jeudi 1 janvier 2026

Calendrier 2026

2025 aura été la plus longue décennie de nos vies.

Non ce n'est pas une erreur, ça nous as bien paru 10 ans d'anxiété. 

Si ça nous appris quoi ce que soit, c'est que le confort n'a jamais été pour nous. Mais 2026 ne sera pas une année pour les spectateurs et spectatrices. Ce ne sera pas un temps pour de rusées distances et ironiques détachements. Ce n'est pas une moment pour ranger notre conscience au fond des tiroirs. Et prétendre qu'on est encore mieux que dans certains pays. Nous ne sauvons pas du pays en masse, et pourtant, certain(e)s le font...on attends pas la permission, nous sommes là où le travail se trouve. Pour trop longtemps on s'est fait dire que le pouvoir est inamovible. Que les oligarches sont inévitables. Que les lois corporatives sont simplement l'ordre naturel de la vie moderne. On s'est fait dire que la démocratie était mieux gérée par les consultants. Donateurs derrière des portes closes dans une pièce aux éclairages flous et une éthique questionnable. 

On s'est fait dire d'aller voter voter et de fermer nos gueules. 

Un parti naïf qui verse vers le communisme sans accès aux vrais chiffres?  un parti raciste qui veut un pays ? Un parti escroc ? un parti usé et versé vers l'argent, juste l'argent ? 5 partis pour 9,1 millions d'habitants ? Pour toujours des leaders que 3 Québécois sur 10 voulaient ? 

On s'est fait dire d'être satisfaits de recevoir nos miettes. Pendant que des mies entières sont paquetées sur des yacht et envoyées sur mer. Et pour un moment, la fatigue mentale a presque fait son travail. Parce que l'épuisement et le plus efficace des manières de contrôler les gens. Si on garde les gens fatigués, divisés, confus, et simplement assez confortables pour survivre, ils/elles ne se soulèveront jamais. Ils mettront le pied dans le salon quand la cuisine chauffe, se battront contre les fantômes présentés, ils se blâmeront entre eux/elles. Oubliant qui profite du chaos. 


Cette fatigue a un visage et elle ressemble à celle de ceux et celles, debout dans l'allée des épiceries, faisant des mathématiques mentales que l'on croyait jamais n'avoir eu à faire. Aux États-Unis, ouvrir un compte médical vous raidit la poitrine avant de lire le montant à payer, Pouvant passes soudainement de 60$ à 5000$ pour la même chose que vous aviez il y a quelques mois. Il semble que travailler à temps plein, faire tout ce qui est attendu et qu'on nous as dit était bon pour nous, ne nous empêche pas de tomber dans le rouge. S'excusant à ses enfants, ses partenaires de vies, soi-même, pour ses soudains échecs inattendus.  

Semble que se faire dire que l'économie va super bien quand tout est fragile ne suffit plus. Nous sommes, ils/elles sont à une surprise de voir tout s'effondrer. 

Ce ne serait pas un échec. Ce serait du design

Quelque chose a craqué. Mais pas toute en même temps. Nos patiences. La démocratie. Nos tolérances. Nos assurances. Jamais clairement, mais pernicieusement.  Et très certainement. Les gens ont commencé à voir les schémas mentaux, pas seulement les échecs politiques, mais l'architecture, pas juste la corruption, mais la continuité, pas seulement de terribles acteurs, mais un système qui récompense la cruauté comme dans le pire des films d'horreur. Un système qui consolide la richesse et l'appelle stabilité. Un système qui traite les gens comme des entrées numériques, et comme pertes collatérales acceptables. Un système qui privatise le profit et socialise la douleur. Et nous demande de l'applaudir. 

Ce vent devra s'éteindre en 2026.

Ce ne sera pas "l'espoir" mot qui n'est qu'un mot si il reste un mot et non un geste. Ce ne sera jamais une chandelle dans une église. Ça ne doit pas être un optimisme vide. 2026 devra résoudre et discipliner. 2026 sera choisir le chemin parfois le plus dur parce que c'est le chemin honnête.

Et rien d'autre. C'est si subversif de vivre honnêtement en 2026. Il faut continuer que les gouvernement servent les gens et non le peuple qui doit le gérer. Il faut continuer que le travail compte davantage que le capital. Parce que sans le travail, le capital n'est qu'une hallucination sur papier. Il faut réaliser que les magiciens manipulent. Et cesser d'en avoir envie; L'accès aux soins de santé n'est pas un avantage, se loger n'est pas un luxe et s'éduquer n'est pas un outil de surveillant de troupeaux. La dignité ne devrait jamais être conditionnelle. 

