mercredi 21 janvier 2026

Nostalgie Aléatoire

Samedi dernier. 

Il fait autour de -11. 

Peut-être que ça se trouve là, la mélancolie. Dans notre incroyable incapacité à accepter et/ou comprendre l'hiver comme la saison se présente, même si ça fait 492 ans qu'on a des hivers au Québec. Il semble chaque fois que ce soit la toute première fois qu'un hiver survient ici, chaque année. Les Québécois sont en efFROI. 

Froid.

Le mot choisi était volontaire.

Ce qui a renforcé cette impression de désarroi, pour encore trop de Québécois, c'est la nouvelle mairesse Soraya Martinez Ferrada qui catastrophiquement géré la première journée de déneigement de 2026, dans la métropole. Mais c'est toujours un peu niais de s'en offusquer. Chaque nouvelle mairie compose toujours avec des affaires auxquelles ils n'ont jamais touché. Et ce fût le cas. Elle a appris. Sur le tas. De neige. La journée de jeudi dernier était épouvantable. Personne ne semblait savoir soudainement conduire. 
Je suis un bébé d'hiver. Du Super Bowl en général. Mes sports préférés sont l'hiver. J'adore l'hiver. Mes plus beaux souvenirs d'enfance sont l'hiver. 

C'est ma seconde saison préférée après l'automne. Mes préférées, à partir de l'automne, sont dans l'ordre qu'elle se présentent. C'est d'ailleurs comme ça qu'il faudrait accepter l'hiver, comme on fait face aux animaux domestiques. Comme ils se présentent. Et la comparaison n'est pas gratuite. Elle est calculée. Il est vrai que plusieurs sont allergiques aux animaux domestiques. Mais ils/elles ne sont pas la majorité. J'ai hâte que les détesteurs d'hiver ne soient pas la majorité. 

En me rendant à l'épicerie, je passais près de l'école primaire dans la rue. Dont la cour donne accès à un parc. Qui lui, offre deux patinoires, l'hiver. Une petite pour simplement patiner et une avec de bandes et des buts de hockey pour aussi y patiner mais jouer au hockey en équipe improvisées si souhaité. 

Nos enfances de gens de 50 ans, c'était ça. Du matin au soir. Mon père nous faisait une patinoire sur le côté de la maison et les ami(e)s de la rue venaient y jouer au hockey. Ou patiner. C'était le bonheur. Quand mon père a pensé installer sur uen gouttière de la maison un "spot" de lumière pour la nuit, c'était le paradis. Après avoir joué toute la journée avec les ami(e)s de la rue, après le souper, j'y trainais une bonne partir de la soirée pour y incarner les joueurs des matchs imaginaires que je me jouais en tête. J'ai été Ron Françis, Mario Lemieux, Mark Messier, Peter Stastny, Wayne Gretzky, Steve Yzerman, Dale Hunter, absolument personne des Canadiens de Montréal. Ennemis jurés des Nordiques alors. J'étais sur cette patinoire du matin au soir. Oubliait souvent de diner. 

Et quand jouer tout seul devenait trop isolant, je me rendais à la patinoire publique en face du Steinberg (où étais-ce un Dominion?), où j'y avais acheté mes deux premiers 33 tours, dans un rayon, aux caisses, inquiétant mes parents sur le champs,. La patinoire était toute juste à côté de la station-service tabagie Le Frigo. La patinoire St-Martyr ? je ne sais plus. Mais je me rappelle très bien y jouer et constater qu'à force de patiner tout le temps comme ça et de jouer l'équivalent de 80 matchs moi aussi avec des inconnus qui devenaient des amis qui venaient aussi jouer chez moi, je devenais pas mal du tout. J'ai un souvenir magique où mon père était venu à ma rencontre à cette patinoire, un soir, chose qu'il ne faisait jamais, pour me dire qu'un club à un niveau plus élevé que le miene, dans une ligue organisée, voulait que je joue pour eux le lendemain. Je me rapelle l'effet que ça avait eu sur les gens autour de moi. Quelqu'un avait dit "C'est pour ça que tu nous torches sur la patinoire". Ce à quoi j'avais dit, "Non, c'est parce que je suis sur la patinoire très souvent, presque tout le temps". Ce qui avait rendu mon défunt père si fier.  

