Richard Butler naît à Kingston Upon Thames dans le Sud-Ouest de Londres en 1956. Son frère Tim fait de même deux ans plus tard. Papa est communiste. Maman, artiste. Richard sera choisi pour devenir ambassadeur pour les Soviétiques. Heureusement, il a davantage de gênes maternelles et on le convainc facilement de viser les arts. Il étudiera et pratiquera la peinture.
C'est en travaillant pour une compagnie d'imprimerie qu'il a l'idée, avec son frère, de former un band de musique. Tim joue de la base. John Ashton se joint au duo à la guitare. Roger Morris devient aussi guitariste. Le saxophoniste Duncan Kilburn est l'un de premiers à se joindre au duo. Paul Wilson s'installe à la batterie. On pratique dans la pièce principale des Butler, mais très vite, ils sont expulsés de la maison familiale.
Après un démo qui leur décroche un contrat d'enregistrement, Paul Wilson est remplacé à la batterie par Vince Ely. En mars 1980, un premier album est lancé dans la foulée du post-punk. Monochromatique, mais assez Bowie aussi, l'intérêt pour le band est marqué. En Angleterre, mais aussi en Italie, Allemagne, France, Espagne et en Australie. Ça ne se rend pas encore ici.
Travaillant avec le même producteur que l'album précédent, Steve Lillywhite, les fourrures psychédéliques lancent un second album en juin 1981. Cette fois plus pop. Dont la première chanson deviendra le titre d'un film 5 ans plus tard, et dont la dernière deviendra le titre d'une compilation du band de 1988.
Cette fois ça se rend à nous. Bien comme il faut.
Mais le succès fait partir le saxophoniste Kilburn et le guitariste Morris. Nous sommes maintenant un quatuor. On déménage aux États-Unis et ce sera Todd Rundgren qui produira l'album suivant. Un plus gros succès encore. Surtout pour un morceau. Cette fois, c'est le film Call Me By Your Name qui en fera beaucoup usage, 35 ans plus tard.
Ely quitte la band et est remplacé à la batterie par Calvert en tournée, qui lui, est remplacé par Keith Foley pour l'album suivant. Celui qui me les fera découvrir. Tous les dimanches matin, mon père et moi, à l'orée du jour, nous allons ensemble au Marché aux Puces de Ste-Foy. Qui n'a rien à voir avec les marchés aux puces de Montréal. Ce n'est pas du stock volé ou des vendeurs qui en font un métier, toutes les tables sont des gens bien ordinaires qui veulent se débarrasser de leurs vieilles choses du grenier ou du garage. J'y achèterai le 33 tours. Je ne connais rien du band sinon le nom que je trouve 100% cool. Le mot "psychédélique" terrorise les parents et la fourrure...c'est le confort, non? J'ai 12 ans. J'ai entre les mains un album subversif et dans les oreilles quelque chose de telllllllllement coooool!. Le grain du son de la guitare d'Ashton me plaît énormément. Me plaira toujours.
J'ai encore 4 chansons tirés de cet album sur mes listes de lecture actuelles. L'album pogne beaucoup, surtout au Canada.
En 1986, le film de John Hughes, qui emprunte le titre d'un de leur morceau ("rien à voir avec notre chanson originale" dira R.Butler) fait réenregistrer le morceau par les PF. Ça deviendra leur plus gros succès à vie.
La maison de disque les presse donc d'entrer rapidement en studio afin d'offrir du nouveau. Butler sera déçu de l'album lancé en 1987. J'achèterai le 45 tours de Heattbreak Beat. L'ai toujours dans le garage. Mais l'album vend fameusement bien. Paul Garisto est à la batterie et le saxophoniste Mark Williams sont présents sur le disque et en tournée par la suite.
Ely revient à la batterie et enregistre avec PF une nouvelle chanson pour une compilation du band. J'aurai ce CD. L'album de 1989 ne fait pas fureur, mais garde le band un peu en radio commerciale. Celui de 1991 sera leur dernier.
Le groupe fait une pause et les frères Butler forment ensemble, avec Rich Fortus et Frank Ferrer, deux futurs Gun's Roses, Love Spit Love. Dont je serai le seul à acheter l'album je crois. Pour un morceau que j'écoute encore.
En 2006, Richard Butler lance un album solo.
11 ans plus tard, la série Stranger Things utilise The Ghost In You sur Netflix et sur la trame sonore de la série. La même année, l'Oscarisé Call Me By Your Name joue Love My Way à maintes reprises dans son film.
Cette année marque le 40ème anniversaire de l'enregistrement du premier album des Pyschedelics Furs.
