dimanche 21 juin 2026

12 Albums & Leurs Demi-Frères

On pourrait les appeler des dyptiques musicaux. Mais ça, c'est très cérébral pour quelque chose de si organique comme la musique. Il existe beaucoup d'autres exemples d'albums, toutefois en voici 12 personnels, mais aussi 24, car ils seront accompagnés de leur demi-frères. Une sorte de continuité habile dans ce qu'on offrait en premier, donc toujours 2 albums de suite. Une sauce musicale étirée sur deux galettes. Très intéressantes toutes deux, souvent le premier plus intéressant que le second. 

Comme toute "suite". 

Même si ils n'ont jamais été complètement calculés comme des "suites".

Pour plusieurs de ces artistes, il pouvait y avoir d'autre albums comme "companion albums" comme disent les Chinois.  

Par ordre de création:

Rubber Soul & Revolver (1965 & 1966)

The Beatles. Moment charnière dans la carrière des Fab Four alors qu'ils ont rencontré Dylan qui leur a fait réaliser qu'ils pouvaient ouvrir leur sens sur autres choses que les filles. On passe de la pop à l'art en studio. Le premier album amorce ce virage avec une maturité acoustique teintée de folk et des textes plus denses. Du rock aussi. Le second, fait exploser ces barrières en plongeant pleinement dans la pop psychédélique, les doubles sens et les innovations sonores avant-gardistes. Transition parfaite entre écriture intime et révolution technologique. 8 mois et 2 jours entre les deux albums. 

Led Zeppelin I & II (1969)

Led Zeppelin. En moins d'un an aussi, on pose les fondations absolues du hard rock moderne. Si le premier album réinvente le blues urbain  avec une lourdeur et une puissance électrique inédites, le second durcit le ton en studio à grands coups de riffs massifs et d'hymnes générationnels comme Whole Lotta Love. C'est le passage fulgurant d'un manifeste blues-rock brut sous un rouleau compresseur sonore taillé pour les stades Nord Américains. Lourds nomades.   

Low & Heroes (1977)

David Bowie. Coeur de la mal qualifiée "trilogie berlinoise" marquée pas sa collaboration avec Brian Eno, Low est mon album préféré à vie. Si cet album traduit un isolement un peu zen, voir claustrophobe pour certain(e)s, à travers des segments électroniques minimalistes et expérimentaux aux textures instrumentales sombres, l'album suivant, plus berlinois, libère cette tension avec une énergie rock passionnée, symbolisée par son morceau-titre immortel. Et héroïque face au mur de Berlin. C'est l'évolution parfaite d'une introspection communicative. Douloureuse. Qui a fait écho dans ma vie, au bon moment. Menant à la catharsis sonore puissante.  

The Idiot & Lust For Life (1977)

Iggy Pop. La renaissance du parrain du punk s'est sculptée dans l'ombre du même David Bowie, la même année hypercocaïnée hyperproductive. Si son premier album solo a beaucoup l'empreinte Bowie (qui a aussi produit les deux albums), dans une modernité industrio robotique et tout aussi claustrophobe, préfigurant le style Cold Wave de Joy Division, le second album, prend le contre-pied total en capturant une liberté sauvage, portée par un rock urgent, instinctif et des hymnes imparables comme The Passenger. C'est le passage fulgurant d'un exil berlinois sombre et expérimental à une célébration viscérale de la survie. C'est aussi la pochette la plus antipunk au monde. 

A Farewell to Kings & Hemispheres (1977 & 1978)

Rush. Le trio porte le rock progressif à son zénith absolu, reliant les deux albums par la gigantesque fresque spatiale Cygnus X-1, dont les 4 premiers mouvements ferment le premier album, appelés The Voyage, et les 6 suivants, appelés Hemispheres, forment toute la Face A du second album. La base de cette odyssée place le voyageur au coeur d'un trou noir, le second "livre" ouvre ses portes sur sa résolution mythologique où l'esprit et le coeur s'affrontent. Doublé qui transcende les formats de l'époque, croisant complexité technique ahurissante, synthés flamboyants et récits interconnectés.  

Life's Rich Pageant & Document (1986 & 1987)

R.E.M. Quittant légèrement le giron folk-rock jingly jangly, on devient peu à peu géants du rock alternatif. Si le premier clarifie la production et la voix de Micheal Stipe avec un trio de chansons en ouverture tout à fait formidable et des hymnes écologistes et candidement optimistes, le second durcit le ton en adoptant un son de guitare féroce et un propos porté par le cynisme politique. C'est la transition parfaite dans la continuité d'une clarté pastorale rurale vers une puissance rock engagé et agressive. Scott Litt à la production y est pour beaucoup dans l'unification du son qu'avait forgé Don Gehman(et le band d'Athens) sur le premier de ses deux albums.  

Achtung Baby & Zooropa (1991 & 1993)

U2. Sommet de la réinvention réussie. Berlinoise et Industrio-électro-rock. Si le premier pose les bases de ce virage alternatif expérimental à travers une introspection sombre et sensuelle, le second pousse l'expérimentation électronique à son paroxysme en capturant le chaos de la surinformation médiatique directement en pleine tournée mondiale. Doublé vertigineux qui (re) propulse le band irlandais au sommet du monde musical et le dirige vers un univers futuriste et moderne, audacieux et résolument avant-gardiste.  

