mercredi 11 février 2026

Quand la Prison Forgea un Homme Libre

Nelson Mandela était une des figures les plus marquantes du XXe siècle, non seulement pour son combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, mais aussi pour la force morale exceptionnelle dont il a fait preuve pendant ses vingt-sept années de prison. Son incarcération, loin de briser son engagement, a transformé Mandela en symbole mondial de résistance, de dignité et d'espoir. 

Sa libération marquera un tournant historique, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais pour le monde entier.

Arrêté en 1962, à l'âge de 44 ans, puis condamné deux ans plus tard à la prison à vie lors du procès (partisan) de Rivonia, Nelson Mandela est reconnu coupable de sabotage et de complot contre l'État (il n'a que des idées différentes et prône la démocratie et la fin de l'apartheid). À l'époque, le régime d'apartheid impose effectivement une ségrégation raciale brutal, privant la majorité noire de ses droits politiques, économiques er sociaux. Mandela, membre de l'African National Congress (ANC) estime alors que la lutte pacifique ne suffit plus face à la violence institutionnelle du régime. Cette position lui vaut "une condamnation exemplaire", destinée à décourager toute opposition. 

Mandela est alors envoyé à Robben Island, une prison située au large du Cap, connue pour ses conditions de détention extrêmement dures. Les prisonniers politiques y sont soumis à un travail forcé dans une carrière de chaux, à une nourriture insuffisante et à un isolement sévère. Mandela, classé comme un prisonnier noir de catégorie inférieure, est privé de nombreux droits accordés aux détenus blancs: moins de visites, moins de courrier, et des conditions de vie plus rudes. Pourtant , malgré ces humiliations quotidiennes, il refuse de se laisser déshumaniser. 

La prison devient pour lui un lieu paradoxal d'apprentissage et de résistance intérieure. Il y développe une discipline personnelle rigoureuse, fondée sur la lecture, la réflexion et le dialogue. Il étudie le droit, l'histoire, et apprend l'afrikaans, la langue des oppresseurs colonisateurs blancs. Convaincu que comprendre l'autre est une arme essentielle pour transformer la société. Peu à peu, il gagne le respect aussi bien des autres prisonniers que de certains gardiens. Sans jamais renier ses convictions, il adopte une posture de calme et de dignité qui renforce son autorité morale. 

Au fil des années Mandela devient un leader même derrière les barreaux. Il participe à l'organisation collective des prisonniers politiques, négocie de meilleures conditions de détention et insiste sur l'importance de la solidarité. À l'extérieur, sa figure prend une dimension mythique. Alors que le régime tente de le faire disparaitre de la scène publique,, son nom devient un cri de ralliement pour les mouvements anti-apartheid à travers le monde. Des campagnes internationales réclament justice et sa libération, faisant de lui un prisonnier politique universellement reconnu. Et injustement emprisonné. 

Dans les 1980, l'Afrique du Sud est confrontée à une crise identitaire profonde. Les violences internes s'intensifient, l'économie est affaiblie par les sanctions internationales et le régime n'est plus viable. Mandela, transféré dans une prison où les conditions sont plus clémentes, entame des discussions secrètes avec le gouvernement. Ces négociations montrent sa capacité à envisager l'avenir sans esprit de vengeance. Pour lui, la fin de l'apartheid ne peut se faire que par le dialogue et la réconciliation. 

Après 27 ans de détention, en 1990, Nelson Mandela est enfin libéré. Les images de sa sortie de prison, main dans la main de son épouse Winnie, font le tour du monde. Loin d'exprimer de la haine ou un désir de vengeance, Mandela prononce un discours empreint de sagesse et d'apaisement. Il appellent à l'unité nationale et à la construction d'une Afrique du Sud démocratique, où Noirs et Blancs auraient les mêmes droits. 

