Ce n'est plus America First, c'est America Alone.
Ce n'est pas l'Amérique de toute manière.
Ce sont les États-Unis.
Ce n'est pas d'hier que les É-U veulent mettre le grappin sur nos succès en acier.
La jalousie intercontinent, ça se cultive.
En 1984, les États-Unis de Ronald Reagan trouvent qu'Ottawa subventionne beaucoup trop l'industrie de l'acier ce qui désavantagerait leur secteur de la métallurgie. On met de la pression sur Reagan pour qu'il pénalise le Canada comme le fait l'abruti Trump maintenant.
Mais Reagan surprend son propre caucus républicain et ne joue pas au faucon. Au contraire, il ne fait que suggérer au Canada de limiter ses exportations aux États-Unis. La logique est simple et réelle. L'imposition de mesures punitives coûterait deux emplois avant d'en créer un seul dans la sidérurgie.
En 1989, même merde. George Bush père accuse deux aciéries canadiennes de concurrence déloyale, parce que trop subventionnée par nos gouvernements. Une aciérie de Nouvelle-Écosse se fait surtaxer de 103% (DUH!). On crie au scandale mais on a pas l'intelligence ni le courage politique de les envoyer paître.
En 1993, Bill Clinton est aussi attiré par le miel. Le Canada et 18 autres pays sont accusés de faire de l'exportation à rabais aux États-Unis. En Ontario, ce sera une surtaxe de 68,7%. Les Britanniques y goûtent avec une surtaxe de 105%.
Le lait, le bois d'oeuvre, les tomates, le porc, les infrastructures, autant de secteurs où la jalousie des États-Unis leur fait plutôt honte.
Ce n'est pas uniquement que nous sommes bons en acier, mais les États-Unis sont surtout plein d'insuccès dans le domaine. Ils n'ont pas les ressources, ni la flexibilité, pour augmenter la capacité de production. Ils seront obligés de passer par chez nous. Encore et toujours. Souvent. On peut penser à la surtaxe, mais on peut aussi choisir de voir la hausse de revenus pour les Rio Tinto de chez nous.
Dans son rapport au président, connaissant l'absence presque totale de lecture de Donald Trump (au seuil de l'illéttrisme), l'absence de profondeur et de flair politique, le département du commerce n'a même pas documenté, ni même placé un argumentaire sur ce qui ferait mal aux États-Unis dans les importations d'acier. Ils ont plutôt brosser la crinière du lion en soulignant plusieurs fois les pouvoirs d'un président afin de "défendre la sécurité nationale".
Mais entre vous et moi, la sécurité nationale ne fait aucun sens dans ce dossier. Aucun. C'est du vent.
Les États-Unis, Donald, ont dit des 6 autres pays du G7 qu'ils avait largement abusé des É-U depuis trop longtemps déjà. C'est aussi absurde, grotesque, faux et déplacé que de prétendre que les hommes ont été abusé par les femmes depuis trop longtemps déjà.
Il faudra un jour que ce type de folie cesse.
L'actualité dérive dans l'American horrror story.
Les taxes que ces crétins d'en bas imposent au Canada sont une insulte. Mais une insulte qui ne fera pas aussi mal qu'on le prétend. Personne ne sortira gagnant de tout ça. Les États-Unis d'abord en souffriront, mais l'homme à la barre du bateau ne voit pas les trous du fond de la cale.
Il n'a pas le regard si profond.
Ce sera un G6 à Charlevoix les 8 et 9 juin prochains.
Un G6 +1.
Un loser dans le coin.
À qui on servira un cheeseburger.
Dans une assiette d'acier.
Qu'on va lui charger.
Si c'était vraiment America First, on respecterait pour vrai l'Amérique qui comprend aussi le Canada et le Mexique.
Et toute l'Amérique du Sud.
C'est une balle qui nous passe entre les orteils. Ce pied pourra encore botter ton cul, Don.
mardi 5 juin 2018
lundi 4 juin 2018
Blessé Bélier
C'est l'histoire d'une fille fonceuse.
Qu'on aimait justement parce qu'elle fonçait. Elle ne semblait avoir peur de rien. Elle se battait avec des mots. Elle était guidée par l'esprit de la juste. Elle se convaincra qu'elle le sera toujours.
Ce qui restera parfois très vrai.
Elle est admirable, il n'y a pas à dire. Elle est diplômée en génie mécanique de l'Université McGill. Ses parents voulaient qu'elle aille à la Polytechnique, mais ce sont félicités qu'elle n'ai pas choisi cette idée, théâtre d'un massacre ciblant justement les brillantes femmes comme elle, un an plus tard. Elle sera aussi titulaire d'un MBA en Haute études commerciales de l'École qui en émet les diplômes. Hydro-Québec reconnait son combatif talent naturel et la place sous son aile. Elle y fera ses armes professionnelles. Travaillant dans la branche de production de l'entreprise.
En octobre 2009, le Québec et le Nouveau-Brunswick signent une entente afin de vendre la plupart des actifs d'Énergie NB à Hydro-Québec. On s'entend sur une vente de 4,75 milliards de dollars. Elle coordonnera, pour Hydro-Québec, une revue diligente. Le projet ne fait pas l'unanimité. Il sera même avorté. Le prix négocié étant exorbitant vu la détérioration des installations d'Énergie NB. Le gouvernement de Jean Charest l'aura de travers dans la gorge. Pas grave, elle loge ailleurs. Là où on fait les choses de manières justes et équitables.
Elle ne mange pas de porc, adieu bacon. Mais elle consomme du polenta, de la soupe aux pois, du tofu mariné. Tout en étant pas végétarienne. Elle est écolo jusqu'au bout des ongles. Du type farouche. Développement durable et énergies vertes. Elle ne lésine pas sur l'effort. Fonce partout. Brebis genrée, mais Bélier dans l'ADN. Tiens! c'est justement son signe astrologique!
