jeudi 26 mars 2026

10 Chansons Épeurantes

Qu'est-ce que notre monde fait peur en ce moment. J'ai envie d'en faire une trame sonore.
Une chanson épeurante sert à manipuler les émotions de l'auditeur en créant une atmosphère de tension, de mystère ou de danger. Elle sert à renforcer la peur dans les films d'horreur, à susciter des frissons, à mettre mal à l'aise, rendre inconfortable, où a intensifier un sentiment d'isolement, souvent grâce à des sons dissonants, des comptines naïves ou des rythmes irréguliers. Des notes graves ou très aigües sont souvent utilisées. 

Un passage de la chanson Echoes (vers 11:15) de Pink Floyd, que j'avais utilisé pour raconter "une légende d'horreur" à des enfants autistes m'a inspiré la chronique du jour.

Aussi parce qu'une chanson qui fait peur ne sera jamais jouée dans vos radios. Ils sont trop putes dans le but de vous égayer en tout temps. Ou de vous faire acheter quelque chose. 

10 fois où les sons nous amènent dans une direction de mentale malédiction...

The Cigarette Duet- Princess Chelsea

Jontathan Bree (qui produit aussi la chanson) partage les répliques avec Chelsea Nikkel, qui a composé le morceau indie/synth pop dont l'inertie du clip a beaucoup servi la chanson. La chanson met en scène un couple, un homme, une femme, abordant de manière ironique et absurde la consommation du tabac de manière aussi mélancolique que légère. La chanson est tirée de son premier album, lancé en 2011. La pop enfantine, l'évocation de l'enfance dans la terreur, est toujours payante. Sa chanson sera consultée plus de 100 millions de fois sur Youtube en 2012. J'aime beaucoup cette chanson et la livraison de celle-ci. Moi j'avais trouvé tout à fait charmant. 

Tiptoe Through the Tulips- Tiny Tim

La chanson a été composée par Al Dubin et Joe Burke en 1929 et était une chanson d'amour utilisée dans le film Gold Diggers of Broadway la même année. Mais en 1968, l'extra terrestre Tiny Tim, enregistrait sa version de la chanson, en la jouant au ukulélé et en utilisant une voix de falsetto très haute aussi particulière que dérangeante. Tiny Tim a marqué son époque par son excentrisme absurde, et la chanson a eu une seconde vie en 2011 avec la sortie du film d'horreur Insidious qui utilisait sa version de la chanson. Pour y ajouter une couche de glauque, Tiny Tim est mort en 1996, victime d'une crise cardiaque, tout de suite après avoir chanté ce morceau sur scène, dans le mois de morts, novembre. Veille de l'Halloween. 

Hoist the Colours- The Wellermen

La version de cette chanson par The Weellermen est chantée avec Bobby Bass et est une reprise d'un chant de sirène sombre issu du film Pirates of the Carrbbean 3. Sa popularité vient des voix graves de basses et de son ambiance mystérieuse rappelant les dangers de la mer et de la piraterie. Ce n'est pas un chant marin traditionnel, mais une composition contemporaine de Ted Elliott et Terry Rosio sur une musique de Hans Zimmer. Elle raconte l'histoire de pirates qui se rebellent, de la reine kidnappée, et d'un appel à hisser les couleurs pour la retrouver et peut-être périr en mer. 

La livraison vocale intimide.  

Tonight You Belong To Me- Patience & Prudence

En 1956, Patience & Prudence, les filles baptisées en aptitudes, avaient respectivement 11 et 14 ans. La chanson est jugée inquitétante par le contraste entre les voix enfantines, l'innocence suggérée, une mélodie douce, presque hypnotique, et associées à des paroles malsaines de possession jalouse. La série télé American Horror Story de Ryan Murphy et Brad Falchuk a utilisé ce morceau pour leur 8e saison. La troublante série You, sur Netflix, au aussi transformé cette chanson innocente en un motif sonore associé à la peur et à la folie      

Daisy Bell- Vivian Grey

Écrite sous le titre original de Bicycle Built for Two par Harry Dacre, qui l'interprète aussi en 1892, elle est d'abord pensée joyeuse. Mais Stanley Kubrick vient tout bousiller avec son film 2001, A Space Odyssey, alors qu'il l'utilise, chantée par l'ordinateur HAL 9000, au moment où il se fait désactiver par l'astronaute Dave Bowman. Sa voix devient alors déformée et ralentie, puis plus grave, créant un sensation de mort "numérique" particulièrement troublante. Les réseaux sociaux l'ont beaucoup réutilisée dans les vidéos d'horreur.  

O Superman- Laurie Anderson.

En 1981, l'atmosphère angoissante et hypnotique du mélange de voix déshumanisée via vocodeur, de boucles minimalistes, et de paroles évoquant une détresse technologique et une sorte de soumission à l'autorité nous plonge dans un climat de tension qui dure plus de 8 minutes. Son ton robotique de prière sans réponse la rend sinistre. On a l'impression d'entendre une entité non humaine ou une voix d'outre-tombe, accentuant le côté froid et rendant la sorte berceuse techno macabre. Laurie est formidable. Lou Reed l'avait compris. 

The Becoming- Nine Inch Nails 

La chanson de Trent Reznor utilise des distorsions et des bruits industriels dans une structure musicale que l'oreille humaine associe instinctivement à la détresse, un style qui a valu longtemps le titre de chanson la plus effrayante de tous les temps par certains analystes. Les paroles abordent la dépression et le dépersonnalisation. on y entend des cris et des textures sonores agressives, propre à NIN, qui créé facilement le sentiment de malaise durable. La haine de soi évoquée oscille entre murmures oppressants et hurlements rageurs. Lourd et tendu.


