vendredi 27 février 2026

Le Ranch Ignoré (mais de moins en moins)

Il a été lu, dans les dossiers Epstein, si volumineux, si tristes à consulter, que la plupart en deviennent aveugles et immunisé(e)s. que Jeffrey E. a commandé, le 12 juin 2018, 330 gallons d'acide sulfurique. 

Vous savez cet acide qui fait fondre les masses humaines. 

Il a été lu, de la part de Keith Frankel, un associé de J.E. et un donateur important au parti républicain, dans un échange entre lui et J.E., qu'il se questionnait sur les "body boxes"...

 "Are the body boxes, ready to pick-up ?" ou si vous préférez:

"est-ce que les boites à corps sont prêtes à être récupérées ?"

Il existe des images d'adultes, dans les dossiers Epstein, que je ne veux pas reproduire ici, d'adultes, dis-je bien, près de draps posés sur ce qui semble être un corps au sol. En extérieur. Sur le site d'un ranch. 

Le ranch qui n'intéresse pas le Département de la Justice des États-Unis. Mieux redéfini comme les protecteurs/protectrices de pédophiles. Malgré les entrevues d'un FBI moins corrompu des survivantes du trafic sexuel passé de l'île de tous les scandales, malgré les dossiers Epstein dans lesquels ses témoignages sont désormais caviardés, mais pas tout le temps en ce qui concerne les victimes, puisque ce sont surtout les abuseurs qu'on veuille protéger, et principalement le pédoprésident, aucune enquête n'est prévue pour celui qui prend l'avion pour aller sabrer le champagne avec l'équipe Olympique des États-Unis, sans y avoir aucun rapport avec quoi que ce soit. 

"Nous sommes enfin respecté de par le monde" dit l'olibrius mardi. Au contraire, jamais les États-Unis n'ont paru plus risibles que présentement. 

L'Angleterre a soustrait de sa royauté le Prince Andrew. Puis, l'a arrêté. On a aussi arrêté l'ancien ambassadeur des États-Unis, à Londres, Peter Mandelson. Ils ont les sous, ils sont vites relâchés, mais les eaux bougent. L'ancien Premier Ministre de la Norvège, Thorbjorn Tagland, a aussi été arrêté et questionné sur sa présence dans les dossiers Epstein, pendant ses fonctions. Mais aux États-Unis, même si on sait que son nom y apparait plus de 38 000 fois, on écoute encore un président sénile nous mentir pendant 1h47, un mardi soir d'hiver. Devant une foule qui expulse un homme qui ne fait que brandir une pancarte disant que les gens à la peau noire ne sont pas des singes. Ce qui est tristement vrai et devait être dit car le président dément publie du vidéo raciste associant humains à la peau noire et singes. 

Autour de 58% des dossiers Epstein ont été rendus publics. Ils devaient l'être à 100% en automne dernier. Chaque jour est un nouveau crime. Et dans ces dossiers, il y a ce que je vous mentionne plus haut. (plus encore, demain).

Il y a mention du "ranch" de New Mexico appelé maintenant San Rafael Ranch (anciennement) Zorro Ranch et appartenant à Don Huffines. Ou du moins à sa famille. Depuis 2023. En 2019, la présidence était celle de Trump. Et on avait alors refusé l'accès au site aux enquêteurs sur le site. Sans raison apparente. Mais bien entendu parce que Trump n'a que des choses à cacher autour d'Epstein.

Mais là, février 2026, avec LA gouverneure Démocrate de New Mexico, Michelle Lujan Grisham. a choisi de réouvrir une enquête si le FBI ou le DOJ ne fait toujours rien, et comme ni Kash Patel, ni Pam Bondi ne parle d'ouvrir une enquête, alors Michelle prends le flambeau. Et fera enquêter le site. 

Où on dit que les corps "de filles d'origines étrangères" y seraient peut-être enterrées. Don Huffines a maintes fois confirmé qu'il coopérerait entièrement à toute enquête. Il avait acheté le ranch dans le but précis que cet endroit, baigné de noirs possibilités, deviennent une retraite chrétienne. 

Oui, il est aussi un peut bête. 

