mardi 19 mai 2026

Bye ! Roger Avary

Le nom de Roger Avary m'est venu aux oreilles en 1994, quand j'ai vu Pulp Fiction et qu'il en était le co-auteur. J'avais aussi aimé Killing Zoe, son premier film et ai acheté son adaptation d'une nouvelle de Brett Easton Ellis, en DVD. Tournée en 2001.  

Je ne l'ai recroisé qu'il y a deux trois ans, (pas dans la vraie vie, culturellement) en balado, avec son ami de toujours, Quentin Tarantino et la fille d'Avary, qui participe un peu, mais produit surtout, dans le but de se faire un prénom, Gala, balado qui m'a fait acheter, je l'avoue, 3 ou 4 films. En DVD. Toutefois, ce même balado est devenu payant dès l'année suivante et voilà, non merci, je ne suis pas riche comme vous pour me le payer, et surtout, mon envie de vous entendre sur les films n'est pas achetable de ma part. Du moins, en balado. Parce que oui, j'ai acheté et lu un livre de Tarantino qui parle de ses films fétiches et pourquoi. Mais Roger et Gala, Quentin si il n'existe exclusivement plus que par là,  ça allait s'arrêter là.

Mais avec ce que je viens de découvrir sur Roger Avary, mon intérêt est encore plus mort, avec lui. 

Déjà, aller jaser au balado de Joe Rogan, s'est se mettre un pied dans la tombe de mes intérêts. C'est là que Roger est allé s'humilier. 

Il a défendu la théorie de la terre plate. Il a soutenu que le perception humaine naturelle nous poussait à voir la terre, comme plate. Inintéressante ? peut-être pour plusieurs, c'est débattable et bien des contextes favorisent l'idée. Aplattie, faite sur le long et non en rond ? Non.

Il a encore un compte sur X, ce qui étonne toujours, et là dessus. il s'est radicalisé politiquement en épousant des thématiques de la droite populiste malsaine républicaine, flirtant avec le MAGA. Il relaie des théories sur l'immigration (dont il est issu) de masse qui serait orchestrée par des élites de la tech de la côte Ouest. Il a affirmé que les incendies à Los Angeles ont été allumés par des cellules "d'antifa".

(...)

Quand les gens réaliseront ils qu'être anti fasciste, c'est être un héros/une héroïne ? 

Et qu'être le contraire, C'EST CALISSEMENT LA MAL INCARNÉ ! 

Il critique aussi vivement et régulièrement "la destruction de la culture occidentale, à Hollywood". 

Puisqu'il ne fait plus tous les projets qui lui tentent, quand ça lui tente. 

Ce glissement idéologique désole une grande partie de son public, qui regrette de voir un esprit autrefois brillant et subversif, sombrer dans les dynamiques les plus caricaturales (plus là-dessus, demain) de la désinformation en ligne. 

Avary a tourné 9 films entre 1993 et 2019. Deux autres sont tournés, mais n'ont pas de distributeur. Un depuis 2004 et un autre depuis 2018. Il avait co-scénarisé Pulp Fiction et a eu un Oscar pour ce film avec QT. Il avait aussi collaboré avec lui aux scripts de Reservoir Dogs et True Romance. Il a aussi fait de la télé.  Baignant aussi, dans la sphère conspi.

Je réalise qu'il a tourné une sorte de suite à son premier film, Killing Zoe

26 ans plus tard.   

(...)

Ma bibiothèque locale a le film. 

(...)

...C'est contre tout ce que je suis, mais je l'ai réservé dans le but de le voir. Un citron selon les internets. Mais avec Crispin Glover. Juste ça, ça peut me gagner.


Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité disait Blaise Pascal en écoutant Pavement sur son téléphone dans son bain, sur Spotify, bientôt à 23,99$ par mois.

Une suite, tournée plus de 25 trop tard.

 D'un gars que je me promets d'abandonner. 

Bonjour paradoxe.

Mon Bye Avary est plein de Botox.


lundi 18 mai 2026

Échec & Mat Chinois

L'humiliation chinoise aura été entière. C'était écrit dans le ciel. À simplement voir l'équipée du syndicat du crime qui l'accompagnait, on pouvait écrire le désastre à venir avant même qu'on ne le vive en direct. Il a même offert à toutes les caméras du monde entier, son regard de poisson vide, espionnant en direct les notes dans le cahier de Xi Jingping comme le ferait un élève de 3e année voulant tricher à l'école. Grand-papa n'y arrive plus. Il ne peut plus se retenir. N'a jamais pu. Partout.

