samedi 17 janvier 2026

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable***********************Murder Ballads de Nick Cave & The Bad Seeds

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 dernier) je vous parles de l'une de mes 3 immenses passions: La musique !

Le titre de la chronique est inspiré par 4 albums que j'ai tant écouté, que j'en connais toutes les paroles, tous les sons, toutes les nuances, tous les tons. Bref, je vous parles d'une musique qui est désormais composante de mon adn. 

Par ordre de création:

Blonde On Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi le terminaison du mot arabe habibi, voulant dire Je t'aime.

Musique, je t'aime.

MURDER BALLADS de NICK CAVE & THE BAD SEEDS.

À la fois radical et étrangement accessible, l'album de l'Australien et de ses complices s'inscrit dans la tradition ancienne des murder ballads, qu'on croit popularisées par les Louvin Brothers dans les années 50, mais qui était déjà un hommage à ce type de ballade du 17e siècle. Le concept étant que dans la narration de la chanson, une ballade ou une chanson folk, acoustique, une histoire de crimes violents, souvent passionnels, traditions orales populaires alors. Du journal jaune chanté. Cave ne se contente pas d'en ressusciter la forme, il la réinvente, la théâtralise, et la charge d'une profondeur psychologique et littéraire qui confère à l'ensemble d'une puissance rare. 

Cette pochette aux airs d'hivers...ça ne pouvait que me plaire...

Dès le départ on est plongé dans un univers narratif sombre et hypnotique avec un titre ironique. Mi-conteur, mi-prêcheur la voix grave du grand Nick installe une atmosphère oppressante où le drame se déploie lentement, parfois à coups de fusils, presque insidieusement. Chaque morceau fonctionne comme une nouvelle macabre quelques fois inspirée des faits divers réels ou de figures mythiques, d'autres fois entièrement fictives, mais toujours ancrée dans une violence profondément humaine. Meurtres, jalousie, désir, vengeance et fatalité forment la trame centrale de toutes les chansons sauf la dernière qui dédouane l'ensemble en proclamant que la mort n'est pas la fin. Et à plusieurs voix. Morceau signé Bob Dylan, rien de moins. 

On ne baigne jamais dans le sensationnalisme, même si on en reste cousin. Musicalement, la richesse des invités, PJ Harvey, Kylie Minogue, Anita Lane, Shane McGowan, C'est un morceau originalement pensé pour Henry's Dream, autre chef d'oeuvre du band, qui a démarré le projet car on arrivait pas à l'arrimer à aucun des albums précédent celui-là. On a donc articulé autour sur le même thème. Les mauvaises graines sont formidables comme toujours. Capable de discrétion autant que d'harmonie, de minimalisme et d'intensité. La narration respire et glisse dans le chaos et l'explosif quand le texte le suggère. Cette diversité sonore empêche toute monotonie et renforce l'idée que chaque chanson est un micro-film noir. Une épopée de 14 minutes nous raconte un homme entrant dans un bar où tout le monde y est mort. Mais le narrateur n'est pas fiable.  

Le narrateur omniscient ou témoin, parfois même le criminel qui raconte les morceaux n'est pas jugé mais tout simplement exposé à nu. Dans toute leur complexité monstrueuse et vulnérable. Cruelle et pathétique. Notre propre fascination pour la mort est confrontée. 

C'est un album sur la violence, mais aussi sur la manière dont elle est racontée, consommée et transmise. 

La beauté trompeuse est bien placée dans la séquence, mais le récit en est un de féminicide glaçant le sang. Raconté du point de vue de la victime et du meurtrier. La forme parait sombre, mais musicalement on voyage agréablement. Un humour noir y règne. Une dimension ludique. Nick joue avcc les archétypes. Dense, exigeant, presque littéraire, c'est plus qu'un album concept, c'est une obligation de se questionner sur son rapport à la violence. Et sur nos fascinations face à l'horreur.    

Pour amateurs de murder ballads, folk, d'austérité, de blues poisseux, de rock abrasif, de chansonniers, de ballade délicates, d'accents gospel ou de cabaret.

