mardi 24 juin 2025

La Vie Dans Le Reflet d'un Glaive

Il y a une fine ligne que plusieurs ne savent pas voir entre la patriotisme sain et le malsain.

Aux États-Unis, on baigne absolument dans le patriotisme malsain. Ça se joue souvent sur l'ouverture d'esprit et l'inclusion. Versus l'exclusion et l'intolérance.

Dans le patriotisme sain, la fierté modérée mais certaine de son pays, de sa culture et de son histoire ne nie pas ses erreurs. Il y a volonté de contribuer au bien commun, au progrès national et au vivre-ensemble. On respecte les autres nations et leur cultures. On a généralement le jugement pour être capable de remettre en question son propre pays quand il dérive ou commet des injustices. Le sain patriotisme unit, ne divise pas.

On peut soutenir son équipe nationale ou promouvoir la culture locale sans dénigrer les autres.

Le patriotisme malsain de décrit d'abord par une vision de supériorité nationale, voir mondiale. Les États-Unis en sont coupables depuis très longtemps. Ils ne sont pas le meilleur pays au monde. Ils ont les moyens de l'être. Mais ne le sont pas. le mauvais patriotisme refuse toute critique de son pays, même la critique constructive. Le malsain patriotisme peut alimenter, et souvent le fait, le rejet des étrangers, le racisme et la xénophobie. Ce patriotisme est souvent instrumentalisé politiquement pour exclure, diviser et dominer. Faire du patriotisme une idéologie d'opposition, ça pue. C'est proposer du "eux" contre "nous". Division.

On peut prétendre que son pays est le seul "vrai" ou "le meilleur" et rejeter ceux qui ne s'y conforment pas.

Ça peut, en ce moment, être républicain, aux États-Unis.

Le patriotisme sain est un amour lucide, le malsain, un amour aveugle.   

Aujourd'hui, c'est la fête des Québécois. On a tous congé férié. Afin de savourer la fierté du petit miracle que nous sommes, sans toujours le réaliser. Un peuple conquis par les Anglais qui a su conserver sa langue quand même. On confondra d'ailleurs, comme on le fait toujours,  la fête du Québec en la considérant comme la fête de l'expression francophone. Ça ne l'est pas. Leonard Cohen, Arcade Fire, Patrick Watson, The Dears, Sam Roberts et son Band, William Shatner, ne sont pas moins Québécois que Céline Dion. Oscar Peterson était tout ce qu'il y a plus de Québécois. Deux fois, plus jeune, je l'avais croisé en vélo, assis au même endroit, sur le même banc, dans les années 90. Il avait l'air si bien. Jean-Jacques Daran, de Daran & Les Chaises habite Montréal depuis 2010. Depuis 2015, Claire Pommet, connue sous le nom d'artiste Pomme, fait la navette entre la France et le Québec sans arrêt, y enregistre, y développe des amitiés nombreuses et des amours, pense aussi obtenir le statut de résidence permanente. Elle a plus le Québec dans le coeur que mes cousines Jones en Ontario. Jérôme habite et créé au Québec depuis 30 ans, cette année. 

Soyons fiers et soyons sains.

Ayons le coeur bleu.

Merci Daniel, Daniel, Steve, Felix, Béatrice, Robert, Jean, Jean-Pierre, Ginette, Gerry et les boys, Stéphane et sa gang, Michel, Pierre, Marie-Michele, Pierre & Robert, Serge et son monde, Gino, Win, Régine et la gang de McGill, Leonard, Sam, la gang à Murray, Rufus, Sally, Stéphane sans casque, Mara, Vincent, Bran Van 3000, Voivod, MWH, Planet SmashersPierre, Gaston, Éric, les fous de Drummond, Stéph & Mel, Richard, la gang aux Séguin, La gang à Dédé, Richard, Cat & Bert, Charlotte, Fred, Stefie, Biz, Batlam & Chafiik, Nadia, Phillipe, La gang aux Mineau, Yann, Laurence, Laurence, Isa, Michel, Diane & Diane, Hubert, George, Karim, Sarahmée, Jim, Jim & Bert, Daran, Julien, Eli & Papillon, Lydia, Peter Peter, Fouki, Paul, Amélie, Viviane, Fanny, Bernie, Jérôme, Urbain, Plume, Gilles, Martha, Ariane, Klô, Gilles, Maude, Alexandra, Jean-Michel, la gang de Repentigny, Patrick, Matt

Et tellement, tellement d'autres aussi bons. On est petits, à 8 millions, mais on est aussi si grands.

