dimanche 11 janvier 2026

10X David Bowie

Je voulais vous parler de David Bowie, mort hier, il y a 10 ans. D'un cancer dont il ne parlait à personne. Surprenant tout le monde. 2 jours après ses 69 ans, jour où il avait aussi lancé son dernier album, mettant en scène sa propre mort

Mais la rage face au fascisme Étatsunien m'habitait trop, fallait que je la sorte hier, au plus vite. 

Reste que Bowie, je l'ai revisité toute la semaine. En sa mémoire, je vous parles de mes 10 incontournables. En albums. 90% se trouveront dans les années 70, années fructueuses pour l'homme caméléon, Années qui furent mes 8 premières années de vie. 

(Mais j'ai découvert Bowie, pré-adolescent et j'ai craqué pour lui par une chanson tirée d'un album qui ne sera pas ici

Lodger (1979)

Bowie a son plus fébrile et relativement expérimental. Une chanson fait jouer tout le monde d'un instrument qui n'était pas le leur. Une autre qui était une de siennes passées, est jouée à l'envers et on construit dessus, on offre un exposé sur les hommes qui battent leurs femmes. On offre un air turc, deux fois la même structure de chansons, mais deux chansons différentes, malin et angulaire, presque Talking Heads qui sévit à son plus fort, alors. Presqu'un travelogue avec ses inspiration de Can !, ses propos meta et son tranquille subversif me plaisent. Sous estimé album. Qui contient des bijoux.

Hunky Dory (1971)

4e album de Bowie, éblouissant album qui le présente comme réel auteur compositeur aux styles très variés, plein d'esprit, néo-papa, vulnérable, littéraire, cabaret, à sensibilité pop. occulte et Nietzschien, Intime et théatral aussi, avec sa pochette pseudo Dietrich, traçant le carbone pour ce qui allait suivre. Avec Rick Wakeman, aux claviers. Et les araignées de Mars qui ne s'appellent pas encore ainsi, mais qui sont tous là. Aussi acoustique que classique et s'adressant à ses muses artistiques

Young Americans (1975)

Plongée dans le soul de Philadelphie et le R & B, un soul qu'il qualifiera de "plastique" car Bowie est pain blanc et ne sera jamais noir, ne pourra que rendre hommage à ceux et celles qui ont fait naitre la musique commercialisée. Avec une surprenante sincérité, il offre de fluviales guitares et de riches grooves, dont un morceau d'un jeune Luther Vandross. Il refait les Beatles aussi, et travaille avec Lennon, dans son "lost weekend" de 18 mois. Mais c'est pas son travail avec Lennon qui me plait, pas du tout même, c'est le caramel de plusieurs morceaux "lounge" que j'adore. Et le soleil en ouverture.  

Outside.1 (1995)

20 ans plus tard. Sombre et fracturée épopée cyber-noire qui s'écoute tout d'un trait, concept racontant l'histoire d'un détective enquêtant sur la séquestration d'un(e) enfant dans un sous-sol, avec un focus sur l'art et plusieurs personnages. Trempé dans la violence narrative, la musique est techno rock, embrassant le chaos de manière menaçante avec traces de maladie mentale (ce qui a inspiré l'album). Réunion heureuse avec Eno, qui n'a jamais donné de réelle suite intéressante. Il y avait bien un 1 après le titre de l'album. Suggérant un 2. Qui sera bébé avorté. avantgardorockandtechno.

Aladdin Sane (1973)

Glam rock avec clin d'oeil aux New York Dolls, débauche de Los Angeles, inspiration music hall et guitare cheval, reprise futuriste des Stones, élégance raffinée, second volet Ziggy, jazzy frôlant la folie, Ziggy qui craque sous la pression. Cet album a joué plus d'un an dans ma voiture dans les années 2000. Je le trouve toujours pertinent avec sa suggestion qu'avec les excès, arrivent paranoïa, doo-wop, chanson d'amour et blues.

