Les doigts de Debra pianotent sur des livres en hauteur, dans une librairie. C'est un livre qu'elle y saisit.
Elle ne tend pas les deux bras dans les airs. Comme on aurait, dans pareille situation, l'obligation de faire.
Elle a les deux bras dans les airs en permanence,
depuis son enfance.
En permanence. Depuis les cours de danse. Où, ballerine, elle faisait la gamine. Et réchauffement sur réchauffement, on exigeait que les fillettes tendent les deux bras dans les airs tout le temps. Ce qui devint permanent pour Debra Henlair.
Forever.
Elle avait tout de même réussi à se décrocher un travail. Comme commis dans une librairie du village.Un village où elle n'avait jamais réussi à trouver preneur pour son grand coeur. Où pour un peu d'amour, il fallait faire acte de bravoure, et faire fi de ses deux bras en position d'hold-up pour toujours, un compromis inédit à ce jour.
Debra, avec cette étrange disposition physique, ne cadrait dans aucune dynamique. Elle observait la vie dans la marge. Trop seule pour une femme de son âge. Devant se pencher pour passer dans les cadres de porte. Trop longue pour les matelas de lit, se bras dans les airs vers la tête, comme attendant les menottes. Les choses les plus simples pour la plupart des gens, lui était un défi de tous les instants. Boire un verre exigeait un système de paille compliqué. Remonter un bas sur sa jambe obligeait des gestes déséquilibrés. Une certains créativité. Un banc tout près pour y élever le pied.
Debra était bonne dans ce qu'elle faisait. Sur l'heure du lunch tous les jours, dans les livres elle s'évadait. Des livres tendus à bout de bras. Des histoires comme elle n'en vivait pas.
Dans le joli quartier qui était le sien, elle quittait le travail pour le retour à la maison. Toujours attirée par le même son. Celui d'un jeune homme sans public y jouant de son accordéon.
Elle l'observait de loin, cachée. Jusqu'à ce que ses pieds, tout naturellement se mettent à danser.
Mais ce jour là, elle capta l'attention du jeune artiste. Plaça un sourire sur le visage généralement triste, de l'accordéoniste. Découverte, elle s'en effraya. Et à la course, de retour vers le lieu de travail, fuya,
Le jeune homme, prénommé Hansel, couru à sa recherche, séduit par elle. Il la trouva au fond d'une autre librairie, feignant d'y chercher un livre en hauteur. Elle avait fui, parce que battait trop vite son coeur. Il s'approcha d'elle afin d'aller lui chercher le livre qu'elle prétendait prendre. Le pris pour elle, dans la même position, d'un geste tendre, pour lui rendre.
Debra tombait en amour avec Hansel.
Celui-ci s'adaptait à ce qui était une disposition perpétuelle pour elle.
Intimidée par ce moment improvisé, elle fit semblant de s'étirer. Ne serais que pour ses bras, ainsi dans les airs disposés, aient un petit côté justifié.
Elle voulu prendre les jambes à son cou de nouveau, ce soudain intérêt envers elle, c'était beaucoup trop. Mais en quittant dans le désordre, elle en accrocha le cadre de porte, et en perdit sa sacoche.
Hansel la rattrapa pour la lui redonner. Levant à nouveau ses bras, les plaçant tous deux nez-à-nez.
Ses yeux à elle dans ses yeux à lui plantés. Avec l'étrange impression d'un premier baiser.
Hansel, lui offrant sa sacoche, garda ses bras dans les airs lui aussi.
Lui faisant comprendre qu'il était territoire ami.
Qu'il était prêt à ce compromis si c'était pour vivre avec elle.
Ce serait un différent Noël pour Debra & Hansel.
Tous deux les bras en l'air en permanence.
La naissance d'une romance.
Née dans la tolérance.
Joyeux Noël aux esprits ouverts.
Partout sur votre planète terre.
mardi 25 décembre 2018
lundi 24 décembre 2018
10 Chansons des Rolling Stones à Propos de la Drogue
Les Rolling Stones connaissent leurs drogues.
Qu'ils prennent la seringue, la narine, les herbes, les pilules, les liquides ou les poudres, ils les toutes essayées. C'est particulièrement clair dans toute l'oeuvre de Keith & Mick.
En l'honneur de leur investissement dans une industrie qui a rendu les choses facilement accessibles pour nous cette année, une influence majeure sur une bonne partie de leur matériel, voici 10 chansons qui sont directement liées à la drogue.
J'aurais aussi pu mettre toutes les chanson de Sticky Fingers, d'Exile on Main Street et Undercover of the Night, mais en quoi ceci aurait été intéressant pour vous?
10 autopsies post consommation:
Let It Bleed (1969)
La chanson titre de leur premier album avec Mick Taylor est une merveille quasi country où Jagger y dégaine sa voix sordide. And there will be a space in my parking lot/ when you need a little coke and sympathy. Quelque chose me dit que Jagger ne parle pas de Coca-Cola en canette.
Can't You Hear Me Knockin' (1971)
La chanson est l'une des plus longue du catalogue des 5 garçons que vos filles ne marieraient jamais. Une partie instrumentale, plus ou moins faussement improvisée à la toute fin, est presqu'une chanson entière à elle seule. Ça commence comme un blues et se termine comme du Curtis Mayfield faisant un jam à la Playboy Mansion avec son sax et la guitare de Taylor qui ne se freine plus. Dès les premiers vers: "Y'all got cocaïne eyes" et "you got speed-freak jive". Sans oublier "...I've been kicking, help me please!" qui sonne commeKeith un junkie tentant de décrocher de l'héroïne.
2000 Light Years From Home (1967)
Mick & Keith se font coincer chez Keef, de la drogue plein les bouilles et les poches dans un raid payant pour la police britannique. Jagger avait en sa possession 4 tablettes contenant des amphétamines, du sulphate, de la methylamphétamine hyrdocloride à lui seul. Keith, pour narguer les agents anti narcotiques jouait "everybody must get stoned" chanté par Dylan sur Rainy Day Women #12 & 35, à tue-tête. En prison, Mick a trouvé le jus pour écrire ce morceau qui le faisait sentir très loin de chez lui.
Jumping Jack Flash (1968)
Ça pourrait surprendre que le riff de Keef (volé à Bill Wyman) soit une chanson sur la drogue. Mais qui se nommerait Jumping Jack, né pratiquement dans un sac de poubelle, "High" comme pas possible, harcelant les personnes âgées en criant dans leur oreilles GAS! GAS! GAS!? Qui, sinon un drogué?
Brown Sugar (1971)
Qui pensait que la chanson de Mick parlait de cassonade? Pénalité pour naïveté extrême. Il s'agit bien d'une des chanson les plus sexistes qui soit, mais pas seulement une ode aux prouesses sexuelles de femmes noires. L'héroïne est aussi l'incise sacrifiée à la question "how come you taste so good?". Quoi d'autre que la drogue vous ferait aussi perdre toutes vos dents? Laisserait des marques sur vos bras? Vous tuerais?
Stoned (1963)
La toute première chanson qui eût été une composition Nanker Pheldge (Jagger/Richards) était un pastiche de Green Onions de Booker T. & The MG's. C'était pensé comme face B de I Wanna Be Your Man, chanson, elle, composée par Lennon & McCartney, et offerte aux bad boys pour qu'ils fassent enfin autre chose que des reprises de blues. La seule phrase entendue dans la chanson est la suivante: "Stoned...out of my mind". Besoin d'un dessin?
