mardi 23 juin 2026

Les Mauvais Choix de Dave

David Kroupa.

2012. On l'appelle Dave. Il a 35 ans, Il vient tout juste de séparer de sa conjointe des 12 dernières années, Amy, avec laquelle il avait eu 2 enfants. C'est le premier mauvais choix de ce mécanicien. Il y en aura d'autres. L'action se passera à Omaha, au Nebraska. Où Kroupa choisit d'y vivre sa nouvelle vie de célibataire, ce qu'il n'a pas été, depuis longtemps.

Il n'a pas envie d'engagement après 12 ans de vie commune, mais il n'a pas envie d'être seul non plus. Il tâte le marché des agents libres du coeur et fait la rencontre de Liz Goylar, une jeune femme aussi célibataire dont les deux enfants ont à peu près le même âge que les siens, ce qui créé vite un lien. Elle sa sa propre compagnie de ménage appelé Liz' Housekeeping. Et fait des ménages. Son vrai nom est Shawna Eizabeth Goylar, mais se fait appeler Liz. Dave lui dit très rapidement qu'il n'est pas intéressé par quelque chose de trop sérieux, pas d'engagement fixe ou d'obligations amoureuse, "J'ai envie de te faire du bien physiquement et vice-versa, ça te va ?". Liz accepte cet arrangement "d'amour libre".  On comprend ensemble qu'on peut fréquenter d'autres personnes, mais qu'on se retrouvera de temps à autres. Amoureusement aussi. 

6 mois passent ainsi quand Cari Farver vient faire réparer sa voiture au garage de Dave. Tout de suite, Dave a le coup de foudre. Cari a 37 ans, est aussi mère célibataire, d'un garçon de 14 ans. Elle est originaire de l'Iowa dans un petit village de 300 personnes et parle à sa mère Nancy tous les jours tellement elle en est proche. Souvent elles passent pour 2 soeurs. Brillante, elle travaille en informatique et excelle avec les chiffres et les ordinateurs. Tombée enceinte à 22 ans, ça n'a pas fonctionné avec le père, elle décide alors de se concentrer à devenir la meilleure mère possible et de travailler dans un autre État, le Nebraska. Mais élever un enfant seule, l'épuise et lui fait frôler la dépression, elle est diagnostique dès sa vingtaine comme bipolaire. 

Cari, dans la vingtaine
Dave la retrouve sur un site de rencontre et tout de suite la demande pour un souper ensemble. On s'entend merveilleusement bien et quand on retourne à l'appartement de Dave, tout juste avant de glisser au lit, Cari le stoppe et lui dit qu'elle ne tient pas à quelques chose de sérieux, si ils ont du sexe ensemble, ce n'est que ça, et rien d'autre, elle ne tient pas à s'engager trop sérieusement. Dave se dit qu'il vient de trouver l'affaire parfaite. Le même soir, dans le corridor du bloc appartement. Liz & Cari se croiseront. Sans complètement savoir qui sont l'une et l'autre pour Dave. 

Pendant 2 semaines ce triangle amoureux fait bon ménage. Cari doit travailler sur un gros projet à son boulot, qui se trouve plus près de l'appartement de Dave. Ce dernier lui propose alors d'emménager le temps du projet, mais sans plus. Pas à long terme. Ce qu'ils feront un temps. Elle travaille tard le soir parfois, c'est un gros projet dans une grosse firme. Un soir de novembre, elle lui texte qu'ils devraient finalement habiter ensemble. Ce qui amuse Dave. Ils avaient été clairs sur le sujet. C'était pas ce qu'on voulait faire. Dave le lui rappelle. 

Le ton change. 

Elle lui texte des colères majeures, lui dit qu'elle fréquente quelqu'un d'autre, ne veut plus jamais voir l'horrible personne qu'est Dave. 

(...) 

Plait-il ? Cette si intéressante femme devient soudainement cette boule de haine. Bipolarité ?

Quand Dave revient du travail. effectivement, elle a vidé l'appartement de ses affaires. 

Mais à partir du lendemain, il sera bombardé de messages haineux de sa part qui lui font dire que finalement, ce n'était pas une si bonne affaire si elle devait exploser ainsi. Cari texte à sa mère sa colère et lui dit qu'elle déménage au Kansas pour y faire une nouvelle vie. Ce qui est validé par son adolescent, maman a quitté pour le Kansas, il est assez grand pour se débrouiller seul un temps. Sa mère essaie de l'appeler, mais est elle-même très occupée, le demi-frère de Cari se marie et tous les arrangements leur font un peu briser la chaine d'appel quotidien. Mais quand sa mère l'appelle, jamais elle ne répond. Et on se dit qu'on la verra au mariage de toute manière. Mais au mariage, elle ne présente pas. Sa mère ne comprend pas. Elle alerte les autorités. Mais dès qu'on souligne qu'elle est bipolaire, on saute sur la chose et on dit qu'elle est une grande fille, qu'elle vit un épisode de crise probablement sans ses médicaments, tout reviendra comme avant. Elle communique par texto. Rien n'est pris au sérieux.

