jeudi 13 août 2026

Nick Drake

Certains artistes laissent derrière eux une carrière entière d'oeuvres, d'autres nous quittent avant même d'avoir décollé.

 Nick Drake est l'un de ces artistes qui aura marqué des dizaines d'autres, sans jamais le réaliser de son vivant. Il n'a enregistré que 3 albums studios, n'a jamais eu de hit dans les palmarès, n'a que très rarement performé sur scène, devant public, et quand il est décédé, en 1974, la plupart des gens n'avaient jamais entendu parlé de lui, on aurait aussi bien pu dire simplement "Cambridge student dies of an overdose" qu'on ne se serait aucunement trompé. 

Parce que c'était aussi vrai. 

Des décennies plus tard, sa musique a influencé plusieurs artistes de renom de nos époques. 

Nicholas Rodney Drake est né le 19 juin 1948, à Rangoon, en Birmanie, aujourd'hui, Yangon, Myanmar. Son père y est ingénieur. La famille est aisée, il a une grande soeur qui aura une carrière d'actrice dans le futur. Leur mère est elle-même chanteuse et écrit sa propre musique. Chose rare pour les femmes, dans les années 40. Il n'a que 2 ans quand la famille déménage en Angleterre. À Tanworth-in-Arden, un petit village tout à fait charmant, ce qu'est la famille, la maison de banlieue, et les enfants. Il grandit dans l'amour, les encouragements et la musique. Rien de tragique. Beaucoup de confort. 

Trop ?

Nick voit sa mère enregistrer des chansons sur une petite machine et de voir répondre au monde par la musique lui parait tout à fait dans la suite des choses. Il la copiera. À l'école privée, il est populaire. Parce que bon à la clarinette et au piano et avec une bouille qui plait aux filles. Il est docile pour elles. Non menaçant. Mais assez discret, souvent distant, et est plutôt d'une timidité démesurée à l'occasion. Sa nature n'est pas considérée fragile, mais simplement, réfléchie et disciplinée. Moins imposant qu'il le pourrait. Quand il apprend la guitare, à 16 ans, il ne la lâchera plus jamais. Il en sera obsédé. Il s'inspire de Bob Dylan, Phil Ochs, Bert Jansch ou John Martyn

Il est accepté de justesse au Fitzwilliam College de Cambridge, parce que son père a de l'influence et y met du sien. Mais il n'en avait pas les notes. Ça ne l'aide en rien. Dans son programme, il peine à être meilleur à l'école en English Litterature. Il ira en pension, à Aix-En-Provence y étudier la langue française. Avec des amis, il partira en voyage au Maroc. C'est à Tangier qu'avec eux, ils assistent à un spectacle des Rolling Stones et Drake, malgré son extrême timidité, arrivera à jouer, à 18 ans, de sa guitare et de ses compostions à Mick Jagger, en privé. Moment surréaliste qui lui donne l'envie d'une carrière là-dedans. N'accordant que très peu d'importance à l'école, il fera des spectacles dans les cafés de Cambridge et de Londres pour gagner quelques sous et faire croître sa créativité. 

Dans une de ces soirées, le bassiste de la formation Fairport Convention, Ashley Hutchings l'entend et est aussitôt impressionné par le jeune homme, le mettant en contact avec son band, mais surtout, avec le jeune producteur Joe Boyd qui fait sensation après avoir découvert et produit, John Martyn. Il est des États-Unis et est aussi lié a The Incredible String Band. Boyd le signe avec l'étiquette Island, de plus en plus prestigieuse avec ses artistes, Jethro Tull, Free et Mott The Hoople. À 20 ans, toujours étudiant à Cambridge, Drake a un contrat d'enregistrement. Contre l'avis de son père, il quittera Cambridge 9 mois avant la fin pour enregistrer son premier album avec Boyd. Son jeu de guitare est complexe, les arrangements sont faits par Robert Kirby, la voix est douce, le ton mélancolique mais aussi très délicat. 

On pourra, avec le recul, parler fragilité. 

On vend très peu d'albums, quelques milliers seulement. Nick refuse de faire quoi que ce soit pour en faire la promotion. Cet enfant élevé dans le confort semble dans cet univers adulte, tout ce qu'il y a de plus inconfortable. Partout. Quelqu'un dira qu'en a présence, on avait toujours l'impression d'être en présence d'un mourant qui veut vous dire un dernier secret, mais change d'idée à chaque fois. La connexion humaine semble lui être extraordinairement difficile. Boyd croit encore en lui et un second effort est tricoté. On vise plus jazzé, plus commercial. Fairport Convention y participe et même John Cale de Velvet Underground. Mais les ventes et la réception sont encore décevants. La critique ne comprend pas ce qu'elle appelle un mélange de folk et de cocktail jazz. On vend peu mais quand même 5000 fois. On l'urge de faire de la promotion, des entrevues. Le frère de Steve Winwood insiste. le vent pourrait tourner si il se montre. Winwood, ancien musicien maintenant dans le marketing musical, est découragé Boyd aussi.  L'auto-promotion pue au nez de Nick. Boyd vend sa maison de disque à Island records, déménage à L.A. pour y travailler sur des trames sonores. Nick a perdu son mentor. 