Diamond Dogs (1974)

Blues pour ouvrir un peu à la Rolling Stones (Bowie commence à fréquenter Mick Jagger alors) cet album qui devait être une adaptation musicale de 1984 de George Orwell, n'en sera que traces. Décadente dystopie qui présente le personnage d'Halloween Jack, a really cool cat, théatral et solonnel, sale et un peu pirate, premier effort sans ses araignées, pari personnel relevé, avec ses morceaux qui n'ont parfois qu'un seul hook. Même expérimental. Glam encore, mais sombre. Et dans les teintes du gris-jaune. S'écoute d'un trait. Un de ses plus courts albums. Mais parfait dans la forme. S'écoute aussi d'un trait.

Heroes (1977)

Froid, à l'hymne monumental, et émotivement distant, jusqu'à ce qu'il soit, au contraire rétro pédalant. Rock inspiré de l'Allemagne où il a été majoritairement composé, créé et enregistré, rock brut et parfois noisy, il y a une tension qui nous glisse dans le corridor malsain du divorce de Bowie d'Angela, alors. Défiante beauté aux airs d'aciers. Tony Visconti, y trichera sa femme avec Antonia Maass pour inspirer la pièce titre. Moody, Nuancé. Gris. Magique. 

Station To Station (1976)

Élégant, hanté, dangereusement maigre parce que cocaïné, prêt à changer de personnage, de son, de ton. intense, avec des morceaux avec Iggy et un autre pour Elvis, que Presley refuse parce que de quoi aurait-il l'air d'accepter un morceau de cet homme efféminé ? Heureusement Elvis, et son conservatisme mental, s'éteint un an plus tard. Earl Slick et Carlos Alomar brillent à la guitare, se relancent habilement. Le dernier morceau de l'album me plait tant qu'en 2023 ou 2024, ce sera le morceau que j'écoute le plus de mon téléphone, selon Spotify. Un de mes morceaux préférés à vie, peu importe l'artiste. Une reprise. Quelle honte !  

The Rise & Fall of Ziggy Sardust & The Spiders From Mars (1972)

Chef d'oeuvre proto-punk, transcendant, soul et pop, album concept à la trajectoire narrative tragique pour un leader perdant la tête en raison de son ego mal contrôlé, mais toujours inspiré des étoiles. Ça ne pouvait que faire écho à un extra terrestre comme moi. D'ailleurs les personnages du band sont nés dans la semaine où je suis né. C'est pas innocent. Mythique, cet album a marqué au fer rouge mon adolescence.

Low (1977)

Cet album a sauvé ma vie. À un moment où je vivais ce qui devait être une sorte de dépression, j'ai eu alors l'impression d'en avoir la trame sonore salvatrice. Aliénant par moments, mais aussi agréablement aérien et plein d'espoir, coloré et lumineux, équilibré entre instrumental et chanté, profondément humain, cet album m'a fait pleurer au moins 2 fois. Dont une fois en spectacle et ce n'était même pas lui qui chantait sur scène, c'était un hommage chanté par 3 filles. Murmures et tapisseries sonores, fractures pop, aucune envie de séduire les radios. On avait refusé l'album à la maison de disque. Ce qui confirme l'excellence de celui-ci. Les requins ne sont pas les meilleurs juges dans les océans musicaux. Atmosphères hantées, album intemporel, dont éternel, et ami pour la vie. 

"Décroche, Jones"
Il me ressemble dangereusement sur la photo accompagnant Low ici haut. 

C'est personnel, mais c'est réel. 

Contrairement à toute intervention devant les journalistes de la part du gouvernement  le plus corrompu de l'histoire des États-Unis.

Oui, j'en deviens obsédé.  

samedi 10 janvier 2026

Gouttes de Sang dans la Neige du Minnesotta

"Le parti vous a dit de rejeter l'évidence de ce que vos yeux voient et de ce que vos oreilles entendent. C'était leur final et plus essentiel ordre."

-George Orwell, Génie dans 1984

George Orwell, je ne le dirai jamais assez, était visonnaire. En seulement 2 romans, il exposait tous les mécanismes du fascisme qu'il avait étudié plus jeune en couvrant le régime de Franco dans la Guerre Civile d'Espagne. On apprend tous ses mécanismes en direct tous les jours, aux États-Unis. Dans notre Amérique du Nord. Qu'on pensait inateignable de ce cancer. On vient de vivre une semaine abominable en Amérique du Nord. La société a reculé quelques 70 ans. 

