dimanche 14 juin 2026

Stevie Ray Vaughan

Ancien soldat de la marine pendant la Seconde Guerre Mondiale, le père Vaughan, au retour de la guerre, se trouve un emploi comme travailleur des mines d'Asbestos. Avec son épouse, ils ont ensemble un premier fils, Jimmie, en 1951. Mais on déménage souvent. Stevie nait 3 ans après son frère. Arkansas, Lousiane, Mississippi, Oklahoma. On s'établit finalement à Dallas. Stevie est très petit. Ne fera jamais plus de 5'5. Sera fragilisé par tous ses déplacements. Et par son père, victime de violence de la part de son propre père à lui, ce qu'il réplique contre ses enfants, mais aussi les voisins, sa femme. Papa Vaughan est alcoolique et terrorise tout le monde. Mais au moins en meurt, le 27 août 1986. À seulement 65 ans. 

Faute de père admirable, Stevie admire grandement son grand frère. Jimmie lui apprend le saxophone et la batterie. Mais pour ses 7 ans, Stevie reçoit une guitare. Il apprendra en écoutant Albert King, Otis Rush, Muddy Waters. Puis Kenny Burrell, Lonnie Mack et Jimi Hendrix. À 9 ans, il s'achète sa première Gibson ES-125T. Et deux ans plus tard, joint un premier band, The Chantones. Mais réalisant qu'on arrivait pas à savoir comment finir un morceau de Jimmy Reed  à 11 ans, il quitte ce band. Et joue professionnellement pour plusieurs bands. Un enfant à la guitare. Pittoresque. Et surprenant. Car il est très bon. Il hérite de la Fender Broadcaster de son grand frère, qu'il échange ensuite pour l'Epiphone Riviera. Jimmie quitte la maison familiale à 16 ans. Mais les parents de Stevie ne sont pas très encourageant avec son obsession de la guitare. Il se prend un travail dans un stand de burger, mais se tanne rapidement. Et laisse tomber pour redevenir musicien. Où il se sent toujours renaître, une guitare entre les mains. 

À 14 ans, il impressionne en jouant une chanson des Yardbirds pour un band, en audition. Avec Tommy Shannon, un bassiste qui l'entend, ils se partent un band appelé Krackerjack. Il joue dans des bands avec son frère. Puis, dans un band avec Jimmie, il auditionne pour être bassiste, est accepté, mais quand le guitariste l'entend jouer de la guitare, avec humilité, il choisit de lui, devenir bassiste et de lui laisser la guitare. ZZ Top les remarque et les demande en première partie. Les faisant même parfois jouer un morceau avec eux. Il joue tant dans les bars qu'à l'école, car oui il est toujours en âge scolaire, il a 15-16 ans, il dort souvent en classe, épuisé de son style de vie. À 16 ans, il enregistre pour la première fois pour le groupe Cast of Thousand, qui comprend le futur acteur Stephen Tobolowsky.

Il jouera dans toutes sortes de bands, et le gérant de ZZ Top le prendra sous son aile quand il emménage à Austin, toujours au Texas. Il réussit à se décrocher plusieurs contrats de studio. Et au bar Antone's réalise le rêve de jouer sur scène avec ses idoles, Buddy Guy, Hubert Sumlin, Jimmy Rodgers, Lightnin' Hopkins et Albert King. Il a son band, Paul Ray & The Cobras, et font leur unique enregistrement connu. Une face A et une Face B. Après plusieurs mouvements de personnel, il a fondé son trio Double Trouble, s'improvisant maintenant au chant. 

Et c'est avec Double Trouble qu'il attire l'attention de Jerry Wexler, celui qui a signé ou facilité les signatures légendaires d'Aretha Franklyn, Led Zeppelin, les Allman Brothers, Wilson Pickett, Dire Straits, Dusty Springfield et fût autour de la période "chrétienne" de Bob Dylan. Wexler recommande Double Trouble au Festival de Jazz de Montreux.  En 1982.  Montreux, c'est en Suisse. Et qui habite en Suisse et enregistre dans le studio de Queen, à Montreux ? David Bowie. Qui assiste à son spectacle. Et sait repérer les bons guitaristes. Il a grandi avec Peter Frampton. 

