mardi 26 décembre 2023

Les Montréal-Boston Shitshows des Rolling Stones

Montréal & Boston.

Deux villes qui, au hockey de la LNH, ont appris à s'haïr. 

Deux villes où l'hostilité domine quand les deux clubs sont dans la ville de l'autre sur une patinoire.

1972.

Les Rolling Stones sont dans leur Stones Touring Party. Au premier show de cette tournée, à Vancouver, le 3 juin, 31 policiers sont blessés quand plus de 2000 entrent en trombe, plusieurs sans payer, dans le Pacific Coliseum. 10 jours plus tard, 60 arrestations sont faites, à San Diego, et 15 blessés seront faits, à Tucson en Arizona dans le même genre de commotion dès le lendemain. À Houston, 81 personnes sont arrêtés, majoritairement parce qu'en possession de marijuana. 

La musique des "mauvais garçons du rock'n roll" inspire les "mauvais" comportements. À Denver, Stephen Stills et Keith Richards se chicanent tant que des couteaux sont pointés l'un vers l'autre. 

Les shows de Montréal et Boston seront des shits shows. Des shows que les gars n'aimeront pas et dont les déroulement seront plus-que-rock'n-roll. Le jet privé ces Stones à une fuite d'huile sur l'une de ses ailes et est paralysé sur une piste de l'aéroport de Montréal. Mick Jagger en a été terrifié à l'atterrissage. Mais le serait encore plus au décollage. Que ce problème se règle et vite. Après le spectacle prévu, ça doit être réglé. Nous sommes le 17 juillet.

 

Les Stones adorent Montréal. La ville est rythmée, animée, et ils essaient même la poutine et les côtes levées dans la sauce brune généralement réservée à la poutine. Mais si les Stones adorent le côté latin français qu'ils explorent de jour, en fin de journée, le directeur de tournée les approche pour leur dire qu'ils viennent d'être "bombés". De la dynamite avait été placée sous un des camions d'équipement des Rolling Stones, à l'extérieur du Forum de Montréal. Heureusement personne n'a été blessé. Les dommages sont même limités. Une rampe de déchargement détruite, un trou dans le camion, des fenêtres dans les environs de brisées. Mais ça reste une bombe. C'est troublant. 

La motivation n'a jamais claire. On ne saura jamais c'était qui. La bombe n'est pas placée sous le camion mais sous la rampe. On accusera les membres du FLQ, fraichement dans l'actualité pour les mauvaises raisons depuis octobre 1970. Il s'est passé tant de choses dans l'entourage des Stones, que c'est traité de leur part comme un simple inconvénient. Les instruments sont sauvés. Le spectacle sera repoussé de quelques heures parce qu'une rumeur veut que ce ne soit que la première de 4 bombes à exploser. Que peut-être, les Hells Angels qui en voulait à Mick de les avoir blâmé pour la mort de Meredith Hunter, au concert d'Altamont, sont derrière ça aussi. Comment ça se passera sur scène, à Montréal ? Jagger, atterri nerveux, le restera toute la journée. Même sur scène. Quand un bruit ressemblant à un pétard surgit de la foule pendant la livraison de All Down The Line, Mick plonge au sol et fait passer pour un geste de danse. En professionnel, il ne lâche pas la note. Il entend 3 fois le pétard et comme si ce n'était pas encore assez, une bouteille de vitre est lancée dans sa direction et le manque de peu. On accélère la fin et on veut quitter au plus maudit. "Messy show." "Not good, man." Sera entendu après le spectacle de la part des Stones.

Mais le jet privé ne part toujours pas. Et ils doivent être sur scène, à Boston, au Garden, le lendemain soir. On passe le temps en jouant au soccer sur le tarmac. Plus de 3-4 heures comme ça. On arrivera potentiellement en retard sur scène. 

Le trajet se fait dans la nuit et atterrira ailleurs que prévu. À Rhodes Island. Parce que le brouillard les y oblige. On sera officiellement en retard sur scène, ça leur prendra un autobus. Mais un serpent entrera dans le jardin secret du STP Tour. Andy Dickerman, photographe d'un journal local, apprend que le band s'y trouve. Il y fonce, caméra en main. C'est un fan des Stones en plus. 

Tout le monde est fatigué et veut arriver sur scène, à Boston, très rapidement. Dickerman essaie de prendre des photos des Stones, qui n'en ont pas envie. Surtout Keith qui jongle avec une pochette pleine d'amphétamines. Dickerman réussit à prendre des photos. Même si tout le monde lui dit de ne pas le faire. 

18 000 fans sont au Boston Garden.

Mick Taylor essaie la diplomatie avec Dickerman. Le généralement posé Charlie Watts s'impatiente aussi alors que ça fait plus d'une heure qu'il prend des photos d'eux alors qu'on lui martèle de ne pas le faire. La police est amenée sur les lieux et choisit le côté de Dickerman. Il est dans son droit professionnel. Les Stones se cachent et se moquent de lui en faisant des grimaces dans son dos ou en lui tournant le dos se masquant le visage pendant une bonne vingtaine de minutes. La tension monte. 