Il faisait -11 samedi. C'est rien au Québec -11. C'est un peu froid, mais si on bouge, c'est rien. On faisait beaucoup de ski à -20. On composait avec l'hiver. Je ne suis pas en train de dire qu'on était mieux à profiter du dehors. Avoir eu accès à la technologie d'aujourd'hui et aux jeux de gaming, on serait aussi restés chez nous les week-ends. Mais samedi dernier, j'ai eu un petit pincement en voyant le jeune garçon gratter la neige sur les deux patinoires du parc près de l'école. 

Patinoires vides. 

Et de les revoir, au retour de l'épicerie, en début d'après-midi, encore vides de patineurs/joueurs de hockey. 

Le jeune homme semblait bien seul avec son téléphone.

Et devait rager secrètement de ne pas pouvoir "gamer" sur sa XBox One à surveiller un lieu de plaisance.

Sans plaisanciers. 

J'ai pensé prendre mes patins et m'y rendre à pieds. Comme dans le temps, à Sillery.

Mais j'aurais eu l'air du dad qui tiens à faire de blagues dans le party des jeunes. 

Je suis resté chez moi et j'ai joué à la Switch avec notre fille, en congé. 

Avec pour le jeune déblayeur de patinoires vides, une pensée. 

-39 samedi qui s'en vient. Soyez prêts.

mardi 20 janvier 2026

Humilitorgueil

C'était une belle journée mercredi dernier. Non seulement le Canadien de Montréal signait pour 2 ans son Français Alexandre Texier, mais la Suède, la Norvège et l'Allemagne mobilisaient des troupes militaires au Groenland afin d'envoyer un message clair aux prédateurs des États-Unis. Dès le lendemain, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande et le Canada faisaient de même. 

FUCK YOU USA !

FUCK YOU ICE !

"Peu importe ce qui arrivera, on prendra le Groenland" ont jappé les chiens de guerre.

How rapist of you to say, teenagefuckers.

Au Québec, le même jour, secousse sismique, le premier minus François Legault annonçait en matinée qu'il quittait ses fonctions.  Les blagues de gens regardant un écran géant où on surimposait la nouvelle de sa démission et qui jubilaient comme on le ferait sur un but en période supplémentaire faisant gagner notre équipe préférée, atterrissaient sur des tonnes de téléphones au Québec.  

Humilité ou orgueil ? 

En fait, les deux.

Quitter quand on est durablement 3e, voire parfois 4e, dans les sondages est révélateur et a mené à cette conclusion. Il a reconnu l'usure. Il a admis, sans le dire comme ça, ne plus être l'élan nécessaire pour un meilleur Québec. Il avait quand même réussi quelque chose de rare, une 3e voie électorale. Nous avions été Libéraux ou PQ et rien d'autre depuis toujours. Il nous a fait CAQ. 

Premier mandat, ok. Second: ark. 

Devrais-t-on dire bravo pour cette 3e voie? Au lieu de frôler le 5-6 Québécois sur 10 qui allait voter pour toi, il nous forçait au 3 sur 10 ou moins. Après le premier mandat, c'était la fin de la pandémie. Un traumatisme collectif international où son gouvernement ne pouvait pas faire pire que d'autres. Personne n'aurait fait de la même manière face à une catastrophe du genre.  Et on s'en est sorti. La pandémie aura même réussi à faire dévoiler des imbéciles finis, dont 3 de mes propres patrons. Mais en somme, on était si soulagé de s'en sortir qu'on a, comme TOUJOURS au Québec, choisi de manière conservatrice le même parti qui avait tout fait pour nous garder en vie pendant cette pandémie. Ils ont eu un score record de 90 sièges Mais puisque 3e voie, seulement 4,8 Québécois sur 10 voteraient pour eux. Le record leur a monté à la tête. Et je n'arrive pas à trouver une seule cible qu'ils aient bien visé dans leur second mandat. 