Malheureux, isolé, il donne son dernier spectacle, ce qu'il faisait déjà rarement. en juin 1970, dans une université et un des musiciens de la soirée dira de lui qu'il était monosyllabique, presqu'incapable de communiquer verbalement autre que par le chant sur scène. Déprimé, mais déterminé, il approche John Wood pour lui parler d'un 3e disque que la compagnie n'attend pas. En deux nuits , Drake et Wood seulement, personne d'autre, s'enferment pour enregistrer sous une une lune rosée, sa dernière confession musicale (alors). 11 chansons, seulement 28 minutes de musique. Court et bref. Quand il a fini, il se rend à la réception de Islands Records, les pièces maitresses terminées dans une enveloppe qu'il remet à la réceptionniste et quitte les lieux pour ne jamais y revenir.  Inattendu, la promotion sera inexistante. Les ventes aussi. Ce n'est pas Nick qui en mousserait l'intérêt.  

Sophia Ryde est ce qui se semble se rapprocher le plus d'une copine amoureuse qu'il aurait eu, mais elle-même dira qu'ils n'étaient que meilleurs amis. Nick abandonne la musique. Retourne vivre chez ses parents à Tanworth-in-Arden qui le font consulter où on confirmera une dépression. Il sera gêné par ce constat et le cachera aux autres. Sophia Ryde lui demandera un peu d'espace considérant que Drake est trop intense dans sa relation avec avec elle. 

Une semaine plus tard, il est retrouvé mort. À 26 ans. D'une surdose d'anti-dépressants. Il avait commencé quelque chose qu'il ne finira jamais. Vaincu par le chien noir. 

Sa soeur Gabrielle a eu une brillante carrière d'actrice et a maintenu la pérennité de Drake jusqu'à nos jour. Une réédition de 1999, et l'utilisation de sa musique dans plusieurs films ont aidé à promouvoir ce qu'il n'a jamais souhaité promouvoir. Un talent. 

R.E.M., Kate Bush, Paul Weller, The Black Crowes, The Cure, The Dream Academy, Bon Iver, Radiohead, Edie Brickel & The New Bohemians et Placebo se sont ouvertement dit influencé(e)s par sa musique. 

Il y a 60 ans cette année, Nick Drake entrait à Cambridge, guitare au cou, et sa vie n'aurait plus jamais le même goût.     

mercredi 12 août 2026

Déséquilibres

Hier, il y a 170 ans, jour pour jour, le sénateur républicain Charles Sumner, était battu presqu'à mort par le sénateur de son propre parti, celui de la raciste Caroline du Nord, Preston Brooks, suite à un discours anti-esclavagiste de sa part, contre les négriers du Kansas. Sumner était un bon Républicain qui aura de l'influence auprès du président Abraham Lincoln dans son projet d'abolir l'esclavagisme. 

Ce que des millions de républicains et supporteurs du régime fasco-raciste en place souhaiteraient secrètement voir revenir au pays de l'Oncle Sam. Avec un sens du rétrograde de moins en moins caché. La racisme est décomplexé aux États-Unis. Comme vous le lisez plus haut, il y a 170 ans, les Républicains étaient déjà plus progressistes que ceux d'aujourd'hui qui veulent, et je n'invente rien, couper les prestations financières pour les Femmes venant d'accoucher, car "il faut que le gouvernement cesse de donner et que les gens travaillent". Ce sont les mots même d'un candidat Républicon (sic) à envoyer aux vidanges dans les prochaines élections. Oui, comme il le dit aussi, il y a bien une ligne à tracer quelque part, mais elle doit être entre ces rétrogrades mâles conservateurs et leurs volontaires idiotes partenaires, et les gens sains d'esprit, empreint d'empathie, d'équité et de respect d'égal à égal. 

Les déséquilibres se multiplient. Dans ma vie directe, quand je dors, je dois activer dans la nuit un ventilateur de fraicheur tellement j'ai chaud. Et ce, même si on ne fait pas du stop & go,  peau contre peau, avec ma surgonflée cédille dans son paragraphe de phéromones phénoménales. Mais au travail, entre 6 et 15, je suis aussi forcé au ventilateur, mais de chaleur cette fois. Je résiste longtemps, ou m'habille en ours, mais souvent c'est complètement déséquilibré. Fait chaud dehors ? on gèle au bureau. Ce n'est même pas ça le problème, l'hiver aussi J'ai besoin de la chauffrette.  ET JE SUIS LE MOINS FRILEUX DES HOMMES!

Nos pluies ne sont plus bruines ou crachin, mais inondation ou déluge. En Europe on meurt littéralement de chaleur. En Colombie-Britannique, on brûle. Le déséquilibre climatique est certain. Sans équivoque. 

Mais revenons à ce syndicat du crime au Sud de la frontière Nord-Américaine. 