Mes imitations du Christ.
lundi 4 février 2019
dimanche 3 février 2019
Drôles de Choix
J'ai essayé toute la semaine dernière.
123movies, Netflix, Youtube, Hulu, Hds.la, Hds.to, rien à faire.
Personne ne s'est intéressé vraiment à distribuer, ou même à simplement pirater, le film The Perfect Kiss de Martina Adamcova.
J'en ai eu la puce à l'oreille en raison de Tomas Plekanec, l'ancien joueur du Canadien, néo-retraité. Celui-ci poursuit les producteurs du film pour récupérer les 200 000$ qu'il leur aurait prêté afin que le film se fasse. Il n'en a jamais revu la couleur et aimerait qu'on le lui redonne. Eux disent que c'était un don ou un investissement. Le film met en vedette, dans le rôle principal, l'ancienne amoureuse de Tomas (alors, plus maintenant), et leurs deux enfants, Matyas et Adam, 7 et 3 ans respectivement, participent aussi au film.
Les critiques du film ont été tout simplement dévastatrices. Comme le bande-annonce le suggère aussi. Le film n'a absolument pas duré en salle. Pas plus qu'ailleurs. Il n'a suscité que railleries.
On vise un côté sympathique, de toute évidence, on a tourné léger, mais on semble avoir raté toutes les cibles. Le décor est bien Montréalais et c'est beaucoup ce qui me guidait vers ce film, mais la curiosité aussi, de voir la pas fâcheuse comédienne québécoise Noémie O'Farrell tourner en anglais. J'aurais aussi aimé voir si, le jeu, digne de la petite école secondaire ou d'une soirée Kino (qui elle, aurait été sympathique, parce qu'on sait que les budgets sont inexistants) si le jeu poche des comédiens en ferait un film culte, si mauvais qu'il en devenait involontairement comique, et mémorable.
Mais non, semblerait que c'est si mauvais, que ça en fait un film...tout simplement terrible.
Je dois croire ce qu'on raconte là-dessus. Mais je ne peux pas toujours croire ce qu'on raconte. Ça fait plus d'une semaine qu'on tente de me dire que les Saints de la Nouvelle-Orléans se sont fait voler une présence au Super Bowl de la NFL sur une pénalité évidente, non appelée, et encore aujourd'hui, chaque reprise me montre un ballon arriver en même temps qu'un plaqué, et ce n'est alors PAS une pénalité.
Trève de sportiveries en ce dimanche de Superbol, j'aurais aimé voir The Perfect Kiss de Martina Adamcova. Dont le film a été si démoli par la critique, qu'elle a déjà changé son identité, ne voulant probablement pas entacher sa carrière trop longtemps, se faisant maintenant appeler par deux contractions de son nom: Tina Adams.
On la comprend.
J'ai dû me contenter de deux versions de la bande annonce (même le bandes annonces sont mal montées) qui m'ont permis de me demander si elles étaient si mauvaises , étais-ce vraiment parce que le contenu fascinait de déplorabilité? j'aurais aimé le constater par moi-même.
J'ai pu voir un autre Perfect Kiss, chanté celui-là. Par Lucie Vondrackova, qui n'est pas que l'actrice principal du film, ni seulement l'ex à Plek, mais aussi chanteuse, une profession qu'il est toujours un peu humiliant de confirmer aux douanes si on vous demande votre profession.
Encore plus humiliant si on vous demande ce que vous chantez et que vous devez défendre The Perfect Kiss. Qu'on ira voir le clip sur le net, et qu'on fera comme moi, se plaçant la main sur la bouche, gêné de tout ça. D'autant plus qu'elle semble avoir un penchant pour la chorégraphie nunuche.
On ne devrait jamais casser du sucre sur ceux qui s'essaient dans des domaines qui les passionnent, mais il faut avouer que les choix de Lucie Vondrackova sont assez terribles.
Et je ne parle pas du père de ses enfants.
La réalisatrice, la nouvelle Tina Adams, a fait un seul bon choix selon moi, pour son film (que je n'ai tout de même pas vu.)
Tourner dans l'une des plus belles villes qui soient.
Et dans sa plus belle saison.
Qui, elle aussi, est très mal aimée.













Plus étrange encore dans les choix fût celui de Roger Stone. Toujours la semaine dernière.
Roger Stone était un consultant, stratège, lobbyiste et conseiller politique pour Donald Trump. Il a fait ses classes dans la vingtaine, dans l'équipe de... Richard Nixon. Il se qualifie lui-même de dirty trickster (sale peste). Il n'a jamais été vraiment prouvé impliqué dans le scandale du Watergate, mais il connaissait très bien Jeb Magruber, un homme accusé et emprisonné pour son implication dans la tricherie.
