lundi 20 avril 2009

A un doigt de la désobéissance civile


Ça me fait capoter.

Pour vrai.

On parle d’arréter le taxage dans les écoles primaires, secondaires et chez les jeunes en général et chez les “grands”, les adultes, on l’encourage.

La justice est entre les mains de réèls terroristes de la pensée.

Des vrais.

Le triste juge Jean-François de Grandpré qui préside le procès impliquant Polygone, une firme poursuivie au civil par Ottawa dans la foulée du scandale des commandites pourrait forcer le journaliste Daniel Leblanc à être placé dans le box, prochainement, et être forcé de révéler qui était une de ses sources confidentielles dans cette affaire: l’indispensable "MaChouette".

C’est un devoir civil que de dénoncer des abus et la malfaçon dans la gouvernance de nos États. C’est ce qu’à fait "MaChouette", ce héros ou cette heroine qui a mis à jour le scandale des commandites en coulant des informations au journaliste Daniel Leblanc. Cet État doit-être libre de corruption et de magouille. Entendons-nous il y en aura toujours mais c’est encore de protéger nos institutions démocratiques contre le crime organisé, le terrorisme et les États voyoux que nous sommes tous investi.

ENCORE PLUS si on est juge, policier ou dans un rôle de pouvoir.

Le juge de Grandpré fait l’inverse en protégeant un voyou et en persécutant un honnête citoyen. Un autre héros: Daniel Leblanc le journaliste par qui les magouilles se sont rendues au peuple. Est-ce moi qui comprend le monde à l’envers? Si les bons sont devenus les méchants et les méchants devenus les bons faudrait arrêter de nous presenter Hitler comme un monstre et nous le montrer comme le grand peintre qu’il était peut-être.

Si les citoyens mettent la ville en feu quand 22 joueurs de hockey battent leurs adversaires en série seraient-ils aussi capables de terorriser Polygone ou le juge en question? Personellement je suis à un doigt de la désobéissance civile si Leblanc est forcé de réveler l’identité de sa source.

Par souci de justice je suis tout à fait prêt à me faire criminel.
N’est-ce pas la phrase la plus étrange possible?
Je serai le premier à organiser l’évasion de Daniel Leblanc si il fait une seule journée de prison pour avoir gardé le silence en cour.
Je souhaite le réèl chaos si il est forcé de témoigner.
Je souhaite pire encore si il est envoyé en taule.

Le juge De Grandpré est un danger pour notre État car il donne raison à des bandits aux détriments de ceux qui veulent s'en protéger.
Les escrocs ont enfreint plusieurs règles de sécurité pour voler notre État et le juge n’en tient pas compte. Le juge confond le plaignant avec l’État car c’est le seul dans cette affaire qui peut forcer l’accusé à dévoiler ses informations dans la mesure où la sécurité devient un enjeu.

Il confond aussi justice et corruption morale.
Ce juge est une ordure.
A quand la collecte des vidanges?

Mon ennemi le sommeil


Il était minuit 14.

Comme les 12 dernières nuits je me gardais hors des couvertes car j'avais absolument trop chaud. En fait j'essuyais même une coulisse de sueur dans mon cou alors que nous ne chauffions même pas la maison.

"Faut vraiment que je dorme" a plaidé la belle à mes côtés.
"moi aussi" ai-je soupiré "je ne veux pas aller dans le sous-sol encore..."
"Non...va pas dans le sous-sol" a -t-elle imploré.

9 minutes plus tard, à écouter ses ronflements ponctuels, je prenais mon réveil-matin portatif, mon oreiller et je descendais dormir sur le divan du sous-sol.

En m'y rendant je constatai que je n'étais pas le seul à me taper une nuit blanche. Les lumières autour de la piscine, l'ordinateur portable, le playstation II de Monkee, l'ordinateur du sous-sol, la Wii: tous allumés. Y a surement des bigs shots d'Hydro-Québec qui se verse des bouteilles de bon rouge ancestraux avec les deniers de notre seule maisonnée.

