dimanche 26 avril 2026

Elefant (& Diego Garcia)

Je crois avoir découvert et aimé pour la première fois en même temps, Interpol, The Strokes et la formation de Diego Garcia, Elefant. 

En faisant mes recherches, je remarque qu'ils ont débuté sur le marché musical du rock indépendant New Yorkais à peu près en même temps: au début des années 2000. 

Si les deux premiers étaient plus brut ou garage, la formation de Diego Garcia incarnait la part plus romantique et européenne. Mais si son origine, est de parents Argentins. Lui, nait à Detroit, ou très vite, il s'initie aux sons de MC5 ou d'Iggy Pop. Beau garçon, les bands dans lesquels il chante font du post-punk. Il semble porter une très naturelle élégance et est doté d'un charisme magnétique. En 2003, année de naissance de notre merveilleuse fille Punkee, avec son ami guitariste, Mod (Jimmy Asquito), le bassiste Jeff Berrall et le batteur Kevin McAdams, ils forment Elefant et tricotent ensemble de la new wave new yorkaise et de la musique underground très accessible avec leur premier effort: The Sunlight Makes Me Paranoid.

Je ne sais pas d'où je déniche le son, je n'ai alors ni Spotify, ni Applemusic, ni une seule chanson sur mon téléphone. J'ai un Ipod. Peut-être qu'en écoutant The Strokes, suivi d'Interpol sur Iceberg radio, je finis par croiser leur petit frère Elefant, mais bien que je pirate beaucoup plus que je n'achètes, j'achèterai ce premier album, qui, je me rappelle très bien, en CD cartonné, ne m'avait pas coûté 10$. Peut-être l'avais-je un peu écouté en magasin, à l'époque, c'était encore un peu comme ça qu'on pouvait s'agacer les tympans avant achat. Écoutez un album sur poste d'écoute. 

Porté par le single Misfit, qui ne cartonne qu'en radio étudiante ou en circuit d'initié(e)s, mais surtout par cet album où aucun morceau ne se fait vraiment rejeter à l'écoute, leur son capture l'essence d'une jeunesse urbaine, que j'étais alors, à 31 ans. Mélancolie musicale, sophistication. La voix de Garcia, souvent comparée à celle de Morrissey ou Tim Booth, chanteur de la formation James, apporte alors une profondeur émotionnelle et une théâtralité qui manquaient à beaucoup de leurs contemporains. Le groupe ne se contentait pas simplement de jouer fort, il jouait avec une assumée vulnérabilité, enveloppée d'une ligne de basse sombre et des guitares mélodiques. 

Trois ans plus tard, la formation lance son second effort. Cet album marque une étape cruciale dans leur évolution. La production est plus riche, les arrangements plus complexes, et l'esthétique du groupe devient plus affirmée. flirtant avec un glam rock moderne. Des titres comme Lolita ou Sirens ont montré leur capacité à composer des hymnes de stades tout en conservant une aura de mystères.  

Cependant, malgré une base de fans dévouée, et des critiques à leur avantage, les tensions internes et les pressions de l'industrie commencent à peser. Très populaire en Europe et en Amérique Latine, Elefant ne se rend pas aux radios commerciales. En 2010, on annonce la séparation du band. Laissant une empreinte d'à peine une décennie sur la scène underground de NY. Et avec un impact en Amérique Latine. 

Diego Garcia ne se retire pas de la scène musicale, au contraire, il effectue un virage musical important, se tournant vers ses racines argentines et son héritage familial, s'éloignant du rock et offrant plus acoustique et plus latin. En 2011, il sort un premier album solo, dédié à sa femme (sa muse de longue date) avec une sorte de lettre d'amour musicale. On y retrouve l'influence du flamenco, du tango et des auteurs compositeurs comme Sandro ou Julio Iglesias, mais avec une touche de modernité new-yorkaise. Ce fût un choc pour les fans d'Elefant. La voix de Garcia est plus chaude et mielleuse, ça fait trop sucré, pour plusieurs. Il glisse davantage vers les crooners. 

En 2013, il lance un second album solo en ajoutant des sons tropicaux, Ohlàlà, tropical bungalow...

Je vous parle de lui car parmi les albums vers lesquels j'aime me retourner pour une écoute quand même assez courte (Plus longue chanson 4:19, plus courte, 2:49- 10 morceaux) mais qui me fera grand bien, car je ne "skipperai" rien, se trouve The Sunlight Makes Me Paranoid, album que je trouve assez parfait. 

Même le titre. 

Parce l'été approche, je n'aime pas l'été, je commences déjà à éternuer tous les jours, et que le soleil, pour les vampires...enfin...vous savez...on aime pas.

Mais ce premier album d'Elefant. 

Perfecto.       

On est allé du 514 au 418 ce week-end.

Devinez ce que j'ai fait (re) découvrir à la belle sur la route?

Elle a aimé. Accessible. New York en rock'n roll fibres. 

Aucun commentaire: