lundi 23 mars 2026

Du Désir D'Autrui

 (à I.S.)

Cassandra était au bar, un petit bar de quartier où on y va pas tant pour flirter autant que pour s'accorder un peu de temps à soi, comme un fumeur/une fumeuse le fait sur ses heures de travail. Une pause dans le chaos du jour. Un moment où on ne vit que pour soi, se ramassant les idées sur les pour et les contres du jour, la valeur du temps, tout en désaltérant une gorge trop sèche d'avoir trop parlé, souvent pour rien, dans une journée de travail. Un verre de rouge en main. Une soirée de semaine. Tranquille, dans le bar.

Ce n'était plus l'heure du travail. Il était peut-être 19h. Les sportifs n'étaient pas dans le bar, ils étaient là où on diffusait le match de hockey. Au Québec, en fin de saison de la LNH, quand le club de la province se bat pour une place en séries, tout le monde est attentif. À cette heure-là, les fans des Canadiens de Montréal sont très près de leur télévision. Pas Cass. Elle s'en fout du hockey. Elle ne cherche pas d'homme, non plus. Enfin, si un se présente qui la tente, pourquoi pas ? mais ce n'est pas l'objectif d'être dans ce bar, en ce moment, là, ce soir-là. Elle a soif. Ce bar est près de chez elle. Ça se fait à pied. 4 minutes de marche. Elle boit une blonde comme elle les aime et se laisse bercer par la musique qu'elle a toujours trouvé de bon goût dans ce bar. Un croisement de souvenirs de Génération X et de nouveautés à la Billie Eilish ou Sombr. Le bar a quelque chose de cool puisqu'il n'est pas trop populaire pour être surpeuplé, ni trop désert pour s'y sentir seule et peut-être même, pas en sécurité.

Voilà pourquoi elle reste surprise de voir que ce soir là, un gars l'accoste au bar. Où elle est assise, buvant son verre, aux côtés d'un autre homme (il n'y a que 2 tabourets à ce petit bar), Thomas. Dont je vous parlerai bientôt. Semble avoir lui aussi autour de 40-45 ans. Celui qui accoste Cass est aussi dans la quarantaine. Enfin, il est si quelconque, qu'il reste sans âge. Il pourrait avoir 22 ou 52, on ne saurait faire la différence. C'est dire à quel point le charme ne rejoignait pas cet homme qui s'était présenté sous le nom biblique, Matthieu. 

"Je ne voulais pas interrompre ton moment avec ta bière, mais je me disais que si on ne se parlait pas, on allait rater le début d'une grand histoire, moi, c'est Matthieu, Matt...pour les ami(e)s."

"Salut, moi c'est Mélanie, a-t-elle menti, Mel comme dans mële-toi pas trop de ma bulle" a t-elle dit en souriant. "Pour l'histoire, ne t'inquiètes pas, je suis plutôt adepte de nouvelles très courtes, voire de post-it."  

"Ah ! l'humour ! j'adore. C'est un signe, non ? On a déjà un point en commun. Tu fais quoi dans la vie, à part casser la glace avec brio ?"

"Je travailles dans les assurances. Je passe mes journées à évaluer les risques."

"Et là, tu évalues à combien le risque qu'on soupe ensemble demain soir ?"

"Risque majeur Matt. Niveau tornade. Mon expert interne me conseille vivement de rester chez moi et de lire un livre."

"Je suis persévérant, c'est mon plus grand défaut"

"Et moi, c'est d'être extrêmement honnête. Par exemple, là, je sens que ma solitude me manque déjà beaucoup  alors qu'elle est juste assise en face de moi"

"Tu me donnes au moins ton compte Instagram ?"

"Non, je ne suis vraiment pas intéressée, désolée!"

"C'est bon, je respecte ta solitude" et Matt s'est poussé, déçu. 

Cass s'est alors retournée vers Thomas, à ses côtés. 

"Excuse-moi ?" demande-t-elle à Thomas qui buvait sa bière. mais avait tout entendu,

"Oui ?" (feignant ne pas avoir écouté)

"Si j'ai encore un fatigant du genre, ça te dérange si on prétend qu'on est un couple ?"

"Hein ? non. Pas du tout. "

"Et si il ne me croit pas, est-ce que je peux t'embrasser ?"

Emballé, inspiré, voire, un peu excité, car il trouvait Cass, agréable pour l'oeil lui aussi, Thom a dit: "Et si il ne nous croit vraiment pas, j'ai ici dans mon portefeuille un condom..." il joint les paroles aux actes et lui montre le condom. Elle lui fait un visage maternel suggérant "Calme-toi mon vieux, c'est pas là où je voulais aller..." des yeux. Il reprend tout de suite "OUI, oui, enfin, ça va, je jouerai le jeu...".

"Merci!"