Mother's Little Helper (1966)
Le "helper" du titre n'est pas une tranche de baloney, ni un burger ou un sac de chips. Ce sont des valiums, des pilules très accessibles et très populaires dans les années 60 dans les ménages. Les mauvais garçons du rock'n roll devaient rendre déviantes mêmes les femmes au foyer. Sinon, ce ne seraient pas des mauvais garçons. What a drag it is, getting old? ça n'a jamais semblé un problème pour eux.
Rocks Off (1972)
La chanson ouvrant l'excellent Exile on Main Street ne fait pas de détour. Keith & Mick sont très clairs dans la chanson et n'ont jamais rien caché sur l'enregistrement de l'album en France (sinon leurs impôts). Kick me like you've kicked before/ I can't even feel the pain no more. Quand tu parles à ta drogue comme tu parlerais à une maîtresse sado-maso, c'est du sérieusement intense. Suffit de regarder les photos de Keef durant cette période pour constater que le % d'à jeun de ses journées était moins fort que le % d'intoxiqué. Il travaillait toute la nuit, c'était pas parce qu'il était seulement travaillant. Il avait aussi du stimulant.
Sister Morphine (1968)
Enregistrée en 1968 mais jamais lancée avant 1971, c'est Ry Cooder qui joue de la bottleneck guitar à la place de Brian Jones, alors invalide. Quand la chanson sort, Jones est mort. Ni Jones, Ni son remplaçant Mick Taylor ne seront de la chanson. Jagger écrit la musique à Rome, Marianne Faithfull les paroles. Elle devra les traîner en cours pour avoir son crédit d'auteure de la chanson. Elle gagnera sa cause. Amoureuse de Sister Ray et de Heroïn. signées Lou Reed, elle croise les deux types de poésie en un seul titre. Mais c'était moins elle la droguée, ayant eu de très mauvaises expériences avec la drogue inspirant un autre morceau dont le refrain serait ce qu'elle aurait dit à Mick en sortant d'un coma d'overdose, la vraie droguée était Anita Pallenberg, la copine de Jones/Richards/Jagger/Richards.

Dead Flowers (1971)
Mick ne s'est jamais pris au sérieux quand il a chanté country. Il se considérait blues, mais le country, c'était plus pour la voix de Keith. Il chante donc à moitié convaincu de ce qu'il fait. I'll be in the basement room/with a needle and a spoon. Cette chanson n'est toutefois pas sur la couture ni sur les ustensiles. On y parle concoction d'héroïne. Une drogue parmi les favorites des Stones de 1971. Cette période coïncide avec le moment où Keef commence à se tenir avec Gram Parsons, des Flying Burrito Brother's, qui, lui-même connaîtra une fin tragique et précoce, à 26 ans, d'une overdose d'héroïne et d'alcool.
Well, we all need someone, we can lean on...
And if you want it, you can lean on me.
Les Stones ont écrit et entendu cet appel.
Pour être encore plus Stone.
Merry Cannabis.
Qu'ils prennent la seringue, la narine, les herbes, les pilules, les liquides ou les poudres, ils les toutes essayées. C'est particulièrement clair dans toute l'oeuvre de Keith & Mick.
En l'honneur de leur investissement dans une industrie qui a rendu les choses facilement accessibles pour nous cette année, une influence majeure sur une bonne partie de leur matériel, voici 10 chansons qui sont directement liées à la drogue.
J'aurais aussi pu mettre toutes les chanson de Sticky Fingers, d'Exile on Main Street et Undercover of the Night, mais en quoi ceci aurait été intéressant pour vous?
10 autopsies post consommation:
Let It Bleed (1969)
La chanson titre de leur premier album avec Mick Taylor est une merveille quasi country où Jagger y dégaine sa voix sordide. And there will be a space in my parking lot/ when you need a little coke and sympathy. Quelque chose me dit que Jagger ne parle pas de Coca-Cola en canette.
Can't You Hear Me Knockin' (1971)
La chanson est l'une des plus longue du catalogue des 5 garçons que vos filles ne marieraient jamais. Une partie instrumentale, plus ou moins faussement improvisée à la toute fin, est presqu'une chanson entière à elle seule. Ça commence comme un blues et se termine comme du Curtis Mayfield faisant un jam à la Playboy Mansion avec son sax et la guitare de Taylor qui ne se freine plus. Dès les premiers vers: "Y'all got cocaïne eyes" et "you got speed-freak jive". Sans oublier "...I've been kicking, help me please!" qui sonne comme
2000 Light Years From Home (1967)
Mick & Keith se font coincer chez Keef, de la drogue plein les bouilles et les poches dans un raid payant pour la police britannique. Jagger avait en sa possession 4 tablettes contenant des amphétamines, du sulphate, de la methylamphétamine hyrdocloride à lui seul. Keith, pour narguer les agents anti narcotiques jouait "everybody must get stoned" chanté par Dylan sur Rainy Day Women #12 & 35, à tue-tête. En prison, Mick a trouvé le jus pour écrire ce morceau qui le faisait sentir très loin de chez lui.
Jumping Jack Flash (1968)
Ça pourrait surprendre que le riff de Keef (volé à Bill Wyman) soit une chanson sur la drogue. Mais qui se nommerait Jumping Jack, né pratiquement dans un sac de poubelle, "High" comme pas possible, harcelant les personnes âgées en criant dans leur oreilles GAS! GAS! GAS!? Qui, sinon un drogué?
Brown Sugar (1971)
Qui pensait que la chanson de Mick parlait de cassonade? Pénalité pour naïveté extrême. Il s'agit bien d'une des chanson les plus sexistes qui soit, mais pas seulement une ode aux prouesses sexuelles de femmes noires. L'héroïne est aussi l'incise sacrifiée à la question "how come you taste so good?". Quoi d'autre que la drogue vous ferait aussi perdre toutes vos dents? Laisserait des marques sur vos bras? Vous tuerais?
Stoned (1963)
La toute première chanson qui eût été une composition Nanker Pheldge (Jagger/Richards) était un pastiche de Green Onions de Booker T. & The MG's. C'était pensé comme face B de I Wanna Be Your Man, chanson, elle, composée par Lennon & McCartney, et offerte aux bad boys pour qu'ils fassent enfin autre chose que des reprises de blues. La seule phrase entendue dans la chanson est la suivante: "Stoned...out of my mind". Besoin d'un dessin?
Mother's Little Helper (1966)
Le "helper" du titre n'est pas une tranche de baloney, ni un burger ou un sac de chips. Ce sont des valiums, des pilules très accessibles et très populaires dans les années 60 dans les ménages. Les mauvais garçons du rock'n roll devaient rendre déviantes mêmes les femmes au foyer. Sinon, ce ne seraient pas des mauvais garçons. What a drag it is, getting old? ça n'a jamais semblé un problème pour eux.
Rocks Off (1972)
La chanson ouvrant l'excellent Exile on Main Street ne fait pas de détour. Keith & Mick sont très clairs dans la chanson et n'ont jamais rien caché sur l'enregistrement de l'album en France (sinon leurs impôts). Kick me like you've kicked before/ I can't even feel the pain no more. Quand tu parles à ta drogue comme tu parlerais à une maîtresse sado-maso, c'est du sérieusement intense. Suffit de regarder les photos de Keef durant cette période pour constater que le % d'à jeun de ses journées était moins fort que le % d'intoxiqué. Il travaillait toute la nuit, c'était pas parce qu'il était seulement travaillant. Il avait aussi du stimulant.