La foule de Suisse qui voulaient du jazz, les trouveront trop bruyants. Le spectacle ne se passera pas comme prévu. On entend des gens qui huent. La nuit suivante, au Casino de Montreux où le studio de Queen se trouve, Vaughan et Double Trouble joue avec Jackson Browne dans la foule. Et encore Bowie. Qui l'appelle dès le lendemain. "J'ai fait un disque pop. Je veux l'électrifier un peu, tu as les doigts pour ça, je te laisse créer, mais c'est mon nom au final. Je te présente les morceaux si tu veux". 6 des 8 morceaux auront Stevie à la guitare. Dont la chanson titre et China Girl. Mi-mars 1983, John Hammond signe Double Trouble. Mais Bowie le demande aussi, un mois et demi plus tard, pour sa tournée Serious Moonlight. Il pratique un peu, mais Double Trouble le passionne davantage. Il abandonne la tournée quelques jours avant son début. Earl Slick prendra le relais à la dernière minute. Ça lui fait quand même une belle publicité. "le gars qui a laissé tomber Bowie". La pression monte. Montres nous ce que tu sais faire tout seul alors. 

Il fera la première partie avec son band et son matériel dans la tournée de Bryan Adams. Et impressionnera Mick Jagger, John McEnroe, Rick Nielsen, Billy Gibbons de ZZ Top et Johnny Winter qui iront les voir en spectacle. Le NY Post encense le band et le guitariste. Un premier disque est enregistré et vend un demi million de fois. En spectacle à Dallas, il impressionne cette fois dans la foule des membres de The Kinks, d'Uriah Heep, Ted Nugent et Sammy Hagar. On fera la première partie des Moody Blues. Et on lance un second album studio en mai 1984. Le pari a fonctionné, Double Trouble cartonne. 38 semaines de suite dans les meilleures ventes. Il sera de tous les rassemblements blues & rock, comparé maintenant, au grand Jimi Hendrix, qu'il reprend, justement

On ira jouer en Australie, aux îles vierges, 5 fois à Osaka, au Japon. Le 3e effort est lancé en mars 1985. Lui qui avait été forcé de ne plus quitter le Texas pendant quelques temps, entre 1979 et 1980 pour usage et possession de cocaïne, reprend ses habitudes. Tient tout juste debout quand l'ancienne superstar de Yankees Mickey Mantle lui demande un autographe après un spectacle avec Carl Lewis. 

La drogue rend tout illogique, chaotique et confus. Sur scène comme ailleurs. Le dernier album pour la maison de disque sera un album double en spectacle (de retour à Montreux!)parce que SRV n'est plus assez sobre pour la discipline d'un studio. 

Depuis ses 6 ans, Stevie vole l'alcool de son père. Mixé aux drogues qu'il consomme, il s'assomme. 

Il est forcé à la réhabilitation et à retourner vivre avec sa mère. Récemment veuve. Il sera de retour, sobre, en première partie de Robert Plant, en 1988, et je le vois au Colisée de Québec, le 5 mai 1988. J'ai 16 ans. Je suis dans cette foule. Il est impressionnant pour le jeune guitariste que j'essaie d'être. La tournée se conclut en Finlande. Le 17 juillet 1988. Il enregistre son 4e album studio avec Double Trouble au Tennnessee. Ce sera son meilleur vendeur et lui fera gagner un Grammy. 

Fin août, il se donne sur scène au Wisconsin avec Eric Clapton, Buddy Guy, Robert Cray, son frère Jimmie. Il fait la première partie de la présentation de Clapton avec Double Trouble. Il n'y a qu'une route pour quitter l'Alpine Valley Resort, où ils ont joué, la manière de quitter plus vite, sans tomber dans les bouchons, est de quitter, en hélicoptère. Le premier hélicoptère comprend Clapton et son équipe. Le second, comprend les autres, dont le frère de Stevie, Jimmie. Les deux premiers hélicos partent sans problèmes. Dans l'hélico de Stevie, son agent, Bobby Brooks, le garde du corps Nigel Brown, le gérant de tournée, Colin Smythe et le pilote Jeff Brown. On devait se rendre à Chicago. Tout le monde est à jeun. Mais si Brown connait les avions, il connait peu les hélicoptères. Il rate son départ dans la nuit et ne prend pas assez d'altitude, piquant aussitôt du nez pour faire exploser l'hélico dans une montagne de ski fermée. Les 5 meurent. SRV n'a que 35 ans. 