Les deux domaines où il n'y a pas d'argent à faire, l'éducation et la santé, ont été des catastrophes. On s'est alors dit "Ils doivent être bons pour faire de l'argent d'abord" et on leur a fait confiance pour Northvolt. Le passage électronique atroce de la SAAQ a été le pire des gouffres.  Pour ajouter l'insulte à l'injure, ils ont placé Drainville, "Lâchez-moé avec les GES!"...à l'environnement !  Et je ne pourrais pas vous parler de la ministre des propriétaires sans "flipper". Ceux qui savent, savent.

Plusieurs "débranchés" autour de lui ont quitté le navire avant qu'il ne coule. Dans les eaux, on comprend mieux le mouvement des vagues et la température de l'eau.  Ils/elles sont passé(e)s du monde où on veut faire des sous, au monde réel qu'ils/elles avaient perdu de vue. Même François aura l'humilité de descendre de son cheval de brigade le temps qu'on lui trouve un(e) successeur(e). 

Humilité mais, l'orgueil s'y trouve aussi.

Il se retire avant la sanction publique directe. Il refuse la défaite. Il veut contrôler le récit de la chute. Qu'il ne présentera pas en chute. Il a tenté un bilan au micro avec un zest d'émotion, mais son héritage, si il veut scintiller, il faudra qu'il le cadre dans la gestion de la pandémie. Point. Et encore là, les plus idiots, et ils sont nombreux chez nous autant qu'ailleurs, lui reprocheront justement, sa gestion de la pandémie (mon patron fier de ses contraventions pour avoir brisé le couvre-feu). Les chefs d'entreprises qui, comme Legault, ne voyaient que la piasse à faire. Ceux et celles qui ne se sont jamais fait dire non. Les immatures. Les sous-éduqués.

Bien des boomers le regretterons aussi.

Les gens parlent d'engagement dans les élections. Faut-il encore se voir à l'écran. 

On demandera davantage que des gestionnaires pour les prochains leaders. On a lourdement senti le poids du "flair des affaires" avec ce gouvernement et je peux comprendre qu'après une pandémie extraordinairement coûteuse, c'est certain qu'on ai eu envie de "se refaire" pour ne pas léguer une dette surprise immense aux prochains, ce qui est encore très très possible de découvrir pour le prochain gouvernement voté au plus tard, en novembre prochain. Surtout si c'est déjà dans nos gênes de vouloir brasser des affaires, il était naturel d'y verser. Mais le succès n'a pas régné autant que là, où on a échoué. 

Mais après les docteurs, les gens d'affaires, brièvement, la femme, les tricheurs, l'orgueilleux boomer et le conservateur, ce serait bien d'avoir un (e) intellectuel(le). Une autre femme peut-être, après la trop brève Pauline.  

Ou simplement, un(e) représentant(e) d'une nouvelle génération. 

Qui planterait des regards sains sur la santé, l'éducation, l'accessibilité aux logements, le coût de la vie, l'environnement, et qui saurait charmer les citoyens avec un dialogue réel, une honnêteté transparente, une capacité à reconnaitre ses erreurs, à écouter les autres, même ceux et celles qui nous affrontent idéologiquement, Et qui ne verrait pas la diversité, l'équité et l'inclusion comme des ennemis de la cohésion sociale. 

DEI qui ne soit pas non plus discrimination. Ce qui n'est pas toujours facile à gérer. Je vous reparlerai de ça prochainement. 

Si des élections précipitées avaient lieux demain, l'offre serait fragile au Québec. 3 partis qui n'ont pas de chefs (un a 2 porte-paroles) et l'autre pense $ouveraineté qui n'e$t pa$ $ouhaité pour qui $ait compter.

Le Québec a toujours besoin d'être rassuré. C'est crié partout. 

L'offre de leadership prochain n'a rien de rassurant. 

Pour l'instant.

On a pas encore tous les alignements.

Les partis adverses sont désormais forcés de s'enligner vite. Ça c'est bien.