Cette libération symbolise bien plus que la fin de l'emprisonnement d'un homme. Elle marque le début de la fin officielle de l'apartheid et l'ouverture d'un nouveau chapitre pour le pays. Mandela, maintenant devenue le premier président Noir d'Afrique du Sud, en 1994, incarne alors la possibilité du pardon sans l'oubli et de la justice sans la vengeance. Un an avant sa présidence, il avait gagné le Prix Nobel de la Paix. Son passage par la prison, loin de l'avoir affaibli, a forgé un leader capable de transformer la souffrance en force politique et morale. 

En ce mois de l'histoire des humains à la peau noire, alors que les États-Unis sont devenus ouvertement racistes et totalement fascistes, il est un rappel que même dans les conditions les plus inhumaines, avec des racistes au pouvoir, il est possible de préserver sa dignité, de croire en la justices et aux gens, et de préparer un avenir malgré les injustices. 

Les États-Unis auront besoin d'un tel rappel quand ces xe années de "I told you so" seront terminées. 

Il y aura tant à reconstruire au pays de l'oncle Sam. 

Nelson Mandela était libéré aujourd'hui, il y a 36 ans.   

mardi 10 février 2026

Louche Espace Public

La présence publique de Donald Trump vers 2016, son omniprésence depuis, une montée de l'importance de l'internet dans nos vies, son anonymité et ses accès rapides et faciles, la pandémie, et le second passage du pédoprésident, qui nous fait oublier les 4 ans de bien être entre les deux erreurs, deuxième passage qui semble sévir depuis 12 ans, aidé de l'IA maintenant, tout ça, ont ouvert des projecteurs des portes et lancé des projecteurs sur tout un pan de la société qu'on préférait par le passé, garder sous silence.

Et avec raisons. 

Long préambule pour vous dire que l'idiotie a belle tribune depuis 2016. Les valves du racismes sont très ouvertes. Et ça coule sous plusieurs types de robinets. La tuyauterie du racisme s'est ramifié des États-Unis au Canada. Et chez nous, on a des parfaits cons aussi. Très public. 

Comme JF Gariepy.

Qui ?

Jean-François Gariepy. 

Une nouvelle version de la lie de la lie. 

Originaire de Ste-Sophie, il a étudié en neurosciences et travaillé comme chercheur dans le domaine biologique. Il se fait connaitre publiquement par Youtube où il anime une série de chroniques croisant politique, science et philosophie. Avec de probables visées internationales, il appelle cela The Public Space. Parce qu'en effet, très souvent, il discute en anglais et les clips auxquels il fait référence sont de langue anglaise. Ces propos sont associés rapidement à la droite alternative extrême. Il verse facilement dans les théories du complot et devient vite controversé. 

Entre autre parce qu'il apparait clairement raciste et suprémaciste blanc nationaliste. Il est ciblé par des organisations spécialisées dans la surveillance des discours haineux et aussi par les réseaux de chercheurs qui chercheront à s'en dissocier. Ses chaînes de propagande d'idées seront listées parmi les chaines suprémacistes blanches par la ligue anti diffamation.  Il promeut parfois des idées comme la supériorité génétique des blancs et la création d'un ethno-État blanc dans ses vidéos ce qui nourrit la controverse autour de lui. 

Il se trouve aussi au centre de nombreuses polémiques sur ses opinions et son comportement personnel. Des choses qui circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse alternative. Il se confie parfois en se pensant dans l'underground, mais son jugement lui fait manquer de perspectives. Ces récits doivent être traités avec prudence, tellement ses histoires sont parfois ahurissantes. Elles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. 

Mais là où ça devient plus louche encore, c'est auprès de celle qu'on appelle "Mama JF".

Élora Patoine est nébuleuse. Elle a à peu près 30 ans. Ou elle serait dans la trentaine. C'est pas clair.

Elle apparait quelque fois dans ses vidéos et est présentée comme "la femme" du commentateur en ligne. 