Cet album, le 9e de Nick Cave & The Bad Seeds, a 30 ans cette année.

vendredi 16 janvier 2026

Tolérer l'Intolérable

Depuis le triste "Grab'em by the Pus..." de 2016 du dément président, la frontière entre ce qui était indigne ou inacceptable dans le discours public et ce qui est normalisé s'est déplacée. 

C'était il y a seulement 10 ans. 

Ouvertement toxique, et prédateur, sa phrase proposait une agression sexuelle sur un ton amusé. Elle a choqué le public, mais de manière étonnamment momentanée. Ça n'a jamais freiné sa carrière politique alors que ça aurait dû l'éteindre. La phrase est devenue un symbole de la façon dont des propos qui auraient autrefois été considérés hors limites trouvaient aujourd'hui une certaine acceptation ou seraient relativisés dans l'arène politique parce que "boys will be boys".

On a oublié qu'on était parmi les Hommes avec un grand H et que depuis, on a que le petit h. Les petits garçons immatures.   

Cette normalisation s'est transposée non seulement dans le langage, il n'est plus anormal de dire d'un adversaire politique qu'il serait "attardé(e)" ou "extrêmement peu intelligent(e)", mais ça s'est aussi traduit dans l'action politique et policière dans la sphère nationale. Les paroles et les actes qui étaient autrefois jugés extrêmes ou violents peuvent maintenant être défendus comme stratégiques, patriotiques, nécessaires à la sécurité ou même "normaux" dans certains segments de la population. Aux États-Unis, dans le monde, regardant les États-Unis imploser, on vit avec une administration au pouvoir vengeresse qui défend les meurtriers, protègent les pédophiles, et on dit sans rire que quiconque attaque l'autorité sera réprimandé, après avoir pardonné plus de 1600 voyous qui ont tabassé la sécurité, en on tué un, le 6 janvier 2021 dans une tentative de Coup d'État. 

Le 7 janvier dernier, un agent du groupe de terrorisme intérieur ICE a assassiné Renée Nicole Good. Tout de suite, le sale vice-président a annoncé que le meurtrier avait l'immunité absolue.  On a aussi soutiré tout le dossier de l'enquête au FBI, on a donc envoyé au broyeur toute forme de justice autour de cette mort inacceptable, confirmant ensuite qu'aucune enquête n'était vraiment nécessaire. PIRE! qu'on enquêterait sur la veuve de la victime. Pour lui inventer un profil de terroriste assurément. 

 Dans un État de droit idéal, chaque usage de la force létale est scruté, remis en question, et soumis à des mécanismes indépendants d'enquête. Ici, tout est balayé sous le tapis de la partisanerie. Le droit n'existe plus aux É-U.

On défend l'indéfendable. Le tolérable politique déborde du bon jugement. On a encore vu cette semaine le président mentir ouvertement sur "3 victoires" fictives aux 3 dernières élections au Minnesota. Hilary (par +1,5). Joe (par +7), Kamala (par +4) sont les vrais faits. On l'a aussi vu faire un doigt d'honneur à un travailleur de la compagnie Ford. Comme un adolescent. 

Tous les jours des clips d'assauts contre des gens par des lâches brutes masquées circulent sur les réseaux sociaux. À l'autre bout du spectre, on assiste à des exemples de courage civil défiant les mêmes normes de violence d'État. Et la corruption qui rend la situation économique en Iran, insupportable. 

Depuis 2022, et plus encore depuis quelques semaines, des manifestants (en grande partie des Femmes et des jeunes) ont défié un gouvernement autoritaire au prix de leurs vies. Ces mouvements contestent un régime strict qui commence à ressembler à ce qui se passe dans les rues des États-Unis. Cette fois, c'est la population qui ne tolère plus, le statu quo. Les Femmes se dévoilent. Plusieurs en meurent. 

La responsabilité perd du grade. Devient inexistante. On ne rend plus de compte. Sinon des vengeances.

La religion infecte l'Iran. La théologie tue. Les États-Unis s'en rapprochent dangereusement. 

 Le nouveau "tolérable" est tout à fait intolérable.

C'est désagréable. 

Le problème n'est pas que les gens sont devenus plus obscènes ou plus violent qu'avant, c'est que nous avons déplacé la barre. Quand un candidat peut se vanter d'agression sexuelle et être élu, quand un agent de l'État peut tuer par impulsivité et être aussitôt couvert, quand la brutalité est justifiée par le vocabulaire de l'ordre et de la sécurité, ce n'est pas seulement la morale qui s'est affaiblie, c'est aussi le tolérable qui s'est élargi. 

