samedi 21 mars 2026

Réinventions

Musicales.

J'ai lu beaucoup dernièrement sur des artistes qui "revenaient" (comme U2, The Cure) et sur ceux qui "gardaient le même son" et ceux qui avaient osé se réinventer. Assez délicieusement. 

Enfin c'est selon. C'est toujours subjectif tout ça. Certains diront encore que U2 fait toujours la même chose, ce qui reste injuste et je vous les offrirai dans les 10 artistes plus bas. Mais The Cure offre aussi du pur The Cure, on les reconnait dès les premiers accords. Et j'ai trouvé archi formidable.  

10 artistes qui se sont renouvelés de manière sonore, favorablement, selon moi. Mais pas juste moi.

 Les ventes ont suivi.

Wire. Ce band de Londres a offert une trilogie à la fin des années 70, où déjà, le son allait changer à Vitesse grand V d'une année à l'autre.  Le premier album est un classique punk, une année charnière. 1977. Le punk est au sommet de sa popularité. Leur premier album comprend 21 chansons, souvent très courtes, (moins de 2 minutes, même une de 28 secondes!), du minimalisme même musical par moments, où comme le style punk le suggère, on ne joue que plusieurs fois les mêmes trois-quatre accords. Les guitares sont cinglantes, la structure pop est déconstruite, l'énergie y est brute. L'album du milieu en est un de transition introduisant des morceaux plus mélodiques et atmosphériques. Le 3e album est considéré comme tout aussi intéressant. Ce sera leur plus vendu. Post punk expérimental, atmosphérique et même progressif. Les morceaux sont plus longs et plus complexes. Les synthés sont plus présents, les effets de guitares aussi. Production sophistiquée. On fera encore 14 albums sur les 41 ans suivants, mais ces trois là, où entre le premier et le 3e, en 3 ans, font un pas de géant sonore, resteront les plus mémorables et les plus payants pour eux. 

U2. Après le décevant album double Rattle & Hum, de 1988, qui suivait le phénoménal succès gospel/pop/folk de Joshua Tree, en 1987, U2 se réserve encore Daniel Lanois et Brian Eno à la production et se rend à Berlin pour y créer de la magie. Un album que plusieurs considèrent leur absolu meilleur, moi de même, certains jours, croisant techno rock, rock industriel, shoegaze, un bijou sonore qui les ramène au sommet du monde musical populaire tout en restant niché, en quelque sorte. Les deux tournées qui suivront seront des plus lucratives de l'histoire de la musique. Rarement auront nous vu groupe se réinventer si habilement avec autant de succès populaire et critique. 

Eno revient tout de suite. Mais en solo.

Brian Eno. Enfin, je dis en solo, mais il se présente à nous d'abord, en groupe. Comme claviériste et bidouilleurs technique de l'excellent band Roxy Music. Il ne sera que des deux premiers albums des 8 du groupe de Bryan Ferry, Paul Thompson, Phil Manzanera, Andy MacKay, Graham Simspon. Sal Maida et Eddie Jobson. C'est ce dernier qui le remplace aux claviers. Mais le son qu'Eno explorait était peut-être déjà dans ce qu'il tramait avec Roxy Music. Son intro voulant reproduire l'atterissage lunaire de 1969, était presque déjà de style aérien. En solo, il lance 3 albums expérimentaux rock/pop de plonger plus précisément dans un style qu'il créera presqu'à lui seul, le nouvel âge. L'atmosphérique. Pas surprenant qu'il soit aussi devenu fin producteur/arrangeur aussi.

David Bowie. En 1975, il ose le plastic soul. Après des années folk/rock glam. Son premier #1 en Amérique du Nord s'y trouve. Un formidable (personnellement) album de transition suivra, un album où il était si cocaïné, et en lutte contre tant démons intérieurs, qu'il préfère ne pas s'en rappeler. Mais en 1977, il se rend à Berlin pour se sortir de la drogue (échec), avec ses amis, dont le même Brian Eno, dans le même studio qu'investira U2 des années plus tard, pour y tricoter mon album préféré à vie, un album sans single car à 50% instrumental et aérien, et à 50% plus rock/pop. Le studio refusera son album d'abord, avant de finalement céder. La même année, il lance un second album et joue aux héros avec un giga succès qui est sa pièce titre, et qui lui garde la tête hors de l'eau, avec la maison de disques, mais qui reste encore krautrock, avant-gardiste. Bowie sera toujours quelques pas en avance et c'est pas pour rien que le caméléon lui était associé. Il était pour lui-même, presque tout le temps, réinventé.

Rod Stewart. D'abord chanteur des Faces, puis chanteur pop et disco des années 70/80/90, il s'est toujours moulé aux styles que les époques commandaient, et avec succès. mais dans les jeunes années 2000, plus payant encore, est devenue son ère crooner. Amoureux de vieux standards musicaux, conscient de sont charme envers les femmes, et de sa voix au timbre unique, il a uni tout ça dans une sorte de chic, (route qu'a aussi empruntée Bryan Ferry, mentionné plus haut), reprenant majoritairement des morceaux jazz, de chansons contemporaines du passée, soul, du Great American Songbook.  Il y fait une fortune. Encore maintenant. À 81 ans. 