Le 17 juin 2023, Élora et JF sont ensemble en direction du Nouveau-Brunswick, dans ce qui devait être un voyage ou une excursion. Gariépy affirme qu'elle a quitté la voiture pour "vivre une aventure ou aller vivre hors réseau". Hors de la vie publique. Pour cette raison, Gariépy ne la déclarera pas "disparue" avant un certain temps. Le 19 juin, serait la dernière fois où Gariépy l'aurait vue, la laissant à une station service de Borden-Carleton. Elle l'aurait quitté volontairement. Il ne la déclarerait justement jamais disparue, puisque c'est un citoyen/ami qui la déclare disparue fin septembre 2023, donc, trois bons mois plus tard.  

La Gendarmerie Royale du Canada la déclarera "personne manquante" dès octobre 2023. Et demandera l'aide du public pour la retrouver. Ce que Gariépy ne se force pas de faire.

Deux ans et demi plus tard, le cas n'est toujours pas résolu. Où se trouve Élora Patoine ? En vie ou morte ? Jusqu'à maintenant Gariepy n'est pas considéré comme "responsable" de sa disparition. Mais elle est bel et bien disparue. 

"vivre hors réseau" c'est couper tous les ponts avec tout le monde sur terre ?

Et si personne ne s'inquiète de sa disparition, n'étais ce pas les conditions idéales pour s'en débarrasser...?

...enfin...

Pas de corps, pas de crime.

Pas envie de devenir plus controversé moi-même que je ne le devrais.

Mais des proches d'Élora inquiets...ça existent encore ?

Je suis en train de revisiter One Battle After Another de Paul Thomas Anderson. Le probable film de l'année aux prochains Oscars. Dans un relai d'otages, le relayeur demande à son otage "est-ce que quelqu'un viendra te chercher ?". Ce à quoi répond l'otage "Yeah ! and he's gonna fuck you up!". Et il y aura quelqu'un.

Y a quelqu'un comme ça pour Élora ? 

lundi 9 février 2026

Giorgia Meloni

Née le 15 janvier 1977, à Roma, elle a grandit dans le quartier populaire de Garbatella, un environnement qui a grandement influencé son discours politique centré sur l'identité. le mérite et l'ascension sociale. Issue d'une famille modeste et élevée par sa mère seulement, après le départ de son père, elle revendique souvent, encore aujourd'hui, ce parcours comme la preuve d'un attachement aux classes moyennes et populaires italiennes. 

Son engagement politique commence très tôt. À seulement 15 ans, elle adhère au Front de la Jeunesse, l'organisation de jeunesse du Mouvement Social Italien (MSI), parti héritier de la tradition post-fasciste. Cette origine idéologique est l'un des éléments les plus controversés de sa trajectoire. Toutefois Meloni affirme s'y être inscrite dans une évolution démocratique claire, cherchant à transformer cet héritage en une droite conservatrice moderne, souverainiste et nationaliste. Mais compatible avec les institutions démocratiques. 

Au fil des années 2000, sa carrière politique prend de l'ampleur rapidement. Elle rejoint Alleanza Nazionale, un parti d'extrême-droite. puis le Peuple de la Liberté de la crapule Silvio Berlusconi, Trump avant Trump. En 2008, à seulement 31 ans, elle est faite, par Berlusconi, plus jeune ministre de l'histoire de la république italienne, à devenir ministre, ministre de la jeunesse, justement. À ce poste, elle met l'accent sur la participation civique, la natalité et l'identité nationale. Des thèmes qui resteront centraux dans son discours politique. 

En 2012, Giorgia franchit une étape décisive en cofondant Fratelli d'Italia (Frères d'Italie), un parti national-conservateur. D'abord marginal, mais appelé à jouer un rôle majeur. Pendant plusieurs années, cette formation reste dans l'opposition, refusant chaque fois de participer aux multiples gouvernement de coalitions successifs qui ne mènent que trop souvent qu'à des catastrophes. Cette brave décision permet au parti de se bâtir une cohérence, et force l'admission que seuls, peut-être nous, seuls, pourrions aider l'Italie à se relever du marasme économique national. 

Tous les autres partis, passent pour une classe politique perçue comme opportunistes, peu fiables ou instables. 

