vendredi 9 janvier 2026

Mon Voisin

C'est pas un rastaman

Inspiré par les évènements de la semaine qui se termine, j'ai réuni plusieurs de mes amis et on a effectué un raid contre mon voisin. Dans une impressionnante opération de nuit, il s'est bien défendu mais à la gang on a fait mieux. 

Il est maintenant en détention. 

Dans un hôtel.

 Je n'aimais pas beaucoup de choses de son côté de la clôture. 

Quand il tousse, il le fait bruyamment. Il laisse affichées ses lumières de Noël beaucoup trop longtemps après les fêtes. Il laisse en marche sa voiture trop longtemps avant de partir, dans son entrée. Il laisse son chat chier partout dehors. Je l'ai vu une fois mettre un emballage de tablette de chocolat, dans NOTRE poubelle. Il ne taille jamais les branches de son arbre qui penche chez nous. Je crois aussi qu'il fait le trafic de Fentanyl. Je n'en ai aucune preuve, mais ça me semble faire du sens, le couple est d'origine mexicaine. Je vais prendre la contrôle de sa maison, à partir de maintenant. Je nous ai débarrassé de sa femme aussi. Je n'avais aucune problème avec elle, mais lors du party d'Halloween dernier, elle était déguisée en banane, c'était pas beau et lors du BBQ local, elle avait apporté de la coriandre, je n'ai pas pris de chance. 

Je leur ai trouvé un Hôtel à Laval dans l'attente de la suite des choses. J'utilise leur maison depuis comme mon "sous-sol de mâle" où j'y fais absolument tout ce qui me plait. Il se trouve que mon voisin a une impressionnante collection de vin, assez massive, un cellier tout à fait formidable dans lequel il fait bon se servir. Je me suis acheté une XBox 360 et je game en buvant ses copieuses bouteilles au goût soyeux, velouté, charpenté et gouleyant. Je serai propriétaire de sa maison jusqu'à ce qu'on soit certain que la rue soit sécuritaire et judicieusement juste. Ou encore jusqu'à ce que des propositions qui ne se refusent pas se présentent à moi. 

Comme me remettre une médaille du courage et de la bienveillance.

Collective.  

Je fais ça parce que Dieu me le commande. Et au nom de la sécurité nationale.

J'ai aussi quelques autres projets du même genre, en vue. 

Il y a la maison de Jean-Robert Truchon, en face, dont j'aime beaucoup la voiture et sur laquelle j'aimerais faire plus que des essais. Une Ferrari SF90 Spider. J'aimerais être propriétaire de son auto, ce serait vraiment cool. Et je pense aussi investir la maison de Pat & Bri, plus loin sur la rue. Patrick était le quart arrière de l'équipe de football à l'école secondaire, et il a marié la belle Brigitte, capitaine des meneuses de claques d'alors, mais surtout, devenue charmante professeure de yoga depuis. 

Hâte de les menotter. 

Les gens n'aimeront pas ce que je vais dire, mais tout ça, toute cette rue, c'est ma responsabilité.

Fuck around et trouves moi. 

J'ai mis le feu à la maison des Wong, des asiatiques dont je soupçonnes qu'ils soient illégaux au pays. Je le entendais crier au secours dans la maison. La fumée sortant de partout pendant que je changeais leurs serrures et criait "LIBARRRRRRRRRRRRRTÉ!"

On a un nouveau chien pris aux Drolet, on l'a appelé Bully, beaucoup plus de voitures et de places de stationnement et je m'attends à ce qu'on me traite en héros. Je suis "transformative" comme disait le Premier Minus Carney. 

Je fais tout ça sans m'annoncer. 

Pas de paperasses, Pas de logique. Simplement du flair. 

Et de l'envie pécuniaire.

L'argent ne fait pas le bonheur mais remplit les assiettes de ceux et celles qui ont faim.

Tout le monde vous le dira, je ne suis moi-même, que fin. 

Comme dans finesse.

Y a rien comme faire régner l'ordre pour que le monde s'accorde.

C'est beau l'accordéon. 

Je tiens un peu du président jambon du pays d'en bas. 