Elvis Presley. Quand le king est revenu de son service d'armée, même si il n'a jamais approché des combats, il n'était plus le même. Il était l'acteur poche qui allait chanter dans des films poches, mais avec des chansons, souvent pas si mal. Mais quand les Beatles, les Rolling Stones, The Who, Pink Floyd, Led Zeppelin arrivent d'Angleterre, le roi est déchu. Et déçu. C'était lui qui donnait la direction musicale aux États-Unis et voilà que ces mal peignés...On lui fait faire "un retour" en 1968 avec ses camarades rock n'roll qui aura beaucoup de succès, mais c'est dès l'année suivante qu'il commence une résidence permanente sur scène, à Las Vegas, Il se réinvente mais invente aussi un nouveau concept moderne de résidence à long terme avec l'International Hotel où il offrira 636 concerts entre le 31 juillet 1969 et le 12 décembre 1976. Il prend du poids sous les yeux de tous. Ce qui lui donne du coffre pour le style soul qu'il épouse davantage. le pop théâtral, la ballade mélodramatique, et le music-hall. 

Nick Cave. D'abord punk Birthday Party, il sera avec ses mauvaises graines, post punk, 18 fois entre 1984 et 2024. Et avec Warren Ellis comme proche collaborateur. C'est en février 1996, le lendemain de ma fête, qu'il lance Murder Ballads, avec ses mauvaises graines, suite à sa rupture avec PJ Harvey, dont il parlera de ses cheveux noirs et de son visage en forme de coeur de manière exagérée. Il sera soudainement plus piano et moins guitares multiples. Plus gospel et sombre. Plus ballades noires. Il chante même aux funérailles de Micheal Hutchence dont il est parrain d'un des enfants. Le style chansonnier au piano, chanteur à textes, à la voix et aux propos profonds, le suivront jusqu'à nos jours. En solo comme avec ses musiciens préférés.

Tom Waits. Je vous le détaillerai en 12 mois de dimanches l'an prochain. Quand il a derrière lui, 7 albums plus jazz, crooner, piano bar, smokey vibes, folk dylanesque, et une trame sonore partagée avec Crystal Gayle, il fait la rencontre amoureuse, de celle qui le transformera, Kathleen Brennan. Je sais qu'elle est amoureuse cette rencontre car non seulement, 44 ans plus tard, ils sont encore ensemble, mais aussi parce qu'elle l'a transformé, justement. Il devient plus avant-gardiste, expérimental, plus audacieux au niveau des percussions, plus théâtral, mais toujours, toujours, toujours, formidable. Je l'aime trop. Je tente de me rendre plus neutre d'ici 2027 afin de ne pas simplement l'encenser pendant douze mois de dimanches dans un blogue parallèle. Il développe son absolu style musical et vocal, pas pour tous, plusieurs préfèrent le plus accessible premìère partie de sa carrière. J'adore les deux. 

Radiohead. Ce formidable groupe est aussi promis à des dimanches de détails. Mais sur 6 mois. Et en 2028. Et après 6 mois de Depeche Mode. Quand Hergé lance Tintin au Tibet, en 1960, il est au coeur d'une important dépression. Ses colorées aventures sont soudainement dans un décor majoritairement blanc. Quand les Beatles se séparent, mais en restant ensemble, ils lancent The White Album. Quand David Bowie lance Scary Monsters, Super Creeps, il se sort d'un divorce qui a trainé si longtemps, il n'est pas au sommet de ses humeurs. La pochette est aussi très blanche autour de ce clown triste. Ok Computer, un des 3 meilleurs albums de toute les années 90, sera aussi très blanc de la pochette. Le chef d'oeuvre a été créé dans la douleur collective. Mais oui, c'est un chef d'oeuvre, critique et public et la pression n'en sera que plus forte. C'est tard, trois ans plus tard, qu'on choisit d'explorer plus technologiquement, avec un autre chef d'oeuvre (personnel) d'une audace assez remarquable, alors qu'on passe d'un band qui jouait régulièrement à la radio, au contraire. Radiohead devient niché. Et aura son petit frère presque tout de suite après, comme Heroes pour Low avec Bowie, Sticky Fingers pour Let It Bleed chez les Stones ou Zooropa pour Achtung Baby, avec U2. Formidable aventure sonore. 


           Finalement The Clash. Il existe parfois un monde entre leur premier album, très punk, et le dernier. Le groupe propose dès 1978, déjà extrêmement pop*. Principalement amenée par Mick Jones. C'est ce qui fera une certaine distance entre Joe Strummer et Mick Jones avec le temps. Quand Strummer écrira plus pop à son tour, il ne s'aimera pas, et va demander à Jones de chanter son morceau pour lui. J'écoute Train in Vain et je peine à croire que c'est le même groupe qui chantait White Riot. J'aime tous les styles qu'ont exploré The Clash.

Un band, dont je pourrais peut-être vous parler certains dimanches de 2029... 

* je savais que j'avais réussi comme père quand mon fils, à 10 ans, faisant de cette chanson sa chanson préférée

vendredi 20 mars 2026

Mathématiques Politiques

"We're living in United Stagnation"

- M.J.B. 

Nouvelle semaine en totale absurdité qui prend fin. 

Le vieux violeur a dit "on leur botte le cul, on a gagné, on est les plus forts"

Puis il a dit, comme un enfant ayant pris de l'alcool, une chose et son contraire. 

" Personne n'a voulu nous aider, et on a besoin de personne"

Ce qui rend l'incohérence encore plus lourde. Il est au sommet du monde, oui. Mais délire en permanence.

Israël lui a commandé une guerre et il s'en est servi pour enrayer la vague qui mettait l'accent sur son omniprésence dans les dossiers Epstein. C'est vrai, il a gagné là dessus. Tout a été suspendu en raison du conflit préfabriqué en Iran. Mais il n'a pas gagné nulle part ailleurs. Il a fait plus de 1000 morts depuis le 28 février. Et une quantité innombrable de soldats des États-Unis qui y sont encore pour l'écran du fumée d'élites qui veulent attirer l'attention ailleurs. 