Le tournant majeur survient lors des législatives de 2022. Dans un contexte de perpétuelle crise économique, d'inquiétudes liées à l'immigration et de fatigue généralisée vis-à-vis des élites politiques traditionnelles italiennes, Fratelli d'Italia termine la soirée d'élections en tête des scrutins de votes. Giorgia Meloni devient alors présidente du Conseil. La toute première Femme à occuper ce poste dans ce pays historiquement machiste. Sa victoire marque un déplacement significatif du paysage politique italien vers la droite conservatrice.

 Elle critique le fédéralisme européen, se présente comme un femme féminine mais pas féministe. Livre même quelques combats à l'idée de l'égalité des genres. Cette posture lui permet de ratisser un large électorat mâle machiste rétrograde, mais alimente aussi beaucoup la critique. Son accession au pouvoir suscite inquiétude en Europe. Cela ne signifie pas l'effacement de son identité politique pour autant. On redoutait un glissement autoritaire ou une remise en cause des valeurs démocratiques. Finalement, c'est aux États-Unis que ça se produira. Et de sa part, une ligne pragmatique devient la norme sur plusieurs dossiers. Contre toute attente, elle réaffirme l'ancrage de l'Italie dans l'union européenne et l'OTAN, soutient ouvertement l'Ukraine envahie par la Russie, et se montre soucieuse de la stabilité économique, notamment dans sa gestion des fonds européens. 

Elle reste restrictive sur les politiques migratoires, et sur le contrôle des ONG. Elle entretient aussi des relations étroites avec d'autres leaders conservateurs et nationalistes en Europe, tout en cherchant à apparaître comme une interlocutrice crédible auprès de Bruxelles. Elle est surtout redoutable communicatrice. Son aisance à l'oral , son ton passionné et son habileté à se présenter comme une femme du peuple lui confère une honnêteté jugée spontanée. Et moderne. Elle incarne une évolution du paysage politique italien et européen.

Elle a prouvé que le national-conservateur pouvait se réinventer.

Même si elle a été piégée par la Cosa Nostra pour les constructions des jeux Olympiques actuels qui devaient être les Jeux "du rééquilibre sobres des dépenses" et qui auront quand même coûté plus de 30 millions. Sotchi, en 2014, ayant été la catastrophe absolue de plus de 50 millions. Catastrophe aussitôt suivie d'une première invasion en Ukraine, toute aussi illégale que l'invasion actuelle.  

Meloni refusera pas moins de 54 devis de construction tous liés à la Mafia, mais cette bête à plusieurs têtes, réussit à se régénérer ailleurs pour soutirer des fortunes à son gouvernement.

Avec le fascisme grandissant aux États-Unis, et l'incohérence absolue du président dément, Giorgia Meloni n'inquiète plus. En tout cas, moins. 

dimanche 8 février 2026

Il Ne Sait Pas

Enfant, pré-ado, ado, le mantra de mon défunt papa était "Mentir, tricher, voler, c'est choisir de se placer du mauvais côté de la société "

"C'est aussi des raisons d'un jour vous déshériter" s'est rajouté avec le temps. 

Mon père était juste.

Notre monde ne l'est pas. La planète ne l'est pas. Certains pays sont même la triche incarnée.

Les États-Unis le sont devenus depuis 10 ans. 

Les élections de mi-mandat, ils prévoient très ouvertement les voler. Tous les signes pointent vers une défaite et une perte du contrôle du Congrès. Les Démocrates ont gagné LE TEXAS !!!! Entre 1960 et nos jours, c'est un château fort Républicain. Les deux Bush étaient du Texas. La dernière fois qu'un Démocrate avait gagné l'État c'était en 1994. Et bien ils ont gagné par +14 alors que les Républicains avaient gagné par +17 à l'élection du dément président. C'est donc + 31 qu'il a PERDU. Car le président n'a jamais été plus perdant que présentement. Et il le sait. Chaque fois qu'il dit "I don't know..." tous les jours, au contraire, il sait très bien. 

