jeudi 23 avril 2026

Trop Tard, Marlene

Dans la chanson Too Late, Marlene, de Duran Duran, de 1988, la narrateur décrit une relation marquée par une attraction persistante malgré la conscience croissante qu'elle est vouée à l'échec. 

Le refrain n'est pas seulement un constat temporel, mais un aveu psychologique: celui d'être allé trop loin pour ensuite choisir de reculer. On est plus dans le choix libre, mais dans une forme d'inertie émotionnelle complaisante. Cette dynamique peut servir de métaphore pour certaines alliances ou proximités politiques contemporaines. 

Chez Marjorie Taylor Greene, par exemple, on observe des moments, actuellement, où elle semble infléchir son discours et prendre des distances tactiques avec certaines positions républicaines et avec le pédoprésident lui-même. Tout en restant fondamentalement ancrée dans un écosystème politique, une bulle toxique,  qui l'a portée là où elle est dans l'oeil des caméras et aux micros. Comme dans la chanson de DD, il y a dualité et tension entre lucidité et attachement. Elle semble reconnaître les limites et les risques d'une relation politique, éveil forcé par des menaces de morts contre ses enfants. Mais elle ne se détache pas pour autant de ses couleurs républicaines conservatrices et reste la lie de la lie mentale. Le rouge à lèvres sur la porcine qu'elle est n'en fait pas plus un brillant corvidé. Il n'y pas rupture autant qu'oscillations. Ajustement de ton. Pas véritable virage. 

Et bien que plusieurs gens équilibrés disent maintenant qu'ils sont plusieurs fois par mois tout à fait d'accord avec ses propos, il est trop tard. On oublie pas qu'elle a aura été lourde toxicité sociale. Pour bien des branches de la société d'Amérique du Nord. La première fois que je l'ai vue, c'était un "live" qu'elle faisait, dans un lieu où un travesti racontait une histoire à des enfants. Elle tentait de marquer un point. De catégoriser le moment dans la section "Voyez à quelle point c'est horrifiant pour nos enfants". C'était atrocement pathétique. Comme c'était en direct, aucun effet de montage n'arrivait à masquer la majorité de parents autour qui plaignait son manque de jugement. Le direct faisait mieux paraître le travesti en question et les parents ouverts à l'histoire racontée. Qui n'avait aucun lien avec le travestisme, mais qui parlait d'amour. Et d'acceptation. Comme leur Bible. De la belle fiction.

Ancien soutien au pédoprésident actuel à la station de propagande télé Fox, Tucker Carlson, a été limogé de cette station quand celle-ci a été trouvée coupable de mensonges volontaires sur leurs ondes, et qu'il en était l'émission de mensonges la plus populaire. Une amende de 787, 5 millions de dollars a été imposé à la triste station, en avril 2023, et comme elle continue, elle fait maintenant face à une autre poursuite du genre, pour les mêmes motifs, mentir délibéremment,  de la part de Smartmatic qui leur réclame, 2,7 milliards. 

Il est resté, indépendamment soutien au pédoprésident, assistant même à des évènements en sa compagnie, avec sa famille même. On l'a compris toujours médiatiquement ami de l'olibrius. Mais dernièrement, il a montré des signes de distances ou des repositionnement, disant même cette semaine qu'il regrette d'avoir leurré les gens si longtemps...trop tard, nain mental. Le mal est fait. Même les Nazis n'ont trouvé les remords que lorsqu'ils ont capitulé, en 1945. Ce jeu de désengagement se rapproche du "tout s'effondre, mais je n'étais pas de cette entreprise". On s'éloigne, mais jamais complètement. On critique parfois, mais sans rompre le lien structurel avec le public. Sans le pédoprésient, Tucker Carlson n'existe pas dans l'univers collectif médiatique. L'ambiguïté est stratégique. Tucker Carlson sera toujours le raté qu'on a connu à Fox. C'est trop peu trop tard. C'est Lance Armstrong qui regrette ses tricheries après la plus belle des vies aisées. 

Même le diminutif Joe Rogan a commencé à avoir des doutes sur le pédoprésident. Il hésite, mais juste assez pour que le principal interressé ne s'en aperçoive pas trop. Il dira qu'il ne croit pas qu'on a "sauvé" des pilotes de manière héroïque, dont l'avion aurait été abbatu en Iran, pilotes qui n'ont d'ailleurs aucune identité et n'ont offert aucun commentaire post-traumatique, ni leurs proches, mais sera aussi rieur aux côtés du dément président, dans un gala de combat ultime, la semaine suivante. Sa désolante influence médiatique le place au coeur des actualités politiques, est ses prises de positions vis-à-vie du meileur ami de Jeffrey Epstein sont de plus en plus nuancés et douteux de l'honnêteté du vieux pervers au pouvoir. Cette hésitation, cette posture légèrement fausse de celui qui ne lisait pas qu'au Canada, pendant la pandémie, on ne fermait pas les épiceries, seulement l'accès aux covidiots, mais ne lisait que le titre disant que l'accès serait interdit, n'est pas tiraillement intérieur autant que choix stratégique volontaire. Une conscience douteuse des enjeux et des controverses, mêlée à une réticence à trancher définitivement. 