The Downward Spiral & The Fragile (1994 & 1999)

Nine Inch Nails. Dyptique conceptuel intense et ambitieux qui voit le premier album. enregistré dans la maison où Sharon Tate et ses ami(e)s ont été assassiné(e)s par le clan Manson, orchestrer une spirale aurodestructrice qui se fait l'écho de Reznor, très intoxiqué dans la conception. Brutal, gothique, nihiliste, agressif, le rock industriel mondial en sera secoué. Marilyn Manson n'existe pas sans NIN. Le second album, 5 ans plus tard, tente de recoller les morceaux brisés. Transition d'une mise à mort où on se fait mal pour se faire sentir exister. Violence assez inouïe glissant vers la fresque orchestrale et intime de le reconstruction. Habile.

Load & Re-Load (1996 & 1997)

Metallica. Originalement pensé comme album double, on se ravise pensant en offrir trop, trop intensément. Le premier album choque les puristes qui les accuse d'abandonner le trash pour une accessibilité pas toujours souhaitée. Blues et influences sudistes s'y trouvent pourtant. Le second album frappe avec une énergie plus brute, abrasive et expérimentale. Témoignage d'un géant du métal qui brise ses propres codes pour embrasser la maturité et l'expérimentation rock des années 90. 

Kid A & Amnesiac (2000 & 2001)

Radiohead. Jumeaux utérins issus des mêmes sessions d'enregistrements frénétiques formant le virage électronique le plus radical de l'histoire du rock. Si Kid A propose des fresque minimalistes ambiantes, glaciales et monolithiques qui rejettent les structures traditionnelles pour embrasser L'ADN du Krautrock, Amnesiac recycle ce chaos sous une forme plus fragmentée, chaleureuse et texturée, y injectant des cuivres de jazz funèbres. C'est l'envers et l'endroit d'une même crise existentielle. Le premier observe l'incendie de loin, quand le second brûle de l'intérieur. J'aurais aussi pu placer Ok Computer et In Rainbows, dont le premier pose les questions profondes et le second y répond. Mais les 2 chef d'oeuvres sont séparés par 10 ans. 

Love & Theft & Modern Times (2001 & 2006)

Bob Dylan. Ici aussi, j'aurais pu placer Bringing It All Back Home et Highway 61 Revisited, tous deux de 1965 et séparés par seulement 5 mois et 8 jours. Mars et août. Mais j'ai plutôt choisi deux albums d'un certaine renaissance du vieux récipiendaire surpris du Prix Nobel de Littérature. Le premier est un joyau jubilatoire et survolté qui pille joyeusement l'histoire de la musique américaine mêlant ragtime, delta blues, rockabilly, le second poursuit dans la même lignée an faisant dans le groove feutré plus mélancolique et crépusculaire. Passage d'une célébration théâtrale et caustique des racines du pré-rock à une méditation sereine sur le déclin du monde moderne, portée par d'excellent musiciens et une voix de vieux sage rocailleux.

Alice & Blood Money (2002)

Tom Waits. Jumeaux théâtraux fascinant de l'homme à la voix trempée dans la cuve de bourbon suspendue dans un fumoir pendant quelques mois puis écrasé par une voiture. Lancés le même jour, ces 2 albums sont nés de sa collaborations avec le metteur en scène Robert Wilson. Alice baigne dans une mélancolie vaporeuse, onirique et feutrée aux accents de jazz de chambre, Blood Money prend le contre-pied total en s'enfonçant dans le style cabaret expressionniste sombre, cynique, brutal et viscéral. C'est l'avers et le revers d'une même pièce de théâtre d'avant-garde. L'un berce l'auditeur dans un rêve poétique perdu, tandis que l'autre l'entraîne dans une marche funèbre grotesque et grinçante. 

Ça parait que les arts, la musique, me transportent? 

samedi 20 juin 2026

La Coupe du Monde de la Honte / La Coupe du Monde de la Paix Dans le Monde

Je n'ai pas envie de vous rappeler pourquoi je ne suis pas fan de soccer. Mais vais en quelque sorte encore le faire un peu. 

Je ne suis pas du tout fan. Disons-nous ça. J'en méprise ses acteurs (mot choisi), ses manipulateurs, le côté non spectaculaire du sport, ses fans, la culture du soccer ne me rejoins pas de la bonne manière. J'ai essayé d'écouter un match cette semaine de la Coupe du Monde, entre l'Irak et la Norvège et ça m'a pris pas trois minutes à rager contre les guignols qui se touchaient devant le filet dans une chorégraphie grossière et tout de suite après un joueur qu'on aurait pu croire voir perdre sa cuisse tellement il semblait souffrir, se relever peu de temps après pour continuer à jouer. J'HAÏS.