De la famille des rats. 

jeudi 8 janvier 2026

Zombies

En septembre et novembre 1975, David Bowie vient de terminer son travail sur le tournage du film The Man Who Fell to Earth. Pour avoir la silhouette d'une créature prétendue de l'espace, il ne se nourrit que de piments et de lait. Consomme aussi de large montagnes de cocaïne parce qu'elle est très disponible dans le Los Angeles de l'époque. Et ça coupe l'appétit. Il est hanté par des crises de panique qui lui font croire de manière paranoïaque que le guitariste de Led Zeppelin Jimmy Page, formation au sommet de son art alors, le terrorise de magie noire. En fait sa petite pute personnelle et le persécute. L'a ciblé pour le torturer comme une sorcière qu'on aurait voulu chasser de L.A. Bowie se convainc aussi que des sorcières lui volent son semen, la nuit. Paranoïa de junkie.

Cette année là, Bowie a déjoué toutes les attentes en proposant un album qu'il qualifie de "plastic soul", inspiré de la musique soul, funk et Motown à Philadelphie. Il a fait la découverte de Carlos Alomar, qui a joué avec James Brown, et avec Carlos, et Earl Slick avec lequel il avait travaillé sur le même album (et le précédent, Diamond Dogs). Ensemble, ils feront quelques sessions avec le producteur Harry Maslin, qui lui, s'inquiète de la frêle silhouette du chanteur, (il ne pèse alors que 80 livres) mais le trouve hyper concentré quand vient le moment de zoner sur la musique. Il concoctera un formidable album de seulement 6 morceaux dont la chanson titre et d'une durée de plus de 10 minutes. Et dont la dernière reste une de mes préférées à vie.

Il ne fait aucun doute que tout est excès dans la vie du maigre duc blanc, alors. Ce personnage avait été créé dans un élan théâtral en tournée et se présentait comme froid aristocrate pâle aux cheveux lissés, en débardeur noir sur chemise blanche, émotivement distant, sévère, mais élégant. "a very nasty character" dira Bowie de lui-même, qui se trouvait mentalement dans la pire place possible de son vivant. Absence de chaleur, d'empathie, détaché de la nature humaine, Bowie disait vouloir présenter ce qu'il y avait de pire de l'Homme et poussera jusqu'à l'occultisme nazi dans ses excès. Il voulait se montrer mal humain.

 Jamais, dans sa carrière, il ne sera plus absent mentalement. Confessera-t-il dans le futur. Le maigre duc blanc s'incarnait pour vrai. Bowie est mort en janvier 2016. Il y a 10 ans, dans deux jours. Jamais il n'aura connu une planète avec l'erreur présidentielle aux États-Unis, au pouvoir. Erreur survenue 9 mois plus tard, une première fois. Il ne devinait pas que le mal humain prendrait forme à l'automne 2016. Au sommet des USA. 

J'ai questionné ma planète cette semaine. Me suis demandé si j'étais sur la bonne. Je voyais un homme dément dire sans rire qu'il refuserait de laisser celle qui a non seulement gagné les élections de 2018 au Venezuela, mais qui a aussi gagné le Prix Nobel de la Paix dernier, Maria Corina Conchado, il ne la laisserait jamais, dis-je bien, gouverner son propre pays, parce qu'elle avait accepté le Prix Nobel qu'il aurait dû gagner. 

J'ai d'abord cru que c'était un titre du journal satirique The Onion.  

Puis, Maria, déjà confuse dès la réception du Prix Nobel en dédiant son prix au président des États-Ennemis, a ensuite dit  par la télévision que si elle prenait le pouvoir, elle lui donnait plein contrôle du pétrole et lui ferait faire des trillions de profits, pour finalement lui proposer d'échanger son prix Nobel au président des États-Unis contre le pouvoir qui lui revenait depuis 2018. 

Je ne croyais pas aux Zombies. 

Maintenant, oui. 

Décérébrés. Morts vivants. Morts par en dedans. 

 La Prix Nobel 2025 est morte par en dedans. 

Celui qui le veut tant ce prix, pas assez mort, encore.

Jamais plus mort ne m'ont semblé les États-Unis. Le rêve Américain en est devenu un car il faut dormir pour penser le vivre. 

David Bowie aurait eu 79 ans aujourd'hui. Le même âge que le dément président des États-Unis.

Son 10e album, un chef d'oeuvre selon moi, aura 50 ans dans 15 jours. 

Des fois, depuis 10 ans, j'ai l'impression de vivre sous les effets secondaires de la cocaïne.  

mercredi 7 janvier 2026

Cinema Paradiso************************************The Grifters de Stephen Frears

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: Le cinéma !