Il faut continuer de croire que les marchés sont des outils, pas des Dieux, et que toute économie qui ne peut pas garder sa population en vie, dans un logement ou plein d'espoir, a perdu son autorité morale. Ce n'est pas seulement ce à quoi on devrait s'opposer, c'est aussi ce qu'on devrait aimer. Nous aimons les gens. On aime la tranquille décence des voisins qui se présentent à nous sans téléphone voulant nous filmer. On aime le travail bien fait, non pas pour les applaudissements, mais parce que ça fait une différence pour les autres, pour soi. Dans cet ordre. On aime nos gens qui se rappellent encore nos noms.

n voyant quelques flashs de désastres, en 2025, et de solidarité. où personne ne demandait rien avant de recevoir cette aide, on s'est rappelé que l'amour était encore important. Il faut croire en la responsabilité, couteaux entre les dents. Pas aux points de presse manipulateurs. La démocratie n'est pas quelque chose dont on hérite. c'est quelque chose pour lequel il faut se battre avec toute l'énergie qu'on a. Se battre est le bon verbe car le pouvoir ne cède pas facilement. Il ne se tasse pas quand on le demande gentiment. Il ne se reforme pas de la honte initiale. Il résiste et ment. Il distrait et inonde. Il vous dit que vous exagérer, pas eux. Que vous exiger trop, que vous êtes radicaux. Ce qu'ils veulent dire est que vous êtes encombrant. Dans le chemin des marges de profits. Les services sociaux menacent les profits. La justice perturbe la hiérarchie. La solidarité est dangereuse. La loyauté, servile. 

Il faudra leur laisser savoir que le peuple n'est pas leurs oxygène, mais aussi ceux qui peuvent les étouffer. Qu'ils/elles ne sont jamais en audition afin d'être accepté(e)s d'eux. Institutions qui ont déjà échoué les tests de bases de la décence. Il faut, faudra reconstruire. 

C'est le travail d'une génération entière qui se dessine en Amérique du Nord. Aux États-Unis, une réorganisation là où on a dit que ça ne se faisait pas, se pointer là, où on disait que personne ne s'y interressait. Il faudra traduire leur jargon davantage. 

Il faudra être humain. Si vous êtes fatigué(e)s, tant mieux. Vous êtes attentifs à ce qui se passe. Si vous êtes en colère, encore mieux.

Ça veut dire que vos compas moraux fonctionnent encore. 

2026 devra fonctionner. Pour vrai. 

Brûler les bateaux, naviguons de nouvelles eaux.   

Faisons du beau. 

mercredi 31 décembre 2025

Aube d'un Matin de 2026

Alors que nous vivons dans un monde où la durabilité n'est plus 100% un atout, pourquoi les Républicains, tel qu'ils le sont en ce moment, durent encore ? 

Les élections de mi-mandat changeront peut-être la donne.

2025 a été marquée au fer rouge par l'infamie. 

Turning Point, aux États-Unis, dans toute son absurdité, a fait des petits, au Canada. Dans l'Ouest, majoritairement. Ce monde obsolète doit mourir. Parlant de morts, les deux fondateurs de Turning Point, Charlie Kirk et Bill Montgomery sont morts. Le premier en faisant la promotion des armes à feu aux États-Unis, en parlant même au moment de mourir, est décédé, par les armes à feu. Le second, défendant l'idée de que les mesures préventives contre le Covid19 étaient une erreur et qu'il ne fallait pas croire aux vaccins. Montgomery, 80 ans, non vacciné, est décédé du coronavirus. Darwin, gardes le cap pour 2026, svp. 

Il est temps aujourd'hui de mettre 2025 derrière. Et de penser progrès. Malgré Pierre, Danielle, Donald, le Chili maintenant. Il est primordial d'avoir la foi en 2026 et de se la souhaiter sensationnelle. Exceptionnelle. Magique.  

Il est temps de tout laisser derrière, sauf son esprit critique, son intelligence émotive, sa santé mentale. 

Bientôt nous serons encore au jour 1 d'une nouvelle année où l'humanité tentera par tous les moyens de cesser de se faire tous les jours, insulter. Quand le bruit s'amplifie, la conscience s'aiguise. Les périodes de chaos ne sont pas seulement des effondrements: ells sont aussi des révélateurs. Elles exposent les excès, les mensonges, les failles-et, ce faisant, elles ouvrent la voie à une lucidité nouvelle. Les valeurs ne disparaissent pas, elles se déplacent. Quand certaines son instrumentalisées ou vidées de leur sens, d'autres renaissent plus profondément: la solidarité réelle, la responsabilité, la dignité humaine, le respect du vivant. Elles ne font peut-être plus la une, mais elles s'enracinent. 