Ce nouveau tolérable intolérable n'est pas un compromis, c'est une renonciation. Une société qui s'habitue à l'indignité et à la violence institutionnelle ne devient pas plus forte, mais elle devient moins libre. Quand l'indécent gouverne, l'impunité protège et la violence s'excuse, le "tolérable" devient la preuve même de notre renoncement.  

jeudi 15 janvier 2026

Sascha en Sourdine

Le plan fonctionne pour les rats au pouvoir aux États-Unis. Le dossier Epstein est suffisamment loin dans les esprits collectifs et les distractions si multiples, rarement n'aurons nous vu plus sale à la tête d'un pays si près du nôtre. 

Et plus menaçant. 

Parlons horreur. Avec laquelle on vit de plus en plus confortablement dans un nouveau anormal qui nous as fait vivre la semaine dernière le plus long des mois...en une semaine. 

Vous avez entendu parler de Sascha Riley ?

Son histoire est horrifiante. 

Et lourdement censurée par les riches propriétaires des réseaux sociaux et du net. Nous vivons désormais dans un monde où être riche et influent est un fléau plus que réel. 

Sascha Riley est né Sascha on-ne-sait-pas, car il a été placé directement en foyer d'adoption, presque naissant. Son histoire est une plongée dans la torture systémique, le viol, le meurtre d'enfants appauvris, en bas de l'âge de 13 ans, au nom du profit et du sport, et au sein de l'entreprise criminelle Trump/Epstein. 

C'est en 1977 qu'il est adopté par William Kyle Riley (WKR) . Dans le but précis d'être sexuellement trafiqué. Ce qu'il sera de l'âge de 9 à 13 ans par WKR dans le cercle Trump/Epstein. Avant ça, vers ses 6 ans, il est aussi sexuellement exploité par l'entourage de WKR qui est pilote, trafiquant pour Trump, et complice dans les entreprises criminelles de Trump/Epstein. WKR chassait professionnellement les potentielles victimes, les trafiquait, transportait les clients et les victimes en avion, en hélicoptère et s'assurait que le silence était tenu sur leurs activités. C'est selon un témoignage de Sascha, aujourd'hui adulte. 

On pouvait même les faire taire...par le meurtre. 

Qu'on sait de nos jours très acceptable de la part du président dément, si ça sert ses intérêts. 

WKR, et son propre père, Paul, étaient tous deux trempés dans la dixie mafia, un terme désignant des groupes de criminels blancs du Sud des États-Unis, actifs depuis les années 60, et spécialisés dans les jeux illégaux, le trafic de drogue, la prostitution, le vol. l'extorsion et le meurtre, collaborant même parfois avec des familles mafieuses comme le Chicago Outfit et la famille de la Nouvelle-Orléans

Sascha, qui a été soldat servant en Irak, adulte, vivant de traumatismes en traumatismes, est l'un des rares survivants de cette époque de trafic. Les années 80-90. Il a récemment confirmé qu'il est tout à fait prêt à témoigner contre Donald J. Trump, Andy Biggs, Jim Jordan, Lindsey Graham et le juge Clarence Thomas. 

Sascha a aussi dit qu'il ferait ceci à la mémoire de ses amies victimes Samantha, Patricia et Sarah, toute mortes de manière précoces, par le passé. Et pour le reste des victimes qu'on refuse de croire. Protégeant les gens de pouvoir. Il dit que sur un territoire de ranch qu'il pourrait identifier, des cadavres seraient enterrés ici et là. Sur le terrain de quelques fermes. Dans des espaces de grandes étendues sauvages. Cachant des âmes qui n'auront jamais eu la paix. Il voudrait faire gagner l'innocence face aux prédateurs. 

Veritas vincit. La vérité conquiert. 

Lustitia in aeternum. Justice éternelle. 

Oui, j'ai fait du latin en secondaire 1. En secondaire 2, on était 2 à avoir choisi le latin, la classe a été remplacée par histoire.

