mardi 6 février 2024

Conversation avec Nos Chats

J'avais pris la plus rafraichissante des bières, une rousse sans alcool qui semble être de l'eau de glacier et qui fait un bien immense. Ce qui fait un bien immense est aussi ces nombreuses marches/joggings que je me suis imposé depuis décembre, période où je peinais d'avantage à brûler mes 900 calories et plus par jour. 

Grand consommateur de films que je me prends parfois à la bibliothèque, que j'ai mentalement rebaptisée Vievliothèque, tellement elle m'oxygène, je marche le plus souvent possible, majoritairement même, le 7.4 kilomètres (2x 3.7) pour aller chercher/rapporter les films que je m'y réserve pas mal toutes les semaines. Peu importe les conditions météo. Ipods en tête, sur une liste de lecture musicale personnelle ou encore écoutant un balado. J'étais sur cette route que je connais maintenant si bien qui me fait passer par trois parcs et qui a cette odeur de marijuana toujours au même endroit plaçant un sourire facile sur mon visage 

Jour où nous devions aller chercher 2 nouveaux bébés chats dans un refuge, trouvés près de leur mère, frères et soeurs, dans la neige, abandonnés, en décembre dernier, dans ma marche vers la Vievliothèque, j'ai croisé un chat errant. Adulte. On s'est toisé du regard. Longtemps. Puis, contre toute attente, le chat s'est adressé à moi.

"C'est moi que tu regardes comme ça ?"

"Oui" lui-ai-je répondu, regardant autour si j'étais le seul à entendre ce chat me parler, mais j'étais seul dans la rue, alors oui, il n'y avait que ce chat et moi sur la rue des Patriotes et j'ai poursuivi la conservation.

"Je regardes ce que deviendrons les petits bébés qu'on ira chercher plus tard aujourd'hui, à St-Lazare, un jour ils seront adultes comme toi"

"Tu adoptes du bébé chat aujourd'hui ?"

"Deux chats de 8-9 semaines, trouvés avec leur mère, frères et soeurs, dans la neige de décembre, abandonnés, il était important pour nous de prendre d'un refuge, de sauver des malchanceux"

"Ils étaient chanceux, ils se faisaient adopter!"

"Tu raisonnes en animal. Ils auraient pu ne jamais être trouvés, ne jamais être adoptés, être malades, bléssés..."

"Ne te donnes pas trop d'importance humain, mais je dois concéder, tu fais un acte noble"

"Merci"

"Tu as choisi des noms ?"

"Oui. Poncho & Malibu, un gars, une fille, dans l'ordre"

"Petite envie du Sud ?"

"Pourquoi dis tu ça ?"

"Poncho ça fait mexicain, Malibu, plage"

"On a surtout choisi des sons. Et ils reconnaîtrons surtout des tons."

"Zêtes cons les humains, votre arrogance mènera à votre perte, un jour. "

"Mais...mais comment j'arrives à te jaser...chat ?"

"J'en suis à ma neuvième vie, on jase à notre neuvième vie"

"Je ne pourrai donc pas jaser avec Poncho & Malibu ?"

"Ben pas tout de suite, ils n'ont pas trois mois"

"Mais en sont probablement déjà à leur 2ème ou 3ème vie, puisqu'ils étaient abandonnés et ont leur offre maintenant une nouvelle vie avec nous"

"Mais encore, ils peuvent choisir de vous snober. C'est dans notre nature indépendante"

Et il a joint le mot au geste en fuyant les lieux d'une course précipitée et soudaine. 

J'ai été déposé Shakespeare In Love à la Vievlie et suis revenu à la maison, sourire niais au visage. raconter ma conversation avec ce chat à l'amoureuse.

"Tu me dis n'importes quoi, Hunty".

"Mais non, je te dis, j'ai parlé à ce chat dont je n'ai même pas pensé demander le nom !"

"Tu es passé sur la rue des Patriotes ? dans ce nuage de cannabis ? tu y es resté trop longtemps...OH! tu as bu de la rousse !... Trois ? "

"Oui mais c'est de la sans alcool, ça se bois tout seul, ..."

"Au contraire c'est de la 9%, t'as 27% d'alcool en toi !"

"...ton...arrogance mènera à ta perte, un jour..."

"Dis à personne que t'as jasé avec un chat"

"C'est un secret que je garderai...