L'histoire avance par cycles, pas par lignes droites. Ce que nous vivons ne doit pas être vu comme la fin de la boussole morale, même si TOUT pointe dans cette direction. Il faut le voir comme une phase de réajustement brutal. Les sociétés apprennent parfois en chutant, mais elles apprennent quand même. Le résistance la plus puissante est intérieure. Dans un monde qui se polarise tous les jours, garder sa capacité de nunace, d'empathie et de pensée critique devient un acte de courage. Refuser la simplification, c'est déjà reconstruire.

L'avenir ne se décide pas seulement dans les capitales. Il se façonne dans les gestes quotidiens, les choix locaux, l'éducation, la culture, et la manière dont on traite les autres quand personne ne regarde. Il ne faut pas cesser de réagir aux cris qui hurlent en soi.

Que ce soit une année de discernement plutôt que de peur, de liens plutôt que de clivages, de valeurs incarnées plutôt que proclamées. 

Que la lucidité devienne courage, et le courage, un lieu où l'on se retrouve. 

Bonne année à tous et à toutes. 

 Que l'amour vous entoure, vous enlace, vous embrasse.

2026, tu seras un blast!

mardi 30 décembre 2025

Kash Patel

 Dans cette année qui se termine, on a découvert des gens qu'on aurait parfois jamais souhaité connaitre.

Qu'on avait des raisons de ne pas connaitre. Une "raison" raisonnable et raisonnée pour ne pas savoir de qui il s'agissait. Parce que Wach ! 

Comme ce baladodiffuseur à l'oeil menaçant perpétuellement de sortir de son orbite, qui est aussi auteur de propagande pour les enfants, désormais marionnette du FBI, Kash Patel. Il est la preuve que si vous êtes agressivement servile envers quelqu'un, cette personne pourra vous donner un travail pour lequel vous êtes si non qualifié, que des générations de successeurs devront rebâtir la confiance en ce métier, après votre passage. Il est aussi de la parfaite taille pour que ses lèvres atteignent la hauteur des culs des gens qu'ils doit embrasser afin d'avancer dans la vie. 

Duplicateur, manipulateur, conspiratoire sont trois critères par lesquels on le décrivait, pré-FBI. Il n'y a pas de raisons de croire que ces traits ne se sont pas accentués dans son nouveau rôle de cette année. Un rôle où il a souvent paru, déplacé. Kash est né à NY, Garden City, en 1980, là où est parti Charles Lindbergh en avion, en 1927 pour son exploit aérien historique. Ses parents ont fui l'Ouganda chassé par le régime dans les années 70. Sa mère est aussi d'origine, indienne. Il a étudié pour devenir avocat et a été gradué en droit de la 141e université sur 196, en terme de qualité de grades, aux États-Unis et on dira de l'élève qu'il était, au mieux, très ordinaire. Ironiquement, on dira de lui alors qu'il était accepté à cette école, dans cette faculté, simplement en raison du programme d'Intégration, Équité et Diversité, DEI qui sera la première chose qu'il éliminera au sein du FBI. 

Comme on le range facilement du côté du côté des pas-très-bons, il se retrouve à travailler en droit, en Floride, bien entendu. Et là, au mieux, on dira de lui, qu'il est "inadéquat". Il réussira à travailler dans un rôle mineur, pour le département de la justice lors du second mandat de Barack Obama. Il mentira souvent sur ses fonctions alors, faisant croire qu'il avait un rôle indispensable, alors que ce n'était pas le cas. Il détaillera même certains mensonges sur son rôle dans le dossier de Benghazi sur plusieurs tribunes du web, et dans un livre, alors qu'après vérifications des faits, il n'était pas beaucoup impliqué, même presque pas. Certains diront de son rôle que c'était comme si il avait été le distributeur de circulaire de spectacle à l'entrée d'une pièce de théâtre, mais qu'il disait par la suite qu'il avait joué le rôle principal de la pièce. 

Le mensonge sera permanent avec Patel, ce qui le place en bonne position pour plaire au menteur en chef, le prédateur au pouvoir. En 2016, il attire l'attention dans un cas en cour quand le juge le déclare si mauvais qu'il fait émettre contre lui un certificat d'inaptitude, car il ne semble amener absolument rien de plus au cas qu'il pense défendre. Il aura enfin un rôle de plus d'importance quand il devient assistant du lécheur de fesses à Donald de Los Angeles, David Nunes. Nunes s'est entre autre illustré pour avoir échoué en cour en poursuivant le site internet qui se moquait de lui appelé David Nunes's Cow. Nunes lui a promis de lui obtenir un rôle à la Maison-Blanche si il pouvait confirmer qu'on complotait contre Trump. Rapidement, tout ce qu'on confiait à Patel, dans le secret, était presque toujours répété en ondes, par Sean Hannity d'autres, sur la station de propagande Fox. Ce qu'il avait à faire se trouve à être 100% le contraire de ce qu'il prétend avoir fait. Soit aider la crédibilité du président des États-Unis. 