Dans les 3 cas, ce ne sont pas des "changements de cap" autant que des mouvements des eaux parfois contradictoires, mais un agencement des couleurs qui restera toujours le même. 

Couleur manipulateur. 

Dans la chanson signée Simon LeBon, le "trop tard" est une notion de temporalité pour une métaphore émotionnelle. Il marque un seuil. La prise de distance des trois cas mentionnés plus haut mesurent les conséquences de crédibilités pour leur public.

Une crédibilité perdue, parce que, trop tard...On voit le rouge à lèvres, mes suidés


Mettre du rouge à lèvres sur un cochon ne fait oublier le fondamentalement mauvais ou médiocre en dessous. 

Le "rebranding" est trompeur.  

On reste dans le leurre. 

mercredi 22 avril 2026

Uber Driver

Chevalier de l'asphalte, Lucas fixait la note sur son écran de voiture. 

4,6 étoiles. 

Une injustice.

Une de plus dans ce monde en décomposition qu'il observait chaque nuit à travers son pare-brise. À 30 ans, sa vie se résumait à une berline d'occasion qui sentait le sapin chimique et à une application qui lui dictait ses moindres mouvements. 

Il se voyait et se savait purificateur. Un Homme. Un vrai, au milieu d'une époque devenue lâche, féminisée, et artificielle. Il passait ses journées à la salle de gym, poussant de la fonte, fonte, fonte, pour oublier la honte. Jusqu'à la nausée. Il passait ses nuits à écouter des ballados de masculinistes, d'auto-déclarés "mâles-alpha", qui lui expliquaient comment reprendre le pouvoir. 

Il méprisait ses clients. Les fêtards ivres, qui vomissaient sur des banquettes, les cadres supérieurs arrogants qui lui parlaient sans le regarder, et surtout, ces hommes modernes qu'il jugeait faibles et soumis.

Puis, l'obsession.

Chloé est montée à bord.

Elle avait l'air épuisée, les yeux rivés sur son téléphone. Lucas a immédiatement ressenti le besoin viscéral de la protéger. Dans sa tête, le scénario s'est écrit instantanément: elle était une demoiselle en détresse, et lui, son sauveur. Il a commencé à accepter toutes les courses dans son quartier. Espérant désespérément d'à nouveau la croiser. L'algorithme a fini par l'exaucer. Lorsqu'elle est remontée dans sa voiture, une semaine plus tard, Lucas a tenté d'engager la conversation. Il a utilisé les techniques de séduction agressives apprises dans ses ballados. Il a critiqué la "faiblesse" des hommes qu'elle devait fréquenter et lui a assuré qu'elle avait besoin d'un "protecteur traditionnel". 

Chloé. mal à l'aise devant cette intimité soudaine et cet intense regard fixe braqué sur elle par le rétroviseur avant, lui a alors demandé de la laisser débarquer au prochain coin de rue. Lucas a insisté, elle dit non, mais c'est toujours oui, si j'en ai envie, pensa-t-il, haussant le ton, persuadé qu'il agissait pour son bien. Paniquée, elle a exigée de descendre tout de suite, peu importe le moment, lui lançant 20 dollars même si elle n'avait roulés que pour 7$. La voiture s'est immobilisée et elle a vite quitté, claquant la porte et fuyant vers ailleurs. 

Le soir même, la sanction est tombé, compte suspendu pour comportement inapproprié.

Une étoile. 

La chute.

Le monde de Lucas s'effondre alors. Il écoute Fight Club pour la xe fois, pour se convaincre que son statut d'incel n'est pas une mauvaise chose. On l'a castré. On lui a retiré son gagne-pain et sa mission sacrée. Sa frustration s'est muée en une rage incontrôlable. Ce n'était pas sa faute. C'était celle d'un système injuste qui rejetait les "vrais hommes". 

Il a alors passé une partie de la soirée à astiquer sa voiture. Puis s'est rasé la tête. Plus qu'un crâne lisse. Avec teintes de gris bleus, là où on devinait des poils passés. Il a enfilé son blouson noir et s'est mis à errer dans les rues. À pieds. Cherchant une cible pour extérioriser sa violence. 

C'est là qu'il a revu Chloé. 

Elle marchait aussi, sur le trottoir de la nuit. Mais cette fois, en "madame". Elle était si belle et désirable. Elle tenait la main de l'homme qui l'accompagnait qui représentait pour Lucas, tout ce qu'il détestait: une silhouette fine, un rire léger, aucune agressivité. 

Un imposteur. 

Lucas a accéléré le pas. Le coeur battant au rythme d'une musique industrielle imaginaire. NON! pas imaginaire ! You're gonna get what you deserve ! Il s'est interposé violemment entre eux. hurlant à Chloé qu'il était là pour la sauver de cette mascarade. Elle avait mis une de ses mains dans son dos, elle lui faisait face, Lucas ne pouvait pas le savoir, mais il s'inventait qu'elle faisait ce signe de la main que font les Femmes quand elles veulent faire comprendre qu'on doit les sauver d'un homme toxique. Il n'était pas cet homme toxique. Du moins, dans sa tête lisse. 

Christ. 

Quand le compagnon a tenté de s'interposer calmement, la cocotte-minute a explosé. 