Dave, pendant ce temps, se fait continuellement harceler par texto. Et bientôt, Liz aussi. Des menaces, de la haine, de la rage. Elle leur dit des choses comme "je te vois, tu portes un gilet bleu" ou "ma chose préférée à faire est de t'espionner". Elle agresse par texto les femmes qu'il fréquente tous les jours. Bien entendu, ça le déstabilise et l'inquiète. Cari est très forte en informatique, elle trouve des moyens de les torturer de loin, virtuellement. Liz était particulièrement inquiète. Elles ne s'étaient que croisé dans le corridor, ne s'étaient jamais parlé. Dave se blâme d'avoir amené cette psychotique dans leurs vies. 

L'intérieur du garage de Liz sera vandalisé de graffitis haineux. Très inquiétant. L'intérieur. La voiture de Cari est retrouvée dans le stationnement de chez Dave. Il la livre à la police, aucune empreinte pertinente à l'intérieur. Le harcèlement persiste. "I hate you so much, I wanna drive a knife into your heart". Reçu en même temps, l'un en face de l'autre, Liz et Dave. Dérangeant. Quand ils se collent l'un sur l'autre, elle leur texte "Ce doit être si intéressant de se coller sur une telle pute!". Bouleversant. 

Dave reçoit une photo de Liz qui semble attachée et baillonnée d'un morceau de papier collant. Le message dit qu'elle est sous l'emprise de Cari et qu'elle pourrait désormais la tuer, ainsi soumise. Dave appelle aussitôt Liz qui lui confirme qu'elle n'est pas séquestrée et que ce cette femme est folle.  

En Iowa, on est pas au courant de tout ça. Une enquête sur sa disparition est mollement en cours, et la mère de Cari reçoit occasionnellement des textos, mais le strict minimum. Jamais d'appels. Cari se dit très occupée. À harceler, oui. La mère de Cari prend officiellement la garde de son ado, dont elle manque l'anniversaire, manque son propre anniversaire, les rencontres familiales importantes et manque même l'enterrement de son propre père.

Là, ça ne marche plus. "I am so sorry I missed the funeral". Sa mère ne croit plus en la virtuelle Cari. Elle lui dit qu'elle la croira seulement si elle l'appelle. Elle se fait répondre la même haine qu'à Dave et Liz, "Tu es un personne horrible, personne ne me comprend" Son fils lui demande alors de répondre à 3 questions, 1-quel est son second prénom 2- quel est le nom de leur premier chien 3- qui était mon meilleur ami, enfant.

Elle ne répondra pas. Elle répondra un long message sur Facebook disant qu'elle a répondu à assez de questions, elle en a assez, elle s'en pose tous les jours, elle vit des choses difficiles que personne ne comprend.

9 mois plus tard, la maison de Liz passe au feu, criminellement, ses enfants ne sont pas dans la maison, ni elle, mais leurs 2 chiens, leurs 2 chats et un serpent y passent. C'est l'horreur. Dave est démoralisé. 2 mois plus tard, le garage où travailles Dave est couvert de graffitis dont "Dave beats women", ce qui est faux. Un an de telles folies lui font acheter un fusil. Même Amy, la mère des enfants de Dave, reçoit des menaces virtuelles. Une brique détruira la vitre de chez Dave. 2 Enquêteurs choisissent de prendre les choses en mains. avec des yeux frais. Depuis 2 ans, les autorités sont molles autour de tout ça. Le premier détective doit prouver que Cari est morte, le second, qu'elle est vivante. Le second n'arrivera pas à prouver qu'elle est vivante.

Son compte en banque n'a pas bougé depuis 2 ans. Personne ne l'a vu ni ne lui a parlé. Elle est disparue pour vrai. Les textos ne lui ressemble pas Le ton, les fautes d'orthographes qu'elle ne ferait pas. Louche.

On prend les téléphones de tout le monde. Dave, Liz, et on découvre que Cari, en 2 ans, lui a envoyé plus de 15 000 messages par courriel et entre 25 et 50 000 textos. Mais dans le téléphone de Liz se trouve toute la vérité...On trouve d'ailleurs, le t.éléphone de Cari...chez Liz.

Les photos révèlent celles que "Cari" a envoyé. Dont celles où elle est prétendument attachée. Et on découvre qu'elle a appelé plusieurs fois Cari sous l'application *67 (qui masque le # de l'appelant, pour l'appelé(e)). Ne s'étaient elles pas simplement croisés dans un corridor ? Liz le "confirme" par la suite. Elles ne se connaissent pas. Ce que les enquêteurs ne croient plus. Sans lui dire, c'est Liz qui est sous enquête. Tout guide vers Liz. Une autre photo montre un pied tatoué qui est le tatou de Cari.  Les enquêteurs embarquent faussement dans la théorie de Liz que c'est Amy, l'ancienne femme de Dave, qui est la source de tout ça, pour la faire parler. Et se compromettre.    

