mardi 6 septembre 2022

Piège Biden, Trump Trappé

En 2016, Hillary Clinton disait de Donald Trump qu'il était un vieil idiot qui serait facilement hameçonné d'un seul gazouillis. La semaine dernière, à Philadelphie, Joe Biden s'est demandé quel idiotie Donald Trump pourrait faire si il était hameçonné par un discours entier. Samedi dernier, le monde entier en a eu la réponse. Le coup de pied dans le narcissisme a fonctionné.

Pour le cycle électoral actuel, les sains Républicains avaient un plan assez simple: Ne pas travailler autour du nom Trump. Parle des prix du pétrole, de la lutte à la criminalité, des frontières, de l'économie, de la lutte au racisme, de l'éducation sexuelle, tout, sauf Trump. Il a perdu le vote populaire de 2016. Il a perdu le contrôle de la Chambre des représentants en 2018. Elle a perdu la présidence, en 2020. Il a perdu des sièges du sénat en Georgie, en 2021. Marjorie Taylor Greene perd le peu qui lui reste de tête en disant que Joe Biden veut la tuer. Les Républicains ont toutes les raisons de ne plus vouloir être associé aux perdants comme ça. 

Les plus avisés ne disent même plus son nom. Comme on le ferait de l'ex-beau-frère assassin, qui ferait du temps en prison, ou serait sur la voix de s'y rendre, dans la famille. C'est du voeu pieux,. Essayez d'effacer Trump et il trouvera toujours le moyen de se représenter sous la lumière. Samedi le 3 septembre dernier, Trump a tenu un rallye, mot devenu péjoratif, prétendument en support à deux candidats républicains en élections spéciales, mais ce n'est pas ce que personne n'a retenu. Sa présence était 100% motivée par la sortie de Biden, trois soir plus tôt. C'était tout trempé Trump. Extrême, strident, amer, laid, outrancier, mensongé, déplacé. 

Il a menti sur le taux de criminalité qui aurait atteint un taux record sous les Démocrates. Il a parlé en long et en large de "l'injuste" raid dans sa résidence secondaire, ce qui n'avait rien à voir avec le soutien qu'il apportait à ses 2 candidats. Il a traité les gens du FBI de monstres vicieux, omettant de souligner qu'ils ont trouvé du matériel très compromettant et secret dans sa garde-robe, dans sa salle de bains, des dossiers vidés de leurs contenus comme si supprimés dans l'urgence. Il a aussi dit qu'il avait gagné le vote populaire en Pensylvannie (où ils se trouvaient) alors qu'il l'a perdu par plus de 80 000 voix. 

Le format du rallye n'a laissé que quelques minutes pour les deux candidats en lice pour l'élection locale, mais personne ne leur a accordé trop d'attention. On a retenu qu'un vote Républicain, serait un vote pour le retour de Trump. Qu'un vote Républicain était un nouveau mandat à endosser des menteries en série. En commençant par accepter que l'élection de 2020 avait été volée. 

Le discours de samedi était l'écho d'un blessure narcissique. Exactement ce, en quoi Biden avait donné un coup de pied, le jeudi d'avant. Brillant.

Trump creuse sa tombe.

Chaque jour, depuis le raid du FBI, les Républicains ont été associés davantage au triste Donald Trump. Il a même réussi à soutirer l'appui d'un pas-complètement-allié, l'abominable-avec-forte-insistance-sur-les-trois-dernières-syllabes gouverneur de la Floride Ron De Santis. La soumission dans un parti qui ne tolère que les actes de dominations.

Les Républicains contre le Trumpisme craignent comme la peste que le prochain congrès Républicain soit un référendum sur le retour de Trump et son nécessaire renvoi. Ce que les Démocrates tiennent à conserver comme narratif. 

Biden a jappé jeudi dans le but de blesser le fragile ego de l'homme au teint orange de Mar-A-Lago. Trump a jappé à son tour mais mord le dessin d'un os au fond du bol d'eau. Son parti est quand même tatoué de son nom. On veut pousser le chien à l'eau, mais on se fait coincer par le narcissisme de I/me/mine Trump. 

Biden a tendu la ligne, Trump a mordu, et c'est tout le parti qui a suivi au bout de la ligne. 

Sleepy Joe a une bonne balle courbe.   

Assez dommage pour les Républicains équilibrés qui pensent même se partir un troisième parti.  

lundi 5 septembre 2022

Personne & Tout Le Monde à La Fois

Il y a cet ami, sur le fil des réseau sociaux, qui demande systématiquement tous les jours, "Qu'est-ce qui a fait votre bonheur aujourd'hui?". 