Il y a 5 ou 6 ans je dormais 100% de mes nuits dans mon lit. Depuis que l'on a acheté notre maison dans le 450, je commence toutes mes nuits à l'étage. Puis deux heures plus tard je suis complètement réveillé. Incapable de me rendormir parce que fin prêt à commencer ma journée. Il est minuit ou deux heures du matin et j'ai si chaud, je suis si incapable de rester en place dans la même position, je gigote tant d'un bord et de l'autre que j'en deviens insupportable. Même pour moi-même. Une hyperactivité mentale s'empare alors de moi et je me vois forcé d'y aller d'une coupure violente et radicale. Je me lève, descends deux étages et m'installe sur le divan du sous-sol, un endroit plus frais où je ne dérangerai personne. Si je gigote encore je m'en rends moins compte car je n'ai pas d'autre sommeil à troubler. Je m'endors généralement assez rapidement mais me réveille 3 ou 5 heures plus tard dans le même état qu'on sortirais probablement d'un grave accident de voiture.

Se lever en pleine forme? Je ne crois pas en connaitre les arômes. Non je ne suis pas en "mauvaise" forme nécessairement mais me dire "Hop la vie qu'es-ce que je me sens bien!" en me levant? jamais. C'est plutôt le silence pendant une heure ou deux. IN-CA-PA-BLE de dire un simple mot. Même quand la douce me souffle "bonne journée" du fond de la chambre sur mon chemin vers la douche.
Je lui envoie un baiser soufflé.

Je ne sais pas ce qui fait que j'ai le sommeil si agité. Je ne sais pas ce qui a changé entre 2003-2004 et maintenant. Une maison. Un deuxième enfant. Un nouvel emploi devenu atrocement angoissant. Surement tout ça.
J'ai d'abord blâmé une mauvaise gestion du stress de ma part. Ca y est surement pour quelque chose aussi. Puis un mauvaise alimentation. Jusqu'à tout récemment je défoncais le 200 livres. Moi qui m'étais toujours gardé dans le 180. Maintenant que je m'en rapproche du 180 je m'explique mal comment je peux encore avoir aussi chaud la nuit. Mes journées commencent à 5h23 le matin (pourquoi 23? I don't know)sont très chargées et se terminent souvent vers les 23 heures (peut-être pour ça le 23...). Dans la journée j'aurai au minimum fait un jogging d'une demie-heure. Je peux difficilement fatiguer la machine davantage.

Et pourtant j'en suis à ma 12ème nuit de suite commencée en haut et terminée au sous-sol.

J'ai eu récemment 20/25 jours où tout allait bien. On couchait sur un matelas directement au sol. Comme quand nous étions étudiant. Full Feng Shui.

Puis on s'est acheté un lit. Le hasard a voulu que depuis je ne fais plus une nuit entière dans mon lit.

Le hasard?

Je ne sais plus
Je ne sais plus rien de toute façon.
Sinon que je suis crevé.

dimanche 19 avril 2009

124 grandes minutes


Ma douce s'était loué un film pour contrer son veuvage du samedi soir. Moi je m'étais réservé le 3 heures de torture Montréal-Boston.

D'habitude elle tombe dans le léger. Ses semaines sont aussi lourdes que les miennes alors quand elle peut tomber dans le poids léger, elle le fait. On est souvent à la limite du karaoké. Nick & Norah`s Infinite Playlist ou Mamma Mia des choses du genre.

Comme je m'étais planté en lui louant Rachel Getting Married la semaine dernière, hier elle s'en est chargé elle-même. Elle est tombé dans le sérieux.

"Tu vas aimer ça tu devrais l'écouter, un film qui commence à Berlin et qui finit à New York en plus...tout à fait dans tes cordes"
Quand ce refrain sonne dans la matinée il n'en faut pas plus à Roger pour s'écraser.

Je crois que dans mon for intérieur je n'avais pas encore pardonné au tandem Stephen Daldry (à la réalisation) et David Hare (au scénario)de nous avoir signé leur film soporifique The Hours il y a quelques années. J'avais trouvé cette oeuvre lourde. Avec des performances affectées, surtout chez Nicole Kidman qui avait, malgré toutes les apparences, manqué de pif dans son interprétation à mes yeux. (Souvent dans ces cas-là ils leurs donnent un oscar). J'avais trouvé que cette oeuvre faisait appel aux initiés des livres de Virginia Woolf et de son livre Mrs Dalloway, initié que je ne suis pas, et je m'y étais assez fortement ennuyé.

Et comme le livre de Bernard Schlink était en vente à moins de 12$ depuis si longtemps, je sentais la mauvaise adaptation et me tenais donc loin de The Reader qui réunissait le même tandem cinématographique Daldry/Hare.

Erreur.

