dimanche 6 août 2023

Artistes Tachés (L'amour est anarchie)

Ai-je encore le droit d'aimer les films de Woody Allen ? De Polanski ? Je crois que oui. Mais c'est une question qui me reste toujours en tête quand je le vois dans Manhattan, incarner un adulte amoureux d'une jeune fille de 17 ans ou dans Crimes & Misdemeanors montrer à sa jeune nièce ce que sont les bons films, en les voyant avec elle certains après-midi. Ou encore que je lis une de ses nouvelles où, sans humour aucun, un homme raconte sa passion amoureuse pour une femme, alors qu'il a aussi une liaison consentante avec la fille de celle-ci. 

Et que c'est le meilleur des mondes pour lui.  

Woody Allen a vécu tout ça. Jusqu'à nos jours. Il était partenaire de Mia Farrow et a aussi entretenu une liaison avec la fille adoptive de Mia et d'André Prévin, quand eux, étaient un couple. Quand Mia a découvert des photos de nudité de Soon-Yi Prévin, elle a légitimement mis fin à sa relation avec Woody qui lui, avec Soon-Yi, a continué de vivre sa vie amoureuse, jusqu'à nos jours. Malgré les 35 ans qui les séparent. Mia a essayé de monter les enfants que Woody et elle (et Frank Sinatra:) ont eu ensemble contre Allen, mais par deux fois elle a été prouvée manipulatrice des petits. Leur mettant des choses dans la bouche et dans la tête.  Empêchant toute cause de se rendre en cour. Adulte, les enfants de Mia et Woody croient encore ce que Mia leur a demandé de croire, enfants. Dans la parentalité malsaine, dur de faire plus efficace. Mais derrière la caméra, un peu plus d'une vingtaine de fois, sur 50 films, je l'ai trouvé intéressant. J'ai 23 de ses films dans ma collection et parmi ceux-ci facilement 5 dont je ne me départirais jamais. 

Si j'aime ces films c'est parce que parfois, j'y reconnais quelque chose de moi aussi. C'est là que ça peut devenir dérangeant. Mais ce ne l'est pas parce que ce que j'aime de lui n'est pas sa vie privée ni ses envies sexuelles, mais son humour, ses observations intelligentes, son audace à raconter une histoire d'amour comme dans Annie Hall, mais de manière fort originale pour l'époque. Love & Death peut me faire pleurer de rire. J'adore Fellini, j'adore donc aussi Stardust Memories, clair hommage à Federico. Deconstructing Harry est agressivement drôle. Et à voir, avec en tête le pire du pire de sa crise avec Mia. Crimes & Misdemeanors, près de Dostoievski que j'aime beaucoup aussi. Interiors, de Bergman. Manhattan est d'un esthétisme formidable. Enfin, y a beaucoup à aimer de Wood.

Mais si je vois Allen et Soon-Yi ensemble à un match de basketball, je fais la moue moi aussi. C'est une anomalie morale. D'abord pour l'âge entre les deux personnes. Impossible pour moi de trouver sain. Et il la connait depuis son enfance. À partir de quand était-il sexuellement attiré par elle ? Question tordue mais toujours présente sourdement. On pouvait avoir la même question en tête entre Céline Dion et René Angélil. 

Roman Polanski est un autre dont j'apprécie le travail. J'ai deux de ses films. The Fearless Vampire Killers et Rosemary's Baby. Mais Roman a fui les États-Unis en 1973 ou 1974, après avoir violé une jeune fille de 13 ans. Alors que Polanski était attendu en cour. Il tourne depuis l'Europe depuis. Intouché par la justice. 
Mais il faut dire que la jeune fille, maintenant adulte, ne tient pas à porter plainte. $e$ avocat$, oui.

Inévitablement, avec le temps, je revisites moins Polanski ou Allen. Qui me semblent pervertis par leur propre envies. Mais je sais que le jour où ces deux là trépassent, ce qui sera plus tôt que tard, Woody a 87 ans, Roman, 89,  j'aurai le réflexe plus facile de vouloir revisiter leurs oeuvres qui ne pourront plus évoluer. Ils ont d'ailleurs, à leur âge, beaucoup ralenti. 

Les écrivaines Doris Lessing et Sylvia Platt ont toutes deux abandonné leurs enfants, la première, en Afrique du Sud pour parfaire sa carrière d'écrivaine en Angleterre, la seconde en s'enlevant la vie avec un fils et une fille dans la pièce d'à côté. Anne Perry a assassiné la mère de son amie. Et vendu pour des millions de livres sur les meurtres et les mystères. Dont sa propre histoire. Mais leurs oeuvres sont extrêmement intéressantes à lire. 

Ces gens restent des artistes tachés. Ne le sommes nous pas tous un peu ? L'artiste est coupable d'être imparfait très publiquement, mais nous ? en privé ? pouvons nous légitimement nous prétendre si bien ?