J'ai tout de suite aimé la question. C'est exactement la même que je posais à mes deux enfants, lorsqu'ils avaient l'âge pour qu'on aille les coucher au lit. Enfin, mes mots exacts étaient "Dis-moi, avant de t'endormir, la chose que tu as le plus aimé de ta journée ?". Dans le but évident de les faire s'endormir sur un moment heureux, qui leur ferait faire de beaux rêves. Leurs réponses étaient parfois tellement adorables, on en apprenait beaucoup les uns sur les autres (les enfants vous font ça, en général) et on pouvait se jase longtemps avant le dodo sur toutes sortes de choses, ce qui leur donnait l'impression qu'ils avaient gagné quelque chose dans la résistance qui leur avait fait dire "ooouh! j'ai pas envie de me coucher" plaintivement. 

samedi

Cette initiative de l'ami des réseaux sociaux, m'oblige à me poser moi-même cette question. Et je trouve la chose excessivement saine. Je prends ce moment en photo dans ma journée pour que l'image parle d'elle-même. Je lui réponds. Je me surprends à chercher ce moment, et même parfois à les provoquer, si, justement, je vis une journée de marde. 

Rien de particulièrement n'explique pourquoi, mais depuis au moins 5 semaines, mes samedis sont tout simplement formidables. Comme si je me le vais ce jour-là, que rien ne pouvait m'agresser d'aucune manière, et que je savourais chaque moment, peu importe le moment, que je me ferais/ferait vivre ce jour-là. J'ai même bizarrement savouré un passage à la quincaillerie, ce qui est nettement contre nature, pour ceux qui me connaissent. 

Dimanche, hier, était aussi un samedi puisqu'aujourd'hui c'est la fête du travail, au Canada d'Amérique, et que le jour de la fête du travail, ici, on ne travaille pas. On a congé. Hier, on a dévalisé le marché Jean-Talon, où les fruits et légumes goûtent pour vrai, les fruits et légumes. Et j'adore payer, même plus cher, pour les producteurs de fruits et légumes d'ici, qui travaillent si forts pour survivre dans leur métier. Que ce soit la pandémie ou non. Le métier de cultivateur est archi ingrat. Souvent familial. Ce qui n'est jamais nécessairement facile. 

Mais notre objectif du jour était surtout de se rendre sur la rue Wellington, à Verdun, récemment élue, trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrès subjectivement, par le Magazine Time, comme la rue la plus cool "au monde". 

Plus jeunes, avant les enfants, mon ami Goyette et moi, avions travaillé au Club Video Esprit, situé sur cette épouvantable rue. J'y travaillais de nuit. C'était un club vidéo 24H. Situé à un deuxième étage. Et pour s'y rendre, il fallait monter un escalier. La nuit, la porte en bas était barrée et il fallait sonner. C'était moi, en haut, qui les voyait avec le système caméra et qui leur ouvrait. Ou pas, si je soupçonnais qu'une arme blanche, un braquage anticipé ou un groupe de 10-12 personnes, sonnait vers 4h du matin. 

Le cinéphile en moi, ne pouvait trouver mieux. J'écoutais sur place 4 films par nuit. Le premier, de 22h à minuit, distraitement. Il y avait beaucoup de clients et deux trois collègues à mes côtés, pour m'aider. De minuit et demi à 3, un film qui m'intéressait davantage. Français, idéalement, qui sont plus souvent d'une durée d'1h30. De 3h30 à 5h30, je me tapais un film que j'avais vraiment envie de voir. Finalement. De 6 à 8, je me tapais un dernier film, que j'avais un peu envie de voir, mais dans lequel, je me laissais le loisir de dormir sur le comptoir si mon corps le commandait. On y voyait toute une jungle. Le quartier était si mal famé que ma clientèle de nuit était principalement tout le temps pas mal la même. Des hommes qui se rendaient directement dans la pièce du fond, là où se trouvaient les films pornographiques. 

 

Ça se trouvait au 450, rue Wellington. Quand l'amoureuse est venue me rejoindre (de Québec), à Montréal, en 1994, j'avais été accessoire quand elle est devenue assistante gérante dans ce même club vidéo. Ce qui était drôle quand, vers 22h, je travaillais en sa compagnie, deux heures. Avant de faire ma nuit. 

On s'est rendu pour valider ce que le Time Magazine disait de cette rue, qui nous était si immonde, en 1994. Sale, sombre, malsain. Ma conjointe s'était fait mettre un poignard au cou, à un certain moment. La drogue y circulait beaucoup. La nuit était bruyante. Mais je trônais tranquille, au deuxième, derrière des portes barrées dont j'avais le contrôle. Voyageant de films en films.  

La rue est effectivement très changée. Fermée aux autos. Et assez cool. Mais pas du tout la plus cool au monde. On a en vu des fameuses à Amsterdam. Berne, en France, et on a pas fait le tour du monde. Je doute que le Time Magazine ait été scruté les rues d'Yverdon-Les-Bains, en Suisse ou celles de Berlin, en Allemagne. On a retrouvé le 4050, rue Wellington, maintenant devenu...une quincaillerie! Ça nous as remué un peu. Ce lieu qui avait fait de trois personnes qui se côtoient encore, 28 ans plus tard, et qui nous ont aussi formés, en quelque sorte. Ils ont bien repimpé cette rue principalement axée, par le passé, sur la malbouffe et la petite criminalité. 