Je l'ai découvert, surconsommé, le surconsomme encore, l'ai étudié, en fût double diplômé, y ai travaillé, y ai été récompensé, m'en suis retiré, mais le cinéma ne s'est jamais retiré de mon être. 
Je vous parles d'un film que j'ai aimé pour son histoire, ses interprètes, sa réalisation, sa cinématographie, son sujet, sa trame sonore, son audace, bref je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. 

Je vous parles ce qui me plait dans le cinéma.

THE GRIFTERS de Stephen Frears. 

Donald Westlake est un auteur dont j'aime le style. Noir. Intéressé par les marginaux, les non traditionnels. Les ratés et les imparfaits. J'aime aussi qu'il soit insaisissable poisson. Il a écrit plus de 100 romans ou nouvelles sous des tonnes de pseudonymes. Richard Stark, une vingtaine de fois entre 1962 et 1974. Il a aussi écrit, de son propre aveu, sous les pseudonymes de Tucker Coe and some other fellows. Si bien que quand Frears lui demandera de signer l'adaptation du livre de Jim Thompson, sous le nom de Stark, et que Westlake invente une raison pour ne pas l'y associer, Frears finira par placer un nom d'entreprise dans le film qui soit nommé Stark, Coe & Fellows. 

Ce sont Robert Harris, Jim Painten et Bruce Kawin qui présentent le livre à Martin Scorsese dans le but qu'il l'adapte en film vers la fin des années 80. Mais Martin est très investi sur Wiseguy déjà, qui deviendra le formidable Goodfellas. Frears vient de terminer Dangerous Liaisons, chef d'oeuvre dont j'étais convaincu que je vous avais détaillée ma passion ici, (à ma façon, oui) et dont je vous reparlerai surement aussi, un jour. Le film a été un grand succès et il se cherche un nouveau projet différent. De l'époque actuelle. Scorsese aime beaucoup aussi et offre à Frears si il peut produire le film. Frears est charmé par le style dur de Thompson, croisement de fiction pulpeuse et de tragédie grecque. 

C'est le réalisateur allemand Volker Schlöndorff qui leur recommande Westlake, qui ne sera pas tout de suite enchanté. Trouvant trop glauque. Frears le reconvoque et lui fait voir le film autrement. Comme l'histoire d'une femme sur le déclin qui ne tente de survivre dans un univers qui la dépasse désormais. Westlake aime. 

Anjelica Huston incarne Lily, escroc de longue date, qui veut faire un grand coup comme dans sa jeunesse en se joignant à son fils, John Cusack dans la peau de Roy, et de sa copine, Myra, de laquelle elle a un instantané dégoût, elle est belle, jeune et pleine d'énergie, ce que Lily ne se sent plus être. J'avais découvert Annette Bening dans Valmont, peu de temps avant, et dans ce film, j'en tombais amoureux. Les deux femmes seront si parfaites qu'elles seront toutes deux nommées aux Oscars. 

Cusack avait lu le livre de Thompson, lancé en 1963, quand John avait 19 ans et pensait lui-même vouloir un jour adapté ceci pour le cinéma. Quand il apprend que Scorsese et Frears travaillent là-dessus, il s'impose entre les deux. Et avec passion, lui parle de la sienne pour ce projet. Il travaillera auprès de vrais escrocs et apprendra avec eux tout les petites arnaques qu'il fait de ses mains dans le film. Cher et Sissy Spacek étaient les deux premiers choix pour le rôle offert à Anjelica. Annette est fraichement découverte, n'ayant alors que 2 longs métrages à son actif, et son rôle "pétillant " séduit tant que Warren Beatty craque pour elle sur grand écran et la choisit pour son projet l'année de la sortie du film. 

Bening accepte une scène  de nudité frontale car elle ajoute à l'aspect comédie de son personnage. Huston trouvera le tournage éprouvant. Quittant le tournage plusieurs heures après l'intensité de la scène finale entre elle et son fils. Et vomissant presque toute la soirée dans la scène de torture qui la plaçait au coeur. Comble de l'horreur, la scène sera coupée au montage final. 

On commence à tourner en octobre 1989, principalement à Los Angeles, dans les appartements du Bryson Hotel, et aussi à Phoenix, en Arizona. Les éclairages pour lesquels tourne Oliver Stapleton sont assez délicieux. J.T. Walsh, Charles Napier (le Joker original de la télévision), Jeremy Piven y tiennent des rôles de soutien fort intéressants. Rôles tordus un peu partout. 