Dickerman voit Keith au loin qui lui fait dos. Ce sera réveiller l'ours. Alors que Richards ouvre son sac de drogue, la caméra vient faire exploser son flash derrière sa tête. Très énervé il le repousse de son pied, enlève sa ceinture et fouette le sol avec pour lui faire peur. Dickerman mentira qu'il avait été fouetté de la ceinture. La police en a assez et arrête Richards. Jagger arrive à la course et commence à injurier les policiers qu'ils détestent. Ils l'arrêtent aussi. Tout le monde se met à hurler. On arrête les gars de la sécurité des Stones qui s'imposent physiquement. Bobby Keys, le joueur de saxophone, jumeau cosmique et grand ami de Keith Richards, fait tout pour se faire arrêter mais la police comprend son jeu et bien au contraire, le laisse japper dans le vide. 

Richards et Jagger sont envoyé en cellule de prison. Au Rhodes Island. Attendus à Boston.

18 000 personnes écoutent la première partie, l'excellent Stevie Wonder. À qui on demande d'étirer le plus possible. Mais la foule n'est pas complètement là pour lui. Après 3 ou 4 fois l'annonce de Stevie Wonder, les huées se font sentir. Le maire s'en mêle. Il se rend sur place et fait ce que les politiciens font très bien, il ment. Il annonce qu'un bris d'équipement force le retard de l'entrée des Stones sur scène. Les huées qui n'étaient que timides sont maintenant nourries. Personne n'y croit. Pourquoi faire venir le maire pour un tel problème technique ? 

Les fans se jasent entre eux. Se lancent des frisbees. Fument des joints, avalent des pilules rouges. Plusieurs finissent par quitter, non pas sans quelques gestes de vandalisme pour exprimer leur frustration. 

Keith & Mick ne sont pas intimidés en prison. Toute leur carrière on a voulu leur faire la peau. Les casser. Sans succès. Ils sont défiants de toute les autorités de toute manière, ce n'est pas une nuit en prison qui les écoeurent, c'est de manquer un spectacle, qui ne serait que le seconde de leur carrière annulé, depuis 1962.  Ces rebelles doivent se rendre à Boston. Bill Wyman, Charlie Watts, Bobby Keys et Mick Taylor attendent pour s'y rendre. Prisonniers en quelque sorte, aussi. 

L'équipe de tournée travaille fort pour tirer toutes les ficelles et les amener à Boston. C'est un coup de téléphone du maire de Boston qui les fera sortir. C'est devenu une question de sécurité on vandalise sa ville parce qu'ils n'y sont pas. On leur obtient, à contrecoeur des limousines, on est même forcé de leur faire une escorte alors qu'on venait de les arrêter. On arrive à Boston alors que le spectacle est commencé depuis plus de 5 heures et que la première partie en a joué trois heures et demie et Wonder est déjà à son hôtel. 

Pour tuer le temps, le directeur de promo lit le journal au micro. Ce qui enrage encore plus la foule. Mais quand le maire revient au micro, on a espoir. Après le huées, il dit à la foule que si ils se comportent bien (parce que notre ville brûle en ce moment-ce qu'il ne dit pas) les Rolling Stones vont apparaître. La foule, intoxiquée jubile. Le maire se présente comme étant le héros. Je les ai sorti de la prison, je les amène sur scène, comportez vous intelligemment à votre sortie. Et la foule, étonnamment le fera. Le spectacle prévu le 18 à 19h commence le matin du 19 juillet vers 1h00 du matin. Des gens qui étaient sur le point de quitter voient les limousines et reviennent. La joie du public est réelle. 

Brown Sugar qui ouvre le spectacle sera sur l'adrénaline. Tout le spectacle sera d'une énergie puisée dans l'adrénaline.

Je vous promets, pour 2024, 12 dimanches où je vous raconte ma passion des Rolling Stones et ma compréhension de leurs vies, juxtaposée quelques fois à la mienne,  comme j'ai fait 6 mois de David Bowie cette année, et 6 mois de Prince.

Que votre temps des fêtes soit passionnant.   

lundi 25 décembre 2023

Leurres de Noël

Le cinéma c'est du rêve mais les Films de Noël m'enragent. 

Enfin pas tous, mais ceux qui présentent toujours le même narratif de la big city girl qui revient dans son village et qui tombe pour un veuf (jamais divorcé) qui lui fait découvrir l'amour et les vraies valeurs et qui la ramènera dans son village pour toujours. Là où au moins elle aura l'amour, mais l'ambition, l'indépendance, seront traitées comme des caprices à dompter. 

Dans les films de Noël, elles ne le voient pas toutes, le souhaitent peut-être inconsciemment, les femmes sont parfaitement domptées. Leurs rêves de carriériste rabroués et on leur demande de revenir à la cuisine, raison maison. 

Je ne trouve rien de plus rétrograde pour la dignité féminine. Mais encore, je ne suis pas une femme. Et ça plait beaucoup (trop) aux femmes. Alors, bon. C'est un peu dans le vide mon coup de klaxon.

