Il faut se l'avouer jeune.
Mais la justice devrait toujours gagner.
Ce n'est pas toujours le cas.
Mitrice Richardson, diplômée en psychologie de 24 ans à l'avenir prometteur, soupe seule au restaurant Geoffrey's, à Malibu. On est le 16 septembre 2009.
Rapidement, son comportement devient erratique, elle parle entre autre de venger la mort de Micheal Jackson, ce qui n'est pas complètement erratique, de le penser du moins, plusieurs pensent qu'il en savait trop dans les dossiers Epstein, et aurait été précipité vers la mort. Jackson est décédé le 25 juin de cette année-là. Elle prétend toutefois avoir du sang royal, ce qui n'est pas le cas du tout. Elle a bu à table et est incapable de payer sa facture de restaurant de 89$. Le personnel s'en trouve un peu choqué et est forcé d'appeler le département du shérif du comté de Los Angeles (Le LASD). Malgré des signes de vulnérabilité psychique, elle est arrêtée pour vol et on trouve une faible quantité de marijuana sur elle. Elle est aussi accusée de possession de drogues illégale pour des fins récréatives. Car oui, si vous êtes malade et que ça vous est prescrit, depuis 1996, la marijuana, en Californie est légale. Pas autrement. Mitrice n'est pas considérée malade.Du moins pas encore. Peut-être bipolaire non diagnostiquée.
Elle est amenée au poste de police de Malibu/Lost Hills à Calabasas. Sa mère, Latice Sutton, appelle la station, inquiète, et propose de venir la chercher. Les officiers lui disent qu'il est tard en soirée (il est 22h00), qu'elle sera gardée jusqu'au matin, qu'elle peut rester couchée.
Pourtant, à précisément 0h28, Mitrice est libérée, seule, en pleine nuit. Elle est sans téléphone, encore rare comme accessoire personnel, sans sac à main, sans voiture car il a été mis en fourrière lors de l'arrestation. Elle est dans une zone isolée et escarpée. C'est la dernière fois qu'elle est vue en vie. Dans la cour d'un lecteur de nouvelles de l'endroit, qui lui demande au petit matin si tout va bien, quand il la voit errer dans son jardin, sur son terrain. Elle lui dit simplement "que tout va bien, je ne cherche qu'à me reposer un peu". Avant de repartir vers nulle part en particulier.On aura plus de ses nouvelles trop longtemps.
Pendant 11 mois, sa famille et ses amis, mènent des recherches acharnées pour la retrouver. Le 9 août 2010, des gardes forestiers découvrent des restes squelettiques et partiellement momifiés dans le dark Canyon, une zone sauvage à environ 10 kilomètres du poste de police.
La découverte est entachée dès la départ d'irrégularité flagrantes. On contamine vite les preuves. Contre l'avis formel du médecin légiste, les policiers déplacent le corps avant qu'une analyse de la scène de crime ne soit effectuée. Détruisant du même coup potentiellement des indices cruciaux. Mitrice a été trouvée nue, ses vêtements éparpillés à plusieurs endroits à une centaine de mètres de son cadavre, alors qu'aucune trace animale n'était visible sur ses vêtements déboutonnés. Convenablement, les images vidéos de Mitrice quittant le poste de police, n'existent plus. Mais on les "retrouvera" des mois plus tard, dans le tiroir d'un capitaine de police. Qui enquêtait sur le dossier.
L'autopsie n'a conclu rien d'absolu. On ne peut pas déterminer la cause de la mort. Elle sera classée comme indéterminée. La police soutient qu'il s'agit d'une mort accidentelle due à une crise psychotique ou à une hypothermie. Elle a passé l'hiver 2009-2010, là. Mais la famille ne croit rien de tout ça. Elle voit bien que la police tente de vite régler la chose, et son ancienne amoureuse confirme qu'elle ne souffrait pas de maladie mentale. Ce que la police leur raconte est ponctué d'incohérences. Et le traitement de ce qui restait de son corps a été grossier. Et expéditif.L'affaire force une réforme des politiques de libération des postes de police pour les personnes jugées vulnérables. 15 ans après la découverte du corps, rien n'a progressé. Elle a été trouvée près de Monte Nido. Une zone assez isolée.
Mais Monte Nido, c'est aussi la zone où habite Rick Wayne Forsberg. Comme il a un passé de violence envers les femmes et de toxicomanie, il a été interrogé en 2012. Mais a passé avec succès deux tests de polygraphe qui l'ont vite disculpé. La propriété de Forsberg se trouve à une distance très courte du canyon où les restes ont été découverts, 11 mois plus tard. De plus, Forsberg aurait confessé à un ami avoir fait faire un bout de chemin à Mitrice sur sa moto, autour de sa disparition. Sinon, le soir même. Ce devrait être suffisant pour le cuisiner un peu plus mais on ne le fera pas.
Forsberg se blesse si gravement à la tête qu'il en meurt, à 64 ans, en décembre 2019. C'est justement après sa mort qu'on trouvera sa cabane dans le bois, encore plus près de l'endroit où on a trouvé les restes de Mitrice, une cabane contentant une collection de sous-vêtements féminins, dont peut-être les sous-vêtements de Mitrice, personne ne pouvait le confirmer, ses sous-vêtements ont aussi disparus des lieux de la découverte de son cadavre.
Des voix se sont élevés pour dire que sa mort servait tout à fait bien la police qui, avait fermé l'enquête 3 ans avant, "fautes de preuves"...
Alors qu'elles semblaient pourtant toutes peu à peu naitre. Les incohérences sont nombreuses.
Au restaurant, on dit que son état mental inquiétait. Mais la police ne note rien de la sorte, ce soir-là. Une fouille de son véhicule dévoile beaucoup de flacons de médicaments de toutes sortes. On a d'abord nié que Mitrice eût appelé qui que ce soit du poste de police, avant qu'on ne découvre la signature de celle qui avait nié, lui accordant un appel à sa mère. Mensonge. Pourquoi ? On a si contaminé la scène du crime et le cadavre, à peu près rien n'a pu être utilisé de révélateur. Sinon de négligence.
Volontaire ?
La police est si opaque dans le dossier, on pense qu'un des leurs aurait proposé de la raccompagner, pour ensuite, peut-être en abuser fatalement. Elle était très près de plantation illégales de marijuana, est elle tombée, sans son errance sur des gens qui ne voulaient pas la voir là ? Qui ne voulaient qu'elle voit, ce qu'elle voyait ?
Mitrice, homosexuelle, travaillait de jour en logistique et pour payer ses études, dansait le soir au club The Ivy, comme danseuse, dans les soirées à go-go de la communauté LGBTQ+. Est-ce que la police y trainait comme client ? Ses anciens collègues disait de Mitrice que son comportement avait beaucoup changé avant sa disparition, que ses propos sur les réseaux sociaux devenaient incohérents, et qu'elle était prompte à la panique et semblait particulièrement nerveuse.
Il y a toujours eu de très nombreuses pistes d'explorations qui ont toujours semblé noyées par négligence. Ou par besoin de dissimulation.
C'est une certaine femme, qui aurait dû être présidente des États-Unis, du nom de Kamala Harris qui relance le dossier.
Qui sera aussi noyé, l'année de l'arrivée du pedoprésident au pouvoir, en 2016, il y a 10 ans.
Un autre protecteur de prédateurs.
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