Pendant que tous nos yeux sont sur les lutteurs en bobettes rouges et ceux avec une casserole sur la tête, il y a les rats derrière qui donnent des coups bas.
Les conservateurs avec leur projet de loi sur le budget C-38 prévoient de modifier 70 réglements qui en somme rendront la voie beaucoup plus facile à l'exploitation des sables bitumineux.
-L'Office Nationale de l'Énergie qui participe activement et efficacement à la poursuite de la viabilité de l'avenir énergétique candienne, qui peut dont mettre son nez partout et soulever des impairs a maintenant de seulement deux ans pour rendre une décision. Ce qui l'oblige à travailler plus vite, ou plus agréablement pour les conservateurs peut-être, à laisser tomber quand le dossier tardera à arriver ou sera trop lourd assurant l'échec de la livraison des conclusions.
-De toute façon un autre point souligne que le gouvernement peut ignorer les décisions de l'ONE pour autoriser des projets. Faisant du même coup de l'ONE, un filtre inutile.
-Ces mesures rétroactives sont suggérées en fait dans le simple but de faire passer le projet de pipeline en Colombie Britannique, un projet largement décrié par la communauté locale.
- La définition des «effets environnementaux» de l'impact des projets est maintenant réduite aux poissons, aux oiseaux migrateurs et à quelques espèces aquatiques.
- La Commission canadienne de sûreté nucléaire, généralement favorable à l'énergie nucléaire puisqu'elle la défend et la protège, fera des évaluations environnementales (!).
-Le droit de jeter des détritus en mer, limité à une seule fois par année est maintenant quadruplé.
- La Loi sur le cabotage est modifiée pour faciliter la tenue de tests sismiques, une mesure qui pourrait faciliter l'exploration pétrolière en mer.
- Abrogation de la Loi sur l'implantation du protocole de Kyoto, qui oblige le Canada à respecter les cibles du traité et à rapporter ses émissions de gaz à effet de serres aux Nations unies.
La liste est encore longue et les visées claires. D'autant plus que Stephen Harper a dit la semaine dernière en Europe qu'il "faudra éliminer ceux qui se mettent en travers de son chemin".
Ce sont ces mots. Des mots généralement entendus de la bouche de dictateur en régime totalitaire.
C'est le bitumineux dont on veut faciliter le passage. Le payant bitumineux. Le polluant bitumineux aussi. Pour ça, il faut cacher tout ce qui rappelle que c'est aussi extrèmement polluant.
Difficile de ne pas voir notre pollution comme étant clairement les conservateurs, eux-mêmes.
8 millions pour la reine?
Un symbole éculé d'une royauté étrangère?
Cette relique monarchique éculée?
WTF?
Réformes profondes en immigration, à l'assurance emploi et aux droits d'auteur, démantèlement des laboratoires de recherche, fiasco financier et technique des F35, retour des débats reétrograde sur l'avortement, durcissement des peines (et fermeture de prison en parrallèle!), et maintenant décomposition d'une partie du système d'évaluation environnementale...
Tout ça se cache dans le projet de loi réformateur C-38. Une cochonnerie morale dont 159 amendements seront votés et débattus par les partis d'opposition dès cet après-midi et assuréement pour les 24 prochaines heures. Un conservateur (fouétté depuis) et d'ex-conservateurs se sont aussi élevés contre cette loi d'olibrius omnibus.
Ce sont les architectes d'un Canada redessiné en pays étranger que l'Ontario et le Québec ont mis au pouvoir en mai 2011.
Les casseroles ont aussi été sorties ailleurs dans le pays. Ce n'était pas pour soutenir les étudiants québécois dans leur lutte.
C'était pour entonner la symphonie pour casseroles avec cuiller à pot pour écoeurer les chaudrons au pouvoir.
mercredi 13 juin 2012
mardi 12 juin 2012
Friandise Sucrée
Lori avait averti sa voisine.
"Je ne serai pas disponible pour garder vendredi, je suis invitée à une soirée du grand prix".
Les manoeuvres étudiantes allaient-elles forcer, par un mouvement de contestation, l'annulation de l'activité au centre-ville? Sean l'avait invitée. Il y aurait aussi Daniela, Eliane, Sabina, Stéphanie, Erwin, Tony P., Tony A., Alberto, Alex & Sandy.
Ce serait une sacrée soirée ce soir-là, elle se promettait beaucoup de plaisir entre amis. En préparation pour ce vendredi sacré, elle allait quitter vers 17h00 car un 5 à 7 était prévu en ville avant la soirée en l'honneur Grand Prix.
En quittant la maison, elle croisa la petite Marie-Soleil, 9 ans, cette voisine qu'elle aurait pu garder ce même soir.
"J'attends ma mère, on a une activité à l'école, elle va venir me porter. Un truc sur les insectes..."
Marie-Soleil avait l'air intimidée. Même si elle connaissait Lori depuis toujours, elle était soudainement gênée face à elle. Il y avait 10 ans de différences entres les deux filles mais une complicité fraternelle existait généralement entre les deux filles.
"T'avais besoin d'une gardienne hein je pense?" demanda Lori.