Nous sommes ensuite allé vers le Vieux-Port de Montréal, et là, on a croisé le projet Montréal en Visages. Une idée du journal La Presse (je crois) qui expose un peu partout, en ville, des photographies de visages de Montréalais. 

"Qui sont ils?" M'a demandé l'amoureuse. 

"Personne, en fait, des gens comme ça, de toutes les sortes qu'on retrouve à Montréal" que j'ai constaté.

Et c'était aussi vrai que faux. Je l'ai réalisé par la suite. Ce samedi, déguisé en dimanche, faisait en sorte que le Vieux-Port était assez surpeuple. D'effectivement beaucoup beaucoup de gens. Et de beaucoup de gens d'origine étrangère. Ce qui me ravit toujours. J'adore la plupart des accents. Je repensais à cette exposition de photos et il ne s'agissait pas complètement de "personne".  C'était aussi tout le monde à la fois.

C'est toujours un peu honteux de savoir que des ignorants trouveront Montréal infréquentable simplement parce que la ville est composée de beaucoup de gens d'origine étrangère. J'ai été le lire ailleurs, ici et là,  par la suite, et l'une des principales raisons pour laquelle plusieurs détestent et méprisent Montréal est qu'on y retrouve des gens de partout, sauf, du Québec.  

Donc ce qui me charme de ma ville, il y a ce qui déplait souverainement à d'autres.

J'inviterais ces gens à "retourner chez eux", comme ces ignorants se plaisent à le dire toujours de manière déplacée aux gens qui ont l'ombre d'une origine étrangère. 

"Chez eux" étant là où ils ont, un jour été formés. 

C'est choses là peuvent changer.   

Les gens aussi, peuvent, changer.  

Racistes et "étrangers".

dimanche 4 septembre 2022

Cinema Paradiso******************************Mean Streets de Martin Scorsese

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: le cinéma. 

Je l'ai largement consommé, longuement étudié, en fût diplômé, y ai travaillé, ai été récompensé, en suis sorti, mais le cinéma n'est jamais sorti de moi, je le consomme toujours, assez largement. 

Je vous parle d'un film dont j'ai aimé la sensibilité, l'univers, la réalisation, les interprètes, l'audace, l'exploitation d'un thème, la musique, l'impact sur ma personne, les dialogues, le scénario, souvent tout ça en même temps. Bref, je vous parle d'un film dont j'aime la plupart des choix.

MEAN STREETS de MARTIN SCORSESE

Le troisième long-métrage de Martin Scorsese n'est pas uniquement à propos d'un gang de gangster pseudo punk, c'est principalement un film cherchant à cerner le sentiment de pêcher et de ne pas en payer le prix. Le sentiment de vivre en constant pêchés. Scorsese a grandi dans la petite Italie et l'aura de la Mafia y avait toujours trainé autour de sa famille italo-américaine. Pour tout catholique né avant les années 60, ceci a une importance que nous connaissons peu: L'idée que le pêché, les règles morales rigides, dominaient nos pensées, et qu'un pêcheur mourrant sans absolution était condamné

Dans les années 50-60, Scorsese avait entre 8 et 28 ans. Les années formatives. Et le conflit intérieur de son personnage principal est le sien, d'alors. 

Les mots clés de cette comédie sont les premiers du film, narré en voix hors-champs, une technique que Scorsese emploiera souvent dans sa longue carrière, ce film est un carbone de beaucoup, beaucoup de choses, que Scorsese répétera/développera dans sa carrière; les mots disaient-je, dits sur un fond d'image noire comme les ténèbres sont les suivants: "You don't make up for you sins in church, you do it in the streets. You do it at home. All the rest is bs (bullshit) and you know it." C'est d'ailleurs la voix de Martin qu'on entend. Des mots probablement entendus d'un ecclésiastique un jour et répétés ici.  Un film très personnel pour Scorsese. Comme son premier

Quand plus tard Charlie, joué par un jeune Harvey Keitel, parle des traditionnels 10 Je Vous Salue Marie et 10 Dieu, Notre Père que le curé lui aurait donné comme punition. Lui, préfère ses propres châtiments, en passant ses doigts dans les flammes d'une chandelle ou d'un briquet. Des très jolis plans. Peu importe ce que fera Charlie, il sera toujours un pêcheur. La lumière du film suggère certaines morales. Couleurs traditionnelles dans le monde normal, mais dans le bar de son ami Tony, rouge Kubrick comme l'enfer. Rouge, la couleur du sexe, du sang et de la culpabilité. De l'enfer. 