Lucas a projeté toute sa haine et sa frustration dans un premier coup de poing.

Il ne nettoyait pas la ville. Il en était le poison.

Les badauds autour l'ont maitrisé au sol. Il n'a pas pu donner deux coups de poings à celui qui gisait maintenant au sol. Knockouté. Mais avec au dessus de lui, affolée, la belle Chloé. 

Lucas, sous les poids des gens qui le tenait au sol a eu le temps de dire "Je suis là! je suis là! ne t'inquiètes pas!". 

Ce que la police a confirmé quand ils l'ont arrêté. Elle pouvait ne plus s'inquiéter. 

Lucas restera coffré.

Taxi Driver a 50 ans cette année. Ce terrible, mais aussi fameux film de Martin Scorsese, scénarisé par Paul Schrader, traitait de la solitude malsaine mâle. Mais aussi, du traumatisme. Travis Bickle était un ex-soldat du Vietnam, sans mission. Il fallait s'en inventer une. Cette malsaine solitude existe encore vivement de nos jours. Plus que jamais le masculinisme pue de sa grosse tête sale. Il a son porte-voix, ici, en bas. Tous les jours au micro de nos télés. Ce film n'a pas pris une ride.

Je pense à cette 9e victime de féminicide au Québec, en seulement 3 mois et 3 semaines. 

Je penses aussi à Véronique Champagne, de Rougemont, ou Mary Tukalak Iqiquq du Nunavuk.

Et à Karina Poliquin.

Qui a crié de sa douce voix en octobre dernier, un appel à l'aide non entendu.  Femme bravement dévouée dans un monde trop mâle et pressé. 

Non ! les hommes ne l'ont pas nécessairement poussé là où elle a mis fin à l'aventure de la vie. 

Mais oui ! les Hommes avec un grand  H l'ont complètement échouée. 

1987-2026

Depuis le week-end dernier, je ne cesse de penser à elle.

Papillon qui a perdu ses ailes.  

On a envie, comme elle, que les enfants soient replacés au coeur des priorités de nos environnements médicaux. Et pourtant, on regarde la gestion des dossiers Epstein, et nos coeurs saignent.

Que JAMAIS nous ne lâchions le morceau de ses dossiers qui doivent, faire exploser la malpropreté. 

Ils n'auront jamais notre voix. 

mardi 21 avril 2026

KKKaroline Leavitt

Ou Tracy Flick.

Vous connaissez Tracy Flick ?

C'est ce personnage joué à merveille par Reese Whiterspoon, à 21 ans dans le film d'Alexander Payne, Election, écrit par Tom Perrotta, Payne et Jim Taylor. 

Dans Election, Tracy Flick est présentée comme l'incarnation poussée à son extrême de l'ambition scolaire, et pas dans le bon sens. C'est une élève obsessionnelle du contrôle, prête à tout pour réussir, même à écraser les autres sans la moindre scrupule. Caricature de la fille toxique. Ultra-perfectionniste, rigide, incapable de spontanéité, et surtout, convaincue de sa supériorité morale. Son énergie déborde, mais elle est si mécanique et calculée qu'elle devient agaçante, presqu'inquiétante. Elle donne l'impression de cocher des cases plutôt que de vivre réellement. Parfaitement antipathique, elle est incapable d'auto-critique. Toute opposition est une injustice personnelle et elle est froide opportuniste. Même si ça demande à manipuler ici et là. La vérité et les gens. 

C'est KKKaroline Leavitt.  C'est la Tracy Flick de MAGA. Si Reese Whiterspoon pouvait en devenir drôle et sympathique, jamais KKKaroline. Flick semble avoir plusieurs idées, issues d'elle-même, mais Leavitt fait du copier/coller du cerveau détraqué de son président, une créature qu'elle idôlâtre depuis son adolescence, pas si lointaine, elle n'a que 28 ans.  

Née au New Hampshire, Karoline avec un seul K (elle aura les 2 autres à l'école du racisme Trump)prétend être issue d' "a blue collar class family". Mais son taux de mensonges est si élevé, ce qui charmera tout de suite le menteur en chef, que peu est facile à croire, provenant d'elle. Se disant sel de la terre, elle a dit tour à tour être de famille de classe moyenne, de famille en affaires, de gens qui ne sont partis de rien, ajustant son discours selon l'intervieweur/intervieweuse. Tous les profils de la blonde jacasseuse quotidienne parlent de son père propriétaires d'une compagnie de camions...nononon, il est propriétaire d'un concessionnaire de voitures. Et aux États-Unis, ce ne sont pas des Berlines, mais toujours des pick up ou des SUV. Mais "trucking business" ça parle aux États rouges...

C'est au collège qu'elle découvre que les gens sont "méchants" envers les attardés conservateurs. Pour s'en plaindre, elle écrira dans le journal étudiant, écrivant de profondes ânneries sur Hillary, dès 2016, année des débuts de l'infâme en poste actuellement. Elle crache déjà sur CNN, ABC (domptée depuis) et MSBNC. Elle a aussi défendu le bannissement de l'Islam de Trump en disant que ce n'en était pas un, préface de "les tarifs douaniers sont bons pour les États-Unis", ce qui ne peut pas être plus faux. 

Elle embrasse le cul du pédoprésident depuis si longtemps que ses lèvres et le cul du dément président sont légalement mariés. Sa première question, au pédophile, à 18 ans, lui léchait...la face. 

"Mr.Trump, comme tout le monde le sait, et que j'aime personnellement, que voudriez vous dire à tout ceux et celle qui disent que vous êtes trop durs pour devenir président ?" Elle se découvre alors une passion: Passez à la télévision. Elle sera à l'écran, à la télévision universitaire, pour couvrir le premier passage du criminel actuel. Et apprendra à regarder la caméra de face. Appliquant comme stagiaire à la Maison (trop) Blanche elle aura son billet d'or de celui qui a une toilette en or. Comme elle travaillait pour Trump, elle n'était pas payée. mais réussissant à survivre malgré tout, malgré sa famille "de cols bleus". Elle sera assistante de la secrétaire de presse, la 4e personne, et la dernière, pas longtemps, qui tiendra ce rôle, lors du premier mandant du crétin actuel. Kayleigh McEnany, qui avait été à l'école du mensonge Fox, sera sa mentor. 

Mais en janvier 2021, c'est Biden qui rentre. On doit se repositionner professionnellement. Et Leavitt, assistante d'une républiconne (sic), est au jour 2 de son nouveau travail quand les ratés tentent de renverser le gouvernement, au Capitol. Elle est littéralement sur place et a la peur de sa vie.  Tellement, qu'elle est humaine. Elle remercie très publiquement les gardes qui l'ont aidé à sortir des lieux, en qualifiant un de héros, louange Mike Pence qui blâmait Trump. et est aussi très critique des moins que riens qui ont envahi le Capitol sous les ordres du président sortant, des écrits qui disparaitront comme la vérité au micro quand son rôle changera.

Contre 9 autres candidats, elle essaiera de se faire élire comme représentante Conservatrice au New Hamphsire et quand elle sent qu'elle va plus que perdre, à la Tracy Flick, elle pose un geste désespéré. Tracy Flick déchire les affiches de ses deux rivaux à l'école quand elle sent le terrain glisser sous ses pieds, Karoline ira voir Donald J Trump pour lui demander de ne pas endosser qui que ce soit. Trump aime bien les jeunes blondes qui lui lèchent les pieds. Ne l'oubliera pas. Elle perd son élection, mais reste dans l'imagination du gros moron.  

Gardant le moteur du mensonge bien huilé, elle répète partout que c'est parents sont se faits tout seul sans l'aide de quiconque et n'acceptant aucune aide. Oubliant l'important prêt de sauvegarde reçu par papa, pendant la pandémie. Deux fois. 

Elle utilise la grammaire des ignorants pour parler des progressistes, woke, socialiste, extrémiste. Elle fera la rencontre d'un homme issu du monde des courtiers, immobiliers plus âgé que son propre père. Il est courtier comme mon oncle Jasper est DJ à Noël. Il est propriétaire d'une série de condo au New Hampshire. Elle peut alors s'acheter des fausses sacoches Louis Vuitton, avec son faux combattant de la UFC à la retraite. Elle se défend de la différence d'âge en disant que les hommes de son âge n'ont pas la maturité de papa son chum. Elle devient secrétaire de presse en janvier 2024, entrant plein pieds dans la bullshit machine. 

Elle sera du rétrograde Projet 2025, le niant, comme son pédoprésident, avant qu'il ne l'applique, projet trempant le pays anciennement "great" en religiosité malsaine. Elle a défendu au micro depuis, la rapide dégénérescence mentale de son patron, en disant trop souvent n'importe quoi, défendant n'importe quoi, n'importe comment, inventant bien des choses, prenant une pause pour avoir un garçon de son monsieur, AVANT DE SE MARIER, ce qu'elle ne souligne pas aux androïdes de Turning Point, quand elle leur dit qu'ils doivent faire comme elle, se marier, avoir des bébés. Ordre non respecté de sa part. Hypocrisie #176. Son bébé, dès sa naissance, est plus près de l'âge de sa mère qu'elle l'est de son papa. Son amoureux aura près de 80 quand leur garçon terminera l'école secondaire (17 ans).

Dans ses désopilantes menteries, elle invente un jour que les Démocrates avaient investis des millions en condoms, à Gaza...

Quand se sera prouvé faux, elle se défendra de la grossièreté en disant qu'elle parlait de Gaza, Mozambique. Aucune preuve de ce qu'elle avance ne fait mordre quiconque. Stupide et mensonger.

Elle dira dans la même heure que les É-U sont champions de la liberté d'expression, pendant que son patron sanctionne des stations de télévision, dans la même heure, toujours, des stations qui ne font que leur travail. Il a fallu les juges pour ramener les journalistes banni(e)s du point de presse parce qu'il refusaient d'appeler le Golfe de Mexico, autre chose que le Golfe de Mexico. 

Elle le visage et la voix de ses ri-poux et son patron, quand vient de le temps de lui trouver des qualités utilisent les mots "hot" et murmure sensuellement "those lips..." inconfortablement agresseur sexuel.