Mais je peux m'intéresser à ce qui se passe autour.  Les États-Unis démontrent qu'ils sont un pays du tiers monde avec le tournoi.

Il faut saluer d'emblée la grande humanité Italienne qui, depuis les trois derniers Mundial (incluant celui-ci) boycottent les pays hôtes, que sont la Russie, le Qatar et les États-Unis, trois pays qui ne respectent aucunement les droits humains. ou même la simple loi. 

(...)

Mais noooooooooooooooooooon, il ne faut pas le rappeler aux Italiens, mais l'Italie, bonne pendant 3 ans, championne même. n'arrive pas à se qualifier quand vient le moment de le faire, depuis trois Mundial. Ce qui en font les Maple Leafs de Toronto du soccer mondial. L'Italie a gagné ce Mundial 4 fois par le passé. En 1934, 1938, 1982 et il y a 20 ans. Cette fameuse fois contre la France avec le coup de tête de Zidane.  L'Allemagne a aussi gagné 4 fois. C'est le Brésil qui est l'unique autre nation à avoir gagné le Mundial plus souvent, soit 5 fois.

 Quand on regarde les 22 fois que le Mundial a été gagné: Brésil 5, Italie/Allemagne 4, Argentine 3, France/Uruguay 2, Espagne/Angleterre 1. Ce sont les champions. Le tout premier, en 1930, a été gagné par l'Uruguay, le dernier, en 2022, par l'Argentine de Messi. Vous remarquez quelque chose ? Ça se gagne par l'Europe (12) ou par l'Amérique du Sud (10). Pas ailleurs.

J'avoue favoriser le Canada, mais aussi l'Iran. Quel plaisir de voir le drapeau Iranien faire la moitié du terrain contre la Nouvelle-Zélande, à Los Angeles, après que les États-Unis ait signé à genoux leur défaite de la Guerre qu'ils ont démarré. Quel belle idée de voir un spectateur arracher le drapeau de l'État Terroriste d'Israël pour le remplacer par le drapeau de la Palestine. Même Jerry Seinfeld a dit que la Palestine n'existait pas. Seinfeld n'existe donc plus pour moi. Et des millions d'autres. 

Aux États-Unis, je souhaite une catastrophe financière autour des matchs du tournoi. J'aime que la propre foule des États-Unis hue le drapeau des États-Unis. Même si conscient que la majorité des huées proviennent très assurément de la part de fans étrangers. 

Ce racisme tout à fait assumé fait mal à voir. Aux États-Unis, c'est la Coupe du Monde de la honte. Avant même que le tournoi ne commence, les équipes du Sénégal et de l'Ouzbekistan ont été traité comme des criminels (par des criminels) et gardé en pleine captivité. Même si il était en règle, est le meilleur arbitre Africain, allait être le tout premier Africain a officier dans un Mundial, Omar Abdulkadir Artan, est Somalien. Le pédoprésident a qualifié TOUS les Somaliens de déchets parce que quelques uns avaient triché au Minnesota. Omar a donc été refusé au pays des racistes. Le Canada l'a aussitôt invité à venir arbitrer à Vancouver, mais comme il allait alors tasser un autre arbitre, Omar est retourné chez lui, en Somalie. Accueilli en héros même. Parce que victime mondiale de racisme brut. Le photographe de l'équipe de l'Iran a aussi été renvoyé chez lui, même si tout ses papiers étaient en règle. 90% des partisans marocains, même si ils avaient payé leurs billets, se sont fait refuser l'entrée aux matchs. 14 membres de l'entourage de l'Iran se sont aussi fait refuser l'entrée au pays puis ont été accepté sous conditions strictes Accès aux matchs c'est tout, ensuite, bye! retourne chez toi. Le joueur Irakien Haymen Hussein, a été questionné pendant 7 heures. Parce qu'il porte le nom du despote même si pas dans sa famille. 

Héros somalien

Le dernier pays qui a accueilli le Mundial, le Qatar, a littéralement fait de l'esclavage afin de construire les lieux, en tuant plus de 6500 dans la construction des stades, sans sécurité fiable. Les États-Unis sont en train de faire pire avec les chiens renifleurs qui ont sniffé toute l'équipe de l'Uruguay. L'équipe d'Afrique du Sud a été retardée car on ne voulait pas leur accorder de VISA  Le joueur Suisse Embolo a rejoint son équipe plus tard, on ne l'aimait pas. Les chiens ont aussi reniflé l'équipe de l'Ouzbékistan. Des fans écossais ont été refoulés aux lignes, malgré leurs visas. Mais pas Rod Stewart.  

Pendant ce temps, la division du Canada, aussi pays hôte, mais beaucoup moins que le régime fasciste des États-Unis, mais autant qu'au Mexique, devient la chouchou du public, avec ses 4 pays à la fiche d'un match nul de 1-1, donc tous comme les gens devraient en tout temps être traités: À ÉGALITÉ (au moment d'écrire ceci, mardi). Le Canada, la Suisse, le Qatar et la Bosnie-Herzégovine ont tous une nulle et un but en leur faveur et un but contre. Ça finirait maintenant (mardi) il n'y aurait pas de gagnants. Sinon 4 dans cette division. 