La Chine lui a dit "ne parles jamais de Taiwan" ou cette visite se termine tout de suite. La réponse docile de Trump quand les journalistes l'ont questionné de loin sur Taiwan a été "La Chine est si belle". 

Dompté.

Derrière les portes closes, avant même que le dément pédoprésident n'arrive à Pékin, la Chine a envoyé un message clair, "Ne pensez pas parler de Taiwan, ce sujet est hors limites, nous vous en parlerons et vous dirons quoi faire à ce sujet".  Et c'est ce qui s'est passé. Xi a dit que si les États-Unis ne disent pas publiquement qu'ils ne soutiennent pas la souveraineté de Taiwan, il y aura des affrontements militaires possibles, des entorses économiques, du chaos. Ces mots exacts ont été que les mots Taiwan et paix sont inassociables autant que l'eau et le feu. Les États-Unis, pue importe le régime, Démocrates ou républicains, ont toujours soutenu Taiwan.

La Chine a ensuite lancé un message pour que le monde entier l'entende. Il a fait descendre tout seul le vieux monsieur, l'a fait accueillir par des sous-ministre de moindre importance, l'ont fait marcher une éternité sur un interminable tapis rouge, pour l'épuiser, l'ont fait défiler devant des enfants, ce qui n'était pas du tout innocent de rappeler sa pédophilie alléguée, avant de l'assoir sur un fauteuil beaucoup plus bas que Xi Jingping alors que le présidément (sic) des États-Unis est plus grand que Xi, dans la vraie vie vraie, dont on s'éloigne tous les jours avec Shitler. Qui a annoncé des tonnes de chiffres dont on ne peut pas en croire un seul. Non prouvable nulle part. Le président Chinois lui a même parlé du piège de Thucydide, sans qu'il ne comprenne à quoi ça faisait référence. Gorgé d'ignorance.  

Le crétin Étatsunien a été en Chine pour y faire des affaires, mais surtout, parce qu'il veut faire ouvrir le Détroit d'Hormuz, et a besoin d'aide pour le faire. Il a aussi besoin d'un débloquage international dans les minéraux rares dont les États-Unis, mondialement boycottés et haïs, sont à sec. Il a besoin de coopération chinoise sur les marchés d'échanges, il a besoin d'aide partout. Pas surprenant que de tremper dans une Chine protocolaire, réglée au quart de millimètre, le dépérissant président eu été admiratif et sans cesse impressionné de voir quelque chose qu'il n'arrive pas à voir dans sa propre tête.

De l'ordre.

Xi avait compris tout ça. L'a joué comme un violon de piètre qualité. Tu veux tout ça ? laisse tomber Taiwan. C'est le prix à payer pour t'accueillir. Il est atterri en Chine cherchant un accord. Il en est sorti comme si il y avait vu un fantôme. 

Des rapports des équipes d'intelligence des États-Unis ont confirmé que la Chine exploite la guerre en Iran afin de gagner des avantages militaires, économiques et diplomatiques mondiaux. Le parapluie de la sécurité des États-Unis au Moyen-Orient n'existe plus. La parapluie sécuritaire en Asie des États-Unis, disparu aussi. On ne peut plus compter sur les États-Unis d'aucune manière pertinente. 

L'énergie globale, les solution vertes, les ouvertures diplomatiques, ça ne passe plus par l'ancien géant.

La Thaïlande, l'Australie, les Philippines, l'Ukraine, Gaza, le Canada, L'Europe sont abandonnés par les États-Unis, qu'on pensait par le passé, alliés. Mais ce soutien est clairement malsain. Alliés récents des États-Unis , Israël, Russie, Chine ?... L'imbécile est aussi allé baiser la main de Kim Jong Il dans son premier mandat. Qu'es-ce que ça vous inspire ?