En quittant Hydro-Québec, en 2010, elle gardera l'entreprise tatouée sur son coeur pour toujours. C'est un tremplin duquel elle garde un amour romantique.
Militante par tempérament, elle foncera toujours. Vers le PQ, puisque papa et maman l'y ont baigné toute sa jeunesse. On lui reprochera de vouloir aller à la guerre toute seule, trop souvent. D'être la cavalière seule, sans capacité de flexibilité, ce que le travail en équipe, oblige.
Quand le Bloc est presque effacé de la carte électorale, on lui tendra une perche. Vivant le deuil de son père au même moment, elle mord à l'hameçon. Fonçant encore. Le Bloc n'a que 10 élus au parlement canadien, mais c'est encore 8 de plus que les Progressistes-Conservateurs de 1993. On peut renaître de ses cendres pense-t-elle.
Mais elle portera deux chapeaux. Celui du PQ, au Québec et celui du Bloc, comme cheffe, au Canada. Une sorte de garde partagée.
On peut piloter un groupe de gens une fin de semaine sur deux? Plusieurs en doutent. Alors ceux qui sont trop longtemps sans cheffe, prennent des initiatives. Discutent de certaines choses. Stratégisent. Créé une compote dans laquelle, elle ne fait pas partie de la recette. Mais elle fonce toujours. De cuisine en cuisine. Vers Québec. Puis vers Ottawa. Elle se méfie des amalgames, mais pourtant, presque l'incarne.

Bien assez vite, on la sent parallèle à son équipe. Transparlementaire pas tout à fait PQ, mais pas tout à fait Bloc non plus. Et plus on lui fait sentir, moins elle en accepte la critique. Elle se sait capitaine. Si Québécoise. Capable de projets porteurs. Elle a la mêche courte. La patience à vide. Elle fonce. Partout.
Cheffe dont on soutire peu à peu la toque au Bloc.
Là-bas, elle bouscule. Les alliées d'hier deviennent les adversaires de demain. Il n'est pas là le combat, il est ailleurs. Elle veut voir se frotter Québec et Ottawa. Pas les seuls soldats du Québec. Et encore, entre eux-mêmes!
Pas la guerre avant la guerre, calvaire!
7 des 10 élus du Bloc veulent sa tête. Des jeunes et des fondateurs du parti.
Elle est trop dure à gérer. On doit gérer autre chose. Pas sa propre cheffe.
Ils quittent le parti. Deviennent autre chose.
Elle perd un peu ses propres repères. Ne rit plus. Là où on la veut drôle, elle détonne par son sérieux. Elle est franchement parallèle.
Elle référendise son leadership. Perd son référendum.
Ou le perd-t-elle?
32% c'est le score du prochain Premier Ministre dans notre pays à tête de chien! Qu'on dira gagnant!
Mais c'est 68% de sa propre équipe qui réclame un nouveau type de leadership.
Ce qu'on ne peut plus faire à grande échelle, on tente de le micro-gérer.
Elle voyait grand. Elle Don Quichottait.
Elle y a cru. A foncé vers un mur.
Plusieurs Blocs.
Imprécis.
Mais un mur.
On se relève d'un mur.
Mieux armée.
Et idéalement moins seule.
Équipée.
Comme dans équipe.
Qu'on aimait justement parce qu'elle fonçait. Elle ne semblait avoir peur de rien. Elle se battait avec des mots. Elle était guidée par l'esprit de la juste. Elle se convaincra qu'elle le sera toujours.
Ce qui restera parfois très vrai.
Elle est admirable, il n'y a pas à dire. Elle est diplômée en génie mécanique de l'Université McGill. Ses parents voulaient qu'elle aille à la Polytechnique, mais ce sont félicités qu'elle n'ai pas choisi cette idée, théâtre d'un massacre ciblant justement les brillantes femmes comme elle, un an plus tard. Elle sera aussi titulaire d'un MBA en Haute études commerciales de l'École qui en émet les diplômes. Hydro-Québec reconnait son combatif talent naturel et la place sous son aile. Elle y fera ses armes professionnelles. Travaillant dans la branche de production de l'entreprise.
En octobre 2009, le Québec et le Nouveau-Brunswick signent une entente afin de vendre la plupart des actifs d'Énergie NB à Hydro-Québec. On s'entend sur une vente de 4,75 milliards de dollars. Elle coordonnera, pour Hydro-Québec, une revue diligente. Le projet ne fait pas l'unanimité. Il sera même avorté. Le prix négocié étant exorbitant vu la détérioration des installations d'Énergie NB. Le gouvernement de Jean Charest l'aura de travers dans la gorge. Pas grave, elle loge ailleurs. Là où on fait les choses de manières justes et équitables.
Elle ne mange pas de porc, adieu bacon. Mais elle consomme du polenta, de la soupe aux pois, du tofu mariné. Tout en étant pas végétarienne. Elle est écolo jusqu'au bout des ongles. Du type farouche. Développement durable et énergies vertes. Elle ne lésine pas sur l'effort. Fonce partout. Brebis genrée, mais Bélier dans l'ADN. Tiens! c'est justement son signe astrologique!
En quittant Hydro-Québec, en 2010, elle gardera l'entreprise tatouée sur son coeur pour toujours. C'est un tremplin duquel elle garde un amour romantique.
Militante par tempérament, elle foncera toujours. Vers le PQ, puisque papa et maman l'y ont baigné toute sa jeunesse. On lui reprochera de vouloir aller à la guerre toute seule, trop souvent. D'être la cavalière seule, sans capacité de flexibilité, ce que le travail en équipe, oblige.