J'en ai marre de les entendre mentir si ouvertement tous les jours à la télévision, sans honte. Leavitt, Vance, Noem. Le clown. 

Kkkaroline Leavitt qui tente de nous faire avaler la couleuvre d'une gauche radicale et de dépeindre une morte comme l'agresseure dans son propre assassinat. J.D.Vance, qu'on est plusieurs à vouloir voir s'effacer entièrement de l'espace public, qui martèle que c'était de la légitime défense de l'agent de ICE qui est pourtant l'incompétent ASSASSIN de Renée Nicole Good, 37 ans, veuve et mère d'un enfant de 6 ans, qui a refait sa vie amoureusement avec une Femme.  Un meurtre commis sous tous les regards intelligents. De la légitime défense ? Quelqu'un qui vient de vous dire "I'm not mad at you ?" Entendre la reine des sottes, Kristi Noem, celle qui a inventé qu'on avait arrêté "la blonde d'un fondateur de l'antifa", raconter mensonges par dessus mensonges. Ça suffit de voir des vermines défendre L'INDÉFENDABLE !

Le fascisme trouve les excuses pour justifier l'injustifiable. On a eu droit à une chorale de buts...& prayers suite à l'assassinat de Renée Good. Des commentateurs et des journalistes conservateurs, qui ont d'abord plaint la mort de la jeune femme, but...ON S'EN CHRIST DE LA SUITE!!! Y A PAS DE MAIS ! On a vu un meurtre en direct, ON NE PEUT PLUS NE PLUS VOIR !!!

 C'est fou ce que j'en ai soupé des mensonges des États-Unis. Ils le veulent ce chaos. Plus il sera chaotique, plus ils trouveront que ça prend plus d'agents encore. C'est la logique aussi de l'IRA. Plus ça tire du fusil, plus il faut armer, pensent-ils. C'est fou ce que je leur souhaites tout le mal du monde à ces apôtres du mal. On se disait tous que 2026 ne pouvait pas être pire que 2025, on était à 7 jours de 2026 quand on a tenté de nous faire croire qu'on a pas vu ce qu'on a vu. Renée était simplement frustrée, comme ils/elles ont tous le droit de l'être avec cette présence de Gestapo dans leurs rues, et tentait de se rendre chez elle. On la détournait. Jonathan Ross doit non seulement perdre son emploi de nazis, il devra aussi se justifier en cour. Mais voilà, on ne peut plus faire confiance aux institutions.  le FBI a tassé tout le monde pour prendre en charge l'enquête. 

KASH PATEL ?!!!!!!!!!!!! Aussi bien dire que justice est morte. Jonathan Ross ne sera aucunement inquiété par le FBI. Le Department Of Justice d'abord ? oui, les mêmes qui n'ont rendu public que 10% du dossier Epstein, à 80% caviardé, même "si il n'a rien à cacher", pendrait aussi le relais, mais une enquête de l'État du Minnesota, ceux qui étaient là, est désormais hors de question. Police & ICE étaient sur place. Les premiers n'ont pas beaucoup d'amour pour la Gestapo gouvernementale. Ross devrait tout perdre. Mais on ne peut plus faire confiance au gens du gouvernement.

La soif Étatsunienne écoeure. Ce sont de sales prédateurs que j'aimerais tant voir écouillés. Prédateurs et Fiers de l'Être. Vous savez comment ça se comporte des prédateurs. Ça agresse en tout temps. Blâmer la victime quand vous êtes accusés d'agresser. On a lancé que Renée Good "utilisait des prénoms", était lesbienne, comme si c'était des verrues à cacher.  Et Ross, on a souligné qu'il a subi un traumatisme en lien avec les voitures par le passé, et est un chrétien amoureux de sa femme, mais on tait qu'il est sur grindr, un site de rencontre LGBTQ+. 

C'est lui le héros qu'il faudrait vénérer ? 

Pas sur ma planète.  

Elle se nommait Renée Goode, comme dans "bien". 