Pendant que l'incompétent se cherchait une nouvelle escroquerie, la Chine engageait de nouveaux partenariat mondiaux. Et pendant que l'abruti mangeait dans la main du roi Dragon, avec une coordination calculée, Vladimir Putin lançait au même moment une de ses pires attaques contre Kyiv. Détruisant la base des quartiers généraux de Zelensky, tuant 24 personnes. De tous âges. Plus de 1300 drones contre Kyv, l'animal.

Putin se rendait pour reparler de tout ça avec Xi dès samedi. Rebrasser des cartes que les États-Unis n'ont plus. Pendant que le plus stupide président de l'histoire récente des États-Unis disait que les Chinois aiment les restaurants chinois des États-Unis. 

Quand Xi lui a dit que les États-Unis sont une nation en chute libre, assez justement, ile si mentalement égaré qu'il a pensé qu'il parlait de Joe Biden. En tout cas essaie de nous vendre cette idée. Sans succès, toujours. En revenant, dans le portique de la cabine d'avion, il a parlé de "l'accord précédent du Détroit d'Hormuz de Joe Biden..."

...C'était l'accord de Barack Obama. Qu'il a aboli pour rien. Et qu'il s'apprête à refaire Exactement pareil. Mais forcément, en moins bien. Comme une voiture qui allait bien, qu'on brise pour toucher l'argent des assurances, et qu'on retape pour la remettre sur pied. Il aussi répondu sur l'Iran, deux fois, quand on lui parlé, de Taiwan.

Revenu ici dompté complètement par les rouges, il a dit pour la première fois depuis des décennies, que "Taiwan devait se calmer". Tel que commandé par la Chine. Suggérant, un non soutien.

Dans le processus de destitution, à l'article 2, section 4 de la Constitution des États-Unis, le président doit être retiré de ses fonctions si jugé coupable de trahison, pots de vins ou autre crimes et délits. 

Il coche toutes les cases. 

dimanche 17 mai 2026

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable***********************Underground de Thelenious Monk

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour la cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La musique !

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ai tant écouté dans ma vie que j'en connais toutes les notes, toutes les paroles, tous les accords, tous les airs, tous les sons et tous les tons. Bref cette musique est composante de mon ADN.

Par ordre de création:

Blonde on Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Biwie

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi la terminaison du mot habibi voulant dire en langue arabe, Je t'aime

Musique, je t'aime. 

UNDERGROUND de Thelenious Monk.

Au printemps 1968, sous l'étiquette Columbia Records, le 7e album du pianiste et compositeur Thelenious Monk est lancé et reste pour moi un chef d'oeuvre auditif et visuel. Cet enregistrement occupe une place unique place unique et charnière dans la discographie de l'artiste. Il s'agira tu tout dernier album studio réalisé par son quartet légendaire des années 60 alors composé de Charlie Rouse au Saxophone ténor, Larry Gates à la basse, Ben Riley à la batterie et Monk au piano. Après plusieurs disques sous cette étiquette, et sa brillante année 1957, celle-ci lui reprochait de recycler ses vieux thèmes. Monk signe de nouvelles compositions originales plus inspirées.

Impossible d'évoquer cet album sans analyser sa pochette, l'une des plus célèbres de l'histoire du jazz. Conçue par les directeurs artistiques John Berg et Richard Mantel, la photographie met en scène Thelenious Monk transformé en combattant de la résistance française, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le visuel fourmille de détails minutieux. Monk est assis à un piano dans ce qui semble un sous-sol ou une planque secrète, ou encore une grange fortifiée, mitraillette en bandoulière sur son costume. Des explosifs, des bouteilles de vin et une table de stratégie l'entourent. À l'arrière, on peu y voir une figurante incarnant une rebelle tenant un fusil, tandis qu'un soldat allemand est gardé prisonnier sur la gauche.

Cette mise en scène théâtrale n'est pas simple choix esthétique provocateur. C'est un hommage direct ;a la baronne Pannonica "Nina" de Koenigswarter. Cette héritière de la famille Rothschild, grande mécène des musiciens de jazz et de bebop. Elle s'était engagée activement dans la Résistance Française, dans France Libre, assez près de Charles de Gaulle, pendant la Seconde Grande Guerre. Nica logeait et protégeait Monk à New York. En 1969, cette audace visuelle est récompensée d'un Grammy pour la meilleure conception de pochette d'album. 