Un vrai film réaliste du genre nous montrerait une big city girl with the big city job and the big city boss, peut-être étant la boss elle-même, habillée en tailleur dans la neige poétique tombant sur le village avec ses valises, fraichement arrivée, brisant son talon aiguille et s'en plaignant. Arriverait sur le coup un homme viril, avec une tuque stylée ou une chevelure sexuelle, un manteau fashion, peut-être même un foulard, un veuf monoparental d'une fillette et propriétaire d'un chien qui le borde quand il fend du bois pour la caméra et qu'il tient en laisse avant de la tenir en laisse, elle; lui proposerait de l'aider peu importe ce dont elle aurait besoin. Elle serait charmée par cette simple attention. Lui donnerait son soulier de big city girl, au talon brisé. Il le regarderait quelques secondes avant de lever ses yeux de loups sur elle et de lui porter le coup fatal du talon brisé qu'il tient en main.

On ne verrait rien mais on trouverait le corps de le jeune femme dans un boisé anciennement rustique devenu glauque quelques jours plus tard et on découvrirait aussi qu'il n'en serait pas à son premier coup du genre. 

J'exagère. Mais encore, bon. Tant qu'à être niais.

De plus,  ces films sont une xième variation de la demoiselle en détresse qu'il faille sauver. Je ne doutes pas que plusieurs femmes sur terre soient en détresse mentale et sentimentale, le sentant peut-être plus fort durant le temps des fêtes, je ne veux pas minimiser leur désarroi. Mais on offre une autre variation du prince venant sauver sa princesse. 

Le prince là... C'est le musicien mort. Y en a pas d'autres. Sinon William de Windsor, qui est pire encore. J'y reviendrai.

Je vous ai déjà parlé de ma vision des écoles unisexe ? Pendant 5 ans, souvent l'école secondaire, donc à l'âge formidable de toutes les découvertes sur le monde, sur les autres et sur soi, entre 12 et 17 ans, la fille qui ne fréquente que des filles au quotidien rêve son prince charmant. Et l'invente et l'imagine année après année à force de ne pas le fréquenter. Jusqu'à ce qu'elle découvre les imperfections de la vie adulte au CEGEP, à l'Université ou au travail, 5 ans d'interactions sociales avec les garçons trop tard sur tout ceux et celles qui ne sont pas allés dans des écoles unisexe et on entre alors dans le 89% du futur couple séparé. Désenchantée trop tard que le prince "n'existe pas". C'est un crime sociétaire bien semé. Une école strictement de garçons ? Pire encore car la violence physique pourrait s'y mêler dans le futur si madame ne respecte pas le fantasme adolescent. Les ajustements, ça se fait à deux. De l'enfance à nos jours où hommes et femmes se cotoient absolument partout.  

Le prince William et toutes celles qui en rêvent, par sa principauté fera de la femme une simple décoration et une porteuse de bébé. Une femme déconnectée du monde réel aussi. "privilégiée" diront certain(e)s, parlez en au fantôme de Lady Di. Et si vous ne connaissiez William qu'en photo...calisse...soyez honnêtes. 

Les films de Noël comme ceux narrés plus haut baignent dans cette même eau. 

Le gars rural est fantasme, mais fantasme malsain. Penses toi pas grande fille capable de grandes choses, et reviens au village faire des bébés pour Johnny-le-veuf.

Ça reste rétrograde avec notre grande complicité.

Mais je sais aussi que les boyz, dans les tout aussi risibles films d'action, (Reacher anyone?) fantasment par 1000, les femmes qu'ils présentent sur grand écran.  

dimanche 24 décembre 2023

Un Noël Fucking Woke

Dans les dernières semaines, je me suis nettement senti à côté de moi-même. 

Constamment hors du temps.

Travaillant trop, l'anarchie mentale a un peu régné. De par la nature de mes jobs, je travaille les deux-trois jours suivant ce que je fais. Ce qui, mentalement, me place souvent deux-trois jours ailleurs qu'au moment présent dans ma tête. Que ce soit dans nos bureaux de Montréal, lorsque je vous écris, ou quand je traduis. Je consulte constamment le bas de mes écrans afin de me rappeller quelle date on est. De le fixer un peu à mon cerveau. Mais dans le temps des fêtes, avec les villes fermées et les autres pas (on en a quand même 118) fallait aussi penser du 22 décembre au 4-5 janvier. Qui fera quoi ? comment ? quand ? Nos villes du lundi/mardi, on les place où si on est fermé? Et autres technicalités du genre. J'avais en tête que des chiffres. Pour un homme plutôt de lettres, comme moi, c'est déstabilisant.

Gestion temporelle mentale permanente qui parfois me faisait réaliser que ma fatigue ressentie comme si il était passé minuit, n'était en réalité que 19h32. Et qu'on avait pas encore soupé. Et que, oh! seulement 327 calories de brûlées sur 900 ! je dois y remédier vite avant minuit! J'ai réussi quand même à atteindre 900 et plus18 fois sur 23 en décembre. Mais dans les 5 mois d'avant, j'avais des mois entiers de réussis à 900 ou plus.

On a tous eu des années, des 12 mois différents cette année. Certains favorables d'autres moins. Certains intenses, d'autres moins. Certains rejoignant absolument tous nos besoins, d'autres, beaucoup moins. Depuis plus de 2 ans, il y a beaucoup de modes "survie" d'activés sur beaucoup trop de personnes.