Après une opération porno pour Vanity Fair, elle est trouvée encore enceinte, mais ce qui choque est qu'elle s'est fait injecter artificiellement, ce qui est très contrindiqué lorsqu'enceinte. Avec bedaine, d'un autre garçon, elle bullshit en double. Elle défend l'assassin agent terroriste de ICE, Jonathan Ross, qualifiant Renée Good, de dangereuse lunatique "au sein d'un groupe", un clip que Satan se garde pour son évaluation d'entrée future dans son royaume. Elle a craqué pour les menteries chiffrées en parlant d'un support de 100% au sein des MAGA, face à leur président. Soulignant le 0% de différence. 

Sad.

Elle s'est chicanée avec le pape parce qu'il a refusé d'approcher le "Bored of Peace" (sic). Elle urge les gens de penser que les dossiers Epstein sont une affaire classée. 

Non, fille, Pam Bondi devait témoigner le 14. A fait faux bond. s'expose à la prison. L'Iran c'est pour distraire des pédophiles que tu protèges.

Blanche KKKaroline reste loyale à celui qui n'a jamais été loyal à qui que ce soit de sa vie. 

Quand il n'y sera plus, que restera-t-il pour toi ?

Une première pensée personnelle ?

lundi 20 avril 2026

Mythique Hérouville Il y a 50 ans

Bien que l'auteure George Sand et le compositeur franco-polonais Frédéric Chopin soient indissociables de Nohant ou de Majorque, le château d'Hérouville, situé dans le Val-d'Oise, occupe une place singulière et souvent méconnue dans leur mythologie. Avant de devenir le célèbre "studio des enfants du rock", dans les années 70, cette bâtisse du XVIIIe siècle a abrité les débuts clandestins de l'une des liaisons les plus célèbres du romantisme. 

Refuge d'un amour clandestin, c'est vers 1838 que le couple aurait trouvé à Hérouville un havre de paix, loin des rumeurs parisiennes. À cette époque, leur relation est encore fraîche et marquée par le scandale. Sand, la femme de lettres aux pantalons et au cigare, et Chopin, le génie fragile et taciturne, cherchent l'anonymat pour vivre leur passion. Le château, qui servait alors de relais de poste, offrait le cadre idéal pour ces "amants d'Hérouville". 

On raconte que c'est dans ce décor que leur idylle a pris une dimension domestique préfigurant les années de création intense qui suivront. Bien que leur séjour y soit moins documenté que leurs hivers à la Chartreuse de Valldemossa ou leurs étés à la Maison de George Sand, à Nohant, Hérouville reste le témoin de leurs premiers élans. C'est beaucoup plus tard que Michel Magne, en 1962, convertit les lieux en studio locatif pour y enregistrer de la musique. Elton John, Pink Floyd, David Bowie seront parmi les superstars qui y enregistreront. Bowie, dans ses délires intoxiqués, dira même que le spectre du compositeur polonais s'invitait parfois près du piano pendant les sessions nocturnes. La légende du "fantôme de Chopin" sera tenace et hantera les couloirs du château. George Sand nous a quitté il y a 150 ans, cette année. 

De janvier à Mars, c'est Rick Wakeman, qui occupe le château. Le claviériste a quitté Yes depuis le jour de ses 25 ans, en mai 1974. Son mariage est en train de s'effacer, il a 4 albums en solo derrière la cravate, et en projette un nouveau. On lui conseille, pour des raisons fiscales, autant que personnelles, de s'exiler, ce qu'il fera, d'abord en Suisse. Puis, en louant le studio du château d'Hérouville. Il monte son English Rock Ensemble, dans son projet d'abord pensé comme une exploration mystique des Dieux, mais les thématiques de l'album ont bifurqué au Château, devenant davantage concentrées sur l'origine des phénomènes inexpliqués comme Stonehenge ou Le Triangle des Bermudes. Il avait tout composé la musique pour son band, appelée un son futuriste, un regard autobiographique sur la musique au travers de l'existence humaine. Inspiré aussi par ses prétendues observations d'Objets Volants Non Identifiés, dans les dernières tournées, en extérieur. No Earthly Connection se veut profond. 5e album Lancé en avril. Wajeman redevient membre de Yes avant la fin de 1976, 

Un autre qui lancera aussi son 5e album, cette année-là, et qui l'enregistrera à Hérouville, est le Français Jacques Higelin. Cet album est considéré comme un de ses meilleurs dans toute son oeuvre. Funk, prog-rock, Blues, hypnotique et brut, c'est sa China Girl à lui, sa copine, que croisera James Ostenberg (Iggy Pop), peut-être peau contre peau, et inspirera le morceau qui finira sur le premier album solo du parrain du punk. Ce cinquième album capture l'esprit de liberté totale du père d'Arthur H., réalisé après deux albums plus expérimentaux confirmant son statut de figure de proue du rock français d'alors. Il chante le boxeur Jones et enregistre en une seule prise la pièce fleuve de plus de 10 minutes et qui sert de chanson titre d'un album qui sera lancé en août 1976. 

