice, co-scénariste Labaki. Le film raconte les Femmes d'un village choisissent de prendre les choses en main afin que les hommes cessent de se chicaner. Splendide parabole qui est aussi un admirable film poétique empreint de beauté et de moments non pas de danse, mais presque. Le mouvement y est exceptionnellement bien travaillé. Film formidable. Drôle et amer. Brillant.

Velvet Underground & Nico + Harvest de Neil Young chez 33 1/3. 

La collection 33 1/3 est passionnante. J'ai déjà des livres de cette collection de passionnés de Dylan, Reed, Gainsbourg, des Stones, deux de Bowie, d'Eno, de Joy Division, de Sigur Ros, de My Bloody Valentine, de Janet Jackson, de Prince, de The Smiths et de R.E.M. J'y rajoute des écrits de passionnés de Neil Young et du Velvet Underground. Passionnés aux moins une fois à l'écoute d'un disque. 

Tout ça chez moi d'ici le 25 mars prochain. Fébrile je suis soudain.

Joignant pour ma fête (passée) mes trois amours ultimes: le cinéma, la musique, la littérature. 

Mais surtout, la passion. :) 

mercredi 14 février 2024

Le Mois de l'Histoire des Noirs

"You got to let love rule"

Je détourne le jour de la commercialisation amoureuse pour vous parler du mois de l'histoire des humains à la peau noire. Je place le mot humain le plus souvent que je peux quand je parles de cette communauté de gens où l'humanité n'a pas toujours été au rendez-vous, historiquement. 

Il reste ironique que sur 12 mois, le mois le plus court, même en année bissextile, et souvent le mois le plus froid et le plus honni pour ça, eût été choisi pour parler de l'histoire des humains à la peau noire. Si riche en rebondissements. 

Je m'étonne moi-même de ne pas vous avoir parlé davantage d'eux ce mois-ci. Mais ça s'explique assez bien quand j'y repense. Dans la construction de mon être, je ne trouve pas plus anormal un homme, une femme, à la peau noire qu'un roux, une rousse, un blond, une blonde, un brun, une brunette, quelqu'un aux yeux bleus, verts, bruns. La couleur de la peau est une saisie mentale d'une fraction de seconde de ma part. Je n'y reviens pas plus que si je vois que vous avez les yeux bruns.

J'ai déjà eu une blonde, adolescent, dans le 418, qui avait drôlement réagi quand j'avais manifesté à voix haute que je trouvais Janet Jackson plutôt belle. "Hein? mais elle est noire ?"

"...et 

alors...?" 

Réalisant sa connerie, elle avait baissé la tête et sur le ton de l'excuse avait dit quelque chose comme "Ben..j'sais pas..." pour finalement dire "j'sais pas pourquoi j'ai dit ça". Mais ado, inconsciemment, je n'écoutais pas tant les artistes à la peau noire. James Brown, Marvin Gaye, Curtis Mayfield, Kool & The Gang, Stevie Wonder, Coltrane, Davis, Donaldson ou Mingus. Des artistes que j'écoutes beaucoup de nos jours. On dirait que je me les interdisait.

Pourtant le Modern Love de Bowie qui m'a fait plonger dans le Thin White Duke obsessivement et Duran Duran dont je suivais tout, avaient comme architecte sonore Nile Rodgers. Et Thriller a joué à outrance chez nous, mais ce noir a tenté de devenir blanc, c'est différent. 

Et il y a eu l'exception Prince. Que j'ai adoré. Il avait fait le pont parfait entre communautés. Dès 1984, à 25 ans, il aurait pu cesser de faire quoi que ce soit, son avenir était assuré financièrement. 

Et, futé, il s'est enrichi sans cesse par la suite. Cet homme largement imparfait avait bien des défauts mais était d'une générosité pleine d'humilité qu'il gardait secrète. Et qui mérite attention.

Il a sauvé multitudes d'écoles de danse qui menaçaient de fermer en les finançant. 

Quand en 1985, une jeune grande gueule de 25 ans du nom de Spike Lee avait besoin de financement afin de tourner son premier film, c'est Prince qui lui a fourni ce qui lui manquait. 

Quand Lauryn Hill, ex-chanteuse des Fugees mais aussi brillante artiste en solo, a été trouvée coupable de ne pas avoir payé ses impôts sur plus d'un million de son argent, elle a écopé de trois mois de prison. Prince s'est assuré qu'on s'occuperait de ses enfants et a fourni tous les besoins nécessaires pendant son séjour au bagne.

Quand Trayvon Martin, 17 ans, a été au mauvais endroit, au mauvais moment, en Floride, en 2012, un autodidacte surveillant de quartier a décidé qu'il était louche parce qu'il portait un gilet avec capuchon et surtout, parce qu'il avait la peau noire. La Floride comprend une important quantité de gens aux cerveaux mal calibrés comme lui. Le surveillant de quartier l'a assassiné, le confondant avec un mal imaginaire, et il n'a jamais été inquiété par les autorités.   

Prince a payé pour les arrangements funéraires de la famille. 

Toutes les fois, sans jamais qu'on ne fasse de grande annonce sur son financement souterrain. 

