vendredi 12 novembre 2021

La Fausse Route de François (ou pas)


Notre premier ministre François Legault a fait sa liste noire des médecins qu'il qualifie de paresseux.

Bien que personne ne puisse confirmer qu'il ait vraiment plongé un regard profond dans les agendas de chacun, on sait qu'ils seraient autour de 4000 qui ne travailleraient pas assez. Selon lui, toujours. 


Il y a deux semaines, Legault demandait d'urgence, prenant la pandémie actuelle en exemple et voyant le 15 novembre qui en suspendra quelqu'un(e)s, arriver, une liste des patients de tous les médecins en province. Constat: 40% de ceux-ci n'auraient pas assez de patients. J'avoue avoir beaucoup de médecins dans ma famille, autour de moi, parmi mes amis. et étrangement, n'ai jamais eu de médecin de famille comme tel. Personne dans ma maisonnée de 4, (51 ans, 49 ans, 22 ans, 18 ans,) n'a de médecin de famille depuis sa naissance. Ça s'en vient peut-être pour moi. Entre autre parce que j'ai du culot, mais surtout parce que mon corps commence à défaillir. Y a de quoi jaser avec les toubibs.  Ça commence à s'arranger, je vous en reparle un autre tantôt. 

Je peux confirmer que dans mon entourage, je reste souvent étonné de la large disponibilité de mes amis médecins. Enfin, c'est pas à moi de les envier. Tant mieux si ils/elles sont maitres de leurs temps. C'est ça, la vraie liberté. Et ils ont bossé fort pour y arriver. Très très fort. Leur clientèle n'est pas difficile, elle est épouvantable. Elle peut l'être, ils ne la choisissent pas. Enfin oui, ils la choisissent un peu. C'est ça que le Premier Minus n'aime pas.  (jalouse?)

Legault et son équipe travaillent en ce moment sur un projet pilote qui ferait en sorte que les médecins seraient forcés d'avoir au minimum 1000 patients. Mais qui seraient ces paresseux docteurs?


Les journalistes ont fouillés et ont trouvé ces mêmes médecins sur sa liste, travaillant plus de 60 heures par semaine. S'étaient-ils passé le mot pour la semaine? Étais-ce simplement leur réalité habituelle? C'est techniquement la guerre entre le Premier Ministre, qui a prouvé par le passé une certaine ignorance dans son vocabulaire et ses dossiers. Il fait peut-être la même chose avec les médecins. Ceux-ci  avaient été si choyés dans le gouvernement précédent, qui comprenait un médecin à sa tête et qui en comptait plusieurs dans ses rangs. Leur offrant des conditions financières plus-que-favorables.


Je ne doute absolument pas que plusieurs font bien ce qu'ils veulent. 4000? surement pas. Mais tel que déjà mentionné, ils ont sacrément travaillé pour se mériter leurs postes. Vous connaissez la charge d'études des étudiants en médecine? Parlez-en au docteur Tik Tok, Mathieu Nadeau-Vallée. Où au Dr. Lussier. Chicoine. Demandez à ma fille qui gruge toute son énergie en périphérie du métier de médecin. Afin de devenir infirmière. Le premier Ministre erre surement un peu avec sa liste et ses accusations de paresse. Mais peut-être pas tant, non plus. 


Le ministre Dubé, un autre ostie d' homme d'affaires, a cette semaine fait de la médisance publique contre le syndicat des infirmières. C'était ridicule de sa part. Son gouvernement a procédé par décret. On a donc imposé des conditions qui ne sont pas habituelles dans le milieu de la santé. Il est absolument, mais absolument, absolument, absolument, normal de questionner à savoir si les bonus seront touchés par toute l'anormalité actuelle. Dubé leur a reproché de s'inquiéter de leurs bonus. Pfff! Va sur le plancher des vaches au lieu de juger le troupeau. 


C'est une main tendue au médecins que promettait le ministre de la santé Christian Dubé, mercredi. C'est ce qu'il a livré, hier. Il place la responsabilité de trouver un médecin, ne serais-ce que temporairement, mais dans les 36 heures suivant un appel, afin de traiter un patient orphelin comme les 4 membres de ma famille. 

Le GMF, Groupe de Médecine Familiale, aura cette tâche ingrate. Celle de dire à ses collègues. 