     What's He Building? - Tom Waits

Paranoïa, voyeurisme, peur de l'inconnu, la "chanson" parlée du bon vieux Tom est livrée d'une voix rauque et théâtrale, des bruits industriels inquiétants, avec des paroles centrées sur un voisin mystérieux, autour duquel Tom est très curieux. Voire apeuré. Le murmure menaçant de celui qui espionne son voisin est comme une confession d'un fou suggéré aussi jaloux. Le morceau est ponctué de bruits métalliques, de grincements, de sifflements, créant une bande-son étouffante et sombre. Tom est souvent magique. Pas surprenant qu'il ait trempé dans le cinéma. Il en a le flair.  

Kim - Eminem

La chanson est trouble d'emblée car Marshall Mathers parlait de son épouse réelle d'alors, Kim Mathers, suggérant sa mort. Elle se distingue par le contenu violent est ponctué d'une performance vocale hystérique où Eminem fait les deux voix, celle de sa femme étant principalement un cri strident suggérant le violence conjugale. La sienne suggérant la perpétuelle menace. Réalisme dérangeant. Terrifiant car on savait que MM avait une relation difficile avec elle, et qu'ils avaient une fille ensemble, ce qui rendait le tout trop réel et terrifiant. La colère semble vraie. Même sil dépeint en fait, des réalités terribles toujours trop présentes dans les ménages amoureux. La chanson est construite comme un cri de fureur et une scène de crime sonore augmentant le sentiment de frayeur. 

Come to Daddy -Aphex Twins

Le vidéo cauchemardesque de l'habile Chris Cunningham ajoute à l'horreur en mettant en scène des enfants malveillants dans une atmosphère urbaine lugubre. La musique conjugue rythmes jungle chaotique, distorsions extrêmes, et cris, créant une tension intense. Parodie de Death Metal comme Song 2 de Blur était une parodie du grunge, mais qui sera aussi une des chansons les plus populaire du band de l'Irlandais Richard David James. Violent, absurde et terrifiant. 

Je vous laisse j'ai une chanson d'amour à chanter à ma bien aimée.

mercredi 25 mars 2026

Vendetta Mondiale

Je n'avais jamais pensé un jour prendre parti pour les Arabes. Mais je n'avais jamais pensé un jour Israël, génocidaire par rapport aux Palestiniens. Et de voir Israël recevoir la monnaie de sa pièce, me fait un bien immense. 

Je ne suis pas le seul. 

Nous sommes plusieurs millions à rire les plaintes de "crimes de guerre" commis par l'Iran contre des civils. des choses dont personne, PERSONNE,  ne s'est vraiment soucié de PARFAITEMENT MÊMES crimes de guerre commis contre les civils Palestiniens sur plus de 75 ans par Israël. Oh oui, on a critiqué et condamné publiquement, mais ça n'a qu'une valeur limitée si les critiques et les condamnations ne s'accompagnent pas de responsabilité réelle ensuite.


 Comme l'arrestation du criminel de guerre Benyamin Nethanyaou. 

Israël, ce sont les États-Unis. Depuis aussi le jour 1. On l'a compris dans la guerre de 6 jours. Et géopolitiquement stratégiquement, c'est une splendide position pour les États-Unis afin d'étudier et de garder à vue tous les pays autour. 

Arabes. 

Et c'est la raison pour laquelle, Ben le boucher n'a jamais été arrêté. Encore moins maintenant qu'un groupe de purs criminels est au pouvoir, aux États-Unis. Israël cherche a éliminer la Palestine en entier. Ceux et celle qui en doutent, sont naïfs. Le président des États-Unis a même poussé l'odieux jusqu'à parler de projets immobiliers pour là où résident les derniers survivant(e)s de la surcolonisation juive, Paletinien(ne)s. À Gaza.   

Ils ne font tellement plus de sens, les États-Unis se confondent eux-mêmes dans leurs propres mensonges. Tous les jours.

Tout d'abord sur  la vraie raison de cette distraction internationale qui détourne des dossiers Epstein qui nous ont révélé de plus belle, par le biais du comptable du président, qu'il avait beaucoup fréquenté Jeffrey Epstein passé le moment où il prétend "l'avoir mis dehors" de son entourage parce que "si dégueulasse avec les jeunes filles." Le dément prétend  aussi n'avoir rien à voir avec le suicidé Jeffrey. Il a dit que les policiers l'avaient remercié d'avoir dénoncé ses actes. 

Si c'était si vrai. Que les Démocrates et Bill Clinton étaient aussi partout dans ses dossiers, pourquoi ne pas divulguer encore publiquement tous les dossiers Epstein ? Ça ne tient pas la route ce mensonge. Le comptable a aussi révélé que 18 fois, oui, 18 fois, on a soutiré des sous pour payer le silence de jeunes filles.

Silence sur quoi monsieur le président ? La violence est presque tout le temps utilisée afin de changer sa propre honte en estime de soi. 

Il n'y a personne sur terre qui ne le sait pas coupable de cette île du viol. Confirmé aussi qu'il s'y est rendu en avion. Mais tout ça est étouffé sous la pluie de bombes, qui, Dieu merci, tombent beaucoup en Israël.