Et les fans les appellent la division de l'amour et de la paix. De l'égalité dans le monde. 

De ce qu'il y a de plus près de la paix mondiale.

Le soccer (ici) devrait se faire débaptiser pour devenir le vrai sports qui se jouent avec les pieds et seulement les pieds. Dont le talon d'achille est le pays majoritairement hôte. Raciste décomplexé. 

Le football de chez nous devrait désormais s'appeler le Concussionball ou quelque chose du genre.    

Football for Peace

And fucking fuck the USA

Vous méritez le pire du pire. 

vendredi 19 juin 2026

Anton Yelchin

Anton a été une étoile filante hollywoodienne originaire de l'ancienne Union Soviétique, 2 ans avant que ce régime ne soit officiellement dissolu. Il n'aura jamais 30 ans.  

Il y a de ses visages qui capturent instantanément la lumière d'un écran, non pas par la force d'un glamour standardisé, mais par l'intensité d'un regard. Anton Yelchin était de cette race d'acteurs. Un esprit vieux dans un corps de jeune homme, une sensibilité à fleur de peau et une curiosité intellectuelle insatiable. En l'espace d'une quinzaine d'années de carrière, il a laissé une empreinte indélébile sur le cinéma indépendant et les superproductions hollywoodiennes. Acteur, Musicien, photographe, il incarnait l'essence même de l'artiste total, foudroyé en pleine ascension.

Né à Leningrad, en mars 1989, un an jour pour jour après ma rupture d'avec mon premier grand amour de ma jeune vie d'alors 17 ans, Anton grandit dans l'exil et l'espoir. Ses deux parents, Irina et Viktor sont patineurs artistiques de haut niveau, stars du ballet sur glace de Leningrad (aujourd'hui St-Petersbourg). Juifs en Union Soviétique, ses parents subissent les pressions et les discriminations du régime communiste. Alors qu'Anton n'a que 6 mois, ils obtiennent le statut de réfugiés politiques et s'envolent pour les États-Unis. C'est à Los Angeles que le jeune garçon grandit, baigné dans une culture du travail, du sacrifice, de la discipline et de l'art, tel que ses parents en ont hérité et lui apprennent. 

Très tôt, Anton refuse de suivre la voie parentale sur la glace. Il sera toujours bon patineur, mais se découvre une passion dévorante pour le jeu d'acteur. Dès ses 9 ans, il court les auditions. Sa formation est faite à l'instinct. Mais son talent est réel et remarqué. Il possède une maturité désarmante pour son jeune âge. Une capacité à comprendre la détresse humaine qui saute aux yeux des directeurs d'agence. 

Le public le découvre véritablement au début des années 2000. À seulement 12 ans, il donne la réplique à Anthony Hopkins dans Hearts in Atlantis. Sa performance lui vaut des critiques dithyrambiques. Hopkins lui-même est impressionné par le professionnalisme de ce gamin qui passe ses pauses à lire de la grande littérature. Comme Dostoievsky. 

Yelchin enchaine les rôles à la télévision. E.R. et FBI: Without a Trace o-nt beaucoup de succès.  Il s'impose aussi dans la série Huff, où il incarne un adolescent complexe. Mais c'est le cinéma indépendant qui deviendra son terrain de jeu préféré. En 2006, il tourne pour Nick Cassavettes où il y livre une prestation bouleversante en incarnant Zack Mazursky, un adolescent kidnappé et pris au piège d'une spirale de violence qui le dépasse. Sa performance, un mélange de candeur et de terreur sourde, crève l'écran et confirme qu'il n'est pas qu'un simple jeune acteur, mais un comédien majeur en devenir. 

L'année suivante, il incarne Charlie Bartlett dans le film du même nom, une comédie dramatique dans le milieu étudiant scolaire, où il insuffle une énergie débordante, un charme névrosé à la Ferris Bueller moderne, face à un Robert Downey Jr impérial. Yelchin a ce don rare: il rend ses personnages immédiatement attachants, humains, faillibles.

Le tournant grand public s'opère en 2009. Hollywood réalise que la magnétisme de Yelchin peut porter de grandes franchises. J.J.Abrams lui confie le rôle iconique de Pavel Chekov dans la refonte de Star Trek. Avec son accent russe à couper au couteau (clin d'oeil affectueux à ses propres origines) et son énergie juvénile, il apporte une fraicheur indispensable au vaisseau Enterprise. Le film est un triomphe financier planétaire. La même année, il incarne le jeune Kyle Reese dans Terminator Renaissance aux côtés de Christian Bale. Reprendre un rôle qui avait tant marqué les esprits aurait pu intimider bien de jeunes acteurs, mais Anton y apporte une intensité brute, presque animale, qui rappelle la performance originale de Micheal Biehn tout en y injectant sa propre urgence dramatique. En 2 films, Yelchin est devenu un visage connu du cinéma mondial. 