Des évidences impliquent WKR dans les dossiers Epstein. Des films, des vidéos, témoignages, enregistrements, rapports de police, rapports du FBI, mentionnent tous son nom. Son nom est aussi mentionné dans une enquête judiciaire militaire qui faisaient des Sascha et Samantha, des victimes de WKR. On dit que tout ça serait en cours de suppression, chez les criminels du FBI qui viennent d'annoncer qu'il n'y aura aucune enquête dans le meurtre de Renée Good. Quand on est vil...

On peut encore en rescaper quelques bribes, parait-il. 

Les fraudeurs sont aux commandes. 

Il est extrêmement difficile de prendre des informations sur Sascha Riley, l'internet, contrôlé par des maitres fraudeurs, censure largement ce qu'il avance. Les victimes, sont elles-mêmes ponctuellement supprimées des réseaux sociaux contrôlés aussi par des hommes de pouvoir d'une toxicité épouvantable.   

C'est le cas de Jennifer Erin Schoble. Qui doit presque tous les jours sortir sa tête de l'eau afin d'annoncer qu'elle existe toujours.

Même si tuée de l'intérieur depuis longtemps. 

Moins de 1% des dossiers Epstein ont été rendues publiques malgré l'obligation de le faire entièrement par les juges depuis des délais passés. 

Un crime, minimum par jour pour les voyous au pouvoir aux États-Unis. 

mercredi 14 janvier 2026

10 Mensonges Allemands, 10 mensonges Étatsuniens

10 mensonges que les Allemands se sont fait raconter par le gouvernement, 10 mensonges que les États-Unis se font raconter par leur gouvernement.

1- La violence politique est patriotique.

En 1923, Hitler et ses acolytes Nazis, Göring, Himmler, Röhm, Hess, Streicher se réunissent à la Bürgerbräukeller dans le but de renverser par la force le gouvernement en place. Ça s'appellera le bierhallputsch et ce sera un absolu échec qui enverra Hitler en prison. Pas assez longtemps. Le coup raté à Munich sera rebaptisé par les Nazis au pouvoir par la "noble défiance".  La violence devenait honorable.

EXACTEMENT comme la tentative d'insurrection près d'un siècle plus tard, le 6 janvier 2021, au Capitol de Washington. 

Une invasion mortelle tourne à la violence mais on qualifiera cette tentative de coup par une manifestation pacifique, on parlera même d'un "jour d'amour"  "a beautiful day", Les voyous envahisseurs sont déclarés "patriotes" pas décimeurs de démocratie. 16 000 d'entre eux seront pardonnés par le président criminel. Et une large part réengagée dans le groupe de terrorisme intérieur, ICE.  Sans qualifications. 

2- Les agressions amènent la splendeur nationale. 

Les Nazis ont taillé en pièces et jamais reconnu les lois internationales clamant que les invasions allaient rétablir la fierté nationale et dans le même argumentaire appelait de manière illégale ses gestes, des cas de sécurité nationale.

EXACTEMENT comme l'enlèvement du dictateur Maduro, au Venezuela, sans autorisation internationale d'invasion et de renversement, resrtuctructurant narrativement l'intervention comme la bonne chose à faire. Alors que ce qui ne plaisait pas au gouvernement des États-Unis, est que le pétrole ne lui était pas assez exclusif dans les affaires pétrolières vénézueliennes. 

3-Les juges et les opposants sont les ennemis.

Autant chez les Nazis que chez les Républicains les cours de justice indépendantes et les politiciens et activistes de l'opposition sont très activement vilainisé(e)s.  Ils/elles sont aussi très régulièrement présenté(e)s comme des menaces à la nation. Les juges respectant la loi sont considérés comme "non loyaux". L'indépendance n'est plus neutre mais maintenant une nouvelle arme de polarisation. 

4-Les médias sont vos ennemis.

Josef Goebbels, le chef de la propagande nazie, a appris aux Allemands à méprisé et haïr le journalisme, qu'il a accusé de manipuler la vérité. De nos jours, discréditer les nouvelles en les qualifiant de "fake" ou de "traitrise" est de bon ton pour le/la non éduqué(e). Faire de l'information objective quelque chose auquel il ne faut pas faire confiance confirme que la première chose en temps de guerre (moralement, l'Amérique l'est) qui meurt est la vérité. Laissant le champs libre à la propagande. On le voit dans l'assassinat de Renée Goode. toute voix conservatrice parle de justification de meurtre et de manipulation médiatique malgré ce qu'on a TOUS vu. 