Une chose qui m'a ouvert les yeux, vers mes 12 ans, à ma rentrée à l'école secondaire, et ça va paraître con de le dire comme ça, était cette idée qui ne semblait pas universelle d'emblée, de vouloir être quelqu'un de bien. Je dirais qu'encore aujourd'hui, je suis encore un peu naïf là-dessus. Je pars toujours de l'idée qu'on voudra faire le bien d'emblée. Honnêtement. Mais presque toujours, je n'ai pas raison de le croire.

On est plus dur avec nos artistes qui sont faillibles beaucoup plus publiquement. Pensons Joël Legendre. Acteur/animateur gay de la télévision québécoise. Menant maintenant une vie plus discrète depuis qu'on l'a coincé à soliciter des services sexuels à un agent undercover.  Mais ce que faisait Legendre était bénin. Si ce n'était pas un agent undercover, c'était un adulte consentant. Il a été tourné en dérision partout et sa carrière est restée relativement sur la glace depuis. En vous écrivant ceci, j'apprends que Miles Davis a stupidement fièrement dit qu'il avait abusé sexuellement de nombreuses afro-américaines. Sa musique sonnera un peu faux maintenant. 

J'ai plus de 400 listes de lecture sur mon téléphone mais reste incapable de m'en faire une de Micheal Jackson. Moralement. Je vois des enfants. la musique a quelque chose de sexuel selon moi. Les deux mondes sont incompatibles. Enfant & sexe. 

Quand nous sommes enfants, nos parents sont nos idoles. Puis, vient un moment où on s'étonne qu'ils soient faillibles. Il en va de même avec nos idoles. 

J'aimais beaucoup Van Morrison et Eric Clapton avant le Covid. Ils ont leurs listes de lecture chacun. J'ai titré péjorativement celle de Morrison Belfast Bandit. Celle de Clapton, dont on disait qu'il était dieu de la guitare car il est très habile de la corde de guitare, God is a Bigot. Parce que oui, Clapton en plus d'être con, est publiquement raciste. L'un, allant souvent avec l'autre. 

Ils ont fait des spectacles ensemble quand c'était interdit pendant le pire de la pandémie. Citant leur ignorance négationisme

Mais vous savez quoi ? Je ne verrai jamais Irréversible de Gaspar Noé. Ce dernier a dit qu'il avait tourné ce film et je cite "parce qu'il avait envie de tourner un viol". Et pour moi, une envie de viol, c'est criminel. J'ai pas ce type d'envie. Encore moins envie de la faire naître. L'affiche trahit même un fantasme. Dans ce cas précis, le privé bloque l'oeuvre publique.

L'amour est anarchie. Aimer nos artistes est souvent un confus bordel. 

Étrangement certaines des plus belles créations artistiques ont été créées par des gens horribles. On peut choisir dans la furie de notre bonne conscience de ne plus les visiter comme je ne le fais plus avec Micheal Jackson ou Noé. 

On peut aussi choisir de les voir comme la grâce articulée des imperfections que nous sommes tous.  

samedi 5 août 2023

5 Comédies Musicales

J'ai toujours, mais toujours détesté les comédies musicales. La suspension de l'authenticité narrative m'a presque toujours agacé profondément. 

Dès mon jeune âge, ma mère, qui avait 13 ans quand elle a vu West Side Story, et en était restée une grande fan, l'avait réécouté avec moi. On avait le 33 tours qu'on connaissait lui avais demandé les images dans la pochette faisaient référence à quoi et elle avait choisi de louer le film au club vidéo pour nous le montrer. Je savais que ça allait chanter, mais bon, je n'avais jamais vu de films chantés. Ne voudrait plus en voir. Ça ne me convenait pas, ce type de proposition.

À l'âge, (7-8 ans, mes soeurs 6-7 et 4-5) où je découvrais tout juste que ce n'était pas tout le monde sur terre qui d'emblée souhaitait être bon et sain dans la vie, il fallait que je prennes au sérieux deux gangs de rue rivales qui se menaçaient en chantant et en dansant ? 

What the fuck ?

Si je veux sentir de la rage et de la colère, je veux voir une veine sortir du front de Peter Finch dans Network pas taper du pied en claquant des doigts. 

Plus tard, à la télévision, dans un film qui passait, Frank Sinatra s'accouderait au bar et venant tout juste de dialoguer avec deux autres personnages, commencerait soudainement à chanter, me faisant éclater de rire. Ce qui n'était aucunement le but de la scène, j'en suis certain. Alain Resnais, Tim Burton, Woody Allen donneraient aussi dans la comédie musicale, chaque fois m'irritant davantage. 

J'ai commencé La La Land et The Nightmare Before Christmas (2 fois celui-là) sans savoir (me rappeler) que c'était des comédies musicales. Comme je jettes une orange ou un fruit qui me jute partout dans les mains en l'épluchant sans même y prendre une bouchée, j'ai tout de suite arrêté mon visionnement pour remettre le film dans sa boîte et le renvoyer à la bibliothèque. Mon club video personnel. Aucune ouverture ne se trouve chez moi pour celui ou celle qui, soudainement commencera à me chanter son texte. 