"Oui j'en ai une, ça va être Marianne, la fille des Souque sur la rue Côté, elle va venir après la soirée des bebittes... Pourquoi tu peux pas toi?"
"Parce que j'ai une soirée avec des amis en ville...je peux pas..." dit Lori avec une moue de fille foncièrement déçue.
"Tu vas où?"
"Je vais au Grand Prix"
"C'est tu pour ça que tu t'habille comme ça?"
"Que...que quoi?"
"...C'est quoi le Grand Prix?" demanda Marie-Soleil.
Lori pensa une fraction de seconde que c'était elle le Grand Prix à se déguiser en bonbon pour l'oeil. Le faisait-elle pour plaire à Sean ou à Erwin? Le faisait-elle pour rivaliser avec Daniela ou Sandy qui seraient assurément les deux plus belles femmes, les plus désirées de son groupe de la soirée? Le faisait-elle finalement pour mieux s'intégrer à la parade? Peut-être tout ça en même temps. Elle ne le faisait certes pas pour elle. Enfin un peu, elle en avait envie. En avait-elle envie? Ben oui, elle en avait envie.
Elle ne savait pas, mais n'allait quand même pas se justifier auprès d'une petite fille de 9 ans. Sauf que là, elle devait expliquer. Pas sa tenue, le Grand Prix.
"C'est une grande fête avec plein plein plein de monde..."
"Qui?..." demanda trop vite Marie-Soleil
"Qui?...plein plein de monde de partout..."
"Moi je pourrais y aller?"
"Euh...pas vraiment c'est une soirée pour grands..."
"Toi t'es grande..."
"Oui..."
"C'est pour ça que tu t'habilles comme ça..."
Sa tenue finalement...
Lori pensa Ta gueule petite conne, toi aussi tu seras sur le marché un jour et tu seras aussi esclave que moi du maquillage, des micros-fringue qui dévoilent et du regard des autres mais se contenta d'une réponse plus diplomatique. Elle lui sourit d'abord en lui passant la main dans les cheveux.
"Tu me trouves pas belle?"
"Ben j'sais pas..." dit Marie-Soleil, gênée.
Lori mit sa réponse sur le compte de la jalousie de voir celle qu'elle aurait voulu avoir comme gardienne la laisser tomber. Difficile de gérer l'égoïsme infantile.
Elle lui donna un bec sur la tête et lui dit que Marianne était une fille adorable et qu'elle aurait beaucoup de plaisir avec elle, autant qu'elle en ville entre amis. En quittant, elle n'était plus complètement convaincue de la dernière partie de ce qu'elle venait d'affirmer. Allait-elle se sentir vraiment l'aise dans sa tenue un peu agace? Au volant de sa voiture elle ne conduisait pas autant qu'elle se sentait conduite. Comme placée sur un tapis roulant électrique.
"Hai visto ciò che ho visto?"
"Il piccolo Palladini..."
"È cresciuta..."
"Ho un nome per la scena che ho appena visto"
"...Qué?"
"la piccola ed il pute"
"oooooooh come on..."
Et ils en parlèrent toute la nuit dans le ténébreux 450.
"Je ne serai pas disponible pour garder vendredi, je suis invitée à une soirée du grand prix".
Les manoeuvres étudiantes allaient-elles forcer, par un mouvement de contestation, l'annulation de l'activité au centre-ville? Sean l'avait invitée. Il y aurait aussi Daniela, Eliane, Sabina, Stéphanie, Erwin, Tony P., Tony A., Alberto, Alex & Sandy.
Ce serait une sacrée soirée ce soir-là, elle se promettait beaucoup de plaisir entre amis. En préparation pour ce vendredi sacré, elle allait quitter vers 17h00 car un 5 à 7 était prévu en ville avant la soirée en l'honneur Grand Prix.
En quittant la maison, elle croisa la petite Marie-Soleil, 9 ans, cette voisine qu'elle aurait pu garder ce même soir.
"J'attends ma mère, on a une activité à l'école, elle va venir me porter. Un truc sur les insectes..."
Marie-Soleil avait l'air intimidée. Même si elle connaissait Lori depuis toujours, elle était soudainement gênée face à elle. Il y avait 10 ans de différences entres les deux filles mais une complicité fraternelle existait généralement entre les deux filles.
"T'avais besoin d'une gardienne hein je pense?" demanda Lori.
"Oui j'en ai une, ça va être Marianne, la fille des Souque sur la rue Côté, elle va venir après la soirée des bebittes... Pourquoi tu peux pas toi?"
"Parce que j'ai une soirée avec des amis en ville...je peux pas..." dit Lori avec une moue de fille foncièrement déçue.
"Tu vas où?"
"Je vais au Grand Prix"
"C'est tu pour ça que tu t'habille comme ça?"
"Que...que quoi?"
"...C'est quoi le Grand Prix?" demanda Marie-Soleil.