Qui ont le culot parler de morts de civil(e)s et de crimes de guerre. Le violeur se plaignant d'être à son tour, violé. Comme si les Palestiniens broyés depuis plus de 75 ans étaient TOUS! du Hamas. Le Hamas n'existe pas sans les abus d'Israël. Qui a surcolonisé depuis le jour 1. Ils sont devenus les nouveaux nazis sous nos yeux et il faudrait s'émouvoir de les voir souffrir de la guerre qu'ils ont commandé aux États-Unis ? Le nouveau mal est Israélien, Russe et Étatsunien. C'est la sainte trinité des septuagénaires qui trainent l'humanité au sol. Et qui méritent déshumanisations multiples. Plus personne ne cache son désir de se lever un matin et de lire que Ben, Vlad où le dément Doritos, ne soient dans un autre monde. Là où on mange les pissenlits par la racine. Les soldats des É-U y meurent avec l'empreinte d'Epstein. 

Israël n'est pas détesté parce que Juif. Il est détesté pour son régime d'Apartheid et pour avoir tué des tonnes d'innocents pour en être là où nous en sommes.  OUI, les Palestiniens ont aussi beaucoup tué avec le temps, comme ce 7 octobre 2023, mais que devez vous faire quand votre voisin prend de l'expansion, redessine vos frontières de terrain, vous exproprie, pendant plus de 75 ans sans arrêt ? 

Vous laisser faire ? 

C'est ce que l'Iran ne fait pas. Et ça fait un bien immense de voir Tel Aviv brûler tous les matins. Un bien malsain. C'est le meilleur des cafés. C'est voir l'intimidateur manger une volée dans la cour d'école. Tomber à genoux. Ceux qui redessinent les frontières ne font qu'exacerber leurs abus territoriaux. Les États-Unis et Israël perdent. Quand ton pays frappe en premier, il t'est interdit d'appeler celui qui riposte et ce défend "terroriste" ou "criminel de guerre". Mais voilà, Israël a frappé en premier en juin 1947, en Égypte, "de manière préventive", et est une nation terroriste depuis qui en fait naitre d'autres. Ils ont encore frappé en premier contre l'Iran qui ne demandait rien.   

 

Israël réalise-t-il à quel point ils sont haï sur terre ? 

13 pays refusent le passeport d'Israël en ce moment. Bien entendu, tous Arabes. Comprenant l'Iran et le Liban. 

Si vous doutiez de la démence du président des États-Désunis, relisez ce discours de sénilité très récent, tenu il n'y a pas plus de 48 heures par l'égaré vieux monsieur:

12:05 Il déclare la victoire des États-Unis contre l'Iran. 12:07: Il annonce qu'il enverra beaucoup plus de Marines. 12:08: Il dit qu'il n'y aura pas de soldats terrestres des États-Unis, en Iran. 12:11: il dit qu'on a pas besoin de cessez-le-feu. 12:16: Il déclare à nouveau la victoire. 12:17: Il dit vouloir un cessez-le-feu. 12:29: Il dit que l'Iran supplie pour un cessez-le-feu. 12:36: Il dit que 500$ le baril de pétrole n'est pas une mauvaise chose. 12:37: Il exige que l'Iran débloque le détroit d'Ormuz. 12:41: Il dit que les États-Unis ne sont PAS en guerre. 12: 42: il déclare une 3e fois la victoire contre l'Iran. 12:51: Il dit que bientôt, il retirera les interventions là-bas...

Tout ça dans le même discours !

Il a simultanément déclaré avoir gagné la guerre, qui n'en serait pas une, éradiqué complètement le pouvoir, qu'il combat toujours, et avec lequel, il discuterait. même si il serait inexistant ; il dit qu'il a besoin d'aide, mais n'a aussi besoin de personne, qu'il aurait aussi besoin de 2 milliards pour gagner la guerre, qu'il a gagné en quelques minutes, leur bottant le cul, passant de "ceci n'est pas un guerre" à "on l'a gagné"...

Je n'ai pas de maquillage, et il n'est pas rose, mais mauve tirant sur le rouge. Sang. Comme celui des pauvres soldats, les civils d'Iran et d'Israël et de Palestine. Comme les premières menstruations... 

Étant dans les couleurs, ceux qui me connaissent savent que ma couleur préférée est l'orange. J'avoue ne pas détester l'orange du matin sur mon téléphone. 

Sans hosties de remords. 

Pam Bondi se fera réinterviewer par le Congrès sur sa gestion du camouflage du contenu des Dossiers Epstein. 

mardi 24 mars 2026

Wesley Snipes

Wesley est né d'une mère assistante enseignante et d'un père ingénieur aérien, en Floride en 1962.  Il grandit dans le Bronx, mais au collège, se raffine en Beaux Arts, de retour en Floride, puis, de retour à New York. où il fera l'Université, aussi en Beaux Arts. Il étudiera aussi dans ce domaine, en Californie. 