En juin, juillet et août, David Bowie, qui y avait enregistré Pin Ups, le dernier album des Spiders From Mars, en 1973,  avec Carlos Alomar et Phil Palmer aux guitares, Laurent Thibault, George Murray, à la base, Michel Santagelli et Dennis Davis à la batterie, rejoignent Iggy Pop et s'installent pour y composer son premier album solo. Pop, qui a quitté les Stooges, et qui est fraichement sortit de sa cure de désintoxication. Tony Vicsonti y est aussi, au mix du son, avec Thibault comme ingénieur. et Bowie qui produit tout ça. Bowie et Alomar lui ont composé un morceau, et Bowie co-écrira tout le reste avec Iggy. Et Carlos. Et Tony. Iggy sera impressionné par l'éthique de travail de Bowie et David sera impressionné par l'improvisation de ses paroles qu'il semble créer sans jamais les avoir réfléchies d'abord. Flux mental spontané. Siouxie & The Banshees, Depeche Mode, Nine Inch Nails, Radiohead, The Smashing Pumpkins, Killing Joke, Joy Divison diront s'en être beaucoup inspiré. Ian Curtis se pend avec ce disque comme trame sonore jouant sur son tourne-disque. Glauque. L'album ne sera lancé qu'en mars 1977. Un bijou sonore pour moi. Un requiem pour Ian & Deb. 

David Bowie ne se sent pas l'envie d'écrire quoi que ce soit pour lui. Mais en travaillant sur l'album de Pop, il ouvre mentalement des pistes sonores. Le guitariste Ricky Gardiner, Brian Eno, Visconti plus présent encore, viennent les rejoindre de septembre à octobre, le temps qu'on s'offusque de ne pas être nourri (la nuit !), et de composer les premières bases de l'album de ma vie. Low. Qu'ils complèteront en Allemagne. Dans un studio donnant sur les gardes du mur de Berlin.  Ce magique album, d'abord refusé par la maison de disques, est lancé en janvier 1977. Même si prêt après celui de Pop, parce qu'on voulait vite Young Americans II, après un Station to Station plus niché. De là, la déception quand on reçoit aussi peu commercial. 

 Avant la fin de l'année, trois frères australiens entrent au Château pour y enregistrer des parties de la trame sonore de Saturday Night Fever, qui ne seront vraiment publiques qu'un an plus tard, presque jour pour jour.

C'était l'action au Honky Château, il y a 50 ans.         

J'avais alors, 4 ans. Comme mon ami écossais Charpi, qui a aujourd'hui même 54 ans. Avait alors, un tout jeune, 4 ans. Bonne fête, Charp. Mythique ami, lui aussi. 

dimanche 19 avril 2026

Patricia Neal

Patsy Louise Neal est née au Kentucky auprès d'un frère et d'une soeur. Mais elle grandit à Knoxville, au Tennessee. Elle sera de la première fraternité scolaire calquée sur le modèle masculin. Elle sera élue reine de beauté du campus. Elle quitte l'Université de l'Illinois quand une recruteur de talent la convainc de tenter sa chance à New York en faisant fructifier sa beauté naturelle. 

Très vite, on la place dans des pièces de théâtre de Broadway. À 21 ans, elle gagne le premier Tony Award de la meilleure actrice dans une pièce de théâtre à la toute première cérémonie de remise de ce prix. Ça plait à Hollywood. Son premier film la mettra en vedette avec Ronald Reagan. La même année, elle tourne encore avec lui. Elle a une affaire avec le marié Gary Cooper, de 25 ans son ainé, tournant avec lui, pas moins de deux fois de suite. Puisque la chimie s'y trouve. Elle tourne avec John Garfield, puis avec John Wayne. Deux fois. Mais est victime d'une dépression nerveuse quand Cooper et sa femme se quittent  mais que Cooper refuse de se séparer de son mariage. N'aidant rien, elle a une liaison avec Kirk Douglas, mais se fait payer un avortement par lui quand elle est trouvée enceinte de Cooper. Elle retourne vivre à NY. Où elle y fait du théâtre avec succès. Et étudie à l'Actor's Studio, de la 44th Street à Hell's Kitchen. Tourne pour Robert Wise. Deux fois. Et dans un western. Pour Douglas Sirk aussi. Et Henry Hattaway. Avec Victor Mature et Van Johnson. En Angleterre aussi. 

Elle fait la rencontre de l'auteur Roald Dahl et l'épouse en 1953. Ensemble, ils auront 5 enfants. 

Elle tourne ensuite pour Elia Kazan et pour Arthur Penn. Un de ses fils, bébé, dans son carrosse, se fait frapper par un taxi, et frôle la mort. Elle dit avoir vécu les deux plus belles années de sa vie alors, à le border à l'hôpital. Il survivra.

C'est avec un film de Blake Edwards, adaptant Truman Capote, avec Audrey Hepburn et George Peppard, qu'elle est exposée très populairement. Mais dès 1962, sa fille de 7 ans décède d'une rougeole. Elle tourne dans un film de Martin Ritt, deux ans plus tard, avec Paul Newman, et joue un rôle qui lui fera gagner l'Oscar de la meilleure actrice. Elle tourne pour Alexander Singer. Lourde fumeuse, elle souffre de trois anévrisme cérébraux, enceinte, seulement en 1965. Restant dans le coma un bon trois mois. Elle devra réapprendre à marcher et à parler. La fille de Dahl et Neal nait sans problèmes.  Tournant pour Otto Preminger, les BAFTA l'honorent d'un trophée de la meilleure performance étrangère sur film. Ulu Grosbard lui offre un rôle en 1968 qui lui donne une nouvelle nomination aux Oscars pour la catégorie de la meilleure actrice. Elle est aussi nommée dans cette catégorie pour un Laurel Award, trois ans avant la fin de cette remise de prix. 