Peut-être que, depuis 2023, a-t-il été amplement "guidé" par le gouvernement criminel en place et a réussi à si bien tout cacher/modifier/liquider ce qui pouvait être incriminant. C'est peut-être ce qui lui fait ouvrir les bras à toute visite.

Mais peut-être aussi parce qu'il serait...pur? C'est un pur MAGA, du Texas.

AUCUNE des survivantes des griffes dur réseau, réseau qu'Epstein bâtissait de jeunes filles étrangères, forcément naïves, et d'un quartier très défavorisé, assez près d'une de ses demeures, où l'encadrement familial était quasi inexistant, AUCUNE de ces femmes n'a été reconsultée par le FBI (Patel) ou le DOJ (Bondi). 

Peu à peu, ce ranch pourrait mettre la lumière sur quelques squelettes. 

Le pédoprésident tente de détourner l'attention de tout ça avec une adresse à la nation digne d'un monologue de Polonais saoûl passé minuit, avec des menaces contre l'Iran qu'il ne mettra pas à exécution, avec des menaces de toute sorte, car les gens faibles ne carburent qu'à ça. 

Mais un jour, un jour qui promet beaucoup, un jour heureux, ces sales tomberont. 

Un à un. 

jeudi 26 février 2026

Deux Morts Réétudiées

Le 5 avril 1994, le chanteur de la formation Nirvana, Kurt Cobain, s'enlève la vie. On le découvre trois jours plus tard. Dans la serre au-dessus du garage de sa maison de Seattle. Les rapports de police mentionnaient une blessure par balle et une forte concentration d'héroïne dans son sang. Une lettre écrite à à la main, posée à proximité, semblait confirmer l'intention. "Ça fait longtemps que j'ai pas entendu de bonne musique" disait-il, entre autre. Les muses créatrices ne lui parlaient plus. Le monde du rock avait pleuré.

L'artiste, devenu prisonnier d'un rôle d'icône qu'il n'avait pas demandé, de la pression qui accompagne un tel titre, du regard constant du public, des attentes d'autrui, tout cela a formé une pression invisible et écrasante qui l'a poussé à commettre l'irréparable contre lui-même, un soir de printemps. 

La mort du porte voix d'un nouveau genre de musique semble si irréelle pour certain(e)s, alors, qu'on refuse d'y croire. Même si ses états d'âmes sont écrits dans son journal, dans ses chansons, et entendus auprès de sa famille et ami(e)s. Le réflexe collectif de déni est important. Il ne peut pas s'être soustrait à la vie comme ça, tout lui avait tant réussi. Comme sa relation amoureuse avec Courtney Love est instable, comme le taux d'héroïne trouvé dans son corps était si important que plusieurs disent qu'il lui aurait été impossible de manipuler une arme avec précision, et comme sa lettre d'adieu parle au tout début de sa passion pour la musique qui se perd, puis change dramatiquement de ton et d'écriture, parlant de s'enlever la vie, comme si avait rajouté le dernier bout d'une autre main, comme tout ça semblait suggérer du "pas suicidé", les théories du complot ont beaucoup poussé.

"C'est Courtney!" plusieurs ont crié, et bien non, aucune preuve ne suggère la chose. Aucun preuve crédible n'a jamais confirmé qu'elle pouvait y être impliqué. Un documentaire sensationnaliste appelé Kurt & Courtney jouera de cette théorie en mettant l'accent sur des zones d'ombres plutôt que sur les conclusions officielles. 

Kurt Cobain avait une grande tolérance face aux drogues fortes. Les autorités de Seattle ont conclu à un suicide et l'affaire a été réexaminée à plusieurs reprises sans changement de verdict. Le doute persiste toutefois puisqu'un détective, en manque d'attention, a choisi de réouvrir une enquête sur le sujet. 

En réalité, le doute vient moins de preuves solides que d'un mélange d'émotion, de zones floues perçues et du besoin humain de chercher une explication plus complexe à quelque chose qu'on ne comprend pas encore complètement: le suicide. 

Le 10 août 2019, dans une cellule du Metropolitan Correctionnal Center de New York, on a retrouvé Jeffrey Epstein sans vie, suggéré pendu. 

