jeudi 2 avril 2026

L'Horizontale Pédoprotection d'un Pouvoir d'Abuseur

Donc Gilbert Rozon est trouvé fautif de tout ce qu'on l'accusait. 

Quelqu'un en doutait ? Dans la semaine d'avant, il avait réglé à l'amiable avec deux autres accusatrices...Suis-je le seul à toujours trouvé étrange un règlement à l'amiable ? N'est-ce pas toujours un aveu ? Micheal Jackson a été accusé, en 1993, une première fois, d'abus sexuel sur un mineur, il a réglé à l'amiable. Jackson était un des hommes les plus riches sur terre. Difficile de ne pas y voir une manière de taire les secrets. Le pédophile président des États-Unis a maintes fois fait retirer des gros sous par son comptable, pour payer celles dont il abusait et qui menaçaient de peut-être parler. Doutes-t-on de la culpabilité du président des États-Unis sur l'île des horreurs Epstein ?

Doutes-t-on vraiment ?

Rozon n'est pas dans le même type de crime, mais dans le crime quand même. Associé au pouvoir. Dans les trois cas cités plus haut, tout nait du pouvoir. Celui du riche homme d'affaires qui fait ouvrir toutes les portes si vous ouvrez toutes vos jambes. Le pouvoir de l'adulte face aux mineur(e)s dans les deux autres cas. Chaque fois, c'est l'innocence qu'on violait. Des cicatrices pour toujours pour un plaisir éphémère en solo. Il a dit avoir couché avec 200 ou 250 femmes dans sa vie. C'est dire la sensibilité qu'il accorde à la chose. Il pensait que ça l'aiderait de dire une telle chose ? Guy Fournier pour témoigner en sa faveur ? Mais c'est creuser sa tombe ! Sais-t-on la perception collective que Guy Fournier (et Stéphane Venne) ont dans la société Québécoise (et peut-être ailleurs) en ce qui concerne leur vision des Femmes ? 

Le pouvoir est souvent lié à la déconnexion du réel. Le producteur a abusé d'adolescentes, au pluriel, de Femmes qui pensaient obtenir des rôles différents de ce qu'il les as forcé à faire dans ses projets, il a agressé deux soeurs de ses conjointes et la mère de l'une d'elles. Il a miné toutes les confiances. Dont celle de la juge Tremblay qui a dressé un véritable profil du prédateur sexuel en plusieurs pages rendant son verdict.

Le même jour, un autre agresseur trouvé coupable en cour et qui y retournera un jour, disait sans rire que "Nous devrons nous forcer contre eux, ce que nous avons le droit de faire" parlant de l'Iran, distraction des dossiers Epstein et appât de gain pétrolier criminel. Corridor mental d'un même type de prédateur. En plus déclin cognitif probable. 

J'ignore vraiment comment Rozon a pensé s'en sortir. Le doute raisonnable ne s'y trouvait tout simplement pas. À une Femme près sur 9. Mais encore, elle n'a juste pas été en mesure de mieux prouver. On sait tous qu'il se force contre elles depuis longtemps. Et sur 200-250, combien de fois non déclarées ? Rozon a essayé de s'innocenter. Aussi gauchement qu'il aurait "aimé" plusieurs Femmes à sa manière. Condamnable. Condamnée. 

Je ne sais trop pourquoi, mais ça m'a fait penser à Kim Philby. Officier du SIS (Secret Intelligence Service) il a été espion toute sa vie pour le compte des Soviétique. Il était responsable de dénicher les taupes en Angleterre, tout en étant agent double pour les Soviétiques, lui-même. Issu d'un milieu où il se pensait lui aussi, intouchable. Il avait accordé une entrevue à la télé où l'intervieweuse lui avait tout de suite demandé si il était espion ce à quoi il avait répondu un bref "No comment". Qui, avec le recul, semble si absurde car au final, oui, il était bel et bien agent double, et s'est tiré de toutes formes d'accusations en étant justement largement protégé pas le KGB. Mais la parapluie du "No comment", où on le voit assez satisfait de sa réponse, me semble tellement le culpabiliser davantage...

Je comprend que si il était sous enquête, il ne devait pas vraiment en parler publiquement, mais alors dans quel but accepter une entrevue à la télé ? Guy Fournier pour disculper Gilbert Rozon, c'est Kim Philby pour parler de contrer les espions. Le loup dans le bergerie.

Et ce type de protection risible "no comment" alors que si on a rien à se reprocher, on a qu'à le dire ainsi, m'a aussi fait penser à ce que le pédoprésident veut faire oublier: Les Dossiers Epstein. Dont la diffusion publique est maintenant suspendue, parce la distraction en Iran "menace la sécurité"... ne cherchez pas un sens, il n'y en a pas. C'est l'horizontale pédoprotection d'un pouvoir d'abuseur.  

Jeffrey Epstein, de son vivant, se cachait aussi sous le parapluie du "I invoke the fifth" aux questions qui ne lui plaisaient pas, mais qui semblaient tellement le culpabiliser davantage. Le 5e amendement garantit le droit au silence si on juge qu'on tente de vous auto incriminer. 


C'était à une époque où la constitution des États-Unis voulait dire quelque chose. 

De nos jours, là-bas, rien n'est respecté, pas plus la constitution que la loi en général ou le congrès, ou le droit humain, aux États-Unis. Pays en total déclin qui fût un jour une grande nation, devenue le sujet de moqueries mondiales quotidiennes. Et de honte surdimensionnée. Jamais on aura eu plus criminel au pouvoir au pays d'en bas. Et ce, très ouvertement. 

Lord Acton disait, jadis naguère, que le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. 

Absolument. 

Sa folie s'est encore répandue en ondes en soirée hier, le pédoprésident passera à l'histoire pour les pires raisons possibles. 

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