"Hey! Prends en un(e) autre svp, coupe ta fin de semaine, sors de ton souper, sape ta nuit".

Avec préservation de méfait volontaire et corrupteur. 

C'est dans le serment. 

Ça fait quand même pitié que ça prenne une loi gouvernementale pour connaitre l'horaire de ses salariés, pour mettre sur pieds, un service de simple prise de rendez-vous et pour des malades, d'être soignés. 

jeudi 11 novembre 2021

Si Cool et Si Lamentable

Permettez-moi de revenir sur les municipales.
Les élections municipales du week-end ont franchement été spectaculaires.

5 des 10 plus grandes villes du Québec seront guidées par des Femmes. 

Bienvenue en 2021, au Québec. Plus progressiste que bien des régions du monde entier.


Soulagement à Montréal, on a pas oublié que le charme et l'honnêteté sont des facteurs importants en vie publique. Je ne suis pas en train de dire que Denis Coderre n'est pas honnête, mais il est nettement plus prompt à cacher, ou à ne pas dévoiler, qu'à la transparence. Denis a beau dire (très risiblement) que cette campagne a été "sale", il est absolument le seul à le penser. Il confirme sa déconnexion de la réalité. Le vieux Denis a battu le prétendu nouveau Denis, qui semblait encore être le vieux Denis. K.O. again. Comique le choix de jouer la victime. Lamentable aussi.


Pour reprendre les propos d'un poète de la noirceur lucide, Coderre, c'est un peu tout ce qu'on hait chez un(e) politicien(ne) en une enveloppe céleste. Le côté superficiel, le ton bourru arrogant, l'attitude de marde, l'air aussi rassurant qu'un courtier offshore. 
C'est aussi d'une sorte de politiciens qu'on se débarrassait dimanche.

Extrêmement content que le Québec ait non seulement choisi des Femmes, mais aussi de nouvelles générations. Dans notre coin de vie, on allait voter pour quelqu'un jusqu'à ce qu'on remarque qu'il allait proposer d'offrir au 65 ans et plus...UN ALLÉGEMENT FISCAL! ma génération, celle de mes enfants, serait donc riche? Nos boss n'ont pas recu le mémo. On a préféré le ti-gars de 33 ans. Qui a gagné. 


Dans les téléréalités de chez nous, les candidats/candidates ont toujours intérêt à ne pas être eux-mêmes. Sinon ils sont terriblement navrants. Dans le cas de la politique, j'espère qu'on commence à le comprendre, il faut au contraire être soi-même. Le regrettable se trouve ailleurs. Valérie Plante l'a compris. Jamais on a l'impression qu'elle n'est pas elle-même. C'est d'un plaisir fou. Rafraichissant tout le temps. 


Plante, Catherine Fournier à Longueuil (29 ans!), France Bélisle à Gatineau, Evelyne Beaudin à Sherbrooke et Julie Dufour à Saguenay changeront inévitablement la dynamique ancestrale et vétuste de la politique au Québec. Nous avons vécu l'histoire dimanche et nous continuerons de le vivre pendant 4 ans, au moins. 

Et vous avez vu qui est mairesse à Chapais? Isabelle Lessard, 21 ans!!!! 

46 000$ par année + les bonus et le compte de dépense à 21 ans. 

D'ailleurs comment calcule-t-on un bonus pour un(e) maire/mairesse? Si tu réalises plus de 20 buts dans ta saison, un bonus? Déclarer ses revenus, ça compte comme un but? Marquer dans un filet désert? 


D'ailleurs, parlant de désert, avec un taux famélique de participation de 37% pour les élections, le Québec a un maudit problème. 3 personnes sur 10 s'intéressent à ce qui passe sous son clocher? Christ, réveillez-vous! Au provincial et au fédéral les chef gagnent avec ce taux de réussite, 3 ou 4 personnes sur 10 les font gagner. Mais 3 personnes sur 10 qui jouent la game? Lamentable.


Finalement, à Québec, dans la ville de Québec, la soirée aura été un gong show. Vous vous rappelez du Gong Show? Émission de télévision qui a sévi de 1976 à 1980. Dont la bio du créateur a donné droit à un formidable bon film de Georges Clooney (qui, comme réalisateur, est assez magique). C'était une émission de variétés d'un terrible mauvais goût. La première du genre à niveler autant par le bas, en Amérique du Nord. 


