lundi 25 octobre 2021

Ton Obscurantisme (pas le mien)

Ça ressemble à l'escouade anti-subversive de 1952.
Ce qui t'obscure fait un pli sur ma différence. 

CAQ, France, Vous avez co-écrit la semaine dernière une lettre ouverte conjointe publiée dans tous les grands quotidiens francophones d'Amérique et d'Europe. Une lettre dénonçant la culture de l'annulation. 

Oui mais non. 

Oui, c'est extrêmement radical d'éliminer avant de réfléchir. Non, la désinformation ne se trouve pas que là, mais beaucoup, BEAUCOUP plus ailleurs. 

Mauvaise cible. 


On ne dit pas le mot, mais on on le lit partout dans la lettre, on vise le "woke". Mot que personne ne comprend de la même manière. Mot qui confirme souvent qu'on est de droite, passé 50 ans, craintif du jeune penseur. Mot qui, si on est honnête, souligne les excès de gens bourrés de bonnes intentions. Mais c'est justement cette partie qu'on oublie parfois. Qu'à la base, ça part d'une bonne intention. Et ça dérive. Tous les excès dérivent. Rien de plus normal que de s'en inquiéter. Et au début, quand j'ai entendu parler de cette lettre, je me suis dit que oui, lutter contre la désinformation...mais attendez...l'avez vous lue? On parle plutôt d'autres choses.


C'est 100% contre les "éveillés" qu'on tricote un rempart.

Éveillé: Susciter, provoquer la manifestation, l'apparition d'un sentiment, d'une aptitude chez quelqu'un, les faire naître.  

Vous pouvez choisir d'y voir du péjoratif, moi, c'est pas la première chose qui me rejoins de cette définition. C'est pas mon angle de réception.

La première chose que j'ai aussi pensé à entendant que le ministre de l'éducation Jean-François Roberge signait cette lettre parlant "d'obscurantisme" c'était toute l'ironie entourant le messager. 


Celui qui n'est pas du tout transparent sur le dossier de la ventilation dans nos réseaux scolaires, viendra nous donner des leçons sur "ce qui brouille les pistes" de la vérité? Laissez-moi rire! La vérité c'est un sentier que tout le monde emprunte 9 fois sur 10. Mais y a du hors piste. Et il y a dans le champs. On veut attaquer ce qui est dans le champs et vient menacer les randonneurs du chemin de la vérité, Mais y a pas deux pas pareil dans cette piste. Et on ne s'entendra jamais là-dessus. Y a des pieds de tailles différentes, des mesures de pas variées, des étendues de jambes variables, des pieds blessés, imparfaits, des handicapés du bas du corps qui apprennent à se débrouiller bravement toute la durée de leur vie, y a du pied plat, du pied croche, du joggeur, du pied d'athlète, du ski de fond, des courses, y a de tout tout tout sur la piste de la vérité. Autant de gens qu'il y a de types de vérités. La vérité alternative n'étant rien de tout ça, mais un simple mensonge.


Là, on veut contrecarrer les gens dans le champs gauche et ceux qui marchent tout simplement à l'envers. Ce ne sont pas que certains excessifs soldats de la justice sociale. Ce sont SURTOUT les désinformateurs du web. SURTOUT. 

Le gouvernement en place confirme un petit côté âgiste. Dépassé par sa propre époque. Connaissent-ils les réseaux sociaux tant que ça? Connaissent-ils ceux qui mélangent science, intuition, histoire, pédophilie, illuminati, religion? connaissent-ils l'étendue des désordres mentaux au Québec?   


Veulent-ils la connaître? Des "spécialistes de la santé" qui s'étendent d'Amélie Paul (plus chanteuse que naturopathe) au docteur Raoult (obsédé par les Narcoreptiliens et la pédophilie...) colportent de graves choses relevant d'un pur délire et malheureusement, une large partie de la société avale, les croit, les suit. S'alimentent de leur vomi.