Sister Morphine (1968)
Enregistrée en 1968 mais jamais lancée avant 1971, c'est Ry Cooder qui joue de la bottleneck guitar à la place de Brian Jones, alors invalide. Quand la chanson sort, Jones est mort. Ni Jones, Ni son remplaçant Mick Taylor ne seront de la chanson. Jagger écrit la musique à Rome, Marianne Faithfull les paroles. Elle devra les traîner en cours pour avoir son crédit d'auteure de la chanson. Elle gagnera sa cause. Amoureuse de Sister Ray et de Heroïn. signées Lou Reed, elle croise les deux types de poésie en un seul titre. Mais c'était moins elle la droguée, ayant eu de très mauvaises expériences avec la drogue inspirant un autre morceau dont le refrain serait ce qu'elle aurait dit à Mick en sortant d'un coma d'overdose, la vraie droguée était Anita Pallenberg, la copine de Jones/Richards/Jagger/Richards.
Dead Flowers (1971)
Mick ne s'est jamais pris au sérieux quand il a chanté country. Il se considérait blues, mais le country, c'était plus pour la voix de Keith. Il chante donc à moitié convaincu de ce qu'il fait. I'll be in the basement room/with a needle and a spoon. Cette chanson n'est toutefois pas sur la couture ni sur les ustensiles. On y parle concoction d'héroïne. Une drogue parmi les favorites des Stones de 1971. Cette période coïncide avec le moment où Keef commence à se tenir avec Gram Parsons, des Flying Burrito Brother's, qui, lui-même connaîtra une fin tragique et précoce, à 26 ans, d'une overdose d'héroïne et d'alcool.
Well, we all need someone, we can lean on...
And if you want it, you can lean on me.
Les Stones ont écrit et entendu cet appel.
Pour être encore plus Stone.
Merry Cannabis.
dimanche 23 décembre 2018
Jane Fonda
Jane Seymour Fonda naît et grandit à New York avec son petit frère Peter, et sa demie-soeur, Pan.
Elle a 12 ans quand sa mère, traitée en institution psychiatrique, se tranche la gorge. Sa mère a été abusée à de multiples reprises, enfant et adolescente et ne s'en est jamais remise. Henry, son père, la même année, se remarie à une femme qui n'a que 9 ans de plus que Jane. À 15 ans, elle suit des cours de danse, puis, après son école secondaire, fera un peu de mannequinat, apparaissant deux fois à la Une du magazine Vogue.
C'est avec son père, pour une pièce de théâtre communautaire, qu'elle fait ses premières armes comme comédienne. Elle ira à Paris y étudier l'art pendant 6 mois. À son retour, elle fréquente l'Actors Studio de Lee Strasberg et ça change sa vie. On lui dit qu'elle est bonne et elle en est revigorée.
Elle fera du théâtre dans les années 50 avant de jouer, en moyenne, dans deux films par année, dans les années 60. Tall Story fait débuter Jane, mais aussi Robert Redford. Ils travailleront quelques fois ensemble et resteront bons amis. Elle joue dans Period of Adjustment mais aussi Walk On The Wild Side qui lui vaut un Golden Globe pour le meilleur espoir. Pour Sunday in New York on lui reconnaît charme et talent. Il est vrai que ses yeux aux millions de cils sont splendides. Mais le magazine satirique Harvard Lampoon fait dire à un critique qu'elle est la pire nouvelle actrice.
Cat Ballou l'établit pour vrai, dans le difficile et atypique rôle d'une hors-la-loi du far-west. Le film générera 5 nominations aux Oscars, Lee Marvin gagnant l'Oscar du meilleur acteur, Fonda, une respectabilité qui sera durable. Elle épouse le réalisateur français Roger Vadim.
Elle joue alors avec Redford et Brando. Puis Jason Robards et Dean Jones et avec Redford encore dans un gros succès public même si son personnage est profondément désagréable. En 1968, elle donne naissance à Vanessa* et joue pour son mari dans un film qui deviendra culte et qui en fera vite un sex-symbole. Des photos d'elle nue, faisant la promotion du film Circle of Love, trois ans plus tôt et d'autres photos, d'elle toute aussi nue, du plateau de tournage de Vadim, vendue à Playboy, la plaçait déjà dans la catégorie suaves.
Presqu'aussitôt, Jane offre l'une de ses meilleures performances à vie, pour Sidney Pollack, dans la peau d'une femme brisée, sur laquelle la vie s'est acharnée. Elle aura une première nomination aux Oscars pour ce déchirant rôle. Elle refuse coup sur coup les rôles principaux dans Rosemary's Baby et Bonnie & Clyde.
Elle gagne son premier Oscar dans un rôle de prostituée en 1971. Elle passe 6 ans, sans réels succès. Mais au niveau personnel, on salue l'intelligence de son jeu. Dans les années 60, elle est très active sur la scène sociale. Militant dans les marches pour les droits civiques aux États-Unis, s'opposant vivement à la guerre du Vietnam mais causant la controverse en raison d'une photo malhabile la montrant rire avec des vietnamiens, donnant l'impression collective qu'elle supporte Hanoï. Elle appuie aussi l'occupation des indiens de l'île d'Alcatraz en 1969 et appuie Huey Newton des Black Panthers. Entre 1967 et 1973, elle sera surveillée par la NSA.
En 1973, trois jours après son divorce de Vadim, elle épouse l'activiste Tom Hayden. Leur fils, Troy, naît en juillet de cette année-là. 9 ans plus tard, le couple adoptera une adolescente afro-Étatsunienne, abandonnée de membres des Black Panthers. Des esprits revendicateurs se rencontrent et elle tourne avec Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin (et Yves Montant) dans un film polémiste. Gorin et Godard tourne un second film, cette fois, carrément sur Jane.
La comédie Fun With Dick & Jane est généralement considérée comme son "retour". La même année, elle brille dans la rôle de Lillian Hellmann. Elle reçoit pour Julia son premier BAFTA, son second Golden Globe et sa troisième nomination aux Oscars. Elle choisit alors de ne tourner que dans des films qui serviront une cause. Elle tient généralement parole. En 1978, elle est si bonne comme infirmière bénévole adultère dans Coming Home qu'elle rafle un second Oscar de la meilleure actrice. Elle gagne aussi un troisième Golden Globe pour ce film. Elle démontre encore plus de talent dans des rôles très différents pour Pakula et Herbert Ross.
Elle gagne son second BAFTA en 1979. Elle est aussi nommée pour un Oscar et un Golden Globe pour ce film. Elle rejoue avec Redford pour le 11ème film le plus populaire de 1979. Pendant des années, elle suit des cours de ballet afin de garder la forme. Mais une bête fracture au pied lui empêche de continuer. Elle découvre la danse aérobique qui donnera naissance à une seconde carrière pour elle: Les vidéos d'aérobie.
À ce niveau, elle aura été une des plus importantes bénéficiaires des premières ventes mondiales de vidéos du genre.
En 1980, elle joue dans le second film le plus populaire en Amérique du Nord. En brouille avec son père depuis toujours, elle achète les droits de la pièce On Golden Pound, dans le but précis de la faire adapter au cinéma. Les conflits père-fille de la pièce faisant beaucoup échos aux leurs. Henry y gagnera son seul Oscar à vie. Jane y sera encore nommée pour un Oscar. Elle ira le chercher pour lui, trop malade pour s'y présenter. Henry décède 5 mois plus tard.