On le voit y entrer au ralenti (une autre signature MS), saluant ses potes, éventuellement se rendant sur scène pour y danser avec une stripteaseuse. Il fantasme sur cette stripteaseuse, entretenant même une relation avec elle, mais se gardant à distance, craignant l'hostilité d'être un caucasien avec une Femme noire. Il fantasme aussi sur sa propre cousine. Ce qui le culpabilise davantage. Il lui dira "Don't say that" quand elle lui dira qu'elle l'aime. Son désir se butant mentalement avec son amour platonique pour elle. Pour Charlie, chaque Femme est une occasion de pêché. Après avoir dansé sur scène avec la stripteaseuse, il se rend au bar et se brûle les doigts. 

Charlie se promène dans le film à la recherche de pardons. De son oncle Giovanni, un patron local de la Mafia. De Teresa, la soeur de son meilleur ami, Johnny (Robert DeNiro, formidable). Du prêteur sur gages local, Micheal. De Dieu. Il veut le salut. Scorsese sent ce film qu'il a entièrement scénarisé parce qu'il l'a vécu. Charlie/Martin sait pertinemment que l'église a raison, qu'il a tort, qu'il est croche et faible. Bien qu'il soit au coeur d'un univers où la circulation de la drogue implique de tuer et de voler autrui, sa culpabilité est concentrée sur ses pulsions sexuelles. Le reste, ce ne sont que des affaires. Business. 

Le film nous montre Charlie en conflit d'impureté. Tentant de réconcilier ses mondes intérieurs qui rivalisent les uns avec les autres. Il travaille comme "collecteur" d'argent pour son oncle Giovanni. Puisqu'un des restaurant pour lesquels ils "offrent la protection", n'arrivent pas à payer, il est mandaté par Giovanni de diriger les opérations de ce restaurant. Mais Gio l'avise de ne plus se tenir avec Johnny ou encore Teresa dont les crises d'épilepsie lui évoque la maladie mentale. Les gens honorables se tiennent avec les gens honorables. 

Johnny doit de l'argent et n'arrive pas à rembourser Micheal non plus. Ce qui place tout le monde dans le trouble et cède la place à une scène hilarante d'excuses pour ne pas avoir payé. DeNiro y fait une talentueuse audition pour le talent futur qu'il allait mettre à nos dispositions ailleurs. La caméra épaule est beaucoup utilisée ce qui nous donne aussi l'impression d'être une tête parmi ses gens. Un autre réflexe Scorsese pour les années à venir. 

Plusieurs scènes sont extraordinairement drôles. Cette explication loufoque pour ne pas avoir payé de DeNiro. La bagarre générale et sa lourde, très naturelle et réaliste gauche chorégraphie, dans le bar, qui sera suivie aussi par une seconde bagarre, après intervention de la police (qu'on paie pour avoir la paix). Tout ce qui est joué autour du mot "mook" dont personne n'est convaincu si c'est une insulte ou non. 

L'utilisation de musique connue (les Rolling Stones, qu'il affectionne autant que moi) dans les films, avant peut-être 1967, était peu fréquente. Scorsese ne se gêne pas. Sa jeunesse en plaçant parfois même un peu trop ici.

Charlie veut le bien de Teresa et de Johnny mais est empêché de les fréquenter, Il y échoue. Il échoue partout. Sa couleur de coupable est partout dans le film. À un certain moment, il commande du scotch et au moment où l'alcool tombe dans son verre, y place son doigt pour l'en empêcher, en parfaite dualité. 

C'est un Scorsese encore en apprentissage, mais qui mènera, 3 ans plus tard, au chef d'oeuvre Taxi Driver. Plusieurs choses s'y trouvent déjà.   

Drôle, intense, dur, violent, repentant. Carbone de tout ce que nous offrira Martin par la suite.

Ce film a été tourné il y a 50 ans, cette année. 

samedi 3 septembre 2022

Supersymétrie & Âge d'Anxiété

"I heard a voice like an echo, but it came from me"

-W.B. 

 Difficile difficile semaine. Il y avait ce petit quelque chose dans l'air qui en a rendu les gens tous un peu fou. Même en Argentine, Au Nord du Sud de nos Amériques, un agité mental a sorti un fusil pour assassiner la vice présidente du pays, ce qui a été capté par les caméras, mais heureusement, le fusil s'est enrayé. 

Une de nos candidates politiques a été menacée de mort par un mentalement fragile qui avait d'abord proposé ses services comme bénévole de son parti. Imaginez qu'il eût été engagé!  Un autre a vu sa pancarte ensanglantée...

Y a pas à dire, cette jeune campagne électorale qui aura une semaine demain, est d'une saleté assez rare.   

Puisqu'un week-end de trois jours s'amenait, au travail, les tâches sont devenues ardues. Je n'entrerai pas dans les détails, mais généralement, mes vendredis sont le jour le plus chargé de ma semaine, cette fois, mon vendredi a été tout simplement colossal. Entre 5h du matin et 17h00, j'ai pas vu le temps passer. J'ai aussi oublié  pas eu le temps de manger. 