5-Nous sommes victimes de conspirations.

Les nazis allemands ont exposé l'idée qu'une vaste communauté internationale et locale Bolchévico-juive minait le destin allemand et la pureté de la race allemande. 

EXACTEMENT comme les dictateurs en puissance Trump/Vance/Miller & Co. qui parlent des "États-profonds" accusant les inexistants saboteurs de la race pure (blanche et mâle) tout en faisant dévier le niveau de responsabilité sociale.

6-Les gens d'ailleurs sont une menace mortelle.

Le 3e Reich parlait des gens de races étrangères, des différentes ethnies, les dépeignant parasites. Dépravant le sang de la nation.

EXACTEMENT comme tout ce qu'on invente sur les migrants des années 2020. Qui viendraient nous remplacer entièrement. Qui détruiraient la société. C'est une politique raciste dans le prisme de la conspiration des immigrants qui mangent de chiens et des chats. 

Et-ils-ont-quand-même-voté-pour-ça.

7-La répression ne fait que préserver l'ordre.

Les SS (Schutzstaffel) et les SA (Sturmabteilung) étaient des ailes paramiltaires nazies qui allaient obéir au gouvernement et non à la loi, aveuglément, par loyauté. Ils étaient présentés comme "protecteurs" et non agresseurs.

EXACTEMENT comme les Kyle Rittenhouse armés convaincus de la menace d'une pancarte en faveur de la vie des gens à la peau noire et qui tue impunément des gens qui tentent de le désarmer parce qu'inutilement dangereux ou comme ce qui vient de se produire à Minneapolis, défendu par ce qu'il y a de plus vil en l'humain en Amérique du Nord, et qui sévit au pouvoir. Le meurtre est excusé par le "maintien de l'ordre". Même si le désordre restait bénin. Et enveloppé d'un doux "je ne suis pas fâchée contre toi". C'est un mensonge répété dans toutes les dictatures. La répression est nécessaire. Auteurs de crimes comme sauveurs. 

8-La loyauté surpasse l'expertise.

Purger les intellectuels et les travailleurs du gouvernement, les inspecteurs et les juges, le département de la "justice" au complet,  remplacer tout ça par des loyalistes qui vous obéiront au doigt et à l'oeil. Institutions vides de l'intérieur, mais au bouclier du parti, Des systèmes construit afin de rendre des comptes. réduit à des instruments d'obéissance. Nazis et gouvernement actuels des États-Unis ont tenu ce discours.

9-Les interventions d'urgence sont essentielles.

TOUS les autocrates mettent en scène des crises duquel ils pourront "sauver" le peuple. Parce que naturellement ils n'y arriveraient pas. Comme quelqu'un qui mettrait le feu à la maison de son voisin en cachette pour ensuite l'éteindre héroïquement. on fabrique de l'héroïsme cheap. 

La loi des pleins pouvoirs de 1933 est un exemple allemand.  Toutes les exceptions gouvernementales actuelles au nom de la sécurité est un prétexte à agir avec urgence en outrepassant les demandes (obligatoires constitutionnellement) au Congrès, à l'ONU, ou devant se plier aux lois. L'urgence est permanente. Comme les fraudeurs l'utilise à bon escient. La liberté est étouffée au nom de la sécurité. 

10-Seulement NOUS, le régime, vous disons la vérité. 

Le mensonge ultime, tout le monde te trahira. Ne nous crois que nous. 

Une fois que les gens ont accepté ceci, les faits perdent leur sens, et la démocratie meurt, non pas d'invasion mais d'infection. 


L'histoire ne se répète pas. 

Elle se transforme. 

Aux États-Unis, le fascisme est en plein forme.

mardi 13 janvier 2026

Albums Bien Démarrés, Bien Bouclés

De la musique encore.

Et plein d'hyperliens.

On a besoin de musicalité au travers de nos horreurs quotidiennes. Chaque jour renouvelant les niveaux d'épouvantes. 