Ce film écrit, tourné et joué avec une grande intelligence touche un sujet délicat, soit la responsabilité morale. La responsabilité morale chez un peuple, les allemands, qui n'a jamais chassé complètement les horreurs commises lors de la deuxième guerre mondiale.
Kate Winslet y est comme toujours extraordinaire et le jeune David Kross est tout simplement parfait dans le rôle principal du jeune homme torturé par celle qu'il croyait connaitre et celle qu'il découvre. Ralph Fiennes hérite du même personnage que Kross mais à un autre âge et y tient un rôle extrèmement complexe. Une scène avec Lena Olin vers la toute fin est tout simplement magistralement écrite, jouée et livrée dans un exercise extrèmement chargé d'émotions contradictoires.

Voilà un film qui naviguera longtemps dans la mémoire.

C'est d'ailleurs tout un pari que les producteurs s'étaient donnés que de tenter de réhabiliter le souvenir de la responsabilité sous le troisième reich. Il fallait du doigté. Les scènes de bain et de chantier en construction sont multiples et font de l'excellente métaphore subtile afin d'illustrer le souvenir de l'impensable chez les Allemands. Des souvenirs dont on voudrais se rincer, reconstruire autrement.

L'ironie dans tout ça c'est que ce fort habile film sur la mémoire a été produit par deux grands producteurs disparus: Sidney Pollack & Anthony Minghella. Deux producteurs qui n'auront pas survécu à leur chef d'oeuvre.

Mais que leur chef d'oeuvre nous fera garder en mémoire pour toujours.

Je suis heureux de découvrir par hasard que Daldry travaille présentement à adapter une oeuvre d'un auteur que je lis et découvre avec délice en ce moment même: Michael Chabon.

Faut crère que j'ai du flair dans les choses qui sauront me plaire c't'affaire...

vendredi 17 avril 2009

Pisser dans la piscine


"Bon, êtes vous tristes les ti-gars ce matin?” de dire la moustache sur le ton d’une maman qui voudrait consoler son enfant.
“Pourkesséfaire qu’on serait triss?” de répondre mon voisin de bureau Schubert Yapalefeu, fier représentant de Shawinigan mais surtout le plus grand fan des canadiens au monde.
“ben vos Canadiens se sont fait rosser hier…”

Bon.
Il ne se sont pas fait rosser.
Une équipe qui a besoin de la moitié de ses buts en avantage numérique, de quelques arrêt clés de son gardien et d’un filet désert, n’a rossé absolument personne. Elle a gagné oui. Mais n’a certainement pas prouvé qu’elle ne peut pas perdre demain.

Je ne suis pas entré dans les détails de cet argumentaire car je savais que cet olibrius du département des finances ne s’intéresse pas vraiment au hockey. Ce qui l’intéresse toutefois c’est probablement de prendre toutes les frustrations de son adolescence accumulées au cours des années et tenter de les ramasser dans une motte de petit air baveux afin de narguer quiconque a réussi à se trouver une passion dans la vie. Passion qui ne ferait pas écho aux siennes. Passion qui viendrait perturber
son cubicule qui lui renvoie des colonnes de chiffres et lui rapelle sa vie beige.

Au bureau, il y a tout plein de gens comme ça qui, par haine de la passion des autres, semble se faire une jouissance de prendre soudainement pour les Bruins ces temps-ci.
“Tu prends pour Boston Tanya?”
“Non mais j’hais trop les canadiens”
“Pourquoi t’hais les Canadiens?”
“J’ai toujours haï les canadiens”
J’ai arrêtté ma conversation là parce que quand même relativement distrait par son t-shirt moulant des Bruins qui me donnait une impressionnante vision de ses seins parfaits prêt à exploser semble-t-il.

Mais ce n’étais quand même pas une réponse. “parce que le hockey gâche mes samedi avec mon chum” aurait été mature mais “parce que je les ai toujours haï”?
Alors ce faux sentiment d’appartenance avec Boston dont elle ne connait aucun joueur (et dont elle ne connait pas la taille des t-shirts) se construit simplement sur la haine de l’autre? Ou plutôt sur la haine de l’amour qu’éprouve l’un pour l’autre?