Stone, au travers des époques, est resté un expert républicain de la recherche sur l'opposition. Quitte à inventer des choses sur les candidats adverses. Étudiant, et alors en faveur d'un démocrate, John F. Kennedy, il mentait sur Nixon (son futur employeur) en disant que celui-ci voulait obliger l'école 6 jours par semaine, dont le dimanche, afin que les jeunes voteurs aient envie de voter pour JFK.
Stone a été conseiller pour Nixon, Ronald Reagan et le crétin actuel.
Il a été arrêté la semaine dernière dans le cadre de l'enquête sur les interférences potentielles russes dans la dernière campagne présidentielle aux États-Unis. C'est tout à fait son "x", comme on dit. Sa tasse de thé. Sa spécialité. Dirty trickster. Il n'est pas encore coupable de rien, mais il a 400% le profil du tricheur.
Sa philosophie a toujours été "attaquer, attaquer, attaquer, toujours nier".
Vous vous étonnez que ça eût séduit D.T.?
Stone, une fois libéré par les enquêteurs de l'équipe de Robert Mueller a eu un très drôle de réflexe.
Il a copié le geste exact qu'avait fait Richard Nixon, son ancien patron, quand celui-ci quittait dans le déshonneur absolu, sa propre présidence. Un geste de victoire, qui était aussi un aveu de déni de la situation. Puisque Nixon perdait alors tout. Surtout respect et dignité.
Nixon sera le seul président à quitter sa fonction dans le déshonneur, forcé de démissionner et auquel le mot "honte" sera régulièrement collé.
Drôle d'association mentale et visuelle à envoyer aux caméras en ce moment.
Projection sur le sort de DJT?
123movies, Netflix, Youtube, Hulu, Hds.la, Hds.to, rien à faire.
Personne ne s'est intéressé vraiment à distribuer, ou même à simplement pirater, le film The Perfect Kiss de Martina Adamcova.
J'en ai eu la puce à l'oreille en raison de Tomas Plekanec, l'ancien joueur du Canadien, néo-retraité. Celui-ci poursuit les producteurs du film pour récupérer les 200 000$ qu'il leur aurait prêté afin que le film se fasse. Il n'en a jamais revu la couleur et aimerait qu'on le lui redonne. Eux disent que c'était un don ou un investissement. Le film met en vedette, dans le rôle principal, l'ancienne amoureuse de Tomas (alors, plus maintenant), et leurs deux enfants, Matyas et Adam, 7 et 3 ans respectivement, participent aussi au film.
Les critiques du film ont été tout simplement dévastatrices. Comme le bande-annonce le suggère aussi. Le film n'a absolument pas duré en salle. Pas plus qu'ailleurs. Il n'a suscité que railleries.
On vise un côté sympathique, de toute évidence, on a tourné léger, mais on semble avoir raté toutes les cibles. Le décor est bien Montréalais et c'est beaucoup ce qui me guidait vers ce film, mais la curiosité aussi, de voir la pas fâcheuse comédienne québécoise Noémie O'Farrell tourner en anglais. J'aurais aussi aimé voir si, le jeu, digne de la petite école secondaire ou d'une soirée Kino (qui elle, aurait été sympathique, parce qu'on sait que les budgets sont inexistants) si le jeu poche des comédiens en ferait un film culte, si mauvais qu'il en devenait involontairement comique, et mémorable.
Mais non, semblerait que c'est si mauvais, que ça en fait un film...tout simplement terrible.
Je dois croire ce qu'on raconte là-dessus. Mais je ne peux pas toujours croire ce qu'on raconte. Ça fait plus d'une semaine qu'on tente de me dire que les Saints de la Nouvelle-Orléans se sont fait voler une présence au Super Bowl de la NFL sur une pénalité évidente, non appelée, et encore aujourd'hui, chaque reprise me montre un ballon arriver en même temps qu'un plaqué, et ce n'est alors PAS une pénalité.
Trève de sportiveries en ce dimanche de Superbol, j'aurais aimé voir The Perfect Kiss de Martina Adamcova. Dont le film a été si démoli par la critique, qu'elle a déjà changé son identité, ne voulant probablement pas entacher sa carrière trop longtemps, se faisant maintenant appeler par deux contractions de son nom: Tina Adams.
On la comprend.
J'ai dû me contenter de deux versions de la bande annonce (même le bandes annonces sont mal montées) qui m'ont permis de me demander si elles étaient si mauvaises , étais-ce vraiment parce que le contenu fascinait de déplorabilité? j'aurais aimé le constater par moi-même.