Afin de me concentrer davantage sur ce que je fais, c'est un relatif immense avantage de mon travail, je fixe mes air pods dans mes oreilles et suis en mesure d'écouter pas mal tout ce que je veux. Cette semaine j'ai écouté le fort intéressant balado Laissez-Nous Raconter l'Histoire Crochie, animée avec brio par Marie-Andrée Gill.  OH combien intéressant, mais tout aussi dérangeant. Ça vaut l'écoute. Pour une perspective différente des autochtones que plusieurs d'entre nous sommes. Mais ça place aussi dans un mood quand vous êtes déjà dans une semaine où la révolte intérieure s'invite facilement. Corriger les rides intérieures, ça déteint sur l'extérieur. 

Mais je plantais aussi, toute la semaine, une certaine forme de deuil. Je comptais m'acheter des billets pour aller assister au prochain spectacle d'un band que j'aime particulièrement beaucoup: Arcade Fire. 

Voir ses héros soudainement malsains, ça fait toujours mal. La preuve est accablante. Le chanteur d'Arcade Fire, Win Butler, qui fait la paire amoureuse avec sa coéquipière musicale Régine Chassagne depuis longtemps, a été accusé par 4 Femmes, de comportements sexuellement déviants à leur égard. Enfin trois Femmes et un(e) genre fluide. Les 4 ont montré par des photos, aux autorités, des textos insistants échangés avec lui. Les 4 ne se connaissent aucunement. Le magazine musical Pitchfork a interviewé parents et amis de l'entourage du groupe et ils ont tous confirmés ce qu'ils ont même parfois vu les abus, et ont raconté ce à quoi ils ont assisté, inconfortablement. Une journaliste a quitté son emploi suite à l'agression sexuelle que Butler lui aurait fait subir. Une Femme a tenté de mettre fin à ses jours sous la pression du harcèlement de Butler. Ce dernier prétend que c'était consensuel, mais chaque victime a confirmé qu'elles ont été placées dans un entonnoir où il devenait impossible de s'en sortir. 

On a pas les réponses directes de Butler. On a une agence de gestion de crise qui répond pour lui. Ces gens travaillent dur pour vous faire comprendre que la situation est cool, et que la tournée ira bien. Leur dernier album, je l'aime tant que je l'écoute en rotation tous les jours au moins une fois un peu tous les jours depuis deux-trois mois. Je suis particulièrement amoureux des deux premiers morceaux du dernier album qui s'appellent, ironiquement, tous deux Age of Anxiety. L'État certain de ses victimes. 

Win a dit au magazine Pitchfork qu'il les mettrait en contact avec ses anciennes conquêtes sexuelles, ce qui est une chose passablement étrange à offrir. Pour se disculper ? Et Régine ? Je vendrais ma mère pour être une mouche sur le mur des Butler/Chassagne et juger de mes Flashbulb Eyes de de leur dynamique de couple. La pauvre. Partir en tournée ? Win à tes côtés ? Touuuuuuuuuuugh. C'est encore le papa des enfants. 

Le pouvoir est un sale acolyte. Un vrai sale cancer parfois. Je ne pensais pas ranger Butler, mentalement, dans la famille des incontrôlables sexuels qui auraient profité de leur relatif pouvoir. C'est avec ça que je jonglais cette semaine, inconsciemment, en écoutant ma généreuse liste de lecture de 3h59 de leur musique.

Soudainement, j'ai envie de voir dégonfler son ego. Soudainement, sa face se pliait en parfaite symbiose comme l'aile d'un papillon sur son autre aile, avec les  Phillipe Bond, Gilbert Rozon,  Bill Cosby, Bill O'Reilly, Jimmy Saville, Prince Andrew...

On essaie de dire que ce sont des ouïes dires. Ta parole contre la mienne. 

Mais ce n'est pas tout à fait ça. 

C'est plutôt la personne des relations publiques a dit, une victime a dit, une autre a dit, une autre a dit, une autre a pleuré, ils/elles ont dit,  Pitchfork a publié. Endeuillés étaient-ils surement aussi, ces journalistes de musique, qui sont d'abord et avant tout, passionnés.

...de musique.  

Musique qui reste toujours fameuse. Mais qui arrive peut-être à terme.

Je n'y serai pas le 3 décembre, à Montréal.  

La lumineuse Feist, qui a eu le temps de faire deux fois leur première partie, dans la tournée en cours, a choisi de quitter l'équipée. 

Pour mieux composer avec tout ça. Pas envie de trop supporter le band. Compréhensible. 