Il a été su hier, que le 26 juillet dernier, la menace était assez grande pour la sécurité autour du président, lors de son passage à Ankara, en Turquie, pour le sommet de l'OTAN, qu'on a fait toute une mise en scène afin de faire croire qu'il montait à bord d'Air Force One, alors que lui, et le toujours lâche Pete Hegseth, se sont secrètement faufilé dans une voiture fantôme qui allait aller ailleurs, loin des caméras. 

Si vous doutiez de l'immoralité absolue de ces 2 escrocs au pouvoir, ce jour-là, ils acceptaient de sacrifier quelques membres de l'équipe de la Maison-Blanche, mais aussi plusieurs journalistes à qui on a caché ces mêmes soucis. Et qui EUX, ont pris Air Force One. Sans savoir qu'un risque se jouait suffisamment gros pour que deux rats quittent le navire plus vite. Avec un grand sens des priorités il a aussi amené avec lui sa Eva Braun,  sa maîtresse Nathalie Harp, et laissé Stephen Miller dans la potentielle cible. 

Ils ne sacrifient pas seulement la jeunesse des États-Unis dans des guerre inutiles, ils peuvent choisir de vous sacrifier que vous travaillez de près ou de loin de sa garde rapprochée. Il est moins qu'humain.

On apprenant aussi que son gendre, celui à la tête de couilles, Jared Kushner, a vu son projet, tricoté avec Jeffrey Epstein, leur ami intime, leur projet dis-je bien, de station balnéaire de style albanais venait de s'effondrer alors qu'on avait découvert que le terrain avait été acheté avec 9 millions de dollars frauduleux, issus de documents Ottoman forgés liés à un trafiquant de cocaïne. 

C'est le Wall Street Journal qui a trouvé le scoop.

Personne, mais personne sur terre, n'est surpris. Et peu doute de l'accusation, que l'Iran SURsurligne. Comme pour montrer  et exposer tout le déséquilibre criminel qui règne au sommet des États-Unis.

Et si ce pédoprésident n'était que cheval de troie pour d'autres forces afin de détruire l'influence occidentale ?

Ce serait une de ses rares réussites. 

Il est sur la bonne voie.

Celle du déclin.

Certains spécialistes de la santé lui donnent quelques 85 jours de survie. Des gens qui traitent la démence depuis plus de 15 ans. Et qui voient comme nous tous les signes, mais nous en expliquent d'autres aussi. Confirmant ceci par cela. Images à l'appui. 

Hier, toujours, le pédoprésident annonçait qu'il comptait fort probablement faire appel aux mesures d'urgence pour les élections de mi-mandat, dans le but évident de prendre le contrôle à la Russe et de truquer les résultats finaux.   

Quand le déséquilibre galope contre la démocratie. 

mardi 11 août 2026

L'Or Noir Des Autres

Le cirque se poursuit.

Un fraudeur confirmé, agresseurs sexuel doublement confirmé (peut-être 28 autres fois, peut-être aussi plus, peut-être aussi pire), déguisé en président des États-Unis a discrètement fait bouger une firme du Texas en sol du Groënland dans le but de creuser les sols afin de peut-être y dénicher du pétrole. L'or noir.

Il reste toujours ironique de voir cet indécrottable raciste obsédé par l'or NOIR des autres.  

Ce n'est pas pour rien que l'intimidateur international a reparlé du Groënland cette semaine. C'est à la fois pour distraire de Dossiers Epstein qu'on veut garder morts, à la fois pour ne pas faire attirer l'attention sur la nouvelle tentative, cette fois de Todd Blanche, d'empêcher le président et sa famille d'être un jour enquêté par l'impôt ou les poursuites criminelles dans le futur sur tous les crimes commis avant mai dernier,  décret glissé en douce sur une seule page dans la nuit, et finalement parce que le Groenland n'a pas apprécié le viol de son territoire.  Dans le cas de ce que Blanche essaie d'infecter comme poison gouvernemental, ça violerait les lois fédérales et ce serait un précédent de plus de 50 ans. 

Vous remarquez que l'entièreté du paragraphe précédent, ne parle que de viols de sa part ? 

Deux tristes compagnies canadiennes sont tristement impliquées. Stampede Drilling d'Alberta (bien entendu) compagnie de forage, et Groupe Desgagnés, (du Québec :( ) entreprise maritime responsable du transport et de la logistique maritime en Arctique. 

Le Groenland s'est aperçu de la secrète invasion illégale, et a exigé de demander la permission gouvernementale afin de poursuivre quoi que ce soit. Voilà pourquoi un "Trump menace..." a été lancé deux jours plus tard, concernant le Groenland. On y porte désormais plus attention à tous ces "Trump menace...", les intimidateurs/prédateurs menaceront toujours. Mais cette fois, ils on aussi secrètement envahi. Il a même placé cette grossière et incriminante image en sommet de page sur le réseau social cancéreux du président. 

La compagnie du Texas qui pense faire du forage dans la région du Jameson Land pense que la valeur d'un milliard de $ de pétrole brut se trouve en ce sol. On veut creuser pour s'en assurer. 