Ils ont lancés aux micros EVIL. Comme dans "mal".

noEm

Vance

Ill president

Leavitt

Il faut leur couper leur oxygène.

Les États-Unis sont maintenant une république de bananes. Comme les Philippines, de Marcos, qui faisait réagir son armée à la place de la police dans la dictature d'antan. Les dictatures font toujours comme ça. L'armée à la place de la police. Comme l'armée des États-Unis n'a pas mordu aux hameçons juvéniles de l'incompétent Pete Hegseth, ICE fait leur travail de cochons demandé. Allez lire le rôle des cochons dans Animal Farm de George Orwell. L'ennemi est de l'intérieur. Et au pouvoir. 

Ils ont les mains pleines de sang et nous accusent d'être aveugles, naïfs et cons. Ça c'était ce qui était filmé, imaginez ce qui ne l'est pas.

Ils veulent nous faire avaler leur version d'un(e) terroriste.  

On sait où sont les tricheurs. Au gouvernement.

Le plus ouvertement corrompu aux yeux et au su de tous.

2026 sera mieux, 2026 sera mieux, répétez-le à voix haute. Ce sera vrai. 

Et ça commencera par la chute des tyrans. Des tordeurs de vérités. Des gens qui fonctionnent au "obéis ou meurs". 

vendredi 9 janvier 2026

Mon Voisin

C'est pas un rastaman

Inspiré par les évènements de la semaine qui se termine, j'ai réuni plusieurs de mes amis et on a effectué un raid contre mon voisin. Dans une impressionnante opération de nuit, il s'est bien défendu mais à la gang on a fait mieux. 

Il est maintenant en détention. 

Dans un hôtel.

 Je n'aimais pas beaucoup de choses de son côté de la clôture. 

Quand il tousse, il le fait bruyamment. Il laisse affichées ses lumières de Noël beaucoup trop longtemps après les fêtes. Il laisse en marche sa voiture trop longtemps avant de partir, dans son entrée. Il laisse son chat chier partout dehors. Je l'ai vu une fois mettre un emballage de tablette de chocolat, dans NOTRE poubelle. Il ne taille jamais les branches de son arbre qui penche chez nous. Je crois aussi qu'il fait le trafic de Fentanyl. Je n'en ai aucune preuve, mais ça me semble faire du sens, le couple est d'origine mexicaine. Je vais prendre la contrôle de sa maison, à partir de maintenant. Je nous ai débarrassé de sa femme aussi. Je n'avais aucune problème avec elle, mais lors du party d'Halloween dernier, elle était déguisée en banane, c'était pas beau et lors du BBQ local, elle avait apporté de la coriandre, je n'ai pas pris de chance. 

Je leur ai trouvé un Hôtel à Laval dans l'attente de la suite des choses. J'utilise leur maison depuis comme mon "sous-sol de mâle" où j'y fais absolument tout ce qui me plait. Il se trouve que mon voisin a une impressionnante collection de vin, assez massive, un cellier tout à fait formidable dans lequel il fait bon se servir. Je me suis acheté une XBox 360 et je game en buvant ses copieuses bouteilles au goût soyeux, velouté, charpenté et gouleyant. Je serai propriétaire de sa maison jusqu'à ce qu'on soit certain que la rue soit sécuritaire et judicieusement juste. Ou encore jusqu'à ce que des propositions qui ne se refusent pas se présentent à moi. 

Comme me remettre une médaille du courage et de la bienveillance.

Collective.  

Je fais ça parce que Dieu me le commande. Et au nom de la sécurité nationale.

J'ai aussi quelques autres projets du même genre, en vue. 

Il y a la maison de Jean-Robert Truchon, en face, dont j'aime beaucoup la voiture et sur laquelle j'aimerais faire plus que des essais. Une Ferrari SF90 Spider. J'aimerais être propriétaire de son auto, ce serait vraiment cool. Et je pense aussi investir la maison de Pat & Bri, plus loin sur la rue. Patrick était le quart arrière de l'équipe de football à l'école secondaire, et il a marié la belle Brigitte, capitaine des meneuses de claques d'alors, mais surtout, devenue charmante professeure de yoga depuis. 