Ceux qui n'ont pas jasé du sujet ce weekend, parmi les politiciens, regardent passer le train.    

lundi 19 janvier 2026

Geneviève Bujold

Née à Montréal en 1942 de Laurette, une femme de ménage, et Joseph, un chauffeur d'autobus, la famille vit modestement avec leur fille qui fait 12 ans de stricte éducation religieuse. Ce qu'elle détestera au point de s'en faire expulser. Pour avoir lu un livre banni, Fanny de Marcel Pagnol, ce qui semble du plus ridicule qui soit de nos jours. Les moeurs sont alors si différentes dans les jeunes années 60. 

Adolescente, elle entre au Conservatoire d'Arts Dramatiques de Montréal. Y sera formée comme actrice. Jouera dans Le Barbier de Séville au théâtre du Gésu. La télévision n'a que 10 ans, au Québec, mais elle y joue, parmi les premières actrices formées à l'école, elle sera des Jeudi-Théâtre, des téléthéâtres, de la série Ti-Jean Caribou, joue dans son premier film, un drame d'horreur canadien tourné à la fois en français et en anglais. Elle jouera les deux langues. Tourne dans des courts métrages, tourne pour l'ONF. Se fait remarquer. On l'aime beaucoup ici. Elle tourne pour son mari, Paul Almond, réalisateur. Gagne le prix canadien de la meilleure actrice pour ce film. Elle tourne en France. Gagne un prix de l'actrice la plus prometteuse, en France pour ce film. Se fait vraiment remarquer internationalement en Angleterre pour Ann of The Thousand Days. Elle sera nommée aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice pour ce rôle et gagne le Golden Globe dans la même catégorie pour le film. Le couple Bujold/Almond a un fils.

Elle tourne alors pour Micheal Cacoyannis et pour son mari encore. Elle tourne un classique de la littérature Québécoise adapté pour Claude Jutra, gagne encore le prix de la meilleure actrice au Canada et tourne pour Mark Robson

Elle joue encore en France, avec Belmondo, devenu un ami. 

Elle tourne avec Robert Shaw et James Earl Jones, mais la même année tourne aussi pour Brian DePalma, trois rôles en quelque sorte, un premier rôle de mère de famille dont le couple semble en carence affective et qui sera kidnappée avec sa fille, une italienne qui serait son sosie, et dans un moment d'audace de DePalma dans sa mise-en-scène, elle se joue adulte, mais incarnant elle-même, entre 9 et 12 ans. Rôle compliqué de composition qui en font une excellente actrice qui charmera entièrement  le compositeur de musique d'Alfred Hitchcock, qui travaille aussi sur ce film Hitchcockien, rappelant Vertigo. Elle assiste à un certain moment au montage sonore d'Hermann, et, sensible à sa musique, lui dira en anglais "Mon personnage n'arrive plus à faire l'amour à son mari dans le film, mais ta musique me fait l'amour". Ça le fera pleurer. Quand Hermann décède, au Noël suivant, avant la sortie du film, on retrouve dans son portefeuille, une photo de Bujold. 

Elle tourne aussi avec Jack Lemmon la même année. Elle commence à fréquenter amoureusement le contracteur qui lui bâtit une maison à Malibu, en Californie.

Elle tourne aussi pour l'imbuvable Lelouch. Tourne aussi pour Micheal Crichton. Elle joue dans un Sherlock Holmes, gagne le Génie du meilleur rôle secondaire pour ce film et pour Walt Disney. Bien que divorcée de Paul Almond depuis 1974, elle tourne encore pour lui en 1980. La même année, elle a un second fils. 

Elle tourne pour Frank Perry et dans un film produit et joué par Clint Eastwood. Elle joue dans 3 projets d'Alan Rudolph, et les 3 fois avec Keith Carradine. Puis, sous la direction de David Cronenberg dans un de ses meilleurs films, avec Jeremy Irons, où elle est partagée sans toujours le savoir entre deux jumeaux scientifiquement tordus, tous deux incarnés par Irons. Elle gagne un prix de l'Association des critiques de films de Los Angeles pour le meilleur rôle secondaire pour Dead Ringers.  Stacy Keach réalise et joue dans un film au début des années 90, avec elle. Gagne un gémeaux sous la direction de son ami Michel Brault. Elle tourne dans une comédie avec Corey Haim, et pour l'infâme Guy Fournier. Elle tourne dans les Aventures de Pinnocchio, et avec Parker Posey au meilleur de sa forme dans les années 90. Elle tourne pour le surprenant existentiellement bon Last Night du canadien Don McKellar. Elle tourne toujours au Canada, pour Shimon Dotan et tourne à Montréal, dans un film de Stephan Elliott, une année où je serai dans le même salon d'appartement qu'Ewan McGregor, à Montréal, tournant ce film*. Et que tous les mâles hétéros auraient voulu rencontrer Ashley Judd. Un remake des États-Unis d'un film de Claude Miller de 1983