Lori pensa une fraction de seconde que c'était elle le Grand Prix à se déguiser en bonbon pour l'oeil. Le faisait-elle pour plaire à Sean ou à Erwin? Le faisait-elle pour rivaliser avec Daniela ou Sandy qui seraient assurément les deux plus belles femmes, les plus désirées de son groupe de la soirée? Le faisait-elle finalement pour mieux s'intégrer à la parade? Peut-être tout ça en même temps. Elle ne le faisait certes pas pour elle. Enfin un peu, elle en avait envie. En avait-elle envie? Ben oui, elle en avait envie.
Elle ne savait pas, mais n'allait quand même pas se justifier auprès d'une petite fille de 9 ans. Sauf que là, elle devait expliquer. Pas sa tenue, le Grand Prix.
"C'est une grande fête avec plein plein plein de monde..."
"Qui?..." demanda trop vite Marie-Soleil
"Qui?...plein plein de monde de partout..."
"Moi je pourrais y aller?"
"Euh...pas vraiment c'est une soirée pour grands..."
"Toi t'es grande..."
"Oui..."
"C'est pour ça que tu t'habilles comme ça..."
Sa tenue finalement...
Lori pensa Ta gueule petite conne, toi aussi tu seras sur le marché un jour et tu seras aussi esclave que moi du maquillage, des micros-fringue qui dévoilent et du regard des autres mais se contenta d'une réponse plus diplomatique. Elle lui sourit d'abord en lui passant la main dans les cheveux.
"Tu me trouves pas belle?"
"Ben j'sais pas..." dit Marie-Soleil, gênée.
Lori mit sa réponse sur le compte de la jalousie de voir celle qu'elle aurait voulu avoir comme gardienne la laisser tomber. Difficile de gérer l'égoïsme infantile.
Elle lui donna un bec sur la tête et lui dit que Marianne était une fille adorable et qu'elle aurait beaucoup de plaisir avec elle, autant qu'elle en ville entre amis. En quittant, elle n'était plus complètement convaincue de la dernière partie de ce qu'elle venait d'affirmer. Allait-elle se sentir vraiment l'aise dans sa tenue un peu agace? Au volant de sa voiture elle ne conduisait pas autant qu'elle se sentait conduite. Comme placée sur un tapis roulant électrique.
"Hai visto ciò che ho visto?"
"Il piccolo Palladini..."
"È cresciuta..."
"Ho un nome per la scena che ho appena visto"
"...Qué?"
"la piccola ed il pute"
"oooooooh come on..."
Et ils en parlèrent toute la nuit dans le ténébreux 450.
lundi 11 juin 2012
Belle Prune, Belle Brune
Pédaler dans la chaleur d'une journée pas tout à fait d'été encore.
Mais qui en emprunte tous les airs.
J'avais pensé "santé", activité physique", "plein air".
Crétin que je suis. J'allais chercher le gâteau que j'avais fait préparer pour la fête de Punkee. Une photo de Mixmania 3, émission où j'ai été pris en otage pour l'écouter avec elle, avait été laissé à la patissière et ce matin-là, pendant que mon powerful trio familial dormait encore je pédalais en communion avec les grillons de l'aube.
Batinsse...l'épicerie n'ouvre pas avant 1 heure encore...Heureusement j'avais mon Ipod. Si il y a deux choses dont je ne sépare jamais c'est bien mon Ipod et mon portefeuille. Le premier parce qu'il est riche, le second parce qu'il est pauvre. Pour équiliber le tout.
J'avais encore le temps de retourner à la maison et de troquer mon vélo pour la voiture mais non. Le matin était trop bon. Je me suis trouvé une table à pique-nique pour m'étendre et savourer la zizik qui me jouait dans les oreilles.
Il y avait ces quelques employés qui arrivaient un à un, justement, et je le réalisais à l'instant, pour s'installer aux tables de pique-nique tout près de la porte, là où je marinais dans la joie musicale et estivale. J'étais dans le fumoir sans le savoir.
Les employés se sont installés sur une table plus loin me laissant tranquille dans ma mecque mentale étendu sur la mienne comme un poivrot. Je suis d'ailleurs convaincu que quelques un aient pensé que j'y avais passé la nuit.
Quand plusieurs sont entrés, laissant une jeune fille toute seule à la table face à moi, je me suis senti obligé de lui parler. Étant pratiquement la seule à ne pas porter de piercing (visible) dans l'épicerie, je lui ai demandé si en porter un était un pré-requis à l'embauche ou si c'était seulement une fois engagé qu'il y avait comme une sorte de rite initiatique. Pour toute réponses, elle s'est contentée de me sourire. J'en ai parlé souvent c'est une vraie farce le piercing à cette épicerie. TOUTES les femmes de 17 à 57 ans (sauf elle et quelques hommes) ont des piercings. Visibles en tout cas, peut-être que les quelques messieurs qui n'en ont pas, en ont ailleurs. S'en est tellement drôle qu'entre la belle et moi on parle de l'épiercerie. J'aurais pu lui demander ce qu'elle faisait là puisqu'elle ne fumait pas mais je trouvais que j'avais déjà transgressé le droit au silence entre étrangers et je voyais bien que, vingt minutes avant l'ouverture, légèrement endormie, elle atterissait tranquillement parmi les vivants. J'étais une mouette dans son moteur.