...entre les chats et moi." 

lundi 5 février 2024

Épices Royales

J'ai revisité le film Shakespeare in Love dont j'avais oublié la perfection.

Applaudir comme une otarie dans l'extase devant un film, check !

Je vous en reparlerai absolument un autre tantôt dans mon segment Cinema Paradiso. 

Dans la monarchie britannique, tout aussi amusante que la comédie largement oscarisée de John Madden de 1998, on couvre beaucoup trop l'hospitalisation de Kate Middleton, dont on est sur le point de dire combien de fois elle va faire pipi, par jour. Dans cette lignée royale, on a passé beaucoup trop de temps dans les hôpitaux, trahissant un certain âgisme contraire à la modernité, menant certes vers un ennui toujours facile d'accès autour de ces gens. 

Depuis longtemps, il serait temps de changer de poste avec la famille de la reine Elisabeth II. Jetez un oeil sur ce qui se passe au Danemark. La reine Margreth II, 83 ans, en poste depuis 1972, a annoncé, avec la nouvelle année, vouloir se retirer de son rôle. Accélérant son fils au poste de roi, Frederik, 55 ans, (un X, qui est ironiquement Frederik X dans la lignée royale).  Dans cet univers si étrange aux habitudes quotidiennes, la tombe de la toujours très vivante Margreth peut être visitée par le public dans un décor inhumainement coûteux. 

L'abdication de la reine, même si il semble absolument normal pour tout "travailleur" de 83 ans, a été accueilli au jour de l'an 2024 comme une bombe. En 900 ans, personne n'a abdiqué de son rôle royal au Danemark. On dit que ce geste pourrait inspirer les royautés scandinaves de la Suède et de la Norvège, peut-être même de l'Espagne et des Pays-Bas, qui ont sensiblement les mêmes conditions âgistes. Il y a aussi quelques parallèles à faire avec la monarchie britannique alors que Margret a eu un long règne de 52 ans comme Elisabeth, qu'elle est aussi veuve depuis 2018, et qu'ils ont aussi l'équivalent de leur Kate Middleton en l'Australienne Mary Donaldson. Celle-ci est pratiquement ma jumelle ayant 52 ans aujourd'hui même alors que je l'ai eu hier. 

Le néo-roi Frederik a fait son tout premier voyage en tant que souverain et pendant qu'il n'y était pas, c'était son fils, Christian, 18 ans, que "patronnait" le Danemark pour lui. Déjà, trop d'indésirables se sont pointés à l'école d'Isabella, sa soeur, qui n'en a que 16. 

Là où ça devient plus épicée se développe ici. Bien que lors de sa proclamation royale Mary & Frederik ont présenté un "front uni" en s'embrassant publiquement de la galerie, depuis décembre dernier, Frederik a été vu avec une autre femme, une personnalité brésilienne, là où les plages montrent beaucoup de fesses. Il faut aussi souligner que les rumeurs d'infidélité sont courantes autour de Mary Donaldson qu'on appelle "reine" du bout des lèvres. Ce ne fût pas long que l'abdication a été associée à une envie de la reine sortante de forcer une union qui se sépare sous son aile familiale. 

Comme ces gens se fréquentent tous entre dysfonctionnel(le)s sociaux, le prince Christian a été vu en couple avec une princesse italienne de Bourbon des 2 Sicilles. Y a de l'épicé ailleurs aussi. Comme cette princesse norvégienne qui a renoncé à ses tâches royales à la MeghanHarry, afin de marier un shaman. Très joli couple ici, à droite. En Thaïlande, le roi qui a aussi mon âge, en Octobre prochain, est mal perçu car il est très axé sur le sexe et tout le monde le sait. Privé/public est constamment un défi dans toute royauté. Parlez-en aux homosexuel(le)s de 2000 dernières années. De plus, le roi de la Thaïlande vivrait...en Allemagne. Où il passe plus inaperçu dans ses envies de sorties. 


Juan Carlos, roi d'Espagne déchu, il y a 10 ans, a été roi entre 1975 et 2014. Il avait été sacré roi dans la nouvelle démocratie post-Franquiste. Mais des révélations sur sa vie d'opulence, et sur l'utilisation de sa fortune l'ont forcé à abdiqué et à donner son poste à son fils. 

C'est un rapide et incomplet survol des dynamique monarchiques actuelles, mais si vous êtes en deuil post-The Crown sur Netflix, ou si Charles vous inspire une gouttière rouillée qui n'attends que de s'effondrer pour qu'on la change, je vous suggère de regarder le royaume du Danemark.