Sans effort, j'écoute mes listes de lecture de Wonder, Prince, Brown, Coltrane, Davis, Mingus, Donaldson, Gaye, Mayfield, Chic, Tracy Chapman, Ray Charles, Don Cherry, sa fille, Sonny Rollins, Jimi Hendrix, Billie Holiday, Janet & Micheal Jackson, Grace & Norah Jones, Kool & The Gang, Lenny Kravitz, A Tribe Called Quest, Terence Trent D'arby, Fela Kuti, Thelonious Monk, Bob Marley, Massive Attack, Tricky, Nina Simone, MC Solar et Donna Summer.

Parce que les humains à la peau noire c'est 365 jours par année, des fois 366.

Comme les gens aux cheveux châtains, les gens aux yeux bruns, rien qui ne devrait être tellement anormal.

Devrait...

C'est si joli le noir.

Dit le vampire.

OH! et salut les amoureux! (365 jours par année, money/no money)

Brothers and sisters join hands.

mardi 13 février 2024

Le Vieux Monsieur ou Le Plus Vieux Monsieur

Normaliser l'anormal guide inévitablement vers la folie.

Le pays de l'Oncle Sam y fonce comme une Ferrari vers un mur.

Ils auront le choix, en novembre prochain, donc presque demain, entre un homme de 77 ans qui n'a plus besoin de prouver ses déséquilibres mentaux, ou un autre, de 82 ans, ce qui serait un record, qui montre de très sérieux problèmes d'âgisme en ce moment. 

Et qui devrait piloter le plus puissant pays on au monde de manière éclairée jusqu'à ses 87 ans. Si il ne meurt pas avant. Ce n'est pas cruel ce que je dis, c'est même très possible. La santé de Joe Biden est une inquiétude et c'est sa santé mentale qui a attiré l'attention de la mauvaise manière ces derniers temps. 

Il a confondu les Président d'Egypte et du Mexique le 9 février dernier, ce qui, à la limite, pouvait s'excuser. Ils ne sont pas si connus. Mais il l'a fait en défendant de manière agressive des journalistes qui lui faisaient remarquer que les enquêteurs de Biden avait été étonné du niveau de confusion de celui à qui il parlait et du grand manque de mémoire des choses, même survenues il y a peu de temps. 

Biden a été enquêté pour avoir garder des dossiers gouvernementaux chez lui quand il était Vice-Président. Il n'en sera pas blâmé, rien n'était secret. D'ailleurs il est impressionnant de noter la grande différence entre les deux candidats. Joe Biden a livré de plein gré le dossier des documents qu'il avait gardé chez lui alors que personne ne lui demandait. Il a aussi pleinement collaboré à en jaser avec les enquêteurs. Donald a d'abord menti. Ensuite avoué. Mais a refusé de redonner. Il a fallu intervenir de force chez lui. Pour retrouver des documents secrets. 

Mais revenons à Joe. Confondre des présidents quand on défend sa confusion mémorielle, c'est confirmer qu'on est égaré. 

Comme si ce n'était pas assez, dans la même semaine, il y a trois jours, il parlait du président Français et l'a appelé François Mitterand, ancien président mort en 1996, au lieu d'Emmanuel Macron, auquel la référence verbale s'adressait.

(...)

Au G-7 on s,était ouvertement inquiété, de toute évidence pas assez, de la confusion mentale et verbale de Biden. C'est une personne âgée qui montre des signes d'affaiblissements qui ne sont pas nouveaux chez les gens de cet âge. N'est pas Mick Jagger qui le souhaite.

Il n'y a aucun rapprochement à faire entre Francois et Emmanuel. Pas plus qu'avec Macron et Mitterand. Sinon le M de Maudite Mémoire. Ça affole.

Ce qui reste extraordinairement incompréhensible est que c'est un problème qu'il était facile à anticiper il y a deux ans. Les Démocrates semblent ne pas avoir de Plan B et même si ils s'en travaillaient un maintenant, il serait trop tard pour Novembre. Une campagne c'est presqu'un an dans la République des États-Unis. La France est politiquement construite de la même manière, des élections, ce sont des années complètes.  Les Républcains ne sont pas mieux. Leur homme est un imprévisible escroc. 

Mais qui rend riche. Ou du moins, qui garde riche. Ces privilégiés veulent rester riches. Sous Trump, chaque tordu, croche, tricheur, petit menteur blanc, raciste, misogyne, y trouvait son compte. Ils avaient quelqu'un de plus tricheur qu'eux au pouvoir, ils savent que si ils trichent, même le président au pays regardera ailleurs. Voilà une des raisons pour laquelle elle est si intérressante cette verrue politique. 

Si au Canada ont se trouve mal organisé à avoir à choisir entre un petit rat moisi comme Pierre Polièvre ou un ridicule mocheton comme Justin Trudeau, les États-Unis sont beaucoup plus dans le trouble avec ce qu'offre les deux partis.

Un vieil homme qui peine à se rappeller si il a pris son café le matin

Ou un autre qui se couchera toutes les nuits, et ce jusqu'à la mi-2025, avec une cause contre lui en cour. 

Maudit beau programme.  

Certains disent qu'on est en pleine troisième guerre mondiale avec deux conflits injustes dans lesquels personne n'intervient trop fort. Et qu'on a pas la recul encore pour en parler comme ça.

Mais je vous dis qu'une guerre civile se dessine aux États-Unis d'ici 2025.