Pour moi le canadien n’est pas une “passion” autant qu’on pu être les Nordiques à l’époque. J’étais né la même année qu’eux je les avait vus grandir, c’était ma ville, zétaient toujours les négligés, Peter, Anton, Dale, Goulet, Joe. Y avait de quoi à aimer.
Pour Schubert Yapalefeu les Canadiens c’est toute sa vie. Il a le CH tellement tatoué dans le coeur que des fois il faille le retenir pour qu’il ne se mette pas à pleurer en parlant des glorieux des années 70.
Et il est tombé dans le piège du gars des finances comme Brian Mulroney aurait accepté l’argent liquide d’un vaurien Allemand. Il s’est obstiné avec multiples gestes pour le plus grand plaisir de la beige moustache des finances qui rigolait autant que les cancres de la petite école secondaire devaient rire de son désaroi à lui quand il se faisait torturer à la récré.

“Hey Jack, you from Boston? What’s with the Bruins jersey?”
“no but I hate the Canadiens”
“Why?”
“Cause they suck”
“er…So if Montreal wins you’ll become a fan of whoever faces Montreal next right?”
“I’ll be happy only if Montreal is out”

Ah bon.
Ça doit être fabuleux d’être si antiquelquechose. Baser sa joie sur l’échec de l’autre. Il y a ombre de revanche jalouse là-dedans. De la jalousie de voir les autre jubiler là où on ne jubile pas soi-même.
C’est pas un peu la frustration du bande-mou face au bande-raide ça?
De l’envie d’être un fouille-merde assurément en tout cas.

Je n’aime pas le golf mais face à un golfeur passionné je n’applaudirais pas la pluie.

Mon beau-frère insistait quand, mon fils et moi regardions un match des séries entre les deux même clubs l’an dernier chez lui. Un match que Boston avait gagné. Un match où il jubilait tant à chaque but des Bruins qu’il poussait l’odieux jusqu’à faire une petite danse devant mon fils et moi qui le regardions perplexe.
Je crois qu’à la fin on lui a tiré une cacahuète.
Même si il se magasinait une claque.

Je déteste ma piscine à cause de l’entretien qu’elle oblige. Aussi parce que je me trouve trop gras et que j'en ai développé un complexe de me montrer en bedaine même devant mes proches.
Juste évoquer ma piscine me déprime assez intensément en général. Quand la compagnie qui la démarre m’a appellé l’autre jour pour fixer une date pour la partir je suis devenu sombre et légèrement découragé. J’étais incapable de trouver un bon moment car pour moi ce serait jamais. Ça m'a rappellé une saison qui ne me plait pas beaucoup et qui s'en vient.

Mais les enfants trippent avec la piscine, l’amoureuse aussi.

Je ne pisse pas dans la piscine pour les écoeurer.
Je lui tourne le dos c’est tout.
Et je suis capable de sourire quand ils s'amusent dedans.

jeudi 16 avril 2009

La maison du numéro 40


Pour les boyz il y a RDS ou Spike TV.

Pour mesdames zont créé Canal Vie.

Une véritable panacée pour l'amoureuse qui ne termine jamais un soir de semaine sans y zapper une minute ou deux sur le canal 35. Sur cette chaine, s'y multiplie presqu'aussi rapidement qu'un vaurien entre en politique, les émissions sur la décoration, la rénovation, l'agencement de salon, cuisine, chambre à coucher, maison.
Débbie rénove (mal), Saskia scrappe, Candice séduit.

Aussi souvent que ma belle fût emportée dans mon enthousiasme (non contagieux semble-t-il)d'un match des Canadiens je me suis trouvé aussi pris en otage à quelques occasions des choix de sa zapette.

Si bien que hier, contre toute attente, une seule et même émission a réunie en 30 minutes les joueurs du Canadiens et des décoratrices. Cutes en plus (Maxime aussi de préciser l'amoureuse). La Maison de Maxime Lapierre propose sur la moribonde TQS 30 minutes d'arrangement de la maison d'un millionnaire célibataire de 24 ans qui n'est jamais chez lui.

Bon la première d'hier aurait du se vouloir sympathique. Toutefois je doute que le joueur de hockey se soient faits un large capital de sympathie. La maison de Maxime Lapierre est un château. Un véritable palace, neuf et tout à fait splendide que pratiquement tout le monde prendrait ainsi. Mais le beau Max a multiplié les "j'aime pas ça, je veux changer ça, c'est laitte" là où il y avait du très très beau. Soulignant involontairement la déconnection totale entre la réalité d'un téléspectateur et un millionnaire du hockey. On a même parlé du sous-sol comme d'une pièce où on ferait une pièce "hommage au hockey" avec des gilets de hockey le long des murs (heewww!). Ceci nous as fait dire "finalement il feront peut-être du laitte avec du beau".
En nous montrant ce que la belle Marie-Christine Lavoie, designer d’intérieur et conjointe du défenseur et coéquipier Mathieu Dandenault avait déjà fait chez Steve Bégin et son amoureuse elle a rassuré tout le monde. Elle fait de la très belle maison la fille. Et pour une toute première expériencne à la télévision, elle a l'air d'une vraie pro et crève l'écran. Diplômée de l’Académie internationale du design de Montréal en 2003 ses compétences semblent tout à fait à la hauteur. Elle s'est accompagnée d'Hannah Koivu comme assistante, une madame Koivu qui parle très bien le français ce qui donnera encore plus de munitions aux gens qui reprochent à Saku de ne pas maitriser la langue de Molière après 13 ans en ville.