Il meurt exactement le même jour que son père, 4 ans plus tard. Le 27 août 1990. 

Jimmie en sera si dévasté, il pense quitter le milieu entièrement et ne plus jamais jouer de la guitare.

 Mais se ravisera. 

À la mémoire chaque fois, de son frère si doué, qui trop vite, nous aura tous quitté. Dans sa nouvelle sobriété.         

Il est si respecté, Jeff Healy, Les trois membres de ZZ Top, Charlie Sexton, Colin James, Stevie Wonder, Bonnie Raitt et Buddy Guy sont à son enterrement. SRV ne faisait que 5'5, mais était géant. 

samedi 13 juin 2026

Faire Mourir Pour Rien

Non, je ne vous parlerai pas des soldats des États-Unis qui meurent en Iran. 

Je vous parlerai de 1723 et du 19e siècle. Et du Royaume-Uni de l'Empire Britannique. 

George Saville, Premier Marquis d'Halifax a déjà dit :"les Hommes ne sont pas pendus parce qu'ils ont volé un cheval, ils sont pendus pour ne pas que les hommes volent les chevaux!". Donc, en d'autres mots, la peine capitale n'était pas appliquée par soif de désir voir des gens mourir en public, mais une sorte de manière de vouloir empêcher de donner envie de commettre des crimes et de voler des chevaux. 

Mais ça ignore complètement le concept que des gens mourraient effectivement pendus, pour voir simplement volé un cheval. Si les année 1700 avaient eux des balados et des réseaux sociaux, ce type de suppression de vie gouvernementale ferait que plus personne ne ferait confiance au gouvernement. Comme maintenant, aux États-Unis. Si on y vole une voiture, au pays de l'oncle Sam, on risque au maximum, 7 ans de prison. Dépendant de plusieurs contextes. Mais étonnamment, pendant presque plus d'un siècle, au Royaume-Uni, on faisant pendre pour des pécadilles. Comme voler un cheval. Mais si on trouve outrageux, y a aussi eu pire, par la suite.

Dans les jeunes années 1700, presque toute l'économie des Britanniques étaient articulées et influencées par les Compagnie de la South Sea, une histoire qui valait à elle seule, la peine d'être racontée et que je vous ai racontée, le 1er juin dernier. Il était donc assez convenu que toutes la puissance financière d'Angleterre avait acheté des parts dans cette entreprise, acceptait de payer une partie de la dette nationale au gouvernement, en échange de bons procédés. Mais quand la bulle boursière a explosé, en 1720, l'économie entière du pays a alors aussi explosée entièrement avec. Quand on met tous les oeufs dans le même panier...

La montée du crime a été toute naturelle. Par désespoir, et comme le gouvernement ne pouvait pas non plus aider quiconque, les stratégies, pour simplement survivre chaque jour, sont devenues créatives. En 1723, le Waltham Black Act a été accepté, et par envie de réduire le crime, cette loi disait que le gouvernement pouvait décider de la mise à mort par pendaison pour tous les crimes que ce gouvernement jugeait nécessaire. Nous sommes en 1723. Les moeurs ne sont pas les mêmes. En 1688, le nombre de morts par pendaison était de 50 par année. Et pour des crimes graves Mais à partir de 1723, ces chiffres allaient doubler et tripler. En 1820, on avait tout simplement quadruplé. 

Les gens ont commencé a débaptiser le Waltham Black Act en l'appelant le Bloody Act.   

Soudainement, quelque chose qui n'était pas aussi sérieux, que le meurtre, l'agression sexuelle ou l'incendie volontaire, pouvait vous menez à la pendaison. La loi avait été mise en place pour entre autre faire freiner le vol de cerfs des terres forestières royales afin de manger, même si tout le monde savait que c'était plutôt parce que les lords et la bourgeoisie royale ne pouvaient plus les chasses le jeudi matin. Afin d'y arriver, la nuit, on se peignait le visage en noir afin de se confondre avec la pénombre. Si vous étiez surpris simplement le visage noir, ou en train de vous maquiller le visage en noir, la pendaison vous attendait. Par délit d'intentions. 