Il sait qu'il est en voie de bien perdre les élections de mi-mandat. Ils le savent tous. Il a d'abord dit qu'on pourrait laissez tomber les élections de mi-mandat. Ne pas en tenir. Puis, il l'a répété. C'était après qu'il ait exigé de tous les États de redessiner leurs frontières de votation en faveur des Républicains. Le Gerrymandering. Allez lire là dessus, c'est de la triche ouverte. Certains États l'ont fait, mais plusieurs ne l'ont pas fait et surtout, on s'est rendu compte que redessiner les cartes allaient plutôt avantager les Démocrates, il a fallu changer de stratégie de triche. On a alors laisser planer le concept de ne pas tenir d'élections de mi-mandat. 

dernier scrutin Russe
Ce qui est d'un tel ridicule qu'il a fallu penser à autre chose. On a alors envoyer l'increvable Jabba the hut Steve Bannon dire que les agents de ICE allaient encercler les bureaux de votes...ben oui et accompagner les gens armés comme les Russes jusqu'au X sur les bulletins de vote pour s'assurer qu'on coche la bonne case. Finalement, mercredi, il disait que les Républicains devaient prendre le contrôle des bureaux de votes pour "s'assurer que les Démocrates ne trichent pas...". 

Lire: "Pour qu'on puisse tricher nous-mêmes comme il se doit".

Finalement, jeudi, le clown en chef disait qu'il ne reconnaitrait pas une défaite.

En parfait dictateur. 

Comme présidence, peut-on faire pire ?

Oui, semble-t-il. Le même jour, enfin dans la nuit de jeudi à vendredi, il republiait sur le web un vidéo des "personnages" du film le Roi Lion, une parodie où on y plaçait par IA, des têtes et où, bien entendu le roi lion était le prédateur président, et où on y présentait le couple Obama, en couple de singes... oui...de chimpanzés.

Son seul 1er discours présidentiel

Parenthèse tout de suite, ces "personnages" n'existent pas dans Le Roi Lion, l'excuse ne tient pas d'emblée. On a d'abord tenté d'excuser en disant que le couple était représenté en train de s'amuser comme on devrait s'amuser de ce gag de 2h40 du matin. Mais à 14h40, 12 heures plus tard, vendredi, c'est seulement là qu'on retirait du web, et en blâmant un anonyme "membre du personnel", qui aurait manqué de jugement. Mais on a même pas dit qu'il aurait manqué de jugement. Il a lancé son éternel "I don't know"...

Peu importe le nouveau mensonge qu'il peut nous fournir, il a republié le vidéo, c'est exactement comme rire à gorge déployée un gag raciste et le partager au monde entier. Personne sur terre ne croit à "l'erreur du staffer" prétendument limogé. TOUTE LA PLANÈTE, le sait raciste. La planète vous as entendu la rire, pédoprédateur. Fin de le discussion sur le sujet.

On brasse les eaux pour tricher les élections de mi-mandat. 

Un tricheur trichera toujours.

Dans un gouvernement de violeurs, on promet et fait la promotion du viol quotidiennement.  De souveraineté, de droits humains, de lois, dans un gouvernement d'absolus prédateurs. Comment peut-on se surprendre de voir son vice-président, charmant comme un coup de pied dans l'entre jambes, se faire huer à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques ?

Même si montré une milli seconde à la télévision précisément parce que les gens anticipaient avec justesse que les têtes raisonnables ne pouvaient que huer ce niveau de malsain, on a réussi à entendre le tonnerre de chouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu!. 

Que je souhaites profond et permanent pour tous les jeux et pour chaque mention des États-Unis. 

Même si les athlètes, la plupart, pas les Tkachuk, n'ont rien à voir avec la sale administration de prédateurs en poste. 

Parce que la terre a besoin de beaucoup plus de gens fâchés pour faire tomber le bandit en poste aux États-Unis. De partout. Et surtout de l'intérieur.

Le corrompu président s'apprête à poursuivre l'IRS, son propre gouvernement, donc piger ouvertement dans les coffres du pays. Il poursuivrait Scott Bessent...patron de l'IRS, et Pam Bondi, Patronne du département de justice...qui défendront l'IRS...contre lui ?