Dave & Amy en de meilleurs jours
Liz prétend s'être fait tirer dans la cuisse par Amy. Avec le fusil disparu de Dave. Mais Amy a un alibi. Donc Liz se serait tiré dans sa propre jambe pour couvrir son mensonge. Aurait assassiner ses animaux de compagnie. Réussi à faire diffuser des messages avec un délai pour les recevoir en même temps que Dave. Et l'abrilller d'un alibi. A vandalisé sa propre maison qu'elle a brûlé. On découvre qu'elle a plus de 30 identités sur le net liées à elle. 

C'était probablement un travail à temps plein qui devait lui prendre quelques 40 heures par semaine à concocter. On fait croire à Liz qu'on a trouvé les restes de Cari. Liz dit qu'elle ne la connait pas. On a la preuve du contraire. Liz dirige vers Amy. Les enquêteurs jouent le jeu. "Fait admettre à Amy que c'est elle qui a fait tout ça" demandent-ils à Liz. Liz leur enverra un courriel "d'Amy" confessant. Donc l'adresse IP est directement liée à Liz. Ils demandent aussi à Amy de feindre de retourner vivre avec Dave, pour faire perdre la tête à Liz. En inspectant la voiture à nouveau, on découvre sous la fabrique di siège du passager, des traces de sang qui seront l'ADN de Cari. 

prison à vie

On lui présente toutes les évidences, dont le téléphone de Cari trouvé chez elle. Ce qu'elle nie (!?!). On l'arrête, la condamne, elle écope de la prison à vie. Est emprisonnée depuis 2017. 

Elle nie encore tout

Une désillusion cousine de la désillusion présidentielle actuelle.    

 Dave essaie de faire de meilleurs choix de nos jours. Apparemment.       

lundi 22 juin 2026

Délirante Désillusion

Le président des États-Unis semble s'être entièrement coulé dans la dernière semaine. Il a perdu la guerre qu'il avait démarrée contre l'Iran, a obtenu le même contrat que celui qu'avait tricoté Obama, moins la présence Étatsunienne sur place, moins 300 milliards de reconstruction et moins 24 millions d'ouverture de Détroit, qui était ouvert gratuitement avant ses niaiseries, sous coup d'oeil Étatsunien, ce qui ne sera plus le cas. POUR SEULEMENT 60 JOURS ! Dur de perdre davantage. 

Au G7, en France, à Évian, il a paru ce qu'il est. Vieux, usé, dépassé par la vitesse du monde, grotesque. Son discours sur place a été un exemple de plus de sa dégénérescence mentale. Sa chute cognitive est absolue. Je suis traducteur. Analyser des textes fait partie de mes fonctions régulières. C'est pour ça qu'à mon travail de liaison avec les municipalités, je suis aussi en charge d'une partie de la gestion des communications. 

Analysez des discours est donc réflexe naturel pour moi.

Et le discours, dont il a eu si honte qu'il a fait enlever du net ses admissions de manipulations du marché dans le conflit Iranien, le discours qu'il a tenu dis-je bien, était tout ce qu'il y a de plus lamentable.

Scrutons la structure. Secrets de traducteurs.

Le pédoprésident a prononcé quelques 10 000 mots. 999 phrases avec une moyenne de 9,9 mots chacune. Pour mettre en contexte, une phrase déclarative moyenne du quotidien en anglais utilise à peu près entre 15 et 20 mots. Ce sont en quelques sortes de courtes salves déclaratives qui s'auto-corrigent et se fragmentent. La mesure anglaise le place au niveau d'un élève de 4e année scolaire. Pour le vocabulaire utilisé et le complexité des phrases. Le langage en soi n'est pas si mauvais, même si parfois mal digéré par sa bouche, mais il reflète davantage des impulsions verbales improvisées que des remarques préparées. C'est ce que ses adeptes aiment. Le plus menteur public au monde parait vrai. La cohésion se mesure par 2 phrases de suite partageant les mêmes mots ou les mêmes idées. Son score a été de 0,057. Incohérence presqu'absolue. Il a même parlé du Palais de Versailles dont il aime l'or. Un score de 1 voudrait dire que chaque phrase avait un lien avec la précédente. Un score, de 0.0 indique le contraire. En 2017 et 2018, on disait que son score de cohérence se situait autour de 0,65 ou 0,75. L'an dernier, 0,45. début 2026, 0,33. Cette conférence de presse dégénérative, 0,057.

Le sujets soulevés n'ont majoritairement pas été repris par les journalistes, ni même par l'orateur orange lui-même. Les mots deal et nuclear ont été les plus prononcés. Il y a 3 catégories de phrases. Les tronquées comme "We are using...They could stop us if they wanted to..." la première partie n'est pas complète, elle ne fait que s'arrêter. Il y a la parenthèse comme "Those B-2 Bombers- who would have thought they could handle it ?- They handled 3 of the heaviest bombs" Puis la continuation, où deux phrases sont directement connectées, "The strait is closed, bad things will happen". Qui peuvent en être une seule, comme je viens de l'écrire. 

Dans cette diahrrée verbale, il y a eu 33 tronques, et 91 parenthèses. Je ne compte pas 3e catégorie, qui est la cohérence. Mais le discours reste 124 fois interrompu par le narcissique lui-même. Sur 999 phrases. 