Je deviens peiné à les écouter chanter Black Wave/Bad Vibrations.       

vendredi 2 septembre 2022

Un Homme et son Contraire

 Il aura été le dernier président de l'URSS, celui qui a aidé à mettre un terme à la Guerre Froide, un récipiendaire du Nobel de la Paix, et celui qui a presque transformé la Russie en une sorte de démocratie fonctionnelle.

Sauf que ça n'a pas fonctionné. L'URSS s'est effondrée dans la réforme de la lourde bureaucratie Soviétique qui aura noyé le pays et l'aura fracturé, en 1991-1992. À la mort de Mikhail Gorbatchev, Vladimire Putin n'a que publié un court memo offrant ses sympathies à la famille, sans plus. La réaction au départ dans l'au-delà de l'un des plus majeurs des Hommes politiques Soviétique/Post-Soviétique, est restée soviétiquement austère. Mais Gorbachev lui-même aurait souhaité un hommage doux-amer. 

Après avoir été l'un des plus importants Homme sur terre, il aura passé les dernières années de sa vie en compagnie de strictement quelques gardes du corps et d'un chef de cuisine. 

Quand Vladimir Putin est devenu président en 2000, il n'y avait pas plus fervent partisan et supporter que Gorbatchev. Optimiste de nature, il avait espéré que le jeune leader continuerait son amorce de Soviétie démocratique. C'est plutôt devenu une monarchie déguisée. Une présidence impériale et à vie. Un empire dans un État communiste. Les deux hommes se sont peu à peu tourné le dos, l'un à l'autre. 

Dans l'hyper masculine autocratie de Vladimir, Gorbatchev était franchement trop doux et celui qui avait vendu l'âme russe à l'Ouest. Celui qui chantait des chansons en anglais parfois et qui avait fait des publicités pour Louis Vuitton et Pizza Hut. La fracture était si réelle que Gorbatchev disait avoir honte de Putin et de son député Dimitri Medvedev. Disant d'eux qu'ils étaient indécents, se comportaient comme si il n'y avait pas de société, pas de constitution, pas de système électoral, et qu'ils se pensaient sauveurs de la mère patrie. Ce qui est un vision réaliste de l'autocrate.

Gorbatchev, dont la santé déclinait passé 90 ans, a suivi avec dégoût l'invasion de l'Ukraine des Russes de Putin. Il voyait tout ça comme le dernier clou de cercueil de sa propre vision de la Russie. Tout ce que Gorbatchev avait installé a, avec sa mort, été enterré avec lui. L'héritage de Gorbatchev est source d'amertume pour Putin. Née dans la violence de la Révolution d'octobre 1917, 7 décennies soviétiques ont été marquées par des accomplissements importants, le massacre de millions et un lent déclin local et international. Dans les années 80, après des années de succès scientifiques et militaires, l'URSS baignait dans la stagnation économique et sociale. 

On ne s'entend pas complètement sur ce qui a tout fait basculer. Certains disent que la réforme Gorbatchev en est la source. Certains autres disent que ceux qui l'appliquaient étaient de mauvaise foi, ou incompétents. Finalement on dit aussi que les investissements militaires étaient astronomiquement mal avisés. Peu importe la raison, après les courtes tenues présidentielles d'Andropov et Chernenko, le plus jeune président de l'URSS depuis Staline, Gorbatchev, en 1985, avait mis sur pied sa glasnot, sa réforme axée sur une ouverture vers l'occident et ses valeurs et modes de vie. Un vent de fraicheur dans l'empire rouillé par la corruption. Le parti communiste avait ses failles et Gorbatchev savait les reconnaître. Les réformes ont électrifié le pays. Les transformations sociales ont bouleversé l'austérité naturelle Soviétique. La privatisation de plusieurs compagnies avait pour but de relancer l'économie. Mais appliqué trop vite, et mal par des gens qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient, les critiques sont vite arrivées. 

En 1990, la hausse des prix et le chômage minaient le pays. L'impact était trop majeur pour un peuple incapable de recevoir tout ça, si vite, de manière si importante, si maintenant. Refusant d'utiliser la force contre les protestataires, ça avait joué dans l'idée de lui donner le prix Nobel de la Paix. Ce n'était pas une réflexe communiste soviétique de ne pas faire usage de répression. À Noël 1991, Gorbatchev démissionnait. 

D'ici, Gorbatchev avait été celui qui avait libéré le peuple soviétique des chaines du communisme. Mais au travers du regard de Vladimir Putin, cet héritage était la honte absolue. Le contraire du "vrai" Russe. Gorbatchev était la grande catastrophe du 20ème siècle. Les deux hommes ne pouvaient pas être plus différents. Gorbatchev était l'intellectuel aux vêtements sophistiqués et avait appuyé avec chaleur le néo-président, ancien membre du KGB, au passé louche, qui avait appris à cacher son jeu toute sa vie.