Ce qui ajoute le nez rouge du clown à toute l'entreprise est que Greenland Energy, qui dirigerait le forage, une compagnie des États-Unis qui place la prédation à même son nom, est qu'ils ont engagé le ridicule Phil McGraw, oui, oui, vous ne rêvez pas, le Dr.Phil de la télévision, pour tourner un documentaire qui "capturerait cet héroïque conquête sauvage de l'or noir". Matériel tout de même important pour incriminer les voleurs/violeurs. 

En déposant du matériel à Nunap Qegga, à Jameson Land, on a faussement affirmé qu'on en avait les droits pour faire ce qu'on projetait de faire. 

Comme un homme attiré par les belles formes physiques d'une femme dirait qu'il a le droit de tenter de la coucher au lit pour qu'ils s'amusent ensemble. Mais il n'y a pas de vérités dans tout ça. Les É-U n'ont pas le droit de venir voler l'or noir de leur territoire. Le Groenland ne sera jamais les États-Unis. Comme l'Espagne ne sera jamais la Jamaïque. 

Dehors les poux ! Ce qui inquiète est que des pourparlers sont en cours pour que l'on danse au sons des joueurs de flûtes. Qui sont les pourtant clairement les serpents. Ils disent que "Greenland is vital for the US" comme un violeur dirait "je dois coucher avec cette femme qui m'attire!". On dit que de$ di$$cu$$ion$ encourageante$ $e déroulent en ce moment pour ne pa$ renvoyer le$ équipement$ qui se mettent en place. Même si le territoire est protégé depuis 1975 par la Ramsar Convention.   

Une convention signée par l'Australie, la Finlande, la Norvège, la Suède, l'Afrique du Sud, la Grèce, le Denmark...et l'Iran. 

Oui, l'Iran. Qui était le pays hôte alors. 

Quand le prédoprésident disait, dans les années 80 que si il était président, il ferait croire à une guerre en Iran pour en secret faire des États-Unis des rois du pétrole

Nous y sommes.

Fascisme, nous y sommes.

Protection des riches et des prédateurs, nous y sommes. 

Délits d'initiés multiples, nous y sommes. 

Syndicat du crime protégé au sommet, nous y sommes.

Le 21 août prochain, il annonce le Strategic American Oil Fund qui créérait des millionnaires du jour au lendemain. 

Si vous achetez ce qu'ils suggèrent que vous fassiez. SAOF. 

Et si drill baby, drill.

Whenever, wherever he feels

Depuis 2021, le Groenland, pour des raisons écologiques, n'émet plus de permis aux pays étrangers pour ce type d'exploration. À moin$ qu'on y mette le bon prix...

Le mot important ici, est étranger. Les États-Unis sont, et seront toujours étrangers, ailleurs qu'aux États-Unis. Groenland, réservez leur leur propre médecine. Déportez tous ces étrangers illégaux. 

lundi 10 août 2026

Trio Cinématographique d'Août

Tout à fait intemporel. 

Et très très personnel.

Mais pas 2026.

Je fais ça souvent. Je me rends à l'une de nos bibliothèques (à pieds) et m'y prends trois films que je me donne une semaine, une semaine et demi à trouver un moment pour écouter. je suis presqu'un chat, doté de rituels, et celui-ci en est un. La marche me permet de brûler des calories et d'écouter quelques balados/listes de lecture. 

L'été, je l'ai souvent mentionné, c'est le congé des cerveaux. On accepte davantage le laisser-aller. On a encore accepté cette année mes vacances de manière inacceptable. Si j'étais mon propre patron, je les aurais refusées. C'était terrible les vacances que je leur demandais. Trois fois en début de mois. Là où on est en surtâches et assez peu aidés. Le gars qui les as acceptées ne travaille plus pour nous. Je ne pouvais pas être puni parce qu'ils n'engagent pas quelqu'un pour nous aider quand même. Mais je reviens aujourd'hui avec une montagne qui ne sera gravie complètement qu'autour de novembre. Si je ne choisis pas de naviguer ailleurs d'ici là. Mais voilà, les premières vacances étaient réservées en Italie depuis janvier. Les secondes concordaient avec des amis au Saguenay. La dernière concordait avec un ami qui se bat contre le crabe, je ne lui refuses rien, il vit sur du temps emprunté. Je n'ai pas eu à le justifier, au travail, les vacances, c'est sacré.

Au final, aux mots "vacances" tout le monde a plié. Sans jugement, sans réfléchir. Parce que l'été, on ne semble pas trop réfléchir non plus. La musique est souvent moins bonne, les films aussi, les sorties de livres,  légères. la télé molle. les remplaçant(e)s partout. Sauf dans les bureaux, chez nous.  Le médiocre devient acceptable l'été. Je vises donc la Vievliothèque (sic) que je gère davantage comme un club vidéo, (J'achètes plus souvent mes livres), en ce qui concerne les films qui me tentent de voir. Je voulais revoir L'Auberge Epagnole de Cedric Klapisch qui me semble tout à fait film d'été, mais nos bibli ne l'ont pas. J'ai donc improvisé à la bibliothèque où je me trouvais. Et je suis surexcité d'écouter les 3 que je me promets cette semaine. Par ordre de création.