32 soldats Israéliens ont été assassinés dans le Nord d'Israël lisait-on hier.

Christ que non. Un soldat n'est pas assassiné. Il meurt en devoir. Ça fait parti des possibilités dans ce qu'il/elle accompli comme tâches. La mort est une option extrêmement possible dans ses fonctions, qui n'en est pas une pour un cuisinier de restaurant en Pennsylvanie. 

 "Nos objectifs sont clairs, le président a été clair sur le sujet, le président des États Unis a été très clair sur les objectifs de la mission

Oui, il a bien voulu distraire de son comptable qui a confirmé ce que le président a nié cette semaine, soit que le nom de Trump était encore plus lourd qu'il ne le dit, autour d'Epstein. 

-Trump a payé une victime appelée Jane Doe 4, une somme d'argent afin qu'elle taise les accusations d'agressions sexuelles qu'elles comptaient utiliser contre le président. 

jeunes filles mortes, adultes brisées
-Il prétendait ignorer pas mal tout des jeunes filles autour d'Epstein, son comptable a dit qu'au contraire, il était en présence d'elles, très souvent, comme celui qui clappe des mains dans ce vidéo qu'on voit sans cesse passer partout, excité comme un ado chez les danseuses. 

-Il a aussi confirmé que contrairement à ce que le président a dit, jamais Jeffrey Epstein n'a "été mis à la porte de Mar-a-Lago. Plusieurs autres ont confirmé la même chose, un épisode voulant qu'il en soit expulsé n'est jamais survenu. Même qu'ils ont été vus souvent ensemble après le moment où Trump prétend l'avoir expulsé. 

-Lui qui disait "ignorer tout" dit au contraire que "tout le monde était au courant" en 2006, dans une conversation lâche avec le FBI, où il prétend qu'il est du côté de purs qui attendaient ce moment, lors de l'arrestation d'Epstein. Ça a aussi été révélé en sourdine d'un vidéo risible d'Israélienne qui pleure les bombardements contre des innocents...

...j'y reviendrai...

On voit de plus en plus de vidéos (MERCI TÉLÉPHONES!) de mâles prédateurs qui ne se gênent plus pour toucher les femmes qu'ils désirent un peu partout. Pas surprenant qu'avec des agresseurs protégés par un pouvoir tout aussi violeur (de constitutions, de loi internationales, de droits civiques, de lois, de femmes...) les agresseurs se sentent soudainement en territoire sécuritaire. Les 2 photos que je vous montre ici sont tirées d'un vidéo du net où un prédateur trouve une jeune femme assise seule dehors, de son goût, roucoule autour comme un vautour, la touche même si elle lui a clairement dit de la laisser tranquille et de ne pas la toucher et quand il la touche une seconde fois, elle le pousse des mains et des pieds au point qu'il est projeté beaucoup plus loin, brusquement.


 Elle se lève ensuite pour le confronter de face, il n'a plus le même côté flirteur, il est offusqué, un autre homme intervient et tasse le violeur en puissance. Qui fera semblant qu'il veut revenir lui servir un mauvais parti (à elle, qui l'invite à revenir se mesurer à elle) une fois derrière le samaritain qui éloigne le prédateur de sa proie. 

Pendant ce temps, le violeur en chef ment toujours obsessivement en disant qu'il a parlé à un ancien président sur l'idée d'attaquer l'Iran, ne veut pas dire lequel, parce que ce n'est pas vrai. 4 anciens présidents sont toujours vivants, Clinton, Bush Fils, Obama, Biden et les 4 ont nié l'avoir fait.  

La distraction des dossiers Epstein en Iran, fait remonter les poux à la surface. On voit de plus en plus de vidéos sur les réseaux sociaux où des Israéliens et des Israéliennes se plaignent des répliques Iraniennes, qui sont des copies PARFAITES, de ce que le peuple que l'État Terroriste Israélien a éliminé, ou est à 90% près de le faire, sont les mêmes images et les mêmes mots. Les mêmes viols de droits internationaux, Les mêmes morts d'innocents civils. La même connerie.

Comment prendre la souffrance Israélienne au sérieux ? Absurde !!!!

Vous avez commandé une guerre à votre commanditaire de toujours, les États-Unis, pour le servir autant que ça pourrait vous servir.

Vous coulez ensemble. Personne ne veut vous lancer de bouée.

Lisez bien ceci, Israël comme États-Unis.

Pour le reste du monde, c'est pas du tout fâcheux

Les agresseurs doivent être domptés. Et dans le dossier Epstein Iranien, les prédateurs ne sont pas arabes. Le deviennent parce qu'on les as attaqué. On appelle ça de la défense. Plus de 1000 morts au Liban ? 32 en Israël ? Vous voulez qu'on pleure ? 

Ils sont des milliers à crier à l'antisémitisme. Rien n'est plus faux. Israël a éradiqué un peuple. Le Hamas n'a existé que parce que le cancer grandissait et les menaçait. Le cancer a gagné. Il reste quelque 40% de Palestiniens en grande Palestine. Et ça doit compter les "Palestiniens d'Israël". Des gens qui ont acheté la paix en s'enjuivant.

Internationalement, Israël est en ce moment haï. Le calcul d'attaquer l'Iran pour attirer l'attention là-dessus, fonctionne, mais les résultats concrets sont terribles. Les jeunes soldats y meurent. Pour des riches pédophiles. Des innocents Iraniens, Libanais et Étatsuniens sont tués tous les jours. Pourquoi pensez vous qu'il parle soudainement de "prendre Cuba" ?