Tension des petits criminels des années 60 dans le chic cheap de Los Angeles des années 90. Huston tentant de survivre, Cusack croche sous des airs de bobo, Bening, pimpée poupée. 

Agréable film noir aux personnages dans une toile, un labyrinthe de conséquences de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font.   

mardi 6 janvier 2026

Normaliser la Criminalité

À nouveau, le week-end dernier, Pierre Poilièvre a confirmé son absence de jugement pour un jour obtenir le poste de Premier Minus du Canada. 

Jamais il n'a proposé quoi que ce soit de pertinent pour le pays, dans l'opposition depuis toujours, il n'a toujours fait que critiquer l'opposition et soutenir ceux et celles qui critiquaient le pouvoir. En solide perdant. 

Quand les États-Unis ont envahi le Venezuela et kidnappé leur dictateur pour lui voler son or noir, un vrai leader laisse l'eau couler sous les ponts, prends le temps de mesurer et mûrir sa pensée, et 24 ou 36 heures plus loin, pond un commentaire de soutien ou de condamnation sur un évènement qui vient bouleverser l'ordre des choses. Ce qu'ont fait les États-Unis le week-end dernier, dans le but de faire oublier le 10% de livré seulement des dossiers Epstein, est hautement illégal. Ils disent l'avoir fait au nom des droits humains, ce qui est ridicule puisqu'ils violent ces mêmes droits tous les jours avec leur groupe terroriste de l'intérieur ICE. Maduro était une ordure, oui, sans aucun doute. Comme Putin. Nethanyahou, Jong-Un, Orban, Trump. Mais fonctionner au dessus des lois, en quoi est-ce si différent que se comporter comme James William Awad ou Romana Didulo ?

Vous vous souvenez de Awad et de Didulo ?

Le premier est un québécois qui avait défié les règles de la pandémie en payant un voyage à une gang d'employé(e)s et d'ami (e)s en les envoyant à Cancun sur les ailes de Sunwing et qui s'étaient tous filmés à faire la fête alors qu'on était tous fortement suggérés de rester confiné(e)s. Il avait ensuite été attendu à son retour pour s'expliquer et avait multiplié les micros pour s'expliquer et parler de son concept de "décentralisation". Qui se traduisait très facilement par "vivre au dessus des lois". 

La seconde est atteinte de maladie mentale et se proclame comme reine du Canada en faisant des vidéos et des menaces sur les réseaux sociaux. La Phillipinoise d'origine a immigré ici, en 1990, à 16 ans, et se réclame aussi d'être la reine du monde. Adepte des théories du complot et principalement des théories loufoques de QAnon, elle a eu beaucoup de mentalement fragiles fidèles, et on l'a comparé à une leader de culte. En septembre dernier, elle s'est fait arrêté avec plusieurs fidèles pour intimidation de la justice (elle a appelé la mort de bien des catégories de gens), et a failli à se soumettre à ses conditions de libération. 

Dans les deux cas, la loi ne s'applique pas dans leurs têtes brûlées. C'est une anecdote. Un embarras. 

Et en élisant un criminel au pouvoir, aux États-Unis, fallait-il 100% se surprendre que la loi serait toujours un problème à ses projets ?

Revenons à PP. Le vrai Premier Minus Canadien, Mark Carney a rendu public son message rappelant que le Canada était parmi les multiples pays qui ne reconnaissaient pas Maduro comme leader légitime du pays, puisque les élections de 2018 avaient été prouvées, truquées en sa faveur. Diplomate, il n'a pas directement parlé de l'enlèvement, et des États-Unis précisément, mais a rappelé aux Venezueliens que les réfugié(e)s sont toujours les bienvenu(e)s au pays. 

Mais qu'a fait le loser leader de l'opposition ?

Il a félicité, avec une urgence trahissant son impuissance à bien lire le mouvement des eaux, l'illégalité Étatsunienne. Il était parfaitement confortable à applaudir le geste qui violaient toute une série de droits humains. Satisfait qu'on ai jamais suivi le procédé légal des gestes posés. Jamais ne devrions nous célébrer l'illégalité. Il a aussi voulu écorché Carney, mais c'est comme quand le dément parle de Biden, on écoute plus, et il a salué entre les lignes le comportement autocrate du dément sleepy Donny Shitler tant et aussi longtemps que ce comportement peut blesser celui ou celle qu'on aime pas. 