Jane gagne un Emmy en 1984 et incarne la docteur Martha Livingston pour Agnes of God. Le marché de la video naissante, Fonda y sera multimillionnaire avec ses nombreux vidéos d'exercices aérobiques. Un argent qui servira beaucoup à financer les ambitions politiques de son époux, Hayden. Jusqu'en 1995, elle en vendra des millions.
Elle est brillante dans The Morning After, elle sera encore nommée pour la meilleure actrice aux Oscars. Elle joue dans deux autres films avant de se retirer pour au moins 15 ans.
Elle divorce Hayden et épouse le magnat de la télé, et fondateur de CNN, Ted Turner. 10 ans plus tard, ils divorceront.
En 2005, elle retourne au grand écran dans une comédie à succès. Deux ans plus tard, elle se commet encore auprès de Lindsay Lohan et Felicity Huffman. Mais le film est une catastrophe.
En 2009, pour la première fois depuis 1963, elle retourne sur les planches de théâtre. Deux ans plus tard, elle tourne en France. Puis, auprès de Catherine Keener. Elle a un rôle récurrent dans une série de HBO, puis joue Nancy Reagan.
En 2014, elle tourne dans deux comédies, puis prête sa voix aux Simpsons, à la télé. Elle tourne pour Paolo Sorentino et avec Russell Crowe. Elle sera co-star d'une série sur Netflix avec Lily Tomlin et prêtera sa voix à Elena and The Secret Avalor.
Très touchée par le drame d'Orlando en 2016, elle participe à une video racontant la vie des victimes (4:05). Elle joue à nouveau avec Redford, et les deux, des icônes de nos jours, reçoivent de touchantes critiques. Elle joue auprès de Mary Steenburgen, Diane Keaton & Candice Bergen.
Le 24 septembre dernier, elle était le sujet d'un documentaire sur sa riche carrière.
L'impressionnante et extrèmement séduisante Jane Fonda a eu 81 ans, vendredi dernier.
* en hommage à une actrice et activiste britannique qu'elle admire: Vanessa Redgrave.
Elle a 12 ans quand sa mère, traitée en institution psychiatrique, se tranche la gorge. Sa mère a été abusée à de multiples reprises, enfant et adolescente et ne s'en est jamais remise. Henry, son père, la même année, se remarie à une femme qui n'a que 9 ans de plus que Jane. À 15 ans, elle suit des cours de danse, puis, après son école secondaire, fera un peu de mannequinat, apparaissant deux fois à la Une du magazine Vogue.
C'est avec son père, pour une pièce de théâtre communautaire, qu'elle fait ses premières armes comme comédienne. Elle ira à Paris y étudier l'art pendant 6 mois. À son retour, elle fréquente l'Actors Studio de Lee Strasberg et ça change sa vie. On lui dit qu'elle est bonne et elle en est revigorée.
Elle fera du théâtre dans les années 50 avant de jouer, en moyenne, dans deux films par année, dans les années 60. Tall Story fait débuter Jane, mais aussi Robert Redford. Ils travailleront quelques fois ensemble et resteront bons amis. Elle joue dans Period of Adjustment mais aussi Walk On The Wild Side qui lui vaut un Golden Globe pour le meilleur espoir. Pour Sunday in New York on lui reconnaît charme et talent. Il est vrai que ses yeux aux millions de cils sont splendides. Mais le magazine satirique Harvard Lampoon fait dire à un critique qu'elle est la pire nouvelle actrice.
Cat Ballou l'établit pour vrai, dans le difficile et atypique rôle d'une hors-la-loi du far-west. Le film générera 5 nominations aux Oscars, Lee Marvin gagnant l'Oscar du meilleur acteur, Fonda, une respectabilité qui sera durable. Elle épouse le réalisateur français Roger Vadim.
Elle joue alors avec Redford et Brando. Puis Jason Robards et Dean Jones et avec Redford encore dans un gros succès public même si son personnage est profondément désagréable. En 1968, elle donne naissance à Vanessa* et joue pour son mari dans un film qui deviendra culte et qui en fera vite un sex-symbole. Des photos d'elle nue, faisant la promotion du film Circle of Love, trois ans plus tôt et d'autres photos, d'elle toute aussi nue, du plateau de tournage de Vadim, vendue à Playboy, la plaçait déjà dans la catégorie suaves.
Presqu'aussitôt, Jane offre l'une de ses meilleures performances à vie, pour Sidney Pollack, dans la peau d'une femme brisée, sur laquelle la vie s'est acharnée. Elle aura une première nomination aux Oscars pour ce déchirant rôle. Elle refuse coup sur coup les rôles principaux dans Rosemary's Baby et Bonnie & Clyde.
Elle gagne son premier Oscar dans un rôle de prostituée en 1971. Elle passe 6 ans, sans réels succès. Mais au niveau personnel, on salue l'intelligence de son jeu. Dans les années 60, elle est très active sur la scène sociale. Militant dans les marches pour les droits civiques aux États-Unis, s'opposant vivement à la guerre du Vietnam mais causant la controverse en raison d'une photo malhabile la montrant rire avec des vietnamiens, donnant l'impression collective qu'elle supporte Hanoï. Elle appuie aussi l'occupation des indiens de l'île d'Alcatraz en 1969 et appuie Huey Newton des Black Panthers. Entre 1967 et 1973, elle sera surveillée par la NSA.
En 1973, trois jours après son divorce de Vadim, elle épouse l'activiste Tom Hayden. Leur fils, Troy, naît en juillet de cette année-là. 9 ans plus tard, le couple adoptera une adolescente afro-Étatsunienne, abandonnée de membres des Black Panthers. Des esprits revendicateurs se rencontrent et elle tourne avec Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin (et Yves Montant) dans un film polémiste. Gorin et Godard tourne un second film, cette fois, carrément sur Jane.
La comédie Fun With Dick & Jane est généralement considérée comme son "retour". La même année, elle brille dans la rôle de Lillian Hellmann. Elle reçoit pour Julia son premier BAFTA, son second Golden Globe et sa troisième nomination aux Oscars. Elle choisit alors de ne tourner que dans des films qui serviront une cause. Elle tient généralement parole. En 1978, elle est si bonne comme infirmière bénévole adultère dans Coming Home qu'elle rafle un second Oscar de la meilleure actrice. Elle gagne aussi un troisième Golden Globe pour ce film. Elle démontre encore plus de talent dans des rôles très différents pour Pakula et Herbert Ross.
Elle gagne son second BAFTA en 1979. Elle est aussi nommée pour un Oscar et un Golden Globe pour ce film. Elle rejoue avec Redford pour le 11ème film le plus populaire de 1979. Pendant des années, elle suit des cours de ballet afin de garder la forme. Mais une bête fracture au pied lui empêche de continuer. Elle découvre la danse aérobique qui donnera naissance à une seconde carrière pour elle: Les vidéos d'aérobie.
À ce niveau, elle aura été une des plus importantes bénéficiaires des premières ventes mondiales de vidéos du genre.
En 1980, elle joue dans le second film le plus populaire en Amérique du Nord. En brouille avec son père depuis toujours, elle achète les droits de la pièce On Golden Pound, dans le but précis de la faire adapter au cinéma. Les conflits père-fille de la pièce faisant beaucoup échos aux leurs. Henry y gagnera son seul Oscar à vie. Jane y sera encore nommée pour un Oscar. Elle ira le chercher pour lui, trop malade pour s'y présenter. Henry décède 5 mois plus tard.