La soirée de dimanche a été un gong show pour Marie-Josée Savard, dauphine du maire sortant, Regis Labeaume. Ce dernier se retirait après 14 ans de règne pour s'occuper de sa santé déclinante. Marie-Josée Savard a été annoncée gagnante à 20h28 par la télévision. Mais Bruno Marchand trouvait que c'était un peu vite et n'a pas tout de suite concédé la victoire. Savard a célébré, fait les accolades, pleuré, accordé des entrevues, remercié, fait son discours de triomphe. 

...puis, le comptage s'est poursuivi et au final. Bruno Marchand a gagné par 834 voix. 


On s'est couché avec une mairesse en tête, on s'est levé avec un maire à Québec. Ça m'a replongé dans mes souvenirs. Bruno Marchand était un coéquipier  à moi, au hockey, Atome, à Sillery, à l'aréna Jacques-Côté, en 1981. Un défenseur. #6. On s'est connu, on avait pas mué. Il se souviendrait de moi. On avait eu une bonne équipe et une année mémorable. J'avais gagné le championnat des marqueurs de la Ligue avec 109 pts (dont 67 buts). 


Trève de fierté narcissique, faudra que je demande à ma maman de creuser dans ses photos de 1981. Ma mère est extraordinairement ordonnée. Elle a assurément une photo de lui que je vous partagerai. J'avais le #5. Au match d'ouverture, dans les tournois, on était présenté côté à côte. Dans le vestiaire, on avait 9 ans, on déconnait. 

Mais faudra parler des médias et de justement, leur connerie. Cette bourde de calibre Steve Harvey. 


Y avait il une telle urgence à annoncer Savard gagnante de l'élection? Au nom de la cote d'écoute? 

C'est beaucoup plus grave qu'une coquerelle de journaliste qui vole un candidat au micro à une autre station en direct. 


Y a des vies humaines derrière tout ca.

Lamentable. 

Mais "the big picture", coooooool!  

Aujourd'hui jour du souvenir, oui, faudra se souvenir de cette semaine historique.

Et à un niveau plus personnel, nos bandits du nord, ON LES AS AUSSI SORTIS! UP YOUR ASSES! 

mercredi 10 novembre 2021

Patrick Dempsey


 (au docteur B.S.S.)

P.D. est né au Maine, en 1966. Il y grandit avec ses deux grandes soeurs et son demi frère. Sa maman est secrétaire dans une école, son père, vendeur d'assurances. Dès ses 12 ans, il apprend qu'il est dyslexique. Ceci le forcera à ne jamais prendre quoi que ce soit pour acquis et de toujours travailler et se prouver, partout. 

À 15 ans, il participe très sérieusement à des compétitions de jongleries. Il termine second au pays, derrière le réputé meilleur de tous les temps, Anthony Gatto. Une audition pour la Torch Song Trilogy, lui fait découvrir son envie de devenir acteur. Il obtient un rôle et part en tournée 4 mois avec la troupe. Il est adolescent. Il héritera ensuite du rôle principal pour Bright Beach Memoirs de Neil Simon. Il repart en tournée. Gene Saks est le metteur en scène de la pièce. Ça lui place les pieds favorablement dans le métier. Il joue dans une pièce de Ernest Thompson, puis dans une pièce de Frank D.Gilroy.  


Son premier rôle au cinéma est un rôle principal dans le film In The Mood, de Phil Alden Robinson. L'histoire vraie de Ellsworth Wisecraver qui, en 1944, alors qu'il était adolescent, tombait régulièrement amoureux de Femmes matures, ce qui représentait un scandale dans la sociologie de l'époque. Dempsey a en revanche, 21 ans. Il a toujours paru jeune. Il participe aussi au film Meatballs III: Summer Job avec Sally Kellerman. Douloureuse comédie qui semble avoir mal vieilli.


Les comédies Can't Buy Me Love et Some Girls des films qui le catégorisent dans le moule comique pour ados. Un film où il incarne un livreur de pizza s'improvisant gigolo le garde dans ce credo. C'est avec Helen Slater qu'il clôt la décennie sur grand écran. 