Les sujets ont été respectivement: le deal iranien, Soleimani, les alliées du G7. les pertes de l'Iran (mais on ne saura rien sur les pertes des É-U), le changement de régime là-bas, le brio prétendu des marchés et Herbert Hoover, la logistique du G7, Soleimani encore, des mensonges sur Obama asses longuement, les bombe B-2, la puissance des caméras munies de la reconnaissance faciale, les escaliers de la Maison-Blanche, la capacité nucléaire, la dénucléarisation, la logistique de la signature de l'accord, Israël, l'histoire culturelle du Liban, les investissements dans la reconstruction, des histoires autour de JD Vance qu'on se prépare à blâmer si l'accord parait toujours mal, un bombardement criminel au déjeuner, pour lequel on se prépare à blâmer Pete Hegseth, Herbert Hoover à nouveau, les coupures de taxes, l'état des missiles balistiques dans le Golfe, le Pakistan et le Qatar, les bombes des Émirats Arabes Unis, Soleimani à nouveau, l,accord d'Obama par rapport à celui du con actuel, les F-22, les bombes B-2 encore, Gaza & le Hamas, le Liban et l'Hezbollah, le président Syrien, les accords d'Abraham, les élections truquées (mais pas les siennes), 5 millions d'immigrants inventés, l'Ukraine, l'Ebola, l'intelligence artificielle, les plantations électriques, l'énergie en Californie, la trafic de drogue, les cartles du Mexique, les réunions bilatérales, Israël et le nucléaire qui "les menaçait", les saveur préférées de crème glacée de Joe Biden (!?!), le palais de Versailles et son or. 

Ce n'est qu'une analyse de son monologue d'ouverture, ça ne couvre pas les questions et réponses des journalistes. Ce n'est pas une analyse médicale. C'est une exposition de son incohérence verbale.

La transcription de son discours se trouve facilement sur le net. L'intelligence artificielle devrait vous le livrer. 

On dit qu'Abraham, un sain Républicain  d'alors, était entouré de rivaux. Lincoln, pourtant sain, est drôlement mort. L'actuel Républicain au pouvoir dépérit sous nos yeux. 

Le pédoprésident actuel est entouré de miroirs. 

Qui ont parfois des noms comme JD, Howard. Todd, Marco, Pete, Kash, Lindsey, Mike, Markwayne, Stephen ou Peter. 

Il ne pense pas avoir perdu sa guerre contre l'Iran.    

 La désillusion est absolue.

dimanche 21 juin 2026

12 Albums & Leurs Demi-Frères

On pourrait les appeler des dyptiques musicaux. Mais ça, c'est très cérébral pour quelque chose de si organique comme la musique. Il existe beaucoup d'autres exemples d'albums, toutefois en voici 12 personnels, mais aussi 24, car ils seront accompagnés de leur demi-frères. Une sorte de continuité habile dans ce qu'on offrait en premier, donc toujours 2 albums de suite. Une sauce musicale étirée sur deux galettes. Très intéressantes toutes deux, souvent le premier plus intéressant que le second. 

Comme toute "suite". 

Même si ils n'ont jamais été complètement calculés comme des "suites".

Pour plusieurs de ces artistes, il pouvait y avoir d'autre albums comme "companion albums" comme disent les Chinois.  

Par ordre de création:

Rubber Soul & Revolver (1965 & 1966)

The Beatles. Moment charnière dans la carrière des Fab Four alors qu'ils ont rencontré Dylan qui leur a fait réaliser qu'ils pouvaient ouvrir leur sens sur autres choses que les filles. On passe de la pop à l'art en studio. Le premier album amorce ce virage avec une maturité acoustique teintée de folk et des textes plus denses. Du rock aussi. Le second, fait exploser ces barrières en plongeant pleinement dans la pop psychédélique, les doubles sens et les innovations sonores avant-gardistes. Transition parfaite entre écriture intime et révolution technologique. 8 mois et 2 jours entre les deux albums. 

Led Zeppelin I & II (1969)

Led Zeppelin. En moins d'un an aussi, on pose les fondations absolues du hard rock moderne. Si le premier album réinvente le blues urbain  avec une lourdeur et une puissance électrique inédites, le second durcit le ton en studio à grands coups de riffs massifs et d'hymnes générationnels comme Whole Lotta Love. C'est le passage fulgurant d'un manifeste blues-rock brut sous un rouleau compresseur sonore taillé pour les stades Nord Américains. Lourds nomades.   

Low & Heroes (1977)

David Bowie. Coeur de la mal qualifiée "trilogie berlinoise" marquée pas sa collaboration avec Brian Eno, Low est mon album préféré à vie. Si cet album traduit un isolement un peu zen, voir claustrophobe pour certain(e)s, à travers des segments électroniques minimalistes et expérimentaux aux textures instrumentales sombres, l'album suivant, plus berlinois, libère cette tension avec une énergie rock passionnée, symbolisée par son morceau-titre immortel. Et héroïque face au mur de Berlin. C'est l'évolution parfaite d'une introspection communicative. Douloureuse. Qui a fait écho dans ma vie, au bon moment. Menant à la catharsis sonore puissante.  