Jane gagne un Emmy en 1984 et incarne la docteur Martha Livingston pour Agnes of God. Le marché de la video naissante, Fonda y sera multimillionnaire avec ses nombreux vidéos d'exercices aérobiques. Un argent qui servira beaucoup à financer les ambitions politiques de son époux, Hayden. Jusqu'en 1995, elle en vendra des millions.
Elle est brillante dans The Morning After, elle sera encore nommée pour la meilleure actrice aux Oscars. Elle joue dans deux autres films avant de se retirer pour au moins 15 ans.
Elle divorce Hayden et épouse le magnat de la télé, et fondateur de CNN, Ted Turner. 10 ans plus tard, ils divorceront.
En 2005, elle retourne au grand écran dans une comédie à succès. Deux ans plus tard, elle se commet encore auprès de Lindsay Lohan et Felicity Huffman. Mais le film est une catastrophe.
En 2009, pour la première fois depuis 1963, elle retourne sur les planches de théâtre. Deux ans plus tard, elle tourne en France. Puis, auprès de Catherine Keener. Elle a un rôle récurrent dans une série de HBO, puis joue Nancy Reagan.
En 2014, elle tourne dans deux comédies, puis prête sa voix aux Simpsons, à la télé. Elle tourne pour Paolo Sorentino et avec Russell Crowe. Elle sera co-star d'une série sur Netflix avec Lily Tomlin et prêtera sa voix à Elena and The Secret Avalor.
Très touchée par le drame d'Orlando en 2016, elle participe à une video racontant la vie des victimes (4:05). Elle joue à nouveau avec Redford, et les deux, des icônes de nos jours, reçoivent de touchantes critiques. Elle joue auprès de Mary Steenburgen, Diane Keaton & Candice Bergen.
Le 24 septembre dernier, elle était le sujet d'un documentaire sur sa riche carrière.
L'impressionnante et extrèmement séduisante Jane Fonda a eu 81 ans, vendredi dernier.
* en hommage à une actrice et activiste britannique qu'elle admire: Vanessa Redgrave.
samedi 22 décembre 2018
Lev Tahor
Dans les années 80, un homme, d'origine juive israëlienne, du nom de Shlomo Helbrans, s'est convaincu de connaître ce qu'est un coeur pur et fonde un culte un groupe religieux dont il sera le rabbin hassidique.
Au début des années 90, il vit à Brooklyn, New York. Il y dirige une yechiva, soit une étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme. En 1992, on lui confie la préparation de la Bar Mitzvah de Shai Fhima Reuven, un enfant de 13 ans. Le garçon disparaît. Helbrans est accusé d'enlèvement et condamné à 12 ans de prison. Mais sur une planète d'eunuques, facile de plier sous la pression. La communauté hassidique locale impose cette pression et il ne fera que 2 ans à l'ombre.
Mais comme il reste extrêmement torve, on le garde à l'oeil et il est forcé à la déportation. Mais même là-bas, il est indésirable. Il fait donc ce que font les croches et se pousse à nouveau. S'exilant au Canada d'Amérique. Il berne les agents en disant qu'il est persécuté en Israël et gnagnagan, il est placé sous le régime des réfugiés du ministère de l'immigration. Il aurait même payé pour qu'on témoigne en sa faveur. Ce qu'on appelle plus couramment: soudoyer.
Il s'installe avecson culte sa gang à Sainte-Agathe-des-Monts.
Il pratique et applique une version très stricte de l'halakha, y glissant ses propres variations, comme les très longues sessions de prières, les mariages arrangés entre adolescents, l'école à domicile, et le port de noir ou de couleur foncées pour les femmes, ne montrant jamais de peau, ou très très peu, même si presque perpétuellement un jupe. Et confinée dans des rôles genrés parfumés de misogynie. Elle sont accoutrées du genre dès l'âge de 3 ans.
Je devine un peu le style ayant beaucoup besogné dans une partie de Boisbriand, extrêmement sale, où les vidanges sont partout dans la rue, et où les gens circulent comme les walkers de Walking Dead, lourdement vêtus, même si il fait plus de 30 degrés dehors.
J'y travaillais le recyclage (ce qu'ils ne comprennent pas vraiment y mêlant beaucoup de vidanges), et si j'arrêtais mon camion et y travaillais les roues d'un bac, il était certain que quelques 3 ou 4 gamins, croisés d'adultes, se pencheraient au dessus de mon épaule, risquant même de recevoir un coup de marteau, et me demandant parfois ce que je fais, pourquoi, comment que je procède... l'ignorance au puits de la connaissance.
Ah non! c'est vrai, c'est moi qui ne connaît pas ce qu'est un coeur pur.
Ils sont accusés de négligence des enfants, ce qui correspond aussi assez bien à ce que je voyais à Boisbriand, je dois l'avouer, et en novembre 2013,la secte le groupe se sauve à Chatham-Kent, en Ontario. Le Québec choisit de protéger les enfants et place plusieurs d'entre eux dans un programme de famille adoptives juives de chez nous beaucoup plus saines, et inscrits 127 enfants comme "interdits de quitter le pays" afin de prévenir d'autres fuites et possibles maltraitances.
En Ontario, on les découvre assez vite. En mars 2014, on essaie de protéger les enfants aussi. 9 membres fuient vers Trinidad-Tobago, dans le but de se rendre au Guatemala avec 6 enfants, mais le pays est avisé et retourne les fuyards au Canada.
Une bonne partie du groupe réussit toutefois à se réfugier à San Juan la Laguna, sur le Lac Atitlan, au Guatemala.
En août 2014, un groupe d'autochtones et d'indigènes du Guatemala laisse entendre qu'ils ne sont pas du tout bienvenue sur place. Et que la culture locale est largement souillé depuis leur présence.
Quand je vous dis que la religion tue. En juillet 2017, Shlomo Helbrans se noie dans un rituel d'immersion dans une rivière du Mexique.
Ça ne s'invente pas.
C'est son fils, Nachman, qui prend la relève dela secte du groupe.
5 Leaders sont arrêtés au Mexique hier. Dont Nachman.
Où pensez vous que les autres ont fui?
Oui.
Ici.
Au début des années 90, il vit à Brooklyn, New York. Il y dirige une yechiva, soit une étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme. En 1992, on lui confie la préparation de la Bar Mitzvah de Shai Fhima Reuven, un enfant de 13 ans. Le garçon disparaît. Helbrans est accusé d'enlèvement et condamné à 12 ans de prison. Mais sur une planète d'eunuques, facile de plier sous la pression. La communauté hassidique locale impose cette pression et il ne fera que 2 ans à l'ombre.
Mais comme il reste extrêmement torve, on le garde à l'oeil et il est forcé à la déportation. Mais même là-bas, il est indésirable. Il fait donc ce que font les croches et se pousse à nouveau. S'exilant au Canada d'Amérique. Il berne les agents en disant qu'il est persécuté en Israël et gnagnagan, il est placé sous le régime des réfugiés du ministère de l'immigration. Il aurait même payé pour qu'on témoigne en sa faveur. Ce qu'on appelle plus couramment: soudoyer.