Y a du faux couple qui navigue en eaux Charles/Diana.

Y a peut-être du pourri après tout. 

 Ou du matériel à mettre dans une nouvelle série, dans 15 -20 ans. 

dimanche 4 février 2024

1972

Micheal Caine se faisait interviewer sur la télévision française et on lui posait la question sur les années 60 qu'il avait connues. Caine offrait son oeil pensif glissant vers la mémoire et qui la ramenait dans cette décennie qui avait fait de lui et de son cercle d'amis comprenant Terence Stamp, Vidal Sassoon et Harold Pinter des stars nouvellement catapultées très publiquement dans la stratosphère sociale dans leur champs de compétence respectif. Il y avait une fenêtre d'opportunités alors qui n'existait plus tellement par la suite, ou du moins, différemment. Il disait en quelque sorte qu'il était au bon endroit au bon moment.

Il expliquait le succès, en général. Une question d'astres alignées par une série de hasards, de coïncidences, de charme et de talent, bien entendu. Les grands chefs cuisinier savent que le dosage et la chance y sont souvent pour beaucoup. 

 En 1972, Caine allait jouer dans un de ses meilleurs films à vie, avec Sir Laurence Olivier, sous la direction de Joseph L.Mankiewicz. Nick Kent, journaliste musical, en Angleterre allait débuter sa carrière au New Musical Express, couvrant Benny Hill qui détenait la chanson #1 au pays. Il ferait bientôt la rencontre d'une égaré Étatsunienne cherchant sa place dans le monde de la musique du nom de Chrissie Hynde. Ils seraient un couple, un temps. Il finissait sa première journée de travail dans une chambre d'hôtel avec Led Zeppelin et leur dangereux entourage. Le band qui me ferait plonger dans l'univers musical vers mes 12 ans. Et changerait ma vie.

À cet âge, je découvrais une pièce chez mon voisin d'en face où le père d'un des mes amis, un des rares gars de la rue qui ne comprenait que des filles de mon âge, où étaient soigneusement enlignés des centaines et des centaines de 33 tours qu'il collectionnait, classés en ordre alphabétique d'artistes. Il achetait tout ce qu'il aimait tous les mardis, jour de nouveautés. Impulsivement. Tout aussi impulsivement, je lui emprunterais chaque samedi matin, dans l'ordre alphabétique tout ce qui allait piquer ma curiosité, enregistrerait sur cassette ce qui me plait, et lui ramènerait le tout en fin de samedi pour en reprendre d'autre que je lui ramènerais le dimanche. Mon père serait jaloux de cette passion musicale qu'il n'arriverait pas à comprendre. 

Nous habitions la maison en haut de la pente douce. Le 902 Chemin St-Louis, qui était aussi le 1200 Belvédère puisque nous faisions le coin des deux rues. Au bas de cette pente douce se trouve la station de radio du FM 93. Qui était la radio #1 dans la région. Une autre source de découverte musicale. La première en fait. 

Un soir de l'émission "L'Intégrale", animée par un jeune Mike Gauthier, à qui j'aimerais y en parler un jour, émission qui ne faisait que diffuser en entier un album au complet, intégralement, jugé incontournable. Ce soir là, un lundi soir, il me semble, mais je ne suis pas certain, le ciel s'est ouvert pour moi. Je me revois descendre le sous-sol, qui était mon royaume où j'y avait ma chambre et où se trouvait le système de son, où jouait le FM 93 depuis un certain temps, sans que je ne l'écoute. Pour personne en particulier. Je me revois descendre les marches passant le mur en tapis au moment même où commençait alors When The Levee Breaks de Led Zeppelin. J'était hypnotisé par ce riff et resterais hanté de musique pour la vie. La chanson serait suivie de Stairway to Heaven, que je découvrais, nous étions en 1984, et qui me plaçait dans un univers qui me ferait passer par toutes sortes de planète pour le restant de mes jours. Ce moment est un point tournant dans ma jeune vie de 52 ans.

La musique accompagne facilement 75% de mes journées de nos jours. Au travail, presque 90% par moments. 

Ce moment de 1984 est un exemple criant d'avoir été au bon endroit, au bon moment, pour déterminer la personne que je suis aujourd'hui. J'étais éponge qui demandait à recevoir quelque chose, le riff de Jimmy Page, les disques du père de mon voisin d'en face, allaient cimenter des airs en moi pour toujours. Des tons. Des univers. 