Broadway Danny Rose 1984. De Woody Allen

Je suis immense fan de Woody Allen, l'artiste. J'ai plus de 25 de ses films dans mes dvd personnels. Celui-là est dur à trouver. Il n'a jamais été succès majeur et quand j'ai trouvé l'unique copie à prix raisonnable sur Amazon.ca, en le recevant et en le sortant de sa boite, maladroitement, et en forçant trop vite sa sortie des brindilles qui le retiennent à l'intérieur, il a tout de suite fendu. Si il était à prix raisonnable, c'était parce que c'était une copie cheap. J'ai quand même réussi à me faire rembourser en disant que je l'avais reçu comme ça. Ce 12e film de Woody Allen, présente le fictif agent d'artistes Danny Rose, impliqué malgré lui avec la femme de son "meilleur" client, associé à la Cosa Nostra. Toujours très drôle et personnellement, je considère que c'est le rôle le mieux joué par Mia Farrow*.    

Film Socialiste 2010. De Jean-Luc Godard

J'ai toujours aimé le cinéma de JLG. L'homme aussi, au privé est d'un tordu assez inacceptable. Dans cette oeuvre fragmentée et poétique divisée en trois mouvements distincts, il montre dans un premier temps une Europe capitaliste en dérive par l'image d'un paquebot aux voix chorales.  Dans le second segment, une famille de province est confrontée aux questions d'une journaliste sur la liberté et l'égalité. Le dernier mouvement est un travelogue de lieux historiques majeurs en Égypte, Palestine, et en Grèce. Interrogeant nos mythes fondateurs. Fidèle à lui-même, JLG refuse la narration classique et superpose différents supports visuels avec des citations philosophiques et pistes sonores avant-gardistes. Essai visuel mélancolique, réflexion incisive sur le déclin de la civilisation occidentale et les espoirs brisés de la gauche. Testament cinématographique complexe et profondément stimulant. 

All Eyez On Me2017. De Benny Boom.  

D'abord dans les cahiers d'Antoine Fuqua, puis dans les projets de John Singleton, qui avait dirigé Tupac Shakur sur pellicule, puis finalement, après que Carl Franklin eût pris le relais et ensuite eût abandonné à son tour, c'est Benny Boom, réalisateur de clip rap, qui trouve un sosie, en Demetrius Shipp Jr pour incarner le mythique rappeur. Enfance marquée par le militantisme des Black Panthers, le film oscille entre le poète et le révolutionnaire sensible tout en tâtant de la figure provocatrice inspirée de Thug Life. Image à une icône assez linéaire, bande son assez intéressante pour les amateurs de rap. Essai de ma part. La ressemblance physique avec le vrai Tupac Shakur est bouleversante. 

Opinion controversées, je sais: La fête de la Saint-Jean Baptiste n'est pas la fête du français tout comme l'été, c'est pas forcément dehors. Ça peut être dedans aussi. Surtout quand tu es surtaxé d'allergies. Comme désormais, semble-t-il, Bibi. 

* que j'ai vu

dimanche 9 août 2026

Rare Furoncle Killer Judas Répréhensible (RFK JR)

Quand Dan Aykroyd a présenté son projet de film sur le blues à son ami John Belushi, genre musical dont ils sont tous deux friands, on avait pas d'histoire. En effet, quand on regarde le film de John Landis, il n'y a aucune réelle histoire sinon une mince prémisse.  Un homme sort de prison et découvre par son frère Blues que l'église locale risque de fermer. À moins qu'on ne réussisse à monter un spectacle de blues assez payant pour la sauver. Ce n'était que prétexte à jeter un oeil et deux oreilles sur des légendes qui avaient besoin d'un peu d'élan dans leurs carrières, et voilà pourquoi James Brown. Cab Calloway, Aretha Franklyn. Johnny Lee Hooker ou Ray Charles n'ont pas crié quand le projet de 2 blancs, pour mousser le blues, leur a été présenté. Le film est épouvantable, mais il a relancé les artistes de blues impliqués et mis en lumière le genre. 

Quand le pédoprésident a offert le poste de Secrétaire à la Santé et aux Service Sociaux aux États-Unis à RFK jr, il ne valorisait que le nom Kennedy duquel il voulait rapprocher son nom du sien. Kennedy contient un aura de sympathie naturel autour du "beau" président, à l'élégante femme, assassiné après seulement 3 ans et devenu mythique avec le temps. Le pédophile en place voudrait goûter à ce mythe. On a scénarisé quelque faux attentats contre lui, pour nourrir l'idée. Il veut être martyr vénéré. Narcissisme oblige. Il restera le pire président de l'histoire des États-Unis. 2 fois. 

Il y a peu de temps, RFK jr, a présenté sa triste tête à la télévision pour y être interviewé par une journaliste de CNN où il a osé dire à celle-ci qu'elle ne comprenait probablement pas car elle n'était pas scientifique, ce qu'il n'est pas du tout, non plus. Il n'est que Kennedy. ce jour-là, en mode agression verbale peu importe ce qu'on lui demanderait et en mode attaque-tu-es-notre-ennemi. Comportement immature si il en existe un. Comme des tonnes de gens sains d'esprit l'ont constaté. il a étalé toute son incompétence autour de sujets comme le Covid19, sur les virus respiratoires syncytial, la rougeole, les vaccins et l'autisme. 