Il s'installe avec
Il pratique et applique une version très stricte de l'halakha, y glissant ses propres variations, comme les très longues sessions de prières, les mariages arrangés entre adolescents, l'école à domicile, et le port de noir ou de couleur foncées pour les femmes, ne montrant jamais de peau, ou très très peu, même si presque perpétuellement un jupe. Et confinée dans des rôles genrés parfumés de misogynie. Elle sont accoutrées du genre dès l'âge de 3 ans.
Je devine un peu le style ayant beaucoup besogné dans une partie de Boisbriand, extrêmement sale, où les vidanges sont partout dans la rue, et où les gens circulent comme les walkers de Walking Dead, lourdement vêtus, même si il fait plus de 30 degrés dehors.
J'y travaillais le recyclage (ce qu'ils ne comprennent pas vraiment y mêlant beaucoup de vidanges), et si j'arrêtais mon camion et y travaillais les roues d'un bac, il était certain que quelques 3 ou 4 gamins, croisés d'adultes, se pencheraient au dessus de mon épaule, risquant même de recevoir un coup de marteau, et me demandant parfois ce que je fais, pourquoi, comment que je procède... l'ignorance au puits de la connaissance.
Ah non! c'est vrai, c'est moi qui ne connaît pas ce qu'est un coeur pur.
Ils sont accusés de négligence des enfants, ce qui correspond aussi assez bien à ce que je voyais à Boisbriand, je dois l'avouer, et en novembre 2013,
En Ontario, on les découvre assez vite. En mars 2014, on essaie de protéger les enfants aussi. 9 membres fuient vers Trinidad-Tobago, dans le but de se rendre au Guatemala avec 6 enfants, mais le pays est avisé et retourne les fuyards au Canada.
Une bonne partie du groupe réussit toutefois à se réfugier à San Juan la Laguna, sur le Lac Atitlan, au Guatemala.
En août 2014, un groupe d'autochtones et d'indigènes du Guatemala laisse entendre qu'ils ne sont pas du tout bienvenue sur place. Et que la culture locale est largement souillé depuis leur présence.
Quand je vous dis que la religion tue. En juillet 2017, Shlomo Helbrans se noie dans un rituel d'immersion dans une rivière du Mexique.
Ça ne s'invente pas.
C'est son fils, Nachman, qui prend la relève de
5 Leaders sont arrêtés au Mexique hier. Dont Nachman.
Où pensez vous que les autres ont fui?
Oui.
Ici.
vendredi 21 décembre 2018
Perdre Sa Religion
C'était le titre d'une chanson d'un de mes groupes préférés fin 1991, mais qui a eu tant de succès qu'en octobre/novembre/décembre l'année suivante, elle jouait encore beaucoup à la radio et un peu partout. Dans les compils des meilleures chansons de l'année. Certaines stations la plaçaient même toute première, comme la meilleure chanson de 1992.
Là où habite ma mère, un arabe est venu postuler pour un poste dans les emplois sanitaires du condo où elle loge, et à la seconde entrevue, il a demandé si le condo pouvait lui offrir un tapis et 5 moments par jour pour prier.
On l'a ensuite, bien entendu, écarté des candidats.
C'était la chose à faire.
Je l'ai souvent dit, la religion devait être la chose la plus privée au monde. Comme ce que l'on fait à la salle de bain. Ça intoxique le monde entier.
Et comme je considère l'argent comme la nouvelle religion, voilà un autre sujet que je garderai privé toute ma vie. Je ne parle jamais d'argent. Sinon avec ceux qui me paient. Mais encore, seulement si on m'y invite ou quand on m'y oblige. Toujours avec un peu de gêne. Comme si j'étais invité dans un temple dont je ne suis pas vraiment un disciple. L'argent, c'est un outil. Je suis assez peu intéressé par les outils.
J'ai d'ailleurs un beau coffre rouge, neuf, de 2002, dans mon garage. Donné par mon beau-père à Noël ou je ne sais trop. Il est dans le coin sur un meuble. Sous une raquette de badmington. Intouché depuis 2002. Je pourrais le revendre neuf sans problèmes. Il est vide. 100% vide. Ça ne m'a jamais effleuré l'esprit de le remplir de quoi que ce soit. Peut-être des vieilles cassettes de musique, au moins une fois, j'y ai surement pensé. Il est sur le meuble qui tient cette fonction. De garder mes cassettes.
Mais je m'éloigne. Je veux vous parler de religion. Ou plutôt du souhait d'absence de religion dans nos vies.
L'État Islamique est infecté de religion. Donald Trump est infecté de religion. Double toxicité. Deux types de religions différentes. L'une qui a comme source des interprétations douteuses menant à l'intolérance et la fin de vie précoce. L'autre qui a comme source l'envie de vie facile menant à l'intolérance et à des interprétations douteuses.
"Une menace pour la sécurité", ces mots ont-ils encore une valeur?
Donald Trump les utilise pour justifier son banditisme commercial dans les traités de libre-échange.
La Chine joue actuellement aux idiots avec nous, en lourds lâches, emprisonnant canadiens sur canadiens, pour rien. Sinon par représailles d'avoir fait écho aux commandes des États-Unis. L'argent, où l'impossibilité d'en faire autant, à la base de toute cette sale mascarade.
La sale Chine emprisonne nos Canadiens car ils seraient soudainement devenus des "menaces pour leur sécurité".
Tu la tiens bien cette poignée de valise dans mon dos, Chinois?
Visez les États-Unis pas nous, christ! Ce sont eux qui vous chassent!
La vraie menace de toutes les sécurités est cette vision qui souhaite sans cesse les désunions. C'est ce retour au colonialisme qu'on déguise en patriotisme et en nationalisme.
Je sais, je m'y prends peut-être en avance, mais ce que je souhaite à tout le monde sur terre pour 2019, c'est sincèrement de perdre sa religion.
Ce qui reste une chanson d'un de mes groupes, toujours préférés, même si ils sont tous au musée des has-beens (J'y aspire moi-même), une chanson dis-je bien, que lorsque passée à la radio, me bouleverse encore beaucoup.
Elle coïncide avec l'époque où je commençais à fréquenter "différemment" la formidable jeune femme qui partage ma vie depuis 26 ans, aujourd'hui même.
Me faisant perdre non pas une religion car je n'adhère à aucune, mais plutôt la tête.
Et gagner au jeu de l'amour.
Merci de ta tolérance, beautiful fragrance.
Dans ce monde qui trop de fois, pue.
I Love U.
(Nooooooooooon je ne répète pas complètement un titre)
Là où habite ma mère, un arabe est venu postuler pour un poste dans les emplois sanitaires du condo où elle loge, et à la seconde entrevue, il a demandé si le condo pouvait lui offrir un tapis et 5 moments par jour pour prier.
On l'a ensuite, bien entendu, écarté des candidats.
C'était la chose à faire.
Je l'ai souvent dit, la religion devait être la chose la plus privée au monde. Comme ce que l'on fait à la salle de bain. Ça intoxique le monde entier.
Et comme je considère l'argent comme la nouvelle religion, voilà un autre sujet que je garderai privé toute ma vie. Je ne parle jamais d'argent. Sinon avec ceux qui me paient. Mais encore, seulement si on m'y invite ou quand on m'y oblige. Toujours avec un peu de gêne. Comme si j'étais invité dans un temple dont je ne suis pas vraiment un disciple. L'argent, c'est un outil. Je suis assez peu intéressé par les outils.