Je comprends d'où est née l'idée de cette lettre. Aux lendemains des tristes brûleurs de livres de l'Ontario et de la suspension de cette enseignante qui avait donné en exemple que le mot nigger avait eu beaucoup de variations avec le temps. Ces deux moments, sont des points d'orgues d'excès et de débordements. Mais que fait t-on du troupeau d'anti-vaxx? Berceau de beaucoup plus large obscurantisme.

Mon voisin de bureau, dont la conjointe est une travailleuse de la santé, du côté sombre de la honte, marmonne quand je lance volontairement des vannes comme: 

"Ne vous inquiétez pas si c'est pour Noël, je devrais mourir avant, parait-il, je suis double-vacciné."


Ou

"Si on dit "Big Pharma, TVA, Liberté et Droits Humains" dans la même phrase, rien ne sert de continuer de lire ou d'écouter. Covidiot alert"


L'obscurantisme je le vois pas du tout à la même place que les gens de la CAQ. Je le vois même à la tête de la CAQ. François Legault a prouvé une grave ignorance quand il a parlé de "woke". Il était le plus égaré des égarés. Au jour du souvenir de la mémoire, de la reconnaissance et de la vérité à propos des autochtones, Legault a préféré parler de "non-productivité" des Québécois si il y avait eu congé. Presque rien sur les autochtones. Le sens des affaires ne fait aucun doute dans les troupes de la CAQ. Mais pour la sociologie, pour une société éclairée, c'est pas vers la CAQ que je me tourne. Et ça va nous donner des cours de "culture Québécoise"? Non merci. Faites-moi dérailler ça tout de suite. 

Dépassés par leur époque. Même si forcé de la gérér durement au quotidien très publiquement, tous les jours depuis 20 mois. 


Nos capitaines de bateaux sont usés. C'est pas anormal depuis cette sale pandémie. Ça doit être épuisant de partout.

Ce qui obscursit l'horizon ce ne sont pas certains éveillés. Les gens d'affaires sont faibles dans la nuance. Faudrait pas que leur jugement sombre dans le noir, non plus.

La lettre de la semaine dernière était une fausse balle.  Je veux pas de cette balle dans la foule.

Je ne verrais aucun problème à annuler ce gouvernement aux prochaines élections.  On a pas le même rétroviseur. 

dimanche 24 octobre 2021

Céder


Avant chaque match des Canadiens de Montréal, depuis cette année, on rappellera que le terrain du centre Bell, sur lequel l’aréna est construit, et sur lequel le match sera joué, est un territoire non cédé des autochtones. Lesquels? On ne sait pas trop. Les historiens ne s’entendent pas là-dessus. J’avoue, même si d’origine autochtone moi-même, m’en sacrer un peu.

Est-ce que ça affecte vraiment mon maintenant? Mon demain? Non. Fin de la discussion en ce qui me concerne.


Dans ma bibliothèque de films, j’ai la presqu’entièreté des films du réalisateur anglais, Alfred Hitchcock. Mercredi, j’avais envie d’un Hitch. J’avais 1h30 à tuer, tout seul. Je savais que les premiers films d’Hitchcock étaient relativement courts. J’ai commencé Blackmail d’une durée d’1h24.

Je n’ai pas été très loin dans le film. À la seconde séquence, un homme et une femme reviennent d’une soirée qu’ils ont passé ensemble, quelque part, au resto, cinéma ou ailleurs. On sait qu’ils ne se connaissent pas beaucoup. L’homme flirte un peu et suggère à la demoiselle de l’accompagner à son appartement pour qu’il lui montre sa collection d’art. Celle-ci refuse. Il insiste longuement, lui reprochant quelques fois d’avoir peur. Il négocie sur au moins 8 phrases et elle finit par céder. Alors que le couple entre dans le complexe, le mari cocufié, qui se tenait tout près, à les épier, harrangue l’homme qui amène sa date à l'appartement. Le couple continue sa route. Une fois à l’intérieur, l’homme a un nouveau souci, inquiété par un courrier et doit parler à la concierge. Il suggère à sa partenaire de la soirée de monter jusqu’à son appartement, sans lui, le temps qu’il règle la chose avec la concierge en catimini. Plus loin, il suggèrera à sa partenaire de soirée d’essayer une robe, et finira par l’agresser.