The Idiot & Lust For Life (1977)

Iggy Pop. La renaissance du parrain du punk s'est sculptée dans l'ombre du même David Bowie, la même année hypercocaïnée hyperproductive. Si son premier album solo a beaucoup l'empreinte Bowie (qui a aussi produit les deux albums), dans une modernité industrio robotique et tout aussi claustrophobe, préfigurant le style Cold Wave de Joy Division, le second album, prend le contre-pied total en capturant une liberté sauvage, portée par un rock urgent, instinctif et des hymnes imparables comme The Passenger. C'est le passage fulgurant d'un exil berlinois sombre et expérimental à une célébration viscérale de la survie. C'est aussi la pochette la plus antipunk au monde. 

A Farewell to Kings & Hemispheres (1977 & 1978)

Rush. Le trio porte le rock progressif à son zénith absolu, reliant les deux albums par la gigantesque fresque spatiale Cygnus X-1, dont les 4 premiers mouvements ferment le premier album, appelés The Voyage, et les 6 suivants, appelés Hemispheres, forment toute la Face A du second album. La base de cette odyssée place le voyageur au coeur d'un trou noir, le second "livre" ouvre ses portes sur sa résolution mythologique où l'esprit et le coeur s'affrontent. Doublé qui transcende les formats de l'époque, croisant complexité technique ahurissante, synthés flamboyants et récits interconnectés.  

Life's Rich Pageant & Document (1986 & 1987)

R.E.M. Quittant légèrement le giron folk-rock jingly jangly, on devient peu à peu géants du rock alternatif. Si le premier clarifie la production et la voix de Micheal Stipe avec un trio de chansons en ouverture tout à fait formidable et des hymnes écologistes et candidement optimistes, le second durcit le ton en adoptant un son de guitare féroce et un propos porté par le cynisme politique. C'est la transition parfaite dans la continuité d'une clarté pastorale rurale vers une puissance rock engagé et agressive. Scott Litt à la production y est pour beaucoup dans l'unification du son qu'avait forgé Don Gehman(et le band d'Athens) sur le premier de ses deux albums.  

Achtung Baby & Zooropa (1991 & 1993)

U2. Sommet de la réinvention réussie. Berlinoise et Industrio-électro-rock. Si le premier pose les bases de ce virage alternatif expérimental à travers une introspection sombre et sensuelle, le second pousse l'expérimentation électronique à son paroxysme en capturant le chaos de la surinformation médiatique directement en pleine tournée mondiale. Doublé vertigineux qui (re) propulse le band irlandais au sommet du monde musical et le dirige vers un univers futuriste et moderne, audacieux et résolument avant-gardiste.  

The Downward Spiral & The Fragile (1994 & 1999)

Nine Inch Nails. Dyptique conceptuel intense et ambitieux qui voit le premier album. enregistré dans la maison où Sharon Tate et ses ami(e)s ont été assassiné(e)s par le clan Manson, orchestrer une spirale aurodestructrice qui se fait l'écho de Reznor, très intoxiqué dans la conception. Brutal, gothique, nihiliste, agressif, le rock industriel mondial en sera secoué. Marilyn Manson n'existe pas sans NIN. Le second album, 5 ans plus tard, tente de recoller les morceaux brisés. Transition d'une mise à mort où on se fait mal pour se faire sentir exister. Violence assez inouïe glissant vers la fresque orchestrale et intime de le reconstruction. Habile.

Load & Re-Load (1996 & 1997)

Metallica. Originalement pensé comme album double, on se ravise pensant en offrir trop, trop intensément. Le premier album choque les puristes qui les accuse d'abandonner le trash pour une accessibilité pas toujours souhaitée. Blues et influences sudistes s'y trouvent pourtant. Le second album frappe avec une énergie plus brute, abrasive et expérimentale. Témoignage d'un géant du métal qui brise ses propres codes pour embrasser la maturité et l'expérimentation rock des années 90. 

Kid A & Amnesiac (2000 & 2001)

Radiohead. Jumeaux utérins issus des mêmes sessions d'enregistrements frénétiques formant le virage électronique le plus radical de l'histoire du rock. Si Kid A propose des fresque minimalistes ambiantes, glaciales et monolithiques qui rejettent les structures traditionnelles pour embrasser L'ADN du Krautrock, Amnesiac recycle ce chaos sous une forme plus fragmentée, chaleureuse et texturée, y injectant des cuivres de jazz funèbres. C'est l'envers et l'endroit d'une même crise existentielle. Le premier observe l'incendie de loin, quand le second brûle de l'intérieur. J'aurais aussi pu placer Ok Computer et In Rainbows, dont le premier pose les questions profondes et le second y répond. Mais les 2 chef d'oeuvres sont séparés par 10 ans. 

Love & Theft & Modern Times (2001 & 2006)

Bob Dylan. Ici aussi, j'aurais pu placer Bringing It All Back Home et Highway 61 Revisited, tous deux de 1965 et séparés par seulement 5 mois et 8 jours. Mars et août. Mais j'ai plutôt choisi deux albums d'un certaine renaissance du vieux récipiendaire surpris du Prix Nobel de Littérature. Le premier est un joyau jubilatoire et survolté qui pille joyeusement l'histoire de la musique américaine mêlant ragtime, delta blues, rockabilly, le second poursuit dans la même lignée an faisant dans le groove feutré plus mélancolique et crépusculaire. Passage d'une célébration théâtrale et caustique des racines du pré-rock à une méditation sereine sur le déclin du monde moderne, portée par d'excellent musiciens et une voix de vieux sage rocailleux.