Je serai piètre musicien moi-même, par manque de rigueur au travail sur les instruments., mais trouverai des alter ego en David Bowie, Dylan, Iggy Pop, U2, Robert Smith, Johnny Marr, Mick Jones & Joe Strummer, Mick, Brian & Keith. Aurait comme père un croisement de Frank Sinatra et John Lennon. Sentimentalement.

Martin Scorcese allait lancer son excellent film Mean Streets et son ami Françis Ford Coppola, un des films les plus marquant de l'histoire des États-Unis, The Godfather.  David Bowie deviendrait Ziggy dans la semaine où je naîtrai. Lou Reed accepterait à contre coeur que le tandem Bowie/Ronson le fasse renaître en solo, post-Velvet Underground. Patti Smith réciterait ses première poésies dans un micro, sur une scène, devant public. Roxy Music ferait un premier album parfait. Les Rolling Stones, après deux ans sans Beatles ensemble, seraient au sommet du monde rock. Avec maintenant Led Zeppelin à leurs côtés. Qui m'avaient aussi fait naître en quelque sorte, en 1984. 

Hunter S.Thompson venait de lancer son récit Fear & Loathing in Las Vegas que mes parents avaient aimé lire et ils avaient choisis de me donner son prénom. 13 mois plus tard, fans de Donovan, mais comprenant mal son anglais dans une ère sans ressources internet, ils comprenaient Janiper Juniper dans cette chanson où Donovan chantait aussi en français. Ma soeur serait baptisée à son tour ainsi en mars 1973. Nous l'appellerons toujours J.J. Elle a les plus belles de nos initiales avec trois J qu'elle dessine d'une main habile.

Quand le Canada gagnera la série du siècle, en septembre 1972, mon père, alors enseignant au CEGEP de Victoriaville et entraineur des Vulkins au football et au hockey, si passionné qu'il en peinturera sa voiture coccinelle orange et mauve, aux couleurs des Vulkins, trainait apparemment une petite télé noir et blanc pour suivre les match en direct de l'URSS d'une main et moi dans un banc de bébé, dans l'autre.

Un artiste celui-là. 

Il y a 52 ans, il y avait aujourd'hui tempête de neige qui allait paralyser une large partie de la province de Québec.

De Victoriaville, je poussais mon premier cri. De l'hopital d'Arthabaska en fait. Victo n'en a pas.

Aujourd'hui, on agrandit la famille de deux bébés chatons. N'oubliant jamais Spooky. 

samedi 3 février 2024

Cinema Paradiso*********Midnight In The Garden of Good & Evil de Clint Eastwood

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu), je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: le cinéma !

Je l'ai surconsommé, le fais toujours, l'ai étudié, en fût diplômé à l'université et dans une école privée, y ai travaillé, en fût primé, m'en suis retiré, mais le cinéma ne sortira jamais de moi.

Je vous parles d'une film dont j'ai aimé l'histoire, les personnages, les interprètes, la réalisation, la photo, le décor, le ton, la musique, bref je vous parles d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. Souvent un film que j'ai dans mes propres films personnels, dans ma vidéothèque.

MIDNIGHT IN THE GARDEN OF GOOD & EVIL de Clint Eastwood

Pour qu'un film capte mon attention pleinement et se réfugie à jamais dans ma mémoire, il faut en général une sainte trinité de plaisirs sentis. 

Dans ce cas précis la trinité en question se trouve dans la cinématographie du somptueux décor de la Georgie de la part de Jack N.Green, dans l'histoire tirée du livre de John Berendt aux personnages riches et colorés, inspirée de faits réels survenus dans les années 80, et dans la distribution/interprétation des rôles. Le livre n'est pas classé dans la fiction. Le film, adapté de John Lee Hancock, un peu plus. Ce qui vous donnera envie de plonger dans la vraie histoire par la suite. 

La finesse ou la subtilité n'est pas ce qui marque la carrière de Clint Eastwood. On peut sentir quelques fois qu'il tire du fusil de la hanche dans ses choix. Mais celui de donner le rôle du tordu Jim Williams à Kevin Spacey s'est révélé avec le temps fortuit et formidable. Avec ce que l'on sait de nos jours sur le prédateur qu'il a été, ce rôle lui va à merveille. 