RFK jr ne connait rien à la santé. S'inspire de tout ce qu'il entend et de ce qu'il lit et est entouré de gens épouvantablement mal instruits. Il a dit tant de faussetés qu'il serait impossible de toutes les relever. Tentons d'éteindre certains de feux qu'il voudrait allumés. 

Il a prétendu que des Services de Soins Intensifs (SSI) étaient massivement fermés au sommet de la pandémie au pays, incluant, New York. 100% faux. Certain(e)s sont même mort(e)s en service tellement ils étaient impliqué(e)s, ils étaient débordés, manquaient de lits, d'employé(e)s, et d'équipement, mais aucun SSI ne se permettait le luxe de fermer. 

Aux États-Unis, le système de santé est une business. On paie pour se faire soigner peu importe la cause. Les visites ont été empêchées, légitimement, car on voulait éviter les contagions. C'est peut-être là qu'il arrête sur le mot "fermé". Mais rien n'a été fermé, ça aurait été irresponsable. Plusieurs ont utilisé les services d'urgence, parce qu'il n'avaient plus d'assurances. Plusieurs ont tardé à se faire soigner car sans moyens financiers pour se faire soigner. RFK jr veut faire croire que le confinement était non nécessaire, dans l'agenda anti-Fauci des Républicons (sic), mais il confond pommes et oranges.

Il a effrontément dit que les virus respiratoires syncytial étaient la cause #1 des morts infantiles aux États-Unis. Faux. Archi-faux. Découvert en 1956, le VRS est une part importante des hospitalisations chez les enfants aux États-Unis, mais de loin, les morts par armes à feu sont tout à fait premières. Entre 1 et 19 ans. Pas de danger que ces gens en discutent. Ils ont des vaccins, des traitements, efficaces qui sont ce que RFK Jr lutte contre. Ce qui ne fait aucun sens. Désinformation assassine. 

Il a dit que l'administration a vaincu la montée de la rougeole à une vitesse incroyable. Justement, il ne faut pas le croire. Au contraire, des sommets de cas sont atteints depuis les 35 dernières années. L'Utah, à lui seul, entre dans son 12e mois de transmission endémique. 

Il a repris la théorie démystifiée que les vaccins causent l'autisme. Disant qu'aucune étude...TA GUEULE!

Des centaines d'études ont été faites sur le sujet sur des décennies. Incluant sur les enfants recevant plus d'un vaccin. Car c'est surtout là qu'on y goûte. L'évidence confirme toujours que ce n'est pas le cas. L'autisme est complexe. 85% est génétique. Le 15% se trouve dans le développement cérébral du bambin. Ce n'est pas précis. Ce n'est pas un vaccin, ni un médicament ni un moment. 

Personne n'est tenu de retenir les statistiques où les données scientifiques, tout comme on est pas obligé d'entendre parler un fraudeur pédophile tous les jours. Mais il est plus que raisonnable de s'attendre à ce que celui ou celle qui représente la santé pour 349 millions d'habitants, disent au moins les vraies choses.

Les décisions concernant la santé sont déjà d'emblée très complexes. Pas besoin de faussetés, de brouillons et de confusion. Si on veut débattre de faits, il faut d'abord comprendre de quoi on jase. 

Le pédoprésident voulait un zest de l'aura Kennedy.  

Il n'aura que guidé son peuple plus rapidement vers la mort.

Comme The Blues Brothers a guidé John Belushi vers la mort. Quand les excès n'ont pas été freinés. 

J'espère que tout ça met en lumière l'incompétence qu'on ne voudra jamais plus à de tels postes.  Hegseth, Patel, Mullin, Blanche, Cruz, Miller, même ritournelle. Le cancer est grand aux États-Unis. 

samedi 8 août 2026

Truck

 On a jamais besoin d'être comme les autres. Favorisez l'unicité.

Il y a longtemps, quand j'ai découvert David Bowie, il m'a fait comprendre que je n'avais pas à être comme tout le monde, ce n'était pas complètement nécessaire. En concept de "gars" je ne suis pas complètement dans les critères habituels. Je ne m'intéresse aucunement, mais vraiment pas du tout aux voitures. Au point de ne jamais me rappeler facilement le modèle de ma propre voiture. Je ne suis pas bricoleur sur une maison. Tout son contraire. je n'ai pas de coffres à outils. J'en ai un, donné par mon beau-père, je n'aurais pas acheté. mais je réalise que je l'ai rempli de cassettes de musique, du passé.

Ça c'est tout à fait moi. Je vais toujours préférer un film ou un livre à une activité de go-kart ou à un barbecue. Vous ne verrez jamais jouer au golf. Je méprise cet univers sévèrement. Désolé. It's a bitch.