C’est 1929. Le film a été tourné à cette époque et livré en 1929.


Si vous êtes sainement équilibré et avez usé de votre intelligence, vous avez remarqué dans ce que je vous décris, 4 gros drapeaux rouges.

-L’Insistance malgré le refus initial.

-L’hostilité dans la rue.

-Monter seule à l’appartement d’un inconnu pendant qu’il règle des choses en secret au loin.

-Essayer une robe chez cet étranger, donc, momentanément se dénuder, ne serais-ce qu’un peu.

De nos jours, dès la négociation dans la rue…enfin…j’ai arrêté le film là. Je me sentais mal dans mon état de mâle. J’avais le cafard.


C’était le même jour où on apprenait le 24ème homicide de l’année au Québec. Quelques minutes après avoir entendu parler...d'UN 17ÈME FÉMINICIDE.

Aussi douloureux que ces chiffres soient, la moyenne des féminicides par année, au Québec est de 10. Ça veut dire parfois 12 , mais aussi souvent 7 ou 8. Nous en avons eu 17 et nous ne sommes pas en novembre encore. Juste au Québec. 


17 fois, un homme a perdu la tête et a assassiné celle qu’il avait un jour…je ne peux même pas dire aimé, désiré serait plus près de la vérité. C’était tout frais à mon esprit, on en avait parlé aux nouvelles. Un homme de 36 ans a poignardé à mort Romane Bonnier, 24 ans, en plein jour, devant multiples témoins, en disant entre les coups « je suis désolé », ce qui est tout aussi bouleversant.

Désolé? En blackout mais en mesure de réaliser que ce que tu fais est horrifiant et mortel ?

Tordu.


Et tellement tellement tellement tellement tellement tellement désolant pour nous. Tous ceux qui restent. Sa famille, ses collègues, ses ami(e)s, les Femmes en général, les hommes aussi.

C’est donc là? Partout? Cette chance que le bouton de la pulsion assassine reste collé? Nos machines sont si peu fiables? Le gars a attendu les policiers. Près du cadavre. Voulant peut-être réduire sa peine. « Voyez? Je ne suis pas si mauvais ». CHRIST NON. Tu l'es. Tu redéfinis l’horreur. Et fais considérer la chaise électrique. 


On a interviewé des femmes dans la rue afin de leur demander si elles se sentaient en sécurité dans le secteur. Elles disaient que non. Je les comprends tellement. La rue Aylmer n’est pas une rue lugubre. Je l’ai roulée en patins à roue alignées au moins trois étés. C’est même une belle rue. Aujourd’hui teintée à jamais pour moi. Un homme étranger à tout ça. Imaginez une Femme. Même n’y habitant pas.


La possibilité d’une agression est bien réelle. Partout. C’est épouvantable. Je vis assez mal avec ça. Je n’arrive pas à saisir ces pulsions assassines. Cette manière de céder à la violence contre autrui. Il serait interdit de dire « il n’y a rien à y comprendre ».  Au contraire. Il faudrait faire tout en notre possible afin de prévenir les féminicides. Véritable plaie sociale. En arriver à comprendre pour prévenir. 

Impardonnable plaie sociale. Cruelle et vicieuse gangrène. Nous, mâles, avons ce « monkey on our back all the time ?” Dois-je y croire? Nous avons cette pulsion malsaine irréfléchie, destructrice, infâme en permanence qui dort en nous? Tout le temps? Non, c’est pas possible. 


Mon exemple du film de Hitch n’est pas une critique en parallèle du jugement de Romane Bonnier.  Romane a été  victime d’une rencontre qu’elle n’aurait jamais dû faire. La séquence ne m’a que rappelé un évènement du jour. Qui m’a déprimé, je l’avoue. Plongé dans le marasme. J'avais très honte de mon sexe ce mercredi.

Faire de nous de meilleures personnes, tous les jours que la santé nous donne, ça, ça affecte mon maintenant et encore plus nos demains.