Le film raconte l'histoire vraie, dans le charme du Sud Gothique des États-Unis, de l'auteur qui avait été invité à y prendre un appartement pour y écrire sur la cause en cour et la faune de l'endroit: un collectionneur antiquaire gay, un propriétaire de bar sans domicile fixe, une drag queen (jouant son propre rôle), une prêtresse vaudou, un homme qui tient ses mouches en laisse, un autre qui promène son chien invisible, et les membres d'un club de cartes de femmes mariées. Tout ces gens, que le journaliste Berendt a rencontré, croisés dans une labyrinthique histoire de mort de jeune prostitué pour lequel Williams est accusé. 

John Cusack joue le rôle de l'auteur nous les faisant découvrir et nous place en quelques sorte dans sa peau, nous, spectateur qui les découvrons au fur et à mesure aussi. Si le journaliste avait été étrange lui aussi, ça aurait distrait. Mais il est plat journaliste de New York, qui semblera n'avoir jamais eu de blonde de sa vie. Jude Law y était découvert et le personnage joué par Spacey allait décevoir l'auteur qui avait rencontré l'original Jim Williams et lui avait pourtant refilé des cassettes audios de ses passages en cour. Avec amusement, on découvrira ensuite, que si Spacey l'avait joué suave et presque somnambule, c'était parce qu'il avait écouté l'unique cassette où Williams avait consommée des valiums. Ralentissant largement son débit. Spacey le joue parfaitement, sous l'effet de somnifères. Jack Thompson dans le rôle de l'avocat de la défense est aussi formidable. 

2 partys de Noël seront couverts par le journaliste. Un pour que le journaliste ait quelque chose à raconter et un autre la veille, pour célibataires seulement. Lady Chablis, jouant Lady Chablis y va de savoureuses lignes, qui sont d'elle et qu'Eastwood a encouragé à improviser sur le plateau. Certains personnages du best seller ont été omis, mais la cinématographie compense. 

Le livre serait apparemment beaucoup mieux que le film mais on parle cinéma, on ne parle pas littérature aujourd'hui. Et pour les yeux, ça vaut le coup d'oeil. 

La vraie histoire aurait été peut-être mieux servie par un brillant documentariste comme Errol Flynn, mais elle est ici servie par une cinématographie léchée, une distribution impeccable et une histoire aussi riche que ses décors. 

James Gandolfini, pré-Sopranos, en 1997, joue le rôle d'un chef cuisinier dans la scène tournée au Clary's Café. Il n'en sera pas créditié au générique final.La fille de Clint et de Margaret Neville Johnson, Alison, qui a exactement mon âge* et qui avait alors 25 ans, y tient un rôle important. 

Chose étrange, et fausse, aussi au générique final, est la mention que le film a été adapté du roman "de fiction" du même nom, alors que ce n'est pas une fiction mais bien un récit journalistique publié en livre.

Le film fera 5 millions de moins que ce qu'il aura coûté. Mais la qualité ne se mesure pas en chiffres.

Mais en effets sentis.  

C'est beau la nuit en général, et ici, en Georgie. Mais ça peut cacher bien des choses passé minuit...




*Mais je suis plus vieux qu'elle, dès la 13ème minute passée minuit ce soir.

vendredi 2 février 2024

La Belle Étudiante Invitée à Prendre un Verre Avec Son Prof

Les 4 autres membres de la famille dans laquelle j'ai été élevé, sont, ou ont été dans le cas de mes parents, enseignants. Je n'ai pas envie de casser du sucre sur la haine que j'ai pour leurs syndicats, mais elle est réelle. Et sentie de ma part. J'ai peu de respect pour les syndicats.

Laissez-moi quand même vous parler d'autres choses. 

Qui reste assez scolaire.

Depuis la nuit des temps, de Socrate à nos jours, les gens ont toujours fait les putes pour se nicher politiquement. Pour que le pouvoir glisse dans leur direction. Pouvoir et corruption marchent toujours en parallèle. Quoiqu'on en dise, quoiqu'on en pense. Parfois, il y a croisement des routes. Même la souriante, sympathique, pure et joviale Valérie Plante a surement bu la cannette de coke diète trainant dans le frigo depuis une semaine de la cafétéria de la mairie. Oh! mais on ne savait pas c'était à qui, elle n'a jamais bougé de place ! Peut-être, mais au final, elle sera en quelque sorte, volée. 