Au milieu des années 60, l'âge d'or du jazz est passé et on reproche à Monk de tourner en rond. Ses albums précédents chez Columbia reposent principalement sur des standards de Broadway ou des relectures de ses morceaux des années 40. Underground brise cette routine en proposant 6 nouvelles compositions inédites sur 7. 

Le pianiste y déploie toute la maturité de son style mûr: un jeu angulaire, des silences qui agissent, comme des notes à part entière, des dissonances et un swing lourd mais terriblement propulsif. L'album capture un équilibre parfait entre l'avant-garde intellectuelle et l'enracinement profond dans le blues et le stride. Il pousse l'ironie jusqu'à se représenter en ouverture en revisitant un de ses premier indicatifs, comme une sorte de renaissance. Il fait fermier l'album avec la voix de John Hendricks qui y scat. Un hommage à son ami Bud Powell.

Piano économique fondé sur l'économie des notes et l'utilisation volontaire de dissonance avec une maitrise magistrale des silences. Le dialogue musicale y est serré et la complicité, fusionnelle entre le sax de Rouse et le piano de Monk.  

La réussite de l'album passe par l'alchimie unique entre musiciens. C'est la fin d'un cycle pour le quartet qui parcourt le monde entier depuis des années ensemble. Rouse depuis 1959, année magique dans l'ère du jazz, Gales & Riley avec leur souplesse absolue à la rythmique.

Pour amateurs de jazz audacieux mais accessible, de piano percutant et toujours moderne, de formule en quartet sax/piano/basse/batterie, de scat pour au moins un morceau, pour amateurs de bebop et de hard bop, pour les collectionneurs et les passionné(e)s de la grande époque du jazz des années 50-60 qui tiennent à posséder un morceau d'histoire musical. 

samedi 16 mai 2026

Duane Allman (& Gregg)

Né 37 mois avant son frère Gregg, Duane est né d'un père militaire, à Nashville, au Tennessee. Ce père a servi dans la toute récente Seconde Guerre Mondiale, et est second lieutenant. Après avoir rencontré un militaire mentalement endommagé, ce dernier choisit le même soir de tenter de voler le père Allman qui a tout juste 30 ans, ça tourne mal, Willis Allman meurt dans l'altercation, Nous sommes en 1949, Duane a 3 ans, son frère presque 2 , maman ne travaille pas. Elle devra se former comme comptable et envoyer les deux garçons à l'école militaire afin de pouvoir mieux subvenir aux besoins de tous, s'assurer la discipline chez ses deux uniques mâles de la maison et continuer à travailler pour payer le loyer et le strict nécessaire. 

Les 2 frères Allman détesteront les rangs militaires avec passion. Quand ils ont respectivement 11 et 10 ans, la famille déménage à Daytona, en Floride, où on y fera son école secondaire. Mais l'été, on retourne voir grand-maman, à Nashville, où Gregg y apprend la guitare acoustique qu'un voisin pratique. À 13 ans, Gregg a économisé assez d'argent pour se payer sa première guitare à lui. Une Teisco Silverstone japonaise. Duane pour sa part, à 16 ans, mets toutes ses économies sur une moto Harley 165. On se chicane parfois sur qui jouera de la guitare de Gregg, mais on arrive à se la partager. Duane est gaucher, comme Jimi Hendrix, mais s'apprend à jouer de la droite, et non à l'envers comme lui. Et quand Duane fait un accident de moto qui la rend plus ou moins utilisable, il la vend et avec cet argent, achète sa propre Silverstone. Il passe beaucoup plus de temps sur son instrument que Gregg. Sa mère le remarque et lui achètera une Gibson Les Paul Junior

En allant tous les deux voir, à Nashville, un spectacle de B.B.King qui les rensverse. "On doit faire partie de ça" se disent-ils. Duane devient vite le meilleur guitariste des deux frères. On joue ensemble en public, à 14 et 15 ans, joignant quelques groupes aux noms de The 31st of February, Hour Glass, The Allman Joys. Dans le premier band, le batteur est Butch Trucks, épaté par les deux frères. Retravaillera avec eux. Ils enregistrent deux albums avec Hour Glass, Duane explore davantage de son côté. S'apprenant la slide le jour de ses 22 ans. Son frère Gregg lui offre le premier album de Taj Mahal et une bouteille de pilules de coricidin. Il videra les pilules de leur contenant et se servira de ce petit contenant de plastique pour s'apprendre la slide. La slide deviendra une signature de guitare déterminante pour les frères Allman. 