Sous un scénario de son mari, elle tourne pour Alastair Reid. Mais son mari, Roald Dahl, a une liaison avec la designer de plateau Felicity d'Abreux, et cette liaison durera 11 ans, au vu et au su de tous. Elle tourne pour Lionel Jeffries et Darren MacGavin. film qui met aussi en vedette, une de ses filles. Elle tourne en Espagne, au moins deux fois. Ses efforts de réhabilitation ont tant impressionné qu'on ouvre un centre ;a Knoxville, où elle avait grandi, inspiré d'elle. Elle tourne avec James Mason, Anthony Quinn et Malcolm MacDowell. Puis avec Fred Astaire

En 1983, lassée de la liaison de Dahl avec d'Abreux, elle le divorce. En 1989, elle tourne avec Shelley Winters. 10 ans plus tard, elle fait la même chose sous la direction de Robert Altman. 10 ans après, avec Billy Ray Cyrus et Heather Locklear

Entre 1954 et 1993, elle fait aussi constamment de la télévision. Étant nommée pour un Emmy trois fois et pour un Golden Globe, une seule fois, Golden Globe qu'elle gagne, en 1971. 

Elle décède le 8 août 2010, du cancer du poumon, à 84 ans, et est enterrée dans le cimetière de l'église du Connecticut où sa meilleure amie depuis les années 60, l'ancienne actrice Dolores Hart, est faite soeur, puis prêtresse. 

Son talent brut et sa voix grave lui ont valu la reconnaissance suprême de ses pairs. Marquée par de tragiques épreuves personnelles, elle est devenue un symbole de résilience et de courage face à l'adversité. Son charisme naturel et son intensité dramatique ont fait d'elle une figure incontournable de l'âge d'or Hollywoodien. Outre ses prouesses à l'écran, elle a mené un combat exemplaire pour retrouver l'usage de la parole après ses graves problèmes de santé. Elle reste aujourd'hui une source d'inspiration pour sa force de caractère et son immense dignité. 

Patsy, comme ses proches l'appelaient, aurait eu 100 ans en janvier dernier.   

samedi 18 avril 2026

Chutes d'Icare Sportives

Après avoir revu un extrait du film inspiré des incidents Tonya Harding et Nancy Kerrigan, qui a valu un Oscar mérité à Allison Janney, ça m'a fait penser à ces héros déchus du sport. 

Qui sont passé d'espoir/ de superstars, à zéro.

Ce que j'appelle des chutes d'Icare sportives.

J'évites de vous parler de football (nooooooooooooooooooooooooon ! pas du soccer, je ne vous parlerai que très rarement de ce sport que j'abhorre) parce que je pourrais vous faire un top 100. Les cas de gars qui n'ont jamais eu d'argent et qui soudain, en ont désormais beaucoup trop, ont causé des dérives dans tous les sports, mais au football de la NFL, les cas sont très nombreux.

Des débordements salariaux créent facilement des excès démesurés ailleurs. 

Je vous parlerai cyclisme, athlétisme, baseball, hockey, golf.

Des cas d'ailes de cire qui ont brûlés trop près du soleil.

Shoeless Joe Jackson 

Celui qui se faisait appeler ainsi, en 1908, parce que dans les mineures, il avait couru sur les buts en chaussettes, ses nouveaux souliers lui faisant trop mal, a été banni à vie du baseball suite au scandale des Black Sox de 1919. 8 joueurs des White Sox de Chicago avaient alors été accusés d'avoir accepté, sous son influence, de l'argent, pour volontairement perdre la série mondiale et faire gagner des parieurs. Bien qu'ils aient été formidables statistiquement, ne laissant croire à aucune tricherie, ils ont été acquittés par une procès civil, deux ans plus tard, jusqu'à ce que le commissaire de la Ligue ne les bannisse de manière permanente afin de protéger l'intégrité de cette Ligue et de ce sport. Privant Shoeless d'une place au Temple de la Rennommée, où ses chiffres lui méritaient une place assurée. 

Pete Rose

Le détenteur du record absolu de coups surs, (4256), dans le baseball majeur, est tombé en disgrâce en 1989, alors qu'il était gérant des Reds de Cincinnati, et pariait sur les matchs impliquant son équipe, ayant du même coup, un contrôle certain sur l'issue des matchs. Il a nié les faits pendant 15 ans avant d'avouer, en 2004, l'avoir fait, mais jamais contre son propre club, ce qui est dur à croire quand on est, de toute manière, menteur. Il a été aussi banni à vie et le meilleur frappeur de coups sûrs de l'histoire du baseball majeur en Amérique du Nord n'est pas non plus, admissible au Temple de la Renommée de ce sport. À la mort de Rose, en 2024, le commissaire Rob Manfred a levé la suspension, ce qui ouvre la porte à une intégration au TDLR. 