À tous. Ensemble.


Il faut cesser de céder. Cesser de céder. 

Ce qui cède créé des failles. Et tomber dedans, on ne s'en relève pas toujours. 
C'est lourd.
Lourd.

Que la paix rejoigne la famille et l'entourage des Bonnier. Si c'est possible. 


Non.

Ça non plus ce n'est pas possible.

Lourd. 

samedi 23 octobre 2021

Picasso Africain

 Pablo Picasso a connu 4 grandes vagues de création, en peinture, le cubisme, la période bleue, la période rose, ainsi que la période africaine. 

Fortement influencé par les sculptures et les masques africains, par l'art ancien d'Égypte, les sculptures d'ibérès, l'art de Paul Cézanne et El Greco, la période de 1906 à 1909 s'est aussi longuement appelée du mot en "N", qui n'est pas tout à fait juste. Moralement ça ne l'est plus. textuellement ce serait insister sur la couleur nègre, qui n'est pas complètement dominante dans toute la période non plus. 

C'est la période africaine. 

 




















Pablo Picasso a été un immense artiste. 
Il a produit plus de 50 000 oeuvres entre 1889 et 1973.
Ami du surréalisme, considéré comme fondateur du cubisme, il a peint plus de 1885 tableaux.
Il a sculpté plus de 1228 sculptures.
2880 céramiques.
Dessiné 7089 dessins.
Créé 342 tapisseries.
Scripté 150 carnets de croquis.
Fait 30 000 estampes, gravures, littographies.

Comme artiste il était magistral.
Comme homme, il était infernal. 
Un monstre. 
Selon lui, les Femmes étaient des machines à souffrir. 
Il n'y avait, selon lui que 2 catégories de fenmmes.
Les déesses et les poignées de portes.
Une de ses maitresses et une de ses épouse se sont suicidées. 
Sa première Femme et Dora Maar, une importante muse et maitresse ont toutes deux subit des dépressions nerveuses. 
Son premier fils est devenu alcoolique et, combiné à sa propre dépression, est mort des deux, à 54 ans.
Son petit-fils, Pablito, s'est aussi suicidé en se voyant se faire refuser l'accès aux funérailles de Pablo.
Il a bu du blanchissant à lavage.

Picasso était douleur.
Plus sur la douleur, demain.  


vendredi 22 octobre 2021

Las Putas


Après la fort inutile élection canadienne qui ne nous aura plongé que 600 millions dans le trou pour ramener absolument tout le monde là où ils étaient, il y a maintenant les élections municipales. Dont les résultats culminent le dimanche 7 novembre prochain. 

Ironiquement, il était urgent de faire des élections fédérales pour Justin Trudeau, mais voilà qu'il repousse la réouverture de la session parlementaire canadienne...au 22 novembre...


Dans le minable, c'est assez admirable. 

Les pancartes fédérales trainent encore ici et là, risquant maintenant des amendes, ce qui ne semble pas inquiéter le NPD ou le PCC, puisque ce sont leurs pancartes qui polluent encore nos visions sur le chemin du retour au travail (ou de l'aller). Se mêlent à eux, les pancartes des élections municipales. La mairesse ou le maire de Montréal. De Laval. De Québec. De L'Éstérel. Partout. Élections provinciale Québécoise pour les mairies. 

Si la première, celle de Trudeau ne tentait à personne, celle-là, la municipale, n'intéresse presque personne en tout temps. Ma triste banlieue: 17ème sur 17 districts pour le taux de participation aux élections municipales. Montréal? 16ème sur 17. Insultant hein Denis? Val? Cathou?

Dans ma banlieue molle, les pancartes y sont depuis autour du jour 1 du lendemain des élections pancanadiennes. Ce qui donne l'impression que nous sommes en campagne électorales sans arrêt depuis le mois d'août. 