Le gâteau au beurre était...bon...un gâteau au beurre. Il ne sera pas mangeable, mais il sera beau. Punkee aura des étoiles dans les yeux en mangeant la face du beau William. Je suis un réèl magicien, je suis revenu en vélo avec un gâteau dans les mains sans catastrophes (si on exlu cette voiture tombée dans le vallon quand j'ai fais un faux mouvement pour retrouver mon équilibre dans la rue).
Il n'y a que les fillettes de 9 ans qui peuvent jouer à la cachette avec succès dans la piscine, dans le bonheur avec des petites amies. Punkee a une constellation dans l'oeil. Quelle radieuse enfant.
Autre rayonnement dans ma vie dont on célèbre aussi l'anniversaire dans ce mois parfaitement surchargé d'anniversaires: l'amoureuse.
De deux ans mon ainée, elle se sert quelques fois de ce droit "de sagesse" pour ma materner. Je soupçonne qu'elle se serve de ce côté maternel quand elle ne veut pas que j'abuse d'elle sexuellement car je lui ai déjà dit que personne ne voudrait coucher avec sa mère. Elle a compris. Quand elle veut la paix, elle me materne.
En décembre ça fera 20 ans qu'on s'aime pour le meilleur et pour le pire. C'est fou ce que le temps file. C'est con, je trouve que cela fait cliché, fleur bleue et toute la melasse que vous voudrez mais à mes yeux, elle est toujours aussi belle qu'au premier jour. Pour vrai. Je ne la connaitrais pas et je craquerais pour elle. Ça m'est d'ailleurs arrivé l'autre fois dans un grand centre commercial, je trainais dans les livres en surveillant le charriot, elle courait la galipote, on s'était perdu de vue quelques instants mais j'attendais sur place et quand j'ai levé la tête je l'ai vue au loin et sans la reconnaître tout de suite j'ai instinctivement pensé "wow...regardez-moi cette femme..."
Puis j'ai réalisé que c'était ma lady in red.
Lucky fuck that I am.
Je suis intense, éparpillé, dynamique.
Elle est posée, organisée, magique.
Elle impose l'équilibre.
C'est sa fête aujourd'hui.
La vraie beauté de l'amour c'est elle.
Elle en emprunte tous les airs en tout cas.
Luv U, 20 more 2getHer
Mais qui en emprunte tous les airs.
J'avais pensé "santé", activité physique", "plein air".
Crétin que je suis. J'allais chercher le gâteau que j'avais fait préparer pour la fête de Punkee. Une photo de Mixmania 3, émission où j'ai été pris en otage pour l'écouter avec elle, avait été laissé à la patissière et ce matin-là, pendant que mon powerful trio familial dormait encore je pédalais en communion avec les grillons de l'aube.
Batinsse...l'épicerie n'ouvre pas avant 1 heure encore...Heureusement j'avais mon Ipod. Si il y a deux choses dont je ne sépare jamais c'est bien mon Ipod et mon portefeuille. Le premier parce qu'il est riche, le second parce qu'il est pauvre. Pour équiliber le tout. J'avais encore le temps de retourner à la maison et de troquer mon vélo pour la voiture mais non. Le matin était trop bon. Je me suis trouvé une table à pique-nique pour m'étendre et savourer la zizik qui me jouait dans les oreilles.
Il y avait ces quelques employés qui arrivaient un à un, justement, et je le réalisais à l'instant, pour s'installer aux tables de pique-nique tout près de la porte, là où je marinais dans la joie musicale et estivale. J'étais dans le fumoir sans le savoir.
Les employés se sont installés sur une table plus loin me laissant tranquille dans ma mecque mentale étendu sur la mienne comme un poivrot. Je suis d'ailleurs convaincu que quelques un aient pensé que j'y avais passé la nuit.
Quand plusieurs sont entrés, laissant une jeune fille toute seule à la table face à moi, je me suis senti obligé de lui parler. Étant pratiquement la seule à ne pas porter de piercing (visible) dans l'épicerie, je lui ai demandé si en porter un était un pré-requis à l'embauche ou si c'était seulement une fois engagé qu'il y avait comme une sorte de rite initiatique. Pour toute réponses, elle s'est contentée de me sourire. J'en ai parlé souvent c'est une vraie farce le piercing à cette épicerie. TOUTES les femmes de 17 à 57 ans (sauf elle et quelques hommes) ont des piercings. Visibles en tout cas, peut-être que les quelques messieurs qui n'en ont pas, en ont ailleurs. S'en est tellement drôle qu'entre la belle et moi on parle de l'épiercerie. J'aurais pu lui demander ce qu'elle faisait là puisqu'elle ne fumait pas mais je trouvais que j'avais déjà transgressé le droit au silence entre étrangers et je voyais bien que, vingt minutes avant l'ouverture, légèrement endormie, elle atterissait tranquillement parmi les vivants. J'étais une mouette dans son moteur.