Il fera du lobby auprès de John Bolton,  Conseiller à la Sécurité Nationale des États-Unis (rôle désormais tenu par Marco Rubio). Mais Bolton ne veut pas de lui du tout quand il découvre qu'il a inventé ses prétendues prouesses sur son CV.  Il écrit un livre pour enfants, inspiré des mensonges sur son travail sous la direction de Nunes. Le livre est toujours disponible et la subtilité reste discrète. Une reine se nomme Hillary Queenton, le roi se nomme Donald et un prince douteux se somme "shiffty night" avec un personnage sosie d'Adam Schiff. Le sage se nomme bien entendu Kash. Son livre de propagande a aussi eu deux suites aussi honteuses. 

On dit de lui un peu partout qu'il fait 5'9 mais il serait en fait facilement 3 pouces plus petit. Mensonge inutile. des vrais gens d'importance comme Prince, Paul Simon ou Dolly Parton sont des géants dans des petites tailles. 

Kash a travaillé longtemps pour Rudi Giulani afin de tenter de déterrer des saletés sur les Démocrates, mais avec le taux de succès Giulani de l'échec risible, chaque fois. Mais en 2020, DJT le trouve finalement intéressant, et le propose pour être à la tête du FBI. Un FBI que Patel avait annoncé si tout croche (il s'y connait en travailler croche) qu'il faudrait selon lui le démanteler au complet et le rebâtir en entier. Mais un tollé se lève contre cette nomination. Si il a attiré l'attention du président con, c'est que QAnon, l'entité conspiratoire, cite souvent Patel. Quand Trump perd les élection de 2020, Patel est au coeur de toutes les théories du complot et vaillant soldat frondeur du scénario des élections volées. Son patron le remarque favorablement. 

Il fera circuler l'info que la grande majorité des têtes brûlées du 6 janvier étaient des agents infiltrés du FBI qui ont incité la violence. Il lance alors sa propre maison de "consultants", refuge des crapules qui "savent" plus que les autres. Il lance aussi son balado qui lui donne un moteur de propagande. Il se donne aussi dans le commerce de l'ego et met aussi à vendre de la cochonnerie comme du vin portant son nom à 233$, des bas verts longs portant le prénom Kash dessus, des hoodies...Il prend les sous qu'il fait avec ça pour poursuivre, c'est un sport aux États-Unis, et il est en quelque sorte informé sur les cours, et poursuit Politico.com, The New York Times et CNN. Il est informé sur les cours, mais y est toujours mauvais, perdant absolument toutes ses causes. Son balado est en partie subventionné par une secte chinoise qui agite aussi les théories de conspirations. QAnon nage aussi dans l'entourage. Quand il devient connu qu'il avait été lobbyiste au Qatar pour les États-Unis et la Coupe du Monde de la FIFA, et qu'il avait omis de le mentionner avant de devenir directeur du FBI, Pam Bondi change les règles d'embauche, parce qu'entre criminels, on s'entraide. 

En 2022, après le raid des documents secrets de Mar-a-Lago, Patel déclare que toutes les illégalités du président étaient légales. Il dira toujours que les crimes du président, sont légaux. C'est pour ça qu'il est en poste. Il devra témoigner face au Congrès, et mentira à outrance sur de multiples sujets.  

Il se fait donner une liste de 60 démocrates ennemis du président à qui il faudra trouver des crimes à leur attitrer. On travaille là-dessus sans relâche depuis le 20 janvier 2025. Sans succès réel. Il engage son ami baladiffuseur pour un rôle de salarié à ses côtés, le tout aussi risible Dan Bongino. Ce dernier a toutefois annoncé que dès janvier, il quitte son poste, payant, mais inutile. Il ne soucie pas du terrorisme intérieur, ne renforce pas les lois anti-corruption dont les portes sont grandes ouvertes,  mais concentre son attention sur des "résidents illégaux" dans "les États Démocrates" à la demande de son maitre tout en appuyant les restrictions migratoires. Il fait faire les interventions dans les États Démocrates où le crime décline depuis des années, en fait, faisant fi des statistiques. Par partisanerie. La loi est dans son chemin comme elle l'est pour l'administration en place. 