Vous coupiez un arbre sans permis pour faire du feu dans le cheminée ? pendaison. Vous vouliez stabiliser les eaux des berges soi-même ? la mort. Voler un lièvre sur une ferme, et oui, pendaison aussi. 

La seule raison que ce n'est pas complètement terrifiant à nos yeux est que nous en sommes à des siècles plus loin et qu'on ne réalise pas que papa ne rentre pas souper ce soir, il a coupé un arbre hier, on lui a coupé l'oxygène au cerveau, pour avoir fait ça. 

En s'y attardant plus, il y avait plus attardé. Une femme qui faisait une fausse couche...était condamnée à la pendaison. Pour une triple raison. Elle était tenue responsable de cette fausse couche, comme dans certains États des États-Unis de nos jours, on ne voulait pas de sa dépression post-partum et sa fonction jugée première, celle de porter et faire naître les enfants, comme dans la Royauté Britannique de nos jours, étant déficiente, à quoi bon la garder vivante ?

A-troce.

Elles étaient mise à mort sous prétexte de vouloir /garder le paix sociale". La triste ironie de tout ça a été QUE ÇA NE FONCTIONNAIT CALISSEMENT PAS. 

Parce que ça ne fait pas de sens. La mort ravage l'entourage. La peine capitale fonctionne très peu. Un survol de l'histoire le confirme. Comme la montée du fascisme se termine mal si on arrive pas à la renversée ou à la freiner. Malgré le Bloody Code, le taux de crimes a continué d'augmenter. Et au 18e siècle, malgré les mesures toujours. le taux de nouvelles morts n'a pas autant augmenté que prévu. Les juges et jury avaient un coeur. Et arrivaient à pardonner le désespoir ou l'adolescent qui y allait d'une initiative pour nourrir sa famille.  

Un siècle complet plus loin, en 1823, on a aboli la peine de mort sauf pour le meurtre ou la trahison (remarquez qu'on ne punit plus le viol aussi gravement). Froide décision pour les familles qui perdaient des proches pendant 100 ans, dans une subtile épuration des classes sociales. 

Qui n'est pas étranger aux États-Unis d'aujourd'hui qui creusent un écart entre très riches et les braves travailleurs. De tous les sexes et de toutes les couleurs. Pour lesquels la situation est encore pire en ce moment. 

Le second single du giga hit qu'a été le 11e album de la formation Aerosmith, Eat The Rich, a été composé par Steven Tyler, Joe Perry et Jim Vallance et a atteint le #5 aux États-Unis il y a 33 ans, en juin. Ses propos me semblent toujours appropriés.

Ne serais-ce que pour les soldats envoyés au front en Iran pour distraire des Dossiers Epstein et faire des sous à la bourse.  

Et leurs familles éplorées.   

vendredi 12 juin 2026

Jeunes Rockers, Grands Garçons Ailleurs

 "Get a haircut, get a real job"

- D.A/B.B. 

Moi le premier, on a beaucoup rêvé de faire parti d'un band quand on était jeune, essayé plusieurs fois et certains ont tenu la route. Même de nos proches. Quand j'ai découvert Duran Duran entre 10 et 12 ans, je m'étais alors promis d'avoir leurs 20 ans. Bien que ce ne fut jamais un band axé sur la guitare, je me suis équipé d'une guitare acoustique ado, et j'ai appris à l'oreille. J'ai fait parti de quelques petits bands, mais jamais on aura une vraie percée commerciale, et pratiquement aucune compositions à nous. En 1992, année de mes 20 ans, on jouait du The Cure, The Doors, Tragically Hip, R.E,M, 

Je voulais les 20 ans des gars de Duran Duran parce que je voyais les belles filles qui rôdaient autour et je fantasmais sur l'idée d'avoir l'attrait d'un John Taylor ou de Simon LeBon sur les filles. Voici quelques cas surprenant de gars (oui, pas trouvé de femmes*, juste des gars) qui on eu une jeunesse très occupée par leurs bands respectifs, mais qui ont littéralement changé de cap en cour de carrière.

James Williamson, guitariste de The Stooges.