Zont eu la bonne idée de ramasser cela en 30 minutes. Même de nous faire sauter les négociations et les sessions de brainstorm autour d'une table entre filles. En choisissant de mettre de la musique sur le plan des blondes à Dandenault, Koivu, Bégin et Latendresse (il est papa lui?) on a pu constater qu'un milionnaire du hockey peut se choisir une vraie belle femme.

Hâte de voir si elles feront de la vraie belle maison.

mercredi 15 avril 2009

Pogne molle sur la ville(dos rond au front)


Je me rapelle les chicanes de petits boss de banlieue lors des fusions.

A l'époque je me disais, ça va être impossible de demander à tous ses gérants de poulailler un seul coq en chef.

Et pourtant ils avaient quand même réussi à s'élire Gérald Tremblay au sommet. Un gars gentil. Un premier de classe. Du genre qui faisait toujours ses devoirs. Sous des airs de grands naifs un homme qui voulait vraiment que sa ville rayonne.

Un nerd.
Un nerd heureux.
Probablement un nerd taxable dans la cour de récré aussi.

Dans le scandale de l'eau qui éclabousse (C'est le cas de le dire) son administartion il reste fort étonnant que le plus grand contrat de l'histoire de la ville de Montréal soit passé sous le pif du bon Gérald sans qu'il n'en sache quoi que ce soit. Ou qu'il en sache si peu. Du moins c'est ce qu'il laisse entendre depuis le début de l'exposition de ce qui semble être un large cercle de corruption et de copinage.
Assez large pour le ramasser lui avec.

Mais voilà, Tremblay envoie au bâton un fonctionnaire qui n'a jamais pris la moindre décision dans le dossier des compteurs d'eau donner ses explications aux médias sur le dossier hautement suspicieux...du contrat des compteurs d'eau...

Dekessékséksaveut dire ça?

Ou bien Tremblay a dit à ses proches très tôt dans ce projet "ça pue, si ça se sait que c'est plein de marde tout ça tenez-moi loin" et que maintenant que la shit hits the fan il pousse ceux qu'il avait mis en garde sur scène.
Ou bien il a été élu maire dès le début car c'étais lui le plus apte à laisser faire les cancres dans la cour de recré en fermant les yeux au bon moment ou en ayant tout simplement pas la pogne suffisament solide pour pouvoir les déloger quand ils font des conneries.
"Je vais le dire au prof!"
"Ta gueule les barniques!"

Je crois plutôt à cette deuxième option. Après tout le maire Vaillancourt n'est pas maire de Laval depuis plus de 20 ans parce qu'il est particulièrement bon. C'est parce qu'il sait plier du bon côté. Là où le blé est plus romain. Vous croyez que cette bedaine est naturelle? Faut engraisser cela du nombril comme ça mes amis. Venez habiter Laval de serais-ce qu'un été, vous comprendrez rapidement qui mène la ville.

Tremblay est probablement du même type.

Du genre à ranger ses épaulettes quand c'est du hockey de séries éliminatoires. A présenter le dos dans le coin. A refuser de voir la brute qui arrive pour l'étamper dans la bande même si il entend les enjambées dans sa direction.

Devrais prendre exemple sur Régis à l'autre bout de la 20. Pas chic le Régis, transparent même quand il ne le voudrait pas, avec des manières aussi grossières que le beau frère mal embouché de la famille mais un homme qu'on sent en contrôle de sa ville au moins. Même parfois presque trop. Et ce même si il affiche assurément la plus mauvaise moumoute du 418/514/450 confondus.

Dans la même situation que Gérald, Régis cracherais son indignation à en perdre son dentier sur toutes les tribunes. D'André Arthur à Jeff Fillion en passant par les Francs-tireurs et Tout Le Monde En Parle.