Quand le Bloc est presque effacé de la carte électorale, on lui tendra une perche. Vivant le deuil de son père au même moment, elle mord à l'hameçon. Fonçant encore. Le Bloc n'a que 10 élus au parlement canadien, mais c'est encore 8 de plus que les Progressistes-Conservateurs de 1993. On peut renaître de ses cendres pense-t-elle.
Mais elle portera deux chapeaux. Celui du PQ, au Québec et celui du Bloc, comme cheffe, au Canada. Une sorte de garde partagée.
On peut piloter un groupe de gens une fin de semaine sur deux? Plusieurs en doutent. Alors ceux qui sont trop longtemps sans cheffe, prennent des initiatives. Discutent de certaines choses. Stratégisent. Créé une compote dans laquelle, elle ne fait pas partie de la recette. Mais elle fonce toujours. De cuisine en cuisine. Vers Québec. Puis vers Ottawa. Elle se méfie des amalgames, mais pourtant, presque l'incarne.

Bien assez vite, on la sent parallèle à son équipe. Transparlementaire pas tout à fait PQ, mais pas tout à fait Bloc non plus. Et plus on lui fait sentir, moins elle en accepte la critique. Elle se sait capitaine. Si Québécoise. Capable de projets porteurs. Elle a la mêche courte. La patience à vide. Elle fonce. Partout.
Cheffe dont on soutire peu à peu la toque au Bloc.
Là-bas, elle bouscule. Les alliées d'hier deviennent les adversaires de demain. Il n'est pas là le combat, il est ailleurs. Elle veut voir se frotter Québec et Ottawa. Pas les seuls soldats du Québec. Et encore, entre eux-mêmes!
Pas la guerre avant la guerre, calvaire!
On la conspue. Beaucoup. On aime pas son style. Rigide. Elle garde la tête froide. Elle fonce. Mais là où on se tassait avant, on se met maintenant devant sa route. Elle n'a plus le choix de bousculer.
7 des 10 élus du Bloc veulent sa tête. Des jeunes et des fondateurs du parti.
Elle est trop dure à gérer. On doit gérer autre chose. Pas sa propre cheffe.
Ils quittent le parti. Deviennent autre chose.
Elle perd un peu ses propres repères. Ne rit plus. Là où on la veut drôle, elle détonne par son sérieux. Elle est franchement parallèle.
Elle référendise son leadership. Perd son référendum.
Ou le perd-t-elle?
32% c'est le score du prochain Premier Ministre dans notre pays à tête de chien! Qu'on dira gagnant!
Mais c'est 68% de sa propre équipe qui réclame un nouveau type de leadership.
Ce qu'on ne peut plus faire à grande échelle, on tente de le micro-gérer.
Elle voyait grand. Elle Don Quichottait.
Elle y a cru. A foncé vers un mur.
Plusieurs Blocs.
Imprécis.
Mais un mur.
On se relève d'un mur.
Mieux armée.
Et idéalement moins seule.
Équipée.
Comme dans équipe.
dimanche 3 juin 2018
Cinema Paradiso*****************************La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino
Chaque mois, dans les 10 premiers jours, comme je le fais pour la littérature (dans les 10 derniers) et pour la musique (vers le milieu) je vous livre un avant-goût d'un film qui m'a marqué.
Par son style, sa facture visuelle, ses interprètes, sa réalisation, ses choix, choix esthétiques, musicaux, originaux, de mise en scène; je vous en parle parce qu'il m'a séduit par tous les sens.
Je vous parle d'un film qui m'a habité longtemps. M'habite encore souvent.
Celui-là, je l'ai vu trois fois. Une quatrième fois vendredi dernier.
Je le revis encore.
En passant au défunt club vidéo au coin de ma rue, il y avait eu à l'époque une vente de films et je l'avais trouvé à 3,99$. Je l'avais acheté sans jamais en avoir entendu parler. Sur la seule foi qu'il avait été réalisé par Paolo Sorrentino, qui avait aussi réalisé Il Divo, un film qui m'avait renversé d'adresse, d'intérêt et de talent. Avec le même comédien. Toni Servillo.
À 4$, le risque était faible. Pari gagné.
LA GRANDE BELLEZZA de PAOLO SORRENTINO
L'histoire est simple. Jep est écrivain. Enfin peut-être FÛT écrivain puisque son seul et unique livre a plus de 40 ans et depuis, il vit la Dolce Vita, à Rome, comme journaliste, à la recherche de sens dans les fêtes mondaines, à la recherche d'amour dans les vains cocktails, dans un Rome superbe, baigné de sexe, d'esthétisme, de souvenirs, de nostalgie, de mort et de religion.
Il s'agit d'un film existentialiste, n'y chercher pas une tonne d'action. Il s'y trouve du verbe. De la musique aussi. Toujours à point. Si à point que j'en ai aussi acheté la trame sonore.
L'une des inspirations de Sorrentino a été de tourner un film sur rien, se basant sur la citation de Flaubert que Madame Bovary avait été un roman sur rien. Par rapport au "rien" il suggérait de tourner un film sur les rumeurs et les ragots, le milliers de manières de perdre du temps, des irritants et des délices de la vie courante qui sont de si courte durée qu'on ne peut que se questionner sur la valeur de vie. Ce "rien" meuble parfois l'entièreté de la vie de certains.
Ce mot apparaît sur la page de mon blogue.
Et je le trouve toujours gracieux. Une opposition au "tout". Parfois si touffu qu'on s'en perd dans les poils.
Le film de 183 minutes, qui jamais ne parait long si vous vous laissez bercer par la direction des eaux choisies, a failli s'appeler L'Apparato Umano (L'appareil humain), qui est aussi le nom de l'unique roman du livre culte de Jep.