Alice & Blood Money (2002)

Tom Waits. Jumeaux théâtraux fascinant de l'homme à la voix trempée dans la cuve de bourbon suspendue dans un fumoir pendant quelques mois puis écrasé par une voiture. Lancés le même jour, ces 2 albums sont nés de sa collaborations avec le metteur en scène Robert Wilson. Alice baigne dans une mélancolie vaporeuse, onirique et feutrée aux accents de jazz de chambre, Blood Money prend le contre-pied total en s'enfonçant dans le style cabaret expressionniste sombre, cynique, brutal et viscéral. C'est l'avers et le revers d'une même pièce de théâtre d'avant-garde. L'un berce l'auditeur dans un rêve poétique perdu, tandis que l'autre l'entraîne dans une marche funèbre grotesque et grinçante. 

Ça parait que les arts, la musique, me transportent? 

samedi 20 juin 2026

La Coupe du Monde de la Honte / La Coupe du Monde de la Paix Dans le Monde

Je n'ai pas envie de vous rappeler pourquoi je ne suis pas fan de soccer. Mais vais en quelque sorte encore le faire un peu. 

Je ne suis pas du tout fan. Disons-nous ça. J'en méprise ses acteurs (mot choisi), ses manipulateurs, le côté non spectaculaire du sport, ses fans, la culture du soccer ne me rejoins pas de la bonne manière. J'ai essayé d'écouter un match cette semaine de la Coupe du Monde, entre l'Irak et la Norvège et ça m'a pris pas trois minutes à rager contre les guignols qui se touchaient devant le filet dans une chorégraphie grossière et tout de suite après un joueur qu'on aurait pu croire voir perdre sa cuisse tellement il semblait souffrir, se relever peu de temps après pour continuer à jouer. J'HAÏS.

Mais je peux m'intéresser à ce qui se passe autour.  Les États-Unis démontrent qu'ils sont un pays du tiers monde avec le tournoi.

Il faut saluer d'emblée la grande humanité Italienne qui, depuis les trois derniers Mundial (incluant celui-ci) boycottent les pays hôtes, que sont la Russie, le Qatar et les États-Unis, trois pays qui ne respectent aucunement les droits humains. ou même la simple loi. 

(...)

Mais noooooooooooooooooooon, il ne faut pas le rappeler aux Italiens, mais l'Italie, bonne pendant 3 ans, championne même. n'arrive pas à se qualifier quand vient le moment de le faire, depuis trois Mundial. Ce qui en font les Maple Leafs de Toronto du soccer mondial. L'Italie a gagné ce Mundial 4 fois par le passé. En 1934, 1938, 1982 et il y a 20 ans. Cette fameuse fois contre la France avec le coup de tête de Zidane.  L'Allemagne a aussi gagné 4 fois. C'est le Brésil qui est l'unique autre nation à avoir gagné le Mundial plus souvent, soit 5 fois.

 Quand on regarde les 22 fois que le Mundial a été gagné: Brésil 5, Italie/Allemagne 4, Argentine 3, France/Uruguay 2, Espagne/Angleterre 1. Ce sont les champions. Le tout premier, en 1930, a été gagné par l'Uruguay, le dernier, en 2022, par l'Argentine de Messi. Vous remarquez quelque chose ? Ça se gagne par l'Europe (12) ou par l'Amérique du Sud (10). Pas ailleurs.

J'avoue favoriser le Canada, mais aussi l'Iran. Quel plaisir de voir le drapeau Iranien faire la moitié du terrain contre la Nouvelle-Zélande, à Los Angeles, après que les États-Unis ait signé à genoux leur défaite de la Guerre qu'ils ont démarré. Quel belle idée de voir un spectateur arracher le drapeau de l'État Terroriste d'Israël pour le remplacer par le drapeau de la Palestine. Même Jerry Seinfeld a dit que la Palestine n'existait pas. Seinfeld n'existe donc plus pour moi. Et des millions d'autres. 

Aux États-Unis, je souhaite une catastrophe financière autour des matchs du tournoi. J'aime que la propre foule des États-Unis hue le drapeau des États-Unis. Même si conscient que la majorité des huées proviennent très assurément de la part de fans étrangers. 