J'avais besoin d'un tapis roulant. Parce que je ne suis pas gros, mais mon corps commence à tricher. Parce que je travaille trop assis et m'entraine moins. Et me permet plus dans le frigo. Pas envie que ça déborde. J'ai parlé de mon besoin du tapis roulant à voisin. Il a été acheté usagé mais est neuf. Son utilisateur est décédé et il venait tout juste de l'acheter. Et sa veuve n'en voulait plus. Je l'ai eu à très bon prix, Elle ne connaissait pas tellement ça. Dommage, j'ai eu l'impression d'exploiter une vulnérable. 

Mon voisin m'a dit "Tu connais quelqu'un avec un truck?

Non. Je ne connais personne avec un truck. Au travail, on a plusieurs camions, des Isuzu, je pourrais attendre la fin de mes vacances et prendre un des multiples camions, mais justement, je suis en vacances, pas envie de penser au travail et envie de courir sur tapis now.  Le voisin, quand je le lui ai dit que je ne connaissais personne avec un truck, m'a regardé avec un réel regard consterné. Pas un regard de pitié, un regard de vrai souci. Découragé. Abattu. J'avais un problème et il voulait me le faire sentir. Il me regardait comme on regarde quelqu'un qui est sans nom, sans prénom. Et qu'on essaie de solutionner des yeux. 

"Tu te DOIS de connaitre quelqu'un qui est propriétaire d'un truck!" m'a t-il semoncé. 

Je lui demandé naïvement comment on acquiert une telle personne. 

"Tu le fais, c'est tout!" a-t-il roté. 

C'est la 3e fois qu'on me répond ceci dans ma banlieue crasse. C'est la réponse à tout. Tu le fais, c'est tout. Y a pas de processus de présenté. Il n'y a que le fait d'avoir, de posséder. D'être un propriétaire de truck. 

Il m'a ensuite dit "Demande à Kevin". 

Je ne connais pas de Kevin. Le peu que je connais habite la Beauce. Ils sont 183 Kevin là-bas, je ne me trompe pas. Il m'a parlé de Kevin comme si j'était supposé le connaitre. Comme si on partageait un membre de la famille. 

J'ai rencontré Kevin, 4 jours plus tard. Kevin a bien un truck. Il n'a pas de truck pour lui-même. Il a un truck pour les autres. Il se valorise par le truck. Se rend indispensable. Personne ne prossède un truck pour lui-même. Tu possèdes un truck comme certaines portent du linge ou conduisent des voitures pour les autres. Kevin est propriétaire de truck pour un rayon de quelques 30 kilomètres. C'est le truck du secteur.

À l'intérieur, je me suis dit que cet homme avait fait serment d'utilité sans l'annoncer. Il n'a qu'acheter un truck pour pouvoir transporter des lits, des frigos, des canapés, des tapis roulants. Kevin n'était pas en vacances, il n'est donc venu que samedi. Il est arrivé avec le truck mais aussi avec un autre homme.

Je n'avais pas demandé d'autre homme. 

Le 2e homme était Tony. Un gars du coin. Travaille dans la mafia l'import-export. A souvent du temps devant lui. Tony était là parce que Kevin (originaire de la Beauce, je ne vous mens pas) était là.  Il ne me connaissait pas. Il n'avait même pas demandé ce "qu'on" déménageait, il avait des gants. Ils ont tout fait tout seul en quelques 12 minutes. Cueillette, embarquement, débarquement, livraison. Vite et bien. 

Je leur ai offert de l'argent, logiquement, je n'avais fait que pointer les choses du doigt. Ils ont éclaté de rire en même temps. Ça semblait pratiqué mais ce ne l'était pas. Je leur ai quand même demandé ce que je leur devais, Kevin a dit de simplement acheter la pizza. Ce que j'ai fait. C'était le prix. C'était l'entière économie. L'accès au truck coûtait une pizza, la pizza était non négociable et tout le monde savait le format et qu'il ne fallait pas la commander aux ananas. 

En moi, je me suis dit que ce prix a été fixé à travers toutes la banlieue, et par absolument personne. 

On a mangé la pizza assis dans le garage où se trouve notre tapis roulant. Je ne voulais pas les faire rentrer plus loin dans ma maison. Ils ne voulaient pas non plus. Ils ont insisté. Assis dans le garage. Tony a dit que sa fille jouait au soccer. Par politesse, je lui ai demandé si elle était bonne avant de tout de suite corriger et demandé si elle aimait ça. Il m'a répondu qu'elle était agressive. Je n'ai jamais su quoi en penser. 

3 semaines plus tard, Kevin m'a texté. 

"T'es libre dimanche ? Tony doit déplacer un frigo"

Il ne m'a pas demandé si ça me tentait, il m'a parlé du frigo.

Je me suis dit en moi que je n'avais rien signé comme papiers, que je ne m'étais engagé nulle part par contrat, qu'on avait rempli des papiers à ma place. 

J'y ai été, je n'ai pas de truck, ma contribution, comme toujours d'ailleurs, n'aura été que du jus de bras. Tony pointait les directions.

Un peu plus tard, un autre voisin que je ne connaissais pas m'a demandé si je connaissais un gars avec un truck pour un canapé et un fridge.

Je lui ai répondu que oui, j'avais un gars.  