Dans les jeunes années 90, il participe à de nombreux projets de sitcom, mais qui ne voient aucunement le jour ou qui ne se matériellsent pas pour lui. Parmi ceux-ci, des versions télé du film The Player de Robert Altman et du film About a Boy. Quand il joue avec le frère d'Helen Slater, Christian, le rôle d'une boss mafieux, les éloges suivent et on le regarde différemment. À la télé, il incarne le journaliste sportif dans le placard, amoureux de Will dans Will & Grace, le temps de trois épisodes. Il reçoit une nomination au Emmys de 2001 pour son rôle dramatique de frère schyzophrénique du personnage joué par Sela Ward dans Once & Again.  On le prend maintenant au sérieux. Il sera un jeune John F.Kennedy dans un téléfilm en deux parties sur le président assassiné, JFK, Restless Youth. 


Grand amateur et collectionneur de voitures, il pousse sa passion plus loin et devient courseur sur piste. C'est une passion qui ne le lâchera jamais. Il sera de Scream 3 et Sweet Home Alabama, au cinéma, et de Iron Jawed Angels et à The Practice, à la télévision. 

En 2007, il joue pour la machine Disney. Il retrouve aussi Hillary Swank au cinéma. Il sera la voix de Kenai dans les 2 Brother Bear. Il joue avec Michelle Monaghan et sera d'un film autour de la St-Valentin.  Il sera aussi de superproduction hollywoodienne à très gros budget. 


À partir de 2005, il joue le Dr Shepperd dans la série Grey's Anatomy traitant du milieu médical. La liaison de son personnage avec Meredith Grey, mais surtout la chimie de Dempsey avec Ellen Pompeo plaisent à tous et sera immensément populaires en Amérique du Nord. Dès 2006, il est nommé pour un Golden Globe pour son rôle. Ironiquement, il avait aussi auditionné pour incarner un autre médecin, le Dr.Chase, dans la série House.    


En 2011, on ne l'aurait jamais cru 30 ans auparavant, il se retrouve plus que régulièrement parmi les hommes les plus sexy de la télévision tel qu'élus par leurs pairs, les journaliste ou les fans. Y rôde toujours, de nos jours. 

Il sera de Bridget Jones's Baby et de la version télé de La Vérité à Propos de L'affaire Harry Quebert. 

Il y a 50 ans, Patrick en avait 5, grandissant à Turner ou à Buckfield, au Maine.

Il y a 50 ans aussi, naissait un des meilleurs buddys of mine, le bon docteur Brett Simon Shortfield. 


Happy-B, bro!

50 n'est qu'un chiffre, la jeunesse, un état d'esprit.


mardi 9 novembre 2021

Jimmy Page


 (à C.C.)

C'est autour de l'âge de 11 ans, que le jeune James et sa famille déménagent là où traine une guitare espagnole. Jimmy prend quelques cours de guitare l'année suivante, mais apprendra largement tout seul comment se débrouiller à la guitare. Il jouera entre 6 et 7 heures de guitare par jour, la traine à l'école, se la fait confisquer, mais la reprend à la fin de classes tous les jours. Il apprend à répétant ce qu'il entend du rockabilly à la radio, mais choisit promptement d'en vivre un jour en entendant Baby, Let's Play House d'Elvis. Dès ses 13 ans, il participe à des compétitions de skiffle et quand on lui demande ce qu'il veut faire plus tard, il dit que si le cancer n'est pas guéri, il voudra en trouver le remède. Afin de repimper ses guitares, ses amplis, son matériel, il livre des bouteilles de lait dans son quartier de Epsom, à Surrey, en Angleterre. Il en a déjà eu trois différentes en autant d'années dès 1959: une Höfner, une Futurama Grazioso et une Fender Telecaster. Modèle qu'il a vu sur scène entre les mains de Buddy Holly. 


Ado, il joue absolument partout. Au Marquee Club avec Cyril Davies's All Stars et Alexis Korner's Blues Incorporated, il joue régulièrement comme deux autres jeunes prodiges, un Eric Clapton et un Jeff Beck. Plusieurs le remarquent et choisissent de le faire travailler avec eux. Il est alors connu, comme musicien de session très recherché, sous le surnom Lil' Jimmy Pea. Bien souvent, on lui dit "joue ce que tu veux mais accompagne" ce qui lui permet de créer. Jimmy ne sait pas lire la musique sur feuilles. 