J'ai pu voir un autre Perfect Kiss, chanté celui-là. Par Lucie Vondrackova, qui n'est pas que l'actrice principal du film, ni seulement l'ex à Plek, mais aussi chanteuse, une profession qu'il est toujours un peu humiliant de confirmer aux douanes si on vous demande votre profession.
Encore plus humiliant si on vous demande ce que vous chantez et que vous devez défendre The Perfect Kiss. Qu'on ira voir le clip sur le net, et qu'on fera comme moi, se plaçant la main sur la bouche, gêné de tout ça. D'autant plus qu'elle semble avoir un penchant pour la chorégraphie nunuche.
On ne devrait jamais casser du sucre sur ceux qui s'essaient dans des domaines qui les passionnent, mais il faut avouer que les choix de Lucie Vondrackova sont assez terribles.
| Pas tiré de son film, trop beau. |
Et je ne parle pas du père de ses enfants.
La réalisatrice, la nouvelle Tina Adams, a fait un seul bon choix selon moi, pour son film (que je n'ai tout de même pas vu.)
Tourner dans l'une des plus belles villes qui soient.
Et dans sa plus belle saison.
Qui, elle aussi, est très mal aimée.













Plus étrange encore dans les choix fût celui de Roger Stone. Toujours la semaine dernière.
Roger Stone était un consultant, stratège, lobbyiste et conseiller politique pour Donald Trump. Il a fait ses classes dans la vingtaine, dans l'équipe de... Richard Nixon. Il se qualifie lui-même de dirty trickster (sale peste). Il n'a jamais été vraiment prouvé impliqué dans le scandale du Watergate, mais il connaissait très bien Jeb Magruber, un homme accusé et emprisonné pour son implication dans la tricherie.
Stone, au travers des époques, est resté un expert républicain de la recherche sur l'opposition. Quitte à inventer des choses sur les candidats adverses. Étudiant, et alors en faveur d'un démocrate, John F. Kennedy, il mentait sur Nixon (son futur employeur) en disant que celui-ci voulait obliger l'école 6 jours par semaine, dont le dimanche, afin que les jeunes voteurs aient envie de voter pour JFK.
Stone a été conseiller pour Nixon, Ronald Reagan et le crétin actuel.
Il a été arrêté la semaine dernière dans le cadre de l'enquête sur les interférences potentielles russes dans la dernière campagne présidentielle aux États-Unis. C'est tout à fait son "x", comme on dit. Sa tasse de thé. Sa spécialité. Dirty trickster. Il n'est pas encore coupable de rien, mais il a 400% le profil du tricheur.
Sa philosophie a toujours été "attaquer, attaquer, attaquer, toujours nier".
Vous vous étonnez que ça eût séduit D.T.?
Stone, une fois libéré par les enquêteurs de l'équipe de Robert Mueller a eu un très drôle de réflexe.
Il a copié le geste exact qu'avait fait Richard Nixon, son ancien patron, quand celui-ci quittait dans le déshonneur absolu, sa propre présidence. Un geste de victoire, qui était aussi un aveu de déni de la situation. Puisque Nixon perdait alors tout. Surtout respect et dignité.
Nixon sera le seul président à quitter sa fonction dans le déshonneur, forcé de démissionner et auquel le mot "honte" sera régulièrement collé.
Drôle d'association mentale et visuelle à envoyer aux caméras en ce moment.
Projection sur le sort de DJT?
samedi 2 février 2019
Péjoratif
Voilà un mot que dont j'ai appris le sens en 1984.
Dans le cours de mathématiques de mon école secondaire de pioufs.
Notre enseignant, un grand frisé, fort en verbe, presque prosaïque pour un prof (plate) de maths, utilisait à outrance l'adjectif péjoratif. On a bien été obligé de chercher dans le Larousse (oui les gros gros livres anciens anciens) ce que ça voulait dire.
Avec le recul, je ne vois pas beaucoup pourquoi un terme qui donne une idée négative, dépréciative d'une personne, action ou concept était tant utilisé par ce prof de maths. Étions nous si transparent dans notre haine de sa matière? Ou savait-il qu'on l'affublait d'un surnom, justement péjoratif: "Bébitte"?
C'était surement la haine qu'on entretenait entre nous, ouvertement en classe dont il sentait la constante tension? Nous étions en secondaire 1. La grande école. Année 2 de l'acceptation des filles dans notre école multicentenaire. Ça faisait beaucoup de niveaux d'auto-promotion à gérer pour se faire un nom. Les ego jouaient du coffre pour faire leur place.