Il y a 150 caméras sur le site dont une directement dans sa cellule. Du 29 juillet au 10 août, les caméras n'étaient pas fonctionnelle. Oui, elles diffusaient des images en direct, mais le système d'enregistrement ne fonctionnaient convenablement pas. Dans ce qui a pu être enregistré, une minute, autour de minuit, au moment où il se serait pendu, est parfaitement manquante. Comme si on l'avait effacée, Epstein aurait tenté de suicider un mois avant, mais ces images là ont aussi disparus. Ont-elles jamais existées ? La question se pose légitimement. 

Epstein était aussi placé dans une unité anti-suicide. Donc une unité où on surveille justement en permanence, tout moyen de s'enlever la vie afin de ne pas donner accès à ceux-ci, aux potentiels suicidaires. Cette mesure a été, tout juste avant sa mort, levée...

Les deux gardiens affectés à sa chambre n'ont pas fait les rondes obligatoires la nuit de sa mort. 

Beaucoup de négligences.

Ou beaucoup de couverture d'un crime...

Sa mort convient à beaucoup de privilégié(e)s, potentiel(le)s abuseurs sexuels, ce dont il était accusé, en plus du trafic sexuel dont il aurait été trouvé facilement coupable. 

Nancy Mace, représentante Républicaine, affirme vouloir ouvrir une enquête sur l'impossibilité d'un suicide en ce qui concerne. Jeffrey Epstein. 

 Dans les deux cas de morts réétudiées, ça sent fort l'opportunisme personnel. 

Le mauvais opportunisme. Celui qui consiste à changer de principes au gré du vent pour servir ses propres intérêts. 

mercredi 25 février 2026

A La Recherche Du Temps Perdu********The Beauty & The Damned de F.Scott Fitzgerald

 Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'un des mes 3 immenses passions: la littérature !

Lire. c'est accepter de plonger dans l'univers des autres, de se frotter aux observations d'autrui, c'est choisir de faire face à des nouvelles idées, ouvrir des sens, étendre ses horizons, apprendre, c'est découvrir des styles, des courants de pensées, c'est se dessiner des films dans sa tête, c'est défier ses propres préjugés. s'en créer peut-être de nouveaux, c'est se calibrer sur le rythme de la respiration de quelqu'un d'autre.

Et respirer, c'est vivre. 

THE BEAUTY AND THE DAMNED de F.SCOTT FITZGERALD

En 1920, F.Scott Fitzgerald connait un succès fulgurant avec This Side of Paradise. Un roman qui saisissait asses finement le "jazz age" des années folles. 5 ans plus tard, The Great Gatsby allait explorer avec acuité les thèmes qui feront la signature de l'auteur, et fait écho à une époque axée sur la jeunesse dorée. le rêve américain, l'argent, l'oisiveté et la désillusioné. `

Entre les 2, en 1922, quelque chose de plus intime. Mais d'assez formidable. 

L'histoire d'Anthony Patch et de Gloria Gilbert, alter ego de F.Scott Fitzgerald et de sa femme Zelda Sayre, mettant en scène la lente décomposition d'un couple prisonnier de ses illusions, d'une certaine débauche morale, et de son narcissisme. 

Patch est un jeune homme issu d'un milieu aisé New-Yorkais, petit-fils d'un magnat riche et puritain, vivant dans l'attente d'un héritage qui doit assurer sa fortune. Diplômé de Harvard, cultivé mais indolent, Il incarne une génération désorientée après la Première Guerre Mondiale: brillante en apparence, mais profondément vide. Il ne travaille pas, ou si peu, préférant mener une vie mondaine ponctuée de dîners, de fêtes et de discussions intellectuelles stériles. 

La rencontre avec Gloria Gilbert, jeune femme d'une beauté éclatante, marque le début du récit. Gloria est consciente de l'effet de son charme et le revendique comme son principal capital social. Leur mariage repose moins sur une véritable maturité affective que sur une fascination réciproque. Anthony admire sa beauté, Gloria admire la promesse de richesse et de raffinement qu'incarne Anthony. Leur union devient rapidement théâtre d'affrontements d'ego. d'ambitions frustrées et de dépendances mutuelles.