J'ai même scénarisé un film, étudiant, où quand on devenait ridicule, on commençait à parler en chantant. On a ri, mais on l'a jamais tourné.

Mais comme toujours, il y a exceptions. 

Chicago de Rob Marshall

J'ai travaillé fort pour en trouver un 5ème. L'histoire de deux femmes des années 20 assassinant ceux et celles qui les tracassent et défendue par un avocat au veilletées louches nous est chantée avec une certaine part de charme et d'excitation visuelle. Renée Zelwegger avant d'être momifiée par les chirurgies plastiques et Catherine Zeta-Jones portent ce film sur leurs épaules et je ne mens pas en disant que j'avais l'impression de voir Richard Gere jouer un personnage pour la première fois. Dans Days of Heaven, American Gigolo, An Officer & a Gentleman, The Cotton Club, Internal Affairs, Pretty Woman, j'ai eu l'impression de voir chaque fois le même personnage sans émotion. Je me rappelle avoir tapé du pied pour Chicago. Ce qui est bon signe.

Mamma Mia de Phyllida Lloyd

Pour les films suivants, si j'ai apprécié le film, c'est majoritairement en raison de la musique qui y sera chantée. Tiré de la comédie musicale que les deux mâles d'ABBA avaient écrites mettant en vedette leurs oeuvres, une jeune fille qui va se marier, invite son père, au mariage, mais comme maman était volage, elle reste incertaine parmi trois anciens copains qui se pointent tous les 3. L'intrigue reste sur le ton du badinage, deux personnages secondaires féminins sont probablement les pires faire-valoir de l'histoire du genre, mais Amanda Seyfried est toujours délicieuse pour l'oeil, la musique d'ABBA donne facilement le sourire, le décor est assez intéressant et Meryl Streep, comme d'habitude, se surpasse. C'est d'ailleurs un projet qui partait d'elle quand elle a été voir la comédie musicale avec sa fille et que celle-ci lui a supplié d'en faire son prochain projet. 

Across The Universe
de Julie Taymor

Evan Rachel Wood, Jim Sturgess et Joe Anderson jouent (et chantent) avec la chanteuse Dana Fuchs qui fait ses débuts au cinéma dans un hommage l'univers et aux oeuvres des historiques Beatles. Des dizaines de clins d'oeil sont faits dans ce film autour de la vie des Beatles, de leurs créations, de leurs histoires d'amour et de leurs peines. On place l'action dans les années 60 qui les ont glorifiés, et chez les jeunes, qu'ils ont transformé à jamais. Comme le monde de la musique. Des caméos de Bono, Salma Hayek et Joe Cocker. Et une musique formidable.

Tommy de Ken Russell

J'étais un fan de l'album avant de voir le film. Il s'agissait de l'un des premiers disques compact (double) que j'avais alors acheté. Je suis aussi un fan de Ken Russell. Altered States, Aria, The Lair of the White Worm, Whore. Je veux aussi voir The Devils, Women in Love, Gothic, Crimes of Passion. Je me magasine un festival Russell sur le net. Le disque des Who racontant l'histoire d'un jeune homme sourd, muet et aveugle, incarné par le chanteur Roger Daltrey lui-même, assez petit de taille, en film mettra aussi en vedette Oliver Reed et la splendide Ann-Margret, Elton John, Eric Clapton, Tina Turner, Paul Nicholas, Jack Nicholson, Robert Powell et les trois autres membres de The Who, Keith Moon, Pete Townshend et John Enstwhistle. David Bowie avait été pensé pour l'Acid Queen mais il a refilé à son amie Tina. Bon coup pour tout le monde.

Pink Floyd-The Wall d'Alan Parker`

Album fétiche de mon adolescence, j'en connaissais toutes les paroles. Fortement inspiré de la vie et de la mort de son père, tué durant la seconde grande guerre, Roger Waters a choisi Parker pour mettre en images son opus anti-guerre. Pink est incarné par Bob Geldof, chanteur irlandais des Boomtown Rats, Bob Hoskins joue un gérant de la musique rock et Joanne Whalley, à tout juste 18 ans, joue une groupie. Gloire, déchéance, guerre, dévastation mentale, troubles post-traumatiques, deuil, solitude, auto-destruction, errance, tout y est évoqué. Film clairsemé de l'animation de dessins de Gerald Scalfe et Micheal Seresin.

Mentions honorables: The Rolling Stones Rock'n Roll Circus, The Song Remains The Same, Sign O' The Times, The Last Waltz, One+One (Sympathy For The Devil) qui ont parfois quelques éléments de surréalisme, mais pas de réelles trames narratives. 

J'ai ces 8 films dans ma vidéothèque pas Chicago ni Mamma Mia

vendredi 4 août 2023

Les Trois Morts de Marilyn

 Elle venait de finir de tourner The Misfits pour John Huston avec Clark Gable.