C'est là qu'à 22 ans, il est découvert par un agent qui le remarque et le fait auditionner pour un rôle d'une épisode dans la série télé All My Children. Puis, il est choisi pour jouer dans un premier film mettant en vedette Goldie Hawn. Il hérite d'un petit rôle secondaire et d'une réplique qui fera jaser. S'y fait un grand ami en Woody Harrelson. La même année, la série télé à succès Miami Vice l'engage aussi pour un épisode. Quand Martin Scorsese tourne un mini-film/clip pour la chanson titre du 7e album de Micheal Jackson, Snipes est engagé pour y jouer son rival. Joe Roth lui fera tourner plus substantiel dans Streets of Gold. Il sera considéré pour le rôle de Geordi la Forge dans la renaissance de la série Star Trek (The Next Generation) à la télévision, mais ce rôle sera donné à LeVar Burton. Expert en arts martiaux dans ses temps libres, il avait milité beaucoup en coulisses pour le rôle de LeRoy Green qui sera donné à l'expert en arts martiaux lui aussi, Taimak dans The Last Dragon

Spike Lee le remarque dans le vidéo de Micheal Jackson et lui offre un rôle pour son chef d'oeuvre Do The Right Thing. Il refuse pour jouer le rôle plus dialogué dans la comédie Major League. Il se reprend avec Lee presqu'aussitôt, jouant un saxophoniste pour lui l'année suivante. Et étant le personnage principal du film de Lee, en 1991. Le Washington Post parle de lui comme d'un nouveau talent à surveiller. Il jouera Thomas Flanagan dans King of New York, d'Abel Ferrara, avec Christopher Walken. Et sera baron de la drogue pour Mario Van Peebles. Ce qu'il sera aussi en 1994, pour Leon Ichaso. Le scénariste est alors le même, Barry Micheal Cooper. 

Les années 90 lui seront très bonnes. 

Il joue dans au moins 8 films d'action et avec Sylvester Stallone, son ami Woody Harrelson, Robert DeNiro, Sean Connery, et sous la direction du réalisateur d'origine Québécoise Christian Duguay (et dans sa suite). Il joue aussi dans des comédies, avec ses amis, et se glisse dans la peau d'une drag queen pour To Wong Foo, Thanks For Everything ! Julie Newmar. Il joue aussi dans des drames

En 1997, il remporte un prix pour son jeu d'acteur au 54e Festival du film de Venise. La même année, il joue avec Diane Lane. C'est en 1998 qu'il connait son plus gros succès au box-office, incarnant le personnage titre d'une personnage de Marvel. Le film fera plus de 150 millions et inspirera une franchise pour Blade. Il sera des deux suites suivantes. Il poursuivra la maison de productions avec succès, disant qu'il a dû accepter moins d'argent pour qu'on engage des pointures comme Ryan Reynolds ou Jessica Biel. On admet hors cour, et règle en catimini.   

Les années 2000 sont plus bancales, il tourne une dizaine de films qui ont tous l'étrange point en commun d'être distribué directement en vidéo, et jamais en salle. Avec son frère, il a fondé une firme d'agents de sécurité VIP, et de gardes du corps. En 2005, il négocie un contrat de boxe pour se battre sur un ring avec le nabot mental et physique Joe Rogan. Mais on arrive pas "à s'entendre".  

Il joue dans un western pour Andrew Goth, mais depuis 2006, il a des problèmes avec le fisc. Avec originalité et audace, il prétend qu'il n'est pas citoyen des États-Unis, mais un extra-terrestre non résident.  En 2010, il se rapporte aux autorités qui l'avaient trouvé coupable, condamné à 3 ans de prison et qui le talonnent. Snipes débute une sentence de prison pour taxes impayées et fausses déclarations. Il sera relâché en avril 2013 après 28 mois au cachot. Il sera Doc Death dans le 3e Expendables.  Il co-crée la série de bande dessinée After Dark avec Antoine Fuqua et fait ses débuts comme auteur, en 2017. Il écrit du supernaturel et de l'aventure.

Il co-crééra une autre bd pour adultes avec Adam Lawson et Keith Arem, en 2022.

Deux ans plus tard, il reprend son rôle de Blade pour Marvel dans Deadpool & Wolverine.    

 Cette année marque les 40 ans de ses débuts au Cinéma.  

lundi 23 mars 2026

Du Désir D'Autrui

 (à I.S.)

Cassandra était au bar, un petit bar de quartier où on y va pas tant pour flirter autant que pour s'accorder un peu de temps à soi, comme un fumeur/une fumeuse le fait sur ses heures de travail. Une pause dans le chaos du jour. Un moment où on ne vit que pour soi, se ramassant les idées sur les pour et les contres du jour, la valeur du temps, tout en désaltérant une gorge trop sèche d'avoir trop parlé, souvent pour rien, dans une journée de travail. Un verre de rouge en main. Une soirée de semaine. Tranquille, dans le bar.

Ce n'était plus l'heure du travail. Il était peut-être 19h. Les sportifs n'étaient pas dans le bar, ils étaient là où on diffusait le match de hockey. Au Québec, en fin de saison de la LNH, quand le club de la province se bat pour une place en séries, tout le monde est attentif. À cette heure-là, les fans des Canadiens de Montréal sont très près de leur télévision. Pas Cass. Elle s'en fout du hockey. Elle ne cherche pas d'homme, non plus. Enfin, si un se présente qui la tente, pourquoi pas ? mais ce n'est pas l'objectif d'être dans ce bar, en ce moment, là, ce soir-là. Elle a soif. Ce bar est près de chez elle. Ça se fait à pied. 4 minutes de marche. Elle boit une blonde comme elle les aime et se laisse bercer par la musique qu'elle a toujours trouvé de bon goût dans ce bar. Un croisement de souvenirs de Génération X et de nouveautés à la Billie Eilish ou Sombr. Le bar a quelque chose de cool puisqu'il n'est pas trop populaire pour être surpeuplé, ni trop désert pour s'y sentir seule et peut-être même, pas en sécurité.