Demanderait-il alors à ceux-ci de la payer ? C'est quand même le président, le patron. 

On lui a demandé. Il a répondu. Bien entendu, mais l'argent ne l'intéresse pas, il donnerait tout à la charité... at-il menti. 

Ils sont bons avec la charité, la famille Trump. Ils ont volé l'argent destiné à une fondation luttant contre le cancer chez les enfants.  Dur d'être plus vil.

Quelqu'un croit encore une seul chose issue de la bouche d'un tel menteur ? 

Quand on lui a REdemandé si un jour il allait respecter la constitution, il a répondu vous savez quoi ?

Je ne sais pas...

Ça mérite la destitution tout de suite. 

C'est un gouvernement de tricheurs, menteurs, violeurs. voleurs. C'est tout ce qu'il ne fait pas être. 

samedi 7 février 2026

Micheal Jackson revisité

Cette photo de Moby et de Nathalie Portman date de 1999. Année où notre brave fils est né, et année où j'ai découvert à la fois la paternité et l'artiste qui j'ai adoré. Mais pour Moby, drôle de bebitte au civil, cette photo a suffit à lui suggérer d'épicer son auto biographie, alors qu'il a prétendu qu'il avait été en relations amoureuses avec elle, et vice-versa. Ce qui, 20 ans plus tard, a couvert Moby de ridicule, quand les mémoires sont sorties et que Nathalie a vivement démenti. Ce n'est qu'une photo de nous deux après un de ses shows. Rien d'autre. On ne se connait pas davantage. 

On a jamais été un couple amoureux, avait-elle dit. 

C'est ce que les Républicains et leurs minions tentent de nous faire comprendre avec tous ces gens pris en photos avec Jeffrey Epstein, ou qui sont mentionnés simplement dans les dossiers. Ce n'est pas parce que vous être sur une photo avec l'affreux, que vous l'avez été nécessairement avec des mineures. Sauf le Prince Andrew, à genoux semblant jouer au docteur autour d'une mineure couchée au sol. Prêt à envahir son corps quasi offert. 

Ils sont pressés de présenter les plus de 3 millions documents rendus publics (bien entendu) un vendredi, illégalement en retard, et de nous faire avaler que c'est un "Nothing burger ".  Passez à autres choses.

Déjà, le dément en chef a prétendu que ces 3 millions de matériel le disculpait, ce qui est impossible à déduire après une semaine et un jour, alors le lundi...mais très possible si il sait déjà ce qu'il a fait expurger. Ce qu'il sait assurément car son nom y est plus de 3700 fois, mais JAMAIS dans un courriel dont il était la source. Toujours répondant du non incriminant. Sinon du mathématiquement caviardé. Les tricheurs tricheront. 

On a déjà commencé (illégalement toujours) à éliminer de ce qu'on avait rendu public. Mais tous ceux et celles qui avaient téléchargé dès le départ, vendredi, ont encore tout. Et parmi ceux-ci, les meilleurs représentants de la loi qui bâtiront un autre dossier pour l'après-Trump et dans le futur, menant aux élections de mi-mandat, dans 9 mois. Ce qui pourrait être en même temps.

"Dans ce qui a été rendu public", il y a ce document audio de Micheal Jackson, "issu des dossiers Epstein", disant à on ne sait qui "Je ne sais pas, si je devrais te dire cela. Je ne sais pas qui pourrait nous écouter. Il y aurait peut-être des groupes de gens voulant se débarrasser de moi. Ils ne me veulent pas ici. Il ne me veulent plus ici maintenant." Ce à quoi un interlocuteur masculin lui répond "Je ne comprends pas, que veux tu dire? Parles-moi". MJ répond : "Je ne peux pas en parler au téléphone. Je ne sais pas ce qui va arriver. Mais je sens simplement, dans toute mon âme, seul Dieu le sait, ils pourraient me tuer. Ils pourraient me poignarder. Ils pourraient me piéger. Et ensuite dire que j'ai fait une surdose. Ils peuvent faire bien des choses." Ce à quoi, son interlocuteur dit, un peu excédé : "Mais qui ? Qui peut faire ça ?"  