Ce racisme tout à fait assumé fait mal à voir. Aux États-Unis, c'est la Coupe du Monde de la honte. Avant même que le tournoi ne commence, les équipes du Sénégal et de l'Ouzbekistan ont été traité comme des criminels (par des criminels) et gardé en pleine captivité. Même si il était en règle, est le meilleur arbitre Africain, allait être le tout premier Africain a officier dans un Mundial, Omar Abdulkadir Artan, est Somalien. Le pédoprésident a qualifié TOUS les Somaliens de déchets parce que quelques uns avaient triché au Minnesota. Omar a donc été refusé au pays des racistes. Le Canada l'a aussitôt invité à venir arbitrer à Vancouver, mais comme il allait alors tasser un autre arbitre, Omar est retourné chez lui, en Somalie. Accueilli en héros même. Parce que victime mondiale de racisme brut. Le photographe de l'équipe de l'Iran a aussi été renvoyé chez lui, même si tout ses papiers étaient en règle. 90% des partisans marocains, même si ils avaient payé leurs billets, se sont fait refuser l'entrée aux matchs. 14 membres de l'entourage de l'Iran se sont aussi fait refuser l'entrée au pays puis ont été accepté sous conditions strictes Accès aux matchs c'est tout, ensuite, bye! retourne chez toi. Le joueur Irakien Haymen Hussein, a été questionné pendant 7 heures. Parce qu'il porte le nom du despote même si pas dans sa famille. 

Héros somalien

Le dernier pays qui a accueilli le Mundial, le Qatar, a littéralement fait de l'esclavage afin de construire les lieux, en tuant plus de 6500 dans la construction des stades, sans sécurité fiable. Les États-Unis sont en train de faire pire avec les chiens renifleurs qui ont sniffé toute l'équipe de l'Uruguay. L'équipe d'Afrique du Sud a été retardée car on ne voulait pas leur accorder de VISA  Le joueur Suisse Embolo a rejoint son équipe plus tard, on ne l'aimait pas. Les chiens ont aussi reniflé l'équipe de l'Ouzbékistan. Des fans écossais ont été refoulés aux lignes, malgré leurs visas. Mais pas Rod Stewart.  

Pendant ce temps, la division du Canada, aussi pays hôte, mais beaucoup moins que le régime fasciste des États-Unis, mais autant qu'au Mexique, devient la chouchou du public, avec ses 4 pays à la fiche d'un match nul de 1-1, donc tous comme les gens devraient en tout temps être traités: À ÉGALITÉ (au moment d'écrire ceci, mardi). Le Canada, la Suisse, le Qatar et la Bosnie-Herzégovine ont tous une nulle et un but en leur faveur et un but contre. Ça finirait maintenant (mardi) il n'y aurait pas de gagnants. Sinon 4 dans cette division. 

Et les fans les appellent la division de l'amour et de la paix. De l'égalité dans le monde. 

De ce qu'il y a de plus près de la paix mondiale.

Le soccer (ici) devrait se faire débaptiser pour devenir le vrai sports qui se jouent avec les pieds et seulement les pieds. Dont le talon d'achille est le pays majoritairement hôte. Raciste décomplexé. 

Le football de chez nous devrait désormais s'appeler le Concussionball ou quelque chose du genre.    

Football for Peace

And fucking fuck the USA

Vous méritez le pire du pire. 

vendredi 19 juin 2026

Anton Yelchin

Anton a été une étoile filante hollywoodienne originaire de l'ancienne Union Soviétique, 2 ans avant que ce régime ne soit officiellement dissolu. Il n'aura jamais 30 ans.  

Il y a de ses visages qui capturent instantanément la lumière d'un écran, non pas par la force d'un glamour standardisé, mais par l'intensité d'un regard. Anton Yelchin était de cette race d'acteurs. Un esprit vieux dans un corps de jeune homme, une sensibilité à fleur de peau et une curiosité intellectuelle insatiable. En l'espace d'une quinzaine d'années de carrière, il a laissé une empreinte indélébile sur le cinéma indépendant et les superproductions hollywoodiennes. Acteur, Musicien, photographe, il incarnait l'essence même de l'artiste total, foudroyé en pleine ascension.

Né à Leningrad, en mars 1989, un an jour pour jour après ma rupture d'avec mon premier grand amour de ma jeune vie d'alors 17 ans, Anton grandit dans l'exil et l'espoir. Ses deux parents, Irina et Viktor sont patineurs artistiques de haut niveau, stars du ballet sur glace de Leningrad (aujourd'hui St-Petersbourg). Juifs en Union Soviétique, ses parents subissent les pressions et les discriminations du régime communiste. Alors qu'Anton n'a que 6 mois, ils obtiennent le statut de réfugiés politiques et s'envolent pour les États-Unis. C'est à Los Angeles que le jeune garçon grandit, baigné dans une culture du travail, du sacrifice, de la discipline et de l'art, tel que ses parents en ont hérité et lui apprennent. 

Très tôt, Anton refuse de suivre la voie parentale sur la glace. Il sera toujours bon patineur, mais se découvre une passion dévorante pour le jeu d'acteur. Dès ses 9 ans, il court les auditions. Sa formation est faite à l'instinct. Mais son talent est réel et remarqué. Il possède une maturité désarmante pour son jeune âge. Une capacité à comprendre la détresse humaine qui saute aux yeux des directeurs d'agence. 

Le public le découvre véritablement au début des années 2000. À seulement 12 ans, il donne la réplique à Anthony Hopkins dans Hearts in Atlantis. Sa performance lui vaut des critiques dithyrambiques. Hopkins lui-même est impressionné par le professionnalisme de ce gamin qui passe ses pauses à lire de la grande littérature. Comme Dostoievsky. 