Le gâteau au beurre était...bon...un gâteau au beurre. Il ne sera pas mangeable, mais il sera beau. Punkee aura des étoiles dans les yeux en mangeant la face du beau William. Je suis un réèl magicien, je suis revenu en vélo avec un gâteau dans les mains sans catastrophes (si on exlu cette voiture tombée dans le vallon quand j'ai fais un faux mouvement pour retrouver mon équilibre dans la rue).Il n'y a que les fillettes de 9 ans qui peuvent jouer à la cachette avec succès dans la piscine, dans le bonheur avec des petites amies. Punkee a une constellation dans l'oeil. Quelle radieuse enfant.
Autre rayonnement dans ma vie dont on célèbre aussi l'anniversaire dans ce mois parfaitement surchargé d'anniversaires: l'amoureuse.
De deux ans mon ainée, elle se sert quelques fois de ce droit "de sagesse" pour ma materner. Je soupçonne qu'elle se serve de ce côté maternel quand elle ne veut pas que j'abuse d'elle sexuellement car je lui ai déjà dit que personne ne voudrait coucher avec sa mère. Elle a compris. Quand elle veut la paix, elle me materne.
En décembre ça fera 20 ans qu'on s'aime pour le meilleur et pour le pire. C'est fou ce que le temps file. C'est con, je trouve que cela fait cliché, fleur bleue et toute la melasse que vous voudrez mais à mes yeux, elle est toujours aussi belle qu'au premier jour. Pour vrai. Je ne la connaitrais pas et je craquerais pour elle. Ça m'est d'ailleurs arrivé l'autre fois dans un grand centre commercial, je trainais dans les livres en surveillant le charriot, elle courait la galipote, on s'était perdu de vue quelques instants mais j'attendais sur place et quand j'ai levé la tête je l'ai vue au loin et sans la reconnaître tout de suite j'ai instinctivement pensé "wow...regardez-moi cette femme..."
Puis j'ai réalisé que c'était ma lady in red.
Lucky fuck that I am.
Je suis intense, éparpillé, dynamique.
Elle est posée, organisée, magique.
Elle impose l'équilibre.
C'est sa fête aujourd'hui.
La vraie beauté de l'amour c'est elle.
Elle en emprunte tous les airs en tout cas.
Luv U, 20 more 2getHer
dimanche 10 juin 2012
Flanelle (ou prenez garde à la sainte putain)
Flanelle avait déjà été amoureuse.
Comme tout le monde.
26 fois en fait. La plupart du temps elle avait simplement flirté avec l'amour.
Les 12-13 premières fois, adolescente, c'était naif, l'exploration. Jeune et immature, Flanelle devait faire toutes les expériences que la jeunesse lui commandait. Et les expériences lui allaient assez bien. Bah! pas de grosses victoires! mais bon... elle était encore jeune et se construisait peu à peu une personalité, forte tout en ne s'en laissant pas imposer. À force de se faire quelques fois mépriser simplement parce qu'elle parlait la langue de Molière, elle avait réussi à se faire respecter par sa simple combativité.
Puis il y a eu le bien nommé Dick. Un homme qui la comblait à tous les niveaux. Dick allait lui faire faire des pas de géants pendant 15 ans. Puis tout de suite après elle tomba amoureuse d'Hector, un homme qui allait changer sa vie. Il pouvait faire à ses orteils ce que personne d'autre n'arrivait à faire avec leur langue ou leurs mains. 13 ans comme ça, elle pouvait facilement en compter 7 de parfait bonheur. Mais comme l'annonce l'expression seven year itch, et bien qu'Hector avait été son Pygmalion, la relation avec Flanelle avait besoin d'un nouveau souffle.
Jamais toutefois, elle n'oublierait Hector, elle ne pouvait pas. Avec Hector elle aurait trois inoubliables garçons: Fusée Gros Bill et Petite Fusée.
Elle aimerait Claude puis Al mais c'était grâce à sa rencontre avec Scotty qu'elle connaîtrait probablement les 8 meilleures années de sa vie. Dans la force de l'âge, elle vivrait 6 années de rêves sur 8 où la présence de ses quatres nouveaux fils, Yvan, Guy, Ken et Larry ne serait pas étrangère au bonheur de ses années. Les gens l'ont tant aimé à cette période et de partout dans le monde, qu'on la voulait "sainte", avec un petit quelque chose de glorieux.
Puis, ce fût les années de errances. Les années 80 ont été dures pour bien des gens, Flanelle ne faisait pas exception. Elle prenait de l'âge. C'était une période d'amours multiples et furtifs, Flanelle aurait de bon succès professionnels en 1986, alors amoureuse de Jean mais le trompant avec Jacques L.. Elle aura un enfant avec l'un des deux, un autre garçon, Patrick E. Toutefois l'absence de père claire rendrait cet enfant-là, taxé du complexe de Dieu. Au bout du compte c'est son amoureux de 1993 qui l'adopterait, un autre Jacques, Jacques D. moins éduqué que ses amoureux précédents mais tout ce qu'il y a de plus bienveillant. Un bon bougre, honnête, pieux et travaillant. Un bon papa.
Là commencerait un cycle très douloureux.