OUI parce qu'un comportement de violeur ne se chasse pas comme ça. Le président en a été trouvé coupable. On le sait agresseur.  Il parle de prendre Cuba de manière détendue comme un prédateur sexuelle se dit "bien sur que je vais me la faire celle-là...." comme cet homme plus haut qui trouvait le femme seule trop seule et qui voulait la toucher. 

Le président des États-Unis se rend compte en ce moment que l'Iran est capable de se battre plus longtemps qu'une jeune fille de 13 ans. 


Les soldats Israéliens qui meurent, n'y sont pas assassinés. C'est la guerre. Ce sont des SOLDATS. Israël a démarré cette guerre. 

Ce serait presque plus approprié de dire que ce sont les vidanges qu'on va porter au chemin. Mais je ne le dirai pas. 

Un jour, les enfants apprendront du président actuel tout ce qu'il ne faut pas être dans la vie. Quand on est un adulte. Si ce n'est pas déjà commencé dans les écoles du monde entier.  

jeudi 19 mars 2026

AAA (Aubaines , Abus, Aliénation)

On ne peut pas répéter toujours la même chose au bureau.

C'est con j'avais un peu espoir. 

On a un nouveau sous-patron, qui semblait de notre côté. Il l'est, en partie. Mais comme les autres, il n'a pas idée de ce qu'on fait. On arrive à 6h00 le matin. Correction, je commence à 6h le matin. Je m'arrête à midi. 6 heures de travail. Disons une heure de diner. Mais je ne prends pas une heure de diner. Les délais pour les requêtes des villes et la suite de notre travail est midi, il est donc favorable de commencer tout de suite le travail d'après-midi le plus rapidement possible pour ne pas ralentir les autres, on mange tous les deux à nos bureaux, tout en travaillant. Lui, mon collègue, appelons le Averell, arrive à 6h30. À midi, il dine aussi. Fait comme moi puisqu'on a pas mal les mêmes tâches. On prend quand même du temps pour nous, on accepte qu'on aurait une heure comme les autres le prennent. Donc 6 heures de travail = midi, 1 heure de diner,  (il serait donc 13h) + 2 heures = 15h00.  Mais 8 fois sur 10, on prend pas 30 minutes. On quitte à 15h assez pile tous les deux. À 15h01, on est plus payé. On travaille fort. Ce qui n'est pas cru. Personne ne ferait ce qu'on fait car on nous lance tout ce que les autres ne veulent pas faire, donc, on déborde. 

Ce n'est pas cru non plus. J'entre des fois à 5h du matin pour une heure de plus à faire avancer nos affaires, sans jamais le réclamer. Personne ne reconnait l'effort non plus. J'ai nettement moins de félicitations que de reproches. On est des aubaines. Sous payées. Des aubaines siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii incomprises. 

Comprenons nous bien. En situation d'urgence, oui, il arrivera plus d'une fois qu'on finira plus tard que 15h00 parce les vagues menacent de noyer du monde. Mais quand on quitte à 15h00, on sort aussi la tête de l'eau. JAMAIS ne quittons nous PARCE QU'ON A FINI. On quitte parce qu'il est justement 15h00. Parce qu'à 15h01 et tout ce qui suivra, on sera bénévoles. On est payé à l'heure. Et les plus peu de toute l'entreprise. Pourquoi pour l'amour du ciel travaillerions nous encore plus gratuitement ? Nous le faisons déjà quand on entre plus tôt. 

Lundi, celui à qui on avait confessé que notre travail était largement sous-estimé, à tenu une réunion appelée "gestion des horaires". J'ai tout de suite détesté le titre. Et compris exactement de quoi il en tenait. Jeudi dernier, en quittant, après une journée surhumaine où nous nous étions tous deux défoncés au travail, j'ai senti qu'en quittant à 15h, je faisais des jaloux. 

La jalousie est le probable pire défaut sur terre. La racine du mal. 

Lundi, réunion absurde pour nous. "Nous aimerions que l'horaire soit potentiellement réajusté, c'est surtout pour vous deux que je dis ça, (moi et Averell). On vous demanderait peut-être de faire prochainement, peut-être juste la semaine prochaine, du 7 à 16h30. C'est toujours les mêmes qui finissent à 16h30." Çe à quoi, un  autre collègue plus juste à dit "Oui , mais je rentre deux heures après eux, c'est pas anormal". Ce qui semblé avoir eu peu d'impact. J'ai à mon tour dit "Quand on quitte à 15h, c'est jamais parce qu'on a fini...". Il a quand même dit, "Ce serait le fun de voir si vous pouviez aider ceux qui finisssent plus tard...".

Non sens. On a pas fini notre propre job. Et on quitte parce, crevés, on a tout donné et qu'on est plus (sous) payés. C'est plutôt absurde de demander si quelqu'un a besoin d'aide, quand toi-même, t'a pas fini toutes tes tâches. J'ai vite compris que chez certains (je sens très bien qui) la jalousie de nous voir partir plus tôt les piquent de l'intérieur. Et le pauvre nouveau patron, a tenu une réunion, avec eux, et nous, qui ne fait aucun sens quand même pour nous.

On a pas plus de temps à 15h00 qu'avant. Ce n'est ni vu, ni compris. À nouveau, il se range du côté des "ces gars-là ne font rien". Pourquoi ? Parce qu'on est dans le coin ? Loin de leurs yeux ? Parce qu'Averell prend des pauses cigarettes ? travaille deux jours semaines de chez lui ? 

Notre chiffre d'affaires, la semaine dernière, était de 123% augmentés par rapport à la même semaine, l'année dernière. Nos chiffres, depuis janvier, augmentés de 65%. On était 8. Pas un, mais DEUX épuisements professionnels plus tard, nous forcent à prendre les bouchées doubles à 6 depuis deux semaines Parmi les 6, un nouveau sous patron qui apprend son rôle. On prend TOUS des bouchées doubles. Mais on dirait qu'on pense ENCORE, qu'on en fait pas assez. 