Pourtant, malgré le chant des sirènes de grands studios, Yelchin refuse de s'enfermer dans le costume de la star d'Hollywood. Il retourne constamment à ses premières amours: le cinéma d'auteur, les projets risqués, les vidéos, les rôles sombres et exigeants. On le voit entre autre dans le magnifique et mélancolique Like Crazy, un film largement improvisé sur les douleurs d'une relation à distance, qui remporte le Grand Prix du Jury au Festival du Film de Sundance. Sa chimie avec Felicity Jones y est saisissante de réalisme. Il tourne aussi pour Jim Jarmush, y explore l'amour punk, plonge dans la claustrophobie avec Green Room et prête sa voix à la série d'animation de Guillermo Del Toro, Trollhunters; Tales of Arcadia.

 Quand il ne joue pas, il gratte la guitare dans le groupe punk The Hammerheads. Il se passionne surtout pour la photographie argentique. Armé de son Leica , il arpente les bas fonds de Los Angeles, capturant des images provocantes, intimistes, souvent sombres, des images influencées par le cinéma d'auteur européen et la littérature surréaliste. Une facette de son oeuvre qui sera saluée par des expositions (posthumes).

Un secret qu'il gardait pour lui afin de ne pas affecter sa carrière et qui encourageait son sentiment d'urgence à vivre, était qu'il souffrait de mucoviscidose. Maladie génétique rare, incurable. 


À 27 ans, Anton fait partie de cette génération dorée d'acteurs en pleine ascension dont l'avenir semble illimité. Il s'apprête a passer lui-même derrière la caméra afin de tourner comme réalisateur le troisième film de la refonte des Star Trek. Le film aura le temps de voir le jour. Rien ne semble l'arrêter. Mais une nuit d'une banalité affligeante vient freiner tout ça. 

Il se prépare à aller rejoindre des ami(e)s pour une répétition de théâtre. Il quitte sa maison de Studio City à Los Angeles, monte dans sa voiture, une Jeep Grand Cherokee et descend l'allée escarpée de sa propriété. Se rendant compte qu'il a oublié quelque chose ou voulant vérifier son courrier, il immobilise son véhicule, enfin pense le faire. mais le Jeep recule lentement et prend de la vitesse dans la descente  prenant l'acteur par surprise et le coinçant entre le pare-choc et un pilier de brique qui lui coupe le souffle et l'empêche de crier à l'aide. Il agonise ainsi on ne sait combien de temps. 

Ses ami(e)s, ne le voyant pas arriver, vont chez lui vers 1h00 du matin, pour le découvrir mort. Étouffé par sa propre voiture. Le médecin légiste dira qu'il n'aura pris que moins d'une minute à vivre après avoir été coincé. Décédé par asphyxie traumatique par compression. Le modèle de voiture sera en cause, son système de stationnement ne rendant pas clair le moment où la voiture est stationné pour vrai. Ses parents poursuivront Chrysler/Fiat avec succès, un arrangement est fait hors cour. 

Cet absurde drame est arrivé aujourd'hui, il y a 10 ans. 

Un documentaire et des séries d'hommages ont plu par la suite autour de ce jeune talent parti trop vite.   

jeudi 18 juin 2026

5 x les États-Unis au Tapis

ETTD est désormais un # populaire sur les réseaux sociaux. 

Everything Trump Touches Dies.

Comme cette étendue d'eau appelée Reflecting Pool, (Le miroir d'eau) devant la Maison-Blanche, à Washington, reliant cette Maison-Blanche suprémaciste au Lincoln Memorial. En raison des réno-démolitions de l'administration de morons, stoppées par la loi, on a pas prévu que de dépôts de poussières de bâtiments iraient dans cette eau, et avec l'incompétence crasse qui peuple ce gouvernement, personne n'a pensé entretenir l'eau, qui depuis, verdit dangereusement, se rapprochant des marais de Shrek. 

Les plus idiots de ces minions parlent de "sabotage des Démocrates" parce que jamais ils ne seraient en mesure de blâmer le maitre de leur culte. Mais la vérité est ailleurs. L'eau pourrit par négligence gouvernementale. Ces gens sont de splendides perdants. 

Ils l'ont encore prouvé cette semaine avec le triste accord avec l'Iran. Le même que celui qu'ils avaient avec Barack Obama, mais avec les troupes militaires des États-Unis forcés de quitter le pays et 300 milliards de moins plus quelques milliards supplémentaires à verser d'ici vendredi. 

Voici 5 moments historiques où les prétendus imbattables États-Unis, ont perdus leurs guerres spectaculairement. 

La Guerre de Corée (Juin 1950-Juillet 1953) 

L'incapacité à atteindre les objectifs politiques initiaux et sur le coût disproportionné du conflit en font une défaite. L'objectif mené par la coalition menée par les É-U était de détruire le régime communiste du Nord afin de créer une Corée unifiée et démocratique. Cet objectif a totalement échoué. Après 3 ans de combats et des millions de morts, la frontière est revenue presqu'exactement au même endroit qu'au départ, autour du 38e parallèle. Malgré la prétendue puissance des É-U, le régime de Kim Il-Sung a survécu et s'est solidifié, restant une menace majeure pour la sécurité des É-U, jusqu'à nos jours. Fin 1950, l'intervention des troupes Chinoises a infligé aux forces des É-U, l'une des retraites les plus longues et les plus humiliantes de leur histoire militaire. La première puissance nucléaire et économique a été contrainte à l'armistice par une armée paysanne chinoise pourtant technologiquement très inférieure. Les É-U ont accepté un compromis frustrant afin d'éviter l'escalade avec la Chine et la Russie.