D'un restaurant chic ce Manhattan, il tweetera, à la mort de Charlie Kirk, qu'on avait un suspect avant de se rétracter pour dire que ce n'était pas la bonne personne, simplement quelqu'un qui n'avait pas assez réagi face à la mort en direct et avait peut-être dit "bon débarras". Il dira aussi, égaré dans ce qui semble le dépasser, qu'on cherche encore le tireur, même si celui-ci a été arrêté, parce que dénoncé par son père. Il mentira en direct disant que ce sont eux qui ont fait un travail magnifique de traque. À la DJT* 

Quand il a fait la conférence de presse finale, il a détaillé au micro tout ce qu'il avait fait (qui était souvent faux) comme une victime de la purge bureaucratique devait s'expliquer face à Elon Musk et sa scie à chaine quand Elon a volé toutes les infos personnelles des États-Unis tout en désalissant son propre nom. 

Je ne sais pas si j'ai besoin de vous en dire davantage sur Kash l'égaré. 

Vous comprendrez que parmi les Neom, Hegseth, Bondi il se bat pour la première place du ratés parmi les ratés.

 Et est très très près d'y arriver. 

Doit être en train de travailler un faux crime où son équipe et lui pourraient paraître héroïques.

*qui se dit surpris qu'on ait voté pour que son nom soir ajouté au Kennedy Center, mais dont le nom est matériellement produit, changé, posé, le même jour. 

Là où il sera censuré comme le nom d'Hitler, un jour. 

lundi 29 décembre 2025

A La Recherche du Temps Perdu********Project Hail Mary d'Andy Weir

Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes 3 immenses passions: la Littérature. 

Lire c'est accepter de plonger dans l'univers des autres, de se frotter aux observations d'autrui, c'est choisir de faire face à de nouvelles idées, ouvrir ses sens, étendre ses horizons, apprendre, c'est découvrir des styles, des courants de pensées, c'est se dessiner des films dans sa tête, c'est défier ses propres préjugés, s'en créer peut-être des nouveaux, c'est se calibrer sur le rythme de la respiration de quelqu'un d'autre.

Et respirer, c'est vivre.

PROJECT HAIL MARY d'Andy Weir

L'auteur de The Martian et d'Artemis, avec son 4e romand depuis les années 2000, croise science-fiction et émotions profondes. Explorant ce que ça signifie d'être humain quand l'humanité elle-même est à risque. Ça me semble très très 2026. Même si publié, il y a 5 ans. 

On y suit Ryland Grace, un enseignant de sciences se réveillant un matin seul, dans un vaisseau, avec aucun souvenir humain sur la raison de sa présence en ces lieux. Alors que la mémoire revient peu à peu, il découvre qu'il a été choisi pour une mission qui a pour but de sauver la planète terre, d'une grande catastrophe internationale. Bien que concentré sur la résolutions de problèmes, le sacrifice, et les amitiés inattendues, on y souligne la puissance de l'intelligence, de la coopération et de l'empathie face à la potentielle extinction. Au coeur du roman, la crise scientifique qui menace la vie sur terre. Carl Sagan l'a toujours dit, la grande menace humaine est l'ignorance. Quand elle sera majoritaire, les exploiteurs pousseront. On le vit en ce moment, aux États-Unis. La science n'est pas une opinion. 

Un mystérieux micro organisme appelé Astrophage a commencé à soutire de l'énergie au soleil. Causant un lent, mais certain effet de fraicheur terrestre. Qui semble inarrêtable. Si non freiné, cet effet rendra la terre inhabitable. Les gouvernements du monde entier travaillent de concert afin d'investir dans le projet Hail Mary afin de joindre la système Tau Ceti et étudier davantage Astrophage près d'une autre étoile. 

Avec l'humanité en jeu, la coopération est inévitable. Au travers des frontières et des cultures. Loin des intérêts personnels. Weir ne présente pas la science de manière abstraite, il la présente pratique et outil moral  et essentiel à la survie humaine. 

Ryland Grace n'est pas le candidat habituel pour une mission spatiale voulant sauver la terre. Il n'est ni astronaute, ni militaire. Il n'était pas volontaire à jouer les héros non plus. Il craint la mort. Weir le garde humain et faillible. On découvre peu à peu qu'il a été choisi pour la mission pour ses connaissances scientifiques et non pour la bravoure requise pour la réussite de cette mission. Renforçant l'idée que les héros sont souvent inconnus d'eux-mêmes et ne puisent que dans leur bonté innée. 