"De rien" dit Thomas réalisant soudainement une idée qui lui nait. Il se rend à la salle de bain et appelle son co-loc, Loïc. "Yo Lo! tu dois venir au bar ! viens cruiser la fille à côté de moi, ne pose pas de questions, sois le plus pervers possible pour qu'elle te rejette, ça me fera gagner un baiser, allez! viens tout de suite!".

"Mais je ne suis pas rasé ! et qu'est-ce que j'ai à gagner ? " a répondu Loïc, mangeant ses Cheetos en écoutant le Canadien. Mais voilà, c'était entre les périodes et leur appartement n'était qu'à 4 minutes de marches aussi du bar, mais de l'autre direction de chez Cassandra. Ils ne s'étaient jamais croisés. Comme Thom avait vite raccroché, Loïc s'est senti le devoir de s'y rendre quand même. Sans se raser ou même s'arranger. Ce serait mieux encore pour être rejeté.

Arrivé au bar, il accoste Cass et reste saisi de la trouver si attirante.

"Salut, OH!...salut, moi c'est Loïc. Est-ce que je peux t'offrir un verre, parce que je te trouves vraiment charmante, mignonne, etc..."

Thomas lui fait signe dans le dos de Cassandre d'être plus vulgaire. Loïc enchaine.

"Ben tu sais quoi, je reste tout près, tu viens chez moi, on monte à l'appart, on est d'accord, la politesse c'est juste une perte de temps avant qu'on se voit tout nu, j'ai envie de te voir toute nue" Ce qui était vrai.

Cassandra s'est alors tournée vivement vers Thomas lui disant:

"...Excuse-moi est ce que tu peux..."

Thomas prend la balle au bond et dit à Loïc: "Excuse-moi l'ami, mais c'est ma blonde..." s'approchant de Cass pour l'embrasser et recevoir la même chose de sa part.

Mais Cass accueille sa face plongeant vers la sienne avec la paume de sa main et revire sa tête plus loin en précisant: "Nonononon, tu veux bien me donner ta capote ?"

"Hein ? Ma capote ?"

Il l'a sorti, elle lui a arraché des mains, et s'est levée "Merci, j'en ai pas sur moi, elle va servir, viens toi, on a des acrobaties à faire" et a quitté en vitesse avec Loïc.

Laissant derrière Thomas. Bouche bée. 

dimanche 22 mars 2026

Validations

 "Je me sentais jolie, pourrait supprimer prochainement"

...dépendant de quoi? 

De la validation sollicitée. 

Les réseaux sociaux comme Instagram, Tik Tok et autres applications, sont construits autour de la validations instantannée, des "j'aime", des commentaires, du no-mbre de vues. Ça pousse naturellement à publier du contenu qui va susciter une réaction. Le "je vais peut-être supprimer plus tard" exige validation rapide en imposant, consciemment, un sentiment d'urgence d'aimer, ou de commenter quelque chose comme "Mais nooooooooooon! une beauté comme ça, ça doit se partager!". 

C'est devenu un code social. Presque 100% féminin.  

On prétend que ça rend la publication plus "authentique". Rien n'est plus faux. C'est presque toujours du manque d'assurance ou de la simple manipulation. Personne ne peut prétendre y être insensible. Ça invite à rassurer, à donner confiance, (comme l'autoportrait) et il y a plusieurs réalités derrière tout ça. Les réseaux sociaux sont à la fois miroir social et aéroport. 

On y trouve de tout. 

Certaines fois, ce sont des stratégies conscientes de manipulations. On y mord tous. J'aime une publication qui me montre des belles jambes, l'algorithme est susceptible à la fois de me proposer ce type de publications par la suite, à la fois mon compte instagram sera soudainement peuplé "d'une" nouvelle abonnée à 0 publication, presqu'autant d'abonné(e)s. et qui vous parlera tout de suite dans sa description de profil, de son célibat. Je bloque 90% des gens qui s'abonnent à mon compte Instagram. Je suis sur Instragram par obligation. Pour être sur Threads, il le fallait. Mais je ne publie rien non plus (ne sais pas comment, ne veut pas le savoir) fréquente les "story" de mes ami(e)s, de temps à autre, et n'accepte que les amitiés réelles ou les comptes de personnalités connues. 