Une plus longue pause suit alors qu'on sent Jackson mesurer ce qu'il va dire. MJ finit pas répondre: "Ce n'est pas le gouvernement. C'est PLUS que le gouvernement. Mais je ne sais pas quoi faire. Je m'en fous. Il peuvent me prendre. Je me moque moi-même de ma propre vie désormais. Je veux juste mes que mes enfants soient ok Mes anges. Je veux qu'ils soient en sécurité." "Micheal..." dit la personne qui l'écoute au bout de la ligne. "Je dois y aller" conclut MJ en vitesse avant de raccrocher. 

Si vous cherchez ce document audio, vous peinerez à le retrouver. On efface beaucoup en ce moment pour mieux "réinventer la vérité". Mais ça se trouve encore sur Threads. Ou si vous êtes habiles en informatique. Tout ça ne dit rien, bien entendu. Et si on cherche mieux, on découvre autre chose, j'y reviendrai.

Tout de suite, on s'est mis à dire que MJ avait construit Neverland pour y accueillir les enfants dans le but précis de les protéger de l'île d'Epstein et que quand ça s'est compris, on a tout fait pour qu'il soit considéré comme pédophile (11 fois accusé, toutes les fois innocentés et contre des enfants tous blancs) et on aurait fini par "le suicider" à la Epstein, avec son riche médecin qui aurait eu "une mission" dans ses ordonnances. 

Je changeais mon fusil d'épaule sur le roi de la pop. J'ai même écouté ma liste de lecture d'1h20, de Jackson que j'ai baptisée, volontairement péjorativement, "The Kids in the Mirror". Un jeu de mots par rapport à ma chanson préférée de sa part, et un clin d'oeil de mauvais goût sur la pédophilie auquel je l'associais. Mais cette conversation audio découverte cette semaine ne confirme rien. Même si elle suggère de complètement repenser ce qu'on a déjà pensé de MJ. 

Certains disent que They Don't Care About Us est une référence directe à ce qu'il vivait. Ce que le vidéo ne suggérait en rien.

En creusant davantage sur 2 jours, j'ai découvert que ce document audio avait été sorti il y a longtemps. Avant le cauchemar Trump au pouvoir et du vivant d'Epstein.  Et que ça avait été confirmé faux. Truqué. Deux comédiens. Un script. Comploshère. Mais c'est fou le nombre de gens qui ont mordu à l'hameçon. Dont moi, un peu.

Encore aujourd'hui les gens disent facilement: "Ils l'ont tué!".

Hm...

Je ne pense pas.

Il couchait quand même dans le même lit que les enfants. 

J'ai ramolli sur mon opinion défavorable du disparu Michael, quand même. Parce que trépassé anyway.

Vie qu'on revisite en film de fiction inspiré de la réalité, signé Antoine Fuqua, qui a tourné d'excellents films par le passé, et scénarisé par John Logan, qui en a écrit des fameux aussi, le 24 avril prochain, mais qu'on publicise dès maintenant.

Parce qu'Epstein, les noms qui tombent...voilà un moyen, avec du plus "favorable", de faire oublier que le nom de MJ s'y trouve aussi.. Je doutes qu'on traitera défavorablement de ses rapports avec les mineures dans le film de Fuqua. 

On étudiera défavorablement un jour cette protection des agresseurs et la totale non considération des victimes.

On a tellement assez de cette trop exposée corruption dans l'actuelle administration.

If you wanna make the world, a better place, take a look at yourself and make a change.  

vendredi 6 février 2026

Cinema Paradiso***********Le Samouraï de Jean-Pierre Melville

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: Le Cinéma !

Je l'ai surconsommé, le surconsomme encore, l'ai étudié, en fût diplômé, y ai travaillé, en fût récompensé, en suis sorti, mais le cinéma n'est jamais sorti de ma personne.

Je vous parle d'un film dont j'ai aimé l'histoire, l'originalité, le sujet, la réalisation, le cinématographie, les interprètes, le décor, la mise-en-scène, l'audace, bref, je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. 