A moins qu'il n'ait quelque chose à cacher...

Savais tu si peu Gérald?

mardi 14 avril 2009

Tout sur toi


Tu as couru après toi-même toute la journée.

Tu as profité du fait que ton patron se levait pour aller rejoindre son patron à lui pour te sauver du bureau. Comme tu te sauves du bureau tous les soirs. Tu réalises que ta vie est une succession de patrons pour lesquels tu n'as aucun respect. Tu t'en moques. Dans le grand buffet de la vie tu les rotes.

Tu réalises du coup que c'est le premier job pour lequel tu n'a jamais hâte de revenir le lendemain. A la loterie de la compagnie aujourd'hui, loterie où l'on pouvait gagner du matériel valant plus de 1000$, des coffret dvd`s, du linge; dans la loterie de la compagnie tu as gagné un poster. Sur 400 employés tu es poster boy. Tu sais très bien que c'est ta valeur dans cette compagnie de toute façon.

Tu te rend à ta voiture, tu n'aimes pas le soleil mais tu aimes les filles qui lui réponde. Tu t'émerveille encore des plus belles femmes du monde dans ta ville. Tu SAIS que tu mourra un jour au volant de ta voiture dans un accident en te tordant le cou afin de mieux voir une splendeur des environs. Tu remarque l'employé du courrier qui se rend à sa voiture, tu te demandes si il n'est pas le seul employé à être sous toi dans la hiérarchie de la compagnie. Tu le salue avec une animosité qui n'est pas toi, comme si tu étais son patron.

"HEY Angelo! Yo Angelo, How you doin' buddyboy? Going home?"
"Yes" te répond-il timidement car il n'a jamais eu ce type de rapport avec toi.
Tu remarques sa voiture qui coûte 5 fois le prix de la tienne. Tu comprend que lui aussi gagne plus cher que toi.

Tu t'en moques tu ne vis pas pour l'argent. Tu chante Indochine à t'en défriser la tête dans ta voiture. T'as une pensée pour Jay McInerney. Toi aussi tu veux des lumières fabuleuses de la grande ville. Tu prend ton rang dans le traffic. Tu roules à zéro km/h faisant ta part pour la congestion de la 13. Contre la couche d'ozone. Tu es stationnaire mais en dedans tu cours encore. Tu es elle & lui dans le clip d'Indochine Alice & June Tu cours tu cours tu cours. Tu es Lui presque tout le temps, quand tu t'enrages, quand tu pêtes les plombs, quand tu es lâche, quand tu manges, quand tu bandes. Tu es Elle de plus en plus aussi. Parce que la femme maitrise l'art du sacrifice. Tu vis tellement pour l'autre que tu deviens une fille. Toi qui t'étais demandé toute ta vie ce qu'étais un "look Inferno-monastère", tu viens de comprendre qu'il s'agissait plutôt de "locataire d'un monastère" que chantaient les gars d'indochine. Tu trouves leur chanson Des Fleurs Pour Salinger soudainement un peu niaise et sans saveur. Tu te rapelles que c'étais les couleurs de leur clip qui te faisaient jubiler. Tu t'emballes pour l'excellente chanson La Machine à Rattraper le Temps et te rapelles comment tu désirais la fille du vidéo. Tu te demandes ce que tu ferais toi d'une machine à rattraper le temps? Que ferais tu différement? Tu te rends compte que ce que tu appelais La Machine à Rattraper le Temps étais plutôt La Chevauchée des Champs de Blé. Tu te trouves con. Tu aimes quand même la chanson.
Tu désires encore la fille du vidéo.

Tu croise le poste de police et échappe encore les mots "Fucking Pigs". Faudra te raisonner il ne t'ont rien fait.

Tu vas cueillir tes enfants et te félicites du jour où tu as pris la décision des les avoirs. Tu trouve la petite si vivante. Tu trouves le grand si allumé. Tu trouves leur école toujours abrutie, surtout la plupart de ses enseignants mais tu fais avec. Comme tu fais avec les olibrius du boulot. Tu vis pour les autres et tu ne l'oublies pas. Tu ne t'appartiens plus depuis longtemps déjà.
Tu rentres à la maison et te rapelle que la plus belle c'est elle.
La fille au bout de la cuisine aux yeux vert océan mer.

Tu te pinces, tu ne rêves pas.
Si ta vie est aux autres, ce que tu vois autour est à toi.

Tu en pleures presque.
Tu en es presque une fille, tu le savais.