Mon collègue Averell, fume. Il prend donc autour de 3 à 4 pauses par jour, pour fumer. Pas moi. Mes pauses, c'est pour aller à la salle de bain. Les mardis et jeudis, il travaille de chez lui. C'est entendu comme ça, les constructions sur la Rive-Sud ne l'avantagent pas au niveau du trafic. Et c'est certain à 200%, j'ai entendu parler un ti-boss avec dédain, que de travailler à domicile, ce n'est pas tant travailler. Ils sont crétins à ce point. Ils semblent confesser leurs propres crimes.  

Si je commences à 6h, c'est pour la même raison. 20 minutes pour le 17 km jusqu'au travail. J'arrive vers 5h50. Le même trajet à 15h00, entre 47 minutes et une heure. Des fois, une heure trente. Si je pars plus tard, pire. Je ne reviens pas à la maison, je négocie la route tout le long. Entre 1h30 et 2h00. 

J'ai la chance de rencontrer en privé ce nouveau patron qui au moins, veut comprendre nos réalités. À toutes les deux semaines. Ce devrait être ce vendredi, ou l'autre. Peu importe. Mais en privé. je ne me gênerai pas pour lui dire tout ceci. Insultant de penser qu'on aurait soudainement, plus que les autres, du temps. Oui, tôt le matin, presque deux heures sans la plupart d'eux, où on travaille sans être dérangés. Ce qui ne doit pas être cru non plus.  

On pense qu'on aurait du temps à donner encore plus gratuitement que présentement.

On justifie notre faible salaire par "la" tâche qui décrit notre principal job, mais on nous demande trois autres facettes très différentes qui ne sont pas les mêmes titres du tout, ni les même responsabilités, et les impacts, si on on se trompe, peuvent être majeurs. Alors que ce n'est pas ce, pour quoi notre chèque de paie est justifié. Nous avons respectivement 10 ans et 9 ans d'ancienneté.  C'est pas du tout payé. 

J'ai pris une marche pour me changer les idées en ce lundi pluvieux printanier. Me rappelant cette employeure qui pensait avoir des appuis sur les réseaux sociaux en se plaignant de sa "génération z" qui quittait à 18h01. J'ai lui les commentaires. Pas un seul appui. Ça suffit la slavery. J'y trempe, maintenant.  

C'est si lourd au bureau. De saines frontières, vous connaissez ?

Et moi qui doit trouver le moment de leur annoncer que du 1er juin au 13, je serai en Italie. 

Pas "Est-ce que je peux prendre congé sur cette période ?" 

Non, non c'est booké. Hôtels, excursions, billets de train, 4 régions. Roma, Firenze, Cinque Terre, Venezia. 

Ils ont toutes les raisons de dire non. 

Faudra que j'apprennes à dire la même chose.

mercredi 18 mars 2026

L'Odeur du Caoutchouc Brulé Avant la Crevaison

Donc l'Iran se lève le matin avec des ruines comme Israël en a fait en Palestine. Pas fâchant de voir qu'Israël se fait servir la même médecine. L'Iran se demande chaque jour qu'est-ce que cette stupidité appelée "Furie épique". Est-ce que ça accomplit ce qu'on pensait faire ? Oui, distraire des dossiers Epstein. En tuant plus de 150 écolières un samedi matin. Mais l'Iran a aussi parlé. Avons nous écouté ?

"On ne répliquera pas coups pour coups, ce sera des frappes continues" ont-t-il dit. Comme dans "indéfini".

Conducteurs/conductrices,  soldat chaire à canons des États-Désunis, laissez ceci se rendre à vos cerveaux svp. L'Iran, je le répète, a dit "Nous ne vous rendrons pas la pareille, nous ne ferons que toujours frapper". Commencez par Israël, svp. Ce n'est pas une escalade, c'est un gros changement de cap. C'est une bagarre dans un bar qui devient une guerre jusqu'à extinction. L'Iran l'annonce à l'avance. 

Et la partie qui devrait faire redresser la colonne de tout le monde sur terre, et porter attention, c'est qu'ils parlent de faire monter le prix du baril d'essence, à 200$. 200 U$ DOLLAR$.

Pas de manière hypothétique, pas comme une analyse d'experts de pire scénario possible, pas une anticipation dans un article de la page 47 du rapport de Goldman Sachs, Iran nous l'a dit en pleine face, vous avez écouté ? C'est le plan, la stratégie, l'arme. "Nous ne laisserons pas un litre de pétrole aux États-Unis, en Israël, à leurs partenaires".  Un litre. Pas un baril, un litre ! Ce n'est pas de la diplomatie, c'est un dude qui trace une ligne dans le sable avec une machette. Et si on pensait que c'était une métaphore, vous n'avez surement pas remarqué qu'ils ont barré le Détroit d'Hormuz, que ce blocage énergétique de 21 km en mer étouffera quelques 20% des approvisionnements en pétrole dans le monde qui y passent tous les jours. L'Iran a dit, ce pétrole, c'est à nous maintenant. 