Le producteur de Nashville Tony Moon engage Duane comme musicien de session pour le premier album de The Vogues. Les frères Allman son engagés comme musiciens de sessions, mais se trouvent limités dans leurs créations. On rachète leur contrat et Duane est en mesure de jouer sur la version de Hey Jude de Wilson Pickett, ce qui captive l'oreille d'un certain Eric Clapton, qui tient à savoir qui est ce diable des cordes à la fin de la chanson ?. Mais ça attire aussi l'attention de Jerry Wexler, l'homme derrière Led Zeppelin, King Curtis, la grande Aretha et Ray Charles. Il rachète son contrat. Il fera des sessions avec Miss Franklyn, mais préfère jouer avec son frère et leur ami et complice, Butch Trucks, à la batterie. En 1969, il dit à ses amis, pendant un spectacle de Johnny Winter, à Fillmore, que d'ici un an, ce sera lui l'acte principal sur scène.

Et effectivement, en décembre 1970, lui, son frère et Butch sont sur scène à Fillmore, pour un spectacle qui sera enregistré sur disque. Et qui sera le sommet de leur art commun, sous le nom des Allman Brothers. Ironiquement, une soirée qui mettait aussi en vedette Johnny Winter, sur scène. En novembre 1969, avec Dickey Betts, aussi à la guitare et Berry Oakley, à la basse et Gregg qui chante et joue de l'orgue, un premier album éponyme. Le second album sera lancé en septembre 1970. 

À la fin d'une tournée. 

C'est dans cette tournée, à Miami, the dumbest US State (bientôt sur leurs plaques d'immatriculation), qu'Eric Clapton les voit et entend en spectacle. Eric enregistre au même moment avec Bobby Whitlock au piano et à l'orgue, Carle Radle à la basse et Jim Gordon à la batterie, sous le nom de Derek & The Dominos, est 100% charmé. Il l'invite sur son album en cours. Il sera entre autre immortel sur un morceau légendaire à la guitare "chat". Et de 11 des 14 morceaux, tellement on s'entend bien, Eric et lui. On développe ensemble toute la nuit quelque chose d'instinctif et de profond. Il se fait offrir un poste dans le band, mais préfère rester libre en tournée. Reprend goût à la moto. Clapton et lui sont inséparables. Eric a trouvé son "frère" guitariste qu'il avait toujours souhaité avoir eu . Eric est 2 ans plus vieux. 

Duane continue quand même d'être musicien de session lorsque nécessaire. Il joue si souvent, payé, mais sans jamais demander être crédité, qu'il devient impossible retracer tout ce à quoi il collabore. Gregg est souvent en Californie, et tous deux soudainement assez riches grâce à leur travail en studio, deviennent accro à l'héroïne, qu'ils lâchent rapidement, trop néfaste, et surtout, à la cocaïne, qui garde l'avantage de ne pas les occuper à vouloir manger et à les garder éveillés toute la nuit, pour jouer. 

Duane écoute beaucoup Miles Davis et John Coltrane pour s'inspirer à la guitare. Deux fois, les frères Allman rejoignent sur scène The Grateful Dead sur scène, toujours à Fillmore, Manhattan, où ils sont inscrits dans l'ADN de l'endroit. Duane a une fille, Galadrielle, née en août 1969. 

Mais le 29 octobre 1971, pendant que le band des Allman Brother est en congé de tournée et d'enregistrement, sur sa Harley-Davidson Sportster, à trop haute vitesse, derrière un camion trop lent qui tourne, Duane le percute si fort qu'il est projeté sur plus de 90 pieds de sa motocyclette.

Si il arrive vivant à l'hôpital, ses organes internes sont si endommagées, qu'il ne survie pas aux blessures. Il n'a que 24 ans. Un an de plus que ma fille. Trois de moins que mon garçon. À sa mort, Gregg jouera la chanson préférée de Duane qui était la première composition signée de la main de Gregg, seul.

Duane quitte le monde des vivants avant même de goûter au succès de The Allman Brothers: Live at Fillmore East, lancé trois jours après sa mort. Et aussitôt mythique et culte. 