Plusieurs fois, j'ai lui sur les réseaux sociaux des gens qui demandaient, avec ironie j'espère toujours, qui, de nos jours, écoute encore des albums ? ou alors pourquoi ?

À la première question je réponds toujours par une émoticône de bonhomme qui rit. À la seconde, je réponds par une question à mon tour, "Écoutes tu un film jusqu'à la fin ?" ou "Lis tu un article/un livre jusqu'à la fin ?". Mais comme les gens lisent de moins en moins, je m'aventures moins vers la seconde option.  Un album est un moment de vie de la part d'un artiste ou d'un groupe d'artistes. Une croquée d'époque. On écoute pas David Bowie de 1974 et David Bowie de 2016 de la même manière. Ni les Strokes de 2001 er ceux de 2020.

Voici 25 fois, sur 40 ans, où la séquence d'un album a été assez parfaite pour nous faire embarquer un bon moment dans un jam proposé, et nous as fait donner envie d'y revenir dès le dernier morceau parce quelque chose qui bouclait la boucle assez merveilleusement pour nous laisser un goût formidable en tête.   

Are You Experienced ? du Jimi Hendrix Experience (1967)

Purple Haze propose un manifeste à 6 cordes, distorsion, confrontation, nouveau pour l'époque, agressif et la pièce titre ferme ce premier album qui ne semble avoir offert que des morceaux magiques. Il le fait en nous proposant une question qui nous ramène à l'intérieur de nous-mêmes, en dissolvant le temps et l'ego de manière psychédélique. Une presque initiation. 

Sgt Pepper's Lonely Heart Club Band des Beatles (1967)

Ils ont presque tout inventé avec ce concept d'ouvrir avec un morceau titre théâtral et rock et le reprenant plus rapidement à la fin, se fondant avec un morceau anthologique de John Lennon, fermant le rideau de manière monumentale, dans une sorte de rêve chaotique et orchestral qui nous donne l'impression d'expirer après avoir eu le souffle coupé. 

Beggars Banquet des Rolling Stones (1968)

Forcément ce seront tous des albums que j'affectionne beaucoup et d'artistes qui me sont venus à l'esprit en quelques secondes. Plusieurs en auront d'autres en tête. La menace du diable en ouverture est un coup de génie collectif. Dangereux et en parfait contrôle de leur mythe. Le dernier morceau, chanté par Keith, change la perspective, étonnamment humble, presque communautaire, une ballade rugueuse pour l'oublié sur terre. Loin de l'ego artistique démoniaque. 

Abbey Road des Beatles (1969)

L'emprunt à Chuck Berry en ouverture propose un marécageux confiant John, instantanément cool, comme il ne l'a jamais été. Tandis que le dernier morceau, d'un album qui s'écoute tout d'un trait, leur dernier, porte l'adéquat titre The End. Bien que le vrai dernier morceau soit une message désobligeant à l'égard de la Reine qui anoblira Paul, la fin est un délicieux amalgame qui ne se lâche pas de l'oreille. L'album Blanc devrait aussi être mentionné, album double entamé pleinement rock n roll mode Jerry Lee Lewis croisé aux Beach Boys et nous souhaitant la bonne nuit, 91 minutes plus loin, dans la vieille tradition anglaise.

Let it Bleed des Rolling Stones (1969)

Les Stones ouvrent avec leur meilleure chanson (selon moi) qui me donne encore des tonnes de frissons, avec un sentiment d'urgence et de menace, de tension et un côté hanté (la fameuse choriste Merry Clayton perd son bébé après avoir brillé sur ce morceau dans la nuit) capturant 1969 et la tension en Amérique du Nord avec la famille Manson, et les assassinats de Luther King et Robert Kennedy. On clôt avec un morceau atypique pour le band, beaucoup plus long que les autres, où une ballade fait appel à la chorale des London Bach Choir en ouverture comme en fermeture. Brillant Jimmy Miller à la batterie. Épique finale. 

Led Zeppelin IV de Led Zeppelin (1971)

Ouvrir avec 4 lignes a cappella suivi d'un tel groove annonçait un album qui n'entendait pas à nous garder tranquille dans le divan. When The Levee Breaks est ma chanson préférée du band et celle qui m'a littéralement transporté dans leur son. Guitares fluviales,harmonica boueux, batterie lourde, comme des eaux relâchées dans la ville quand une digue aurait lâchée, ça ne pouvait que laisser présager que j'allais adorer les tapisseries de riches guitares du shoegaze dans le futur. 