Il avait accueilli Putin après des années de relatif chaos et de désordre sous Boris Yeltsin. Il le défendait même quand on accusait Putin (assez justement) de corruption. Naïf Mikhail. Pendant 10 minutes, il pouvait déblatérer contre les États-Unis et tenir le discours anti-occident. Peut-être afin de sauver simplement sa peau. Mais il est vite devenu clair que les 2 hommes étaient des fruits forts différents. 

Un pourri et un qui n'était plus au goût du jour.

Quand Putin a retravaillé les lois en sa faveur pour faire un troisième mandat présidentiel, Gorbatchev a débarqué du train. 

Il avait compris que son rêve de peuple libre était mort.

Mikhail avait 91 quand il nous as quitté, cette semaine. 

Il était opportunité populaire. Là où Putin est menace et horreur. 

Il n'y aura pas davantage d'hommage pour ce grand homme. Que Vladimir n'aura jamais été. Et ne sera jamais.   

 

  

jeudi 1 septembre 2022

Chiens Pas de Médailles

La campagne électorale provinciale, au Québec, est commencée depuis dimanche. Je ne voulais pas vous en parler car ce sera partout, jour après jour, et on en aura assez soupé, très vite, je ne veux pas vous étouffer davantage avec ça.

Mais reste que ça s'impose. Et que ces gens s'exposent.

Depuis dimanche dernier, la campagne est lancée et on votera pour quelqu'un le 3 octobre prochain, comme leader la Belle Province. 


En fait, 3 Québécois sur 10, 4 au mieux, voteront le/la prochain(e) Premier(e) Ministre. C'est ça la pluralité des partis. Il y en a 6 d'un peu plus sérieux que le P.A.P.E. Oui, oui vous pourriez voter pour le pape, du moins à Montréal-Nord, je croise sa bouille tous les matins de la semaine, il existe bien un Parti Accès Propriété et Équité. Avec un pignouf sur une pancarte.

Un parti d'une seule cause est voué à l'échec. Parlez-en, au Bloc Pot qui n'a plus de valeur puisque le pot est maintenant devenu légal, au Canada. On pourrait dire la même chose du parti Vert et du Parti Québécois. Mais pour ce dernier, ce n'est pas pareil. Ils ont eu plusieurs fois le pouvoir. Et l'idée fixe du pays n'a été imposée au vote populaire que 2 fois en 54 ans. On a refusé d'exister en tant que pays, les deux fois. Et présentement bon dernier sur 5, 5ème sur 6 si on compte les Verts, les gens voient l'idée d'un pays pas mal comme un boulet financier personnel si ça devait arriver. Qui ne ferait que nous couler. Ça explique le désintérêt pour le parti. 

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, a assez mal réagi cette semaine en vilipendant le Journal La Gazette et celui qui avait caricaturé LA SITUATION EXACTE que les Québécois vivent par rapport au Canada anglais. Nous sommes archi méprisés, avec une large part d'ignorance, par le "Rest of Canada". Je suis resté impressionné par ce jeune couple dont le sourire c'était transformé en moue, en croisière, aussitôt qu'ils avaient appris que nous étions Québécois (ils étaient de l'Alberta). Ils nous avaient boudé toute la semaine, en bateau. Pas nous. On est Québécois. On leur avait jasé dès que l'occasion se présentait. Ignorant leur comportement dédaigneux à notre égard. Mais ne mangeant jamais plus à la même table. On avait beaucoup de fun, eux semblaient aigris de quelque chose. Bituminables un peu. Le Parti Québécois souhaite être parti cendrillon aux prochaines élections. Faudra faire nettement mieux. Dans ma rue, un très long boulevard du 450 Nord, J'ai croisé toute la semaine une douzaine de pancartes du candidat sortant Caquiste. Autant de pancartes du candidat Libéral. Deux de la candidate Conservatrice. Trois de la candidate Solidaire, et AUCUNE de la candidate Péquiste. Faut être plus attentif, Paul.

Si une chose est certaine c'est que la CAQ (re)gagne en octobre. Le suspens est donc chez les 4 autres.

Québec Solidaire (QS), Parti Libéral (PL), Parti Québécois (PQ) et Parti CONservateur du Québec(PCQ).

Ce dernier parti est une blague de mauvais goût. 90% des covidiots s'y trouvent. Ça fait tout de même bien du monde bruyant. La plupart ont la maturité d'enfants. Si ils sont passablement ridicules, ils sont aussi assez divertissants. 57% des candidats sont scolarisés. Dernier des 5 partis. Ça donne ce que ça donne.

Jour 1: On découvre une faute d'accent répétée sur des centaines de pancarte dans René-Lévesque

Jour 2: On découvre une faute répétée sur 6-7 grandes pancartes on a épelé Repentigny, Renpentigny. On découvre le même jour que des pancartes géantes du Parti Conservateur ont été posées volontairement devant les pancartes de Partis adverses, les voilant ainsi, complètement. Juvénile. 