 Les mauvaises langues disaient alors que Marilyn Monroe l'avait conduit à la tombe prématurément sur le tournage avec ses caprices, ses retards et son immaturité. 

Gable est été victime d'une crise cardiaque deux jours après la fin du tournage et en est décédé 10 jours plus tard. Nul ne savait alors que Monroe allait le suivre dans les mêmes 12 mois.

La plupart des gens meurent une seule fois. Marilyn est morte trois fois. Pour un tas de journalistes mâles, qui étaient de ceux qui s'étaient appropriés une vérité très sexuelle autour de Monroe, la seule manière d'expliquer sa mort est de la mettre en scène au travers du prisme de la comploshère. Elle était si immense icône, qu'il fallait totémiser sa mort. Elle est morte une première fois, puis, une seconde, finalement une dernière fois.

Cette immortelle.

Mort #1: Le problème avec le suicide.

Peter Lawford n'a pas cessé d'appeler MM tout l'après-midi. Elle était dans une très belle forme selon les standards Marilyn. Lawford voulait l'inviter chez lui, lui qui était marié à la soeur de Bobby et John (Jack) Kennedy. Elle avait promis d'y être, mais après plusieurs appels, son ton avait changé, elle murmurait et mâchait mal ses mots, semblait aux prises avec l'alcool ou quelque chose, était difficile à comprendre. Peter entendait mal lui-même car les sons du party chez lui étaient bruyants. Mais il a entendu ses hantés derniers mots: "Dis adieu à Pat (sa femme, soeur de Bobby & Jack), dis adieu à Bobby, à Jack et je te dis adieu à toi qui est si bon avec moi. " Peter n'a plus eu de ses nouvelles. Il s'est inquiété. Il a appelé son gérant, et Eunice Murray, sa bonne, qui a dit que tout allait bien, sans vraiment déranger Marilyn. Il ne voulait mêler aucun Kennedy à une situation inquiétante. Il a appelé l'avocat de Marilyn.

À 3h du matin, Eunice est bloquée face à une porte "barrée". Comme Marilyn ne répond pas à la porte, elle appelle son docteur, le Dr.Greenson. Ce dernier s'est rendu sur place (au lieu d'appeler les autorités) et a brisé la fenêtre afin d'y entrer par celle-ci. Il découvre Marilyn nue, combiné du téléphone au bout de la main, des boites de pilules tout près. 45 minutes après son arrivée, Greenson appelle la police. Puisqu'elle avait "un historique de tentative de suicide" et de deprésssion, sa mère avait été atteinte de maladie mentale, on a vite fait 1+1. Probable suicide. La presse l'a cru, le monde entier l'a cru. Jo DiMaggio ne l'a pas cru. Il a toujours dit "je sais qui l'a tuée. Je ne veux pas briser la vie d'autres gens". 

Elle n'était pas suicidaire du tout. Elle avait renoué contact avec Jo DiMaggio et renouvelé son contrat de films. Bien que le tournage de Something's Gotta Give était rendu complexe par son attitudeet ses retards, il y avait de beaux projets à venir dont un ironique titre What a Way To Go. Elle avait aussi gagné le rôle titre de The Jean Harlow Story. Et un fait trop accepté, elle n'était accroché ni à Bobby, ni à Jack Kennedy. Encore moins avec Greenson. Elle n'a couché avec Jack qu'une seule fois. Ce sont des faits confirmés depuis. Ce n'est pas Fox News qui vous dirait ça. 

Elle avait besoin de ses pilules pour dormir et pour vaincre son anxiété. 

Mort#2 Opération Mute Blonde. (taire la blonde)

Bobby Kennedy arrive pour faire le ménage autour de Marilyn. jack couche avec elle, elle veut le revoir. Bobby couche avec elle, elle veut le revoir. Le Dr.Greenson couche avec elle, elle est dépendante des trois. Non, non, et non. Rien n'est vrai. Jack, une fois. C'est tout. Bobby est beaucoup trop pieux de toute manière. Mais il bande pour elle. Ils se parlaient souvent. Bobby dit à Greenson qu'il faut taire celle qui menace de tout exposer dans une conférence de presse très bientôt. Greenson doit être le liquidateur, il en a les armes. C'était l'histoire de sa vie, la faire taire, l'utiliser comme les hommes la veulent. Greenson lui injecte une dose importante de Nembutal et de chloroxydrine fatale. L'autopsie trouvera effectivement ça dans son corps, mais aucune trace de résidus de pilules. Et une entrée de seringue. 

Elle ne sera pas suicidée ni assassinée sous l'ordre de Bobby Kennedy.

Mort#3 Le scénario Eunice. La vérité. 