J'ai d'ailleurs un beau coffre rouge, neuf, de 2002, dans mon garage. Donné par mon beau-père à Noël ou je ne sais trop. Il est dans le coin sur un meuble. Sous une raquette de badmington. Intouché depuis 2002. Je pourrais le revendre neuf sans problèmes. Il est vide. 100% vide. Ça ne m'a jamais effleuré l'esprit de le remplir de quoi que ce soit. Peut-être des vieilles cassettes de musique, au moins une fois, j'y ai surement pensé. Il est sur le meuble qui tient cette fonction. De garder mes cassettes.
Mais je m'éloigne. Je veux vous parler de religion. Ou plutôt du souhait d'absence de religion dans nos vies.
L'État Islamique est infecté de religion. Donald Trump est infecté de religion. Double toxicité. Deux types de religions différentes. L'une qui a comme source des interprétations douteuses menant à l'intolérance et la fin de vie précoce. L'autre qui a comme source l'envie de vie facile menant à l'intolérance et à des interprétations douteuses.
"Une menace pour la sécurité", ces mots ont-ils encore une valeur?
Donald Trump les utilise pour justifier son banditisme commercial dans les traités de libre-échange.
La Chine joue actuellement aux idiots avec nous, en lourds lâches, emprisonnant canadiens sur canadiens, pour rien. Sinon par représailles d'avoir fait écho aux commandes des États-Unis. L'argent, où l'impossibilité d'en faire autant, à la base de toute cette sale mascarade.
La sale Chine emprisonne nos Canadiens car ils seraient soudainement devenus des "menaces pour leur sécurité".
Tu la tiens bien cette poignée de valise dans mon dos, Chinois?
Visez les États-Unis pas nous, christ! Ce sont eux qui vous chassent!
La vraie menace de toutes les sécurités est cette vision qui souhaite sans cesse les désunions. C'est ce retour au colonialisme qu'on déguise en patriotisme et en nationalisme.
Je sais, je m'y prends peut-être en avance, mais ce que je souhaite à tout le monde sur terre pour 2019, c'est sincèrement de perdre sa religion.
Ce qui reste une chanson d'un de mes groupes, toujours préférés, même si ils sont tous au musée des has-beens (J'y aspire moi-même), une chanson dis-je bien, que lorsque passée à la radio, me bouleverse encore beaucoup.
Elle coïncide avec l'époque où je commençais à fréquenter "différemment" la formidable jeune femme qui partage ma vie depuis 26 ans, aujourd'hui même.
Me faisant perdre non pas une religion car je n'adhère à aucune, mais plutôt la tête.
Et gagner au jeu de l'amour.
Merci de ta tolérance, beautiful fragrance.
Dans ce monde qui trop de fois, pue.
I Love U.
(Nooooooooooon je ne répète pas complètement un titre)
jeudi 20 décembre 2018
Charlton Heston
John Charles Carter est né en octobre 1923, en Illinois. Son père est opérateur dans une scierie, sa mère est femme au foyer.
Quand J.C. a 10 ans, il a un frère et une soeur, et ses parents se séparent. Sa mère, Lilla Charlton Baines, refait sa vie avec un Heston. Il prendra leur deux noms pour sa carrière future.
Il s'amuse beaucoup dans les bois, s'inventant des histoires qu'il joue tout seul en forêt. Souvent des personnages dont il emprunte les intrigues dans les livres qu'il lit. Ironiquement, le tout premier film dans lequel il apparaîtra dès les premières scènes, dans les bois. Une adaptation de Peer Gynt, d'Henrik Ibsen. Charlton a 18 ans.
Il fera beaucoup de théâtre, adolescent et dans la jeune vingtaine. En 1944, il fait son devoir militaire et sera opérateur radio et tireur aérien. Il sera fait sergent. Après la guerre, il épouse Lydia Marie Clarke et le couple s'installe à Hell's Kitchen, à New York. Ils seront tous deux mannequins pour les artistes peintres et s'achètent un théâtre qu'ils gèrent, gagnant 100$ par semaine.
Charlton fera un peu de télévision dans des revisitations de Jules César ou des adaptations des soeurs Bronte. Le producteur de Casablanca le remarque et on lui offre encore du cinéma, pour ses 26 ans. Cecille B.DeMille le remarque à son tour et lui offre une belle opportunité dans un film qui sera largement vu. The Greatest Show On Earth gagne tout aux Oscars et est le film le plus populaire de 1952. King Vidor l'utilise la même année, auprès de Jennifer Jones. Il joue dans un dernier film, en 1952, coloré en indien.
L'année suivante, il joue le président Andrew Jackson, Buffalo Bill et dans un autre western. Il est le premier choix pour Billy Wilder et son Stalag 17, mais le rôle (et l'Oscar) ira à William Holden. Il retrouve le producteur de Casablanca qui le réunit à Lizabeth Scott à nouveau.
En 1954, il joue dans deux films d'aventures. Le premier est tourné au Machu Picchu, et le second sera grand-père de Raiders of the Lost Ark, de Steven Spielberg, qui empruntera beaucoup à ce film, 30 ans plus tard. Il tourne dans 3 autres films en 1955.
L'année suivante, il devient une icône dans la peau de Moïse au grand écran. On y fera référence toute sa vie. Il obtient ses meilleures critiques pour sa performance. Il retourne au western et joue pour Orson Welles. Il accepte un rare second rôle pour William Wyler. Il rejoue aussi le président Jackson.
Burt Lancaster, Marlon Brando et Rocj Hudson refusent tous de jouer Ben-Hur. Pas Charlton. Ça lui vaudra un des 11 Oscars décerné à ce film. Heston, aussi assez pieux au civil, sera presque toujours identifié biblique. Le succès est si grand, son film suivant ne peut qu'être décevant. Heston refuse de jouer auprès de Marylin Monroe pour faire du théâtre avec Laurence Olivier. Il apprend en 6 semaines, auprès d'Olivier plus qu'il ne le fera jamais dans sa vie d'acteur. Au théâtre, il ne fera plus seulement que des rôles Shakespeariens, historiques ou classiques.
Il obtient un grand succès public dans cette tranche de style. Il verse aussi dans le film de guerre. Puis tourne à Hawaï. Il tourne un autre western qui ne plait pas beaucoup.
Heston se tourne alors vers les grands rôles épiques: Jean-Le-Baptiste, Micheal-Ange, Major Dundee. Il obtient un succès critique avec Franklin J. Schaffner, mais pas public. Il joue ensuite le Général Charles Gordon. À partir de 1965, il est président de la guilde des acteurs des États-Unis. Il le sera jusqu'en 1971. Il sera nettement plus conservateur que ses prédécesseurs, bien que publiquement démocrate depuis toujours, et aura des prises de becs avec des personnalités libérales comme Ed Asner.
Mais à partir de 1972, Heston devient non seulement mentalement républicain, mais surtout grand défendeur du droit au port d'armes. Il joue même de son personnage de cow-boy à l'écran pour s'en faire l'avocat.
En 1968 il apparaît dans deux films qui ne seront pas de grands succès populaires, mais de bons succès personnels critiques. La même année, il renoue avec l'immensément populaire. Il alternera entre les échecs et les succès pendant quelques temps. Il rejoue Mark Antony au cinéma.