Sticky Fingers des Rolling Stones (1971)

Sur leur album studio suivant, on défonce la porte avec un classique rock plein d'énergie signé Mick, établissant décadence à la cassonade et on clôt avec une chanson de route dans la lumière de la lune, tout en réflexions de fin de soirée, presque fragiles, alors qu'on a joué aux durs, on se fait tendre. 

Who's Next de The Who (1971)

Restes du projet avorté Lifehouse, opéra rock qui sera disséminé sur plusieurs albums ensuite, on ouvre avec excellent classique qui ne s'appellera pas Teenage Wasteland, mais du nom d'un gourou Indien croisé du nom d'un compositeur minimaliste qu'admirait Pete Townshend. Le dernier morceau est aussi articulé autour d'un riff de clavier répété (ou presque) et présente aussi d'iconique cris de Roger Daltrey.   

Roxy Music de Roxy Music (1972)

Une entrée formidable où chaque membre se présentera musicalement, avec un morceau amorcé dans une ambiance de cocktail. Rock et glam rock, on se sent amené dans un thriller urbain londonien stylé. On clôt avec une sorte de doo-wop assez plaisant, assez court pour ne pas nous faire trainer dans un bar qui ne demande qu'à fermer et avec un saxophone assez formidable. Cet album est parfait pour mes oreilles (alors naissantes). Même le cocktail, comme en ouverture, revient en rappel quelques secondes. 

The Rise & Fall of Ziggy Stardust & The Spiders From Mars de David Bowie. (1972)

La chanson d'ouverture est une de mes préférées de Bowie. C'était baveux de débuter un album avec une sorte de ballade, et j'aimerais revivre ce moment où je découvrais pour la première fois cet artiste que j'aimais déjà un peu, ce morceau, qui ouvrait un album que j'écouterais en l'usant à la corde, et qui me ferait aimer les crescendos pour toujours. La fin est magique puisque Ziggy choisit la solution finale en musique avec un autre crescendo et les mots si importants : "You're not alone!" livrés à merveille avec intensité. 

Transformer de Lou Reed. (1972)

Bowie est encore impliqué ici, produisant et co-signant plusieurs morceaux de cet album qui ouvre avec un morceau dont la première ligne lui avait été soufflé par Andy Warhol et se fermant sur une ballade moins rock'n roll, plus music-hall, et fermant les rideaux sur une soirée de folies nocturnes, ironiques, comme une poussière de lune qui en aurait trop vu. 

The Dark Side of the Moon de Pink Floyd (1973)

Ils reviendront ceux-là. Un coeur battant pour ouvrir cet album concept qui s'écoute toute d'une traite et qui termine aussi sur un coeur qui bat. Et quelqu'un qui nous dit en sourdine qu'il n'y aurait pas de côté sombre de la lune apparemment. La boucle absolue d'un concept voulant parler du quotidien, en musique. Album parfait. Comme si on l'avait "respiré".


Closing Time
de Tom Waits (1973)

Chanson de char du premier album de quelqu'un qui nous présenterait de la fumée de fin de soirée, appelant dame chance quand le soleil se lève, et qui se termine quand vient le temps de fermer les lumières. Inutile de préciser que j'adore tous les albums dont je vais vous parler ici, aujourd'hui.

Wish You Were Here de Pink Floyd (1975)

Album hommage à leur ami mentalement parti Syd Barrett qui réapparaitra comme un fantôme pendant les sessions d'enregistrement. Là, sans y être. Juste bouleversant. On lui signe 9 mouvements de lumière de diamants brillants tiré de ce qu'inspire le fou Barrett, les 5 premiers mouvements en ouverture, et les 4 derniers, en fermeture. Boucle parfaite. Aérien. 

Power, Corruption & Lies de New Order. (1983)

Formidable morceau d'ouverture, qui a des effluves de Joy Division. Un vrai beau travail d'équipe qui fait briller les 4 membres. On clôt avec un titre qui demande à nous sacrer la paix, ce qui contraste avec l'optimisme du morceau d'ouverture, défiant presque les fans, avec une attitude d'intolérance indépendante. Mais sur un air fort agréable.