J'avais gagné une certaine popularité en faisant un croquis sur papier d'une tête au regard inquiet derrière de petites lunettes et une bouche en forme de "o", avec des cheveux frisés un peu fous, partant dans absolument toutes les directions. Portrait de Bébitte lui donnant des airs du François Bellefeuille d'aujourd'hui. Portait du visage de stupéfaction d'un homme qui était devenu si familier à tous que je n'avais pas besoin de préciser que j'avais dessiné Bébitte. (Qui avait comme nom de famille "Robitaille" ce qui ne rendait pas le surnom si gratuit).
Le Québec manque d'assurance. On ne se refuse pas une autonomie nationale deux fois sans manquer un peu d'assurance. On la créé souvent, malgré nous, mais on aime pas beaucoup la chicane. Voilà pourquoi le premier ministre de 3,7 Québécois sur 10, François Legault, a tenu des propos très embarrassants pour sa fonction. (les leaders l'ont difficile le leadership de nos jours).
"Il n'y a pas d'islamophobie au Québec" a-t-il ronflé dans un coma mental surprenant.
C'était aussi innaproprié que de prétendre qu'il n'y a pas de maladie mentale au Québec.
Et comme une connerie du genre ne vit pas toujours longtemps, dès le lendemain, hier, le Québec bitchslappait Legault, lui prouvant le contraire. `
Pierre Dion, un troll de profession, un homme malade, a été arrêté par les autorités policières pour une nouvelle diarrhée mentale étalée sur le net.
Un troll, on a pas encore trouvé d'équivalent en français (Merdeux?), est un(e) fouteur/euse de troubles sur le net, généralement anonyme, distribuant les commentaires désobligeants, haineux, dérangeants.
Pierre Dion, que je ne connaissais pas avant le 18 janvier dernier, est un troll. Il se dit "gilet jaune", parce qu'il se cherche toujours une bataille à faire, s'habille en gilet jaune, et costumé de la sorte, s'est présenté le 18 dernier, en unisson avec les pleutres de la meute, un collectif raciste, pour crier des insultes à Justin Trudeau, qui tenait une assemblée publique et qui parlait immigration.
Et christ qu'on est pwuoche quand on parle immigration au Québec.
Pwuoche, c'est pire encore que poche.
Le troll Dion avait été expulsé de cette assemblée pour la violence de ses cris, la turbulence souhaitée par son énergie vilaine et le désordre de ses idées en général.
C'est aussi pour ça qu'on l'a arrêté hier. Il a souhaité publiquement que le jour consacrée aux victimes de la Mosquée de Québec (des musulmans) devienne la journée en..."hommage"?... en soutien plutôt à Alexandre Bissonnette, l'assassin de 6 innocents, le 29 janvier 2017. Un assassin dont il trouve le traitement "injuste", et il appelle le peuple à reconnaître tout le bien que l'assassin a fait au Québécois, lui qui nous aurait montré ce que pouvait faire des musulmans, capables de mentir comme une ostie de gang de pas bons.
Incitation à la haine. Malade est Pierre Dion, dont on devrait vite oublier le nom.
Ses péjoratifs propos sur un groupe dont il choisit de ne connaitre que l'angle sombre, ont ouvert sur sa propre part d'ombre.
L'islamophobie existe au Québec comme partout ailleurs.
Faudrait pas accorder trop d'attention à un premier minus qui dit des grossièretés comme:
"Il n'y a pas d'islamophobie au Québec".
Aveuglement volontaire.
Une ville, François: Hérouxville.
Faudrait en accorder encore moins aux trolls comme Pierre Dion.
Péjoratif, malade et plutôt gnochon.
Dans le cours de mathématiques de mon école secondaire de pioufs.
Notre enseignant, un grand frisé, fort en verbe, presque prosaïque pour un prof (plate) de maths, utilisait à outrance l'adjectif péjoratif. On a bien été obligé de chercher dans le Larousse (oui les gros gros livres anciens anciens) ce que ça voulait dire.
Avec le recul, je ne vois pas beaucoup pourquoi un terme qui donne une idée négative, dépréciative d'une personne, action ou concept était tant utilisé par ce prof de maths. Étions nous si transparent dans notre haine de sa matière? Ou savait-il qu'on l'affublait d'un surnom, justement péjoratif: "Bébitte"?
![]() |
| Genre... |
C'était surement la haine qu'on entretenait entre nous, ouvertement en classe dont il sentait la constante tension? Nous étions en secondaire 1. La grande école. Année 2 de l'acceptation des filles dans notre école multicentenaire. Ça faisait beaucoup de niveaux d'auto-promotion à gérer pour se faire un nom. Les ego jouaient du coffre pour faire leur place.