J'avais un gars... 

Je suis aussi son gars de bras. 

Je n'ai pas de truck, je travailles encore trop assis, mais j'ai maintenant le superpouvoir le plus convoité de la région. Je connais maintenant mon 184e Kevin. 

vendredi 7 août 2026

5 Premiers Albums Solos Après Avoir Quitté Son Band

Y en a des tonnes. 

J'ai mis du temps à comprendre que Bob Mould et Hüsker Dü étaient associés. Ou que Donald Fagen et Steely Dan étaient aussi associés. Qu'Alison Moyet et Yazoo étaient aussi associés. Je pourrais continuer longtemps comme ça.

Y en a plein que vous ne saviez surement pas qui étaient de band auparavant. (Van Morrison: Them, Feargal Sharkey: The Undertones, Peter Murphy, Bauhaus, etc.)  

Je  ne vous propose donc pas les 5 seuls premiers albums de 5 artistes qui ont alors choisi de quitter leurs bands. 

Mais je vous en propose 5 que j'ai adoré. Adore encore. 

Entre janvier 1972 et octobre 1987.

Les 15 premières années de ma jeune vie. 

Vous n'êtes pas obligés d'aimer. Moi j'ai aimé. 

Aime toujours.

24 janvier 1972. Paul SimonDans 11 jours, je nais. Ziggy Stardust aussi, dans ses 11 à 15 jours là, Faites vos recherches, c'est vrai.

Libéré de la tension qui naissait entre Art Garfunkel plus axé sur le lyrique et l'orchestral et lui,  Paul qui avait lancé un premier album solo en 1965, mais ici lançait son premier APRÈS plusieurs années en duo, se concentrerait davantage sur le folk, les musiques du mondes, le reggae jamaïcain et les percussions latines. Et ce, de manière croissante pour le restant de sa carrière. Avec succès. Il enregistre justement en Jamaïque, avec un héros local, Jimmy Cliff, agiles guitares acoustiques côtoient sifflement joyeux et folk intimiste.         .

25 février 1977. Peter Gabriel (Car)

En 1973, Mike Rutherford, Phil Collins, Steve Hackett et Tony Banks composent la majorité des musiques de Genesis. Mais c'est Peter Gabriel qui a toute la place journalistique, car sur scène, il est très théâtral et spectaculaire dans ses costumes et personnages. Gabriel insiste alors pour tout faire tout seul, ou presque, pour l'album double qui sera le dernier du band. Ensemble. Ça ne marchera pas, si on lui laisse le concept, tout le monde y met du sien, mais le schisme est créé. Après la tournée de 1975, Gabriel annonce qu'il quitte le band pour le bien de tous. Ça le stresse quand même car il évoque sa nouvelle carrière dès son premier single qui sera si populaire qu'il placera l'album dans le top ten des ventes toute l'année. Un album. comme ses 4 premiers, sans titre, PG détestant titrer les albums. On a appelé les 4  premiers par ce qu'on y voit sur la pochette.(Car, Scratch, Melt, Security) Car sera surécouté de ma part. Éclectique, moderne, personnel, toujours un peu théâtral dès le départ et même barber shop. Libéré semble être ce que hurle cet album.  Le canadien Bob Ezrin à la prod.

25 juin 1984. Brilliant Trees de David Sylvian

Japan se sépare en 1982. David propose une rupture avec le new wave dont il était issu avec son band, et croise jazz, ambient, musique du monde, presque new age. Ryuichi Sakamoto, multi instrumentiste, spécialiste des claviers, Holger Czukay, aussi multi instrumentiste et co-fondateur de la formation de krautrock allemande, Can, et le trompettiste de jazz Jon Hassel aideront Sylvian à signer avec une certaine élégance, des textures sonores parfois minimalistes flirtant avec l'expérimental, et une part d'avant-gardisme, son premier effort solo. Art pop. Chic avant gardisme et ambient moderne seront son carrée de sable dans le futur. Pas seulement "brillants arbres", brillantes premières pousses. En tout cas pour mon oreille.     

17 juin 1985. The Dream of The Blue Turtles de Sting. Son second est aussi un bijou pour mes oreilles. Étrangement peu m'intéresse du reste. 

30 octobre 1987. Faith de George Micheal.

Après la dissolution de formation Wham ! en 1986, George, pas encore publiquement confessé homosexuel, passe d'idole des adolescentes à celle de superstar planétaire avec pas moins de 7 singles sur 9 morceaux. GM prend un an à tricoter cet album en disant ouvertement vouloir être évalué au même niveau que Michael Jackson ou Prince. Il veut soul, rock, funk, jazz, R & B, pop, folk, adulte et non inspiration pour adolescente/adolescent. 25 millions d'exemplaires seront vendus et il ne fera jamais plus ça pour un album. 8 millions, son suivant, seront ses meilleures ventes. George y fait à peu près tout sur cet album. À la Prince. Et atteint la super célébrité, à la MOJO.   

Y en aurait plein d'autres, vraiment plein d'autres, George Harrison, Phil Collins, Stevie Nicks et Lauryn Hill ont aussi été considéré(e)s.