Elle tourne pour Manon Briand, Alberto Sciamma, Rafal Zlelinski, Pascal Thomas, Jay Craven, Denis Chouinard, Jacob Tierney, dans les années 2000. 

Elle tourne dans un film très personnel de Micheline Lanctôt, en 2011. Elle tourne pour Micheal McGowan, inspiré d'une histoire vraie, puis, fait une voix dans le premier long métrage d'animation en 3D canadien. Elle tourne encore pour Jay Craven, puis, pour François Delisle. Avant d'offrir sa voix, une dernière fois, dans un film de James Fotopoulos. Depuis 2017, elle est séparée du père de son second fils.

Elle se retire en recevant un prix de reconnaissance de toute sa carrière de la part la Gouverneure Générale, en 2018.

La troublée Julie Payette.

Elle aura joué Jeanne D'Arc, Cléopâtre et Gabrielle Roy pour la télévision. Des géantes. 

À Noël, bien orientée par notre fils, j'ai eu de ma brue le DVD d'Obssession de Brian DePalma, la mettant en vedette dans un triple rôle complexe. Ce film a cette année 50 ans. 


* J'étudiais alors avec la belle soeur de McGregor, Elle avait fait un party chex elle, et sans le reconnaitre tout de suite, dans la foule de gens de son appartement, Ewan était assis dans le salon à jaser avec quelqu'un. Je l'ai reconnau quand il est parti. Pas vraiment jasé. Dommage. 

dimanche 18 janvier 2026

10 Personnalités Populaires des Années 30

Puisque les États-Unis persistent à nous faire revivre les années 30, revisitons qui y étaient populaires alors au pays de l'Oncle Sam, et pourquoi.

Johnny Weissmuller

Aux jeux Olympiques de 1924 et de 1928, Weissmuller a remporté 5 médailles olympiques en natation, et établit des records du monde (alors). Il deviendra une icône populaire quand on en fera un acteur qui incarnera le dénudé, mais musclé, Tarzan au cinéma (la télé n'existe alors pas), incarnant la force physique et l'idéal héroîque de l'époque dans la jungle. La jungle est de nos jours dans nos rues. Et les sauvages sont les gens marqués des lettres ICE sur leurs costumes paramiltaires parallèles.    

Jack Dempsey

Le "Manassa Mauler" a été champion du monde boxeur poids lourds de 1919 à 1926. Il incarne alors la force brute et l'esprit combatif de l'Amérique des années 20. Il contribue à faire de ce sport, un sport de masse populaire. Devient une figure moderne du champion-héros dans les années folles. 

Babe Ruth

Légendaire joueur de baseball surnommée "le bambino", il domine son sport dans les années 10-20, avec les Yankees de New York, que les Red Sox, leur ont échangé, un sort qui empêchera Boston de gagner le Championnat du Monde pendant 86 ans. Sa puissance de frappe exceptionnelle, son extrême confiance au bâton comme au monticule comme lanceur ou dans le champs, lui font établir plusieurs records. Son mode de vie sera toutefois excessif, et il sera maintes fois suspendus pour ses conduites reprochables hors terrain. On en faisait un héros avec son bâton, sa mitaine, sa hargne sur les sentiers, mais au civil, il frôlait le parfait imbécile. Son déclin physique a été prématuré. 

Ty Cobb

Considéré aussi comme l'un des plus grands joueurs de baseball de tous les temps, il est superstar des Tigers de Detroit, et maintient une moyenne au bâton de .366 (.300 vous êtes une superstar). Il est la compétitivité incarnée et son intensité lui gâche la vie au privé alors que lui aussi, hors terrain, sévira d'un caractère violent, raciste, et très agressif qui en feront un adversaire morale plus qu'un véritable héros national. On choisit l'aveuglement et de voir uniquement le joueur de baseball.  