20% de l'approvisionnement mondial d'or noir. Étouffé. Parce qu'un septuagénaire pédorangé avec l'instinct stratégique d'un bambin de 10 ans jouant avec des allumettes veut paraitre dur à la télévision. Vous vous rappeler quand Putin Trump a dit que ce serait réglé en quelques jours seulement ? Vous vous rappelez quand le si risible Pete Hegseth, au talent militaire se limitant à présenter une tasse, sur le réseau de propagande télé Fox, disant "tout est sous contrôle", vous vous rappelez, dis-je, quand il a semblé prétendre que ce serait son grand moment historique militaire, son magnifique déploiement de dominance Étatsunienne patriotique ? Comment ça se présente, Pete ? Is America great yet? Le pétrole oscille autour de plus de 90$ le baril, et l'Iran annonce qu'ils n'ont pas commencé à vraiment rugir. Ils ne sont qu'en première vitesse depuis une semaine et demie. Les répliques, c'était le réchauffement. Les frappes continues seront le spectacle.

Et ce que la Maison Blanche ne veut pas entendre c'est que l'Iran n'a pas besoin de gagner une guerre qui ne se joue que depuis les airs. Ils n'ont même pas besoin d'abattre un F-35. Ils n'ont besoin que d'insécuriser l'approvisionnement pétrolier. C'est tout. C'est toute la stratégie. Fermer le robinet. Les risques sont devenus trop gros, on ne se risquera pas dans le port. Où y seraient promis des tonnes de morts. Et des pertes pires, d'or noir. Et des chutes économiques...Bloooooooooooooooooood money. Les compagnies d'assurances vont fuir tout ceux et celles qui s'y aventurent. C'est ainsi qu'on égorge une économie globale. Pas avec des missiles. Avec des tableaux croisés dynamiques. L'Iran le sait. L'ont toujours su. Ils ont ce plan asymétrique dans leur poche arrière depuis longtemps. Des drones de 20 000 dollars contre 4 millions d'interceptions de missiles patriotes, les mathématiques n'ont jamais été du côté des États-Unis. 

Le deux de pique des États-Unis les as forcé à sortir leur As de Pique. 

On pense mettre un diachylon sur une grosse plaie béante créée par un imbécile narcissique qui veut faire oublier sa pédophilie.

Pendant ce temps, l'Arabie Saoudite dialogue avec la Chine. Le Canada aussi. Et celui qui tient la barre de l'économie mondiale est un vieil homme de 79 ans, portant la casquette rouge, qui pense que les tarifs est un trait de personnalité. Les soldats des États-Unis meurent pour rien. En contraire de transparence, comme avec les dossiers Epstein, on ne sait jamais combien*. C'est ce qui arrive quand tu pars une guerre sans stratégie autre que "Faut qu'ils pensent à autre chose qu'à ma pédophilie". 

C'est ce qui arrive aussi quand on remplace les vrais stratèges par des présentateurs télé, c'est aussi ce qui arrive quand la politique étrangère est entièrement axée sur "avoir l'air d'un dur".  

L'Iran n'a plus rien à perdre, parce que sur eux pleuvent des bombes. 

Le clown voulait sa guerre, l'Iran lui en a indiqué le prix. 

Ce n'est pas mesuré en soldats ou en missiles, ça se mesurera en dollars pas baril. 

Et tout le monde sur terre est en train, ou sur le point, de le payer. 

200$ le baril.

Fucked around, now finding out

"On gagne, on gagne, on botte leur cul, on ne vous dira plus combien de vos brave soldats ont perdu la vie, on a gagné, joignez vous à nous, autant que vous le pouvez, on a besoin d'aide".

Dieu merci, le monde lui dit un franc non. Au moron. 

mardi 17 mars 2026

Blonde et Idiote Bassesse Inoubliable***************2112 de Rush

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour la cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: La musique !

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ai tant écouté dans ma vie, que j'en connais toutes les notes, toutes les paroles, toutes les nuances, tous les tons, tous les sons, bref, cette musique est désormais composante de mon ADN. 

Par ordre de création:

Blonde on Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie

The Unforgettable Fire de U2.

B.I.B.I. c'est bibi, c'est moi. C'est aussi la terminaison du mot habibi, voulant dire, en langue arabe, je t'aime.

Musique, je t'aime.   

2112 de RUSH

1975. Après l'échec commercial de la sortie de leur album Caress of Steel, leur 3e effort sur galette 33 tours, la maison de disques Mercury presse le groupe de revenir à un son plus accessible et radiophonique. 

Fidèles à leur intégrité, Geddy Lee, Alex Lifeson et Neil Peart ont fait exactement l'inverse. Ils ont doublé la mise sur la complexité et le conceptuel. 

La pièce maitresse, la suite du titre de l'album, occupe toute la première face. Tour de force de 20 minutes, divisé en 7 parties, inspiré, par la philosophie d'Ayn Rand (notamment sa nouvelle Anthem), l'histoire se déroule dans une société futuriste totalitaire  contrôlée par les "Prêtres des Temples de Syrinx". Dans ce monde, toute créativité et individualité sont supprimées au nom d'une harmonie forcée.

L'intrigue suit un protagoniste anonyme qui découvre une vieille guitare acoustique dans une grotte. En apprenant à en jouer, il découvre une émotion et une beauté  jusque-là interdites. Lorsqu'il présente sa découverte aux Prêtres, espérant partager cette merveille, ces derniers détruisent l'instrument, affirmant qu'il ne s'agit que d'un jouet idiot qui perturbe l'ordre établi. La tragédie finale du protagoniste, suivie de l'intervention mystérieuse des fédérations solaires, laisse une fin ouverte qui a alimenté les débats des fans pendant des décennies. 

Musicalement, cette suite est un chef d'oeuvre  de dynamique. De l'ouverture explosive aux synthétiseurs spatiaux d'Hugh Syme, le même qui sera brillant concepteur graphique pour leurs pochettes, jusqu'au final apocalyptique, le groupe démontre une maitrise technique absolue. La voix suraïgue de Geddy Lee incarne à merveille l'innocence du héros et l'arrogance froide des Prêtres, tandis que les solos d'Alex Lifeson naviguent entre douceur mélodique et agressivité brute.