Les cocktails pour financer les partis politiques, qui sont davantage du lobbysme, fatiguent un peu tout le monde. Il y a eu tant de dérives par le passé, de riches donnant des fortunes dans le but de soit détourner les yeux sur ses activités, soit au contraire, vouloir un peu d'aide financière dans ses projets ou ne serais-ce qu'une oreille attentive à ses projets, même si ils sont illégaux; il y a eu tant de scratch my wallet I'll scartch yours, qu'on s'est senti le besoin de légiférer sur un minimum à verser pour un parti politique dans de telles réceptions, soit 100$. Pas un sou de plus.  

On a révélé cette semaine qu'à l'instar des députés Caquistes Sylvain Lévesque et Louis-Charles Thouin, déjà sous enquête, les députés, toujours Caquistes, donc au pouvoir, Gilles Bélanger et Yves Montigny seront aussi sous enquête car ils auraient sollicité des rencontres moyennant un minimum de 100$ pour se jaser. 

Bertin Denis, un "avantagé" de la MRC des Basques, qui a payé son 100$ a rajouté qu'il n'y avait pas d'incongruités, personne n'est forcé de s'y rendre, et il est clair que des intérêts sont en jeu. Y a pas de cachette. On étudie la brousaille. Si y a rien à reprocher, on le dire aussi fièrement que si il y a de quoi à se reprocher. Mais ça s'est vite agité, irrité. 

Le ministre Bernard Drainville, encore, s'est pointé au micro avec ses casseroles attachées derrière son bolide, en s'insurgeant face aux journalistes disant en quelque sorte "Lachez-moi avec les 100$ ! Pensez vous qu'on peut acheter un ministre pour 100$ ? " Ce qui n'a jamais été la question, ce n'était que la sienne. Un éléphant dans un magasin de porcelaine, celui-là. Encore une fois, après une intervention de ce lunatique, le doute s'est davantage agrandi. Bien entendu que le ministre n'est pas "acheté", mais il sera entendu. Qui croit vraiment au 100$ ? Y a des moyens de laisser des sous, beaucoup plus de sous, sans laisser de traces, ne soyons pas si naïfs, s'il vous plait.  Et je ne parles même pas des familles de 23 membres qui "choisissent soudainement d'investir en politique...

Plus comico cynique, ce crétin de Pierre Fitzgibbons l'a encore joué fier suffisant en disant aux micros qui penchaient vers lui sur la question à peu près la même chose rendant le tout plus personnel et risible disant "Je suis pas achetable". Toujours un demi-mensonge pour un homme d'affaires. C'est comme un animal qui vous dirait qu'il ne toucherait pas à l'assiette qui lui traine sous le nez. Fitzgibbons, Girard, Legault, beaucoup beaucoup (trop) de Caquistes, ça en est le parti, sont des gens d'affaires. L'essence de leurs vies, ce qui les fait avancer, c'est l'argent. Ils y sont attirés comme un insecte vers la lumière. Et comme les moins habiles insectes, certains se brûlent à la lumière. Fitzgibbons a davantage l'air du gars qui est fier de dire "moi je me fais pas prendre au moins". 

Tout homme/femme d'affaires n'est peut-être pas "achetable" mais ils/elles ont tous leur prix. 

Disons ça comme ça. Ils pensent chiffres. Ceux à donner, prendre, faire. Pas tant aux manières.

Une citoyenne a dit vouloir parler au ministre Girard qui lui a aussitôt dit qu'une contribution de 100$ l'aiderait à bien entendre (il ne l'a pas dit comme ça mais c'était le vrai sens de sa réponse). Le parallèle est bien réel entre le professeur qui dit ne pas coucher avec ses élèves mais qui invite les belles étudiantes à prendre un verre avec lui ou l'inverse. La note sera influencée? Moyennant quoi ? 

Votre jungle, gens d'affaires de la CAQ, on se donne le droit de l'explorer d'un point de vue légal. Les singes, ça s'étudie. C'est ce qu'on jase cette semaine. 

La plus grande hypocrisie a été les autres parties qui ont crié au loup, mais qui doivent aussi regarder dans sa propre équipe si tout le monde sait effacer ses pas. 

Personne n'est propre en politique. Croire le contraire est croire en Dieu.

Naïf.  

Le prof ne couche peut-être pas avec la belle étudiante. Mais il trinque et flirte avec. Et vice-versa.

Éthiquement, on étudie la portée de l'inconfort. 