Knute Rockne

Entraineur de football universitaire, il révolutionne avec l'invention de séries de jeu de passes offensives, faisant de l'Université Notre-Dame une dynastie et une école mythique pour la formation de futures grandes stars de la NFL. Il sera symbole de leadership, discipline et innovation sportive. Il exploitera à fond le concept du "pieux partiote". La religion étant toujours le perinicieux poison sociétaire. Encore de nos jours.  

Bobby Jones

Il domine le golf  dans les années 20 avec élégance, honnêteté, et intelligence stratégique. Il atteint l'apogée de sa carrière avec l'arrivée des années 30. gagnant le grand slam, soit les 4 tournois les plus majeurs de l'époque. Un certain pédophile qui s'est issu au poste de président, paie des caddys pour tricher pour lui. Ils se promènent avec des balles dans leurs poches, et les placent en meilleure position quand personne ne regarde pour flatter l'ego du tricheur en chef qui pourra ensuite dire qu'il gagné.  

Louise Brooks

Actrice emblématique au joli visage, du cinéma muet. son style capillaire moderne sera largement imité dans les années folles, ses costumes aussi. Elle incarne la femme libre, indépendante et transgressive rompant avec les modèles féminin de femmes en détresse physique ou amoureuse des films Hollywoodiens.   

Rudolph Valentino

Italo-Étatsunien. l'acteur était aussi superstar du cinéma muet. Il personnifie le charme, la séduction, le glamour, Il meurt de manière prématurée à seulement 31 ans, de complications suite à une appendicite. La médecine n'était pas aussi développée que de nos jours. Mais de nos jours, aux États-Unis, on ne se rend peut-être même plus à l'hôpital, faute de moyens, ou encore on arrive plus à payer ses médicaments parce qu'on a mis à mort le programme d'assurance santé. Avec Robert Kennedy Junior à la santé, le pays ne peut pas être plus mal en point et malade. 

Charles Lindbergh

Aviateur historique après avoir été le premier à réaliser un vol transatlantique en solitaire et sans escale, il devient alors une des personnalités les plus admirées au monde. Mais dans les années 30, ses idées politiques, "America first" sont jugées racistes, encore plus quand il semble très à l'aise avec la nazisme en Allemagne, voire complaisant. Phillip Roth fers un excellent livre dystopique suggérant que Lindberg eût été élu avec sa vision raciste, président des États-Unis, et que le pays se transformait en...ce que les États-Unis sont devenus...

Sister Aimée

Née au Canada, elle sévira aux États-Unis. Elle connaître un immense succès religieux en fondant le temple du Foursquare, diahrrée religieuse qui fait de nombreux adeptes la rendant très riche. Elle fait des croisades en plein air, des sermons spectaculaires, une utilisation moderne de la religieux à la radio, mais sa vie est marquée par des scandales, comme un possible faux kidnapping, qui aurait été une manière de s'échapper d'une fourberie financière. 

Valentino meurt cette année, il y a 100 ans. 

Dempsey est champion une dernière fois il y a 100 ans, cette année.

Soeur Aimée Semple McPherson "disparait" présumément kidnappée, cette année, il y a 100 ans. 

Les États-Unis d'aujourd'hui nous ramènent aux années 30. Avec la corruption 

Et à la montée du Nazisme.  

samedi 17 janvier 2026

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable***********************Murder Ballads de Nick Cave & The Bad Seeds

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 dernier) je vous parles de l'une de mes 3 immenses passions: La musique !

Le titre de la chronique est inspiré par 4 albums que j'ai tant écouté, que j'en connais toutes les paroles, tous les sons, toutes les nuances, tous les tons. Bref, je vous parles d'une musique qui est désormais composante de mon adn. 

Par ordre de création:

Blonde On Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi le terminaison du mot arabe habibi, voulant dire Je t'aime.

Musique, je t'aime.

MURDER BALLADS de NICK CAVE & THE BAD SEEDS.