Profondément ancré dans la réalité des années 20, cette période souvent appelées les années folles, Fitzgerald, lui-même figure emblématique de cette période aux côtés de son épouse Zelda, s'inspire largement de son propre mariage qui a connu la célébrité, les excès, les fêtes luxueuses, avant de sombrer dans la décrépitude et le multiples tensions conjugales. Cette proximité autobiographique confère au roman une intensité presque confessionnelle.

L'un des thèmes centraux du livre est l'illusion de la richesse. Anthony vit dans l'attente passive de l'héritage de son grand-père. Cette attente devient un piège. Elle le dispense d'agir, d'entreprendre, de se construire une identité propre. Fitzgerald critique ici une aristocratie Étatsunienne fondée non sur le mérite, mais sur la rente. Le rêve américain, censé reposer sur l'effort individuel, se trouve vidé de sa substance. Anthony n'est pas un homme qui s'est fait tout seul, il serait héritier d'une fortune qu'il n'a jamais gagnée.

Gloria, de son côté, est prisonnière d'une autre illusion: celle de la beauté éternelle. Elle craint le temps. Redoute de perdre son pouvoir de séduction et se voit déchue avant même que les premières marques de vieillissement n'apparaissent. La beauté devient capital fragile, soumis à l'érosion des années, et affaiblie par une surconsommation d'alcool guidant vers la folie. Quand les opportunités d'une carrière dans le milieu du cinéma, pour Gloria, ne se matérialisent pas, son désarroi s'intensifie. L'alcool passe de rivière à océan. Devient destructeur. 

Les fêtes deviennent moins charmantes, plus lourdes marquées par les disputes et l'amertume. Gloria glisse dans une forme d'autodestruction. La déchéance n'est pas romantisée. Et on aura uniquement le point de vue du mâle auteur. Qui puise dans sa propre vie. Est-il fiable ?

Les idéaux patriotiques et la réalité d'une génération désenchantées y sont intelligemment exposés.

Les dialogues sont vifs et brillants. Révèlent la superficialité des personnages tout en laissant transparaître leur vulnérabilité. Fitz capte les atmosphères, les salons new yorkais, les appartements luxueux, les plages estivales qui seront les mêmes que celles de Seymour et Sybil dans A Perfect Day For Bananafish, de J.D. Salinger, une nouvelle elle-même rappelant la nouvelle May Day, du même F.Scott Fitzgerald.

L'argent ne réparera rien de la fissure qui s'est faite entre Anthony et Gloria. Cette critique sociale et tragédie intime, annonce déjà les obsessions majeures de l'auteur, soit la fascination pour le luxe, la conscience aigüe de la fragilité du bonheur et une étape essentielle pour comprendre l'évolution de l'auteur et la naissance de son univers littéraire.  

Plus que jamais, en 2026, plus de 100 ans plus tard, la richesse, on le comprend, n'est plus le graal sain d'antan. 

mardi 24 février 2026

Savoir Écouter

Mercredi dernier, la formation irlandaise U2 a lancé un mini-album surprise dont la première chanson rend hommage à Renée Good, mère assassinée du Minnesota par le groupe terroriste ICE, le 7 janvier dernier, une chanson empreinte de fureur, beaucoup plus qu'une chanson de deuil. Dira Bono.

Certaines (jeunes, j'imagine) personnes ont découvert U2 ainsi. Certain(e)s égaré(e)s ont aussi déclaré:

"Mais depuis quand U2 est il un band politique ?..."

(...)

J'ose croire que c'est de l'ironie de l'internet que personne ne saisit.

La réponse est 1968. L'Irlande de The Edge, Bono, Adam & Larry a vécu les "troubles". De l'Intérieur. Ils avaient respectivement 7, 8, 8 et 7 ans quand le conflit a commencé. 37, 38, 38 et 37 ans quand ça s'est terminé officiellement. 

C'est dans leurs veines. 

Mais avant qu'on ne devienne U2, quand on était Feedback à 12-14 ans et The Hype un peu après, avec Gucci, Gavin Friday et Dick Evans, frère de the Edge autour, on ne peut pas dire qu'ils étaient si poliitques dans leurs chansons. 1983, avec leur album War, peut marquer le début d'une conscience politique partagée dans le band, principalement chez The Edge et Bono, mais aussi chez Adam & Larry Jr. 