Hâte de les menotter. 

Les gens n'aimeront pas ce que je vais dire, mais tout ça, toute cette rue, c'est ma responsabilité.

Fuck around et trouves moi. 

J'ai mis le feu à la maison des Wong, des asiatiques dont je soupçonnes qu'ils soient illégaux au pays. Je le entendais crier au secours dans la maison. La fumée sortant de partout pendant que je changeais leurs serrures et criait "LIBARRRRRRRRRRRRRTÉ!"

On a un nouveau chien pris aux Drolet, on l'a appelé Bully, beaucoup plus de voitures et de places de stationnement et je m'attends à ce qu'on me traite en héros. Je suis "transformative" comme disait le Premier Minus Carney. 

Je fais tout ça sans m'annoncer. 

Pas de paperasses, Pas de logique. Simplement du flair. 

Et de l'envie pécuniaire.

L'argent ne fait pas le bonheur mais remplit les assiettes de ceux et celles qui ont faim.

Tout le monde vous le dira, je ne suis moi-même, que fin. 

Comme dans finesse.

Y a rien comme faire régner l'ordre pour que le monde s'accorde.

C'est beau l'accordéon. 

Je tiens un peu du président jambon du pays d'en bas. 

De la famille des rats. 

jeudi 8 janvier 2026

Zombies

En septembre et novembre 1975, David Bowie vient de terminer son travail sur le tournage du film The Man Who Fell to Earth. Pour avoir la silhouette d'une créature prétendue de l'espace, il ne se nourrit que de piments et de lait. Consomme aussi de large montagnes de cocaïne parce qu'elle est très disponible dans le Los Angeles de l'époque. Et ça coupe l'appétit. Il est hanté par des crises de panique qui lui font croire de manière paranoïaque que le guitariste de Led Zeppelin Jimmy Page, formation au sommet de son art alors, le terrorise de magie noire. En fait sa petite pute personnelle et le persécute. L'a ciblé pour le torturer comme une sorcière qu'on aurait voulu chasser de L.A. Bowie se convainc aussi que des sorcières lui volent son semen, la nuit. Paranoïa de junkie.

Cette année là, Bowie a déjoué toutes les attentes en proposant un album qu'il qualifie de "plastic soul", inspiré de la musique soul, funk et Motown à Philadelphie. Il a fait la découverte de Carlos Alomar, qui a joué avec James Brown, et avec Carlos, et Earl Slick avec lequel il avait travaillé sur le même album (et le précédent, Diamond Dogs). Ensemble, ils feront quelques sessions avec le producteur Harry Maslin, qui lui, s'inquiète de la frêle silhouette du chanteur, (il ne pèse alors que 80 livres) mais le trouve hyper concentré quand vient le moment de zoner sur la musique. Il concoctera un formidable album de seulement 6 morceaux dont la chanson titre et d'une durée de plus de 10 minutes. Et dont la dernière reste une de mes préférées à vie.

Il ne fait aucun doute que tout est excès dans la vie du maigre duc blanc, alors. Ce personnage avait été créé dans un élan théâtral en tournée et se présentait comme froid aristocrate pâle aux cheveux lissés, en débardeur noir sur chemise blanche, émotivement distant, sévère, mais élégant. "a very nasty character" dira Bowie de lui-même, qui se trouvait mentalement dans la pire place possible de son vivant. Absence de chaleur, d'empathie, détaché de la nature humaine, Bowie disait vouloir présenter ce qu'il y avait de pire de l'Homme et poussera jusqu'à l'occultisme nazi dans ses excès. Il voulait se montrer mal humain.

 Jamais, dans sa carrière, il ne sera plus absent mentalement. Confessera-t-il dans le futur. Le maigre duc blanc s'incarnait pour vrai. Bowie est mort en janvier 2016. Il y a 10 ans, dans deux jours. Jamais il n'aura connu une planète avec l'erreur présidentielle aux États-Unis, au pouvoir. Erreur survenue 9 mois plus tard, une première fois. Il ne devinait pas que le mal humain prendrait forme à l'automne 2016. Au sommet des USA. 