Eunice Murray est la bonne de Marilyn. Ce 4 août 1962, Greenson a des projets en soirée. Il ne veut pas être dérangé par Marilyn, Il est l'unique homme sur terre à refuser un samedi soir en compagnie de MM. C'est en après-midi qu'il lui livre ses pilules. MM lui dit qu'elles ne fonctionnent pas, il lui fait le coktail Nembutal/chloroxydrine à administrer en seringue. Mais ne sait pas qu'un autre docteur, avec lequel Greenson communique mal, lui a déjà administré de la chloroxydrine. Ce que raconte Grrenson est pratiquement tout faux. Ce qui est vrai est que le premier policier à arriver sur place, Jack Clemons, le fait à 4h35 du matin. Et il tombe sur Eunice en train de faire...la lessive dans la nuit. Pourquoi ? Eunice dit avoir trouvé Marilyn morte à minuit. Pourquoi 4h d'attente avant les policiers/ambulanciers ? Greenson s'est alors interposé et a mis fin à la discussion sous prétexte que le publiciste de Marilyn devait accepter les propos sur sa cliente. Connerie. Un détective arrive et Eunice change sa version des faits disant que MM est découverte sans vie à 3h du matin. Elle devient plus vague dans tout ce qu'elle dit. Une ambulance avait bien été sur les lieux dès minuit. On l'apprendra plus tard. Mais avec un cadavre et une enquête probable, ils ont dû faire demi-tour. Ce n'est pas à eux d'intervenir dans des cas comme ça et contaminer la scène. 

Greenson est tout à fait sur place dès minuit. Et constate qu'il lui a donné une prescription de trop. C'est ce que Greenson confirme à l'avocat de Marilyn autour de minuit. Comme il est à un souper en soirée, c'est à Eunice qu'il avait confié la tâche de lui injecter ce qui la rassurerait. Mais Eunice n'en a pas le talent. La fera saigner dans les draps. Voilà pourquoi elle lavait les draps dans la nuit. Aussi parce que l'accumulation et la confusion des drogues qu'elle a prise ce soir-là provoquent des pertes. Et la tueront au final. Les menteries tombent toutes. La porte ne pouvait pas être barrée car la barrure était non fonctionnelle. Du nouveau tapis venait d'être installé et les retailles et débris faisaient en sorte que la porte ne fermait même pas. La fenêtre a été brisée par fabrication de scénario mal ficelé. 

Peter Lawford et l'avocat de Marilyn confirment aussi avoir appris la mort de leur amie respectivement à 1h30 du matin et 0h15. Donnant ainsi tout le temps, entre 1h30 et 4h35 à Eunice et Greenson pour bâtir l'idée d'un suicide en vidant ses pilules, lavant les draps, cassant la vitre, penser mensonge et ainsi de suite.  

Marilyn est morte de négligence. 

Aujourd'hui, il y a 61 ans. À seulement 36 ans.   

Ravalez vos complots. 

jeudi 3 août 2023

Cinema Paradiso*******The Descendants d'Alexander Payne

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: Le cinéma!

Je l'ai largement consommé, le fais encore, l'ai étudié, en fût diplôme, y ai travaillé, en fût primé au FFM, et m'en suis retiré. Mais le cinéma ne s'est jamais retiré de moi. 

Je vous parles d'un film que j'ai souvent dans ma collection, un film que j'ai aimé pour sa réalisation, son décors, ses thèmes, son histoire, ses interprètes, son montage, son audace, souvent tout ça, bref, je vous parles d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. 

Cette fois, un film de cet endroit, où très aujourd'hui, on s'en va.

THE DESCENDANTS d'Alexander Payne.

Le film a une fin heureuse. Ce qui, techniquement, le place dans la catégorie des comédies. L'action se déroule là où nous sommes, plus tard aujourd'hui (demain ?) dans le paradis d'Hawaï. Mettant en vedette Georges Clooney, dont je respectes beaucoup les choix, qui suggèrent presque toujours de passer un bon moment. Mais le film est beaucoup plus que simplement plaisant. Clooney y trouve un rôle assez profond de la plume d'Alexander Payne, qui a aussi écrit les excellents et très humains Nebraska, About Schmidt et Sideways. J'ai aussi Sideways parmi mes films. Failli vous parler de celui-là. Payne est très habile pour traiter d'humanité, voilà pourquoi je l'aime tant. 

Hawaï est la co-vedette de ce film. Le décor est exceptionnel. Nous l'avons visité en 2007. Oahu Island. On la refait 10 jours à partir d'aujourd'hui. Puis 8 autres sur l'Ile de Kaui, là où ce film se déroule. Je connais le décor. Je connais aussi et comprends le sentiment d'appartenance des gens de la place pour ce paradis terrestre. Leur envie de protéger l'environnement est 200% compréhensible. Le respect des traditions est aussi importante chez les habitants. Ça parle à l'autochtone en moi. Beaucoup de l'intrigue tourne autour de Matt King, courtier immobilier joué par Clooney, descendant des premières familles caucasiennes propriétaires de terrain, qui doit décider si il vendra une partie des terrains pour favoriser le développement touristique tout en ayant à composer avec une crise personnelle. 