J'avais gagné une certaine popularité en faisant un croquis sur papier d'une tête au regard inquiet derrière de petites lunettes et une bouche en forme de "o", avec des cheveux frisés un peu fous, partant dans absolument toutes les directions. Portrait de Bébitte lui donnant des airs du François Bellefeuille d'aujourd'hui. Portait du visage de stupéfaction d'un homme qui était devenu si familier à tous que je n'avais pas besoin de préciser que j'avais dessiné Bébitte. (Qui avait comme nom de famille "Robitaille" ce qui ne rendait pas le surnom si gratuit).
Le Québec manque d'assurance. On ne se refuse pas une autonomie nationale deux fois sans manquer un peu d'assurance. On la créé souvent, malgré nous, mais on aime pas beaucoup la chicane. Voilà pourquoi le premier ministre de 3,7 Québécois sur 10, François Legault, a tenu des propos très embarrassants pour sa fonction. (les leaders l'ont difficile le leadership de nos jours).
"Il n'y a pas d'islamophobie au Québec" a-t-il ronflé dans un coma mental surprenant.
C'était aussi innaproprié que de prétendre qu'il n'y a pas de maladie mentale au Québec.
Et comme une connerie du genre ne vit pas toujours longtemps, dès le lendemain, hier, le Québec bitchslappait Legault, lui prouvant le contraire. `
Pierre Dion, un troll de profession, un homme malade, a été arrêté par les autorités policières pour une nouvelle diarrhée mentale étalée sur le net.
Un troll, on a pas encore trouvé d'équivalent en français (Merdeux?), est un(e) fouteur/euse de troubles sur le net, généralement anonyme, distribuant les commentaires désobligeants, haineux, dérangeants.
Pierre Dion, que je ne connaissais pas avant le 18 janvier dernier, est un troll. Il se dit "gilet jaune", parce qu'il se cherche toujours une bataille à faire, s'habille en gilet jaune, et costumé de la sorte, s'est présenté le 18 dernier, en unisson avec les pleutres de la meute, un collectif raciste, pour crier des insultes à Justin Trudeau, qui tenait une assemblée publique et qui parlait immigration.
Et christ qu'on est pwuoche quand on parle immigration au Québec.
Pwuoche, c'est pire encore que poche.
Le troll Dion avait été expulsé de cette assemblée pour la violence de ses cris, la turbulence souhaitée par son énergie vilaine et le désordre de ses idées en général.
C'est aussi pour ça qu'on l'a arrêté hier. Il a souhaité publiquement que le jour consacrée aux victimes de la Mosquée de Québec (des musulmans) devienne la journée en..."hommage"?... en soutien plutôt à Alexandre Bissonnette, l'assassin de 6 innocents, le 29 janvier 2017. Un assassin dont il trouve le traitement "injuste", et il appelle le peuple à reconnaître tout le bien que l'assassin a fait au Québécois, lui qui nous aurait montré ce que pouvait faire des musulmans, capables de mentir comme une ostie de gang de pas bons.
Incitation à la haine. Malade est Pierre Dion, dont on devrait vite oublier le nom.
Ses péjoratifs propos sur un groupe dont il choisit de ne connaitre que l'angle sombre, ont ouvert sur sa propre part d'ombre.
L'islamophobie existe au Québec comme partout ailleurs.
Faudrait pas accorder trop d'attention à un premier minus qui dit des grossièretés comme:
"Il n'y a pas d'islamophobie au Québec".
Aveuglement volontaire.
Une ville, François: Hérouxville.
Faudrait en accorder encore moins aux trolls comme Pierre Dion.
Péjoratif, malade et plutôt gnochon.
vendredi 1 février 2019
Cinema Paradiso**************** À Travers Le Miroir d'Ingmar Bergman
Chaque mois (dans les 10 premiers jours), comme je le fais pour la littérature (dans les 10 derniers) et la musique (vers le milieu) je vous parle cinéma.
Je vous parle d'un effort qui m'a charmé par sa réalisation, sa trame sonore, sa cinématographie, ses comédiens, son décor, ses thèmes, ses angles choisis, son propos, ses propositions, son audace, souvent tout ça en même temps.
J'ai travaillé, joué et étudié en cinéma, on n'efface pas une passion forte comme ça.
Je vous parle d'un film dont j'ai aimé tous les choix et vous explique un peu pourquoi.