Des théories complexes d'astrophysiques, de chimie et de biologie, sont vulgarisées très simplement. La logique et l'expérimentation sont souvent la solution. Tension, curiosité et pensée critique sont au menu. La science dans ce livre n'est pas froide et distante, elle est espoir. Comme souvent.   La musique et les mathématiques, oui, les mathématiques, servent de liens unificateurs. Moi qui débande face au mot "mathématique", je n'en ai pas été affecté. 

Le livre a été adapté au cinéma, mettra en vedette Ryan Gosling et sera lancé bientôt.

Réalisme cosmique, connexions émotives, défis de survie.

2026 devra être plus que survie.

Elle devra être révolution. 

dimanche 28 décembre 2025

Livres de 2025

10 livres de 2025.

Parce que lire, ça nous oxygène les sens.

C'est une année chaotique et déroutante qui prend bientôt fin. En raison du marsouin. Qui réivente la bêtise humaine au quotidien. Il est d'emblée de plus en plus important, dans toutes les errances mentales régulièrement exposées, proposer des voix cohérentes et qui ont une vision. Qui ne seraient que distractions de notifications d'une minute sur nos téléphones. 

L'humanité, l'empathie, la compassion exigent tous trois un retour en force en 2026. 

Lire c'est choisir la patience. C'est investir sur soi. Si vous le pouvez cette année, essayer le 10 fois. Ce n'est même pas un livre par mois. C'est faisable. Voici 10 pistes d'explorations.

Moderation d'Elaine Castillo

Le monde est virtuel chantait un mort, héros national du 24 juin dernier ici. Ce livre raconte intelligemment comment trouver l'amour dans les espaces virtuels. Et quand on est convaincu qu'on a compris les ficelles narratives de cette fiction, on se rend compte qu'on avait tout faux. Punché.

Murderland; Crime & Bloodlust in the Time of Serial Killers de Caroline Fraser

L'essai de Caroline Fraser croise le crime, la biographie, l'exposé environnemental et lie intelligemment tout ça à la montée des tueurs en séries, tous des mâles, sur la Côte Ouest du Pacifique. (Bundy, Manson, etc.). La tempête parfaite qu'elle expose nous ouvre les yeux sur beaucoup plus que leurs horreurs et parle de pollution de tous genre. Mentale et terrestre. Le titre dit pas mal tout. Mais pas tout non plus. Écolo-criminel. Original angle. 


Pan
de Micheal Clune

Un adolescent des années 90 encaisse le divorce de ses parents dans une banlieue de Chicago, et reste victime d'attaques de panique. Plongée dans la maladie mentale habile, magie noire, connexions surnaturelles, musique de la formation Boston, sexe, drogue et sacrifice animal. Psychoses paginées. Inspiré des 15 ans de Micheal Clune. Saisons intérieures à un âge formateur. 

A Marriage at Sea de Sophie Elmhirst

L'histoire vraie est celle du couple Maurice et Maralyn, qui choisira de partir en voyage en juin 1972 d'Angleterre, en bateau, afin d'atteindre la Nouvelle-Zélande. Toutefois une malencontreuse baleine détruit leur embarcation ce qui les oblige à la dérive sur un morceau du bateau, pendant 118 jours. Sophie Elmhirst creuse l'histoire avec les deux survivants, qui auront échoué à attirer l'attention de 7 bateaux, avant qu'un bateau Sud Coréen ne les repère et les sauve, souffrant de graves malnutrition. 

La Maison Vide de Laurent Mauvignier

Récipiendaire du dernier prix Goncourt, Mauvignier raconte une famille multigénérationnelle, et cette mystérieuse maison léguée par une aïeule, sous les thèmes de la mémoire, des traumatismes et des secrets de famille. Un piano, des médailles, des photos avec des visages découpés de celles-ci. La vie rurale française du 20e siècle explorée par la lentille de l'absence, la peine, les histoires non racontées qui expliquent le présent.

La Nuit au Coeur de Natacha Appanah

Trois récits de violences conjugales dont celui de l'auteure elle-même, à 17 ans. Pour dénoncer les trop nombreux féminicides, l'emprise de la masculinité toxique. Les deux autres cas sont aussi vrais. Il s'agit de relations vécues par la cousine de Natacha et d'une amie. Cycle de violence, pas sa première plongée sur le sujet.

Kholkhoze d'Emmanuel Carrère

Fresque familiale et historique qui entrelace le deuil de la mère de l'auteur, l'historienne Hélène Carrère d'Encause, d'origine Russo-Georgienne, et les liens complexes forcés avec l'URSS/Russie. De l'exil post-révolutionnaire à la guerre actuelle contre l'Ukraine, avec au travers, une quête intime de ses origines et des portraits nuancés, parfois critiques, de sa mère et des figures politiques de l'époque.    