J'ai questionné ma planète cette semaine. Me suis demandé si j'étais sur la bonne. Je voyais un homme dément dire sans rire qu'il refuserait de laisser celle qui a non seulement gagné les élections de 2018 au Venezuela, mais qui a aussi gagné le Prix Nobel de la Paix dernier, Maria Corina Conchado, il ne la laisserait jamais, dis-je bien, gouverner son propre pays, parce qu'elle avait accepté le Prix Nobel qu'il aurait dû gagner. 

J'ai d'abord cru que c'était un titre du journal satirique The Onion.  

Puis, Maria, déjà confuse dès la réception du Prix Nobel en dédiant son prix au président des États-Ennemis, a ensuite dit  par la télévision que si elle prenait le pouvoir, elle lui donnait plein contrôle du pétrole et lui ferait faire des trillions de profits, pour finalement lui proposer d'échanger son prix Nobel au président des États-Unis contre le pouvoir qui lui revenait depuis 2018. 

Je ne croyais pas aux Zombies. 

Maintenant, oui. 

Décérébrés. Morts vivants. Morts par en dedans. 

 La Prix Nobel 2025 est morte par en dedans. 

Celui qui le veut tant ce prix, pas assez mort, encore.

Jamais plus mort ne m'ont semblé les États-Unis. Le rêve Américain en est devenu un car il faut dormir pour penser le vivre. 

David Bowie aurait eu 79 ans aujourd'hui. Le même âge que le dément président des États-Unis.

Son 10e album, un chef d'oeuvre selon moi, aura 50 ans dans 15 jours. 

Des fois, depuis 10 ans, j'ai l'impression de vivre sous les effets secondaires de la cocaïne.  

mercredi 7 janvier 2026

Cinema Paradiso************************************The Grifters de Stephen Frears

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: Le cinéma !

Je l'ai découvert, surconsommé, le surconsomme encore, l'ai étudié, en fût double diplômé, y ai travaillé, y ai été récompensé, m'en suis retiré, mais le cinéma ne s'est jamais retiré de mon être. 
Je vous parles d'un film que j'ai aimé pour son histoire, ses interprètes, sa réalisation, sa cinématographie, son sujet, sa trame sonore, son audace, bref je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. 

Je vous parles ce qui me plait dans le cinéma.

THE GRIFTERS de Stephen Frears. 

Donald Westlake est un auteur dont j'aime le style. Noir. Intéressé par les marginaux, les non traditionnels. Les ratés et les imparfaits. J'aime aussi qu'il soit insaisissable poisson. Il a écrit plus de 100 romans ou nouvelles sous des tonnes de pseudonymes. Richard Stark, une vingtaine de fois entre 1962 et 1974. Il a aussi écrit, de son propre aveu, sous les pseudonymes de Tucker Coe and some other fellows. Si bien que quand Frears lui demandera de signer l'adaptation du livre de Jim Thompson, sous le nom de Stark, et que Westlake invente une raison pour ne pas l'y associer, Frears finira par placer un nom d'entreprise dans le film qui soit nommé Stark, Coe & Fellows. 

Ce sont Robert Harris, Jim Painten et Bruce Kawin qui présentent le livre à Martin Scorsese dans le but qu'il l'adapte en film vers la fin des années 80. Mais Martin est très investi sur Wiseguy déjà, qui deviendra le formidable Goodfellas. Frears vient de terminer Dangerous Liaisons, chef d'oeuvre dont j'étais convaincu que je vous avais détaillée ma passion ici, (à ma façon, oui) et dont je vous reparlerai surement aussi, un jour. Le film a été un grand succès et il se cherche un nouveau projet différent. De l'époque actuelle. Scorsese aime beaucoup aussi et offre à Frears si il peut produire le film. Frears est charmé par le style dur de Thompson, croisement de fiction pulpeuse et de tragédie grecque. 

C'est le réalisateur allemand Volker Schlöndorff qui leur recommande Westlake, qui ne sera pas tout de suite enchanté. Trouvant trop glauque. Frears le reconvoque et lui fait voir le film autrement. Comme l'histoire d'une femme sur le déclin qui ne tente de survivre dans un univers qui la dépasse désormais. Westlake aime. 