Pete Townshend le fait jouer sur les premières version de I Can't Explain et sur une version B, l'enregistre. Il joue pour Marianne, les Stones, Them, Brenda Lee, Shirley Bassey (et James Bond) et Petula. 

Andrew Loog Oldham, gérant des Rolling Stones, le fait producteur junior. Page produira John Mayall, Chris Farlowe, Nico, Twice as Much, Clapton, Dana Gillespie. Le jeune Page et Jackie DeShannon commencent une liaison amoureuses qui fera aussi d'eux, des partenaires de travail. Il est engagé par Donovan, Engelbert Humperdinck fait de même. Johnny, en France, enregistre son talent pour deux de ses albums. Al Stewart, Joe Cocker et Roy Harper. 

Page ne se rappelle pas tout. Plusieurs de ses collaborations lui ont été rapportées par d'autres. Il est tant solicité qu'il enregistre jusqu'à trois sessions par jour, de la musique de film, du folk acoustique, il ne sait pas trop ce qui sera gardé au montage final. 


Dès 1964, les Yardbirds l'approche afin de remplacer Eric Clapton. Mais il refuse par loyauté pour son ami. Quand Clapton quitte en 1965, on lui offre le rôle, mais il préfère les sessions de musiciens assurément payantes. Il leur suggère son ami Jeff Beck. Quand Page enregistre avec Beck, John Paul Jones, à la base, Keith Moon, à la batterie, Nicky Hopkins aux claviers, ça lui donne envie d'un supergroupe avec Beck, Moon et John Entwistle, bassiste de The Who. Mais les problèmes de contrat font lourds et quand Enwistle suggère que se sortir de tous ces contrats siphonnerait l'air d'un ballon de plomb, Moon suggère que le band de Page devrait s'appeler Lead Zeppelin. Mais Page fera un petit tour comme guitariste des Yardbirds, avec Beck. Il y jouera pour la première fois de la double guitare. Mais Beck quitte avant l'enregistrement et Page ne fera qu'un album des Yardbirds.   


Page est en tournée en Scandinavie quand il recrute Robert Plant comme chanteur, qui lui propose son ami John Bonham pour la batterie. Ce dernier joue si lourdement, Lead Zeppelin s'impose comme nom de band. John Paul Jones, aussi producteur, n'est jamais très loin et se propose à Page, à la base et aux claviers. Leur gérant, un gras et violent intimidateur, Peter Grant, suggère qu'on enlève le A. Led Zep est né.

Entre 1968 et 1980, Led Zeppelin domine son art. On les appellera les inventeurs du hard rock, certains disant même qu'ils ont ouvert le porte au heavy metal. Empruntant énormément, ils s'en tirent au niveau des poursuites tellement leur succès est planétaire et tellement le groupe est immense. Quand John Bonham s'étouffe dans son vomi en 1980, et en meurt dans son sommeil, le band ne sera plus jamais le même. Mais il restera l'un des plus mémorables de l'histoire de la musique.


En 1981, Page rejoint Chris Squire, bassiste de Yes et Alan White, batteur de Yes, le nouveau supergroupe pratique mais rien ne sera enregistré ou présenté sur scène. En 1983, quand Led Zeppelin met un terme à ses activités ensemble, Page met aussi fin à 7 ans de sévère dépendance à la cocaïne. Il réenregistre avec Roy Harper, participe aux projets de Robert Plant, fait de la musique de films avec Jones et Jon Anderson (de Yes), travaille un peu avec Graham Nash et Stephen Stills et enregistre avec les Stones. 

Il y aura toujours des rumeurs de reformation de Led Zeppelin et quelques fois, ils remonteront sur scène, ou enregistreront ensemble, mais rarement du nouveau matériel. Plant est ailleurs. 

Il y a 50 ans, Page est au Japon avec Led Zeppelin et le band est au sommet du monde rock. 

Il y a 50 ans, mon ami Christopher C. Kluzak, virtuose guitariste qui a hérité de son doigté aux cordes d'une guitare nait aussi, aujourd'hui. 

Deux immortels. 