Merci de nous harmoniser.

Bonne fête beautiful peuple.  

lundi 23 juin 2025

Racine du Mal Étatsunien

Stephen Miller.

Il est crédité des politiques racistes draconiennes de l'administration gouvernementale actuelle qui inclut la tolérance zéro pour les immigrants et qui est aussi connu sous le nom familier de "séparation de familles d'étrangers". Il a aussi imposé un bannissement des Musulmans et la fin de DACA, un programme d'actions différées pour l'arrivée des enfants d'ailleurs. Avec Elon Musk, il aussi été accessoire à "purger" l'appareil fonctionnaire gouvernemental des ses travailleurs, ceux et celles qui n'avaient pas été jugé(e)s "loyal(e)" à leur agenda extrémiste.

Il avait fait sa marque auprès de l'idiot président pendant la pandémie en bloquant l'émission de la carte verte.

La xénophobie Miller commande la démonisation de tout immigrants, peu importe le rang. Ses États-Unis, il les veut blancs. Les impairs policiers sont hyper fréquents. Le groupe terroriste, la Gestaco ICE commet ses crimes passablement tous les 2 jours. Heureusement que nos téléphones savent filmer. La plupart sont libérés dans les 24 à 48 heures, mais la terreur a régné un temps. La guerre civile marmite doucement. 

C'est pas anormal. Ce qui l'est c'est l'abolition du ministère de l'éducation. Et dans un discours odieux de la semaine dernière, on l'a entendu s'en féliciter et parler de l'éducation des enfants, future. Des valeurs que ces extrémistes veulent imposer aux familles, pensant que tout le monde ailleurs est aussi extrémiste de gauche.  

C'est par sa haine anti musulmane qu'il s'est déniché un poste à Washington dans l'administration raciste du président actuel et en moins d'un an, il est devenu un des conseillers principal au bureau ovale. 

Par sa haine. 

Ces gens qui ont comme "valeurs" de trouver que la diversité, l'égalité et l'inclusion" sont l'ennemi du peuple, gouverne par la haine d'autrui.

La diversité c'est épurer la talent au nom d'un concept. À la limite, ça se défend un peu. Mais unifier, c'est nouer les diversités particulières, non les affecter par un ordre vain. Et ces gens au pouvoir ne sont là que pour diviser afin de mieux régner. Pendant qu'on se bat contre le groupe terroriste ICE, on ne vise pas la tête du président. L'égalité c'est primordial. Mais pas chez les riches. Pour être riche, ça prend des plus pauvres. L'inclusion, par définition, ça se réfère à l'action de rendre accessible et acceptable à tous, indépendamment de leurs différences (hantise des conservateurs, qui eux, par définition veulent "conserver" un ancien confort) un environnement, une société, une communauté. 

Dès 2016, il avait été placé sur la liste de dangereux à surveiller par la site Hatewacth pour sa détermination à démoniser tous les immigrants sans discrimination. Ils sont tous illégaux ou prompt à devenir criminel(le)s. Ça n'a jamais été plus facile que maintenant aux États-Unis d'exorciser son racisme. Il ne vous suffit que de vous masquer, de vous habiller en croisement de policiers et de militaires, de vous armer, ce qui est aussi facile que de s'acheter une liqueur, et de terroriser toute ombre de couleur de peau qui ne soit pas blanche pain. 

J'ai la peau naturellement foncée, tout le temps. Quand le soleil s'y met c'est pire. Je passe pour Italien, Libanais et ce que je suis, autochtone. Je craindrais les regards sur les routes des États-Unis.  Mais Miller a avisé le dément président qu'il n'a jamais été plus facile, en 2017, pour un étranger, de commettre des crimes aux États-Unis. Ce président con n'avait besoin d'aucune preuve. 

Il avait ce racisme dans le sang depuis longtemps. Toute sa famille a ça dans le sang amplement. Le racisme fleurit au travers de l'ignorance, d'idées pré conçues et de faussetés qui en naissent.  