Le film ouvre sur la femme de King, enthousiasmée de faire du ski nautique pour la dernière fois de son vivant. Ce que personne ne sait encore. À Waikiki Beach, là où nous allons précisément, aujourd'hui (ou demain ?). Matt est le porte parole des détenteurs de parts familiales sur les terrains et le principal actionnaire. Sa femme est victime d'un accident en ski nautique qui la plongera dans le coma. Matt sort sa plus vieille du pensionnat et apprend à être monoparental avec leur deux adolescentes. Les instructions de son testament disent qu'en cas de support de vie artificielle, il faudra débrancher. C'est lourd à prendre comme décision. Dans la foulée d'une famille qui rêve des millions qu'ils feraient en vendant les terrains.

C'est plus grand que nature. Ce, avec quoi doit composer Matt. Émotivement et financièrement. Sa vie se complique davantage quand il apprend d'une source étonnante que sa femme le trompait. Ses ados ne veulent pas qu'il vende les terres, mais le cousin, joué par un parfait Beau Bridges, ne veut rien entendre d'hésitations sur le sujet. Celui-la, et plusieurs autres, veulent devenir millionnaires. 

L'histoire est inspirée de livre de Kaui Hart Hemmings, fille d'un fameux surfer d'Hawaï dont on retrouverait beaucoup d'elle dans les deux ados et dans la trame racontée. Payne reste subtil sur les intentions de Matt et rien n'est jamais plus payant que des personnages qui pensent à l'écran. On est forcé de les suivre car on ne sait pas ce qu'il réfléchit. On est mentalement kidnappé en ce personnage. Investi. 

Matt perd des liens sentimentaux triplement de manière inattendue. Il perd sa conjointe. Qui elle, l'avait largué. Matt ne sait plus si il veut vendre. 

Payne joue toujours de finesse dans les traits d'esprits et les intentions de ses personnages. Laura Dern dans Citizen Ruth face à son bébé à naître ou pas. Son père Bruce, dans Nebraska. Jack Nicholson dans About Schmidt. Paul Giammato qui déchante dans Sideways. Des personnages enrobés de complexité entouré de fameux seconds rôles. Ici, Robert Forster, incarnant le père de la défunte, qu'on sent n'avoir jamais accepté Matt et qui lui reproche d'avoir été si mauvais mari qu'elle était dans ce bateau fatalement au lieu d'être avec lui. Puis, il y a celui avec lequel elle avait une affaire. Et sa femme à lui, cocufiée aussi. 

Beaux personnages.

Il y a beaucoup plus subtil et complexe qu'un simple axe méchant/gentil. Même le cocufieur et le cousin qui veut devenir millionnaire n'arrivent pas à être complètement le mal. Robert Forster et sa relation avec le chum de la plus vieille de sa fille (et de Matt) est assez hilarante. 

On se sent investi dans leur vie et sur leurs îles comme on le sera, tous les 4, reprenant où on avait laissé il y a 16 ans. Shailene Woodley est une fameuse découverte dans le rôle de la plus vieille des filles de Matt et de sa femme mourante. 

L'intelligence avec laquelle Payne dirige Clooney, et l'intelligence avec laquelle Clooney joue, nous aide à comprendre tout ce qu'il comprend au bon moment. Et on arrive aux mêmes conclusions assez facilement.

Alexander Payne est un de ses réalisateurs qui m'épate de films en films. 

Parce que subtil, humain et habile.    

mercredi 2 août 2023

Juste Pour Être Ensemble

Je vous ai beaucoup parlé de musique dernièrement. 

C'est né du criant besoin d'évasion qui nous habite.

Et auquel on répond dans la nuit de mercredi et de jeudi. 

Twing Ling, 53 ans, Hunter, 51, Monkee, 24, Punkee, 20, fuient vers Hawaii dans la nuit. 

Pendant la pandémie, particulièrement 2020, nous étions tous les 4 services essentiels. L'amoureuse dans les services financiers. Moi, dans les rues au service des bacs de compost, déchets et recyclage en périls. Monkee, étudiant paramédic, exigé sur le terrain, Punkee, étudiante en soins infirmiers, exigée aussi dans la CHSLD. La télé de TVA qui titrait dramatiquement "Le Québec est en pause" nous faisait hurler. 


Pas chez nous, non, jamais été plus actifs. On ne se voyait plus. Jamais n'étions nous tous les 4 au même endroit. Sinon quelques fois endormis tous les 4 dans le même logis, mais à des moments différents. Mangeant rarement ensemble. Se saluant parfois d'un air amusé (et fatigué) quand on se croisait d'un "Hello stranger" de temps à autres. 

Pandémie s'amenuisant, on s'est retrouvés peu à peu. 