Ce qui est fameux, c'est que les fils de Kluzak semblent aussi vouloir prendre la relève de la 6 cordes.

Ils n'ont pas 15 ans encore. Bonne fête vieux frère!



lundi 8 novembre 2021

CINEMA PARADISO*****************Rejeanne Padovani de Denys Arcand


Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes trois immenses passions: le cinéma. 

Je l'ai consommé, surconsommé, le fait toujours, l'ai étudié, en fût diplômé, y ai travaillé, en suis sorti, mais on ne sort pas le cinéma de moi comme ça. 

Je vous parle d'un film qui m'a séduit par sa facture visuelle, narrative, par ses interprètes, ses thèmes, sa musique, sa cinématographie, sa réalisation, son audace, son originalité, son flair, souvent tout ça à la fois. Bref, je vous parle d'un film dont je salue pas mal tous les choix.


Ce mois-ci, je vous parle du Québec. 

RÉJEANNE PADOVANI de DENYS ARCAND.

J'ai un réel rapport amour-haine avec Denis avec un "y" Arcand. 

Son cinéma des années 80 à nos jours m'agresse. Je n'aurais su le préciser ainsi, voyant Le Déclin de L'Empire Américain en première, à 14 ans, en 1986, à Québec, au Grand Théâtre, mais quelque chose de très irritant m'habitait à la sortie du film presqu'Oscarisé. Je serais menteur de dire que déjà je pouvais souligner la condescendance de l'auteur. Mais cette condescendance, je l'ai ensuite perçue franchement partout chez lui. Une suffisance agaçante. Dans ses écrits, ses entrevues, ses autres films. J'ai trouvé Les Invasions Barbares infect. Je l'ai rebaptisé "Après nous, le déluge". "Nous" étant, les baby-boomers. Arcand incarne beaucoup ce qu'il y a de plus désagréable du baby boomer. Ce film là sera Oscarisé.


Mais ses films des années 70, documentaires comme fictions, me plaisent beaucoup. Même si je vois pointer tout ce qui m'agacera plus tard (son regard sur les Femmes entre autres). Il versait dans le film noir. Et sa vision sociologique me semble étrangement plus éclairée. Depuis la fin des année 80, le cynisme commence à l'user.  

 On est au Coton, Québec, Duplessis et après..., La Maudite Galette, Réjeanne Padovani, Gina, La Lutte des Travailleurs D'Hôpitaux. Ce dernier traite d'un sujet qui serait dans le même fouillis de nos jours. Ce flair, je le salue chez Arcand. Réjeanne Padovani est aussi plein de connaissances bien informées. 


Rejeanne Padovani
est un film Québécois de 1973 qui a quelque chose à dire plutôt qu'une simple colère à éventer. Arcand nous fait presque du Bunuel en nous plaçant à la même table toute l'élite politique, ainsi qu'un chef de la Mafia, célébrant le tronçon d'autoroute qu'on inaugurera le lendemain. Tout se passera le même soir. Une soirée de tricheurs. les hommes de main au sous-sol, les hommes de pouvoir en haut.


Jacques Benoit et Denys Arcand ont signé un huis clos sur la corruption politique et municipale montréalaise. Ce n'est pas d'hier que la mafia a la poigne solide dans l'attribution des contrats de construction, par ici. Arcand filme le monstre en l'Homme. Les femmes cocufient leurs maris, les maris fréquentent les filles faciles, les durs jouent de violence, les négociations sont multiples avec les journalistes. Qu'on torture aussi. La soirée sera ponctuée de quelque dérangements. La présence de journalistes, la nouvelle qu'une manif anti autoroute se prépare, le retour de la femme de Vincente Padovani, la femme-titre, qui veut lui négocier le partage des enfants sinon elle menace de tout dire ce qu'elle sait. 


Celle-ci a choisi de le cocufier avec un Juif des États-Unis, mais regrette son geste. Même si tout parait lent, dans le développement, on sent justement que la corruption gangrène absolument tous les rapports pernicieusement. Depuis toujours. Comme une lente mais tenace rouille. La dernière demie-heure de ce film d'1h33, à elle seule vaut le coup.