Voilà pourquoi elle reste surprise de voir que ce soir là, un gars l'accoste au bar. Où elle est assise, buvant son verre, aux côtés d'un autre homme (il n'y a que 2 tabourets à ce petit bar), Thomas. Dont je vous parlerai bientôt. Semble avoir lui aussi autour de 40-45 ans. Celui qui accoste Cass est aussi dans la quarantaine. Enfin, il est si quelconque, qu'il reste sans âge. Il pourrait avoir 22 ou 52, on ne saurait faire la différence. C'est dire à quel point le charme ne rejoignait pas cet homme qui s'était présenté sous le nom biblique, Matthieu. 

"Je ne voulais pas interrompre ton moment avec ta bière, mais je me disais que si on ne se parlait pas, on allait rater le début d'une grand histoire, moi, c'est Matthieu, Matt...pour les ami(e)s."

"Salut, moi c'est Mélanie, a-t-elle menti, Mel comme dans mële-toi pas trop de ma bulle" a t-elle dit en souriant. "Pour l'histoire, ne t'inquiètes pas, je suis plutôt adepte de nouvelles très courtes, voire de post-it."  

"Ah ! l'humour ! j'adore. C'est un signe, non ? On a déjà un point en commun. Tu fais quoi dans la vie, à part casser la glace avec brio ?"

"Je travailles dans les assurances. Je passe mes journées à évaluer les risques."

"Et là, tu évalues à combien le risque qu'on soupe ensemble demain soir ?"

"Risque majeur Matt. Niveau tornade. Mon expert interne me conseille vivement de rester chez moi et de lire un livre."

"Je suis persévérant, c'est mon plus grand défaut"

"Et moi, c'est d'être extrêmement honnête. Par exemple, là, je sens que ma solitude me manque déjà beaucoup  alors qu'elle est juste assise en face de moi"

"Tu me donnes au moins ton compte Instagram ?"

"Non, je ne suis vraiment pas intéressée, désolée!"

"C'est bon, je respecte ta solitude" et Matt s'est poussé, déçu. 

Cass s'est alors retournée vers Thomas, à ses côtés. 

"Excuse-moi ?" demande-t-elle à Thomas qui buvait sa bière. mais avait tout entendu,

"Oui ?" (feignant ne pas avoir écouté)

"Si j'ai encore un fatigant du genre, ça te dérange si on prétend qu'on est un couple ?"

"Hein ? non. Pas du tout. "

"Et si il ne me croit pas, est-ce que je peux t'embrasser ?"

Emballé, inspiré, voire, un peu excité, car il trouvait Cass, agréable pour l'oeil lui aussi, Thom a dit: "Et si il ne nous croit vraiment pas, j'ai ici dans mon portefeuille un condom..." il joint les paroles aux actes et lui montre le condom. Elle lui fait un visage maternel suggérant "Calme-toi mon vieux, c'est pas là où je voulais aller..." des yeux. Il reprend tout de suite "OUI, oui, enfin, ça va, je jouerai le jeu...".

"Merci!"

"De rien" dit Thomas réalisant soudainement une idée qui lui nait. Il se rend à la salle de bain et appelle son co-loc, Loïc. "Yo Lo! tu dois venir au bar ! viens cruiser la fille à côté de moi, ne pose pas de questions, sois le plus pervers possible pour qu'elle te rejette, ça me fera gagner un baiser, allez! viens tout de suite!".

"Mais je ne suis pas rasé ! et qu'est-ce que j'ai à gagner ? " a répondu Loïc, mangeant ses Cheetos en écoutant le Canadien. Mais voilà, c'était entre les périodes et leur appartement n'était qu'à 4 minutes de marches aussi du bar, mais de l'autre direction de chez Cassandra. Ils ne s'étaient jamais croisés. Comme Thom avait vite raccroché, Loïc s'est senti le devoir de s'y rendre quand même. Sans se raser ou même s'arranger. Ce serait mieux encore pour être rejeté.

Arrivé au bar, il accoste Cass et reste saisi de la trouver si attirante.

"Salut, OH!...salut, moi c'est Loïc. Est-ce que je peux t'offrir un verre, parce que je te trouves vraiment charmante, mignonne, etc..."

Thomas lui fait signe dans le dos de Cassandre d'être plus vulgaire. Loïc enchaine.

"Ben tu sais quoi, je reste tout près, tu viens chez moi, on monte à l'appart, on est d'accord, la politesse c'est juste une perte de temps avant qu'on se voit tout nu, j'ai envie de te voir toute nue" Ce qui était vrai.

Cassandra s'est alors tournée vivement vers Thomas lui disant:

"...Excuse-moi est ce que tu peux..."

Thomas prend la balle au bond et dit à Loïc: "Excuse-moi l'ami, mais c'est ma blonde..." s'approchant de Cass pour l'embrasser et recevoir la même chose de sa part.

Mais Cass accueille sa face plongeant vers la sienne avec la paume de sa main et revire sa tête plus loin en précisant: "Nonononon, tu veux bien me donner ta capote ?"

"Hein ? Ma capote ?"

Il l'a sorti, elle lui a arraché des mains, et s'est levée "Merci, j'en ai pas sur moi, elle va servir, viens toi, on a des acrobaties à faire" et a quitté en vitesse avec Loïc.

Laissant derrière Thomas. Bouche bée. 

dimanche 22 mars 2026

Validations

 "Je me sentais jolie, pourrait supprimer prochainement"

...dépendant de quoi? 

De la validation sollicitée. 