Le surréalisme y pointe aussi sa tête, Jep y va de la réplique ""Qui suis-je?", il y a un roman qui commence ainsi". Il fait alors référence à Nadja d'André Breton, maître du surréalisme. Toute la séquence entre Jep et Ramona emprunte beaucoup de cette nouvelle.
Durant la scène du conclave, c'est Francesco Rosi, un ami de Paolo Sorrentino, qui la dirige puisque Sorrentino y fait un cameo.
L'arrestation du voisin de Jep, Moneta, un homme travaillant pour une organisation faisant fonctionner l'État, a été nommé Moneta parce que c'est un autre mot italien pour parler de l'argent. Cette référence est clairement équivoque. Denaro, au autre mot pour parler d'argent, mais qui est aussi le nom de Matteo Mesina Denaro, affreux jojo de la Cosa Nostra, est en fuite depuis 1993 et recherché partout dans le monde depuis 2010. Parmi les 10 plus recherché au monde.
Le personnage de Talia Concept est clairement une référence à Marina Abramovic, OVNI artistique.
Une autre évocation claire, au visionnement du film, est l'esthétique de Federico Fellini.
Dans la mise-en-scène, certains choix narratifs qui rappellent clairement une Dolce Vita 2.0. ou un 8 1/2 moderne. Fan fini des deux films, je ne pouvais qu'y trouver mon compte.
L'une des vraie vedette du film est la cinématographie. Luca Bigazzi y fait du travail de magicien. Les décors et la direction artistique de Stefania Cella est aussi formidable.
Sorrentino a un animalier tout à fait personnel de film en film qui donne toujours une scène féérique qui nous garde dans la fantaisie visuelle fort agréable. Un chat dans Il Divo. Du bison dans This Must Be The Place. Avant cette girafe dans La Grande Bellezza. Et des flamands.
Comme si la grande beauté devait parfois passer par les animaux pour se rendre à nous.
Paolo a presque mon âge. Deux ans de plus. L'âge de mon amoureuse. On se branche sur bien des choses en commun.
Comme porteurs de mêmes références et de mêmes quêtes.
Io amo, Paolo.
Je vais peut-être me taper The Young Pope, signé de sa main.
Si je le trouve quelque part.
On trouve toujours la beauté quelque part.
Son directeur photo le sait.
Par son style, sa facture visuelle, ses interprètes, sa réalisation, ses choix, choix esthétiques, musicaux, originaux, de mise en scène; je vous en parle parce qu'il m'a séduit par tous les sens.
Je vous parle d'un film qui m'a habité longtemps. M'habite encore souvent.
Celui-là, je l'ai vu trois fois. Une quatrième fois vendredi dernier.
Je le revis encore.
En passant au défunt club vidéo au coin de ma rue, il y avait eu à l'époque une vente de films et je l'avais trouvé à 3,99$. Je l'avais acheté sans jamais en avoir entendu parler. Sur la seule foi qu'il avait été réalisé par Paolo Sorrentino, qui avait aussi réalisé Il Divo, un film qui m'avait renversé d'adresse, d'intérêt et de talent. Avec le même comédien. Toni Servillo.
À 4$, le risque était faible. Pari gagné.
LA GRANDE BELLEZZA de PAOLO SORRENTINO
L'histoire est simple. Jep est écrivain. Enfin peut-être FÛT écrivain puisque son seul et unique livre a plus de 40 ans et depuis, il vit la Dolce Vita, à Rome, comme journaliste, à la recherche de sens dans les fêtes mondaines, à la recherche d'amour dans les vains cocktails, dans un Rome superbe, baigné de sexe, d'esthétisme, de souvenirs, de nostalgie, de mort et de religion.
Il s'agit d'un film existentialiste, n'y chercher pas une tonne d'action. Il s'y trouve du verbe. De la musique aussi. Toujours à point. Si à point que j'en ai aussi acheté la trame sonore.
L'une des inspirations de Sorrentino a été de tourner un film sur rien, se basant sur la citation de Flaubert que Madame Bovary avait été un roman sur rien. Par rapport au "rien" il suggérait de tourner un film sur les rumeurs et les ragots, le milliers de manières de perdre du temps, des irritants et des délices de la vie courante qui sont de si courte durée qu'on ne peut que se questionner sur la valeur de vie. Ce "rien" meuble parfois l'entièreté de la vie de certains.
Ce mot apparaît sur la page de mon blogue.
Et je le trouve toujours gracieux. Une opposition au "tout". Parfois si touffu qu'on s'en perd dans les poils.
Le film de 183 minutes, qui jamais ne parait long si vous vous laissez bercer par la direction des eaux choisies, a failli s'appeler L'Apparato Umano (L'appareil humain), qui est aussi le nom de l'unique roman du livre culte de Jep.
Le surréalisme y pointe aussi sa tête, Jep y va de la réplique ""Qui suis-je?", il y a un roman qui commence ainsi". Il fait alors référence à Nadja d'André Breton, maître du surréalisme. Toute la séquence entre Jep et Ramona emprunte beaucoup de cette nouvelle.
Durant la scène du conclave, c'est Francesco Rosi, un ami de Paolo Sorrentino, qui la dirige puisque Sorrentino y fait un cameo.
L'arrestation du voisin de Jep, Moneta, un homme travaillant pour une organisation faisant fonctionner l'État, a été nommé Moneta parce que c'est un autre mot italien pour parler de l'argent. Cette référence est clairement équivoque. Denaro, au autre mot pour parler d'argent, mais qui est aussi le nom de Matteo Mesina Denaro, affreux jojo de la Cosa Nostra, est en fuite depuis 1993 et recherché partout dans le monde depuis 2010. Parmi les 10 plus recherché au monde.
Le personnage de Talia Concept est clairement une référence à Marina Abramovic, OVNI artistique.