La Guerre du Vietnam (Mars 1965-mars 1973)

L'objectif des É-U était de contenir le communisme encore en Asie du Sud-Est et ils ont totalement échoué, sous-estimant les conditions de terrains. Le Sud-Vietnam est tombé en 1975, entrainant l'unification du pays sous régime communiste et favorisant le pouvoir communiste chez les voisins du Laos et du Cambodge. Richard Nixon, afin de distraire des accusations du Watergate le menant à la destitution alors seulement possible, mais pas certaine, a annoncé l'humiliant retrait des troupes. Ce que le pédoprésident a aussi fait cette année, en Iran, pour des raisons capitalistes et pour distraire des dossiers Epstein qui devrait le mener directement à la prison. On a enlevé le nom du président du Kennedu-Center, mais si vous voulez encore le lire, il y est plus de 38 000 fois dans les dossiers Epstein.

La Guerre en Afghanistan (Octobre 2001- août 2021)

L'objectif initial était d'éradiquer le régime des Talibans. 20 ans plus tard, ces derniers ont repris le contrôle total du pays et restauré leur Émirat islamique. En seulement quelques jours, des centaines de milliards investis dans une démocratie par les É-U, ont fondu durant l'été. Malgré la mort de leur ancien allié Oussama ben Laden en 2011, la région transfrontalière reste une zone d'activité pour des groupes terroristes comme Al-Qaïda et l'État Islamique. En signant les accords de Doha en 2020, les É-U n'ont pas obtenu de gains et ont été forcés de se retirer. Gouffre financier de 2000 milliards. Mais aussi plus de 2400 âmes fauchés pour pas grand chose chez les soldat(e)s des É-U.

La Guerre d'Irak (Mars 2003-décembre 2011)

On a démarré cette guerre sur un mensonge, la prétendue découverte d''armes de destruction massive qu'on a jamais trouvées. Le projet de faire de l'Irak un modèle de démocratie a échoué, le pays a sombré dans les institutions fragilisée par la chute de Saddam Hussein, qui fait naître de nouveaux foyers d'influence tous plus malsains les uns que les autres. En faisant tomber Saddam, les milices chiites pro-iraniennes ont pris le dessus. Près de 5000 militaires des É-U y ont laissé leurs vies, et plus de 100 milliards de dollars s'y sont perdus. Les É-U y sont retournés en 2014, et s'y battent encore pour rien de nos jours. 

La capitulation Iranienne ( Février 2026 - à nos jours)

On a signé lundi un accord qui fait mal paraître le pédoprésident actuel. c'est le même qu'on avait sous Barack Obama, mais les troupes des É-U doivent quitter les lieux (perte) ont doit payer 300 milliards de réparations pour les agressions contre le pays, le détroit peut ouvrir dans les 60 prochains jours (ou pas) contrairement à ce qu'annonce les É-U, qui eux, disent vendredi. Si ils veulent ouvrir vendredi, ils devront avancer 12 millions de frais de navigation, sous contrôle iranien maintenant, auquel s'ajoutera un autre 12 millions d'ici 60 jours. L'État Terroriste n'était pas de l'accord donc il continue ses crimes de guerre contre le Liban. Les États-Unis ne gagnent rien. C'est un échec sur toute la ligne. Une coûteuse distraction qui a coûté de nombreuses vies dont on cache le nombre total de mort, après les 13 premiers morts, dès le début. 

L'eau verte de la Maison-Blanche c'est bien le reflet des gens la peuplant. Des perdants pourris.

Un mois avant son assassinat l'Ayatollah Khameini Jr avait annoncé que l'Iran mettrait ses ennemis à genoux. Une centaine de jours plus tard, les États-Unis signent à genoux cet accord humiliant. 

Ici, à droite, des marines fait prisonniers par les Iraniens. vous en aviez entendu parlé ?

Le même Ayatollah avait aussi dit qu'Israël sera un jour détruit. 

Que se projection soit tout aussi fortuite.   

mercredi 17 juin 2026

Blonde & Idiote Bassesse Inoubliable**************************Peggy Suicide de Julian Cope

Chaque mois, vers le milieu, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers jours) et tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) je vous parle de l'une de mes 3 immenses passions: La zizik !!!

Le titre de la chronique est inspiré de 4 albums que j'ai tant écouté dans ma vie que j'en connais tous les sons, toutes les paroles, tous les airs, tous les tons, toutes les nuances, toutes les chansons. Bref, cette musique est désormais composante de mon ADN. 