Dès l'école secondaire, Miller défiait les étudiants d'origine latine de parler anglais. Et s'était battu avec la direction pour faire cesser les annonces dans les langues différentes. C'était Santa Monica, dans les jeunes années 2000. Des gens d'origines latines, il y en a beaucoup à Santa Monica. Proximité et chaleur commune aux gens du Mexique ou de plus au Sud encore. Il s'est vite joint aux regroupement racistes de David Horowitz. Et ne s'est jamais caché d'être complètement anti progressiste. 

Donc de le voir dire qu'avec "l'abolition du système d'éducation" (ses mots) on va enfin pouvoir inculquer les "bonnes valeurs" aux enfants...promet quoi au juste ?

Miller craignant la femme devant
Des jeunes filles qui comprennent qu'elles ne seraient qu'usines à bébés et reines du foyer ?  Des jeunes adultes qui craignent l'humain à la peau noire, la latino, l'asiatique ? le gars en chaise roulante qui est pourtant génie en mathématiques ? des jeunes qui apprendraient que le progrès, c'est fondamentalement mauvais ? 

Ceux qui connaissaient Miller avant qu'il ne soit élu disaient qu'ils étaient content de ne pas y être trop associés, afin que Miller ne nuise pas à l'élection du Taco Orange. Ce qui confirme qu'ils savent que Miller est une véritable bombe toxique. 

Une tache indélébile. Un ver dans une pomme. Et de l'essence à la haine. 

Quand les États-Unis ont attaqué l'Iran cette semaine pour le compte d'Israël, ils ont menti que leur programme nucléaire était anéanti. C'est pour détourner de leur soutien Israélien sur le génocide en cours en Palestine. Et c'est oublier que les É-U ont aussi l'arme nucléaire. Qui n'est pas un droit exclusif. Voilà encore quelque valeurs discutables internationalement. 

Ce gouvernement carbure à la haine. Ce que Miller appelle valeurs commence par la haine. Son patron aime trop. Bombarder pour la paix c'est aussi absurde que baiser pour la virginité.

Kamala Harris l'avait bien dit, "Avec lui, on sera en guerre dans 6 mois".

En fonction depuis janvier, nous sommes 6 mois plus tard, en juin. 

La machine contre laquelle Zach de la Rocha nous demandait de rager, c'est celle-là.

Celle des déséquilibrés en place qui osent dire sans rire qu'ile ne cherchent pas la guerre contre l'Iran. En les bombardant à mort.

dimanche 22 juin 2025

Slowdive

Dans le vaste paysage sonore de la musique alternative je me suis découvert shoegaze.

Un band qui m'a happé avec son magnétisme et son écho émotif est le band de Reading en Angleterre, Slowdive, fondé par Neil Halstead et Rachel Goswell en 1989, qui se connaissent depuis qu'ils ont 6 ans. Tourbillon de cordes de guitares, voix comme issues d'un rêve,  production atmosphérique, définir le band simplement en genre ne lui rendrait pas justice, ce serait passer à côté de l'effet poétique que leur musique fait naître.

Jusqu'il y a trois semaines, je n'avais jamais entendu parlé de Slowdive. C'est aussi une chanson de Siouxie. (Le nom du groupe en est même tiré). Slowdive ne quitte plus mes oreilles. Expérience immersive sonore qui transcende le langage et stimule l'imagination, fait vibrer l'émotion et le sens profond de la beauté intrinsèque.

Slowdive livre sa musique comme on le ferait avec la poésie. Non pas par l'imagerie lyrique ou narrative, mais par la suggestion imagière. Là où les mots prennent la forme du sens, Slowdive s'appuie sur les textures, les tons et l'espace. Leurs guitares sont des brosses de peintres. Peignant des canevas musicaux. Des couches de réverbérations créant des vagues qui vous absorbent dans un courant magique.