Tel une alcoolique prétextant quitter la bouteille mais couchant dans le bar, puisque ses 4 derniers amoureux avaient été francophones, elle avait maintenant décidé qu'elle ne fréquenterait que des frenchies. C'était discrimanatoire en quelque sorte car elle se privait de splendide candidats mais bon...qui était pénalisée sinon Flanelle elle-même?.
Ses enfants parlaient pourtant anglais, russe, tchèque, suédois...
Elle n'était plus tellement jeune et ses idées se brouillaient. Comme une fixation malsaine, les six amoureux suivants seraient francophones. Les échecs seraient tout aussi nombreux. Elle aurait une brève relation avec Randy mais son entourage, malsain lui aussi, l'obligerait à le domper assez rapidement. Le pauvre Randy serait condamné dès le début de la relation mais avec un courage remarquable il ferait son bout de chemin. Envers et contre tous.
Flanelle redevenait immature et illogique, c'est ce que l'âge peut faire des fois. Faire baigner le cerveau dans la jeunesse infantile.
Lisant une brochure qui soulignait qu'il était peut-être possible qu'un couple séparé réussisse à renouer avec le succès amoureux, elle reprit avec Michel, un amoureux du passé, elle l'avait déjà fait avec Bob. Avec Edouard et Léo aussi il y a tellement longtemps qu'elle ne savait même plus si ces "reconnections" avait été heureuses.
Haaaa Michel!...se pratiquait-elle à dire à nouveau dans les draps meurtris bandant le flambeau. Mais Michel ne lui appartenait plus de toute façon. Il était déjà à d'autre. Ce n'était pas simplement lui qui revenait mais son entourage au grand complet.
Elle avait vomi une diahrée incohérente parlant de la défense de la langue française et de la bataille continue pour faire face à l'adversité internationale, mais au fond, à son âge, c'était franchement le monde entier qui lui faisait peur. Du délire âgiste.
Les moins nantis diraient "c'était le seul choix possible" comme si le reste de la planète ne comptait aucun homme qui avait de l'allure. Mais à son âge, elle ne voyait plus aussi large que son carré de sable. Elle ne voyait plus que les garçons de sa rue.
C'était le choix cheap, probablement pas le bon, mais elle était si vieille...c'est difficile de penser toute seule à plus de 100 ans.
C'était son choix...enfin... un peu le sien...de moins en moins...elle n'arrivait tellement plus à penser toute seule.
L'âge...mais on l'aime quand même.
Espérons qu'elle soit heureuse malgré tout.
Comme tout le monde.
26 fois en fait. La plupart du temps elle avait simplement flirté avec l'amour.
Les 12-13 premières fois, adolescente, c'était naif, l'exploration. Jeune et immature, Flanelle devait faire toutes les expériences que la jeunesse lui commandait. Et les expériences lui allaient assez bien. Bah! pas de grosses victoires! mais bon... elle était encore jeune et se construisait peu à peu une personalité, forte tout en ne s'en laissant pas imposer. À force de se faire quelques fois mépriser simplement parce qu'elle parlait la langue de Molière, elle avait réussi à se faire respecter par sa simple combativité.
Puis il y a eu le bien nommé Dick. Un homme qui la comblait à tous les niveaux. Dick allait lui faire faire des pas de géants pendant 15 ans. Puis tout de suite après elle tomba amoureuse d'Hector, un homme qui allait changer sa vie. Il pouvait faire à ses orteils ce que personne d'autre n'arrivait à faire avec leur langue ou leurs mains. 13 ans comme ça, elle pouvait facilement en compter 7 de parfait bonheur. Mais comme l'annonce l'expression seven year itch, et bien qu'Hector avait été son Pygmalion, la relation avec Flanelle avait besoin d'un nouveau souffle.
Jamais toutefois, elle n'oublierait Hector, elle ne pouvait pas. Avec Hector elle aurait trois inoubliables garçons: Fusée Gros Bill et Petite Fusée.
Elle aimerait Claude puis Al mais c'était grâce à sa rencontre avec Scotty qu'elle connaîtrait probablement les 8 meilleures années de sa vie. Dans la force de l'âge, elle vivrait 6 années de rêves sur 8 où la présence de ses quatres nouveaux fils, Yvan, Guy, Ken et Larry ne serait pas étrangère au bonheur de ses années. Les gens l'ont tant aimé à cette période et de partout dans le monde, qu'on la voulait "sainte", avec un petit quelque chose de glorieux.
Puis, ce fût les années de errances. Les années 80 ont été dures pour bien des gens, Flanelle ne faisait pas exception. Elle prenait de l'âge. C'était une période d'amours multiples et furtifs, Flanelle aurait de bon succès professionnels en 1986, alors amoureuse de Jean mais le trompant avec Jacques L.. Elle aura un enfant avec l'un des deux, un autre garçon, Patrick E. Toutefois l'absence de père claire rendrait cet enfant-là, taxé du complexe de Dieu. Au bout du compte c'est son amoureux de 1993 qui l'adopterait, un autre Jacques, Jacques D. moins éduqué que ses amoureux précédents mais tout ce qu'il y a de plus bienveillant. Un bon bougre, honnête, pieux et travaillant. Un bon papa.