Mark McGwire & Sammy Sosa

À la fin des années 90, 1998, pour être plus précis, une course d'abord formidable entre le premier but des Cardinals de St-Louis et le joueur de champs des Cubs de Chicago, Sammy Sosa, se tient en ce qui concerne le nombre de coups de circuit. Le record est celui de Roger Maris, datant de 1961. Maris, alors NY Yankee, avait cogné pas moins de 61 circuits. Les deux joueurs dépassent cette marque en fin de saison et son au coude à coude à battre son record. McGwire finira la saison avec 70 et Sosa, 66. Mais on parle en coulisses de soupçons d'illégalité. En effet, McGwire se dope aux stéroïdes et Sosa utilise du liège dans ses bâtons, deux choses très illégales au baseball. McGwire l'avoue seulement en 2010, Sosa n'avouera jamais rien, mais teste aussi positif aux drogues illégales aidant les frappeurs, en 2003. Les deux sont également exclus du Temple de la Renommée de Cooperstown. 

Barry Bonds.

Mon dernier au baseball. Ça pourrait n'être que de ça. Le baseball est un sport important aux États-tricheries et ...enfin...Le trop musclé Barry Bonds battra le record de McGwire avec 73 circuits. Il obtient ce total, en 2001. Mais, très lié au laboratoire BALCO qui créé des crèmes et des substances indétectables à l'époque, tout le monde le voit gonfler et le voit performer, et fait 1 et 1. Même si il teste continuellement sans être prouvé coupable. Il est prouvé client de BALCO. Client de quoi, Barry ? Dommage, il était une réelle superstar avant les substances, et il a été attiré par l'appât du gain. Nommé pas moins de 7 fois joueur par excellence de sa Ligue, il ne sera jamais admis au TDLR.

Marion Jones

Surnommée Flash, pour sa vitesse phénoménale, comme joueuse de basketball universitaire, c'est aussi en athlétisme et à la course qu'on la verra briller, gagnant 5 médailles olympiques et établissant des records aux jeux de Sydney, en 2000. Après avoir menti à plusieurs reprises sous serment, sur son dopage, mal entourée, elle sera aussi impliquée dans une fraude financière. Elle prenait du THG, drogue fournie par le même laboratoire que celui de Barry Bonds, BALCO. On lui retirera ses 3 médailles d'or et ses 2 de bronze et on effacera son nom et ses records olympiques. Elle fera aussi 6 mois de prison pour ses parjures. Une sanction rare pour une athlète de ce niveau.

Tiger Woods

En deux temps, le joueur le plus spectaculaire d'un sport qui ne l'a jamais été,  et un talentueux joueur de golf à la peau noire, phénomène rare, a connu une chute brutale causée entièrement par lui-même. Il était au sommet de son talent, en mettant plein la vue à tous, quand, en 2009, son image de bon père de famille idéale a volé en éclats après un accident de voiture devant chez lui, révélant de multiples relations extra-conjugales menant à un divorce coûteux. Il est revenu comme joueur sans jamais être l'ombre de lui-même. Il a été arrêté en 2017, sous l'effet de substances, endormi au volant. Et en mars dernier, il a fait des tonneaux avec son auto, ivre au volant. Il sera absent de plusieurs tournois prévus. Mais il n'est plus le grand joueur connu pré-2009. 

Wayne Gretzky

Quand l'intimidateur pédoprésident des États-Niaiseries menace de violer notre souveraineté canadienne, Wayne se fait prendre en photo, rieur, avec l'agresseur, et le visite ponctuellement, est son partenaire de golf. Plusieurs disent qu'il faille regarder qui il a épousé, une actrice des États-Unis, pour comprendre que c'est sous influence, et parmi les privilégiés, qu'il se comporte, mais peu importe, ça éloigne de l'incontournable superstar du hockey qu'il aura été. Quand le Tournoi des 4 Nations se tient, il est nommé capitaine honoraire du Canada, mais donne complètement l'impression d'être celui des États-Unis, les encourageants davantage et donnant peu d'indice qu'il s'intéresse aux Canadiens. Il est, légitimement hué. Il continuera d'être vu régulièrement à la Maison-Blanche et est rejeté, dans l'esprit collectif des amateurs de hockey. Par passive association à l'infamie.

Ben Johnson

Triste destin que celui de Ben. En 1988, on a 16 ans. On fête fort sa victoire et son record dans le sous -sol de chez Wally, avec JiCi, qui me fera rencontre la femme de ma vie, mais on ne le savait pas encore. Je ne sais pas il était quelle en Amérique quand il fait cette course historique, comme elle était alors appelée. Je me rappelle vivement la drôle de tête de Ben sur le podium qui ne souriait aucunement de bonheur mais gardait des yeux hagards, fuyants. C'est qu'il se savait drogué depuis 7 ans aux stéroïdes anabolisants. Il en sera trouvé coupable très vite. Et perdra tout. Ironiquement, cette course dite "historique" sera ensuite qualifié de "la plus sale de l'histoire" puisque 5 des autres coureurs, avec le temps, seront aussi trouvés coupables d'usage d'illégal, seuls Calvin Smith, des États-Unis, et Robson Da Silva, du Brésil, étaient propres ce jour-là.  

Lance Armstrong. Le rapace. N'a jamais souffert. 

Il y en a des tonnes d'autres. 

Mais bon, c'est pas toujours honorable un héros sportif.