Les voix de Neil & Rachel fondent l'une dans l'autre non pas parce qu'elles ne sont pas importantes, mais parce qu'elles fonctionnent ensemble comme deux instruments fusionnés. Cette approche reflète la tradition poétique de l'impressionnisme. Comme Rimbaud ou Stevens, Slowdive déploie son expérience sonore en priorisant l'atmosphère et non la forme. L'auditeur n'est pas dirigé sur ce qu'il devrait ressentir mais est enveloppé dans une aura sonore qui permet à ses émotions et sa mémoire de remplir les espaces imaginaires mentaux

Bien que les paroles soient souvent obscures dans le mix final, quand on y porte attention, on entend la fragilité humaine. Ils ont même enregistrés leur séparation amoureuse. Les métaphores apparaissent sous formes de sons qui font naitre des paysages sonores ambient. On se sent voler en douce plongée. Ecstasy auditive. La réverbération des guitares rappellent les Cocteau Twins ou My Bloody Valentine, mais aussi font écho au désordre humain du quotidien. Cette envie de beauté perdue, toute juste hors de portée.

Après un hiatus de 22 ans, Slowdive a lancé son 4e album, en 2017. Lancera son 5e en 2023. Maturité émotive et réflexions existentielles. Utilisation du silence comme une résonance approfondissant l'espace temps. Ce n'est pas toujours ce qu'on entend mais aussi ce qu'on entend pas, qui est retenu. La dynamique de l'immobilité contemplative comme on l'a souvent accolée au shoegaze. Une intimité méditative aérienne. Un état de fresque émotive tout en cordes et synthés. Une neige qui tombe doucement dans le fenêtre. Des feuilles oranges qui partent au vent à l'automne. Une odeur de chaleur du mois d'août. Un brouillard de matin printanier. Leur musique ne demande aucunement d'être interprétée, mais d'être seulement sentie.

Et ça marche beaucoup avec moi. 

Leur palette atmosphérique et émotive rejoint la mienne. Leur esthétique musicale est représentative de l'ère digitale musicale. Écouter Slowdive c'est entrer dans un poème qui n'a pas de fin ni de début. Mais qui est un flux continu d'eau courante qui vous garde mouillé longtemps. Du Mudhoney croisé avec du Beach House et du The Cure.

J'avais besoin de Slowdive sans le savoir. De cette météo émotive. Cette pluie ou ce soleil, cette brume ou cette bruine qui épouserait mes sens. Pas seulement l'expression mais la sensation. 

Étendue sur la plage des sens et des sons.

Un son qui est un peu un extrait de film de David Lynch. Qui pourrait en être musique de générique.

Mais, comme chez Lynch, dans un rêve qui ne finirait pas. Je vous ai placé en hyperlien toute ma liste de lecture du groupe. Dont je ne me lasse pas. Car elle me transporte toujours dans un meilleur ailleurs.

Douce plongée éthérée. 

Rose & Neil sont devenus Mojave 3 quand ils ont viré folk & country. 

Ils se fréquentent depuis 50 ans, cette année. 

L'amoureuse et moi sommes dans notre 33e année de fréquentation. Amoureuse, celle-là. On a créé à notre manière aussi. Deux merveilles masculine et féminine. Qui font aussi un bien immense. On devrait se rendre à 50 aussi. Un jour. Si la santé tient le coup. Quand elle aura 72 ans et moi 70. Elle, ayant alors la terminaison de l'année de ma naissance, et moi la sienne. Renaissance?

samedi 21 juin 2025

Racisme Enraciné

Je ne connaissais pas ce mot :Juneteenth.

Je l'ai appris jeudi. Le 19 juin. Car ça en était l'anniversaire.

C'est jour férié aux États-Unis. Cette date marque l'anniversaire de l'annonce de la fin de l'esclavage, en 1865, au terme de la Guerre Civile. Qui gronde en ce moment aux États-Unis sur des questions racistes encore. Majoritairement. J'y reviendrai.

Avec le temps, à force de dire rapidement June nineteenth, la contraction s'est faite toute seule en Juneteenth.  

Janvier 1865, on faisait la déclaration de la fin de l'esclavagisme. En juin, avec la fin de la Guerre interne, les esclaves se sont battus, se sauvent, où exigent avec succès d'être payés. Mais les humains à la peau noire sont techniquement libres. Quand tout est ratifié officiellement, en décembre, les derniers États, le Kentucky et le Delaware, sont forcés de libérer leurs esclaves. 

