Oui je suis dans la minorité terrestre qui n'aime pas l'été. Ça n'a pas toujours été comme ça. Je suis dans le processus de réhabilitation. Je me suis fait une liste de lecture de "musique qui m'inspire l'été".
Mais vous comprendrez comment j'y arrive à cet inconfort, si je vous explique.
Défavorable envers l'Été:
1) Plus jeune, inconsciemment, j'apprenais à ne pas aimer l'été. Mes parents étaient enseignants. Et l'été, ils voulaient voyager avec nous. À l'âge où on faisaient des sports, l'hiver était 100% hockey, pas mal ski alpin aussi, mes soeurs patin de vitesse, (oui avec Lambert, Charest, et compagnie à Ste-Foy) et l'été j'étais baseball. Receveur, premier frappeur car je me rendais toujours sur les buts et frappait ambidextre. Je faisais une différence dans l'équipe. J'étais des deux joueurs qui avaient le plus la balle dans un match, et bougeait tout le temps dans un sport qui pouvait être assez statique. Mais je n'ai jamais pu jouer que 2 saisons. Car on finissait par partir un mois en famille quelque part et je quittais alors le calendrier de la saison à des moments impromptus. L'été, je laissais donc tomber des amis. C'était frustrant pour eux et pour moi. Et pour les entraineurs qui me choisissaient. 2) Jusqu'à ma mi-vingtaine, les allergies étaient l'affaire des autres. Jamais ça ne m'avait effleuré l'esprit de pouvoir un jour en être atteint moi-même. Pendant deux étés de suite, je remarquai un jour que sur les photos de la fête à ma mère (le 28 août), j'avais les yeux bouffis, traitant les 2 fois, ce que je pensais être autre chose. Mon moyen de transport principal était les patins à roues alignées, l'été. J'étais certain que si mes yeux me piquaient c'était lié. je mettais de l'onguent pour "soigner". Imbécile. Je faisais des allergies saisonnières. J'en ferai jusqu'à nos jours, les allergies s'aggravant avec le temps. D'abord, fin août/début septembre. Puis, avril/mai et août/septembre. Maintenant, tout l'été. J'ai été me faire évaluer sur le sujet et on m'a dit que j'était allergique...au gazon et au bois...donc...à l'été. Mon corps le confirme. Été= festival du pitchoum. De moins en moins supportable.3) L'été, on accepte ce que j'appelle la négligence vacancière. On a encore deux stupides semaines de congé "de la construction" où même les fucking garages sont fermés. VOUS NE CONSTRUISEZ RIEN !!! VOUS RÉPAREZ !!!!!!!! on choisit pas nos bobos d'autos ! Tout devient inefficace au nom des vacances. Au bureau, c'est pire. On accepte que tout fonctionne tout croche ou ne se fasse pas, parce qu'on sait pas gérer les absences. Partout, l'efficacité ralentit. Et ça, c'est normal, on ralentit. Et tout devient plus médiocre. La qualité des services, l'efficacité, la musique, les films, les émissions de radios et de télé, les remplaçant (e)s sont partout. Et on accepte le moins que moyen. On rend le moche acceptable. L'été c'est se laisser trainer...trop longtemps pour moi.4) Pour autant qu'une jupe d'été, un six-pack masculin deviné sous le t-shirt ou un short joliment porté peut charmer les plus endurci(e)s des célibataires, l'été est souvent vulgaire. Les camisoles, c'est beau sur les Femmes. Sur un homme, on appelle aussi ça, un wifebeater. Parce que les lâches qui battent leurs femmes en portent très souvent. C'est laid. C'est personnel, me direz vous, c'est vrai, mais je trouve vulgaire. De plus, tout le monde se donne le droit de jouer sa musique pour tout le monde. On a pas tous les mêmes goûts. On essaie parfois de rendre les gens homogènes l'été. L'été, je le trouve plus vulgaire que beau. Trop souvent.
Viva l'automne:
1) Après tous les ralentissements, tout reprend sur les rails. Tout s'active. Je vous l'ai dit plus haut, mes parents étaient enseignants. Mes 2 soeurs le sont aussi. Tout reprend vie. Les rentrées télés offrent mieux, les nouvelles saisons d'émissions de radio sont présentées, les films intéressants, et intelligents, pour être éligibles aux Oscars de février/mars, sont lancés avant la fin de l'année en salle. La qualité est rehaussée pas mal partout. Et je l'ai déjà dit souvent, tous mes projets de carrière intéressants sont nés en octobre. Mon amour a été trouvé en octobre 1992. Mes deux enfants y ont été tricotés. L'automne me plait.
2) J'aime les sports, en fait beaucoup, mon père et une de mes soeurs était/est professeur(e) d'éducation physique. Un de mes oncles et un cousin aussi. De nos jours, je course et je rame. Mais j'aime les écouter aussi. Le hockey reprend. Le baseball tombe en séries éliminatoires. Le football canadien bientôt aussi. Le football de la NFL va prendre vie. Le superbowl sera à ma fête ou autour de, en février. Le sport devient intéressant.3) L'orange est ma couleur préférée. L'automne me sert à ce niveau. Les couleurs, et même les tenues vestimentaires ont une esthétiques qui me tombent entièrement dans l'oeil. Au niveau de la mode, jamais le linge, homme comme femme, ne m'apparait plus beau qu'à l'automne. Fun est l'automne.
4) J'adooooooooooooooooooooooooooore ramasser les feuilles sur le terrain. C'est ma zone de détente absolue. Je fais même mes voisins. Ça me relaxe complètement. C'est une expérience zen pour moi. Mon rateau (que j'ai baptisé Corinna, Corrina) est mon objet sacré à moi, seul. Passer de terrain feuillu à plus rien est une satisfaction inexpliquée en moi. Je suis peut-être un chauffeur de Zamboni qui s'ignore. 5) Je souffre très rarement du froid, et peut souffrir davantage du chaud. Les conditions météos d'automne sont celles qui me font souvent dire, durant cette période, "Ça c'est mon genre de météo. Ni trop froid, ni trop chaud". Équilibré,. Et les feux de fins de soirée ne me paraissent jamais plus intéressants qu'à cette période de l'année. L'été on s'attend à manger dehors, j'aime pas. On finit toujours par rerentrer parce qu'on a oublié sel et poivre, ketchup, napkins, à boire, on est jamais assis, et on partage et négocie avec les insectes tout le temps. On est chez eux. On peut pas leur en vouloir. Chez moi, c'est en dedans.Je n'essaie de convaincre personne. Je m'explique, c'est tout.
Et je radote.
J'ai l'impression de vous avoir déjà tout dit ça.
Je ne vous parlerai pas de mon amour pour l'hiver, je suis prequ'unique à niveau.