Pour moi, Instagram s'arrête là. Pour un collègue un peu naïf au travail, c'était autre chose. Il acceptait les comptes de "belles femmes" car il était désespéré de croire en l'amour. Il a même correspondu longtemps avec une "italienne qui travaillait dans une boucherie". Une belle femme, oui. Il me l'a montré. Elle lui a même envoyé un court vidéo d'elle en train de prendre son bain et d'elle faisant un toast avec deux de ses toutes aussi belles amies.  Quand il lui a envoyé une photo de sa voiture, elle lui a presqu'aussitôt parlé qu'elle devait s'absenter du travail. "Pour des raisons de santé". C'est là que j'ai été mis au courant de sa relation avec elle. De Pierrefonds à "l'Italie". Je lui ai parlé de la fraude potentielle "Qu'elle représentait".  Que de demander une photo de sa voiture, c'est évaluer ta fortune.  Ce collègue avait une belle voiture dispendieuse, malgré son modeste poste en entrepôt. J'ai dit à mon collègue de lui demande d'envoyer une photo d'elle à son travail dans sa prétendue "boulangerie". Elle l'a fait. En civil, comme si elle était cliente. De l'autre côté du comptoir, avec deux employés plus agés derrière le comptoir. Habillés en boulanger. Elle a sa sacoche en bandoulière, confirmant que ce jour-là, elle ne travaillait pas. Rien de convaincant que je lui avais dit. 
Pour l'impressionner, elle, j'avais suggéré à mon collègue de lui dire qu'il travaillait au gouvernement et non en entrepôt. Ce qu'elle lui avait aussi demandé, Toujours pour évaluer son portefeuille. Il l'avait fait. Quand elle a laissé quelques jours passer sans lui parler, il s'est inquiété. Quand elle a fini par le contacter, "l'heure était grave". Elle avait un grave problème de santé qui exigeait de coûteux frais. 

Le cholestérol...

(,,,)

Elle avait besoin d'argent. Ce qu'il lui a envoyé pendant que moi, son confident sur le sujet, était en vacances l'an dernier. À mon retour, je l'ai urgé d'arrêter ça, il se faisait flouer. Je suis traité pour gérer le cholestérol, c'est mal travaillé comme menterie, ça ne coûte pas 20$. Il lui envoyait plus de 200$, plusieurs fois, depuis deux semaines. Je le jugeait secrètement, mais il venait valider ça avec le validateur (c'est aussi mon titre de travail) et pour l'aider (tout en lui brisant le naïf coeur), je lui ai proposé de répondre:

 " D'accord, je travailles au gouvernement, mais je ne vous ai pas dit à quel ministère, celui de la cybersécurité. Nous avons pris tout ce temps pour vous géolocaliser, c'est maintenant fait, une branche de nos équipes internationales viendra bientôt vous visiter. À bientôt. Bonne journée."

"Elle" l'a aussitôt bloqué. Mon collègue était un peu brisé. Mais a compris. Ce qui ne l'a pas empêché de se trouver "une" autre amour virtuelle, mais au Québec, cette fois. Il ne me confessait rien cette fois. J'ai su après les faits. Il lui a aussi envoyé de l'argent, je ne me rappelle plus pourquoi et les deux fois qu'il a réussi à organiser des rencontres, cette personne a eu de bonnes raison d'annuler à la dernière minute. Là j'ai su. Je l'ai à nouveau urgé de cesser d'envoyer de l'argent à des gens qui ne sont très certainement que des abuseurs. 

Ce pauvre collègue a quitté pour de vrais problèmes de santé dont on ne mesurait pas la gravité, il y a plusieurs mois. Il est décédé cette semaine. Il n'avait pas 60 ans.  

Son coeur n'était pas que naïf. Il était malade. 

Je reconnais l'aspect esthétique, l'envie de validation, la fierté personnelle, la confiance affichée ou recherchée, qui est aussi présente absolument partout dans nos vies, auprès de nos ami(e)s, nos partenaires, notre public, nos entraineurs, nos employeurs, nos familles, dans toutes nos interactions sociales. 

Un collègue qui ne répond plus au "Bonjour" matinal au bureau peut mener mentalement jusqu'à "Serais-je limogé(e) ?"   

Mais il y aussi grand vide. La dépendance du regard des autres donne raison à Jean-Paul Sartre qui disait dans les années 40, "L'enfer c'est les autres".

Mon inconfort face à tout ça nait principalement sur mon envie de valoriser des relations où l'attention n'est pas "arrachée" mais naturelle. 

Je crois que c'est encore un bon filtre. 

 Le validateur que je suis au bureau a demandé ses vacances cet été et a eu la bénédiction de son employeur. Devinez-où. début juin ? Oui, en Italie, j'irait peut-être "la" retracer...:)

samedi 21 mars 2026

Réinventions

Musicales.

J'ai lu beaucoup dernièrement sur des artistes qui "revenaient" (comme U2, The Cure) et sur ceux qui "gardaient le même son" et ceux qui avaient osé se réinventer. Assez délicieusement. 

Enfin c'est selon. C'est toujours subjectif tout ça. Certains diront encore que U2 fait toujours la même chose, ce qui reste injuste et je vous les offrirai dans les 10 artistes plus bas. Mais The Cure offre aussi du pur The Cure, on les reconnait dès les premiers accords. Et j'ai trouvé archi formidable.  

10 artistes qui se sont renouvelés de manière sonore, favorablement, selon moi. Mais pas juste moi.

 Les ventes ont suivi.