Dès 1866, on choisit le 19 juin pour fêter cette liberté civile. Cette dignité maintes fois violée. Et de nos jours, à peine voilée par l'administration en place au gouvernement des États-Unis. 

Pete Hegseth, animateur de télé portant un trop gros pantalon au gouvernement, a un tatou de drapeau des États-Unis avec le chiffre 88 dessus.

Pourquoi donc ? 

Il n'y a jamais eux 88 États ? 

88 c'est deux fois le #8. La 8e lettre de l'alphabet c'est H. Les Nazis ont toujours associé le 88 au Heil Hitl*r. 2x H. Hegseth a été retiré de ses rangs militaires précisément parce que ce tatou était douteux et l'armée des États-Unis ne voulait pas y être associé. le 88 est associé au suprémacisme blanc et a été repris par les membres du Ku Klux Klan. Et autres racistes. 

1488 est en fait le chiffre toxique.

14 pour les 14 mots du slogan raciste du Ku Klux Klan "We must secure the existence of our people and a future for white children". Le 88, ben je viens de vous l'expliquer. J'ai aussi appris tout ça, cette semaine. Un homme, parce que les Femmes sont généralement plus intelligentes et ne feraient pas ça, tatoué du 1488, confirme son racisme. Se magasine des tapes derrière la tête.

Le secrétaire de la défense des États-Unis, celui qui divulgue les secrets nationaux sur la plateforme sociale Signal, porte fièrement le tatou du drapeau des États-Unis avec le 88 bien tracé.

Le racisme se porte bien aux États-Unis. Il est tout en vigueur même. La famille Trump n'a plus à démontrer sa haine des humains à la peau noire. Papa Trump a maintes fois été mis à l'amende pour discrimination envers les humains à la peau noire, dans ses entreprises de logements. Dummy Don est la pomme tout près de l'arbre. 

Il se pensait peut-être subtil cette semaine en érigeant un grand drapeau des États-Unis sur le site de la Maison-Blanche fait du meilleur matériel des États-Unis, et des États-Unis seulement, a-t-il racistement insisté. Sous la couverture d'un certain patriotisme, au Québec, aux États-Unis ou ailleurs, ils sont plusieurs à se draper dans le mot patriote et ses dérivés, sans jamais y inclure un Boucar Diouf, Jennifer Lopez ou Jamel Debouzze. Alors qu'au fond, il maquille une teinte de racisme. Un "moi ici, toi, là-bas".

Le dément président a fait ériger le géant drapeau, une maladie tout à fait Étatsunienne, prétendument de 100 pieds. Mais on raconte qu'au contraire, il serait de 88 pieds.

88

Pieds.

Les gens en ont fait la remarque quand ils ont aussi remarqué qu'on pouvait démarrer la petite cérémonie prévue, mais qu'on a volontairement attendu jusqu'à la 14e minute pour le faire.

14

1488.

Ce pays est malade.

 Et d'ici 2026, ne sera plus l'ombre de lui-même.

Qui est nettement que ce prétendu "greatagain".

Le Taco a prétendu que quelque chose surviendrait d'ici 2 semaines contre l'Iran. C'était la 13e fois qu'il prévoyait quelque chose d'ici 2 semaines. Ce qui est assez long pour qu'on l'oublie dans la rivière de merde qui coule jour après jour. 

Qu'est-ce qu'il a publié vous croyez le jour soulignant la fin de l'esclavage ? Le juneteenth ? Une plainte contre le congé. Dis-moi que t'es fier raciste sans me die que t'es fier raciste...

Le racisme est une manière de déléguer sur quelqu'un d'autre le dégoût qu'on a de soi-même.   

vendredi 20 juin 2025

Margaret & Katherine: Étoiles Sur Terre

Dans les années 50, aux États-Unis, les Femmes allant à l'université n'étaient pas chose fréquente. La mère de Margaret Hamilton avait elle-même été au Earham College que fréquentera aussi sa fille, en Indiana. Margaret sera étudiante en mathématiques de l'Université du Michigan, puis diplômée en philosophie de cette même université. C'est son père poète et son grand-père directeur d'école qui l'inspirent à diversifier sa palette d'études. 