Anjelica Huston incarne Lily, escroc de longue date, qui veut faire un grand coup comme dans sa jeunesse en se joignant à son fils, John Cusack dans la peau de Roy, et de sa copine, Myra, de laquelle elle a un instantané dégoût, elle est belle, jeune et pleine d'énergie, ce que Lily ne se sent plus être. J'avais découvert Annette Bening dans Valmont, peu de temps avant, et dans ce film, j'en tombais amoureux. Les deux femmes seront si parfaites qu'elles seront toutes deux nommées aux Oscars. 

Cusack avait lu le livre de Thompson, lancé en 1963, quand John avait 19 ans et pensait lui-même vouloir un jour adapté ceci pour le cinéma. Quand il apprend que Scorsese et Frears travaillent là-dessus, il s'impose entre les deux. Et avec passion, lui parle de la sienne pour ce projet. Il travaillera auprès de vrais escrocs et apprendra avec eux tout les petites arnaques qu'il fait de ses mains dans le film. Cher et Sissy Spacek étaient les deux premiers choix pour le rôle offert à Anjelica. Annette est fraichement découverte, n'ayant alors que 2 longs métrages à son actif, et son rôle "pétillant " séduit tant que Warren Beatty craque pour elle sur grand écran et la choisit pour son projet l'année de la sortie du film. 

Bening accepte une scène  de nudité frontale car elle ajoute à l'aspect comédie de son personnage. Huston trouvera le tournage éprouvant. Quittant le tournage plusieurs heures après l'intensité de la scène finale entre elle et son fils. Et vomissant presque toute la soirée dans la scène de torture qui la plaçait au coeur. Comble de l'horreur, la scène sera coupée au montage final. 

On commence à tourner en octobre 1989, principalement à Los Angeles, dans les appartements du Bryson Hotel, et aussi à Phoenix, en Arizona. Les éclairages pour lesquels tourne Oliver Stapleton sont assez délicieux. J.T. Walsh, Charles Napier (le Joker original de la télévision), Jeremy Piven y tiennent des rôles de soutien fort intéressants. Rôles tordus un peu partout. 

Tension des petits criminels des années 60 dans le chic cheap de Los Angeles des années 90. Huston tentant de survivre, Cusack croche sous des airs de bobo, Bening, pimpée poupée. 

Agréable film noir aux personnages dans une toile, un labyrinthe de conséquences de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font.   

mardi 6 janvier 2026

Normaliser la Criminalité

À nouveau, le week-end dernier, Pierre Poilièvre a confirmé son absence de jugement pour un jour obtenir le poste de Premier Minus du Canada. 

Jamais il n'a proposé quoi que ce soit de pertinent pour le pays, dans l'opposition depuis toujours, il n'a toujours fait que critiquer l'opposition et soutenir ceux et celles qui critiquaient le pouvoir. En solide perdant. 

Quand les États-Unis ont envahi le Venezuela et kidnappé leur dictateur pour lui voler son or noir, un vrai leader laisse l'eau couler sous les ponts, prends le temps de mesurer et mûrir sa pensée, et 24 ou 36 heures plus loin, pond un commentaire de soutien ou de condamnation sur un évènement qui vient bouleverser l'ordre des choses. Ce qu'ont fait les États-Unis le week-end dernier, dans le but de faire oublier le 10% de livré seulement des dossiers Epstein, est hautement illégal. Ils disent l'avoir fait au nom des droits humains, ce qui est ridicule puisqu'ils violent ces mêmes droits tous les jours avec leur groupe terroriste de l'intérieur ICE. Maduro était une ordure, oui, sans aucun doute. Comme Putin. Nethanyahou, Jong-Un, Orban, Trump. Mais fonctionner au dessus des lois, en quoi est-ce si différent que se comporter comme James William Awad ou Romana Didulo ?

Vous vous souvenez de Awad et de Didulo ?