Une autre évocation claire, au visionnement du film, est l'esthétique de Federico Fellini.
Dans la mise-en-scène, certains choix narratifs qui rappellent clairement une Dolce Vita 2.0. ou un 8 1/2 moderne. Fan fini des deux films, je ne pouvais qu'y trouver mon compte.
L'une des vraie vedette du film est la cinématographie. Luca Bigazzi y fait du travail de magicien. Les décors et la direction artistique de Stefania Cella est aussi formidable.
Sorrentino a un animalier tout à fait personnel de film en film qui donne toujours une scène féérique qui nous garde dans la fantaisie visuelle fort agréable. Un chat dans Il Divo. Du bison dans This Must Be The Place. Avant cette girafe dans La Grande Bellezza. Et des flamands.
Comme si la grande beauté devait parfois passer par les animaux pour se rendre à nous.
Paolo a presque mon âge. Deux ans de plus. L'âge de mon amoureuse. On se branche sur bien des choses en commun.
Comme porteurs de mêmes références et de mêmes quêtes.
Io amo, Paolo.
Je vais peut-être me taper The Young Pope, signé de sa main.
Si je le trouve quelque part.
On trouve toujours la beauté quelque part.
Son directeur photo le sait.
samedi 2 juin 2018
Bulle de Faits Alternatifs
J'avais beaucoup ri cette blague il y a quelques années.
Miley Cirus passait de fille-vedette de la télé pour enfants à Femme sujet de désir pour adultes et se balançait nue sur un boulier de démolition dans un clip que ferait jaser.
Un faux tweet était apparu sur le net de la part de son père Billy Ray Cyrus:
"Hey Miley, I just had the strangest dream...."
Une image cette semaine m'a envoyé directement sur cette piste.
Cette photo-là.
C'était mercredi. Cette image est une sorte de cauchemar. Une vue de l'intérieur d'une bulle de faits alternatifs. Il est assis résolu derrière son fameux bureau, sans ordinateur. Ce qui est déjà surnaturel. Son sourire Chiclets bien scintillant. Rictus semi effrayant. Elle est debout à ses cotés, derrière lui, beaucoup plus sombre. Elvira, maîtresse des ténèbres.
À une époque de massive incrédulité, où on ne peut plus croire qu'un Russe meurt avant qu'il nous annonce le contraire, lui-même, en conférence de presse, on devait croire un autre moment incroyable: Kim et Donald.
Non pas les deux grotesques chefs d'États. Pire encore.
La...vedette? de télé-réalité Kim Kardashian et la...vedette? de télé-réalité Donald Trump à la Maison Blanche. Une photo de Twitter que l'on étudiera dans le futur comme le gothisme américain de la fin du spectacle capitaliste.
L'opération était une vraie rencontre entre les deux icônes. Après avoir regardé un vidéo sur le net concernant Alice Marie Johnson, Kim a voulu rencontrer Don pour lui parler de réforme dans les sentences pénitencières. Particulièrement du cas de Johnson. Kim n'a jamais signé un article sur les réformes pénitencières, ni même écrit une ligne d'un livre. Mais elle allait demander aux directeur de l'école de lever la punition imposée à une femme de couleur comme elle.
Célébrités et présidents ont toujours fait des opérations charme du genre. Harry Truman a joué du piano avec Lauren Bacall perchée sur son instrument (enfin...ne pas citer hors contexte), Marylin Monroe a, au minimum, chanté pour JFK. Mais on sait qu'elle a surement joué de son instrument aussi. (Cette fois citez, enconsexe contexte) Nixon a reçu un dodu Elvis dans un costume de velours. Clinton et Obama ont eu leur lot de vedette dans ce même bureau. Mais Trump a atteint un tel niveau d'impopularité qu'il ne peut pas piger dans les listes de vedettes de la A-List, de la B-List ou de la C-List. Il doit se contenter de la D-list. Celle des Paris Hilton, Roseanne Barr ou José Gaudet.
Il y a quelque chose de terriblement sinistre à cette photo. Ça coïncide avec l'absence de Melania Trump, trois semaines sans lui voir la froide bette une seule fois. L'image transpire aussi la misogynie Trumpienne. Il évoque, sourire de loup en prime, un autre "pussy to grab". "a piece of ass" jumelée à une belle face issue d'une femme qui s'est d'abord fait connaître par un sex tape viral. Le regard sombre de KK n'est pas étranger à celui de Melania. Mais celui de Miss Trump semble gelé dans le botox ou guidé par l'ennui flirtant vers le mépris. tandis que celui de KK est davantage calculé.
La concupiscence de Donald Trump trahissant sa haine des Femmes et le linge de KK, très "fermé" sans col plongeant, sans épaules dénudées, sans cuisses très longues, sans moule-poitrine exposé, comme si elle hurlait en silence, NE ME REGARDE MÊME PAS, NE ME TOUCHE SURTOUT PAS!
Ce qui serait une prudence tout à fait légitime de sa part. Humaine.
En décembre 2016, alors que Trump venait d'être élu, Kanye West, époux torturé de Kim K., avait réclamé et obtenu un rendez-vous avec Trump dans sa tour rose afin de discuter des tensions raciales aux États-Unis. West sortait tout juste de 80 jours de rétablissement mental suite à une grave dépression. C'était dans les tous premiers jours de l'ère Trump. Une méga célébrité, fraîchement sortie d'une aile psychiatrique entrant dans une tour rose et or, au coeur de Manhattan, afin de rencontrer un homme au sourire concupiscent, un ami, un pair, une ancienne star de télé-réalité, celui qu'on appelle maintenant, Monsieur le Président.

Ce qui bouleverse le plus dans cette opération photo est que ce type de spectacle des horreurs puisse se produire. Et que ce n'était pas un faux tweet d'un faux Billy Ray Cyrus.