Les réseaux sociaux comme Instagram, Tik Tok et autres applications, sont construits autour de la validations instantannée, des "j'aime", des commentaires, du no-mbre de vues. Ça pousse naturellement à publier du contenu qui va susciter une réaction. Le "je vais peut-être supprimer plus tard" exige validation rapide en imposant, consciemment, un sentiment d'urgence d'aimer, ou de commenter quelque chose comme "Mais nooooooooooon! une beauté comme ça, ça doit se partager!". 

C'est devenu un code social. Presque 100% féminin.  

On prétend que ça rend la publication plus "authentique". Rien n'est plus faux. C'est presque toujours du manque d'assurance ou de la simple manipulation. Personne ne peut prétendre y être insensible. Ça invite à rassurer, à donner confiance, (comme l'autoportrait) et il y a plusieurs réalités derrière tout ça. Les réseaux sociaux sont à la fois miroir social et aéroport. 

On y trouve de tout. 

Certaines fois, ce sont des stratégies conscientes de manipulations. On y mord tous. J'aime une publication qui me montre des belles jambes, l'algorithme est susceptible à la fois de me proposer ce type de publications par la suite, à la fois mon compte instagram sera soudainement peuplé "d'une" nouvelle abonnée à 0 publication, presqu'autant d'abonné(e)s. et qui vous parlera tout de suite dans sa description de profil, de son célibat. Je bloque 90% des gens qui s'abonnent à mon compte Instagram. Je suis sur Instragram par obligation. Pour être sur Threads, il le fallait. Mais je ne publie rien non plus (ne sais pas comment, ne veut pas le savoir) fréquente les "story" de mes ami(e)s, de temps à autre, et n'accepte que les amitiés réelles ou les comptes de personnalités connues. 

Pour moi, Instagram s'arrête là. Pour un collègue un peu naïf au travail, c'était autre chose. Il acceptait les comptes de "belles femmes" car il était désespéré de croire en l'amour. Il a même correspondu longtemps avec une "italienne qui travaillait dans une boucherie". Une belle femme, oui. Il me l'a montré. Elle lui a même envoyé un court vidéo d'elle en train de prendre son bain et d'elle faisant un toast avec deux de ses toutes aussi belles amies.  Quand il lui a envoyé une photo de sa voiture, elle lui a presqu'aussitôt parlé qu'elle devait s'absenter du travail. "Pour des raisons de santé". C'est là que j'ai été mis au courant de sa relation avec elle. De Pierrefonds à "l'Italie". Je lui ai parlé de la fraude potentielle "Qu'elle représentait".  Que de demander une photo de sa voiture, c'est évaluer ta fortune.  Ce collègue avait une belle voiture dispendieuse, malgré son modeste poste en entrepôt. J'ai dit à mon collègue de lui demande d'envoyer une photo d'elle à son travail dans sa prétendue "boulangerie". Elle l'a fait. En civil, comme si elle était cliente. De l'autre côté du comptoir, avec deux employés plus agés derrière le comptoir. Habillés en boulanger. Elle a sa sacoche en bandoulière, confirmant que ce jour-là, elle ne travaillait pas. Rien de convaincant que je lui avais dit. 
Pour l'impressionner, elle, j'avais suggéré à mon collègue de lui dire qu'il travaillait au gouvernement et non en entrepôt. Ce qu'elle lui avait aussi demandé, Toujours pour évaluer son portefeuille. Il l'avait fait. Quand elle a laissé quelques jours passer sans lui parler, il s'est inquiété. Quand elle a fini par le contacter, "l'heure était grave". Elle avait un grave problème de santé qui exigeait de coûteux frais. 

Le cholestérol...

(,,,)

Elle avait besoin d'argent. Ce qu'il lui a envoyé pendant que moi, son confident sur le sujet, était en vacances l'an dernier. À mon retour, je l'ai urgé d'arrêter ça, il se faisait flouer. Je suis traité pour gérer le cholestérol, c'est mal travaillé comme menterie, ça ne coûte pas 20$. Il lui envoyait plus de 200$, plusieurs fois, depuis deux semaines. Je le jugeait secrètement, mais il venait valider ça avec le validateur (c'est aussi mon titre de travail) et pour l'aider (tout en lui brisant le naïf coeur), je lui ai proposé de répondre:

 " D'accord, je travailles au gouvernement, mais je ne vous ai pas dit à quel ministère, celui de la cybersécurité. Nous avons pris tout ce temps pour vous géolocaliser, c'est maintenant fait, une branche de nos équipes internationales viendra bientôt vous visiter. À bientôt. Bonne journée."

"Elle" l'a aussitôt bloqué. Mon collègue était un peu brisé. Mais a compris. Ce qui ne l'a pas empêché de se trouver "une" autre amour virtuelle, mais au Québec, cette fois. Il ne me confessait rien cette fois. J'ai su après les faits. Il lui a aussi envoyé de l'argent, je ne me rappelle plus pourquoi et les deux fois qu'il a réussi à organiser des rencontres, cette personne a eu de bonnes raison d'annuler à la dernière minute. Là j'ai su. Je l'ai à nouveau urgé de cesser d'envoyer de l'argent à des gens qui ne sont très certainement que des abuseurs. 

Ce pauvre collègue a quitté pour de vrais problèmes de santé dont on ne mesurait pas la gravité, il y a plusieurs mois. Il est décédé cette semaine. Il n'avait pas 60 ans.  

Son coeur n'était pas que naïf. Il était malade. 

Je reconnais l'aspect esthétique, l'envie de validation, la fierté personnelle, la confiance affichée ou recherchée, qui est aussi présente absolument partout dans nos vies, auprès de nos ami(e)s, nos partenaires, notre public, nos entraineurs, nos employeurs, nos familles, dans toutes nos interactions sociales. 