Mais depuis deux semaines, on y est revenu. Nous quittons 18 jours hors continent. La belle et moi on travaille comme des fous afin de ne pas laisser nos navires couler pendant nos absences. Elle, ne terminant jamais plus tôt que 20 heures, moi, formant les trois personnes qui me remplaceront entre 6 le matin et 15h et courant les affaires de dernière minute.

Punkee a connu quelques épisodes de vacances-avant-les-vacances, avec son amoureux, en sea-doo sur le St-Laurent suivi d'un week-end, toujours avec son amoureux, mais avec aussi une dizaine d'ami(e)s, à Charlevoix, dans le bonheur absolu. Le zen avant la tempête infirmière. 

Monkee est plus désorientant. Futur travailleur de nuit, il les occupe activement de plus en plus. Je quitte pour travailler à 5h le matin. je l'entends corrompre un(e) ami(e) en jasant au sous-sol, son domaine, ou en jouant sur la Twitch. Ce qui fait que lorsque je reviens du travail, autour de 16h, bien souvent, il vient de se lever. Ou a quitté pour vivre son "matin" ailleurs. Il découche 5 soirs sur 7. Je le comprends. À 24 ans, je n'était plus chez mes parents depuis 6 ans. Et peut-être le même style de vie. On ne s'en est jamais parlé, mais il suit ma tengeant auto destructrice.Comme il ne sera pas paramedic engagé autrement que par le gouvernement, donc pas avant l'automne, il compte vivre tout ce qu'il a envie de vivre avant d'être étouffé par les horaires qu'il ne pourrai plus choisir. 

On a donc peiné à être tous ensemble depuis 7 jours. Premier repas à 4 hier. Unique repas à 4 en une semaine. Probablement parce que justement, il est minuit moins une et nous avions besoin du cercle familial afin de tout conjuguer aux mêmes temps de verbes.  

Dans le chaos de ma semaine, afin de me garder un pied dans l'eau, dès que j'avais une chance, j'errais sur Spotify, sur Twitter ou sur Threads. Ou sur TikTok. Mais c,est si vain Tik Tok, siiiiiiiii vain. C'est du narcissime croisé avec de la soft porn avant d'être interressant une fois sur 15. Twitter, son propiétaire est si vil, siiiiiiiiiiiii vil, milliaradaire troll qui se calisse d'absolument tout. Surtout des autres. L'autre pour Dr.Evil Musk, c'est une simple chance de faire des sous avec. Cette semaine, il a fait tomber les lettres de Twitter sur l'édifice des bureaux de San Francisco, sans permis, et fait installer le X qu'il impose depuis. Sans permis aussi. X semble une obsession pour lui, son fils est aussi baptisé X. 

Xpliquez moi quelqu'un. Comment avoir du respect pour cet être si abject ?

Je n'essaie plus. Musk disait que son père était le plus sévère des trous de cul. Il en est pomme. 

Pomme de discorde idéalement. Troll olympique.

J'oscille encore entre TwitterX et Threads. Le premier restant si fier imbécile, le second restant naive lune de miel.   

 C'est drôle, écoutant de la musique toute la semaine, j'ai eu l'impression cette semaine qu'on était tous à la fois en confusion mentale comme on le serait en écoutant Bitches Brew de Miles Davis, tout en étant tout à fait forcé de rationaliser les modalités de notre départ et de nos séjours pendant 18 jours sur deux îles avec la cérébralité d'un album de Talking Heads, mais en cherchant la chaleur d'Holly Cole rendant hommage à Tom Waits. Pour y trouver au final la trame sonore de The White Lotus.

On se rend au White Lotus. Personne ne mourra. Personne ne se séparera. Personne ne pleurera.

Si on y va, c'est pour charger nos âmes et nos coeurs. C'est pour nager dans le bonheur dans l'oeil de l'autre. C'est juste pour être ensemble.

Des mots qu'on ne lit plus, n'entend plus.

Des mots toujours indispensables: Juste pour être ensemble. 

Reports des angoisses. 

(Ce blogue restera peuplé jusqu'au 21 août prochain, peut-être moins collé sur l'actualité)

mardi 1 août 2023

Sages-Femmes de Studio

Bob Johnston est né dans une famille musicale, dans les années 30. Sa grand-mère écrivait de la musique, et sa propre mère, Diane Johnston faisait de même, signant des morceaux pour Gene Autry ou Asleep at The Wheel. Après un passage dans la Navy, dans les années 50, Bob et sa mère ont collaboré ensemble à écrire pour Mac Curtis. Dans le style rockabilly. Il a même enregistré sous le nom de Don Johnston. 

À 32 ans, il travaille pour la maison de disque Kapp Records comme arrangeur musical et à la production. Il épouse aussi Joy Byers, qui écrit de la musique avec lui. Ensemble, ils écrivent beaucoup. Ils écriront près de 20 chansons pour Elvis et quelques autres artistes. Donc Bill Haley & His Comets. 