PP s'enroule dans un drapeau canadien dont on ne se reconnait pas.  

Si tu ne crois pas en la démocratie, tu dois croire en la loi. Même quand elle sont incommode pour soi. Particulièrement quand elles sont incommodes. On abandonne pas les lois internationales parce que le président pédophile ne veut pas se faire révélé ainsi et essaie de faire un geste de force fumant qui mettra du brouillard sur le sujet. Il ne faut pas applaudir les armées qui menacent la souveraineté d'autrui.

La vice-présidente du Venezuela a été nommée présidente depuis samedi. Le dément président l'a tout de suite menacée. Le Canada n'a jamais besoin de seconder ce que fait le dément d'en bas. Il paiera très cher toutes ses illégalités d'ici peu. Le monde presqu'entier a toutes les raisons de trouver aux États-Unis un ennemi mondial.  

Si Pierre Poilièvre est un jour Premier Minus Canadien, le Canada est plus malade que je ne l'aurais jamais cru. Aux États-Unis, la maladie est claire et criante. Ils ont le cancer. Ils ont normalisé l'illégalité. Jamais ici. Jamais.

James William Awad ou Romana Didulo fantasmaient ouvertement une société sans lois. 

Il ne serait que naturel et tout à fait normal de destituer, kidnapper, enlever, séquestrer, trainer en cour, le président des États-Unis qui a ouvertement été une menace à la sécurité nationale du Canada, du Groënland, du Danemark, de Cuba, de la Colombie et du Mexique.

Aussi ironique que révélateur qu'à la 13e année de dictature de Maduro, Trump l'ai fourré...

lundi 5 janvier 2026

Une Année à Renverser

 (À L10nne)

Crier pour se faire entendre. Et non s'agenouiller, sans défenses.

C'est un objectif collectif qu'on devrait tous se donner en 2026. Savoir reconnaitre un mal quand il se pointe. Pas quand on le lit dans un roman une bible. Grand objectif qu'on souhaite mondial. 2026 devra être plein de débuts de quelque chose. Il faut parfois réapprendre la positivité du jour. Tout est toujours une question d'attitude. Et de perceptions. 

Ils disent que c'est difficile de vivre au travers des gens qui ne vous comprennent pas. Et en bas, tout le monde a baissé la tête et a acquiescé. De la même manière que les gens le font quand ils ne reconnaissent pas le poids qui se trouve derrière la phrase. L'incompréhension ne fait pas de bruit. Elle ne s'annonce pas. Elle est assise discrètement à la table avec vous. Vous souriant. Vous demande comment va votre journée. N'écoute jamais la réponse.

Il existe des solitudes, même en groupe. Je me considères assez seul, et pourtant toujours au coeur de plein de gens. La solitude n'est pas toujours malsaine. On est toujours vus, mais pas toujours traduit. Les mots sortent, mais n'atterrissent pas. Nos valeurs, l'an dernier ont semblé être une langue étrangère dont l'accent ne dit plus rien à personne. Duolingons tous ensemble.

On fera des phrases plus courtes pour se faire comprendre. On trouvera des angles plus doux pour nos chansons à l'unisson. On rira où ça ne riait pas pour rebalancer tout ça. On a un peu oublié c'est quoi rire, malgré le clown d'en bas. Le pire des pires. Nos rires sont devenus cynisme.

Radical Left Scum
Tranquillement, y a pas que nous qui ont commencé à se sentir invisible malgré notre pleine présence, la démocratie s'est peu à peu effacée de nos sociétés. Même le Chili s'est voté un extrême de la droite. L'empreinte à venir est sale. Non aux drames, non aux masques tragiques, non aux plaies béantes. Juste une légère décantation comme si la gravité gagnait enfin. Les yeux pour le voir en premier. La beauté suprême des regards intelligents de pratiquement tout ceux et celles qui se réclament d'être du Radical Left Scum d'Amérique du Nord. Cette beauté qu'on voyait dans les yeux des premiers de classe. Un regard qui semble attendre quelque chose qui ne veut pas toujours se montrer. L'intelligence. La bouche apprend à se restreindre avec le temps. Chez les gens sains. Les mots deviennent calculés pour ne pas tomber et rester incompris. Fragiles nous-mêmes si maintes fois exposés en société. Coincés parmi les portées dans la gamme des notes qui composent la musique de nos vies.