Les candidats le sont. Celui qui se présente dans mon coin de vie a même été élu, battant l'ancien coureur et champion olympique Bruny Surin, en novembre 2019. Le battant par 82 minces voix. Il avait aussi terminé second derrière le maire démissionnaire actuel. C'est un Trottier. En très vieux français, un trottier était un cheval de trot. On pourrait dire cela de lui. Il veut sa place au soleil depuis longtemps. Et espère que maintenant, ce soit son tour. Le jeune dauphin du maire démissionnaire, et celui qui a pris sa place quand il a annoncé sa démission, a un peu la tête à Patrice Brisebois. Ce qui n'aide en rien à me le rendre sympathique.  Il y a donc trois partis qui ont de réelles chances d'élire leur chef. 

Un premier parti, qui est l'opposition officielle, la parti de Trottier. Arrivé deuxième la dernière fois. Un second, qui a comme chef, depuis février 2018 A.T. Cifelli comme chef, une sorte de populiste qui a comme slogan des ignominies comme "Reprenons notre ville" comme si on lui avait volé. Le con. Avec son nom italien, il devient facile de faire des amalgames douteux sur le "nous" auquel il se réfère. les clichés mafieux montent tout de suite aux esprits. Si un maire a tenu plus de 18 ans à la barre de ce 450, ce n'était pas parce qu'il était bon. Comme le temps l'a bien démontré, il était l'un des plus corrompus de l'histoire du Québec. Pendant plus de18 ans, il fermait les yeux au bon endroit en échange du trône. Vous devinez face à qui. Je dis pas nécessairement la Mafia. Mais le corrompu maire faisait la courbette face à ceux qui avaient de l'argent. Faites les associations qui vous plaisent. 


Et le dernier parti, qui a des chances de rester au pouvoir, est celui du maire démissionnaire. Qui y a mis Patrice Brisebois par intérim. Un jeune homme autour de mon âge. Moins, même.  (J'ai 49 encore quelques mois). 

Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'avec le si faible taux de participation, chaque vote est immensément important pour les candidats. Le porte-à-porte est donc bien réel. On a aussi compris que notre maison, avec ses 4 voteurs depuis juin, est une maison payante pour les candidats. L'équivalent de l'impact de peut-être 15 votes pour un même parti, si on arrondit. 


Le bal des putes a donc commencé la semaine dernière. 

Le premier à passer à notre porte n'a rencontré que mon fils de 22 ans. Ça a tout de suite découragé le plouc qui est passé. Mon fils n'a jamais été en mesure de nous l'identifier. Il l'a trouvé suffisant et arrogant. Pas intéressé à jaser avec la jeunesse. Mon fils a confirmé qu'il  ne voterait pas pour lui. 

Mais ne sait plus l'identifier...ni son parti...Bravo, mongolo.

Le second a passer a gardé ses 2 mètres et plus de distance, son masque et c'est la belle et moi qui nous sommes entretenu avec lui sur le seuil de porte. Il a fait son laïus. 


"Un parc? dans quel coin?"

"Oh! pas vraiment ici, dans un quartier beaucoup plus au sud" 

Électrisant et surstimulant comme un avantage numérique des Canadiens. 

Il n'était ni le candidat d'un parti dans notre quartier, ni même le chef. Même qu'en creusant la chose, on réalisait que le parti de Cifelli, celui que représentait cet homme, était si fourbe qu'ils avaient cherché un homonyme au candidat Trottier, sans succès. Ils ont toutefois trouvé une fille, une Trottier elle aussi, belle comme un coeur. Mais rien d'autre. Et on la présente faussement comme cheffe. Espérant que des centaines de personnes se trompe de Trottier aux élections du 7. Ou que sa seule beauté la fasse gagner. Elle n'a aucune tribune. Et n'est pas plus cheffe que simple décoration pour Cifelli qui tire les ficelles. On ne votera pas pour elle simplement parce qu'elle est belle.  


On est pas si cons. 

 Et le gars avec qui on a jasé n'était ni le candidat dans notre quartier, ni Cifelli, ni Trottier, la fille faussement cheffe. Pour autant que je sache c'était peut-être simplement quelqu'un qui jaugeait le niveau de potentiel à un jour entrer par effraction chez nous. 

La dernière pute a bravé la pluie pour me parler de son parti. Celui de Trottier, le mâle qui a battu Surin. 