Elle commence à travailler pour un département de météorologie sur les premiers ordinateurs opérables pour les entreprises. Elle devient programmeuse ingénieure. Elle est si bonne que l'armée la recrute aussi. Dans les années 60, elle est au volant de toutes les technologies nouvelles avez lesquelles elle a une habileté facile. Elle sera vite plongée dans le Semi-Automatic Ground Environment (SAGE), projet de développement secret et opérationnel entre 1959 et 1983. 

Excitée par ce qu'elle entend autour de ce qui se développe pour la conquête de la lune, dès 1965, quand elle n'a que 28 ans, elle se fait engager dans l'équipe qui guiderait les missions Apollo, les explorations lunaires, par ordinateur. Ce que personne ne comprend, elle le comprend plus vite que les autres. Ce que personne ne veut investir comme temps pour étudier certains problèmes, elle le fait aussi. Les cours de programmation ne se donnent pas, elle apprend de ses essais/erreurs. Et en commet peu. Elle devient experte en design de système, développement de programme, mise en oeuvre opérationnelle. Elle développe même un système qui détecte les erreurs avant qu'elles ne soient graves. Elle si brillante, les hommes autour d'elle en sont horriblement intimidés. Et lâches. Reprenant pour eux plusieurs de ses idées comme si c'étaient les leurs. 

Elle développe même une manière de stabiliser le décalage entre les appels dans l'espace, avec Buzz Aldrin, et la base sur terre, afin de limiter le temps d'action en cas d'urgence. Jeune maman dans la trentaine, elle est à la tête de l'équipe technologique de la NASA. On l'avait d'abord placé au développement de logiciel, considéré "travail de femmes", alors que les hommes étaient les "ingénieurs programmeurs". Mais Hamilton faisait absolument tout. Et son système de reconnaissance d'erreur, d'abord refusé parce "que les astronautes sont parfaits et n'en commettent pas..." (véridique réponse), est devenu indispensable pour tout ce qui s'est fait en informatique par la suite. 

Quand l'ordinateur, en pleine mission, a menacé d'être surchargé, on en a été averti suffisamment tôt pour pouvoir réagir. Neil Armstrong a pu continuer sa mission grâce à ce qu'elle avait développé. 

La photo d'elle aux côtés de sa pile de rapport de codes informatiques plus haute qu'elle est devenue une photo marquante et elle est devenue une légende aux travers des murs de la NASA. Elle a créée, à elle seule non seulement des codes, mais des professions et une science entière. La programmation n'était sur aucun..."programme" scolaire.

Elle aura sa compagnie privée de développement informatique à partir de 1976. Ce ne sera que 47 ans plus tard, en 2016, qu'un président (Obama) reconnaîtra son apport aux États-Unis avec la médaille présidentielle de la liberté.

Katherine Johnson était aussi employée de la NASA. Elle était de 18 ans plus âgé que Margaret, et était afro-américaine. Dès son jeune âge, dans les années 20, elle est surdouée en mathématiques, mais aucune éducation n'est alors offerte aux gens de couleurs aux États-Unis passé la 8e année Mais la famille connait le talent de leur fille et réussissent à la faire accepte dans une école secondaire de Virginie, à seulement 10 ans, et elle en gradue à 14. Elle est brillante, à ce point. À 18 ans, elle maitrise aussi la langue française. Et sera brièvement enseignante. Elle se marie et retourne à l'école, en mathématique où elle devient la première afro-américaine universitaire de l'Université de Virginie. Ils sont 3 étudiants à la peau noire, elle est l'unique Femme.

Elle travaille sur les premiers ordinateurs, mais devra subir les affres de ls ségrégation. Allant aux toilettes pour humains à la peau noire plus éloignées, buvant dans les abreuvoirs et mangeant des les espaces publics, entre noirs seulement. Mais elle est si intelligente qu'elle ne sent pas ls séparation tant que ça. Les caucasiens sont forcés de faire affaire avec elle, elle est toujours 3 coups en avance de tout le monde. Elle finit ce que personne n'arrive à finir.  Elle est indispensable à la NASA quand elle y travaille. 

Bien que les années et les tâches mathématiques se croisent, elle ne travaillent jamais directement avec Margaret, mais calculera la mécanique orbitale de la mission de John Glenn de 1962, en plus d'aider aussi pour la mission lunaire d'Appolon 11 aux même fonctions de calculs de trajectoire. Donc sur le même projet que Margaret Hamilton.