Un collègue qui ne répond plus au "Bonjour" matinal au bureau peut mener mentalement jusqu'à "Serais-je limogé(e) ?"   

Mais il y aussi grand vide. La dépendance du regard des autres donne raison à Jean-Paul Sartre qui disait dans les années 40, "L'enfer c'est les autres".

Mon inconfort face à tout ça nait principalement sur mon envie de valoriser des relations où l'attention n'est pas "arrachée" mais naturelle. 

Je crois que c'est encore un bon filtre. 

 Le validateur que je suis au bureau a demandé ses vacances cet été et a eu la bénédiction de son employeur. Devinez-où. début juin ? Oui, en Italie, j'irait peut-être "la" retracer...:)

samedi 21 mars 2026

Réinventions

Musicales.

J'ai lu beaucoup dernièrement sur des artistes qui "revenaient" (comme U2, The Cure) et sur ceux qui "gardaient le même son" et ceux qui avaient osé se réinventer. Assez délicieusement. 

Enfin c'est selon. C'est toujours subjectif tout ça. Certains diront encore que U2 fait toujours la même chose, ce qui reste injuste et je vous les offrirai dans les 10 artistes plus bas. Mais The Cure offre aussi du pur The Cure, on les reconnait dès les premiers accords. Et j'ai trouvé archi formidable.  

10 artistes qui se sont renouvelés de manière sonore, favorablement, selon moi. Mais pas juste moi.

 Les ventes ont suivi.

Wire. Ce band de Londres a offert une trilogie à la fin des années 70, où déjà, le son allait changer à Vitesse grand V d'une année à l'autre.  Le premier album est un classique punk, une année charnière. 1977. Le punk est au sommet de sa popularité. Leur premier album comprend 21 chansons, souvent très courtes, (moins de 2 minutes, même une de 28 secondes!), du minimalisme même musical par moments, où comme le style punk le suggère, on ne joue que plusieurs fois les mêmes trois-quatre accords. Les guitares sont cinglantes, la structure pop est déconstruite, l'énergie y est brute. L'album du milieu en est un de transition introduisant des morceaux plus mélodiques et atmosphériques. Le 3e album est considéré comme tout aussi intéressant. Ce sera leur plus vendu. Post punk expérimental, atmosphérique et même progressif. Les morceaux sont plus longs et plus complexes. Les synthés sont plus présents, les effets de guitares aussi. Production sophistiquée. On fera encore 14 albums sur les 41 ans suivants, mais ces trois là, où entre le premier et le 3e, en 3 ans, font un pas de géant sonore, resteront les plus mémorables et les plus payants pour eux. 

U2. Après le décevant album double Rattle & Hum, de 1988, qui suivait le phénoménal succès gospel/pop/folk de Joshua Tree, en 1987, U2 se réserve encore Daniel Lanois et Brian Eno à la production et se rend à Berlin pour y créer de la magie. Un album que plusieurs considèrent leur absolu meilleur, moi de même, certains jours, croisant techno rock, rock industriel, shoegaze, un bijou sonore qui les ramène au sommet du monde musical populaire tout en restant niché, en quelque sorte. Les deux tournées qui suivront seront des plus lucratives de l'histoire de la musique. Rarement auront nous vu groupe se réinventer si habilement avec autant de succès populaire et critique. 

Eno revient tout de suite. Mais en solo.

Brian Eno. Enfin, je dis en solo, mais il se présente à nous d'abord, en groupe. Comme claviériste et bidouilleurs technique de l'excellent band Roxy Music. Il ne sera que des deux premiers albums des 8 du groupe de Bryan Ferry, Paul Thompson, Phil Manzanera, Andy MacKay, Graham Simspon. Sal Maida et Eddie Jobson. C'est ce dernier qui le remplace aux claviers. Mais le son qu'Eno explorait était peut-être déjà dans ce qu'il tramait avec Roxy Music. Son intro voulant reproduire l'atterissage lunaire de 1969, était presque déjà de style aérien. En solo, il lance 3 albums expérimentaux rock/pop de plonger plus précisément dans un style qu'il créera presqu'à lui seul, le nouvel âge. L'atmosphérique. Pas surprenant qu'il soit aussi devenu fin producteur/arrangeur aussi.

David Bowie. En 1975, il ose le plastic soul. Après des années folk/rock glam. Son premier #1 en Amérique du Nord s'y trouve. Un formidable (personnellement) album de transition suivra, un album où il était si cocaïné, et en lutte contre tant démons intérieurs, qu'il préfère ne pas s'en rappeler. Mais en 1977, il se rend à Berlin pour se sortir de la drogue (échec), avec ses amis, dont le même Brian Eno, dans le même studio qu'investira U2 des années plus tard, pour y tricoter mon album préféré à vie, un album sans single car à 50% instrumental et aérien, et à 50% plus rock/pop. Le studio refusera son album d'abord, avant de finalement céder. La même année, il lance un second album et joue aux héros avec un giga succès qui est sa pièce titre, et qui lui garde la tête hors de l'eau, avec la maison de disques, mais qui reste encore krautrock, avant-gardiste. Bowie sera toujours quelques pas en avance et c'est pas pour rien que le caméléon lui était associé. Il était pour lui-même, presque tout le temps, réinventé.

