lundi 27 avril 2026

Avaler des Rivières d'Eaux d'Égoûts

Le dîner des correspondants de la Maison-Blanche est un gala annuel prestigieux qui se tient à Washington, tenu depuis 1924, réunissant journalistes, politiciens et célébrités. Organisé par l'Association des Correspondants, il célèbre la liberté de la presse tout en offrant un moment de détente avec des discours humoristiques, notamment  sur le président en fonction au moment de la soirée.

L'objectif de la soirée est de remettre des prix journalistiques,  de s'amuse en tirant la pipe au président ou à son administration, et offrir une soirée de divertissement politique. 

Les présidents, généralement s'y rendre, bons joueurs. 

Jimmy Carter, en 1978 et 1980, Richard Nixon, avant lui. en 1974, et Ronald Reagan, en 1981, avaient été les derniers à ne pas se rendre à ce dîner. Carter avait choisi de ne pas y aller en 1978, car la crise du pétrole devenait trop sérieuse et il ne voyait pas le moment de s'amuser avec les journalistes. 4 ans plus tard, la crise était à son sommet, la crise des otages, extraordinairement mal gérée, et au finale, contrairement à ce qu'Argo raconte faussement, réglée presque 100% par le Canada, ferait tomber Carter. Il n'était pas question d'aller rigoler avec les journalistes. En 1974, Richard Nixon était sous enquête pour le scandale du Watergate, personne n'entendait à rire. Il tomberait justement grâce au brillant travail des journalistes. Ronald Reagan ne s'y rendait pas, en 1981, pour la simple et bonne raison qu'il se remettait tout juste d'une tentative d'assassinat. Ce n'était pas approprié. 

36 ans plus tard,  le pédophile actuellement en poste allait refuser, année après année, depuis 2017, de s'y présenter. Parce qu'il est bête. En plus de couper les fonds aux journalistes et de choisir ceux et celles qui le questionnent , trop souvent, il considère les journalistes comme les "ennemis du peuple", parce que la pire ennemie du mensonge, est la vérité. 

Mais cette année, le pédoprésident avait promis d'y aller. Et d'avoir la main haute sur la soirée, contre les journalistes. Ce serait leur bien-cuit à eux, et non pas l'inverse.  Selon ses propres mots, il allait être le plus inapproprié possible, envers les correspondants. On ne savait pas comment allait se dérouler la soirée.

Mais eux, savaient. Ce n'était pas un samedi soir. C'était la finale d'une saison de mises-en-scènes.

Karoline Leavitt, disait à quelqu'un sur la sorte de tapis rouge que "you will hear some memorable shots fired tonight". Qui, traduit correctement, voudrait dire "Vous entendrez des flèches mémorables décochées ce soir" Mais qui peut aussi se comprendre par "Vous entendrez des tirs de fusil tirés!". Une correspondante, à sa propre table, disait à la station Fox, en direct, que le mari de Leavitt, lui avait sérieusement dit, avant les prétendus tirs, "...qu'il ne fallait pas s'inquiéter de la soirée, tout irait bien, qu'elle était en sécurité..." Ce qu'elle n'a pas compris. Pourquoi lui dire une telle chose ? La station de télé Fox a coupé son appel téléphonique prétextant un problème de communication, mais ça coupait aussi sa phrase qui allait probablement en révéler trop de l'organisation de la soirée.

Celle -ci allait débuter par un numéro de "Mentaliste". Traditionnellement, il s'agit d'un # d'humoriste. Mais si le pédoprésident se présentait dans une soirée où ce n'était pas tous les journalistes qui le vénéraient, il n'étaient pas non plus pour être "the butt of the joke" avant même que la soirée ne commence. Le vieux monsieur avait été présenté, on avait fait résonner l'hymne national, on avait servi le premier plat,  quand on s'est agité pour prétendre que des tirs avaient été entendus d'un tireur comme dans les écoles des États-Unis, et qu'il fallait mettre un terme à la soirée, en sécurité. 

Avec une régie bien rodée, plusieurs angles de caméras, inexplicables en de telles circonstances extrêmes, arrivaient à filmer les mouvements des agents de sécurité, chose contre indiquée, dangereuse et habituellement très contrôlée, quand une vraie situation de survie est potentiellement menacée. 

RIEN, n'a paru vrai. Du rictus du pédoprésident quand tout le monde a joué la scène de la stupeur ahurie (voir photo), à Stephen Miller prenant "courageusement" sa femme enceinte comme bouclier humain, avec un visage semblant vouloir freiner aussi un amusement, en passant par les prises de photos qui ont suivi où tou(te)s les traumatisé(e)s de la soirée souriaient pleines dents, comme après une générale de pièce de théâtre qui aurait fait mouche. Sur la photo de Miller sortant sa femme par le sein, on peut aussi voir le pédoprésident derrière, observer le mouvements des eaux de derrière les rideaux. 

Ça fait vraiment peu sérieux. Le crétin en chef a parlé de la nécessité d'avoir la "sécuritaire" salle de bal nazie, dont la construction a été freinée par successions d'illégalités. Le grand guignolesque du soir justifiant la carnavelesque salle de bal illégale. Il l'a répété, post présentation théâtrale agitation. 

Il n'était pas énervé du tout, comme on l'est quand on tire toutes les ficelles.     

On arrive plus rien à croire. 

Des journalistes se sont pris en autoportraits, tout souriants...comme le enseignant(e)s le font pendant les tueries dans les écoles...non ?   Cole Thomas Allen n'a pas été tué, il a été arrêté. Son devoir manifeste de 1000 mots disait vouloir éliminer toute l'administration Trump, sauf Kash Patel. Ironiquement, il écrit qu'il voulait assassiner tous les gens d'influence de l'administration en place, du plus haut rang et plus bas, ce qui ne pouvait inclure le ridicule Patel. Qui est si incompétent, il ne passe pas le barre de moins influents encore. 

Parlant de compétences, on a engagé les meilleurs, Shaggy Rogers, Fred Jones, Daphne Blake, Velma Dinkley de l'escouade de Scooby-Doo. 

Une administration qui ment sur absolument tout ne choisit pas ce que sont peuple choisi de trouver douteux. Ce privilège est disparu.  On y croit plus. Une fois la réalité empoisonnée, chaque nouvelle diversion est traitée avec soupçon. C'est un processus digestif d'ingestion de soupe à la bullshit.

Une fois arrêté par l'escouade de Scooby-Doo, comme à l'habitude, le suspect a été démasqué.

Contrairement à la nouvelle distraction pour nous faire penser à tout sauf aux dossiers Epstein, on est resté surpris...

On ne trompe pas Shaggy, Fred, Daphne, Velma et ce bon vieux Scooby-Doo.

Mais le peuple des États-Unis, le monde...

Le monde a soif de vérité. Mais depuis 2016, qu'est-ce qu'on avale des eaux usées...De Grab'em by the pussy à Une civilisation entière va mourir ce soir... 

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