Par ordre de création:

Blonde on Blonde de Bob Dylan

The Idiot d'Iggy Pop

Low de David Bowie`

The Unforgettable Fire de U2

B.I.B.I. c'est moi. C'est aussi la terminaison de mot habibi voulant dire en langue arabe, je t'aime

Musique, je t'aime. 

PEGGY SUICIDE de JULIAN COPE

Sorti au printemps de 1991, Peggy Suicide marque la renaissance artistique de Julian Cope. Riche de 18 titres, cet ambitieux double album s'articule autour d'un concept mêlant conscience écologique, paganisme et critique politique. Chef d'oeuvre néo-psychédélique, il redéfinit la carrière de l'ancien leader de The Teardrop Explodes. 

Au début des années 90, la carrière de Julian Cope est à un tournant. Il a, en solo, 6 albums depuis 1984. Loin de l'éclat pop des ses albums précédents, l'artiste de Liverpool s'est retiré dans la création de disques plus intimes, expérimentaux, et libérés des contraintes des grandes étiquette de distribution de disques. Lorsqu'il entreprend l'écriture de Peggy Suicide, l'air du temps est lourd au Royaume-Uni. Là-bas, l'année 1990 est secouée par les émeutes massives contre la poll tax, "l'impôt par tête", de la triste Margaret Thatcher. Un impôt fixe à tous, peu importe leurs revenus. Un mouvement de contestation en nait et Julian Cope y participera activement. 

L'album n'est pas une simple oeuvre de divertissement. C'est un véritable manifeste. "Peggy" est ici une allégorie de la terre-mère (évoquant par ailleurs le Peggy Sue de Buddy Holly et ses Criquets). À travers ses textes, Cope met à nu ses convictions profondes : une haine viscérale de la religion organisée, un engagement  farouche pour les droits des femmes et la cause animale, et une fascination grandissante pour le paganisme et l'écologie. Il propose un son néo-psychédélique, hors du temps. 

Sur le plan musical, l'album double s'affranchit du carrefour pop/rock traditionnel des années 80. Le son du disque est luxuriant et novateur, naviguant avec fluidité entre le rock alternatif, la néo-psychédélie, le funk et des rythmes influencés par le style musical house et le krautrock allemand (dont Cope deviendra un grand historien quelques années plus tard, confirmant sa passion pour le genre). Dès l'ouverture de l'album on est plongé dans un univers kaleidoscopique. Les guitares à 12 cordes, les effets de wha-wah et les claviers saturés créent un paysage sonore à la fois dense et planant. 

Divisé dans le séquençage en 4 phases sur sa version vinyle, l'album regorge de moments de bravoure et de morceaux devenus cultes dans la discographie de l'artiste. Lancé le 22 avril 1991, l'album reçoit un accueil extrêmement chaleureux de la part des critiques musicaux de l'époque. Considéré comme une véritable résurrection artistique pour le Britannique, le disque se détache des productions formatées qui avaient pu freiner la liberté créatrice de l'artiste. Le public répond également présent, enchanté par cette vision à la fois anarchique, spirituelle et profondément mélodique

Avec le recul cet album est considéré comme un pilier du mouvement alternatif des années 90. Il représente un le point de départ de la phase la plus aventureuse et débridée de Julian Cope. Artiste qui lancera encore 21 albums supplémentaires jusqu'en 2025. Il démontre ici un double album engagé qui n'est pas forcément synonyme de lourdeur ou d'égocentrisme, mais plus près de l'exercice d'une grande richesse, cohérent, poétique et musicalement intemporel

Les 4 phases sont celles-ci: l'alerte environneme    ntale, les crises humaines et intimes, comme la lutte contre le SIDA, la révolte politique ou la colère sociale. Un attaque frontale contre le gouvernement Thatcher, les violences et les abus policiers et les injustices de toutes part. Et finalement, le constat et la désillusion. Post apocalyptique et expérimental. 

Pour amateurs de néo-psychédélie, rock alternatif des jeunes années 90, de guitare gorgées d'effets, de Primal Scream (période Screamadelica), les passionné(e)s de krautrock et de rythmiques hypnotiques, de rock conceptuel, engagé et excentrique, de croisé rock/dance/madchester/baggy comme The Charlatans, Happy Mondays ou EMF. 

mardi 16 juin 2026

Autre Temps, Autre Moeurs ?

Dans l'avion, de retour d'Italie, on avait 8h34 de vol à faire. J'ai pu écouter un des premiers films de Claude Chabrol, Les Bonnes Femmes. C'est de 1960, année où François Truffaut terminait de tourner Tirez Sur Le Pianiste et avait déjà offert Les 400 Coups.  Année aussi où Jean-Luc Godard offrait À Bout de Souffle et terminait de tourner Le Petit Soldat. Alain Resnais allait tourner un de mes films préférés à vie, L'Année Dernière à Marienbad, et avait offert Hiroshima, Mon Amour, l'année d'avant qui avait aussi ouvert les yeux sur la Nouvelle Vague Française, au début des années 60. Agnès Varda avait offert La Pointe Courte, 5 ans avant, et Jacques Rivette et Eric Rohmer allait très bientôt se commettre aussi. 