SASOM I EN SPENGEL d'INGMAR BERGMAN
En 1961, Ingmar Bergman a déjà 23 films à son actif. Il a 43 ans. Il est à 5 ans de devenir parfaitement immortel. Il remporte, pour la seconde année consécutive, l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, pour À Travers le Miroir (L'année d'avant, c'était pour La Source).
Le Suédois Bergman a impressionné à travers le monde avec Monika et la toute aussi charmante Harriet Andersson, en 1953. Deux ans plus tard, il fait mieux encore. En 1957, la reconnaissance internationale lui vient et on pense qu'il a atteint le sommet de ce qu'il peut faire. Mais la même année, il brille de sagesse avec Les Fraises Sauvages. Il sera nommé pou un Oscar, celui du meilleur scénario original. Avec La Source, il adapte une légende folklorique Scandinave et on le récompense enfin aux Oscars pour tout ce qu'il semble apporter comme influence mondiale. Puis, À Travers le Miroir.
Après avoir pris plusieurs notes sur ce qu'il veut raconter, principalement l'idée d'une réconciliation avec ses propres parents, avec lesquels il est en brouille, Ingmar écrit son scénario sur l'île de Toro, dans une archipel de Stockholm. Il imagine une histoire en trois actes, dont chaque acte pourrait être le miroir d'un autre. Montrant ainsi toujours la même chose, mais d'angles différents. Ceci mènera au passage biblique des Corinthiens, dont le titre du film est issu.
Karin vient récemment d'être libérée d'un institut psychiatrique. Elle retraite, avec son mari, David, son jeune frère de 17 ans, Minus, et leur père, David, un écrivain en panne d'inspiration, sur une île. C'est l'extraordinaire cinématographe du film Sven Nykvist qui recommande l'ìle de Farö à Bergman. Îl où il tournera encore beaucoup de films. À Travers le Miroir sera le premier. Et le premier avec le sensationnel Nykvist comme directeur photo.
24 heures dans la vie de ce quatuor nous montrera des tensions intenses entre tous, un père accusé de sacrifier sa fille au détriment de son art, une fils, frustré sexuellement, cachottier mais aussi "conscience" de la famille. Karin croit voir Dieu, et son regard, presque vide. Elle pense même que Dieu serait une araignée. Ce qui sera davantage creusé comme concept dans le film suivant de Bergman, un Dieu piégeant ses proies dans sa toile*.
Elle entend des voix aussi. Ce qui provoque chez elle des comportements irrationnels. Elle flirte avec son propre frère.
Karin découvre dans le journal personnel de son père que sa maladie serait incurable. Elle peine à composer avec l'idée de vivre dans deux mondes. Le réel et l'univers créé par sa maladie.
Ingmar avouera s'être beaucoup inspiré d'une jeune femme qu'il a connu plus jeune (probablement sa femme, l'actrice Käbi Laretei, à qui il dédie le film). La scène où David parle de sa tentative de suicide fait référence à la propre tentative de suicide de Bergman, en voiture,en Suisse, fonçant vers un précipice, et uniquement sauvé par une mauvaise transmission s'étant enrayée, alors qu'il s'appétait à tourner Sourires d'une Nuit d'Été.
Bergman parle de ce film, À Travers le Miroir, comme étant une tentative désespérée de présenter le plus simple des messages catholique: Dieu est amour, et l'amour est Divin.
Dans sa tradition de tourner du théâtre en film, Ingmar tourne Harriet Andersson, Max Von Sydow, Gunnar Björnstrand et Lars Passgard comme un quatuor à cordes, dans une intimité théâtrale remarquable.
Andersson, comme toujours, y est irrésistiblement sexy et très impressionnante dans un rôle exigeant des écarts émotifs importants, ce qu'elle ne voulait pas faire au début, mais dont elle a réussi à tirer une performance exceptionnelle.
Bergman avouera avoir aussi été influencé par La Mouette de Tchekov, pièce qu'il montait en parallèle, au Royal Academic Theatre.
Film construit intelligemment, austèrement réaliste, Andersson y jouant la beauté expressive que l'on peut tirer d'une obsédante sensibilisation. Légèrement pieux. Intense. Formidable.
Comme le seront facilement une douzaine des films d'Ingmar Bergman.
*À Travers le Miroir est le premier film d'une trilogie, non narrative, sur le thème d'un monde confronté à la désertion spirituelle. Les deux suivants étant Winter Light & The Silence.
Je vous parle d'un effort qui m'a charmé par sa réalisation, sa trame sonore, sa cinématographie, ses comédiens, son décor, ses thèmes, ses angles choisis, son propos, ses propositions, son audace, souvent tout ça en même temps.