Dans cette ère de massive incrédulité, on était obligé d'y croire.
Mais Jérôme Bosh a ses admirateurs.
Cette photo entrait dans la même catégorie.
Miley Cirus passait de fille-vedette de la télé pour enfants à Femme sujet de désir pour adultes et se balançait nue sur un boulier de démolition dans un clip que ferait jaser.
Un faux tweet était apparu sur le net de la part de son père Billy Ray Cyrus:
"Hey Miley, I just had the strangest dream...."
Une image cette semaine m'a envoyé directement sur cette piste.
Cette photo-là.
C'était mercredi. Cette image est une sorte de cauchemar. Une vue de l'intérieur d'une bulle de faits alternatifs. Il est assis résolu derrière son fameux bureau, sans ordinateur. Ce qui est déjà surnaturel. Son sourire Chiclets bien scintillant. Rictus semi effrayant. Elle est debout à ses cotés, derrière lui, beaucoup plus sombre. Elvira, maîtresse des ténèbres.
À une époque de massive incrédulité, où on ne peut plus croire qu'un Russe meurt avant qu'il nous annonce le contraire, lui-même, en conférence de presse, on devait croire un autre moment incroyable: Kim et Donald.
Non pas les deux grotesques chefs d'États. Pire encore.
La...vedette? de télé-réalité Kim Kardashian et la...vedette? de télé-réalité Donald Trump à la Maison Blanche. Une photo de Twitter que l'on étudiera dans le futur comme le gothisme américain de la fin du spectacle capitaliste.
L'opération était une vraie rencontre entre les deux icônes. Après avoir regardé un vidéo sur le net concernant Alice Marie Johnson, Kim a voulu rencontrer Don pour lui parler de réforme dans les sentences pénitencières. Particulièrement du cas de Johnson. Kim n'a jamais signé un article sur les réformes pénitencières, ni même écrit une ligne d'un livre. Mais elle allait demander aux directeur de l'école de lever la punition imposée à une femme de couleur comme elle.
Célébrités et présidents ont toujours fait des opérations charme du genre. Harry Truman a joué du piano avec Lauren Bacall perchée sur son instrument (enfin...ne pas citer hors contexte), Marylin Monroe a, au minimum, chanté pour JFK. Mais on sait qu'elle a surement joué de son instrument aussi. (Cette fois citez, en
Il y a quelque chose de terriblement sinistre à cette photo. Ça coïncide avec l'absence de Melania Trump, trois semaines sans lui voir la froide bette une seule fois. L'image transpire aussi la misogynie Trumpienne. Il évoque, sourire de loup en prime, un autre "pussy to grab". "a piece of ass" jumelée à une belle face issue d'une femme qui s'est d'abord fait connaître par un sex tape viral. Le regard sombre de KK n'est pas étranger à celui de Melania. Mais celui de Miss Trump semble gelé dans le botox ou guidé par l'ennui flirtant vers le mépris. tandis que celui de KK est davantage calculé.
La concupiscence de Donald Trump trahissant sa haine des Femmes et le linge de KK, très "fermé" sans col plongeant, sans épaules dénudées, sans cuisses très longues, sans moule-poitrine exposé, comme si elle hurlait en silence, NE ME REGARDE MÊME PAS, NE ME TOUCHE SURTOUT PAS!
Ce qui serait une prudence tout à fait légitime de sa part. Humaine.
En décembre 2016, alors que Trump venait d'être élu, Kanye West, époux torturé de Kim K., avait réclamé et obtenu un rendez-vous avec Trump dans sa tour rose afin de discuter des tensions raciales aux États-Unis. West sortait tout juste de 80 jours de rétablissement mental suite à une grave dépression. C'était dans les tous premiers jours de l'ère Trump. Une méga célébrité, fraîchement sortie d'une aile psychiatrique entrant dans une tour rose et or, au coeur de Manhattan, afin de rencontrer un homme au sourire concupiscent, un ami, un pair, une ancienne star de télé-réalité, celui qu'on appelle maintenant, Monsieur le Président.

Ce qui bouleverse le plus dans cette opération photo est que ce type de spectacle des horreurs puisse se produire. Et que ce n'était pas un faux tweet d'un faux Billy Ray Cyrus.
Dans cette ère de massive incrédulité, on était obligé d'y croire.
Mais Jérôme Bosh a ses admirateurs.
Cette photo entrait dans la même catégorie.
vendredi 1 juin 2018
Et Ça Ne Veut Pas Taxer Netflix?
Kinder Morgan.
Ça scinde un même (fragile) parti politique en deux.
Dresse 2 provinces canadiennes agressivement l'une contre l'autre.
Fait hurler autochtones, écologistes et soucieux de l'environnement.
Sera peut-être un gouffre de 4 milliards de nos poches...
Le Canada est un pays si généreux...on est même prêt à se faire fourrer.
119 000 kilomètres de pipelines plein de pétrole existent déjà au Canada. Parmi ceux-ci, un pipeline reliant Edmonton à Vancouver. C'est la reconstruction de celui-ci, le pipeline Kinder Morgan, qui sème l'hystérie dans l'Ouest du pays.
1000 kilomètres de pipeline sur 119 000 sont devenus la pire crise inter-province depuis Quebec vs le Rest of Canada depuis...depuis?...toujours.
Ce pipeline est opérationnel depuis 1953. En 2016, Trudeau, fils de con, a accepté le renouvellement et l'expansion de ce pipeline. Une opération de quelques 7 milliards, presque 8. Le nouveau pipeline suivrait sensiblement le même trajet que l'actuel en place, mais transporterait de nouveaux mélanges pétroliers, beaucoup plus vite. Triplant la capacité actuelle. Passant de la production de 300 000 barils par jour à 890 000 barils par jour.