Gregg continuera à faire de la musique. 15 Albums, entre 1972 et 2004, sous le nom des Allman Brothers. 13 sous son nom à lui, seulement. Il gagne de l'attention en mariant Cher aussi, en 1975 avec laquelle ils ont eu un fils. Mais ne sont plus un couple 4 ans plus tard. Gregg rejoint son grand frère en 2017, à 69 ans, décédé dans son sommeil de complications de son cancer du foie.            

Duane aurait eu 80 ans cette année.      

vendredi 15 mai 2026

PédoPrez au Pays des Pandas

Le pédoprésident des États-Unis a quitté le pays pour la Chine en y faisant la pire de ses conférences de presse depuis longtemps, sous le son des moteurs d'avions le forçant à beugler ses incohérences. Tout le monde a compris que les excès de coûts de la salle de bal Nazie (morte) seront refilés aux payeurs de taxes. Ce projet est complètement au stade mort, parce que les juges ont établi que le président n'est pas propriétaire de la Maison-Blanche, ni n'a le droit de démolir/bâtir sans passer par l'appui du Congrès. Mais voilà, il a démoli.  Tout ce qu'il touche, il démolit. 

Une journaliste a voulu légitimement lui demander pourquoi les excès de coût pour une salle de bal qui ne se bâtit pas. Il a pensé berner quelqu'un en répondant bêtement qu'il avait doublé la grandeur de la salle et sa sécurité devant les dangers qu'il provoque lui-même partout dans le monde, en demandant aussi, en prédateur qu'il est, (la journaliste est Femme 140 fois l'homme qu'il ne sera jamais) si elle était stupide. Ce qui aurait mérité le plus lourd coup de poing au visage du vieux monsieur. Mais qui n'a que provoqué des voix plus fortes de journalistes qui ont semblé être un mélange de tollé et de confusion inaudible puisque tout le monde maintenant criait. Surtout le vieux monsieur criant aux nuages. Il ne s'attaque qu'aux Femmes, le tabarnak. Et pas encore une seule fois de manière justifiée. La niaiserie n'est pas encore venue des journalistes. Elle est TOUS LES JOURS ET TOUTES LES NUITS, issue de la bouche du vieux gâteux.

Pedoprez a de plus causé de sérieux dommages verbaux à son futur comme président en disant très clairement et très fort qu'il ne pensait pas une seule minute à la situation économique des citoyens des États-Unis. Mais à cette guerre inutile dont personne ne veut, et qui n'était pas une guerre avec un contrôle semi-USA avec l'entente de Barack pour le contrôle du Détroit d'Hormuz, (entente démolie aussi). Cette guerre qu'ils perdent fait monter tous les prix, annexée aux illégaux tarifs douaniers. Et à la frivolité boursière. Il fait l'aveugle face à tout ça. Et ment éperdument. 

Il n'avait pas bien dormi le sénile. Dans la nuit, il avait publié 55 incohérents écrits sur les réseaux sociaux en un peu moins de 3 heures. Puis, quelques heures plus tard, au petit matin, il se réveille en publiant une demie tonne de théories du complot concernant Hilary et Barack (et même Hunter Biden) des mensonges partout. Et des conneries de l'intelligence artificielle comme cette photo infantile.

À son arrivée là-bas: l'accueil du n'importe qui. Il descend les marches parfaitement seul et pas de président chinois pour lui serrer la main. Des assistants de second ordre. La poignée de main ne se fera que plus tard. Et ce sera tout sauf confortable. Pénible et pathétique mascarade. L'oligarchie du syndicat du crime des États-Unis qu'il a amené avec lui ne fait pas de sens. Eric Trump ? Lara Trump ? Elon Musk et son insoutenable bambin ? Impossible de prendre au sérieux le pédoprésident qui dira, dans un discours aux Chinois, que ceux-ci "aiment désormais les restaurants chinois, aux États-Unis".

Sérieusement ? Qui écrit ses discours ?

Toute la mission est un échec. Il parait affaibli face au dragon chinois. Le secteur agricole des États-Unis subit la hausse des prix des carburants et des engrais. L'armée des États-Unis doit déplacer ses moyens de la zone Asie-Pacifique vers le Moyen-Orient. Ne doit plus parler de Taiwan, qui est une gestion domestique pour la Chine. Toute l'opération là-bas ressemble à une genuflexion afin de leur demander de cesser d'alimenter l'Iran dans un conflit que les États-Unis perdent comme le Vietnam. 