En 1972, James est ami d'Iggy Pop et The Stooges. Il joue de la guitare avec eux. David Bowie est fan. Il les amène à Londres pour y enregistrer ce qui deviendra l'album Raw Power, d'Iggy et ses Stooges, sur lequel la guitare de Williamson est présente. Il sera avec Iggy et ses Stooges de 1970 à 1979. Sur disque et en tournée. 

Mais dans les années 80, il quitte la business pour travailler chez Sony. Où peu à peu, il sera ingénieur électronique, chef de sa division et éventuellement, carrément vice-président des standards techniques chez Sony. Il ne touche pas à une guitare sur scène pendant près de 30 ans. Quand Ron Asheton décède, Iggy le sort de sa retraite pour le ramener sur scène pour une tournée de réunion. Il fera ça 5 ans. Il a désormais 76 ans. Est à la retraite. 

Terry Chimes, Batteur de The Clash.

Batteur original des premiers morceaux de The Clash, il avait quitté le band tout juste avant leur premier disque, en 1977. Le band apparait alors comme un trio sur la pochette et crédite la batterie, pour rire, à Tory Crimes, pour faire punk. Il reviendra boucler la boucle en étant le batteur du band pour l'album de 1982, leur avant dernier album. Topper Headon revient pour le dernier album, considéré comme une erreur musicale, Combat Rock est leur digne dernier dans les mémoires collectives. 

Terry, vers 1990, quitte l'univers musical et après des études dans les années 80, il est fait chiropraticien. Métier qu'il exerce pour les 30 années qui suivront. C'est en tournée avec Black Sabbath qu'il se blesse à l'épaule et reste si impressionné par le métier qui le soigne qu'il voudra faire la même chose dans un futur proche. Il est toujours chiropraticien, à 69 ans. 

Rod Evans, premier chanteur de Deep Purple. 

Rod sera des 3 premiers albums de Deep Purple, entre 1968 et 1969. Mais Ritchie Blackmore, Jon Lord et Ian Paice veulent faire un virage plus rock et trouvent qu'Evans a une voix trop commerciale. On lui en parle et il est d'accord. Il quitte et sera remplacé par Ian Gillan. Il sera de deux albums de son nouveau band, Captain Beyond, beaucoup moins gros que Deep Purple. 

Il se fait approcher en 1976 pour faire une tournée sous le nom de Deep Purple puisqu'il était aussi parmi les membres fondateurs du band dans les années 60. Mais de ce Deep Purple, il est seul ancien membre. Deep Purple existe encore, en parallèle. Comment savoir lequel on va voir en spectacle ? Ou lequel est sur disque ? Il est ruiné en cour quand il perd le procès que les autres lui fait subir. 

Il se retire de la vie publique, refuse de se faire prendre en photo, n'accompagne pas le band dans son intronisation au Temple de la Renommée, et sera inhalothérapeute pour le restant de ses jours, mariant aussi, une inhalothérapeute qui l'aurait peut-être inspiré.

Bill Berry, batteur de R.E.M.

Entre 1978 et 1997, Bill est membre actif du band de Georgie, R.E.M. Il est victime d'un anévrisme en 1995, qui lui fait frôler la mort. Sa change sa vie. Il ne veut plus du style de vie des tournées et des studios. Il sera producteur heureux de foin et de bétail pour le restant de ses jours. 

Norman Rogers (ou Terminator X) de Public Enemy.

Avec son look futuriste inoubliable, ses lunettes noires immenses, sa stature imposante et son attitude totalement stoïque, Terminator X a révolutionné le son du rap de la fin des années 80 et des années 90. Ses techniques de scratch, comme DJ, en particulier son transformer scratch ont propulsé des albums légendaires de Public Enemy

En 1994, il es victime d'un important accident de moto où il se fracture les deux jambes. Additionné à un ras-le-bol de l'industrie musicale et de son rythme de vie, il ouvre une ferme d'élevage d'oiseaux coureurs, des autruches et des émeu, et vit de la chose tout en revenant de temps à autre sur scène en solo ou en gang. accompagnant Public Enemy pour leur intronisation au Temple de la renommée de la musique, mais n'en fait pas une priorité.

Chris DeGarno, guitariste de Queensrÿche.