Claude Chabrol est reconnu comme le second, après Agnes Varda (mais avant que la France ne reconnaisse les Femmes comme nous...). de ce mouvement issu des auteur(e)s et collaborateurs/trices des Cahiers du Cinéma, à avoir présenté un long-métrage, en 1957. Le Beau Serge avait toutefois été présenté en salle, seulement deux ans plus tard.  Alors qu'il avait eu le temps de tourner, Les Cousins et À Double Tour, de produire ses amis, et de tourner Les Bonnes Femmes. Ce film qui ne se trouve pas facilement ici, et que j'ai écouté, en avion.

Et qui m'a tant gêné.

1960. La France. 

C'est certain, c'est une autre époque et une autre nationalité. Mais on pense souvent que plus les nations son vieilles, plus elles sont celles qui évoluent plus vite. Avec le temps, j'ai réalisé que non. pas nécessairement. Et qu'un artiste ne fait pas son pays, non plus. Céline Dion c'est pas nous tous, ici.

Le synopsis des Bonnes Femmes se résumait comme suit: des femmes attendent la fin du travail, pour enfin commencer à vivre. Et c'est une belle prémisse, encore pleine de potentiel de nos jours. On y suit quelques femmes travaillant dans la même boutique pour un patron caricatural. Chabrol tourne surtout, dans ce film, les femmes, dont son amoureuse alors, Stéphane Audran.  Bernadette Lafond en fait un peu trop donnant l'impression, peut-être pas fausse, que le film était principalement improvisé. Chabrol voulait tourner le vide et le réussit bien. Mais ce qui m'a principalement frappé est l'angle agresseur d'absolument tous les hommes, sauf peut-être un livreur, qui passe en matinée pour dire qu'il va leur livrer en vélo, quelque chose en après-midi (!?!). 

jeune Claude Berri
La surexposition de Donald Trump depuis 10-12 ans aura eu ça de bon, on y place sous la loupe, absolument tous les jours. ce qu'est clairement un agresseur, un violeur, un criminel. Le livreur qui passe en vélo à la boutique pour jaser avec les filles, n'avait rien du violeur. Mais tous les autres personnages masculins, incluant le moustachu motard qui pourchasse les filles tout le film, avaient ce tempérament de prédateurs. Le patron de la boutique n'est pas que caricatural, il est tout de l'abuseur. Un très jeune Claude Berri, en soldat, y fait aussi belle figure en jeune homme sans risque. Mais tous les autres sont terribles. Touchent mesdames à des endroits interdits, atteignent toutes les dignités possibles de manière éhontées. Ce qui semble assumé "drôle" est majoritairement très inconfortable. Les mâles sont, en valeurs de 2026, presque tous à condamner dans ce film. La fin est toutefois bonne.

Ces gars là étaient d'abord des passionnés du 7e art. Et 3 ans avant ce film de Chabrol, le grand Federico Fellini tournait un de ses nombreux chef d'oeuvre, Les Nuits De Cabiria. Film dont Chabrol (qui n'en sera jamais à un emprunt près, formidable pasticheur d'Alfred Hitchcock, entre autre), empruntera aussi la fin. Si vous avez vu Les Nuits de Cabiria, je viens de vous divulgâcher la fin des Bonnes Femmes. Je ne sais d'ailleurs pas ce qu'elles ont de "bon" ces femmes, qui souvent, se comportent comme les garçons, dans ce film, avec une maturité rappelant celle qu'on a quand on a 12-13 ans. 

Je n'ai pas pu penser autre chose que "jeune pervers" quand j'ai vu la séquence où le personnage de Bernadette Lafond détourne une soirée qui se dirigeait ailleurs, pour tous aller se baigner. C'est une scène importante car elle fait l'affiche du film et révèle aussi un (risible) "héros". Chabrol voulait voir ses belles jeunes actrices toutes "en formes" de maillots de bain. C'est un vieux truc de nos 15 ans. Quand on invitait nos amies filles de l'école à venir diner chez Triton, qui avait une piscine, où on prenait le temps de se baigner, sur l'heure du diner. (Confession libidineuse adolescentine) 

Est-ce vraiment autre temps, autre moeurs ? me suis-je demandé. 

Parce qu'au pays de l'oncle Sam, c'est un large et puissant réseau de trafiquants sexuels et de prédateurs qu'on protège encore en suspendant le diffusion des dossiers Epstein pour des raisons de sécurité risibles et inexplicables.

Sinon que les prédateurs, comme Patrick Bruel, alors qu'on essaie une seconde fois de le coincer là il aurait pêché, si ils ont la fortune pour se rendre inatteignable, ont la vie belle.

Je ne sais sincèrement pas si les moeurs ont tant changé. 

Mais faudrait. Faudrait gravement. 

L'Italie encore en tête, j'ai désormais envie de revisiter tous les Fellini que j'ai en films (5), les Antonioni (5) et les Sorrentino (2). Ainsi que Cinema Paradiso.

Peut-être Chabrol aussi. 

Il a assurément évolué lui aussi. Il avait 29 ans en 1960.