Wire. Ce band de Londres a offert une trilogie à la fin des années 70, où déjà, le son allait changer à Vitesse grand V d'une année à l'autre.  Le premier album est un classique punk, une année charnière. 1977. Le punk est au sommet de sa popularité. Leur premier album comprend 21 chansons, souvent très courtes, (moins de 2 minutes, même une de 28 secondes!), du minimalisme même musical par moments, où comme le style punk le suggère, on ne joue que plusieurs fois les mêmes trois-quatre accords. Les guitares sont cinglantes, la structure pop est déconstruite, l'énergie y est brute. L'album du milieu en est un de transition introduisant des morceaux plus mélodiques et atmosphériques. Le 3e album est considéré comme tout aussi intéressant. Ce sera leur plus vendu. Post punk expérimental, atmosphérique et même progressif. Les morceaux sont plus longs et plus complexes. Les synthés sont plus présents, les effets de guitares aussi. Production sophistiquée. On fera encore 14 albums sur les 41 ans suivants, mais ces trois là, où entre le premier et le 3e, en 3 ans, font un pas de géant sonore, resteront les plus mémorables et les plus payants pour eux. 

U2. Après le décevant album double Rattle & Hum, de 1988, qui suivait le phénoménal succès gospel/pop/folk de Joshua Tree, en 1987, U2 se réserve encore Daniel Lanois et Brian Eno à la production et se rend à Berlin pour y créer de la magie. Un album que plusieurs considèrent leur absolu meilleur, moi de même, certains jours, croisant techno rock, rock industriel, shoegaze, un bijou sonore qui les ramène au sommet du monde musical populaire tout en restant niché, en quelque sorte. Les deux tournées qui suivront seront des plus lucratives de l'histoire de la musique. Rarement auront nous vu groupe se réinventer si habilement avec autant de succès populaire et critique. 

Eno revient tout de suite. Mais en solo.

Brian Eno. Enfin, je dis en solo, mais il se présente à nous d'abord, en groupe. Comme claviériste et bidouilleurs technique de l'excellent band Roxy Music. Il ne sera que des deux premiers albums des 8 du groupe de Bryan Ferry, Paul Thompson, Phil Manzanera, Andy MacKay, Graham Simspon. Sal Maida et Eddie Jobson. C'est ce dernier qui le remplace aux claviers. Mais le son qu'Eno explorait était peut-être déjà dans ce qu'il tramait avec Roxy Music. Son intro voulant reproduire l'atterissage lunaire de 1969, était presque déjà de style aérien. En solo, il lance 3 albums expérimentaux rock/pop de plonger plus précisément dans un style qu'il créera presqu'à lui seul, le nouvel âge. L'atmosphérique. Pas surprenant qu'il soit aussi devenu fin producteur/arrangeur aussi.

David Bowie. En 1975, il ose le plastic soul. Après des années folk/rock glam. Son premier #1 en Amérique du Nord s'y trouve. Un formidable (personnellement) album de transition suivra, un album où il était si cocaïné, et en lutte contre tant démons intérieurs, qu'il préfère ne pas s'en rappeler. Mais en 1977, il se rend à Berlin pour se sortir de la drogue (échec), avec ses amis, dont le même Brian Eno, dans le même studio qu'investira U2 des années plus tard, pour y tricoter mon album préféré à vie, un album sans single car à 50% instrumental et aérien, et à 50% plus rock/pop. Le studio refusera son album d'abord, avant de finalement céder. La même année, il lance un second album et joue aux héros avec un giga succès qui est sa pièce titre, et qui lui garde la tête hors de l'eau, avec la maison de disques, mais qui reste encore krautrock, avant-gardiste. Bowie sera toujours quelques pas en avance et c'est pas pour rien que le caméléon lui était associé. Il était pour lui-même, presque tout le temps, réinventé.

Rod Stewart. D'abord chanteur des Faces, puis chanteur pop et disco des années 70/80/90, il s'est toujours moulé aux styles que les époques commandaient, et avec succès. mais dans les jeunes années 2000, plus payant encore, est devenue son ère crooner. Amoureux de vieux standards musicaux, conscient de sont charme envers les femmes, et de sa voix au timbre unique, il a uni tout ça dans une sorte de chic, (route qu'a aussi empruntée Bryan Ferry, mentionné plus haut), reprenant majoritairement des morceaux jazz, de chansons contemporaines du passée, soul, du Great American Songbook.  Il y fait une fortune. Encore maintenant. À 81 ans. 

Elvis Presley. Quand le king est revenu de son service d'armée, même si il n'a jamais approché des combats, il n'était plus le même. Il était l'acteur poche qui allait chanter dans des films poches, mais avec des chansons, souvent pas si mal. Mais quand les Beatles, les Rolling Stones, The Who, Pink Floyd, Led Zeppelin arrivent d'Angleterre, le roi est déchu. Et déçu. C'était lui qui donnait la direction musicale aux États-Unis et voilà que ces mal peignés...On lui fait faire "un retour" en 1968 avec ses camarades rock n'roll qui aura beaucoup de succès, mais c'est dès l'année suivante qu'il commence une résidence permanente sur scène, à Las Vegas, Il se réinvente mais invente aussi un nouveau concept moderne de résidence à long terme avec l'International Hotel où il offrira 636 concerts entre le 31 juillet 1969 et le 12 décembre 1976. Il prend du poids sous les yeux de tous. Ce qui lui donne du coffre pour le style soul qu'il épouse davantage. le pop théâtral, la ballade mélodramatique, et le music-hall. 