The Edge a même eu son surnom parce qu'il était le plus expérimental du band et que qu'il avait un "angle" politique certain. Comme Paul Hewson, dit "Bono". 

Voici une vingtaine de morceaux sur l'ensemble de l'oeuvre de U2, définitivement politique.

Sunday Bloody Sunday est un morceau clé du groupe Irlandais. Ce sera un premier grand hit international et The Edge, vivant des moments difficiles dans son couple,  s'inspire directement du massacre de Derry de 1972. L'intro de batterie est un son charnière des adolescences de la génération X.

New Year's Day est inspirée par la Mouvement de Soldarité Polonais (le Solidarnosc), un mouvement anti-communiste des jeunes années 80. 

Seconds critique la course à l'arme nucléaire dans la Guerre Froide. L'obesssion de l'armement militaire. Et les décisions qui mettent en péril la vie des gens ordinaires.

The Refugee on parle du statut déplacement des réfugié(e)s et du prix humain des conflits politiques.

Ces 4 chansons sont littéralement issus d'un album appelé...War.  Nous sommes en 1983.

Pride (In the Name of Love) et MLK hommages direct au pasteur des États-Unis Martin Luther King. Célébration de l'activisme pacifique. Un appel à l'égalité des races aussi. 

The Unforgettable Fire. Morceau composé après une visite sur les sites de Nagasaki et Hiroshima, dévasté par l'arme nucléaire, la chanson parle du coût humain de la destruction technologique.

Nous sommes en 1984.

Sin City. Chanson littéralement anti apartheid en Afrique. Dur de ne pas faire plus politiques. 

Nous sommes en 1985.

Bullet The Blue Sky. Morceau inspiré directement de l'implication des États-Unis au Salvador, de la violence et de l'hopicrisie autour de la crise politique en Amérique Centrale. 

Red Hill Mining Town. Inspiré des luttes économiques des travailleurs des mines en Irlande du Nord. 

Mothers of the Disappeared. Chanson rendant hommage aux mères de la Plaza de Mayo, en Argentine qui protestaient par rapport à la disparition de leurs fils, pendant la dictature entre 1976 et 1983. 

Nous sommes en 1987.

Freedom For My People. Une des 2 chansons de U2 qui ne soient pas chantée par un des membres du band de toute leur oeuvre (l'autre étant The Wanderer en 1993, chantée par Johnny Cash). Sterling Magee chante les droits civils aux États-Unis pour les gens de couleurs. Sur une musique de lui et Adam Gussow. 

Silver & Gold. Un autre chanson clairement anti apartheid à propose de la ségrégation raciale en Afrique du Sud. 

Nous sommes en 1988

Miss Sarajevo. Chanson inspiré du conflit en Bosnie qui a duré de 1992 à 1995, et d'un concours de beauté que les femmes avaient organisé afin de garder le moral pendant le siège de Sarajevo. L'absurdité de la résilience des civils en plein conflit. 

Nous sommes en 1995.

Please !. Inspirée elle aussi des Troubles, en Irlande du Nord, à un an de signer la traité de paix final. 

Nous sommes en 1997.

Peace on Earth
. Avec un titre pareil, ai-je besoin d'en dire davantage ?

Walk On. Hommage à la Birmane Aung San Suu Kyi, pro-démocratie et qui a été gardée prisonnière de sa maison, pendant plus de 21 ans. 

Nous sommes en 2000.

The Hands That Built AmericaChanson tirée de la trame sonore du film de Martin Scorsese, racontant les luttes immigrantes (très irlandaises0 qui ont construit New York. 

Nous sommes en 2002.

Love and Peace or Else. Chanson respectant son titre et proposant une vie anti-guerre respectant les droits humains. 

Nous sommes en 2004. 

Cedars of Lebanon. La chanson parle de l'engagement militaire des États-Unis au Moyen-Orient, plus particulièrement de l'Irak et du Liban. Écrit de la perspective d'un soldat impliqué se questionnant sur le prix du coût humain.. . 

Nous sommes en 2009.

Raised by Wolves. Encore inspiré des Troubles en Irlande, on y parle des enfants pris en otage et déplacés pendant le conflit et toutes les cicatrices de ce sale conflit.