Et comme elle, est nettement plus intelligente que la plupart de ses collègues masculin. Elle dira que la grande différence entre hommes et femmes restait que les hommes se souciaient que les astronautes s'y rendent, et pratiquement juste ça, tandis qu'elles, se souciaient davantage de les garder en sécurité toute la mission et des les ramener dans les mêmes conditions. 

Katherine Johnson sera mathématicienne pour la NASA de 1953 à 1986. Elle aura aussi la médaille de la liberté du président Obama, mais en 2015. Elle décède 5 ans plus tard, à 101 ans. Elle a droit à son film Hollywoodien. Avec l'excellente Taraji P Henson dans sa peau. Octavia Spencer & Janelle Monàe.

Comme j'ai terminé avec une héroïne hier, après deux hontes, je terminerais cette fois avec aussi heureux que triste. 

Le Québec a vécu un véritable drame social cette semaine avec la "disparition" d'une fillette de 3 ans, dont on avait trouvé le chien mort sur le bord de l'autoroute près de l'Ontario. On ne voulait pas comprendre ce qu'il était trop simple de comprendre quand on a appris que la mère de la fillette avait cherché dans les derniers jours sur le net des arrangements funéraires pour enfants et le prix d'une urne. On découvrait aussi que sur les réseaux sociaux, la mère vivait un épisode psychotique menaçant quelques jours avant la "disparition " de la fillette. 

3 jours plus tard, contre toute attente, on a trouvé la fillette. Vivante. Disant attendre sa mère. Comme elle lui avait demandé.

Maman est malade. La petite fille a besoin d'être entourée et bien encadrée. Tout ça était inespéré. 

Comme avec Margaret Hamilton face aux développement de logiciels ou Katherine Johnson dans ses multiples intégrations là où ne l'attendait pas, tout reste à faire. 

2 à sauver

Pour la triste maman, maintenant criminellement accusée d'abandon d'enfant, il faut aussi encadrement. Il y a assurément mental blackout. Et pour ses gens, comme pour les deux étoiles précédentes, chaque fois qu'il y a une chance d'avancer, on a toujours reculé le fil d'arrivée. 

Mais au final, on y est arrivé.

L'espoir est la graine qui fait pousser les fleurs dans les fissures.  

jeudi 19 juin 2025

Pomme Pourrie du Brésil/Barbie ICE

Dans les deux prochains jours, je vous parlerai de femmes. Et de Femmes. 

Avec petit et grand F. Le déshonneur et l'absolument honorable. 6x. Et de technologie. Bref, de futur. 

Aujourd'hui, la honte faite femme.

En mai dernier, l'ex femme du Congrès Brésilien, pro-Bolsonaro, donc croche et escroc, ultra-conservatrice, Carla Zambelli, fuyait le Brésil qui allait la condamner à 10 ans de prison. Ses biens étaient saisis et son nom se retrouvait sur la liste des gens les plus recherchés d'Interpol. Pour qu'on l'extrade et la ramène là où elle doit croupir: au bagne. 

Ses véhicules, bateaux, maisons, avions (oui) étaient saisis, car aussi obtenus de manières obtus. Elle avait l'obligation de supprimer toutes ses identités sur les réseaux sociaux sous peine d'avoir une amende de 50 000 real brésilien (12 478$ canadien) par fois où elle allait pêcher. Elle avait clairement démontré son envier de toujours mettre les bâtons dans les roues de la démocratie, et de la loi, et a aussi prouvé qu'elle se foutait de la loi en fuyant les tribunaux. Elle avait déclarer vouloir vivre comme son patron, en être libre, malgré le lourd passé incriminant, aux États-Unis. Elle avait été condamnée pour avoir détourné les fonds publics et fait infiltrer électroniquement le système de justice afin de, justement, mieux la manipuler an faveur de la filou qu'elle est.  Elle voulait entre autre falsifier des documents et placer un faux mandat d'arrestation pour faire arrêter un adversaire politique.

Elle était, comme le criminel Donald Trump, reine désinformatrice. 