Si la première partie est un monolithe conceptuel, la seconde montre la polyvalence du trio canadien. Elle contient des morceaux plus courts, 5, mais tout aussi riches en sons

On a une ode aux plaisirs du voyage (et de certaines herbes), portée par un riff de guitare orientaliste devenue iconique. On rend hommage à la célèbre série de Rod Serling, prouvant l'intérêt du groupe pour la culture populaire, le fantastique et le culte underground. On montre une facette plus douce et introspective avec l'utilisation notable du mellotron, une première pour le groupe. On clôt finalement avec un hymne à la responsabilité individuelle, martelant que rien ne s'obtient, sans efforts.   

2112 a sauvé la carrière de Rush. Contre toute attente, l'album a été un immense succès. Prouvant qu'il existait un public massif pour un rock progressif intelligent, exigeant, et sans compromis. Il a défini le son de la formation. Un mélange de virtuosité instrumentale, de textes littéraires, et de structures musicales ambitieuses. L'imagerie de l'album, notamment le logo de l'homme étoilé créé par Hugh Syme est devenue le symbole ultime du groupe. Représentant l'individu luttant contre les forces de la conformité.

Facile pour moi d'être interpelé.

2112 est un album de rébellion. C'est le moment où Rush a décidé que s'ils devaient tomber, ils le feraient selon leurs propres termes. En refusant de se plier aux exigences de l'industrie, ils ont créé un classique intemporel qui continue d'influencer des générations de musiciens rock et de métal progressif, C'est un voyage sonore qui, malgré ses racines dans les années 70, résonne encore aujourd'hui par son message universel de liberté créative. Peart, qui écrivait 90% des paroles du trio, et absolument toutes les paroles de cet affront aux diktats de la maison de disques, dira qu'il avait écrit sur la mentalité collective. L'homme abstrait conte les masses.  

Pour amateurs de métal progressif, rock progressif, hard rock, jeune heavy metal, art rock, performances individuelles, à la base, aux voix, à la batterie, aux multiples guitares, d'acoustique et de folk rock. 

Rush repart cette année en tournée. Avec l'habile allemande Anika Nilles à la batterie, poste qu'occupait le départi Neil Peart, avec un talent inégalable. 

Elle n'est pas fâcheuse du tout. 

Proposeront ils un nouvel album en fin/en cours de tournée ?   

Cet album, 2112, a eu 50 ans pas plus tard qu'hier.  

lundi 16 mars 2026

Être Femme en Amérique du Nord

Deritter, Louisiane. C'est dans l'Ouest de la Louisiane, petite ville près de la frontière avec le Texas.

Misty Roberts en est la mairesse. Depuis 2018. Puis réélue en 2022. Mais en juillet 2024, elle est forcée de démissionner, pour de l'hormonale franchement mal géré. 

Quand elle a commencé sa carrière de politicienne, elle travaillait pour le maire, avant de finalement, se présenter elle-même. Elle se disait mauvaise politicienne car inexpérimentée. Par la suite, expérience aidant, elle a assuré qu'être politicienne, c'est l'être en tout temps, 24h par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année. Bureau/pas bureau. On représente nos gens, tous le temps. 

Ça reviendra la hanter. 

L'été de 2024, elle organise une grande fête autour de la piscine familiale, chez elle. Pour ses deux adolescents et pour leurs amis, de leur âge. Entre 14 et 17 ans. Majoritairement, s'y trouvent des jeunes, d'âge mineur. Dont ses deux enfants, un de leur cousin et un de leurs amis, de 16 ans, seulement. Misty a bu depuis le début de l'après-midi quand cet ami de 16 ans, arrive sur les lieux du party, en fin de journée. Misty est donc "tipsy". Sera brumeuse (Misty:). À son arrivée, elle lui fait remarquer qu'il est adorable. Et l'invite plusieurs fois à boire tout ce qu'il a envie de boire sur place, elle a payé pour toutes les consommations, alcoolisées. Comme c'est illégal, le jeune garçon lui redemandera si c'est vraiment ce qu'elle permet, ce qu'elle reconfirmera avec plus de vigueur encore.

Quand tous les jeunes se baignent, elle se présente en bikini. femme de 42 au corps très bien préservé. Elle est donc remarquable. Et remarquée. Ce qu'elle souhaitait. Surtout de ce jeune homme de 16 ans, qui boit de plus en plus de choses différentes, et à un rythme qu'il ne sait pas juger correctement, ne l'ayant jamais fait. Autour de la piscine, le jeune garçon, à son tour grisé par l'alcool, parle beaucoup avec elle. Elle lui fait des clins d'oeil, se rapprochent physiquement de lui, lui flatte la poitrine, danse séductivement contre lui. Inconfortable, et troublé, il tombe dans le piège et ne résiste pas la proximité de leurs corps semi-dénudés, en l'embrassant. Ils s'embrassent plusieurs fois comme ça. Elle lui demande de ne pas faire ça publiquement et l'invite à l'intérieur. 

Dans sa chambre à coucher. Sur son lit. Là où elle commence manifestement à le déshabiller pour une activité sexuelle. Ce que le jeune homme commence à comprendre. Ce qu'ils ont fait dehors n'est pas passé inaperçu, et ses deux enfants, ainsi que leur cousin, seront à la fenêtre de cette chambre pour y filmer leur ami et la mairesse, leur maman, sa tante, déshabillée et qui lui fera l'amour. Ceci qui transforme sa confusion alcoolique en confusion d'extase, puis, au final en confusion totale. Que vient-il de vivre ? Il sera malade de ce qu'il a trop bu, mais aussi du bouleversement qu'il vient de subir. À la toute fin, il rage même un "ôtes toi de sur-moi" incertain de ce qu'il vient d'expérimenter.  Les deux enfants et le neveu de Misty sont aussi complètement chavirés. Ils ont tous été témoins de quelque chose de grave, commis par leur propre mère. Par une tante. 