Sleep Like a Baby Tonight. On y explore la violence, la complicité et le poids émotif des conflits guerriers.

Nous sommes en 2014.

Summer of Love. Inspiré des luttes en faveur des droits civiques, de l'activisme avec comme "arme", l'amour. 

Red Flag Day On y parle de la frustration politique

Nous sommes en 2017.

Y a -t-il un doute sur l'implication politique de U2 ?

Faut vivre sous une roche pour ne pas l'entendre. Leur mini album de 6 chansons lancé mercredi dernier est 100% politique.

Un band qui a des titres d'albums comme War ou How To Dismantle an Atomic Bomb et qui a chanté au moins deux fois très anti-apartheid et si souvent sur les Troubles ne laisse aucun doute sur ses implications politiques. 

"Mais depuis quand U2 est il un band politique ?..."

Depuis toujours. U2 est un band qui s'appelle comme ça PARCE QUE politique. Dis moi que tu hais U2 que je te barre de tout. 

Tout est politique, car la politique n'est rien d'autre que l'art de choisir et de décider et l'être humain le fait chaque jour, à chaque instant. Si vous choisissez encore d'haïr U2, peu importe la raison, je vous méprise.  U2 écoute le monde que vous n'écoutez pas.

Écoutez ce qu'on vous dit. Ce qu'on vous chante. 

Nous sommes en 2026. 

lundi 23 février 2026

Le Vertige

C'était la stratégie de Steve Bannon.

Leur tirer tant de merdes à tous les jours, on ne saura plus où s'insurger, on s'en lassera, on en oubliera le vrai du faux. on aura tant le vertige que ce sera "le nouveau normal". La fatigue mentale. On aura un pédophile comme président, un voleur, dément, pion des élites des États-Unis, le parfait idiot Étatsunien pour pouvoir conserver, comme dans "conservateur" la richesse personnelle, mais idéalement, la grossir.

Nous sommes tous témoins, de partout dans le monde, si on est le moindrement intéressé(e)s par l'actualité du plus grand syndicat du crime de l'histoire politique publique. 

Il est temps de se convaincre ce qui est tragiquement très clair: l'administration Trump se comporte tous le jours comme le plus grand syndicat du crime aux yeux de tous, comme une massive entreprise criminelle. Elle ment, fait de l'extorsion, vole, triche, et assassine au nom d'une autorité dont le costume ne ressemble qu'à une dictature. Ils sont en ce moment sur une série de crimes publics qui rendraient Al Capone si jaloux. Elle le fait passer pour un amateur. 

Cette administration a assassiné Renée Good et Alex Pretti, les a étiquetté(e)s comme des terroristes civils et potentiels assassins, et a permis à leurs meurtrier de rester 100% protégés et libres. Elle a relâché des milliers d'agents de ICE minimalement formés, anciens envahisseurs du Capitol et suprémacistes blancs, afin d'infliger la terreur sur le peuple, et principalement contre ceux et celles qui ne votent pas du côté des tricheurs. Contre les gens d'origines étrangères et contre les Femmes. L'administration a violé la constitution sur une base hebdomadaire, en les arrêtant tous les jours malgré le 1er amendement, sans mandat, sans processus judiciaire légal, les emprisonnant au gré de ses envies sans explications, et a tué des douzaines de civil(e)s en mer, si ce n'est pas plus, sous le prétexte qu'ils pouvaient peut-être contenir immigrants illégaux, drogues, ou les deux. Sans complètement vérifier. Alors qu'on sait que seul le pétrole Venezuelien les intérressait. Même si ils avaient été transporteurs de drogues ou d'immigrés illégaux, ils/elles avaient droit à un procès pour ce qu'on soupçonnait leur reprocher et qui n'a jamais été prouvé. 

Qu'on a aussi cessé de faire, depuis qu'on a kidnappé leur leader. 