Les Détérées de Katia Blekhodja

Foissonnante fresque, récit titanesque plein de vie, de lumière, d'humour qui exhume les histoires petites et grandes, des tentatives d'effacements ponctuels. Au travers d'un portrait échevelé et déconstruit de personnages étalés sur plusieurs générations. De l'Algérie de Lalla Fatma N'Soumer au Québec de Réjean Ducharme. Si on voulait me parler, fallait évoquer Ducharme. Demandé à Noël.

Poudreuse de Sophie Lalonde-Roux

Un jeune adulte désoeuvré est aux prises avec des problèmes de dépendance. Il est poussé dehors de la maison par sa propre mère qui souhaite qu'il se prenne en main. Il renoue avec un ancien ami, maintenant médecin, mais bientôt nouveau partenaire de consommation extrême. Excessif, sur la route de la Gaspésie, deuils, luttes et recherche de soi-même. Apprentissage queer et authenticité sensible. Poésie et lumière.  

Haute Démolition de Jean-Philippe Baril-Guérard 

Je n'en serais pas à mon premier livre de cet auteur que j'aime bien. Critique des coulisses de l'industrie de l'humour au Québec ancrée dans une fiction racontant l'ascension d'un humoriste et de sa partenaire amoureuse, auteure de ses textes comiques. Mesquineries, narcissisme, manque d'introspection, pertes de perspectives, abus, prix de la gloire, santé mentale des artistes. Baril-Guérard écrit souvent comme si c'était un film. On imagine très bien tout ça sur pellicule. 

Bonne lecture.

Faut lire.

Pour développer son cerveau, sa mémoire, apprendre, développer sa propre imagination en se nourrissant de celle des autres.    

Faites vous plaisir en 2026. Lisez en seulement 10.  

Lire, c'est s'enrichir.

samedi 27 décembre 2025

Films de 2025

Je ne serai pas aussi généreux envers les films (et les livres) qu'avec la musique. 

La musique a cet avantage de nous accompagner et de rester en nous. Les films et les livres aussi restent en nous. Certains bouts. Mais les deux exigent une consommation qui nous empêche de faire autre chose pour les digérer. 

Non, je ne les ai pas tous vus.

J'en ai vu 2. C'est dire comment on a été occupés au travail cette année. Mais tous ces films ont piqué ma curiosité. Et en Amérique du Nord, ils sont tous de cette année. Contrairement à la musique où j'ai découvert cette année plusieurs fois, mais ce n'était pas nécessairement cuvée 2025. 

Je vous en propose 10. 

Wake Up Dead Man: A Knives Out Mystery de Rian Johnson. 

Je suis fils d'une mère complètement gaga d'Agatha Christie, Hercule Poirot, Miss Marple, Murder She Wrote et Columbo. Même Perry Mason. La pomme n'est donc pas tombé très loin de l'arbre. J'ai beaucoup aimé le premier volet de ce qui est devenu une franchise. Je ne suis pourtant aucunement fan de "suite". Bien que ce ne soit techniquement pas "une suite", c'est le même personnage d'inspecteur Benoit Blanc (Bewnwa Blank), qui enquêtera cette fois sur son cas le plus sombre et le plus dangereux. Le premier était très amusant. Le second, très pandémique, assez long, assez étonnant, et ce 3e essai visuel et narratif serait assez réussi aussi. Il est disponible sur Netflix. Johnson s'amuse avec des titres de chansons pour ses 3 films. Knives Out (Radiohead), Glass Onion (The Beatles) et maintenant Wake Up Dead Man (U2). Ayant vu les deux premiers, je verrai assurément le dernier (qui serait presqu'une suite du 2 parait-il) durant le temps des fêtes. 

The Mastermind de Kelly Reichardt

Je ne connais pas la réalisatrice. Mais déjà, qu'elle me fasse rire dans sa bande annonce, qu'on l'annonce comme une réalisatrice qui serait à son meilleur après 4 films, qu'elle utilise Alana Haim, Josh O'Connor et Hope Davis, trois artistes que j'aime beaucoup, dans une histoire de petit presque rien qui se trouve un talent de voleur d'art, et qui doit se démerder avec de la petite merde, tout en étant pas 100% convaincu qu'on en est une soi-même...ça a du parfum de frères Coen. J'ai très envie de voir ce film qui transpire l'Irlandais tout en ayant aussi des effluves des années 70. J'ai connu 8 de ces années, et je suis paternellement Irlandais.   