Yelchin enchaine les rôles à la télévision. E.R. et FBI: Without a Trace o-nt beaucoup de succès.  Il s'impose aussi dans la série Huff, où il incarne un adolescent complexe. Mais c'est le cinéma indépendant qui deviendra son terrain de jeu préféré. En 2006, il tourne pour Nick Cassavettes où il y livre une prestation bouleversante en incarnant Zack Mazursky, un adolescent kidnappé et pris au piège d'une spirale de violence qui le dépasse. Sa performance, un mélange de candeur et de terreur sourde, crève l'écran et confirme qu'il n'est pas qu'un simple jeune acteur, mais un comédien majeur en devenir. 

L'année suivante, il incarne Charlie Bartlett dans le film du même nom, une comédie dramatique dans le milieu étudiant scolaire, où il insuffle une énergie débordante, un charme névrosé à la Ferris Bueller moderne, face à un Robert Downey Jr impérial. Yelchin a ce don rare: il rend ses personnages immédiatement attachants, humains, faillibles.

Le tournant grand public s'opère en 2009. Hollywood réalise que la magnétisme de Yelchin peut porter de grandes franchises. J.J.Abrams lui confie le rôle iconique de Pavel Chekov dans la refonte de Star Trek. Avec son accent russe à couper au couteau (clin d'oeil affectueux à ses propres origines) et son énergie juvénile, il apporte une fraicheur indispensable au vaisseau Enterprise. Le film est un triomphe financier planétaire. La même année, il incarne le jeune Kyle Reese dans Terminator Renaissance aux côtés de Christian Bale. Reprendre un rôle qui avait tant marqué les esprits aurait pu intimider bien de jeunes acteurs, mais Anton y apporte une intensité brute, presque animale, qui rappelle la performance originale de Micheal Biehn tout en y injectant sa propre urgence dramatique. En 2 films, Yelchin est devenu un visage connu du cinéma mondial. 

Pourtant, malgré le chant des sirènes de grands studios, Yelchin refuse de s'enfermer dans le costume de la star d'Hollywood. Il retourne constamment à ses premières amours: le cinéma d'auteur, les projets risqués, les vidéos, les rôles sombres et exigeants. On le voit entre autre dans le magnifique et mélancolique Like Crazy, un film largement improvisé sur les douleurs d'une relation à distance, qui remporte le Grand Prix du Jury au Festival du Film de Sundance. Sa chimie avec Felicity Jones y est saisissante de réalisme. Il tourne aussi pour Jim Jarmush, y explore l'amour punk, plonge dans la claustrophobie avec Green Room et prête sa voix à la série d'animation de Guillermo Del Toro, Trollhunters; Tales of Arcadia.

 Quand il ne joue pas, il gratte la guitare dans le groupe punk The Hammerheads. Il se passionne surtout pour la photographie argentique. Armé de son Leica , il arpente les bas fonds de Los Angeles, capturant des images provocantes, intimistes, souvent sombres, des images influencées par le cinéma d'auteur européen et la littérature surréaliste. Une facette de son oeuvre qui sera saluée par des expositions (posthumes).

Un secret qu'il gardait pour lui afin de ne pas affecter sa carrière et qui encourageait son sentiment d'urgence à vivre, était qu'il souffrait de mucoviscidose. Maladie génétique rare, incurable. 


À 27 ans, Anton fait partie de cette génération dorée d'acteurs en pleine ascension dont l'avenir semble illimité. Il s'apprête a passer lui-même derrière la caméra afin de tourner comme réalisateur le troisième film de la refonte des Star Trek. Le film aura le temps de voir le jour. Rien ne semble l'arrêter. Mais une nuit d'une banalité affligeante vient freiner tout ça. 

Il se prépare à aller rejoindre des ami(e)s pour une répétition de théâtre. Il quitte sa maison de Studio City à Los Angeles, monte dans sa voiture, une Jeep Grand Cherokee et descend l'allée escarpée de sa propriété. Se rendant compte qu'il a oublié quelque chose ou voulant vérifier son courrier, il immobilise son véhicule, enfin pense le faire. mais le Jeep recule lentement et prend de la vitesse dans la descente  prenant l'acteur par surprise et le coinçant entre le pare-choc et un pilier de brique qui lui coupe le souffle et l'empêche de crier à l'aide. Il agonise ainsi on ne sait combien de temps. 

Ses ami(e)s, ne le voyant pas arriver, vont chez lui vers 1h00 du matin, pour le découvrir mort. Étouffé par sa propre voiture. Le médecin légiste dira qu'il n'aura pris que moins d'une minute à vivre après avoir été coincé. Décédé par asphyxie traumatique par compression. Le modèle de voiture sera en cause, son système de stationnement ne rendant pas clair le moment où la voiture est stationné pour vrai. Ses parents poursuivront Chrysler/Fiat avec succès, un arrangement est fait hors cour. 

Cet absurde drame est arrivé aujourd'hui, il y a 10 ans. 

Un documentaire et des séries d'hommages ont plu par la suite autour de ce jeune talent parti trop vite.