Mr Surprise
Pierre Thériault, en fabuleux contre-emploi, domine ce superbe casting comme homme de main du mafieux Jean Lajeunesse. Luce Guilbeault, Roger Lebel, Hélène Loiselle, Gabriel Arcand (frère de Denys), les soeurs Lomez, René Caron, Leo-Paul Gagnon, Frédérique Collin, Jean-Pierre Saulnier, Julien Poulin sont de la distribution qui fait aussi une belle place à de nombreux futur(e)s réalisateurs/réalisatrices en Bernard Gosselin, Jacques Leduc, André Melançon, Paule Baillargeon, Collin, Jean-Pierre Lefebvre et Denys Arcand lui-même dans un caméo amusant où la scène se termine aux cotés de son jeune frère. Ils ont autant de répliques l'un et l'autre dans tout le film: 0.


On peut aussi y voir un futur producteur (Roger Frappier) parmi les militants anti autoroute. Non, il n'a pas toujours eu les cheveux blancs.

Les femmes sont jamais supposées rien savoir dira Réjeanne jouée par la toujours excellente Luce Guilbeault. Une Femme ici, en sait trop. Ça fait tout déraper. Menace de le faire. 


La fin me plait particulièrement.

On inaugure l'autoroute sous la pluie après une nuit agitée les gars de Montréal protégés par un parapluie, mais pas le gars de Québec. Le traveling final, insistant sur la démolition des maisons est fort intéressant. Tassez-vous face à la corruption. Arcand fera un clin d'oeil à cette séquence de fin 40 ans plus tard en terminant Le Règne de la Beauté sur le contraire. Des architectures bien neuves.  Et de bon goût. Je serai curieux de lui en parler. Ce film traitant de la corruption sentimentale. 


Réjeanne Padovani est une plongée dans le vice à l'ère du Mean Streets de Scorcese. 

Nos murs de sous-sol, dans les années 70, avaient aussi du tapis dans les tons de bruns et d'orange.

dimanche 7 novembre 2021

Une Élue est Bien Souvent Moins Corrompue


C'est aujourd'hui le jour J pour les élections municipales au Québec. 

Du village d'Abercorn à la Municipalité de Yamaska, aujourd'hui le Québec se vote de nouveaux élus ou confirment des déjà là.

Dans mon coin de vie, trois secteurs qui nous intéressent. Le 450 du Sud. (Longueuil) Le 450 du Nord (Laval) et le 514 (Montréal). 

Une rive (Longueuil), deux îles. 


C'est assez extraordinairement difficile d'intéresser les gens aux élections municipales, voilà pourquoi on place le vote, un week-end. Afin de donner toutes les chances de participations possible à quelque chose qui n'en aura pas beaucoup. D'autant plus que l'inutile élection canadienne, encore toute fraiche, qui n'a jamais repris ses activités encore, a été une véritable catastrophe économique qui nous as ramené à l'exact même point (-600 millions). L'amertume et le cynisme sont encore pleins nos âmes. 


On s'informe donc assez peu de qui fait quoi pour qui et qui sera quoi comment. À Longueuil, la jeune Catherine Fournier, ancienne Péquiste, devenue indépendante, maintenant à la tête de Coalition Longueuil, est la face cute des affiches. J'ai des collègues de travail qui m'ont confirmé avoir voté pour elle simplement parce qu'ils la trouvaient jolie. Beaucoup votent ainsi. Sylvie Parent est l'actuelle mairesse qui se retirera. On dit Fournier en tête dans les sondages. Josée Latendresse, ancienne conseillère municipale, avait perdu contre parent en 2017. Elle a comme parti Longueuil Ensemble. Jacques Létourneau a quitté ses fonctions comme président de la CSN à la fête des pères, en juin, pour se concentrer à sa candidature comme maire sous la bannière de Action Longueuil. Finalement, Jean-Marc Léveillé est ancien président du conseil d'administration de l'orchestre symphonique de Longueuil. Il est chef de Longueuil Citoyen. 

Personnellement, je ne sais grand chose sur quiconque. Mais je souhaite encore une Femme. Plus Femmes, différente dynamique. Corruption en baisse. Fournier me parait encore très jeune (29 ans) et Latendresse me semble plus rassurante. Enfin, je fréquente très très peu la Rive-Sud, je fais affaire avec eux au travail et c'est une des villes où tout est facile et bien fait. Pourquoi? parce que je travaille avec Vicky et Katy. Pas avec des hommes. Je dis ça, comme ça. 