Coincés entre vouloir la connexion avec l'autre, ou découvrir les monstres au prix de nos pas se faire comprendre à nouveau. On a tous en quelques part besoin d'être sauvé de cette purée d'avarice qui s'étend des États-Unis. 2026 ne promet pas d'arrivée. Elle se transformera en 2027. Elle s'assoit aujourd'hui à vos côtés et vous dit "Oui, cette année, je vais exister". La pléinitude remplaçant le vide. Nous sommes tous des types de verres différents. De différentes formes, couleurs, et différentes fragilités. On s'abreuve de plein de choses. Restons vigilants de l'eau qu'on boira en 2026. La vigilance aiguise la conscience. Le monde n'a jamais besoin d'être plus bruyant qu'il ne nous le fait croire.

Tout tout TOUT n'est souvent que provisoire. Le mal surtout. On est humain avant toute chose. Mais si on est même plus ça, on est quoi ?

Ne reconnaissons par la solitude comme un échec, mais comme une évidence que d'être resté ouvert(e) à l'autre, là où on ne demandait pas à retourner la faveur. Ça,  c'est encore une marque de connexion. Et peut-être qu'alors un jour, tous ce qu'on pensait imaginaire cédera sa place à ce qu'on est vraiment.  

Que 2026 vous soit vibrant ! 

Vivant! Surexcitant !

 Que 2026 vous rentre dedans positivement. 

On aura UNE SEULE VIE sur cette terre. 

Ne la gâchons guère.   

dimanche 4 janvier 2026

Opération Distraction des Dossiers Epstein

 Il a à nouveau violé démocratie & lois internationales. Et Venezuela. 


Il a attaqué un pays dont le leader est tout aussi autocrate que lui, l'a kidnappé avec sa femme, et promet de lui voler son or noir, prétendant que c'est l'inverse: ce qui se fait au Venezuela "devrait" déjà lui appartenir. La plus grande réserve de pétrole au monde. 

Dans son micro aux caméra, il s'est forcé pour ne pas dormir derrière certains intervenants, le gars de l'armée surtout, a parlé du "Vénézueler (Leurr) et dans un moment surnaturel, tel un pirate dans un bateau détroussé à d'autres, il a dit "nous le dirigeons maintenant". Les vice-président de Maduro y est toujours. Est le président "bouée de sauvetage" du bateau décapitainisé,. Les militaires qui lui sont loyaux n'ont pas osé défier les soldats pirates des États-Unis qui n'auraient probablement pu qu'en faire une bouchée. 

Les barbares barbarieront. 

Je crois que nous étions plusieurs à le voir derrière les intervenants, fermer les yeux, et souhaité secrètement qu'il parte et s'effondre par en avant. Ou encore, qu'il parte pour vrai. Là où on mange les pissenlits par la racine. 

Les États-Unis sont comme la France, une république. Le gouvernement doit passer toutes ses décisions en respectant les principes des pères fondateurs de la constitution, et en faisant voter les décisions nouvelles, encore plus si ce sont des intervention internationales, par un vote de soutien favorable et majoritaire au congrès. Il se contrecalisse des deux. 

Pour envahir un pays étranger il faut passer par l'ONU. L'intégrité  en doit pas être mise en danger et la force ne doit pas être déployée contre les dirigeants de ce pays, sans l'aval de l'ONU. Ça doit aussi passer par le Congrès des États-Unis (en secret si on veut surprendre), et être accepté. Il en va de même pour les tarifs d'escroqueries commerciales qui n'ont rien de légal. Mais on apprend rien à personne, au pouvoir, aux États-Unis, ils sont tous criminels. La loi, ils ont décidé que c'était eux, et un jour, il paieront tous ce buffet ouvert devant des juges non corrompus. Si ça existe encore aux États-Unis. 

Et la constitution, il ne sait pas c'est quoi, ne veut pas le savoir, même si il est obligé de la respecter, mais ne le fait pas, en faisant arrêter par son groupe de terrorisme intérieur ICE, quiconque qui parait "étranger", et en faire ce qu'ils veulent, sans mandat, sans leurs lire leurs droits, sans leur dit pourquoi, et les torturer/extrader si ça leur chante; la constitution disais-je, il ne la respecte aucunement. Sinon pour interpréter le second amendement à sa manière lui aussi, et de ne pas faire contrôler l'accès aux armes à feu, d'en faire un droit. (Savoir pourquoi on est arrêté ne le serait pas).