Elle avait aussi écopé de 5 ans de prison pour possession illégale d'arme à feu. Qu'elle a pointé de manière menaçante en direction d'un voisin, lui ordonnant de quitter ou elle tirait, en s'avançant pointant le fusil vers lui.

Seuls les lâches ont besoin d'armes à feu comme dernier argument de discussion. On est jamais obligés d'être d'accord sur tout. Mais on a devoir d'honnêteté dans ce monde de menteurs.

Carla Zambelli est une députée d'extrême droite, proche de Bolsonaro qui a échoué lors de la dernière élection, comme son idole Donald Trump, de renverser le nouveau pouvoir en faisant un coup d'état, ratant son coup, et fuyant aux États-Unis depuis. Ses 10 ans de prison, à Zambelli, sont un mélange de fraudes de toutes sortes où le mot corruption s'y trouve à toutes les pages. Il y aussi appel à la violence contre d'autres élus (comme le suggère aussi, Donald Trump qui essaie de ridiculiser tout démocrate avec des faussetés). 

Elle se filme le 3 juin dernier. Disant qu'elle est protégée car elle ne pourrait qu'être condamnée seulement si on la prenait en flagrant délit. Ce qui est faux. Un géochercheur des réseaux sociaux trouve où elle se trouve par les bâtiments derrière et la plaque d'immatriculation floridienne d'une voiture qui passe derrière. Il publie le géocode de l'endroit exact où elle s'est filmé le botox en gros plan. 

Pas assez gros plan. On s'y rend et on la trouve facilement, elle est arrêtée et expatriée au Brésil. Menottes aux poings. Le narcissisme la livrant à la justice par les réseaux sociaux.

Ici, la secrétaire d'État de la sécurité des États-Unis, Kristi Noem, qui ne sait pas ce qu'est Habeas Corpus, et qui est à la source des crimes commis tous les jours par le regroupement terroriste faussement légal, ICE, a eu une soudaine réaction allergique qui l'a forcée à l'hôpital. 

Le timing étant parfait puisqu'elle devait aussi témoigner sur la légalité de ce qu'elle permet des illégaux agents de ICE qui arrêtent n'importe qui qu'ils jugeraient "woke". Rien de plus vague. Mais surtout tout ce qui a des traits de non-blancs. 


 Un cousin direct de Noem est sorti sur les réseaux sociaux afin de dire que toute la famille vote démocrate car ils ont honte d'elle. Qu'elle a toujours été ce que l'on voit. Relativement ignorante mais souhaitant péter plus haut que le trou. Comme cette fois où elle se vantait de sa robe Versace tout en prononçant "Verssasse" avec sa fière ignorance et jurant que c'en était la prononciation.

Le même jour où je vous écris tout ça, une Femme fait toutefois honneur. Sophie Cunningham. Joueuse de basket coéquipière de la surdouée Caitlin Clark. Cette dernière est l'une des meilleures joueuse de basketball de l'histoire de ce sport, aux États-Unis. Il devient donc difficile de la contrer. Une joueuse adverse n'a pas trouvé mieux que de lui envoyer un poing au visage, ce qui a violemment agressé Clark. Qui lui a renvoyé le coup de poing. Une 3e joueuse, de l'équipe adverse de Clark (& Cunningham) est venu ensuite plaquer et renverser Clark au sol. 

Les arbitres avaient plutôt perdu le contrôle du match et ont aussi plus ou moins manqué ce qui s'est passé en direct. Ils n'ont pas vu le coup de poing initial ou ont jugé qu'il était involontaire. Seules Clark et celle qui l'a poussée au sol, ont été alors expulsées du match. Mais par la suite, Sophie Cunningham coéquipière de Clark l'a défendue. Quand celle qui avait donné le coup de poing initial est montée à 1 vs 1 face à elle, cette dernière a foncé de l'épaule sur elle, dissipant le doute sur ses mauvaises intentions en général, et Cunningham la propulsée au sol comme on l'aurait fait à la lutte. Ce n'était pas du basketball. 

Mais Cunningham a beuglé aux autres filles de ne plus jamais toucher à leurs stars.   

C'était aussi, plutôt honteux. 

Mais quelque part plus digne que les deux cas présentés tout juste avant.

Qui sont 2 femmes coupables d'atroces hommeries.