À la fois radical et étrangement accessible, l'album de l'Australien et de ses complices s'inscrit dans la tradition ancienne des murder ballads, qu'on croit popularisées par les Louvin Brothers dans les années 50, mais qui était déjà un hommage à ce type de ballade du 17e siècle. Le concept étant que dans la narration de la chanson, une ballade ou une chanson folk, acoustique, une histoire de crimes violents, souvent passionnels, traditions orales populaires alors. Du journal jaune chanté. Cave ne se contente pas d'en ressusciter la forme, il la réinvente, la théâtralise, et la charge d'une profondeur psychologique et littéraire qui confère à l'ensemble d'une puissance rare. 

Cette pochette aux airs d'hivers...ça ne pouvait que me plaire...

Dès le départ on est plongé dans un univers narratif sombre et hypnotique avec un titre ironique. Mi-conteur, mi-prêcheur la voix grave du grand Nick installe une atmosphère oppressante où le drame se déploie lentement, parfois à coups de fusils, presque insidieusement. Chaque morceau fonctionne comme une nouvelle macabre quelques fois inspirée des faits divers réels ou de figures mythiques, d'autres fois entièrement fictives, mais toujours ancrée dans une violence profondément humaine. Meurtres, jalousie, désir, vengeance et fatalité forment la trame centrale de toutes les chansons sauf la dernière qui dédouane l'ensemble en proclamant que la mort n'est pas la fin. Et à plusieurs voix. Morceau signé Bob Dylan, rien de moins. 

On ne baigne jamais dans le sensationnalisme, même si on en reste cousin. Musicalement, la richesse des invités, PJ Harvey, Kylie Minogue, Anita Lane, Shane McGowan, C'est un morceau originalement pensé pour Henry's Dream, autre chef d'oeuvre du band, qui a démarré le projet car on arrivait pas à l'arrimer à aucun des albums précédent celui-là. On a donc articulé autour sur le même thème. Les mauvaises graines sont formidables comme toujours. Capable de discrétion autant que d'harmonie, de minimalisme et d'intensité. La narration respire et glisse dans le chaos et l'explosif quand le texte le suggère. Cette diversité sonore empêche toute monotonie et renforce l'idée que chaque chanson est un micro-film noir. Une épopée de 14 minutes nous raconte un homme entrant dans un bar où tout le monde y est mort. Mais le narrateur n'est pas fiable.  

Le narrateur omniscient ou témoin, parfois même le criminel qui raconte les morceaux n'est pas jugé mais tout simplement exposé à nu. Dans toute leur complexité monstrueuse et vulnérable. Cruelle et pathétique. Notre propre fascination pour la mort est confrontée. 

C'est un album sur la violence, mais aussi sur la manière dont elle est racontée, consommée et transmise. 

La beauté trompeuse est bien placée dans la séquence, mais le récit en est un de féminicide glaçant le sang. Raconté du point de vue de la victime et du meurtrier. La forme parait sombre, mais musicalement on voyage agréablement. Un humour noir y règne. Une dimension ludique. Nick joue avcc les archétypes. Dense, exigeant, presque littéraire, c'est plus qu'un album concept, c'est une obligation de se questionner sur son rapport à la violence. Et sur nos fascinations face à l'horreur.    

Pour amateurs de murder ballads, folk, d'austérité, de blues poisseux, de rock abrasif, de chansonniers, de ballade délicates, d'accents gospel ou de cabaret.

Cet album, le 9e de Nick Cave & The Bad Seeds, a 30 ans cette année.

vendredi 16 janvier 2026

Tolérer l'Intolérable

Depuis le triste "Grab'em by the Pus..." de 2016 du dément président, la frontière entre ce qui était indigne ou inacceptable dans le discours public et ce qui est normalisé s'est déplacée. 

C'était il y a seulement 10 ans. 

Ouvertement toxique, et prédateur, sa phrase proposait une agression sexuelle sur un ton amusé. Elle a choqué le public, mais de manière étonnamment momentanée. Ça n'a jamais freiné sa carrière politique alors que ça aurait dû l'éteindre. La phrase est devenue un symbole de la façon dont des propos qui auraient autrefois été considérés hors limites trouvaient aujourd'hui une certaine acceptation ou seraient relativisés dans l'arène politique parce que "boys will be boys".