Je suis parmi les chanceux qui revisitent le passé et qui en suis toujours plus heureux. Cette année, il y a eu Hawaï en famille. Deux fabuleuses semaines gravées dans nos coeurs à jamais. Chanceux je vous dis.  Mais on colle sur nos sous maintenant. S'amuser à toujours un prix. Mais je n'ai pas envie de parler de moi autant que de nous. 

Le "nous" est de plus en plus diffus, on l'a vécu encore cette année. Ici comme ailleurs. Nous, est-ce que c'est avec ou sans les transgenres ? Certain(e)s ne sont pas encore fixés là-dessus. C'est des élections avec ou sans Trump ? Rien ne me semble plus clair. Il n'a pas d'affaires là. Son mal est planté. Il faut désintoxiquer pas recontaminer. Comment les profs et les infirmières vivent Noël cette année ? J'en reçois deux demain, mes soeurs chéries, Greenjelly & Janiper Juniper. J'ai aussi une infirmière en devenir sous mon toit en notre fille. Dans quel monde imparfait sont-elles plongées ? Dans quel monde injuste ? 

On l'a vu, les gens du gouvernement, les boomers, les X, les Z, les milléniaux, ne parlent pas tous de la même chose tout le temps. Pour bien des enseignantes/enseignants, travailleurs/travailleuses scolaires, infirmières/infirmiers, travailleuses/travailleurs de la santé, paramedics (dont notre fils) on est passé récemment des pires circonstances à de nouvelles circonstances pénibles. 

On trempe dans le pire du pire. Les grèves de la fonction publique ont confirmé la précarité financière de très nombreuses femmes. Précarité diffamée par un gouvernement immonde. Qu'on est de plus en plus à vouloir voir disparaitre aussitôt que possible. Je suis parmi les chanceux je vous dis. J'ai tout ce qu'il me faut dans la vie. Sauf le salaire. 

Je me sens égaré dans ce que je vous écris aujourd'hui, je vous écris plutôt grisé par l'alcool. Mais je vous souhaites tous de bons moments, entre amis, parents et surtout avec vous-mêmes. 

On aura une seule vie. Il faut la savourer. Pleinement. Vivre comme si chaque jour était le dernier car il pourrait l'être. 

Joyeux Noël aux belles âmes que j'ai découverte cette année. Cybèle, Aimgie, Boredmama4, ylavoiemtl, Copiernic, Tintimaboule, Fulldragon2004, lmorin61, L10nne, gros_toutou_,phoule_art, stgjoelle, martine_la_bas_ou_ici, james_le-rouge, kevfrtn, melov_e, rempoul12, jeanfrancoisdesmeules, verothier, zatannacathe, ghispoul61, richardmarylene, maksim3a, steffy_journey, treman20, ticoqrouge, edithmtl_inspi.art.tions, pauline.metivier.52, sbourgouinl, tordu.esprit, dumas.sylvie, badlok111, eric.vandal, pimpettedunoyer, mllemic, rangeplieaime, _evecatherine__, avaprettypeachy, thaliesourit, roxannethier, lindarboyer,penombre_goyette, ndeziel, etolane, gdallaire, mademoisell_montreal, redchocopoire, marty_mcfly2404, gabrielle.larocque.4, celpic73, menayer, 1234andreanne, baby.valentine, mmejulie007, renard_du_nord, coffee_c4th, mathieu.annie (longtemps encore), natbelanger,katyrborges, stephyroy, ideesnvitro,grossemaladresse, martin_pontbriand_nicol, roxanefutur, nathurtubise, elichamb, valgouin, lu.lepage55, valle_c_,getrudeboudeviarge, mjocarrier, mvaillant, mirelha_creations, etsionjasait, duccnnguyen, ____polya____Claire & Diana, Goyette (pour encore 20 ans) et tous les enseignant(e)s et infirmières/infirmiers/travailleurs de la santé.  

Vivez votre vie comme si c'était un livre que la Floride bannirait. 

On comprendra tous que vous êtes de saines personnes. 

Qu'il vaille la peine de fréquenter. Ne serais-ce que virtuellement. 

Je pense à vous souvent.

samedi 23 décembre 2023

17 Nanti(e)s D'Ici

Vous savez ce que les Chinois se souhaitent au nouvel an chinois ?

Non pas bonne année, mais l'équivalent de "J'espère que tu seras riche cette année". 

C'est un Chinois qui me l'a confirmé et c'est dans le spectre de la philosophie chinoise que la fin justifie toujours les moyens.

Qui sont les riches d'ici, au Québec ?

Voici 17 giga riches tout à fait chez nous. Enfin, quand ils ne se promènent pas dans le monde.  

Charles Sirois vaudrait 1,19 millards: Son père, Simon, avait fondé Setelco dans les années 70, pionnier de la radiomessagerie. Marchant dans ses pas, Charles a fait naître les padgettes après avoir racheté l'entreprise paternelle rebaptisée Telesystem. Il a fait fortune dans les années 80. Ses données cellulaires ont été vendues dans les années 2000.