Le gars m'est apparu sympathique, mais bon, désespéré comme une péripatéticienne qui ne fait pas ses chiffres du mois.

"Tu sais ce qui me ferait voter pour votre équipe?" j'ai dit, conscient d'être la bête à chasser (ou le poisson à prendre). 

"Je vous écoute" a-t-il roucoulé sous la pluie. Cuisse bottée. 

"Vous savez, cette nouvelle loi conne qui nous obligerait à placer une clôture autour de notre piscine d'ici 2023, venez voir derrière si c'est vraiment possible sans détruire tout le cachet qui s'y trouve."

"Je veux bien" a-t-il dit, déboutonnant un bouton de son décolleté et en  jackant la strap de sa brassière. 


Je lui ai montré que notre cour arrière est barrée de deux clôtures de plus de 7 pieds, barrée, tout aussi barrée partout en arrière des clôtures des trois autres voisins, nord, est, ouest. Et que le seul point d'entrée pour l'accès à la piscine serait notre porte patio. QUE NOUS CONTRÔLONS. Et barrons. Qu'au bout, près du mini panier de basketball, c'est impossible. Que nous avions 0$ à investir sur du dégât visuel et que nous ne voulions pas nous protéger de nous mêmes. Que si un enfant se noyait chez nous, un jour, en raison de notre négligence, notre punition serait moralement si lourde qu'on serait mort par en dedans nous aussi. Et qu'on ferait donc absolument TOUT pour que la sécurité soit au coeur des interactions CHEZ NOUS, si des enfants venaient ici, un jour. On nous demande d'investir de gros sous de laideur pour de très grosses hypothèses. On commence à en avoir assez de devoir investir sans arrêt pour se protéger de nous-mêmes. Faudra faire tomber cette règle à la con. 


"C'est promis" qu'il m'a dit. Comme si il était constipé. 

Je l'ai pas cru. 

"Ben t'auras mon vote" que je lui ai menti.


Parce que me semble, oui, que tu vas le faire tomber ce règlement à la con. 

Je vais peut-être voter pour Patrice Brisebois finalement. Même si cette seule idée, qu'il puisse être associé à l'ancien défenseur antipathique des Canadiens, est aussi attirante qu'une nouvelle élection fédérale. 

Et de toutes les putes pancartes,  il a les plus jolies candidates. 

jeudi 21 octobre 2021

Pourri Vacancier


 Il a pleuré en visitant Auschwitz, aux funérailles des victimes de la Mosquée de Québec, en retrouvant un réfugié syrien, un an après l'avoir accueilli au pays,  à la mort du chanteur des Tragically Hip, Gordon Downie, quand il s'est excusé aux autochtones, quand il s'est excusé aux gens de la communauté LGBTQ+, a-t-il pleuré la semaine dernière en s'excusant de je ne sais trop quoi à je ne sais trop qui? On ne l'écoute plus s'excuser. Bientôt, il s'excusera peut-être aux Chinois d'avoir fait arrêter leur fraudeuse. 


Bref, l'héritage de Justin Trudeau sera peut-être le Premier Minus le plus braillard et le plus prompt à s'excuser de l'histoire du pays, mais plus vrai encore, son héritage pourrait être celui d'être le pire vacancier de l'histoire des preneurs de vacances. Pourri pourri. 

Dès le premier Noël de sa tenue priministérielle, Trudeau et sa famille acceptaient des cadeaux de "leur ami" l'Aga Khan, en prenant des vacances sur son île privée. La fondation de l'Aga Khan, bien qu'il soit prétendument un ami des Trudeau depuis que Juju est jeune enfant, est aussi un bureau de lobbystes pleinement enregistré. L'Aga Khan lui-même est un important philantropiste et un leader spirituel de la religion ismaéliste. Par un hasard tout ce qu'il y a des plus hasardeux, la fondation de l'Aga Khan a reçu 50 millions de bourses du gouvernement de Justin Trudeau, dans les 11 mois précédents les vacances de 2016. 