Nicola Maduro était un dictateur. Aucun doute. Une merde. Mais Vladimir Putin l'est tout autant. Et on lui lèche la main. Si on arrête Maduro parce qu.il est "malsain"  (il l'est), il faut aussi arrêter Kim Jong-Un, Nethanyahou & Putin, pas leur lêcher les bottes.

 Les États-Unis ont d'abord parlé de lutte aux cartels de drogue. Pourquoi ? Il n'en a jamais été question. C'est le contrôle du pétrole qui intéresse les É-U depuis toujours. L'or noir de l'Alberta est à 50% gagnée, Danielle la sotte (Pierre P. encore plus) est hypnotisée par le clown pédophile.  Le Canada a de nouvelles raisons de se réinquiéter. Si c'était contre la drogue, on aurait pas pardonné à l'ancien président du Honduras coupable de plus de 100 tonnes de cocaïne IMPORTÉES aux États-Unis sous sa gouverner et dont il favorisait le trafic. 

TOUT ce cirque criminel veut faire de la boucane pour masquer l'autre. Celui qui le classe clair pédophile dans le dossier Epstein.  Qui serait une "arnaque démocrate" mais qu'il faille caviarder. Et qu'on sort au compte-gouttes, de manière la plus illisible possible. PARCE QUE TRUMP Y EST PARTOUT, TOUT LE MONDE LE SAIT!!! Qu'y a -t-il à cacher si c'est une arnaque du parti politique adverse ? On protège les pédophiles. 

Revenons à l'or noir qu'on dit s'être fait "voler". 

 Exxon, Mobil et Chervon ont déjà eu 100% des profits pétroliers du Venezuela. POURQUOI? si c'est le Venezuela qui en a les sols et qui l'extrait, pourquoi les États-Unis auraient 100% des profits ? En 1976, on a renversé ces ententes et ont a fait verser 80$ de profits aux Venezuela. Exxon, Mobil et Chevron ont demandé 1 milliard de compensations. La chambre de commerce internationale a étudié le dossier et en 2012, a révisé à une compensation de 100 millions. Le Venezuela n'a pas payé encore un rond. C'est le "vol" dont les États-Unis parlent. Et ils vendent majoritairement aux Chinois. En 2015, Obama a placé des sanctions contre le Venezuela et son pétrole. 

10 ans plus tard, on a fait comme les Nazis et la Pologne, en septembre 1939, ou comme la Russie en Ukraine depuis 2022, ou comme Israël a fait avec la Palestine depuis 1947, on a attaqué armés d'abord de mensonges. Le Venezuela est responsable de 1% de l'importation de la drogue, aux États-Unis. 

Ceci ne donne pas le droit à un pays étranger de venir kidnapper dans la nuit, un dirigeant d'un autre pays et sa femme. 

Mais est-ce qu'ENFIN, un autre pays pourrait aller kidnapper le dictateur des États-Unis, et les libérer du criminel condamné qui n'a pas encore payé une de ses victimes d'agression sexuelle ?

La Prix Nobel de la "Paix" la venezuelienne Maria Corina Machado a imploré les États-Unis de la placer au pouvoir, et leur a promis 1,7 billions de revenus pétroliers...aux États-Unis...

Dans TOUS les dossiers gouvernementaux, partout, dans les sports, dans les arts, dans les programmes sociaux qu'on garde ou qu'on coupe, dans TOUT...

Follow the money. Même si c'est ce qui a couru à la perte des jeunes mineures de l'île des prédateurs. 

Celui qui perd une guerre commerciale, entame une guerre pétrolière. Celui qui veut s'acheter un Prix Nobel de la paix. 2 nouvelles guerres. 

Tout ne peut que bien aller n'est-ce pas ?

Les dossiers Epstein ne sont pas oubliés. Merci, journalistes, de continuer à en jaser. On avait, ordonné par la cour, jusqu'à samedi pour expliquer pourquoi du 10% rendu public, on devait caviarder 80% des dossiers Epstein. On ne l'a pas fait. On faisait trop diversion. Un crime par jour. Minimum. 

samedi 3 janvier 2026

Florence Pugh

Née à Oxford, en Angleterre, 3e enfant de 4, Florence a un frère, acteur et musicien, une soeur, actrice aussi, et une petite soeur. 