Richard Fortin vaudrait 1,33 millards: Il est l'un des trois partenaires qui ont lancé les dépanneurs Couche-Tard se joingnant à Alain Bouchard, en 1984. Il a siégé au conseil d'administration des médias Transcontinental et à celui de la Banque Nationale du Canada. 

Sharon Azrieli vaudrait aussi 1,33 millards: fille d'un magnat de l'immobilier milliardaire, c'est quand son père à fui la Pologne en 1954 qu'il a fait la fortune familiale dans le domaine de la construction de duplex, de centre commerciaux et de gratte-ciels. Elle est chanteuse d'opéra et a investi dans l'opéra. 

Guy Laliberté vaudrait 1,45 milliards: co-fondateur du Cirque du Soleil, musicien de rue, géant du divertissement, au sommet de sa gloire, le Cirque avait quelques 4000 artistes. Il a vendu sa participation restante un mois avant la pandémie qui a plongé le Cirque, dans la faillite. 

La famille Molson vaudrait 1,75 milliards: Ayant fait fortune dans la bière l'entreprise familiale parainnent aussi beaucoup d'évènements sportifs et culturels. La famille a aussi financé le premier bateau vapeur au pays et la construction du premier chemin de fer. Elle est propriétaire de l'équipe de hockey des Canadiens de Montréal, dans la LNH.

La famille Kruger vaudrait 1,91 milliards: Joseph Kruger, un Étatsunien, amène sa famille au Canada et démarre son entreprise de papier fin à Montréal. Gene, son fils, reprends l'entreprise en 1920 et y ajoute le papier journal, les mouchoirs, le carton. Depuis 2004, on est dans l'énergie puis dans les spiritueux, les matériaux de pointe de biomatériaux cellulosiques d'avant-garde. Bel exemple d'adaptation.

Phillip Fayer vaudrait 2,06 milliards: Étudiant à Concordia, mon alma mater, il fonde en 2003 une entreprise de traitements de paiements sans jamais terminer ses études. Son entreprise se nomme Nuvei. Les banques ont acheté son concept. En bourse, il est NVEI. 

 

Stephen Jarislowsky vaudrait 2,18 milliards: Il quitte l'Allemagne nazie pour les Pays-Bas, puis, la France et ensuite, les États-Unis. Diplômé d'Harvard, il travaille pour Alcan au Québec, avant d'ouvrir l'une des sociétés d'investissements les plus prospères au monde, en 1955. 

Pier-Karl Péladeau vaudrait 2,42 milliards: hommes d'affaire ayant repris celles de son père, il est à la tête de Québécor, propriétaire du Journal de Montréal, de la chaine de distribution Videotron et de la station télé TVA, LCN et TVA Sports. Ce n'est pas la lumière la plus éclairée de la guirlande Québécoise.

Robert Miller vaudrait aussi 2,42 milliards:Fondateur de Future Electronics, il est l'un des 4 plus grands fournisseurs de composantes électroniques au monde. Il aime aussi les jeunes mineures. Et avait tout un réseau à sa disposition. Ça se dévoile en cour en ce moment. Mais comme il est riche, il sera probablement intouchable. Triste riche.

La famille Rossy vaudrait 2,52 milliards: Ce sont les gens derrière les magasins Dollarama. Je me souviens souvent être allé au "Rossy", qui était ce concept, mais le nom s'est complètement effacé derrière Dollarama depuis.

Jacques D'Amours vaudrait 2,54 milliards: Il est un des trois partenaires des dépanneurs Couche-Tard. Il en est toujours actionnaire avec Alain Bouchard.

Serge Godin vaudrait 2,66 milliards: Il a lancé son entreprise de technologie de l'information du sous-sol de ses parents avant de fonder, en 1976, CGI, service de consultation en TI, services conseils en affaires, aide en infrastructures applicatif à des clients du monde entier. 

Jean Coutu vaudrait 3,39 milliards: Pharmacien ouvrant sa première pharmacie en 1969. Vendu a la chaine d'épicerie Métro en 2018. 

Alain Bouchard vaudrait 5,08 millards: Celui qui a ouvert le tout premier dépanneur Couche-Tard et guidé principalement les conquêtes ontariennes et Étatsuniennes. D'abord franchisé de Perrette, il a ensuite acheté, avec ses partenaires D'Amours et Fortin, Becker's & Mac's avant d'acheter Circle K et Seven-Eleven, aux USA. 

La Famille Desmarais vaudrait 5,81 milliards: D'abord propriétaire d'une petite compagnie d'autobus, en 1968, on prend le contrôle d'un conglomérat appelé Power Corporation qui aura une influence économique mais surtout politique sur tous les gouvernements, fédéraux comme provinciaux, depuis  1968. Depuis le premier Trudeau. Maintenant investi dans le papier et les médias, la Cyberpresse, c'est eux. 

Emanuele Saputo vaudrait 6,9 milliards: Celui qu'on appelle plutôt Lino est né dans les collines de Sicile. Il a transformé une petit fromagerie en empire fromager international. On a étendu dans tous les produits laitiers, en plus de créer ses propres marques comme Cracker Barrel ou Milk2Go. Le fils de Lino, Joey est propriétaire de club de soccer de Montréal dans la MLS. 