Le premier est un québécois qui avait défié les règles de la pandémie en payant un voyage à une gang d'employé(e)s et d'ami (e)s en les envoyant à Cancun sur les ailes de Sunwing et qui s'étaient tous filmés à faire la fête alors qu'on était tous fortement suggérés de rester confiné(e)s. Il avait ensuite été attendu à son retour pour s'expliquer et avait multiplié les micros pour s'expliquer et parler de son concept de "décentralisation". Qui se traduisait très facilement par "vivre au dessus des lois". 

La seconde est atteinte de maladie mentale et se proclame comme reine du Canada en faisant des vidéos et des menaces sur les réseaux sociaux. La Phillipinoise d'origine a immigré ici, en 1990, à 16 ans, et se réclame aussi d'être la reine du monde. Adepte des théories du complot et principalement des théories loufoques de QAnon, elle a eu beaucoup de mentalement fragiles fidèles, et on l'a comparé à une leader de culte. En septembre dernier, elle s'est fait arrêté avec plusieurs fidèles pour intimidation de la justice (elle a appelé la mort de bien des catégories de gens), et a failli à se soumettre à ses conditions de libération. 

Dans les deux cas, la loi ne s'applique pas dans leurs têtes brûlées. C'est une anecdote. Un embarras. 

Et en élisant un criminel au pouvoir, aux États-Unis, fallait-il 100% se surprendre que la loi serait toujours un problème à ses projets ?

Revenons à PP. Le vrai Premier Minus Canadien, Mark Carney a rendu public son message rappelant que le Canada était parmi les multiples pays qui ne reconnaissaient pas Maduro comme leader légitime du pays, puisque les élections de 2018 avaient été prouvées, truquées en sa faveur. Diplomate, il n'a pas directement parlé de l'enlèvement, et des États-Unis précisément, mais a rappelé aux Venezueliens que les réfugié(e)s sont toujours les bienvenu(e)s au pays. 

Mais qu'a fait le loser leader de l'opposition ?

Il a félicité, avec une urgence trahissant son impuissance à bien lire le mouvement des eaux, l'illégalité Étatsunienne. Il était parfaitement confortable à applaudir le geste qui violaient toute une série de droits humains. Satisfait qu'on ai jamais suivi le procédé légal des gestes posés. Jamais ne devrions nous célébrer l'illégalité. Il a aussi voulu écorché Carney, mais c'est comme quand le dément parle de Biden, on écoute plus, et il a salué entre les lignes le comportement autocrate du dément sleepy Donny Shitler tant et aussi longtemps que ce comportement peut blesser celui ou celle qu'on aime pas. 

PP s'enroule dans un drapeau canadien dont on ne se reconnait pas.  

Si tu ne crois pas en la démocratie, tu dois croire en la loi. Même quand elle sont incommode pour soi. Particulièrement quand elles sont incommodes. On abandonne pas les lois internationales parce que le président pédophile ne veut pas se faire révélé ainsi et essaie de faire un geste de force fumant qui mettra du brouillard sur le sujet. Il ne faut pas applaudir les armées qui menacent la souveraineté d'autrui.

La vice-présidente du Venezuela a été nommée présidente depuis samedi. Le dément président l'a tout de suite menacée. Le Canada n'a jamais besoin de seconder ce que fait le dément d'en bas. Il paiera très cher toutes ses illégalités d'ici peu. Le monde presqu'entier a toutes les raisons de trouver aux États-Unis un ennemi mondial.  

Si Pierre Poilièvre est un jour Premier Minus Canadien, le Canada est plus malade que je ne l'aurais jamais cru. Aux États-Unis, la maladie est claire et criante. Ils ont le cancer. Ils ont normalisé l'illégalité. Jamais ici. Jamais.

James William Awad ou Romana Didulo fantasmaient ouvertement une société sans lois. 

Il ne serait que naturel et tout à fait normal de destituer, kidnapper, enlever, séquestrer, trainer en cour, le président des États-Unis qui a ouvertement été une menace à la sécurité nationale du Canada, du Groënland, du Danemark, de Cuba, de la Colombie et du Mexique.

Aussi ironique que révélateur qu'à la 13e année de dictature de Maduro, Trump l'ai fourré...