Là commencerait un cycle très douloureux.
Tel une alcoolique prétextant quitter la bouteille mais couchant dans le bar, puisque ses 4 derniers amoureux avaient été francophones, elle avait maintenant décidé qu'elle ne fréquenterait que des frenchies. C'était discrimanatoire en quelque sorte car elle se privait de splendide candidats mais bon...qui était pénalisée sinon Flanelle elle-même?.
Ses enfants parlaient pourtant anglais, russe, tchèque, suédois...
Elle n'était plus tellement jeune et ses idées se brouillaient. Comme une fixation malsaine, les six amoureux suivants seraient francophones. Les échecs seraient tout aussi nombreux. Elle aurait une brève relation avec Randy mais son entourage, malsain lui aussi, l'obligerait à le domper assez rapidement. Le pauvre Randy serait condamné dès le début de la relation mais avec un courage remarquable il ferait son bout de chemin. Envers et contre tous.
Flanelle redevenait immature et illogique, c'est ce que l'âge peut faire des fois. Faire baigner le cerveau dans la jeunesse infantile.
Lisant une brochure qui soulignait qu'il était peut-être possible qu'un couple séparé réussisse à renouer avec le succès amoureux, elle reprit avec Michel, un amoureux du passé, elle l'avait déjà fait avec Bob. Avec Edouard et Léo aussi il y a tellement longtemps qu'elle ne savait même plus si ces "reconnections" avait été heureuses.
Haaaa Michel!...se pratiquait-elle à dire à nouveau dans les draps meurtris bandant le flambeau. Mais Michel ne lui appartenait plus de toute façon. Il était déjà à d'autre. Ce n'était pas simplement lui qui revenait mais son entourage au grand complet.
Elle avait vomi une diahrée incohérente parlant de la défense de la langue française et de la bataille continue pour faire face à l'adversité internationale, mais au fond, à son âge, c'était franchement le monde entier qui lui faisait peur. Du délire âgiste.
Les moins nantis diraient "c'était le seul choix possible" comme si le reste de la planète ne comptait aucun homme qui avait de l'allure. Mais à son âge, elle ne voyait plus aussi large que son carré de sable. Elle ne voyait plus que les garçons de sa rue.
C'était le choix cheap, probablement pas le bon, mais elle était si vieille...c'est difficile de penser toute seule à plus de 100 ans.
C'était son choix...enfin... un peu le sien...de moins en moins...elle n'arrivait tellement plus à penser toute seule.
L'âge...mais on l'aime quand même.
Espérons qu'elle soit heureuse malgré tout.
samedi 9 juin 2012
Dans L'Arrière-Boutique, Elles Étaient Les Chéries de Tous
Ce qu'il faisait chaud ce mardi là...
Il y avait de la pluie et du frais partout en province mais, étrangement, dans mon coin de vie c'était l'Afrique.
J'ai une aversion naturelle pour l'air climatisé qui me fait perpétuellement éternuer en malade donc, excatement comme avec les rideaux ou les stores en général, mon cerveau en a complètement rayé l'existence. Jamais ne m'a effleuré l'esprit que je pouvais partir l'air climatisé dans la maison.
Je travaillais donc à quelques traductions dans la sueur quand j'ai pris congé et fais mon jogging du jour devant un épisode de série télé*.
Californication, saison II, épisode 7 : David Duchovny fucks Justine Bateman.
C'est quelque chose de suivre une série où certains personnages nous ressemblent un peu trop et où on évoque le sensationnel band The Clash, mais voir une fantaisie de 1986 mise en image en 2012 est un extraordinaire stimulant quand on fait son jogging.
Cette série m'a fait découvrir que Keith Callum Reenie est le seul acteur en mesure de jouer la vie de Keith Richards. Il en a déjà le prénom. Il est canadien, ce qui diminue ses chances, mais il est aussi british ce qui les rétablis. Il a la gueule en tout cas. Mais est-ce que Keith (Richards) qui a justement lancé un livre sur sa vie intitulé Life l'an dernier accepterait que quelqu'un le joue de son vivant? Je ne crois pas. Ce serait comme s'enterrer un peu non?
Dans ma sueur, j'ai aussi écouté la saison III avec Kathleen Turner qui m'apparaissait comme un telle she-male que ça m'a effrayé. Et son rôle est particulièrement humiliant de surcroît. Je ne sais pas si il faut saluer cette humilité ou plaindre un desespoir professionnel.
****************
Fin de journée, je fais souper les beautés et quitte pour mon cours du soir sur la montagne (du savoir). Quand il fait chaud sur Montréal, les rues sont horriblement bandantes. Désolé si je vous parais cru mais voilà...c'est comme ça. La peau me fait cet effet et Montréal regorge encore des plus belles femmes de la planète. La circulation était lente mais je n'en souffrais pas tellement, tombant "dans la lune" sur de resplendissantes femmes de tous âges déambulant sur les trottoirs.