J'ai travaillé, joué et étudié en cinéma, on n'efface pas une passion forte comme ça.
Je vous parle d'un film dont j'ai aimé tous les choix et vous explique un peu pourquoi.
SASOM I EN SPENGEL d'INGMAR BERGMAN
En 1961, Ingmar Bergman a déjà 23 films à son actif. Il a 43 ans. Il est à 5 ans de devenir parfaitement immortel. Il remporte, pour la seconde année consécutive, l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, pour À Travers le Miroir (L'année d'avant, c'était pour La Source).
Le Suédois Bergman a impressionné à travers le monde avec Monika et la toute aussi charmante Harriet Andersson, en 1953. Deux ans plus tard, il fait mieux encore. En 1957, la reconnaissance internationale lui vient et on pense qu'il a atteint le sommet de ce qu'il peut faire. Mais la même année, il brille de sagesse avec Les Fraises Sauvages. Il sera nommé pou un Oscar, celui du meilleur scénario original. Avec La Source, il adapte une légende folklorique Scandinave et on le récompense enfin aux Oscars pour tout ce qu'il semble apporter comme influence mondiale. Puis, À Travers le Miroir.
Après avoir pris plusieurs notes sur ce qu'il veut raconter, principalement l'idée d'une réconciliation avec ses propres parents, avec lesquels il est en brouille, Ingmar écrit son scénario sur l'île de Toro, dans une archipel de Stockholm. Il imagine une histoire en trois actes, dont chaque acte pourrait être le miroir d'un autre. Montrant ainsi toujours la même chose, mais d'angles différents. Ceci mènera au passage biblique des Corinthiens, dont le titre du film est issu.
Karin vient récemment d'être libérée d'un institut psychiatrique. Elle retraite, avec son mari, David, son jeune frère de 17 ans, Minus, et leur père, David, un écrivain en panne d'inspiration, sur une île. C'est l'extraordinaire cinématographe du film Sven Nykvist qui recommande l'ìle de Farö à Bergman. Îl où il tournera encore beaucoup de films. À Travers le Miroir sera le premier. Et le premier avec le sensationnel Nykvist comme directeur photo.
24 heures dans la vie de ce quatuor nous montrera des tensions intenses entre tous, un père accusé de sacrifier sa fille au détriment de son art, une fils, frustré sexuellement, cachottier mais aussi "conscience" de la famille. Karin croit voir Dieu, et son regard, presque vide. Elle pense même que Dieu serait une araignée. Ce qui sera davantage creusé comme concept dans le film suivant de Bergman, un Dieu piégeant ses proies dans sa toile*.
Elle entend des voix aussi. Ce qui provoque chez elle des comportements irrationnels. Elle flirte avec son propre frère.
Karin découvre dans le journal personnel de son père que sa maladie serait incurable. Elle peine à composer avec l'idée de vivre dans deux mondes. Le réel et l'univers créé par sa maladie.
Ingmar avouera s'être beaucoup inspiré d'une jeune femme qu'il a connu plus jeune (probablement sa femme, l'actrice Käbi Laretei, à qui il dédie le film). La scène où David parle de sa tentative de suicide fait référence à la propre tentative de suicide de Bergman, en voiture,en Suisse, fonçant vers un précipice, et uniquement sauvé par une mauvaise transmission s'étant enrayée, alors qu'il s'appétait à tourner Sourires d'une Nuit d'Été.
Bergman parle de ce film, À Travers le Miroir, comme étant une tentative désespérée de présenter le plus simple des messages catholique: Dieu est amour, et l'amour est Divin.
Dans sa tradition de tourner du théâtre en film, Ingmar tourne Harriet Andersson, Max Von Sydow, Gunnar Björnstrand et Lars Passgard comme un quatuor à cordes, dans une intimité théâtrale remarquable.
Andersson, comme toujours, y est irrésistiblement sexy et très impressionnante dans un rôle exigeant des écarts émotifs importants, ce qu'elle ne voulait pas faire au début, mais dont elle a réussi à tirer une performance exceptionnelle.
Bergman avouera avoir aussi été influencé par La Mouette de Tchekov, pièce qu'il montait en parallèle, au Royal Academic Theatre.
Film construit intelligemment, austèrement réaliste, Andersson y jouant la beauté expressive que l'on peut tirer d'une obsédante sensibilisation. Légèrement pieux. Intense. Formidable.
Comme le seront facilement une douzaine des films d'Ingmar Bergman.
*À Travers le Miroir est le premier film d'une trilogie, non narrative, sur le thème d'un monde confronté à la désertion spirituelle. Les deux suivants étant Winter Light & The Silence.
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