Ayant pour résultat logique l'accentuation de la circulation de pétroliers sur nos eaux. Triplant du même coup les chances de déversements involontaires. On est tous d'accord pour dire qu'un déversement pétrolier dans nos eaux est affreusement mauvais pour nous. Mais de part et d'autre on dramatise ou dédramatise sur les dommages anticipés et rien de bon, ni de tellement vrai à 100%, ne s'en dégage avec certitude. Ce que l'on sait, c'est que depuis 1961, 40 000 barils de pétroles se sont perdus dans nos eaux. Ne créant rien de bien.
On nous dit déjà qu'à partir de 2050, il y aurait plus de plastique que d'espèces marines dans nos eaux. A-t-on besoin d'un peu de pétrole dans tout ça? scandent les environementalistes.
Le saumon est en constante baisse dans le Pacifique. Les baleines de la même région se nourrissent de saumon. On parle d'extinction dans les mêmes phrases où on prononce Kinder Morgan. Dans chaque mouvement anti-pipeline, se trouvent sur les premières lignes, les premiers arrivants sur nos belles terres, les autochtones.
Le pipeline circule déjà lâchement sur des centaines de kilomètres de territoires autochtones dont les droits territoriaux étaient toujours restés convenablement vagues auprès du gouvernement.
Secwepemc, Stl'atl'imc, Nlaka'pamux, Coast Saklish, tous des secteurs autochtones où passe déjà le serpent pétrolier. Tous en Colombie-Britannique, qui ne veut pas du projet, mais pas du tout. Un gouvernement foulant les sols autochtones doit faire plus qu'écouter leurs opinions sur le sujet. Il doit leur offrir des compensations ou négocier certaines choses. Ce n'est pas que du droit autochtone, c'est du droit légal.
6 nations autochtones, les villes de Burnaby et Vancouver, en Colombie-Britannique, ont poursuivi Kinder Morgan, fin 2017, et ont lancé une injonction contre Kinder Morgan. 7 autres nations autochtones avaient freiné Trans-Canada, le projet de pipeline Energie-Est, qui menaçait vers le Québec, de cette manière. 14 injonctions existent présentement CONTRE le projet du pipeline Kinder Morgan. Si il se fait vraiment, il sera constamment saboté.
Elisabeth May, leader du parti vert, a dit qu'elle préférait aller en prison que de savoir ce projet en train de se réaliser. Les maires de Vancouver et Burnaby sont 100% contre l'envahissant projet. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan est farouchement contre aussi.
John Horgan est du Nouveau Parti Démocratique, le NPD. Mais en Alberta, qui veut 100% le contraire de ce que veut la Colombie-Britannique, Rachel Notley, première ministre de l'Alberta, est aussi, membre du NPD.
Et
C'est
La
Guerre
L'Alberta en avait tant contre la C-B, qu'ils ont boycotté le vin de l'endroit pendant quelques semaines. 95% du vin vendu en Alberta est originaire la Colombie-Britannique. Ce qui est triste à bien des niveaux. Et le reste du monde? vous vous privez du reste du monde? Et vous vous priveriez du vin? Mais vous vous punissez vous-mêmes! le chantage n'a pas tenu.
Pour l'Alberta, le pipeline c'est de l'argent, c'est du travail, le pétrole est le sang de l'Alberta. Les sables bitumineux, leur cerveau. En Colombie-Britannique, les retombées ne sont pas aussi importantes, mais les risques écologiques le seraient grandement.
Et on en veut farouchement pas.
Pour Justin, c'est l'image, toujours l'image, du Canada.
Horgan et Notley ont, politiquement tous deux besoin de l'appui de la population. Horgan est minoritaire en C-B, et si les environnementalistes votent pour lui, il pourrait se gagner une majorité. Notley aura besoin de tout le monde contre le Conservateur Jason Kenney qui se présentera contre elle.
Trudeau chante l'économie et l'environnement dans tous ses discours sur le sujet. Il parle aussi continuellement du "bien du pays" en parlant du pipeline. Mais plusieurs entendent "le bien de l'Alberta" sinon d'une compagnie du Texas.
Son gouvernement avance 4 milliards et demi si personne ne se présente pour faire de même d'ici juillet. Ce que personne ne devrait maintenant faire. Pourquoi quelqu'un le ferait? la population paiera. Tout comme on se rue aux pompes pour de scandaleux 1,39$ le gallon, en pensant que c'est une économie.
En parfaits zombies.
Mais la bataille est si ardue, la résistance si forte, que même Kinder Morgan a suspendu son travail là-dessus jusqu'à ce que les eaux soient plus calmes. Et a vendu.
L'avenir de l'industrie pétrolière au Canada se joue.
L'avenir de deux premiers ministres du NPD se joue aussi.
L'héritage politique de Selfie Trudeau aussi.
L'argent des contribuables pour financer le pétrole.
Et ça ne voulait pas taxer 27 cents par mois pour Netflix...
Mais 4 milliards, bientôt 7...surement plus... de nos poches...Bah!
Le meilleur déguisement de notre prof d'art dramatique de premier minus?
Celui d'écologiste.
Ça scinde un même (fragile) parti politique en deux.
Dresse 2 provinces canadiennes agressivement l'une contre l'autre.
Fait hurler autochtones, écologistes et soucieux de l'environnement.
Sera peut-être un gouffre de 4 milliards de nos poches...
Le Canada est un pays si généreux...on est même prêt à se faire fourrer.
119 000 kilomètres de pipelines plein de pétrole existent déjà au Canada. Parmi ceux-ci, un pipeline reliant Edmonton à Vancouver. C'est la reconstruction de celui-ci, le pipeline Kinder Morgan, qui sème l'hystérie dans l'Ouest du pays.