Je vous souhaites d'être riche de votre coeur, de votre bonté et de votre personne, pas nécessairement autrement. 

L'argent n'est toujours qu'un outil. 

On est pas tous menuisiers.

 

vendredi 22 décembre 2023

À La Recherche du Temps Perdu***************Lady Chatterley'S Lover de D.H.Lawrence

Chaque mois, dans ses dix derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu), je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: La Litérature !

Lire c'est accepter de plonger dans la tête, dans le monde des autres, c'est apprendre, découvrir, c'est s'ouvrir les sens, c'est confronter ses idées préconçues, c'est découvrir des univers, plonger dans des mondes, c'est choisir de respirer sur le rythme de quelqu'un d'autre.

Et respirer, c'est vivre. 

LADY CHATTERLEY'S LOVER de D.H.LAWRENCE.

David Herbert Lawrence était un écrivain, poète et essayiste anglais des années 10-20. Son oeuvre était considérée modernsiste, bien avant son époque, se concentrant sur l'aliénation sociale et l'industrialisation encourageant dans ses oeuvres la sexualité, la vitalité et l'instinct. Au moins 4 de ses romans ont été censurés de par leur explicisme sexuel et leur langage cru.

Ses opinions et ses expressions artistiques (il était peintre aussi) lui ont valu une répuation controversée dans les années 10-20 du 20ème siècle. Il encaissait la percussion sociale ponctuellement, et bien souvent, on le condamnait sans jamais l'avoir lu. Il s'était alors imposé lui-même un exil de longue durée, dès 1919, trouvant l'Angleterre trop rigide, prude et injuste et vivant la majeure partie de sa vie en Australie, en Italie, au Sri Lanka, aux États-Unis, au Mexique et dans le Sud de la France. On le considèrera tour à tour sans goût, avant-gardiste, pornographe, n'ayant connu du succès que par la curiosité érotique. Le noble écrivain E.M.Forster l'avait en grande estime.

En 1928, Lawrence publie son avant-dernier roman de son vivant. L'histoire d'une jeune femme dont le mari baron, bel homme, se blesse à la guerre et en revient paralysé. Elle débute alors une affaire avec le garde-chasse. La différence entre les rangs sociaux occupent une bonne partie du roman. Lady Chatterley conclura qu'elle n'arrivera pas à tomber en amour exclusivement avec l'esprit de son mari, le désir et la physicalité doit aussi s'y trouver. Et c'est ailleurs qu'elle le trouve. 

Le livre a été refusé sans que de larges passages soient coupés par Alfred A.Knopf, aux États-Unis. Toujours un peu en retard dans les moeurs. Mais en Italie, on publie intégralement dès 1929. Et l'édition devient sensationnellement intérressante pour le monde entier puisqu'interdite. Elle sera réacceptée autour de 1946, mais encore, avec des altérations de maisons d'éditions. Dès 1959, une brigade des moeurs en Amérique ramène le livre parmi les interdits et ça le rendra encore plus convoité. On lui reproche l'abus des mots "fuck" et "cunt". 

Un procès sur sa moralité sera même tenu, mais de nombreux témoins dont les auteur(e)s, académiciens, critiques et socialistes, Forster, Helen Gardner, Richard Hoggart, Raymond Williams et Norman St-John-Stevas ne réussissent à faciliter son acquittement. 

Le livre lui a été inspiré de son enfance et de celle de son épouse Frieda à Nottinghamshire, ainsi que par l'affaire entre la mondaine Lady Ottoline Morrell et le jeune homme qui vient entretenir les statues de leur riche demeure. Le roman s'est appelé un temps John Thomas & Lady Jane, qui étaient deux termes secrets pour parler respectivement du sexe masculin et du sexe féminin. 

Lawrence aurait lu Maurice de E.M.Forster, racontant à peu près la même trame, mais entre deux hommes homosexuels, et publié ensuite de manière poshtume, en 1971. Y empruntant la trame narrative de base. 

De nos jours, il n'y a pas de quoi s'affoler de ce qu'ils s'affolaient. `

Lawrence décède de la tuberculose deux ans plus tard, à 44 ans.

Ce livre audacieux, adapté en film (érotique entre autre) a 95 ans, cette année.  

 Faire l'amour, ça s'appelle parfois la petite mort. C'est aussi vivre. 

jeudi 21 décembre 2023

Garder Le Poison à Portée de Main

Les membres de ma famille commencent à savoir quand je vais me mettre à dire "PUSHER! PUSHER!" lors de la diffusion d'un match sur un réseau sportif, et qu'on me place un interstice commercial où un pusher me parle directement à la caméra afin de me guider dans les possibilités de jeux si je souhaitais de miser sur des paris sportifs.

Nous nageons en solides contradtictions. Le jeu n'est pas toujours maladif. Mais il peut facilement l'être. Je pense très sérieusement qu'un jour, les annonces de paris sportifs, qui sont tout simplement PARTOUT, dans les évènements sportifs de nos jours et dominent le marché des annonceurs avec les concessionnaires autos, seront bannis comme le sont les publicités sur la cigarette et la bière.