No Other Choice de Park Wan Chook.

J'ai eu la puce à l'oreille pour ce réalisateur dont le nom est revenu 2 autres fois dans le passé pour des projets de visionnement, mais toujours sans succès de visionnement de ma part. je n'arrive pas à mettre les yeux sur un de ses films. Voilà qu'on parle d'un chef d'oeuvre de la part du réalisateur Sud Coréen. Utilisant un acteur qu'on a connu par Squid Games, il adapte une nouvelle de l'auteur Donald Westlake, qui était aussi auteur d'un film que j'avais beaucoup aimé, The Grifters, une autre histoire de fripouilles qui magouillent de manière plutôt croche. Du parfait imparfait. Ça me plait. 

One Battle After Another de Thomas Paul Anderson.

Celui-là, je l'ai vu. Et aimé. Je suis grand fan de Thomas Pynchon duquel le film est assez librement inspiré. Mais j'ai surtout aimé les parallèles narratifs avec ce que ICE fait en ce moment comme terrorisme aux États-Unis, même si on prend grand soin de ne pas identifier ni de situer ou de dater l'action qui se déroule sous nos yeux, on peut faire le reste du chemin tout seul dans nos têtes. On y découvre de bonnes actrices. Un doigt d'honneur est aussi subtil envers l'administration actuelle et pour une rare fois depuis What's Eating Gilbert Grape, A Bronx Tale & The Basketball Diaries, je n'ai pas eu l'impression de voir Leonardo Di Caprio, mais un personnage. Intéressant décor. 

Train Dreams de Clint Bentley

Mon grand-père maternel était soudeur pour le CN. Roméo qu'il s'appelait. Oui, comme dans les livres, du côté de mon père, sa mère était une Juliette. Ça ne s'invente pas. J'avais un grand-papa Roméo et une grand-maman Juliette. Tous deux décédés dans ma première année de vie. J'étais né pour vivre dramatico-romantique. Ses collègues l'appelaient Méo-penché pour rire. Mais il ne tapochait pas les gars du quartier. Je suis fan de William H. Macy, Joel Edgerton, Felicity Jones et Kerry Condon. Les 4 sont dans le film. Et ça raconte "travailler les rails d'un train". Je sens qu'il y a un peu de Jones là-dedans.    

Nouvelle Vague de Richard Linklater

Un film sur la nouvelle vague française du cinéma de 1959 ? dispo sur Netflix ? 

Pas besoin d'en dire davantage, ce sera vu de ma part avant 2026. 

Orwell 2+2= 5 de Raoul Peck.

Je suis grand fan de George Orwell. Nous devons rendre Orwell à nouveau fiction. Trop réel nous le vivons. Grand visionnaire tellement en avance sur son époque, j'aimerais avoir le tiers de son cerveau . Il n'a jamais été plus actuel. 

The Perfect Neighbor de Geeta Gandbhir

Celui-là aussi, je l'ai vu. C'est sur Netflix. C'est déroutant. C'est le racisme ordinaire et décomplexé actuel aux États-Unis. Ça s'est passé en 2022. Je l'ai écouté avec quelqu'un d'inconsciemment raciste, qui a dit 2 fois, sans le réaliser, "pauvre madame" en parlant de celle qu'on ne pouvait pas trouver qui faisait pitié. Troublant à bien des niveaux. 

Bugonia de Yorgos Lanthimos.

J'ai vu tous les films du réalisateur d'origine grecque. J'ai toujours aimé. J'ai même acheté Poor Things. Une femme d'affaires à succès est kidnappée par des têtes brûlées convaincus qu'elle est extra terrestre. Y a quelque chose du culte MAGA et du complotiste naïf là-dedans. Vous ne savez encore rien sur nous, extra-terrestres. Amusant. 

L'Étranger de François Ozon.

J'ai souvent aimé Ozon. Adapter Camus avec style ? un auteur si important dans ma vie ? N'en dites pas plus, je verrai. Au "pire" je vais même acheter. 

Aussi; Highest To Lowest, je ne m'ennuie jamais avec Spike Lee, A Big Bold Beautiful Journey de Kogonada, parce que madame voudra pleurer là-dessus, Anemone, pour l'O'Reilly dans mon sang, Sorry, Baby, par curiosité, Jay Kelly parce que sur Netflix, facile à voir vite et George, j'aime généralement ses choix de films, Un Simple Accident, parce que j'ai aimé son dernier film à lui, Father, Mother, Sister, Brother parce que Jim Jarmush et Tom Waits, Die My Love qui me semble cauchemardesque et Le Train, du fantastique ? au Québec ? oui. J'en ai envie.