La CAQ a paniqué hier et le Premier Minus Legault a pris le micro pour dire qu'il n'y en aurait plus du tout des dons privés...

...ben oui...faire une croix sur les plus de 827 000$ privés par année...

Évidemment aucun autre parti n'a suivi le mouvement. Qui ne sera pas. Papi Legault Panique.

jeudi 1 février 2024

Sur La Route de la Paix

Le jeune Abdel n'avait que 18 ans. C'était le plus jeune de 9 enfants.

Il ne découchait jamais. Dormait toutes ses nuits chez ses parents.

Sa mère tient sa photo pour le photographe du New York Times, l'a dans les mains. 

Il y a intensification des meurtres sur la route de la paix. 

Il était un grand garçon, mince, avec l'ombre d'une moustache.

Il était déguisé en juif orthodoxe. Avec tout le tralala folklorique.

Dans un autobus plein de Jerusalem certains des passagers avaient survécu la Seconde Guerre Mondiale.

L'explosion massive a fait briser les fenêtres à des kilomètres et des kilomètres. 

Réplique et 17 morts sur la route de la paix.

Maintenant sur l'avenue King George sur la route de Jaffa les passagers entrent dans le bus 14A.

Dans l'allée près d'un arabe, la dernière chose qui est dite est " Dieu est bon, Dieu est grand".

On s'explose dans un bain de sang pour un royaume promis sur la route de la paix.

En réponse à ce baiser de la mort Israël envoie de la visite à un militant senior du Hamas. Font exploser sa voiture au complet. On ne réalise pas que sa femme et ses 2 enfants s'y trouvaient.

Dommage collatéral. Palestinien. Jamais grave.

Elle était belle et jeune. Les enfants avaient 3 et 6 ans. Le militant n'y était pas. Ne verra que leurs squelettes noircis.

On a trouvé les souliers de l'enfant à 200 pieds. Devant les caméras ont les as montré. Israël dira qu'il ne savait pas. Que ça ne devait pas se passer comme ça. Il y a des barrages partout mais tous contrôlés par Israël. La télé n'offre que souffrance visuelle. Personne ne veut s'accorder les plus légitimes des droits.

Sur la route de la paix.

Israël lance sa campagne "contre le Hamas". 2 jours plus tard, 5 soldats Israéliens sont tués dans la défense du Hamas. Des milliers de morts de part et d'autre. Pour la plupart, des civils. Des enfants, nourris à la haine et galvanisé à l'affront d'autrui pour se battre dans un conflit sempiternel. Des enfants qui meurent sur la route de la paix.

"C'est notre terre, nous la défendront de toute notre force" dit le Palestinien.

Le Juif aussi.

Chaque côté tranchera la main de la résistance. Si l'oeil louche, merci de l'achever.

Bien des choses se sont perdues sur beaucoup trop d'années. Sur la route d'une liberté mal précisée.

Sur la route de la paix.

L'Ogre Kissinger a dit "Nous n'avons pas d'amis, que des intérêts". Les présidents Étatsuniens honorent bien ce propos. Ils veulent se poser en héros. Sont affamés de réélection. Mais prudents à risquer leur futur. De peur d'être reconnu comme un créateur d'échec. Ils prennent donc la pose pour la presse. Sur des continents éloignés de la route de la paix.

Dans les vidéos trouvés dans la maison arabe, le kamikaze, kalashnkiov en main avec sa voix d'enfant. 

Excellent étudiant, admiré de ses contemporains, leader. Étudiant comme si il avait un futur. Il allait se faire sauter. A dit à sa mère qu'il avait un test ce jour-là. Ne lui avait pas dit que c'était un test sur lui-même. Et contre d'autres. Sur la route de la paix.

Le fondamentaliste assassin des deux côtés se tient sur la route de la paix. Les États-Unis arment Israël, leur offre des tanks, des stratégies de guerre et des munitions. Si Dieu est si bon et si grand, pourquoi ne change-t-il le coeur des hommes ?

Peut-être que Dieu lui-même est un peu perdu et a besoin d'aide. 

Peut-être que Dieu a besoin de toute notre aide. Perdu sur la route de la paix.

Égaré sur la route de la paix.

Désorienté sur la route de la paix.

Tout le monde meure sur la route de la paix. Israël s'assure qu'il ne soit que Palestinien. 

Et personne ailleurs, ne fait rien de bien. 

Rien de bien. 

Sur la route de la paix.