Rod Stewart. D'abord chanteur des Faces, puis chanteur pop et disco des années 70/80/90, il s'est toujours moulé aux styles que les époques commandaient, et avec succès. mais dans les jeunes années 2000, plus payant encore, est devenue son ère crooner. Amoureux de vieux standards musicaux, conscient de sont charme envers les femmes, et de sa voix au timbre unique, il a uni tout ça dans une sorte de chic, (route qu'a aussi empruntée Bryan Ferry, mentionné plus haut), reprenant majoritairement des morceaux jazz, de chansons contemporaines du passée, soul, du Great American Songbook.  Il y fait une fortune. Encore maintenant. À 81 ans. 

Elvis Presley. Quand le king est revenu de son service d'armée, même si il n'a jamais approché des combats, il n'était plus le même. Il était l'acteur poche qui allait chanter dans des films poches, mais avec des chansons, souvent pas si mal. Mais quand les Beatles, les Rolling Stones, The Who, Pink Floyd, Led Zeppelin arrivent d'Angleterre, le roi est déchu. Et déçu. C'était lui qui donnait la direction musicale aux États-Unis et voilà que ces mal peignés...On lui fait faire "un retour" en 1968 avec ses camarades rock n'roll qui aura beaucoup de succès, mais c'est dès l'année suivante qu'il commence une résidence permanente sur scène, à Las Vegas, Il se réinvente mais invente aussi un nouveau concept moderne de résidence à long terme avec l'International Hotel où il offrira 636 concerts entre le 31 juillet 1969 et le 12 décembre 1976. Il prend du poids sous les yeux de tous. Ce qui lui donne du coffre pour le style soul qu'il épouse davantage. le pop théâtral, la ballade mélodramatique, et le music-hall. 

Nick Cave. D'abord punk Birthday Party, il sera avec ses mauvaises graines, post punk, 18 fois entre 1984 et 2024. Et avec Warren Ellis comme proche collaborateur. C'est en février 1996, le lendemain de ma fête, qu'il lance Murder Ballads, avec ses mauvaises graines, suite à sa rupture avec PJ Harvey, dont il parlera de ses cheveux noirs et de son visage en forme de coeur de manière exagérée. Il sera soudainement plus piano et moins guitares multiples. Plus gospel et sombre. Plus ballades noires. Il chante même aux funérailles de Micheal Hutchence dont il est parrain d'un des enfants. Le style chansonnier au piano, chanteur à textes, à la voix et aux propos profonds, le suivront jusqu'à nos jours. En solo comme avec ses musiciens préférés.

Tom Waits. Je vous le détaillerai en 12 mois de dimanches l'an prochain. Quand il a derrière lui, 7 albums plus jazz, crooner, piano bar, smokey vibes, folk dylanesque, et une trame sonore partagée avec Crystal Gayle, il fait la rencontre amoureuse, de celle qui le transformera, Kathleen Brennan. Je sais qu'elle est amoureuse cette rencontre car non seulement, 44 ans plus tard, ils sont encore ensemble, mais aussi parce qu'elle l'a transformé, justement. Il devient plus avant-gardiste, expérimental, plus audacieux au niveau des percussions, plus théâtral, mais toujours, toujours, toujours, formidable. Je l'aime trop. Je tente de me rendre plus neutre d'ici 2027 afin de ne pas simplement l'encenser pendant douze mois de dimanches dans un blogue parallèle. Il développe son absolu style musical et vocal, pas pour tous, plusieurs préfèrent le plus accessible premìère partie de sa carrière. J'adore les deux. 

Radiohead. Ce formidable groupe est aussi promis à des dimanches de détails. Mais sur 6 mois. Et en 2028. Et après 6 mois de Depeche Mode. Quand Hergé lance Tintin au Tibet, en 1960, il est au coeur d'une important dépression. Ses colorées aventures sont soudainement dans un décor majoritairement blanc. Quand les Beatles se séparent, mais en restant ensemble, ils lancent The White Album. Quand David Bowie lance Scary Monsters, Super Creeps, il se sort d'un divorce qui a trainé si longtemps, il n'est pas au sommet de ses humeurs. La pochette est aussi très blanche autour de ce clown triste. Ok Computer, un des 3 meilleurs albums de toute les années 90, sera aussi très blanc de la pochette. Le chef d'oeuvre a été créé dans la douleur collective. Mais oui, c'est un chef d'oeuvre, critique et public et la pression n'en sera que plus forte. C'est tard, trois ans plus tard, qu'on choisit d'explorer plus technologiquement, avec un autre chef d'oeuvre (personnel) d'une audace assez remarquable, alors qu'on passe d'un band qui jouait régulièrement à la radio, au contraire. Radiohead devient niché. Et aura son petit frère presque tout de suite après, comme Heroes pour Low avec Bowie, Sticky Fingers pour Let It Bleed chez les Stones ou Zooropa pour Achtung Baby, avec U2. Formidable aventure sonore. 


           Finalement The Clash. Il existe parfois un monde entre leur premier album, très punk, et le dernier. Le groupe propose dès 1978, déjà extrêmement pop*. Principalement amenée par Mick Jones. C'est ce qui fera une certaine distance entre Joe Strummer et Mick Jones avec le temps. Quand Strummer écrira plus pop à son tour, il ne s'aimera pas, et va demander à Jones de chanter son morceau pour lui. J'écoute Train in Vain et je peine à croire que c'est le même groupe qui chantait White Riot. J'aime tous les styles qu'ont exploré The Clash.

Un band, dont je pourrais peut-être vous parler certains dimanches de 2029... 

* je savais que j'avais réussi comme père quand mon fils, à 10 ans, faisant de cette chanson sa chanson préférée