L'administration a pardonné et sorti de prison les milliers de criminels qui avaient tenté de renverser le gouvernement, au Capitol, et qui avaient battu les trop peu nombreux policiers sur place. Elle a transformé le département de la justice, qui fût un temps indépendant et au service de la justice, en groupe de protection partisan de riches influent(e)s et de pédophiles, et en instrument de vengeance personnelle, en cuisiniers de fausses accusations ou de dossier cherchant à les trainer en cour, TOUTES les causes ont été déboutés avant procédure; cette administration de violeurs a menacé de faire disparaitre la souveraineté de plusieurs pays, dont le nôtre, elle a aussi déclaré que 6 représentants démocrates soient "exécutés" quand ceux-ci ont fait un appel aux soldats de désobéir les décisions qui seraient illégales.

On a publié grossièrement des dossiers Epstein où ce qui est protégé sont les abuseurs. 

Il est difficile, dans ce tourbillon de crimes perpétuels de s'accorder un peu de recul tant les tirs viennent de partout. 

Au moment d'écrire ceci, et ça ne fait pas toutes les manchettes, ce qui reste assez extraordinaire, on a surpris Elon Musk à avoir rempli d'avance des ballots de votes en prévision des élections...du 10 mars prochain, en Georgie...

Et le feu n'est pas pris dans l'état de Jackie Robinon et R.E.M. ?

Les États-Unis, l'Amérique et ses 35 pays, le monde, reste encore sidéré, car jamais de tel niveaux de criminalités n'ont été aussi au pouvoir aussi clairement ici. 

La protection, dans la diffusion des dossiers Trumpstein, est la plus grosse couverture criminelle transparent au vu et au su de tous.

Parmi ce qui a été rendu public: la fausse lettre de suicide de Jeffrey Epstein. Une lettre confirmée fausse dès décembre 2025, quand l'écriture ne correspondait absolument à celle de Jeffrey Epstein et surtout qu'il a été prouvé, par un FBI, pas encore corrompu par Kash Patel, que la lettre avait été rédigée 3 jours après la mort de Jeffrey. L'adresse de retour était de la mauvaise prison et il y manquait des signes de protocoles de correspondances de prisonniers. Comme son # de prisonnier.

La mort de Jeffrey Epstein.

Qui est un autre crime potentiel organisationnel largement étouffé.  

Un sujet dont je devrai bientôt vous reparler. Parce que Nancy Mace, représentante Républicaine à l'équilibre mental inégal, est officiellement dans la course, en 2026, afin de devenir gouverneure de la Caroline du Sud, et parle d'ouvrir une enquête sur ce qui lui parait impossible:  "le suicide de Jeffrey Epstein". 

Une autre personnalité des États-Unis immensément populaire des années 90 voit aussi sa disparition être réétudiée par des gens qui ont besoin d'attention.

Alors que la nôtre a le vertige, un vertige tellement souhaité par Steve Bannon, pour mieux nous berner. 

En saturant l'espace public de crises (Minnesota, crise fabriquée), de polémiques (ai-je besoin de citer des exemples ?) et d'informations contradictoires, on désoriente l'opinion, affaibli la confiance dans les institutions et rend les citoyens plus réceptifs à des récits simplistes, populistes...

...ou à un vieux monsieur qui divague au micro en disant n'importe quels chiffres.

Fâché contre les nuages.    

Il y aura discours à la nation demain, aux États-Unis. Diversion des dossiers Epstein. Déluge de bullshit.

dimanche 22 février 2026

Charles Premier, Décapité

 Notez les parallèle possibles avec l'autocrate pédoprésident des État-Unis.

Le 30 janvier 1649, devant la maison de banquets de son palais de Whitehall, à Londres, Charles Stuart, de son vrai nom, était au coeur d'un évènement qui symboliquement sera l'un des plus marquants de l'histoire commune de l'Angleterre, l'Écosse et lrlande. Moment charnière de l'histoire britannique. Sa décapitation.  

Marquant la fin d'une ère monarchique absolue et l'émergence d'une nouvelle conception du pouvoir politique. Cet épisode tragique fut le point culminant d'un conflit complexe ente la royauté, le parlement et et le peuple, connu sous le nom de la guerre civile anglaise. 