Est-ce qu'Israël a écouté quand on leur a demandé de cesser d'être extraordinairement aidé par les États-Unis dans leur génocide de Gaza ? Alors pourquoi la Chine, en position de force aux niveaux des excédents commerciaux qui leur ont rapporter plus de 1200 milliards de dollars l'an dernier, qui sont dominants dans leurs exportations vers l'Asie du Sud-Est et l'Europe, et qui trône largement au sommet des secteurs stratégiques des panneaux solaires et des véhicules électriques. 

De là, Elon. 

(...)

Dites ça rapidement 20 fois, De là, Elon, et vous aurez l'impression d'entendre des accords de banjo. 

Mais pour l'instant, au payx des pandas, le président Chinois reçoit le roi des Barjo. 

Et son syndicat du crime.  

Lara Trump travaille pour la chaine de propagande Républicaine Fox. Et même cette chaine commence à se tourner contre le pédoprésident. Car tout le monde souffre des tarifs douaniers. Surtout les citoyens des États-Unis. 

Mais il l'a dit mot pour mot: "Je n'y pense même pas un peu. (...) Je ne pense pas à la situation financière des citoyens des États-Unis. Je ne pense à personne. Je ne pense qu'à l'Iran qui ne doit pas avoir l'arme nucléaire. " 

Iran, qui a le projet nucléaire PARCE QU'Israël (les États-Unis) l'ont aussi. 

Entre la rhétorique financière présidentielle et la réalité subie par les citoyens, s'est creusé un fossé qui met en lumière le basculement des rapports de force internationaux. 

Au pays des pandas, la messe a été dite. Le déclin ne se cache plus. Il s'exhibe fièrement au rythme d'un accord de banjo gouvernemental dont les contribuables des États-Unis seront les seuls à payer les fausses notes.  

jeudi 14 mai 2026

Marde Bien Éclairée

Fondé en 1948, par l'attachée de presse Eleanor Lambert, pour financer le tout nouveau Costume Institute du Metropolitan Museum of Art de New York et célébrer l'ouverture de son exposition 0.5.4, 0.5.8, initialement, le "gala du Met" devait lever des fonds pour ce département de mode qui devait s'auto-financer. 

Pour 50$ l'entrée, on réunissait la haute société New Yorkaise pour soutenir la conservation des pièces de mode, historiques. Valoriser la mode, souvent éclipsée par Paris à l'époque. 

Mais dans les années 70, la chroniqueuse de mode et éditrice Diana Vreeland, inspire le gala à devenir un rendez-vous pour les portefeuilles des célébrités déplaçant à l'intérieur du musé. Lui donnant un nouveau côté glamour. 

Aujourd'hui, c'est l'un des évènements caritatifs les plus prestigieux au monde, récoltant des dizaines de millions de dollars chaque premier lundi de mai. 

Ce premier lundi était la semaine passée. 

Le grotesque enfle depuis 10 ans. Partout. 

Aux États-Unis surtout. 

Qui toussent dans notre cou. 

Autrefois, le gala du Met pouvait prétendre être de l'aristocratie de bon goût. Aujourd'hui, c'est maintenant simplement de la merde bien éclairée sous les projecteurs. Vous me trouvez dur? Comment devrait-on appeler une salle remplie de multi-millionnaires et de milliardaires déguisé(e)s en "oeuvre d'art" pendant que l'Étatsunien moyen vit une nouvelle version de la grande noirceur, en se demandant si il fait le plein cette semaine ou l'épicerie, car il ne peut pas se payer les deux. Les États-Unis lisent désormais les prix, (merci illégaux tarifs!) comme des notes de rançon. 

Le gala de cette année a été principalement financé par Jeff Bezos et sa nouvelle épouse Lauren. Non, pas Mackenzie Scott, l'une des plus importantes philanthrope de l'histoire moderne, le chauve fondateur d'Amazon qui limoge quand ça se syndique, et son épouse en plastique. Bezos & Bezos ont financé par le biais de commandites d'Amazon, mais aussi d'ami(e)s entrepreneur(e)s. Ce type de commandite privée a fait naître toute sorte de manifestations anti-gala, et plusieurs célébrités se sont aussi fait très public en disant qu'ils ne s'y présenteraient jamais. Il ne faudrait pas se surprendre de ces critiques qui fleurissent. 