C'est d'ailleurs un parallèle assez identique à faire. La consommation de bière n'est pas toujours malsaine. Elle l'est si excessive. Et pourtant, on s'interdit de nos jours de faire toute forme de publicité télé sur la bière. Après des années à, justement, dominer les annonceurs commerciaux de matchs sportifs. La famille Molson est propriétaire des Canadiens de Montréal dans la LNH. Les Rockies du Colorado, au baseball de la MLB, jouent au Coors Field Stadium de Denver leurs matchs locaux. Après avoir été longtemps le Miller Park Stadium de Milwaukee, toujours dans la MLB, on a changé le nom pour l'American Family Field. Mais le club s'appelle bien les Brewers, c'est à dire, les brasseurs, de bières, de toutes sortes. Ce que la ville de Milwaukee est reconnue de pouvoir livrer aux intéressés et touristes. Avant un match de football de la NFL, c'est une tradition de faire un "tailgate" où on cuit des hots dogs et autres aliments sur des BBQ maisons dans les stationnements de stades ou ailleurs et de prendre de la bière parfois dès 11h le matin.

La bière, même si non annoncée à la télé, est PARTOUT en sports. (et inabordable).

Comment expliquer que les annonces de bières sont interdites au pays sous risque de stimuler les excès mais que les publicités de sites de paris sportifs, de jeux de hasard, Loto-Québec, ne soient pas dans la même catégorie ? Et aussi interdites ?

L'arrivée des nouvelles technologies de jeu comme le poker en ligne et les paris sportifs a fait ressortir l'importance d'une surveillance accrue des possibilités de déraisonnabilités. 

Lundi, avec la plus grande des ironies, on annonçait la "tempête parfaite" pour faire construire un hôtel tout près du Casino de Montréal, sur le site, même, et ainsi donner la chance aux malades d'être plus près du poison. J'y vais fort un peu ? Pas vraiment. Des hôtels, il y en a des tonnes à Montréal et sur la rive-sud. Ce n'est vraiment pas ça qui manque. Le porte parole de Loto-Québec disait qu'ailleurs, à Charlevoix entre autre, et Gatineau, des hôtels sont sur le site et ce n'était qu'une question de temps pour que Montréal ne fasse de même. 

Vrai, mais l'offre hotelière n'est pas aussi vibrante et massive à Gatineau ou Charlevoix comme elle l'est à Montréal. On choisit de garder ses potentiels malades, en laboratoire accessible. Il est certain que dans la formation des employés du futur hôtel, il y aura un suivi sur les clients voulant crédit, ce que les employés du Casino ont déjà dans leur formation avant d'y travailler. Comment faire face à ceux et celles qui n'ont plus les moyens de payer et tentent de négocier crédit. C'est dans la formation des employés du Casino. 

Une tempête s'annonce, oui. À 200 millions. 

Cet hôtel, qui sera bâti à ce coût (ce que Loto-Québec pourrait payer tout seul en prenant l'argent dans sa poche de Jeans arrière) aura la même vocation qu'une piquerie contrôlée. Il y a des appartements au dessus de certaines succursales de la SAQ. Ça ne fait pour autant des alcooliques en puissance.

Mais j'ai quand même l'impression qu'un peu comme les compagnies de construction qui font nos routes de manière assez peu appliquée afin de s'assurer à avoir à le refaire l'an prochain ou l'autre année d'après dans une subtile obsolescence programmée, pour se garder occupées en affaire (non ils ne seront pas limogés, ils sont Italiens), Loto-Québec est le loup offrant un gite au poulailler.

En fait, j'ai pas l'impression, je le vois. 

Tout comme je vois les pushers de drogue qui tentent de stimuler le joueur en nous lors des diffusions de matchs sportifs.  

mercredi 20 décembre 2023

Pochettes de Led Zep Décryptées

Mon passage à l'école secondaire a beau avoir eu lieu entre 1984 et 1989, la musique que j'y ai exploré pouvait se trouver loin dans mon enfance. Led Zeppelin, formation britannique qui lançait son premier album 3 ans avant ma naissance, et atteignait son apogée à ma naissance était un de ses bands que j'écoutais sans arrêt. Que j'ai tout simplement adoré. 

Ils n'ont fait que 9 albums studios, mais chacune de leurs pochettes était un effort visuel intéressant. Pas souvent, sinon presque jamais, on ne présentait le band sur la couverture du disque à l'âge d'or du 33 tours. Plusieurs de leurs pochettes feraient de merveilleux cadres. 

Explorons les 9 pochettes.

Led Zeppelin I (1969)

En 1966, Keith Moon, Nicky Hopkins, Jeff Beck, Jimmy Page et John Paul Jones parlent de faire un super groupe ensemble. John Ensthwistle, bassiste des Who est aussi sur place. Moon ne croit pas au projet et dit que la band coulerait comme un dirigeable de plomb. Le band joue trop lourdement. Ça fait rire tout le monde. Enstwhistle ajoute le Zeppelin au mot Lead (plomb) et Page aime ce qu'il entends. Adoptera en enlevant un "A" . C'est donc un dessin de George Hardie en noir et blanc tiré d'une photo de l'écrasement du Hindenburg de 1937 qui honore le premier effort. On voulait créer un impact.  