Je vous parle cinéma.

LE SAMOURAÏ de Jean-Pierre Melville.

Considéré comme père spirituel de la Nouvelle Vague Française, Jean-Pierre Grumbach, dit Jean-Pierre Melville était un grand réalisateur français. Il était un rare réalisateur à rallier succès critique et succès populaire tout en restant cinéaste indépendant. C'est lui qui a dit à Jean-Luc Godard de monter son film À Bout de Souffle de la manière que JLG l'a fait, en en gardant seulement ce qui lui plaisait et accélérait le rythme. Faisant inventer à Godard la technique du "jump cut" qui a depuis fait école.

Melville ne tournera que 3 autres films après celui-là, ayant écrit le début d'un 4e, il meurt d'un anévrisme au cerveau en train de manger avec l'auteur Phillipe Labro, à 55 ans, seulement, en 1973, Labro tentant de compléter le film, sans y parvenir.  

Le 11e de ses 14 long-métrage sera radical. Presque ascétique. Il marquera le film policier français et le film noir moderne (alors). C'est moins un polar classique qu'une méditation sur la solitude, la rigueur et la mort, portée par une mise en scène guidée d'une précision presque obsessionnelle. 

Dès les première minutes, le ton est donné. Un appartement gris, presque vide, une homme immobile, un voix off minimale. Les dialogues seront aussi rares. Le silence est un langage. Rien n'est plus payant pour téléspectacteur que d'être forcé de se concentrer sur celui ou celle qui pense à l'écran. L'investissement est alors total. Tout est en regards dans ce film, Entre Delon et sa femme (alors) Nathalie, très jolie, à seulement 25 ans. Entre Delon et la pianiste Cathy Rosier. Chaque geste de Jef Costello (Alain Delon) est mesuré, répété, ritualisé. le film avance au rythme de cette mécanique froide, fascinante, parfois déroutante. Le jeu de Delon est délibérément minimaliste. Le Clint Eastwood français est d'une élégance austère. Il incarne un personnage réduit à son devoir, sa fonction. Une sorte de mort en attente. Melville ne copie pas Hollywood, il l'épure, le refroidit, le dépouille. 

Le scénario de comptes à rendre reste assez simple. Sert une obligation à la réflexion sur l'isolement et l'inuléctabilité. Jef Costello est condamné, tel un samouraï, à sa fidélité et à une règle intérieure impossible à transgresser. Comme des tonnes de Républicains, aux États-Unis, en ce moment, il se punit de sa loyauté .

Le film a la grâce des films qui n'ont rien à prouver. Le silence n'est pas un manque mais une discipline. Melville force le spectateur à être présent, attentif au moindre geste, au moindre regard. On ne consomme pas le film, on l'habite. La cinématographie du grand Henri Decäe, est froide et épurée. Les gris, les bleus, la pluie, l'éclairage naturel, fort à la Nouvelle Vague, les rues qui créés des espaces mentaux d'époque et de lieux qu'on a pas nécessairement connus. Une France figée au moment même où elle existe. Delon est un code d'honneur incarné. Jef Costello n'explique rien, il fait. Tout est dans la posture. La lenteur. La répétition rituelle. Sur la mort. C'est presque zen. 

Moins il y a de mots, plus il y a de règles. Et quand ces règles se fissurent, le monde s'effondre. C'est ce que Melville tourne. On ne reconnait pas l'époque si on ne l'a pas connue, on reconnais le sentiment. Cette sorte d'état intérieur du travailleur mort en dedans, parce qu'étouffé de devoir. Paris y est abstrait.

Troublant et très beau à la fois. Un accès à une mémoire empruntée, à une émotion qui te précède. Ce film est hanté et nous habite, une fois vu. 

Il m'a fait penser à Lutnick, Grahan. Leavitt, Patel, Bondi, Noem, Hegseth, DJT, Miller, Johnson, tout cet empire du mal. 

Leur loyauté devrait leur être un jour, fatale.