Quand ils menacent d'en parler, leur mère leur textera "lie 'til you die!". 

Maman de l'année.

Bien entendu, là où tout le monde se connait, dans la ville de presque 10 000 habitants, la vérité se fait savoir quand même. Même si elle arrive à faire effacer la vidéo de son neveu, que plusieurs ont eu le temps de voir. Misty avait eu le temps de dire à sa victime que si les gens posent des questions sur pourquoi on est monté à la chambre, tu leur diras que c'était pour que je freine le flirting entre nous deux. Mais le jeune homme sera si troublé par tout ça, que bien sur, il en parlera. La mère de la victime entrera en contact avec Misty pour s'assurer qu'elle confirme qu'elle ne sera pas enceinte. Elle commandera, après l'acte, des condoms, à livrer à domicile, pour essayer de rendre la chose plus honorable. La mère de la victime échangera par texto avec elle et prendra en photo leur conversation où elle confirme indirectement qu'elle a bien fait l'amour à un mineur en disant de ne pas s'inquiéter, 

Mais comme si c'était un gène familial, le frère de Misty est déjà en prison pour avoir violé une jeune fille de 16 ans...

Intoxiqué et mineur, le garçon de 16 ans a été abusé sexuellement par une adulte de 42 ans. Misty a même essayé de blâmer la victime, en encourageant son fils à aller se battre avec leur ami, car c'était lui, disait-elle, l'agresseur. 

L'enquête a débuté en juillet 2024, elle savait ce qu'elle avait fait, elle a démissionné, dès le lendemain. Elle a plaidé non coupable, mais un jury composé de ses pairs, l'a trouvé coupable le 3 mars dernier de connaissance charnelle de juvénilité, de viol, et de comportement indécent avec un mineur. 

Elle fera de la prison, on ne sait pas combien de temps, mais pourrait, au maximum, faire 17 ans au cachot.

Ghislaine Maxwell a été condamnée à 20 ans de prison, en 2022, avec le temps qu'elle sa servi depuis 2020, elle en sortirait au milieu des années 2040.

Ce qui reste tristement ironique. L'unique personne en prison pour avoir abusé de centaines de jeunes mineures. des jeunes filles devenus femmes brisés, pendant des années, est aussi...une femme. 

Remarquez à qui le pédoprésident dit "Quiet Piggy", "You're the Worst of the worst", "you're a horrible person" ou "you don't smile enough". 

Pour en faire un exemple, qui a-t-on forcé de porter un bracelet électronique et fait un procès très public pour un délit d'initié comme vient de le faire Barron Trump, le jeudi avant les bombardement du samedi, en Iran ?

Une femme, Martha Stewart.  

Aux États-Unis, dans les dernières années, les plus sombres de mon vivant d'Américain, les femmes ont perdu le droit de choisir quoi faire de leur corps dans 13 États. Elles sont aussi sur le point de perdre leur droit de vote si elles ne portent pas le nom de leur mari sur le bulletin de vote. Turning Point USA prend une telle ampleur, le Canada anglais est en train d'en faire sa propre branche. 

Au Québec, pour prendre le nom de son nouvel époux, depuis 1981, par souci d'égalité. On doit payer, si on y tient, mais les noms d'origines doivent rester sur les cartes gouvernementales. Comme le permis de conduire, le passeport ou la carte d'assurance-maladie. On est si en avance sur bien des sociétés à ce niveau. Nos femmes sont pensées égales. Rien n'est parfait et on y est pas encore. Mais elles sont d'emblée, chez les gens sains, la majorité, pensées égales. 

J'ai été élevé avec bien des cousines, dans une rue composée majoritairement de filles, enfant, et avec deux soeurs plus jeunes.

Dont Janiper Juniper qui n'a que 13 mois de différence avec moi. On se faisait souvent demander plus jeunes si on était jumeaux. Je crois qu'elle est plus grande que moi, de nos jours. (elle dit que non, mais je crois que oui). C'est son anniversaire. Je l'aime. C'est une Femme libre qui a fait deux bébés toute seule. Deux formidables filles. Un beau clan. 

En France, en 2007, j'étais avec mes deux soeurs dans un bar de Paris et le serveur m'avait demandé ce que je voulais. J'ai répondu une bière. Mes deux soeurs ont demandé la même chose. Il s'est retourné vers moi comme pour me demander si c'était acceptable qu'elles demandent deux bières. On est resté confus. Afin de briser le moment en suspension j'ai dit "C'est bon?". Il a dit "Mesdames prendront bien de la bière ?". 

Il validait auprès de moi, pour vrai !

On a jamais répondu parce qu'on a explosé de rire. Un rire incontrôlable. Mes soeurs disent que j'ai dit "Demandez-leur, elles sont là, devant vous !". Je ne m'en souviens pas. Elle me l'ont rappelé samedi quand on s'est vu pour souligner sa fête. Il a peut-être craché dans nos bières, humilié, on s'en fout. On est né au meilleur endroit au monde pour les Femmes. 

Là où elles ont la majorité des chances. 

Là où elles ne sont pas que belles, mais si intelligentes.

Comme ma "grande" soeur, J.J. Toujours plus jeune que moi :) 

Bonne fête, J.J.