On a fait une partie de l'école secondaire ensemble. Et le Cégep. Au secondaire, sur trois ans, on ne s'est jamais vraiment parlé. C'est au Cegep qu'on a commencé à se jaser quand on a eu deux cours ensemble. Puis, on s'est plus revu pendant presque deux ans. Entre les deux, j'ai rencontré ma conjointe actuelle, et, comme le monde est petit dans le 418, on a découvert que ma conjointe, est la cousine directe, d'Annie. Son père est le frère de mon beau-père. On l'a découvert au Noël de 1992, quand on s'est revu, au party familial, et qu'on a aussi compris que j'avais déjà joué au hockey contre le chum d'Annie. Lui s'est rappelé de moi, j'étais dérangeant quand je jouais. J'ai eu besoin de plus d'efforts pour y arriver avec lui. Beaucoup plus de gens le connaissent lui, aujourd'hui, il est journaliste à la télé de Québec. Le monde est petit. Ce sera le sujet ma chronique.
Encore plus avec la téléphonie, l'intelligence artificielle et l'internet.
Annie est enseignante. Du type qui se déplace dans le Nord du Québec pour aider les écoles remplis d'autochtones dans le besoin. Qui forment aussi les gens qui s'y rendent pour enseigner. Étant moi-même métis autochtone, on s'est lié d'amitié encore plus facilement.
En 2007, par des contacts universitaires, elle a été invitée en Islande, rien de moins, pour y être d'un panel d'enseignants pour y parler de clientèle atypique d'élèves. Qui est souvent la sienne. Si vous voulez savoir ce qui est atypique chez les autochtones du Québec, renseignez-vous. C'est une plongée qui pourrait vous faire réagir.
Ceci étant dit, Annie était au pays des geysers et elle les as, bien entendu, vus. C'est un endroit que j'aimerais un jour visiter, c'est sur ma liste de projets, et je l'ai questionnée sur les choses à y faire et les choses à ne pas y faire quand elle nous as raconté son passage là-bas. Elle y a vu les incontournables. Les geysers, les chutes, toutes les beautés naturelles. Elle a même confessé que, ne pas être en couple, elle aurait flirté avec quelques Islandais qu'elle trouvait fort charmants. Et que les jeunes filles, d'Islande, étaient aussi à donner quelques complexes. D'autant plus qu'elle parlait à plus jeunes qu'elles, d'âges universitaires, dans le force de l'âge.
Sur l'heure d'un diner, leurs hôtes les avaient amenés sur le site de Thingvellir, maintenant un parc national, mais fameux parce qu'anciennement le site du premier parlement islandais. "Thing" voulait anciennement dire "rassembler". C'était une place fabuleuse, très verte, dans la nature, en campagne à quelques cinquantaine de kilomètres de Reykjavik, la capitale du pays. Et l'endroit pour y faire la fête si on y tient. Ce qu'elle a fait. Précisant que ce qui se passe à Reykjavik reste à Reykjavik. Moqueuse. Elle n'est pas le genre à vouloir troubler son couple. Aussi vieux que le nôtre. Ils étaient donc sur place, dans une grande vallée, avec de grandes étendues autour, dinant un plat local. Un des hôtes a alors demandé si il y avait maintenant quoi que ce soit, puisque votre voyage se termine bientôt, qu'ils auraient aimé voir. Les beautés naturelles autour semblaient avoir comblé Annie et elle n'en demandait pas tellement plus.Pour rire, elle a alors dit "Ce serait plaisant de voir Björk".
L'hôte a souri légèrement, a regardé autour, et du menton a pointé sur sa droite pour dire "La voilà".Tout le monde a ri.
Jusqu'à ce qu'on remarque la petite femme jasant avec quelqu'un dans l'immensité du parc, parfaitement seuls, alors qu'eux étaient assis à une table de pique-nique. Elle était près d'un jardin, et parlait doucement. Vision surréaliste pour ceux qui savaient qui elle était, et il se trouvait qu'elle était la seule qui savait qui elle était. Annie a poussé un petit cri de surprise, bouchant sa voix de ses deux mains tout de suite après. Rougissant surement aussi, car Björk l'a entendue, 20 pieds plus loin, l'a regardée, et lui a souri.
Björk a souri à Annie.
Beautiful Björk a souri à Annie.
Elle ne s'est pas levée pour aller lui parler. Ne l'a même pas prise en photo. Sachant que sa vie privée était importante à le rester.
Mais de notre perspective à tous, il nous a semblé que c'était la chose la plus Björk que Björk pouvait avoir fait. Se matérialiser de nulle part comme un morceau de nature vivante à la simple évocation de son nom.
Moment Betelgeuse. Mentionnez son nom et apparait l'elfe.
J'ai senti l'envie monter en moi. Pour une rare fois.
Pas certain que j'aurais pas au moins sorti mon téléphone.

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