Purple Rain de Prince & The Revolution (1984)

Sermon en ouverture sous un orgue qui me bouleverse constamment, suivi d'un rock qui donne des frissons tellement l'énergie devient contagion, et se terminant sur la pièce titre, une merveille cathartique où la vulnérabilité trempe dans la beauté transcendée par des guitares riches sur un album qui demande de se lâcher lousse et qui se termine sur une demande de refuser de partir. 

Born in the USA de Bruce Springsteen (1984)

Tonnerre hymne en ouverture pour un des morceaux les plus incompris de l'histoire de la musique populaire. C'est une critique des États-Unis et non un hommage. Un appel à une fierté perdue. Encore valide de nos jours. Les sains États-Unis ne sont pas fiers d'eux en ce moment. L'album historique se clôt sur une intimité locale, mélancolique, une intimité douloureuse et douce. Assez fière. Merveilleux morceau. Honte en ouverture, fierté en fin.

Brothers in Arms de Dire Straits (1985)

Album historique, premier CD jamais produit, mais aussi encore parmi les 10 meilleurs vendeurs à vie, on ouvre avec du country folk délicat, subtile grandeur qui fera place tout de suite après à un immortel classique. L'album se clôt sur un des plus beaux morceaux jamais écrits et livrés en musique en hommage à ceux qui donnent leur vies au front.


 Life's Rich Pageant de R.E.M. (1986)

Urgente guitare riches, et suggestion de débuter quelque chose en gang. Momentum de conscience sociale et d'éveil culturel. On clôt avec une reprise de 1969, qui ne peut aujourd'hui qu'être entendue avec ironie, quand on regarde les prédateurs qui sévissent en ce moment aux États-Unis. Et qui pourraient chanter tous les mots de ce morceau. 

Franks Wild Years de Tom Waits (1987)

On démarre avec un excellent morceau de cabaret sombre et théâtral plein d'urgence, presque chanté par un chat de ruelle, et toujours composé de personnages marginaux, et on ferme un de mes albums préférés à vie,  sur une note douce, nostalgique, tendre, presqu'une berceuse pour les âmes perdues loin du théâtre d'entrée. 

Desintegration de The Cure. (1989)

Auto-destructeur album mythique du band, ambiance éthérée, presque shoegaze, enveloppante, créant instantanément un sentiment de majestueuse mélancolie. On finit l'excellent album sur une note sombre et introspective, laissant le silence et l'inconnu compléter l'émotion dans une sorte de fin ouverte, écho fantômatique de la désintégration mentale collective du groupe qui précédait sur disque. Mais qui a créé des bijoux sonores.

Loveless de My Bloody Valentine (1991)

Plongée immédiate dans un océan de guitares tourbillonnantes et en textures de shoegaze (ce que je ne savais pas alors) euphorisantes, excitantes et immersives. On termine sur un groove  du band Irlandais, légèrement dansant, ce que beautiful Belinda honorera dans le clip, un rayon de lumière après la tempête sonore offrant une conclusion charmante. Un des mes albums préférés à vie. 

Achtung Baby de U2 (1991)

Rythme industriel en ouvrant guitares abrasives, chaos atmosphérique, zeitgest berlinois, et on termine avec une tension sombre et hypnotique, crescendo shoegaze déchirant, presque fragile et désespéré. Suspendu entre beauté et abandon,

Kid A de Radiohead (2000)

Synthés flottants, voix destructurées, plongée immédiate dans un univers électronique, froid et hypnotique. On finit sur un souffle cinématographique, spectral, mêlant orgue et choeurs, comme une berceuse étrange qui laisse un sentiment de solitude et d'émerveillement. Déconstruction abstraite et froide et beauté fragile de générique de fin de film.  

In Rainbows de Radiohead (2007)

Énergie rythmique éclatante qui ne manque jamais de me donner des frissons dès les premiers accords de guitare et une conclusion douce et introspective qui reste longtemps en mémoire pour un des mes albums préférés à vie. Radiohead me fait un bien énorme. 

Il y en aurait plein d'autres, mais bien séquencer ce qu'on a à offrir peut parfois donner un de ces chefs d'oeuvre.