Il n'est pas anormal que, face à l'un de évènements prétendus "culturels" devenant monument d'honneur pour les milliardaires et leur "influence". 

L'inconfort autour de tout ça est plus important qu'il n'y parait. 

La culture n'est jamais simplement la culture. La mode, n'est jamais simplement la mode. Un gala n'est jamais simplement un party. Ce sont des symboles et des signaux. Ce sont des déclarations sur qui formera la vie publique. Et de plus en plus, toutes les institutions au continent sont subtilement "achetées". Toutes par la même poignée de gens. Des médias. Du monde politique. Du sport. De l'exploration spatiale. De l'intelligence artificielle. Des salles de nouvelles. Des plateformes de réseaux sociaux. Et maintenant, de la mythologique l'esthétique de la culture elle-même. 

Si le gala du Met a déjà été vendu comme une célébration de l'art et de l'imagination, de nos jours, l'évènement coûte plus cher par table que le salaire annuel de la majorité des citoyens des États-Unis. Qui sont 350 millions. Ces souscriptions sont signées des mêmes faces qui représentent les grandes corporations. Qui accompagnent le pédoprésident dans ses délires. Qui le conseillent sur les taxes. Ces même corporations qui ne paient pas leurs employés ou en abusent. Ou sabotent leurs syndicats. Ou réussissent à extraire chaque once mesurable d'humanité chez les travailleurs exploités. 

Le symbolisme devient alors impossible à ignorer. Et cette tension fait naitre des manifestations. Pas parce que soudainement les déjà-trop-incultes Étatsuniens détestent soudainement les arts ou parce que les gens jalousent la beauté. mais parce que le grotesque s'expose quand on voit l'extrême richesse essayer d'incarner la sophistication. Particulièrement présentement alors que leur président fait couler son pays et que la plupart des Étatsuniens moyens n'arrivent plus à obtenir de stabilité dans la vie. 

Avant qu'on me bombarde en me disant "Qu'au moins, ça ramasse des sous pour le musée", je ne le nie pas, bien entendu, ça fera du bien. On dit même des records d'entrées financières.  Mais la vérité est si devenue difficile à décerner aux États-Unis...Surtout dans les chiffres. 

Mais ceci fait poser une question plus profonde et plus sombre aussi. Pourquoi l'art public survit de plus en plus par le mécénat des méga-riches ? Une société en santé finance sa culture parce que la culture enrichit son peuple. Une société malade attends que les gens riches la commandite. Comme les nobles des temps médiévaux payaient leurs peintres, musiciens, et gens d'esprit, pour leur cathédrales, le roi ou la reine. C'est du parrainage. Pas de la culture. Et certainement pas de l'art. Le danger du parrainage est simple.

Les gens qui financent la scène, commencent à se donner le droit de réécrire les scripts. Et voilà pourquoi l'histoire est toujours plus importante que la robe du tapis rouge où on se demande comment elle va aller à la salle de bain, celle-là. 

Les États-Unis de 2026 se développe, sans le cacher, une monarchie autour d'un roi Ubu, qui ressemble à une nouvelle aristocratie où la richesse n'achète plus seulement le confort, mais achète aussi le contrôle narratif. La légitimité culturelle ou l'accès politique. L'influence mercantile. Inhumaine. L'isolation morale ne fait pas seulement faire posséder aux riches des choses précieuses ou des trophées de chasse. Ils contrôlent de plus en plus l'atmosphère. À coups d'asphyxies. Et de laisses. 

Voilà pourquoi l'inconfort désarçonne. Pas parce que les gens jalousent le glamour. Mais parce que profondément en soi,  on voit EUX et NOUS. Dérivant vers quelque chose contre lequel on s'est fait prévenir toute nos vies. La concentration des pouvoirs et les prédateurs au sommet. Si immense que la vie publique elle-même ne fait qu'orbiter autour de la richesse privée.

Quand une nation commence à confondre l'oligarchie et la méprendre pour de l'aspiration, la démocratie commence à s'habiller pour ses propres funérailles.