Jour 3: L'autobus comprenant les membres, journalistes et supporters du chef Eric Duhaime, est restée les lumières ouvertes, on a dû faire recharger la batterie du bus par celui de Québec Solidaire. On ne peut pas blâmer le chauffeur de se sentir dans l'obscurité en compagnie des animaux de cette jungle. On découvre le même jour qu'une publicité illégale a été présentée sur les réseaux sociaux et on a trouvé le parti, coupable. On est pas encore décidé sur l'amende qui peut aller de 5000$ jusqu'à 50 000$.

Jour 4: Un député au nom assez invraisemblable pour un parti comprenant autant de covidiots, Guy Diotte, a des pancartes le présentant dans le comté de Pointe-Aux-Trembles alors qu'il se présente dans Laurier-Dorion. On a mis une bande de scotch tape pour masquer le comté erroné.       

Ce sont des adultes à maturité et tempérament d'enfants. Ce qui m'impressionne beaucoup ce sont ces gens autour de Duhaime, si satisfaits de ce qu'il peut raconter, sur la photo, ici, suite à un mensonge sur le nombre de gens aux annonces des Caquistes, ils rigolent d'ignorance. 

Québec Solidaire pourrait rafler presque tout le vote jeunesse. J'ai dit à mes enfants que ce n'était pas mon devoir de leur dire pour qui voter, que c'était à eux de sentir vers qui ils étaient attirés et pourquoi. Et de ne pas compter sur les promesse de campagnes qui sont 97% bullshit. Je leur ai rappelé qu'on ment avant les élections, pendant la guerre et après la chasse, le week-end avec les boys ou le casino. Mais QS a cédé dès le départ au jeu des conneries promises. Quelques minutes à peine, après avoir critiqué les vieux partis de promettre des baisses d'impôts,  Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole du Parti Québec Solidaire, avec Manon Massé, a promis l'abolition temporaire de la TVQ. Pour freiner l'inflation. Tous les partis feront des promesses à la con. QS est fameux pour avoir de tonnes d'idées, mais assez peu chiffrées. Ils n'ont jamais été au pouvoir. Et pour nombreuses de leurs idées, quand on a fait le test de ce que ça coûterait, ça ne passe pas la rampe. Ça coute la lune. 

J'ai quand même l'impression que si tous les jeunes font comme les miens et y vont au flair, c'est Gabriel Nadeau-Dubois qui les inspirera le plus. 

Quand j'ai appris la nomination de Dominique Anglade comme cheffe du Parti Libéral, je me souviens avoir pensé que je voterais peut-être pour la première fois de ma vie Libéral. Mais elle m'a déçu. Plusieurs de ces attaques ne font pas mouche comme elles le devraient plus facilement. La CAQ de François Legault a volé facilement 6 de leurs idées et juste ça, devrait lui donner le meilleur des avantages. Son âge aussi, 48 ans, la placerait à niveau de nos mairies. De Montréal, Laval et Québec, en tout cas. Notre Premier Minus canadien a aussi mon âge. Ça me plait ça aussi. L'idée que le plancher de danse serait enfin le nôtre. Mais elle perd des candidats, peine à recruter, le parti n'arrive pas à amasser les sous comme avant. Ça fait mal pour un parti qui a autrefois été reconnu comme le parti de l'économie et qui essaie encore de se vendre ainsi. Manque de vent dans les voiles. 

Finalement le parti des fuckings hommes d'affaires au pouvoir, qui gagnera, la CAQ, a pêché par arrogance dans les deux premiers jours. Legault, dans le but avoué de ne pas nommer le nom de ses adversaires pour qu'on ne les retienne pas, a appelé Dominique Anglade "la madame". Une autre maladresse verbale de Legault qui n'en est pas à sa première. Au jour 2, c'est à Pascal Bérubé, du PQ, qu'il tirait la pipe en disant, dans son comté, en riant comme l'aubergiste glousse parmi ses serveuses, quand il sait que l'argent entre dans les coffres, pendant qu'elles servent la bière, les fesses à l'air, que sa candidate lui chauffait le cul. 

Bérubé, sobrement, n'a répliqué que par "message reçu" sur Twitter. Cendrillon s'habille. Il a réagi comme un joueur de hockey zyeute l'autre devant qui se fait aller la gueule contre lui. Mais qui compte scorer contre lui.

Je sais passablement pour qui je veux voter. Vais-je voter pour ceux auxquels je pense ?

Je ne sais pas encore. Un gouvernement minoritaire, tout le temps, serait mieux. Mais ça n'arrivera pas. 

Deux candidats Libéraux ont été victime d'imbéciles hier. Enrico Ciccone a vu ses bureaux volés et saccagés et Marwah Rizqy a eu des menaces de mort d'un eunuque identifié et relâché sous conditions.

Faudrait au minimum lui retirer le droit de vote pour le 3 octobre à ce lâche.