Nick Cave. D'abord punk Birthday Party, il sera avec ses mauvaises graines, post punk, 18 fois entre 1984 et 2024. Et avec Warren Ellis comme proche collaborateur. C'est en février 1996, le lendemain de ma fête, qu'il lance Murder Ballads, avec ses mauvaises graines, suite à sa rupture avec PJ Harvey, dont il parlera de ses cheveux noirs et de son visage en forme de coeur de manière exagérée. Il sera soudainement plus piano et moins guitares multiples. Plus gospel et sombre. Plus ballades noires. Il chante même aux funérailles de Micheal Hutchence dont il est parrain d'un des enfants. Le style chansonnier au piano, chanteur à textes, à la voix et aux propos profonds, le suivront jusqu'à nos jours. En solo comme avec ses musiciens préférés.

Tom Waits. Je vous le détaillerai en 12 mois de dimanches l'an prochain. Quand il a derrière lui, 7 albums plus jazz, crooner, piano bar, smokey vibes, folk dylanesque, et une trame sonore partagée avec Crystal Gayle, il fait la rencontre amoureuse, de celle qui le transformera, Kathleen Brennan. Je sais qu'elle est amoureuse cette rencontre car non seulement, 44 ans plus tard, ils sont encore ensemble, mais aussi parce qu'elle l'a transformé, justement. Il devient plus avant-gardiste, expérimental, plus audacieux au niveau des percussions, plus théâtral, mais toujours, toujours, toujours, formidable. Je l'aime trop. Je tente de me rendre plus neutre d'ici 2027 afin de ne pas simplement l'encenser pendant douze mois de dimanches dans un blogue parallèle. Il développe son absolu style musical et vocal, pas pour tous, plusieurs préfèrent le plus accessible premìère partie de sa carrière. J'adore les deux. 

Radiohead. Ce formidable groupe est aussi promis à des dimanches de détails. Mais sur 6 mois. Et en 2028. Et après 6 mois de Depeche Mode. Quand Hergé lance Tintin au Tibet, en 1960, il est au coeur d'une important dépression. Ses colorées aventures sont soudainement dans un décor majoritairement blanc. Quand les Beatles se séparent, mais en restant ensemble, ils lancent The White Album. Quand David Bowie lance Scary Monsters, Super Creeps, il se sort d'un divorce qui a trainé si longtemps, il n'est pas au sommet de ses humeurs. La pochette est aussi très blanche autour de ce clown triste. Ok Computer, un des 3 meilleurs albums de toute les années 90, sera aussi très blanc de la pochette. Le chef d'oeuvre a été créé dans la douleur collective. Mais oui, c'est un chef d'oeuvre, critique et public et la pression n'en sera que plus forte. C'est tard, trois ans plus tard, qu'on choisit d'explorer plus technologiquement, avec un autre chef d'oeuvre (personnel) d'une audace assez remarquable, alors qu'on passe d'un band qui jouait régulièrement à la radio, au contraire. Radiohead devient niché. Et aura son petit frère presque tout de suite après, comme Heroes pour Low avec Bowie, Sticky Fingers pour Let It Bleed chez les Stones ou Zooropa pour Achtung Baby, avec U2. Formidable aventure sonore. 


           Finalement The Clash. Il existe parfois un monde entre leur premier album, très punk, et le dernier. Le groupe propose dès 1978, déjà extrêmement pop*. Principalement amenée par Mick Jones. C'est ce qui fera une certaine distance entre Joe Strummer et Mick Jones avec le temps. Quand Strummer écrira plus pop à son tour, il ne s'aimera pas, et va demander à Jones de chanter son morceau pour lui. J'écoute Train in Vain et je peine à croire que c'est le même groupe qui chantait White Riot. J'aime tous les styles qu'ont exploré The Clash.

Un band, dont je pourrais peut-être vous parler certains dimanches de 2029... 

* je savais que j'avais réussi comme père quand mon fils, à 10 ans, faisant de cette chanson sa chanson préférée

vendredi 20 mars 2026

Mathématiques Politiques

"We're living in United Stagnation"

- M.J.B. 

Nouvelle semaine en totale absurdité qui prend fin. 

Le vieux violeur a dit "on leur botte le cul, on a gagné, on est les plus forts"

Puis il a dit, comme un enfant ayant pris de l'alcool, une chose et son contraire. 

" Personne n'a voulu nous aider, et on a besoin de personne"

Ce qui rend l'incohérence encore plus lourde. Il est au sommet du monde, oui. Mais délire en permanence.