Pendant près de 20 ans, Chris a été le coeur mélodique du groupe de métal progressif. C'est lui qui écrit leurs plus grands chef d'oeuvres, notamment l'album concept culte Operation: Mindcrime et leur immense succès planétaire Silent Lucidity.

Mais pendant sa carrière de musicien, il se passionnait déjà pour les avions. Il se paie des heures de vol, et obtient sa licence de pilote de ligne. En 1997, il plaque son passé de musicien et devient pilote d'avion pour les grandes chaines commerciales. Air France, puis Delta Ailines. Il travaille aussi pour des vols nolisés privés d'aviation d'affaires haute gamme basée à Seattle.

Dan Spitz, guitariste d'Anthrax.

Membre indispensable d'Anthrax, entre 1983 et 1995, il est l'une des raisons qu'on considère le band parmi les 4 grands  du trash metal, avec Metallica, Megadeth et Slayer. Mais après 15 millions de vente, des tournées partout dans le monde, un rythme de vie infernal, l'épuisement professionnel le guette. 

Il se retire pour voir ses enfants grandir et retrouver une vie plus saine avec sa femme et ses proches. Il est fasciné par les choses miniatures depuis son enfance. Son grand-père était bijoutier à New York. Il entre à l'école d'horlogerie Bulova et en ressort diplômé, complétant ce qui prend habituellement 4 ans à faire, en un an et demi, à 53 ans. 

Son talent attire alors l'attention de la WOSTEP School of Neufchâtel, en Suisse, le Harvard de l'horlogerie qui lui offre une bourse se parfaire dans le métier. Premier Nord-Américain accepté dans le programme. (invité ce qui est encore plus prestigieux). Il répare entre 2000 et 4000 pièces microscopiques sur toutes sortes de montres de valeur oscillant entre 50 000 $ et 3 millions $. Il est très recherché pour son talent.


Ainsi que par ses anciens collègues qui le ramènent sur scène en 2005, pour une réunion.  

Mais ils avaient tous plus d'une corde à leurs violons.

Soigner les oreilles, soigner les corps, produire du foin et du bétail, élever des oiseaux coureurs, piloter des avions, s'occuper des montres. 

Question de bien gérer son temps. 


*Souvent c'est la maternité ou des mariages qui les ont sorties du milieu. Pas toujours. mais bon, sujet d'une autre chronique, ce milieu est sale pour les Femmes. Parlez-en à Taylor Swift qui s'est merveilleusement vengée.   

jeudi 11 juin 2026

Sandro Boticelli

     Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi serait né le 1er mars 1445 et sera l'un des peintres les plus emblématiques de la Renaissance florentine. 

Formé initialement comme orfèvre, son style se caractérise par la primauté du dessin, des contours d'une précision absolue et des lignes fluides. On le dit poète de la ligne. Ses oeuvres privilégient l'harmonie, les visages mélancoliques et l'allongement des silhouettes au détriment des règles strictes de la perspective. Protégé par la prestigieuse famille des Médicis de Florence, il fréquente le cercle des intellectuels humanistes. C'est pour ce milieu qu'il réalise ses peintures les plus célèbres, conservées à la Galerie des Offices que nous avons visitée à Florence, il y a une semaine, jour pour jour. Parmi celles-ci, La Naissance de Vénus et Le Printemps. 

Sa notoriété l'amène à Rome, où il peint plusieurs fresques pour la chapelle Sixtine à la demande du pape Sixte IV. À la fin du 15e siècle, profondément marqué par les prêches austères du moine Jérôme Savonarole, son style change radicalement. Il abandonne les thèmes mythologiques païens pour des compositions religieuses dramatiques, géométriques, et volontairement archaïques. Tombé dans l'oubli près de 400 ans après sa mort, à 65 ans, son travail a été redécouvert et célébré à partir du 19e siècle. 

Il faisait aussi du dessin, comme son travail pour La Divine Comédie de Dante. 93 illustrations sur parchemin. 

Voici quelques une de ses oeuvres:



Il est décédé en mai 1510. Vielli et décrépit, incapable de marcher et d'une maladie non diagnostiquée.
Et oublié par l'émergence émerveillée du monde entier pour Leonardo Da Vinci, Michelangelo et Raphaëllo.