Étant atteinte d'un problème de poumons, on vit en Espagne, oèu on croit que la qualité de l'air l'aidera,  quand elle a 3 ans, mais on revient à Oxford, 3 ans plus tard. Dès la pré-adolescence, elle sait qu'elle veut être actrice, mais on ne le prend pas au sérieux dans les écoles. Encore étudiante, elle fait ses débuts au cinéma avec Maisie Williams. On la remarque favorablement tout de suite. Elle sera d'un pilote qui ne sera pas acheté, et ça la décourage du milieu. Mais un film indépendant me la fait découvrir, et elle est découverte partout dans le monde avec ce même film, qui la mène à une série télé, puis, lui fait gagner un BIFA. Elle est lancée.  Découverte par un rôle complexe, elle n'aura jamais de rôles n'exigeant pas de gros défis. Cette envie de l'inconfortable me la rend très très agréable. Elle risque beaucoup. Et elle incarne pleinement. Par les silences, les regards, les respirations, les rages, les peines. Sa première scène de Midsommar est un cour de jeu d'actrice. 

Elle joue à la télé, tourne pour une fondation luttant contre le harcèlement sexuel. Sera toujours socialement impliquée. Mentalement féroce. 

Elle tourne pour Netflix et dans une série tirée de John Le Carré. Avec le Covid arrive Florence dans de multiples projets. Elle joue une improbable lutteuse, tiré pourtant d'une histoire vraie, impressionne dans un film d'horreur d'Ari Aster et brille tant dans un rôle secondaire pour Greta Gerwig qu'elle sera nommée aux Oscars et aux BAFTA. 209 millions de revenus pour ce film, elle est donc recrutée par l'univers Marvel qui baigne dans les gros sous. Et en fera le double de recettes. Elle jouera le même rôle pour Disney +. Elle a beaucoup plus de difficultés sous la direction d'Olivia Wilde, mais le public et la critique lui donnent raison disant que l'actrice est nettement meilleure que le film. Jouant une variation de The Stepford Wives, à saveur Turning PointUSA.  Elle fera la voix d'un personnage de Boucle d'Or pour Dreamworks. Elle co-produit un film dans lequel elle joue pour son amoureux d'alors Zach Braff, qui scénarise, co-produit et réalise ce même film. Elle écrit et chante deux chansons pour la trame sonore de ce film. 

Elle sera d'Oppenheimer, dominant avec élégance chacune de ses scènes, dans la peau de Jean Tatlock, et sera princesse cosmique pour Denis Villeneuve. Elle tourne avec Andrew Garfield, se rase la tête pour vrai pour son rôle, et rejoue pour Marvel. Elle a du cran, faisant la majorité de ses cascades, elle-même. Dans tous ses films.

Elle sera de la prochaine adaptation du classique nord américain de John Steinbeck, East of Eden. en série pour NetflixSera aussi d'un autre Marvel et du dernier volet de Dune.

Elle est souvent admirée par les designers de mode pour ses tenues vestimentaires, ce qui est d'une grande ironie, car elle serait mannequin, de 5'3. Elle est très prompte à se prononcer contre les commentaires dégradants sur les corps humains, sur l'intimidation de toute sorte, sur les standards de beauté. Sous le nom de Flossie Rose, elle chante des adaptations de chansons qu'elle aime beaucoup. Pendant la pandémie, elle a lu une pièce de Kenneth Lonergan pour amasser des fonds pour les artistes. Elle sera d'une chanson de son grand frère, mais aussi d'un clip de Yungblud. Qu'elle admirait en secret, et vice-versa. Elle était aussi fan de Rachel Chinouriri, avec laquelle elle a collaboré, pour le plus grand plaisir de sa nouvelle amie. 

Comme toute trop rare personne saine, elle s'est prononcée en faveur de la libération de la Palestine de l'État terroriste Israélien. Elle est aussi fermement vocale à propos des concepts de beauté, de la protection des santés mentales et physiques, de la création autonome.   

La belle Florence, jumelle cosmique de ma nièce Jasmine Jazzy Jones (oui, ma soeur J.J. a fait des bébés toutes seules, elles portent le nom Jones), a aujourd'hui 30 ans. Ma nièce, 23.