Israël lui a commandé une guerre et il s'en est servi pour enrayer la vague qui mettait l'accent sur son omniprésence dans les dossiers Epstein. C'est vrai, il a gagné là dessus. Tout a été suspendu en raison du conflit préfabriqué en Iran. Mais il n'a pas gagné nulle part ailleurs. Il a fait plus de 1000 morts depuis le 28 février. Et une quantité innombrable de soldats des États-Unis qui y sont encore pour l'écran du fumée d'élites qui veulent attirer l'attention ailleurs. 

32 soldats Israéliens ont été assassinés dans le Nord d'Israël lisait-on hier.

Christ que non. Un soldat n'est pas assassiné. Il meurt en devoir. Ça fait parti des possibilités dans ce qu'il/elle accompli comme tâches. La mort est une option extrêmement possible dans ses fonctions, qui n'en est pas une pour un cuisinier de restaurant en Pennsylvanie. 

 "Nos objectifs sont clairs, le président a été clair sur le sujet, le président des États Unis a été très clair sur les objectifs de la mission

Oui, il a bien voulu distraire de son comptable qui a confirmé ce que le président a nié cette semaine, soit que le nom de Trump était encore plus lourd qu'il ne le dit, autour d'Epstein. 

-Trump a payé une victime appelée Jane Doe 4, une somme d'argent afin qu'elle taise les accusations d'agressions sexuelles qu'elles comptaient utiliser contre le président. 

jeunes filles mortes, adultes brisées
-Il prétendait ignorer pas mal tout des jeunes filles autour d'Epstein, son comptable a dit qu'au contraire, il était en présence d'elles, très souvent, comme celui qui clappe des mains dans ce vidéo qu'on voit sans cesse passer partout, excité comme un ado chez les danseuses. 

-Il a aussi confirmé que contrairement à ce que le président a dit, jamais Jeffrey Epstein n'a "été mis à la porte de Mar-a-Lago. Plusieurs autres ont confirmé la même chose, un épisode voulant qu'il en soit expulsé n'est jamais survenu. Même qu'ils ont été vus souvent ensemble après le moment où Trump prétend l'avoir expulsé. 

-Lui qui disait "ignorer tout" dit au contraire que "tout le monde était au courant" en 2006, dans une conversation lâche avec le FBI, où il prétend qu'il est du côté de purs qui attendaient ce moment, lors de l'arrestation d'Epstein. Ça a aussi été révélé en sourdine d'un vidéo risible d'Israélienne qui pleure les bombardements contre des innocents...

...j'y reviendrai...

On voit de plus en plus de vidéos (MERCI TÉLÉPHONES!) de mâles prédateurs qui ne se gênent plus pour toucher les femmes qu'ils désirent un peu partout. Pas surprenant qu'avec des agresseurs protégés par un pouvoir tout aussi violeur (de constitutions, de loi internationales, de droits civiques, de lois, de femmes...) les agresseurs se sentent soudainement en territoire sécuritaire. Les 2 photos que je vous montre ici sont tirées d'un vidéo du net où un prédateur trouve une jeune femme assise seule dehors, de son goût, roucoule autour comme un vautour, la touche même si elle lui a clairement dit de la laisser tranquille et de ne pas la toucher et quand il la touche une seconde fois, elle le pousse des mains et des pieds au point qu'il est projeté beaucoup plus loin, brusquement.


 Elle se lève ensuite pour le confronter de face, il n'a plus le même côté flirteur, il est offusqué, un autre homme intervient et tasse le violeur en puissance. Qui fera semblant qu'il veut revenir lui servir un mauvais parti (à elle, qui l'invite à revenir se mesurer à elle) une fois derrière le samaritain qui éloigne le prédateur de sa proie. 

Pendant ce temps, le violeur en chef ment toujours obsessivement en disant qu'il a parlé à un ancien président sur l'idée d'attaquer l'Iran, ne veut pas dire lequel, parce que ce n'est pas vrai. 4 anciens présidents sont toujours vivants, Clinton, Bush Fils, Obama, Biden et les 4 ont nié l'avoir fait.  

La distraction des dossiers Epstein en Iran, fait remonter les poux à la surface. On voit de plus en plus de vidéos sur les réseaux sociaux où des Israéliens et des Israéliennes se plaignent des répliques Iraniennes, qui sont des copies PARFAITES, de ce que le peuple que l'État Terroriste Israélien a éliminé, ou est à 90% près de le faire, sont les mêmes images et les mêmes mots. Les mêmes viols de droits internationaux, Les mêmes morts d'innocents civils. La même connerie.

Comment prendre la souffrance Israélienne au sérieux ? Absurde !!!!

Vous avez commandé une guerre à votre commanditaire de toujours, les États-Unis, pour le servir autant que ça pourrait vous servir.

Vous coulez ensemble. Personne ne veut vous lancer de bouée.

Lisez bien ceci, Israël comme États-Unis.