On a oublié qu'on était parmi les Hommes avec un grand H et que depuis, on a que le petit h. Les petits garçons immatures.   

Cette normalisation s'est transposée non seulement dans le langage, il n'est plus anormal de dire d'un adversaire politique qu'il serait "attardé(e)" ou "extrêmement peu intelligent(e)", mais ça s'est aussi traduit dans l'action politique et policière dans la sphère nationale. Les paroles et les actes qui étaient autrefois jugés extrêmes ou violents peuvent maintenant être défendus comme stratégiques, patriotiques, nécessaires à la sécurité ou même "normaux" dans certains segments de la population. Aux États-Unis, dans le monde, regardant les États-Unis imploser, on vit avec une administration au pouvoir vengeresse qui défend les meurtriers, protègent les pédophiles, et on dit sans rire que quiconque attaque l'autorité sera réprimandé, après avoir pardonné plus de 1600 voyous qui ont tabassé la sécurité, en on tué un, le 6 janvier 2021 dans une tentative de Coup d'État. 

Le 7 janvier dernier, un agent du groupe de terrorisme intérieur ICE a assassiné Renée Nicole Good. Tout de suite, le sale vice-président a annoncé que le meurtrier avait l'immunité absolue.  On a aussi soutiré tout le dossier de l'enquête au FBI, on a donc envoyé au broyeur toute forme de justice autour de cette mort inacceptable, confirmant ensuite qu'aucune enquête n'était vraiment nécessaire. PIRE! qu'on enquêterait sur la veuve de la victime. Pour lui inventer un profil de terroriste assurément. 

 Dans un État de droit idéal, chaque usage de la force létale est scruté, remis en question, et soumis à des mécanismes indépendants d'enquête. Ici, tout est balayé sous le tapis de la partisanerie. Le droit n'existe plus aux É-U.

On défend l'indéfendable. Le tolérable politique déborde du bon jugement. On a encore vu cette semaine le président mentir ouvertement sur "3 victoires" fictives aux 3 dernières élections au Minnesota. Hilary (par +1,5). Joe (par +7), Kamala (par +4) sont les vrais faits. On l'a aussi vu faire un doigt d'honneur à un travailleur de la compagnie Ford. Comme un adolescent. 

Tous les jours des clips d'assauts contre des gens par des lâches brutes masquées circulent sur les réseaux sociaux. À l'autre bout du spectre, on assiste à des exemples de courage civil défiant les mêmes normes de violence d'État. Et la corruption qui rend la situation économique en Iran, insupportable. 

Depuis 2022, et plus encore depuis quelques semaines, des manifestants (en grande partie des Femmes et des jeunes) ont défié un gouvernement autoritaire au prix de leurs vies. Ces mouvements contestent un régime strict qui commence à ressembler à ce qui se passe dans les rues des États-Unis. Cette fois, c'est la population qui ne tolère plus, le statu quo. Les Femmes se dévoilent. Plusieurs en meurent. 

La responsabilité perd du grade. Devient inexistante. On ne rend plus de compte. Sinon des vengeances.

La religion infecte l'Iran. La théologie tue. Les États-Unis s'en rapprochent dangereusement. 

 Le nouveau "tolérable" est tout à fait intolérable.

C'est désagréable. 

Le problème n'est pas que les gens sont devenus plus obscènes ou plus violent qu'avant, c'est que nous avons déplacé la barre. Quand un candidat peut se vanter d'agression sexuelle et être élu, quand un agent de l'État peut tuer par impulsivité et être aussitôt couvert, quand la brutalité est justifiée par le vocabulaire de l'ordre et de la sécurité, ce n'est pas seulement la morale qui s'est affaiblie, c'est aussi le tolérable qui s'est élargi. 

Ce nouveau tolérable intolérable n'est pas un compromis, c'est une renonciation. Une société qui s'habitue à l'indignité et à la violence institutionnelle ne devient pas plus forte, mais elle devient moins libre. Quand l'indécent gouverne, l'impunité protège et la violence s'excuse, le "tolérable" devient la preuve même de notre renoncement.