En 1971, il donne dans la science-fiction, sans réel punch. Mais il devient un héros populaire car c'est un public défendeur du port d'arme. Et du redneck, il en pousse aux U.S. of A. Pour son premier effort en réalisation, il adapte un sujet qu'il connait bien depuis longtemps. Mais le résultat est désastreux. On ne le sortira jamais en cinéma. En DVD seulement. Et en 2011. Skyjacked est un grand hit populaire, mais pas le suivant.
La science-fiction lui sourit, puis Alexandre Dumas aussi. Deux films catastrophes le gardent comme acteur rapportant gros et il tourne aussi un film de guerre en 1976. Mais un autre film catastrophe fait patate. Le western qui suit, aussi. Il joue Henry VIII puis retourne au film catastrophe.
Il tourne dans un film scénarisé par son fils, puis dans un film d'horreur. Il réalise son second long métrage, un autre film scénarisé par son fils, un film mal reçu.
Devenant un fervent supporter de Ronald Reagan, ne laissant planer aucun doute sur ses allégeances politiques. Il ne sera officiellement affiché républicain qu'en 1987. Il fait de la télé, travaille avec son fils, fait des caméos ici et là.
Il refait même des clins d'oeil à des films passés.
Il fait aussi du caméo, à la télé.
De 1998 à 2003, il est triste président de la National Rifle Association. Il est piégé par Micheal Moore en 2002, pour son film Bowling For Columbine.
Cette année marquait la 10ème année du décès de Charlton Heston, à l'âge de 84 ans, laissant dans le deuil son fils, sa fille adoptive et son épouse de 64 ans de vie commune.
Un homme à la fois honorable et déshonorable. Un anachronisme américain. Un paradoxe.
En avril dernier, il y a 10 ans, Charlton Heston décédait d'une pneumonie.
Quand J.C. a 10 ans, il a un frère et une soeur, et ses parents se séparent. Sa mère, Lilla Charlton Baines, refait sa vie avec un Heston. Il prendra leur deux noms pour sa carrière future.
Il s'amuse beaucoup dans les bois, s'inventant des histoires qu'il joue tout seul en forêt. Souvent des personnages dont il emprunte les intrigues dans les livres qu'il lit. Ironiquement, le tout premier film dans lequel il apparaîtra dès les premières scènes, dans les bois. Une adaptation de Peer Gynt, d'Henrik Ibsen. Charlton a 18 ans.
Il fera beaucoup de théâtre, adolescent et dans la jeune vingtaine. En 1944, il fait son devoir militaire et sera opérateur radio et tireur aérien. Il sera fait sergent. Après la guerre, il épouse Lydia Marie Clarke et le couple s'installe à Hell's Kitchen, à New York. Ils seront tous deux mannequins pour les artistes peintres et s'achètent un théâtre qu'ils gèrent, gagnant 100$ par semaine.
Charlton fera un peu de télévision dans des revisitations de Jules César ou des adaptations des soeurs Bronte. Le producteur de Casablanca le remarque et on lui offre encore du cinéma, pour ses 26 ans. Cecille B.DeMille le remarque à son tour et lui offre une belle opportunité dans un film qui sera largement vu. The Greatest Show On Earth gagne tout aux Oscars et est le film le plus populaire de 1952. King Vidor l'utilise la même année, auprès de Jennifer Jones. Il joue dans un dernier film, en 1952, coloré en indien.
L'année suivante, il joue le président Andrew Jackson, Buffalo Bill et dans un autre western. Il est le premier choix pour Billy Wilder et son Stalag 17, mais le rôle (et l'Oscar) ira à William Holden. Il retrouve le producteur de Casablanca qui le réunit à Lizabeth Scott à nouveau.
En 1954, il joue dans deux films d'aventures. Le premier est tourné au Machu Picchu, et le second sera grand-père de Raiders of the Lost Ark, de Steven Spielberg, qui empruntera beaucoup à ce film, 30 ans plus tard. Il tourne dans 3 autres films en 1955.
L'année suivante, il devient une icône dans la peau de Moïse au grand écran. On y fera référence toute sa vie. Il obtient ses meilleures critiques pour sa performance. Il retourne au western et joue pour Orson Welles. Il accepte un rare second rôle pour William Wyler. Il rejoue aussi le président Jackson.
Burt Lancaster, Marlon Brando et Rocj Hudson refusent tous de jouer Ben-Hur. Pas Charlton. Ça lui vaudra un des 11 Oscars décerné à ce film. Heston, aussi assez pieux au civil, sera presque toujours identifié biblique. Le succès est si grand, son film suivant ne peut qu'être décevant. Heston refuse de jouer auprès de Marylin Monroe pour faire du théâtre avec Laurence Olivier. Il apprend en 6 semaines, auprès d'Olivier plus qu'il ne le fera jamais dans sa vie d'acteur. Au théâtre, il ne fera plus seulement que des rôles Shakespeariens, historiques ou classiques.
Il obtient un grand succès public dans cette tranche de style. Il verse aussi dans le film de guerre. Puis tourne à Hawaï. Il tourne un autre western qui ne plait pas beaucoup.
Heston se tourne alors vers les grands rôles épiques: Jean-Le-Baptiste, Micheal-Ange, Major Dundee. Il obtient un succès critique avec Franklin J. Schaffner, mais pas public. Il joue ensuite le Général Charles Gordon. À partir de 1965, il est président de la guilde des acteurs des États-Unis. Il le sera jusqu'en 1971. Il sera nettement plus conservateur que ses prédécesseurs, bien que publiquement démocrate depuis toujours, et aura des prises de becs avec des personnalités libérales comme Ed Asner.
Mais à partir de 1972, Heston devient non seulement mentalement républicain, mais surtout grand défendeur du droit au port d'armes. Il joue même de son personnage de cow-boy à l'écran pour s'en faire l'avocat.
En 1968 il apparaît dans deux films qui ne seront pas de grands succès populaires, mais de bons succès personnels critiques. La même année, il renoue avec l'immensément populaire. Il alternera entre les échecs et les succès pendant quelques temps. Il rejoue Mark Antony au cinéma.
En 1971, il donne dans la science-fiction, sans réel punch. Mais il devient un héros populaire car c'est un public défendeur du port d'arme. Et du redneck, il en pousse aux U.S. of A. Pour son premier effort en réalisation, il adapte un sujet qu'il connait bien depuis longtemps. Mais le résultat est désastreux. On ne le sortira jamais en cinéma. En DVD seulement. Et en 2011. Skyjacked est un grand hit populaire, mais pas le suivant.
La science-fiction lui sourit, puis Alexandre Dumas aussi. Deux films catastrophes le gardent comme acteur rapportant gros et il tourne aussi un film de guerre en 1976. Mais un autre film catastrophe fait patate. Le western qui suit, aussi. Il joue Henry VIII puis retourne au film catastrophe.
Il tourne dans un film scénarisé par son fils, puis dans un film d'horreur. Il réalise son second long métrage, un autre film scénarisé par son fils, un film mal reçu.
Il refait même des clins d'oeil à des films passés.
Il fait aussi du caméo, à la télé.
De 1998 à 2003, il est triste président de la National Rifle Association. Il est piégé par Micheal Moore en 2002, pour son film Bowling For Columbine.
Cette année marquait la 10ème année du décès de Charlton Heston, à l'âge de 84 ans, laissant dans le deuil son fils, sa fille adoptive et son épouse de 64 ans de vie commune.
Un homme à la fois honorable et déshonorable. Un anachronisme américain. Un paradoxe.
En avril dernier, il y a 10 ans, Charlton Heston décédait d'une pneumonie.
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