Pour le reste du monde, c'est pas du tout fâcheux

Les agresseurs doivent être domptés. Et dans le dossier Epstein Iranien, les prédateurs ne sont pas arabes. Le deviennent parce qu'on les as attaqué. On appelle ça de la défense. Plus de 1000 morts au Liban ? 32 en Israël ? Vous voulez qu'on pleure ? 

Ils sont des milliers à crier à l'antisémitisme. Rien n'est plus faux. Israël a éradiqué un peuple. Le Hamas n'a existé que parce que le cancer grandissait et les menaçait. Le cancer a gagné. Il reste quelque 40% de Palestiniens en grande Palestine. Et ça doit compter les "Palestiniens d'Israël". Des gens qui ont acheté la paix en s'enjuivant.

Internationalement, Israël est en ce moment haï. Le calcul d'attaquer l'Iran pour attirer l'attention là-dessus, fonctionne, mais les résultats concrets sont terribles. Les jeunes soldats y meurent. Pour des riches pédophiles. Des innocents Iraniens, Libanais et Étatsuniens sont tués tous les jours. Pourquoi pensez vous qu'il parle soudainement de "prendre Cuba" ?

OUI parce qu'un comportement de violeur ne se chasse pas comme ça. Le président en a été trouvé coupable. On le sait agresseur.  Il parle de prendre Cuba de manière détendue comme un prédateur sexuelle se dit "bien sur que je vais me la faire celle-là...." comme cet homme plus haut qui trouvait le femme seule trop seule et qui voulait la toucher. 

Le président des États-Unis se rend compte en ce moment que l'Iran est capable de se battre plus longtemps qu'une jeune fille de 13 ans. 


Les soldats Israéliens qui meurent, n'y sont pas assassinés. C'est la guerre. Ce sont des SOLDATS. Israël a démarré cette guerre. 

Ce serait presque plus approprié de dire que ce sont les vidanges qu'on va porter au chemin. Mais je ne le dirai pas. 

Un jour, les enfants apprendront du président actuel tout ce qu'il ne faut pas être dans la vie. Quand on est un adulte. Si ce n'est pas déjà commencé dans les écoles du monde entier.  

jeudi 19 mars 2026

AAA (Aubaines , Abus, Aliénation)

On ne peut pas répéter toujours la même chose au bureau.

C'est con j'avais un peu espoir. 

On a un nouveau sous-patron, qui semblait de notre côté. Il l'est, en partie. Mais comme les autres, il n'a pas idée de ce qu'on fait. On arrive à 6h00 le matin. Correction, je commence à 6h le matin. Je m'arrête à midi. 6 heures de travail. Disons une heure de diner. Mais je ne prends pas une heure de diner. Les délais pour les requêtes des villes et la suite de notre travail est midi, il est donc favorable de commencer tout de suite le travail d'après-midi le plus rapidement possible pour ne pas ralentir les autres, on mange tous les deux à nos bureaux, tout en travaillant. Lui, mon collègue, appelons le Averell, arrive à 6h30. À midi, il dine aussi. Fait comme moi puisqu'on a pas mal les mêmes tâches. On prend quand même du temps pour nous, on accepte qu'on aurait une heure comme les autres le prennent. Donc 6 heures de travail = midi, 1 heure de diner,  (il serait donc 13h) + 2 heures = 15h00.  Mais 8 fois sur 10, on prend pas 30 minutes. On quitte à 15h assez pile tous les deux. À 15h01, on est plus payé. On travaille fort. Ce qui n'est pas cru. Personne ne ferait ce qu'on fait car on nous lance tout ce que les autres ne veulent pas faire, donc, on déborde. 

Ce n'est pas cru non plus. J'entre des fois à 5h du matin pour une heure de plus à faire avancer nos affaires, sans jamais le réclamer. Personne ne reconnait l'effort non plus. J'ai nettement moins de félicitations que de reproches. On est des aubaines. Sous payées. Des aubaines siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii incomprises. 

Comprenons nous bien. En situation d'urgence, oui, il arrivera plus d'une fois qu'on finira plus tard que 15h00 parce les vagues menacent de noyer du monde. Mais quand on quitte à 15h00, on sort aussi la tête de l'eau. JAMAIS ne quittons nous PARCE QU'ON A FINI. On quitte parce qu'il est justement 15h00. Parce qu'à 15h01 et tout ce qui suivra, on sera bénévoles. On est payé à l'heure. Et les plus peu de toute l'entreprise. Pourquoi pour l'amour du ciel travaillerions nous encore plus gratuitement ? Nous le faisons déjà quand on entre plus tôt. 

Lundi, celui à qui on avait confessé que notre travail était largement sous-estimé, à tenu une réunion appelée "gestion des horaires". J'ai tout de suite détesté le titre. Et compris exactement de quoi il en tenait. Jeudi dernier, en quittant, après une journée surhumaine où nous nous étions tous deux défoncés au travail, j'ai senti qu'en quittant à 15h, je faisais des jaloux. 