Led Zeppelin II (1969)

On reste dans la supposition qu'on fait face à l'équipage du Hindenburg pour le 2e album lancé la même année. David Juniper, avec lequel Page est allé à l'école, est designer et utilise une photo allemande altérée de l'équipage du German Air Force Jagdstaffel division 11 de la Première Guerre Mondiale. Afin de pouvoir utiliser la photo, tous les visages sont altérés de lunettes fumées où de moustaches et de barbe sauf les 4 têtes des 4 membres du groupe, ainsi que la tête de la splendide actrice française Delphine Seyrig dans le film Mr Freedom. 

Led Zeppelin III (1970)

Offrant cette fois quelque chose de beaucoup plus acoustique, il était donc de mise d'offrir visuellement différent aussi. Un autre ami de Page, Zacron, design toujours dans "l'aérien" avec des objets volants non identifiés, des oiseaux, des avions et naturellement des dirigeables zeppelins. Une roulette de carton pouvait être tournée afin de changer les images sur la pochette. Le tout avait été fait très vite et Led Zep ne sera jamais très fier de cette pochette. Cet album est sous estimé et fabuleusement réussi.

Led Zeppelin IV (1971) 

Barrington Colley est l'artiste qui avait peint "The Hermit" utilisée par Led Zep. Un vieil homme porte un fardeau de bâtons que plusieurs ont associé à la chanson Four Sticks de l'album. Il s'agissait plutôt d'une exposition volontaire du vieux, sur la peinture et dans un contexte rural sur un mur qui s'épile, un mur de 1971. Qui a beau être plus 1971, il semble en décomposition. L'album contient les 4 symboles représentant les membres du groupe. Robert Plant a une plume encerclée. John Bonham a un trio de cercles intereliés. John Paul Jones un triquetra dans un cercle et Jimmy Page a des symboles qui semblent épeler ZoSo mais qui n'est pas un mot. Ce serait plutôt lié à l'occultisme de Page. 

House of the  Holy (1973)

Un ciel orange, des pierres qui semblent monter et des enfants nus. On se croirait dans un roman futuriste d'Arhur C.Clarke. C'est Hipgnosis, responsable de la plupart des pochettes de Pink Floyd qui a conceptualisé la pochette du premier album qui n'était pas simplement le nom du groupe. La photo a été prise en Irlande. Dans le sud des États-Unis, où on est plus conservateur, on a emballé l'album pour ne pas montrer la nudité infantile. On leur a appris, aux gens du sud des États-Unis, que les enfants avaient aussi une craque de fesse. 

Physical Graffiti (1975)

Tout comme avec le troisième album, on a repris l'idée des fenêtres où on pouvait changer les occupants sur le devant de cet édifice de l'East Village de New York, en jouant d'un petit morceau de carton à articuler. L'édifice est situé aux coins de la 96è et de la 98è à St.Mark's Place. Parmi les occupants des fenêtres, on y trouve le pape Leo XIII et Lee Harvey Oswald. Peter Corriston a été le designer de la pochette. Quand on y glissait la partie cartonnée branche, la titre de l'album y était épelé dans les fenêtres. Autre largement sous estimé album (double, celui-là).

Presence (1976)

Le titre est trouvé par Page qui trouve que l'enregistrement est empreint d'une nouvelle forme de présence. Sur une photo familiale au restaurant des années 50, jeunes années 60, trône au milieu d'une table une obélisque noire inexpliquée. Page avait pris cet objet disant qu'il représentait tout ce qu'il ressentait en ce moment. Alors que le groupe, Plant surtout, vivait de gros drames personnels. Certain ont dit que Page avait prédit l'arrivée du téléphone intelligent qui allait capter nos attentions, quelques 35 ans plus tard. D,autres diront que c'est un clin d'oeil au monolythe de Kubrick dans 2001: A Space Odyssey. 

In Through The Outdoors (1979) 

Page voulait un retour au Blues, il est retourné voir Hipgnosis et a demandé à Aubrey Powell qui était celle d'Hipgnosis qui avait travaillé Houses of the Holy de faire un genre de retour aux sources pour un album plus blues. Genre New Orleans. Elle a accroché sur New Orleans. Il existait 6 versions de cette pochette représentant toute la même photo de cet homme brûlant une lettre au bar, les 6 versions étant autant de point de vue des personnages sur cette pochette. C'était inspiré d'une scène du film The Saragossa Manuscript de 1965. On ne pouvait deviner la pochette qu'on aurait puisque l'album était emballé dans du papier brun, comme un album pirate ou un colis.

Coda (1982)

album post- mort de John Bonham, mais qui est avec Bonham. Cet album est semi compilation avec des variations de chansons connues de leur oeuvre passée et des morceaux qu'on avait mis de côté d'album en album. On a du matériel entier pour un album alors que les trois survivants de Led Zep ont des projets ailleurs. Plant surtout. Qui veut chasser le malheur qui le pourchasse. le band est techniquement séparé depuis décembre 1980. On voulait hyper simple. Quelque chose qui symboliserait la fin. Il ne s'agit que du mot Coda. Comme on lirait The End, au générique. Storm Thorgerson en est l'auteur. 

Led Zeppelin fêtait ses 55 ans d'existence en 2023.