Charles 1er est monté sur le trône en 1625. héritant d'une situation déjà fragile entre le pouvoir royal et le parlement. Il n'a alors que 24 ans. Très tôt, son règne se caractérise par des tensions liées à son insistance sur le droit divin des rois, qui stipulait alors que le monarque exerçait un pouvoir absolu donné par Dieu. Cette vision le conduisit à gouverner sana consulter le parlement pendant de longues périodes, notamment lors de la personnal rule tyrannie durant plus de 11 ans, de 1629 à 1640. Une décennie au cours de laquelle il imposa des taxes et des mesures controversées, telles que la taxe marinière sans l'approbation des représentants élus. Ces décisions alimentèrent un ressentiment croissant au sein de la population et de l'élite politique. 

Les tensions atteignent leur paroxysme lorsque Charles tente de renforcer son autorité religieuse en imposant le modèle anglican à l'Écosse, provoquant le soulèvement connu sous le nom de guerre des évêques en 1639-1640. L'échec militaire et financier de ces campagnes força le roi à convoquer le parlement, qu'il ne consultait absolument jamais. et qu'il avait évité pendant plus de 10 ans. Cette convocation marque alors le début de l'hostilité ouverte entre le roi et le renié si longtemps, parlement. 

Culminant avec l'éclatement de la guerre civile anglaise de 1642

La guerre opposera les Royalites ou les "Cavaliers", fidèles au roi, aux Parlementaires appelés aussi les "Têtes rondes", qui soutenaient l'autorité du parlement. Les conflits furent non seulement militaires, mais aussi idéologiques. Ils portaient sur le rôle de la religion et les droits civiques. Après trois années de combats intenses, les forces parlementaires dirigées par Oliver Cromwell, remportent la victoire grâce à leur organisation militaire et à l'appui d'une part significative de la population. 

Charles est même capturé en 1647. Et cette capture ne met pas fin à la crise. Car il refuse encore de céder le pouvoir. 

Il devient alors symbole d'intransigeance et d'autoritarisme pour le parlement. Ses tentatives pour négocier et manipuler les deux camps aboutirent à une impasse. Finalement, les parlementaires radicaux, déçus par les concessions du roi et inquiets de son influence persistante, décidèrent de le juger pour haute trahison. La création du tribunal spécial pour juger un roi fut un acte sans précédent dans l'histoire européenne. Charles fût accusé de s'être opposé au bien commun et d'avoir provoqué la guerre civile, des accusations qui remettaient en cause la sacralité même de la royauté. 

Le procès, tenu à Westminster Hall, en janvier 1649, fût à la fois expéditif, politique et juridique. Charles refuse de reconnaître la légitimité du tribunal, affirmant que seul Dieu pouvait juger un roi. Son attitude calma certains, mais elle exaspéra les parlementaires, qui virent dans son refus une preuve supplémentaire de son obstination. Le jugement final fût clair: Charles 1er était reconnu coupable de haute trahison et condamné à mort. 

Le 30 janvier 1649, il fût exécuté par décapitation sur la place publique de Whitehall, à Londres. L'exécution fût soigneusement orchestrée, et le roi resta digne jusqu'au dernier instant, demandant à Dieu de pardonner à ses bourreaux. 

La mort de Charles eût un grand impact immédiat et durable sur la société anglaise. Sur le plan politique, elle mit fin à la monarchie absolue et ouvrit la voie à l'instauration de la République sous Oliver Cromwell, connue sous le nom de Commonwealth. Sur le plan symbolique, la décapitation d'un roi, à 49 ans, par ses sujets, bouleversa profondément l'ordre établi et marqua l'histoire européenne comme un moment où le pouvoir monarchique pouvait être directement contesté. la violence et la radicalité de cet acte choquèrent non seulement l'Angleterre, mais aussi les cours royales du continent, qui virent dans cette exécution une menace potentielle pour leur propres pouvoirs. 

Cependant, le modèle de la république ne survivra pas longtemps. À la mort de Cromwell, et avec l'instabilité qui a suivi, la monarchie fût rétablie en 1660. Avec le retour de Charles II d'Angleterre. 

Le 3e Charles, Charles III, celui qui est en selles scelle, cette semaine, a été ébranlé.

Mais pour ce qui est de la première partie de cette histoire vraie, y a encore des parallèles à faire avec ce qui se passe chez le roi fou d'en bas. 

On se permet encore, de rêver que la population se réveille...