La jalousie est le probable pire défaut sur terre. La racine du mal. 

Lundi, réunion absurde pour nous. "Nous aimerions que l'horaire soit potentiellement réajusté, c'est surtout pour vous deux que je dis ça, (moi et Averell). On vous demanderait peut-être de faire prochainement, peut-être juste la semaine prochaine, du 7 à 16h30. C'est toujours les mêmes qui finissent à 16h30." Çe à quoi, un  autre collègue plus juste à dit "Oui , mais je rentre deux heures après eux, c'est pas anormal". Ce qui semblé avoir eu peu d'impact. J'ai à mon tour dit "Quand on quitte à 15h, c'est jamais parce qu'on a fini...". Il a quand même dit, "Ce serait le fun de voir si vous pouviez aider ceux qui finisssent plus tard...".

Non sens. On a pas fini notre propre job. Et on quitte parce, crevés, on a tout donné et qu'on est plus (sous) payés. C'est plutôt absurde de demander si quelqu'un a besoin d'aide, quand toi-même, t'a pas fini toutes tes tâches. J'ai vite compris que chez certains (je sens très bien qui) la jalousie de nous voir partir plus tôt les piquent de l'intérieur. Et le pauvre nouveau patron, a tenu une réunion, avec eux, et nous, qui ne fait aucun sens quand même pour nous.

On a pas plus de temps à 15h00 qu'avant. Ce n'est ni vu, ni compris. À nouveau, il se range du côté des "ces gars-là ne font rien". Pourquoi ? Parce qu'on est dans le coin ? Loin de leurs yeux ? Parce qu'Averell prend des pauses cigarettes ? travaille deux jours semaines de chez lui ? 

Notre chiffre d'affaires, la semaine dernière, était de 123% augmentés par rapport à la même semaine, l'année dernière. Nos chiffres, depuis janvier, augmentés de 65%. On était 8. Pas un, mais DEUX épuisements professionnels plus tard, nous forcent à prendre les bouchées doubles à 6 depuis deux semaines Parmi les 6, un nouveau sous patron qui apprend son rôle. On prend TOUS des bouchées doubles. Mais on dirait qu'on pense ENCORE, qu'on en fait pas assez. 

Mon collègue Averell, fume. Il prend donc autour de 3 à 4 pauses par jour, pour fumer. Pas moi. Mes pauses, c'est pour aller à la salle de bain. Les mardis et jeudis, il travaille de chez lui. C'est entendu comme ça, les constructions sur la Rive-Sud ne l'avantagent pas au niveau du trafic. Et c'est certain à 200%, j'ai entendu parler un ti-boss avec dédain, que de travailler à domicile, ce n'est pas tant travailler. Ils sont crétins à ce point. Ils semblent confesser leurs propres crimes.  

Si je commences à 6h, c'est pour la même raison. 20 minutes pour le 17 km jusqu'au travail. J'arrive vers 5h50. Le même trajet à 15h00, entre 47 minutes et une heure. Des fois, une heure trente. Si je pars plus tard, pire. Je ne reviens pas à la maison, je négocie la route tout le long. Entre 1h30 et 2h00. 

J'ai la chance de rencontrer en privé ce nouveau patron qui au moins, veut comprendre nos réalités. À toutes les deux semaines. Ce devrait être ce vendredi, ou l'autre. Peu importe. Mais en privé. je ne me gênerai pas pour lui dire tout ceci. Insultant de penser qu'on aurait soudainement, plus que les autres, du temps. Oui, tôt le matin, presque deux heures sans la plupart d'eux, où on travaille sans être dérangés. Ce qui ne doit pas être cru non plus.  

On pense qu'on aurait du temps à donner encore plus gratuitement que présentement.

On justifie notre faible salaire par "la" tâche qui décrit notre principal job, mais on nous demande trois autres facettes très différentes qui ne sont pas les mêmes titres du tout, ni les même responsabilités, et les impacts, si on on se trompe, peuvent être majeurs. Alors que ce n'est pas ce, pour quoi notre chèque de paie est justifié. Nous avons respectivement 10 ans et 9 ans d'ancienneté.  C'est pas du tout payé. 

J'ai pris une marche pour me changer les idées en ce lundi pluvieux printanier. Me rappelant cette employeure qui pensait avoir des appuis sur les réseaux sociaux en se plaignant de sa "génération z" qui quittait à 18h01. J'ai lui les commentaires. Pas un seul appui. Ça suffit la slavery. J'y trempe, maintenant.  

C'est si lourd au bureau. De saines frontières, vous connaissez ?

Et moi qui doit trouver le moment de leur annoncer que du 1er juin au 13, je serai en Italie. 

Pas "Est-ce que je peux prendre congé sur cette période ?" 

Non, non c'est booké. Hôtels, excursions, billets de train, 4 régions. Roma, Firenze, Cinque Terre, Venezia. 

Ils ont toutes les raisons de dire non. 

Faudra que j'apprennes à dire la même chose.