Il passe à la production pour Patti Paige, puis, obtient le contrat pour produire Bob Dylan, au moment où il passe électrique. Entre Bob, ils s'entendront à merveille. Ils travailleront ensemble 6 albums. Entre 1965 et 1970. Au début de la chanson To Be Alone With You, Dylan se demande si Johnston enregistre bien et lui pose la question "Is it rolling, Bob ?" avant de passer à la chanson. Extrait qu'il a gardé sur l'album Nashville Skyline. 

Johnston a travaillé avec Simon & Garfunkel. Il est aussi l'homme derrière le fameux Live at Folsom Prison de Johnny Cash. Qui demandait une production particulière en milieu carcéral. Il travaillera 7 fois avec Cash. 3 fois avec Leonard Cohen aussi. 2 fois avec Pete Seeger. Une fois avec Loudon Wainwright III et à ma grande stupéfaction, il est aussi le producteur d'un de mes albums préférés: Fisherman's Blues, des Waterboys. 15 chansons du coffret de 1988.

On le disait sophistiqué et mettant tout le monde à l'aise, laissant l'artiste créer à sa guise et favorisant continuellement les idées nouvelles. Un de ses collègues à bien suivi les manières.

Tom Wilson

Tom est né au Texas dans les années 30. Jeune humain à la peau noire, il a donc composé très tôt avec le compromis social. Intelligent et scolarisé, il est universitaire orienté vers le jazz dans la radio étudiante de l'Université Harvard. Il empruntera de l'argent afin de fonder sa propre maison de disque produisant les premiers efforts de Sun Ra et Cecil Taylor. Il produit du jazz jusqu'au début des années 1960.  

Bob Dylan lui confie un texte d'une quinzaine de pages. qu'il finira par abréger et condenser dans un morceau de musique qui deviendra épique, de plus de 6 minutes. Ce qui reste encore un empêchement d'être un jour diffusé à la radio. Mais ce n'est pas Wilson qui le dira à Dylan. Il aime le risque. Il est lui aussi, très en faveur de l'innovation. La chanson dure 6 minutes. Ce sera la radio qui pliera, la jouant régulièrement malgré sa durée. 

Mais avant 1965, Wilson avait enregistré les trois albums précédents de Dylan qui avaient fait des malheurs dans l'univers folk, partout dans le monde. Il avait aussi produit les 4 derniers morceaux de The Freewheelin' Bob Dylan. Il produit aussi le premier album de Simon & Garfunkel, cet album comprenant la version acoustique de The Sound of Silence. Ce qui l'a aussi mené à travailler Mr Tambourine Man avec The Byrds. Wilson et Johnston travaillaient tous les deux pour des filières de Columbia Records. 

Face à un grand maigre moustachu et son band il n'entend qu'une seule chanson blues qu'il amène en studio, il reste surpris qu'ils soient finalement nettement autre chose aussi. Et donne son aval à tout ce que ces freaks proposent. Avec flair. Il a travaillé avec The Animals. Même si c'est Andy Warhol qui est le nom du producteur sur l'album The Velvet Underground & Nico (parce qu'il paie tout), Warhol, techniquement, ne produit rien. Tom Wilson fait le travail. Mais s'efface devant le plus grand nom commercial. 

Quand Dylan enregistre Like a Rolling Stone, un jeune ami à lui passe en studio dans l'espoir d'être recruté pour y place de sa guitare. L'ouverture ne se présente pas pour ce jeune homme. Mieux encore. 

Al Kooper

Koop à gauche
Al sait jouer de plusieurs instruments, dont le piano. Al Kooper a 20 ans. Dylan vient de demander à Frank Owens de passer de l'orgue au piano quand Kooper demande à Wilson, entre deux prises de son, si il peut aller à l'orgue. Il a une idée d'arrangement pour l'orgue Hammond sur le morceau. Wilson lui répond qu'il n'est pas joueur d'orgue. Ce qui n'est pas lui dire non. Kooper s'installe donc à l'orgue et oublie de couper son micro. Quand Dylan et son band font le morceau pour la xème fois, il entend ce que Kooper a improvisé. Wilson lui dit qu'il effacera, qu'il n'y a rien à craindre. Non seulement Dylan lui dit qu'au contraire, monte le son là-dessus, je veux tout ça, mais fait de Kooper un membre de son band par la suite Kooper aura la chance de rencontrer et de travailler avec Mike Bloomfield, dont il admire le talent. Il jouera du piano et de la guitare sur  le chef d'oeuvre Blonde On Blonde. 

Kooper sera claviériste pour The Blues Project et The Who et formera Blood, Sweat & Tears. Il sera pianiste d'un album de Jimi Hendrix Experience. Pour Let It Bleed des Rolling Stones, il est au piano et joue du cor français sur le mémorable dernier morceau. 

Les sages femmes sont indispensable et admirables dans la naissance d'un bébé.

Inspirantes aussi, de vraies super-héros.

Ces trois-là ont aidé à faire accoucher de petits bijoux musicaux.