L'autre 450, le facilement corrompu, Laval:


Y a 8 candidat(e)s. Donc trois indépendants qui n'ont pas de nom de parti. Redouane Yahmi, Nicolas Lemire et Hélène Goupil. Je ne vous parlerai par de Pierre Anthian de Ma Ville Maintenant. C'était Marc Demers, ancien policier, qui était le maire de Laval dans les 8 dernières années. Il a déjà quitté ses fonctions. C'est son jeune poulain, Stéphane Boyer qui mènerait avec un spectaculaire 14% d'intentions de vote. Autant sur la Rive-Sud, à Montréal et à Laval, les grand gagnants si les sondages disaient vrais seraient les indécis. Ce qui brouille toute analyse anticipative. À Laval, ce sont 56% qui ne savent pas encore pour qui voter. Anthian et Michel Poissant (ce dernier de Laval Citoyens) sont des anciens membres du parti de Demers/Boyer (Mouvement Lavallois) qui ont quitté le navire, en désaccord avec la ligne du parti et son chef. Ils sont respectivement 5ème et 4ème dans les sondages, sur 8. Les trois premiers sont Boyer (à 14%), Michel Trottier (11%) et Sophie Trottier (11%). Le premier Trottier est un ancien prof de l'école primaire, un candidat qui avait terminé second derrière Demers la dernière fois. Il souhaite que ce soit maintenant son tour. La Trottier fille, je vous en ai déjà parlé, n'est pas cheffe mais se présente comme telle. C'est Archie Cifelli le chef officiel. Mais elle est belle comme un coeur. Sur sa pancarte, elle semble avoir 18 ans. Sur le net, peut-être 33. Quand je l'ai vue à la télé, je ne l'ai jamais reconnue avant qu'on l'identifie, elle a peut-être 48. Enfin, tout est flou avec ce parti fourbe qui a choisi une homonyme pour que les gens se trompent. Filous avant même qu'on les ai choisi. Le fantôme de la corruption rôde encore à Laval, De là le large désintérêt pour le municipal. Michel parait très sympathique, Sophie frondeuse. Mais Trottier l'homme me parait plus sain que Trottier la femme. 

Montréal maintenant. 


Le choix me parait simple. Pourtant, les deux candidats principaux seraient au coude à coude. À 36%. Avec les indécis encore champions. Il y en a un troisième, Balarama Holness, qui vient franchement brouiller toutes les cartes car, bon troisième, il ferait pencher la balance complètement pour Valérie Plante, mairesse sortante, ou Denis Coderre, maire déchu, qui n'avait fait que 4 ans, avant d'être battu par Plante, ce qui l'avait plongé dans un profond marasme. Coderre avait perdu alors principalement parce qu'il cachait des choses autour de la Formule E qui avait été une catastrophe de haut niveau dont les poursuites ne sont pas encore toutes réglées. Coderre vient de refaire L'EXACT MÊME COUP, refusant de rendre public ses états financiers, ce que Valérie a bien fait, proprement. Oh! ils ne sont pas obligé de se prêter à l'exercice, mais quand vous refusez obstinément de la faire sans consulter longuement vos avocats, ce que Coderre a fait, vous cacher encore des choses...Valérie Plante est joviale, sympathique, ne montre pas l'ombre d'un soupçon de corruption. Elle est fraicheur dans un monde sale. Elle est aussi Femme. Et je ne vois pas trop ce qu'on peut lui reprocher de son mandat débuté en 2013. 


La chose me semble facile à vendre. Celle qui inspire l'honnêteté ou celui qui inspire le spectre croche du monde de la politique.
Et si la politique avait besoin de nouveau modèles? L'île de Montréal à la Femme, svp. La Rive-Sud aussi. Laval, comme la ville, je m'en sacre.

Curieux de voir qui sortira gagnant(e)s des résultats de cette nuit. 

Personnellement, on vote dans deux circonscriptions étant aussi propriétaires dans le Nord. Où on veut sortir des pourris bien avant de voter en faveur de quelqu'un, là-bas. 

Les ripoux ont commence à en avoir soupé.