1000 kilomètres de pipeline sur 119 000 sont devenus la pire crise inter-province depuis Quebec vs le Rest of Canada depuis...depuis?...toujours.
Ce pipeline est opérationnel depuis 1953. En 2016, Trudeau, fils de con, a accepté le renouvellement et l'expansion de ce pipeline. Une opération de quelques 7 milliards, presque 8. Le nouveau pipeline suivrait sensiblement le même trajet que l'actuel en place, mais transporterait de nouveaux mélanges pétroliers, beaucoup plus vite. Triplant la capacité actuelle. Passant de la production de 300 000 barils par jour à 890 000 barils par jour.
Ayant pour résultat logique l'accentuation de la circulation de pétroliers sur nos eaux. Triplant du même coup les chances de déversements involontaires. On est tous d'accord pour dire qu'un déversement pétrolier dans nos eaux est affreusement mauvais pour nous. Mais de part et d'autre on dramatise ou dédramatise sur les dommages anticipés et rien de bon, ni de tellement vrai à 100%, ne s'en dégage avec certitude. Ce que l'on sait, c'est que depuis 1961, 40 000 barils de pétroles se sont perdus dans nos eaux. Ne créant rien de bien.
On nous dit déjà qu'à partir de 2050, il y aurait plus de plastique que d'espèces marines dans nos eaux. A-t-on besoin d'un peu de pétrole dans tout ça? scandent les environementalistes.
Le saumon est en constante baisse dans le Pacifique. Les baleines de la même région se nourrissent de saumon. On parle d'extinction dans les mêmes phrases où on prononce Kinder Morgan. Dans chaque mouvement anti-pipeline, se trouvent sur les premières lignes, les premiers arrivants sur nos belles terres, les autochtones.
Le pipeline circule déjà lâchement sur des centaines de kilomètres de territoires autochtones dont les droits territoriaux étaient toujours restés convenablement vagues auprès du gouvernement.
Secwepemc, Stl'atl'imc, Nlaka'pamux, Coast Saklish, tous des secteurs autochtones où passe déjà le serpent pétrolier. Tous en Colombie-Britannique, qui ne veut pas du projet, mais pas du tout. Un gouvernement foulant les sols autochtones doit faire plus qu'écouter leurs opinions sur le sujet. Il doit leur offrir des compensations ou négocier certaines choses. Ce n'est pas que du droit autochtone, c'est du droit légal.
6 nations autochtones, les villes de Burnaby et Vancouver, en Colombie-Britannique, ont poursuivi Kinder Morgan, fin 2017, et ont lancé une injonction contre Kinder Morgan. 7 autres nations autochtones avaient freiné Trans-Canada, le projet de pipeline Energie-Est, qui menaçait vers le Québec, de cette manière. 14 injonctions existent présentement CONTRE le projet du pipeline Kinder Morgan. Si il se fait vraiment, il sera constamment saboté.
Elisabeth May, leader du parti vert, a dit qu'elle préférait aller en prison que de savoir ce projet en train de se réaliser. Les maires de Vancouver et Burnaby sont 100% contre l'envahissant projet. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan est farouchement contre aussi.
John Horgan est du Nouveau Parti Démocratique, le NPD. Mais en Alberta, qui veut 100% le contraire de ce que veut la Colombie-Britannique, Rachel Notley, première ministre de l'Alberta, est aussi, membre du NPD.
Et
C'est
La
Guerre
L'Alberta en avait tant contre la C-B, qu'ils ont boycotté le vin de l'endroit pendant quelques semaines. 95% du vin vendu en Alberta est originaire la Colombie-Britannique. Ce qui est triste à bien des niveaux. Et le reste du monde? vous vous privez du reste du monde? Et vous vous priveriez du vin? Mais vous vous punissez vous-mêmes! le chantage n'a pas tenu.
Pour l'Alberta, le pipeline c'est de l'argent, c'est du travail, le pétrole est le sang de l'Alberta. Les sables bitumineux, leur cerveau. En Colombie-Britannique, les retombées ne sont pas aussi importantes, mais les risques écologiques le seraient grandement.
Et on en veut farouchement pas.
Pour Justin, c'est l'image, toujours l'image, du Canada.
Horgan et Notley ont, politiquement tous deux besoin de l'appui de la population. Horgan est minoritaire en C-B, et si les environnementalistes votent pour lui, il pourrait se gagner une majorité. Notley aura besoin de tout le monde contre le Conservateur Jason Kenney qui se présentera contre elle.
Trudeau chante l'économie et l'environnement dans tous ses discours sur le sujet. Il parle aussi continuellement du "bien du pays" en parlant du pipeline. Mais plusieurs entendent "le bien de l'Alberta" sinon d'une compagnie du Texas.
Son gouvernement avance 4 milliards et demi si personne ne se présente pour faire de même d'ici juillet. Ce que personne ne devrait maintenant faire. Pourquoi quelqu'un le ferait? la population paiera. Tout comme on se rue aux pompes pour de scandaleux 1,39$ le gallon, en pensant que c'est une économie.
En parfaits zombies.
Mais la bataille est si ardue, la résistance si forte, que même Kinder Morgan a suspendu son travail là-dessus jusqu'à ce que les eaux soient plus calmes. Et a vendu.
L'avenir de l'industrie pétrolière au Canada se joue.
L'avenir de deux premiers ministres du NPD se joue aussi.
L'héritage politique de Selfie Trudeau aussi.
L'argent des contribuables pour financer le pétrole.
Et ça ne voulait pas taxer 27 cents par mois pour Netflix...
Mais 4 milliards, bientôt 7...surement plus... de nos poches...Bah!
Le meilleur déguisement de notre prof d'art dramatique de premier minus?
Celui d'écologiste.
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