Difficile de trouver meilleure définition de "scratch my back and I'll scratch yours". De retour d'ascenseur si vous préférez. De corruption molle. Enfant, avec papa PET, la famille prenait ses vacances avec l'Aga Khan sur des îles en Grèce. En bon bourgeois. Ce que Juju ne pouvait pas choisir. Mais ça, décembre 2016, il le pouvait. Et une enquête indépendante, commandé par l'opposition, a conclu que pendant plus de 30 ans, il n'y a eu absolument aucun lien entre Justin Trudeau et l'Aga Khan. Et qu'ils n'ont renoué que lorsque Justin est devenu premier minus du Canada d'Amérique à l'instigation de l'Aga Khan lui-même, qui lui demandait aussi, entre deux verres de Diamonds Are Forever Martini, 50 millions. 


Bref, dès le départ il se faisait critiquer sur ses vacances et s'en excusait. C'est un champion de l'excuse-je-le-ferai plus. 

Mais non. Il s'en moque. Il refait. L'histoire de la vacance pourrie. 

Deux ans plus tard, Juju et toute sa petite famille, se rendait en Inde, dans le but d'y faire supposément une rencontre importante avec le plus important leader de l'endroit, le Premier Ministre Narendra Modi. Mais il n'était pas attendu du tout. Il était donc sans agenda précis pendant les deux trois premiers jours de son voyage là-bas. Ce qui a donné l'idée à lui et à sa famille de se faire prendre plus d'une fois en costume indien traditionnel. Qui était un geste bon enfant, mais qui a davantage outré à peu près tout le monde. Voilà notre Premier Minus qui fait le clown en se costumant avec toute sa famille, dan un coûteux voyage, payé par le peuple canadien, on ne savait pas trop pourquoi encore. On a tous fini par comprendre que c'était des vacances déguisées. Au  sens propre comme figuré. Dans la même semaine, on apprenait, les journalistes avaient le temps, Juju faisait le gland, qu'un extrémiste Sikh, anciennement condamné pour avoir planifié l'assassinat (sans succès) d'un politicien indien, était invité par notre Barbie lunatique, à diner à table avec lui. 


À la fin de la semaine, le Premier Ministre Modi a finalement concédé à lui faire une colle, devant les caméras, prenant Juju en pitié, ils ont serré des mains, mais on ne les as pas vus se parler ni se comprendre tant que ça. Le mal était fait. Juju avait fait de son voyage un cirque involontairement comique. 

Il s'en est excusé et blablabla...


Puis, il y a presqu'un mois, et c'est pour ça qu'il s'excusait encore cette semaine, Justin Trudeau et sa famille prenaient des vacances post élection-inutile, le jour même de la réconciliation et de la vérité, toute première fois dans l'histoire du pays qu'on concédait un jour de congé (sauf au Québec plus raisin que les autres) à l'histoire des autochtones au Canada d'Amérique. C'est Trudeau lui-même qui avait instauré ce nouveau congé. Mais malhabilement, il était absent de partout le 30 septembre dernier. Sinon à Tofino, avec sa famille, à savourer le congé comme n'importe qui. Mais un Premier Ministre qui instaure un nouveau congé voulant valoriser ce qui est trop souvent ignoré, ne pouvait pas faire pire. Ignorer lui-même les cérémonies du jour. Lui qui est meilleur poseur que n'importe quoi d'autre, il n'avait qu'à poser, ici et là. Sans même jaser. Être à l'écoute, c'est un des thèmes majeurs de l'univers autochtone. 


Mais non, le con, il a fait une autre boulette.

Dont il s'est encore excusé cette semaine. Mais on apprend à ne plus l'écouter. 

C'est encore un parfait mélange d'inconscience lunatique et d'hypocrisie crasse. Il refera. 


Ne soyez pas cyniques avec la politique, disent-il,

Impossible. 

Je vous en reparle plus tard cette semaine avec notre politique municipale qui vient cogner à nos portes depuis quelques jours. Et continuera de le faire. Ma famille est importante pour les partis locaux. Alors on a droit à un beau bal de putes.