Coin De Liège/St-Denis y en a deux carrèment dans la rue et c'est ce qui ralentit la circulation. Que de cuisse sur celle-ci...cell...mais..mais elles se tirent carrément sur ma voiture! Je suis forcé de freiner brusquement pensant à la fois aux deux filles devant moi et anticipant qu'on me rentre dans le cul. Miracle, la voiture en arrière les avaient vues marcher clopin-clopant l'une tenant les épaules de l'autre comme deux ivrognes. Je sors de la voiture pour m'assurer qu'elles n'ont rien. Il ne me semble pas qu'elles aient touché à ma voiture mais est-ce que l'inverse s'est produit? Elles sont toutes les deux tombées...pour rien..., l'une plutôt grosse et l'autre trop maigre, incapable de faire se relever la première.
"Ça va? Personne de bléssé?" je demande. Visiblement elles sont intoxiquées.
"Oui, oui c'est pas toi , c'est nous autres mon beau blond..." dit celle au sol
"y est pas blond y est brun..." dit l'autre
"Je parles des cheveux, connasse!" dit celle qui essaie de la lever.
"Moi je parlais de la peau, je pense rien qu'à ça la peau moi...t'es pas mal cute toi" me dit la plus veille au sol pendant que j'essaie de l'aider à se relever, elle me prend même fermement la cuisse au point de presque me faire tomber à mon tour.
Ce sont deux hommes travestis en femmes.
Ce qui les excite peut-être c'est le Velvet Underground qui joue dans ma voiture et qu'on entend. La plus grande, celle toute en cuisse, semble y avoir vu une porte soudainement ouverte de ma part.
"T'as des belles lèvres, je peux faire des merveilles avec les miennes mon beau blon..brun...blr..."
J'ai le nez bouché j'ai mis du lipsyl, ça donne l'impression que j'ai du rouge à lèvres. J'ai aussi moins de poils sur les jambes qu'une enfant de 9 ans, ce qui leur donne l'impression que je fais parti de leur équipe. Tout ça semble énergiser la plus vieille qui se lance dans un diarrhée de mots incompréhensibles et force la plus grande à se concentrer sur elle. Deux passantes viennent prendre le relais pour les sortir du traffic.
Elles dégagent la rue, je réintègre rapidement mon véhicule. Je me suis mis à éternuer comme un malade.
Sans air climatisé.
J'ai soudainement eu un écho de Kathleen Turner dans Californication III vu plus tôt le même jour.
C'est franchement la semaine des putes!** à 17h26? un mardi ensoleillé? en plein traffic? Aussi public?
Puis je comprend.
Le week-end du Grand Prix...
*Je me promets les séries Hung et Nurse Jackie prochainement aussi
**Ouais... j'ai deux autre textes abordant le thème de la pute, un dès demain et l'autre mardi...Putasseries...
Il y avait de la pluie et du frais partout en province mais, étrangement, dans mon coin de vie c'était l'Afrique.
J'ai une aversion naturelle pour l'air climatisé qui me fait perpétuellement éternuer en malade donc, excatement comme avec les rideaux ou les stores en général, mon cerveau en a complètement rayé l'existence. Jamais ne m'a effleuré l'esprit que je pouvais partir l'air climatisé dans la maison.
Je travaillais donc à quelques traductions dans la sueur quand j'ai pris congé et fais mon jogging du jour devant un épisode de série télé*.
Californication, saison II, épisode 7 : David Duchovny fucks Justine Bateman.
C'est quelque chose de suivre une série où certains personnages nous ressemblent un peu trop et où on évoque le sensationnel band The Clash, mais voir une fantaisie de 1986 mise en image en 2012 est un extraordinaire stimulant quand on fait son jogging.
Cette série m'a fait découvrir que Keith Callum Reenie est le seul acteur en mesure de jouer la vie de Keith Richards. Il en a déjà le prénom. Il est canadien, ce qui diminue ses chances, mais il est aussi british ce qui les rétablis. Il a la gueule en tout cas. Mais est-ce que Keith (Richards) qui a justement lancé un livre sur sa vie intitulé Life l'an dernier accepterait que quelqu'un le joue de son vivant? Je ne crois pas. Ce serait comme s'enterrer un peu non?Dans ma sueur, j'ai aussi écouté la saison III avec Kathleen Turner qui m'apparaissait comme un telle she-male que ça m'a effrayé. Et son rôle est particulièrement humiliant de surcroît. Je ne sais pas si il faut saluer cette humilité ou plaindre un desespoir professionnel.
****************
Fin de journée, je fais souper les beautés et quitte pour mon cours du soir sur la montagne (du savoir). Quand il fait chaud sur Montréal, les rues sont horriblement bandantes. Désolé si je vous parais cru mais voilà...c'est comme ça. La peau me fait cet effet et Montréal regorge encore des plus belles femmes de la planète. La circulation était lente mais je n'en souffrais pas tellement, tombant "dans la lune" sur de resplendissantes femmes de tous âges déambulant sur les trottoirs.
Coin De Liège/St-Denis y en a deux carrèment dans la rue et c'est ce qui ralentit la circulation. Que de cuisse sur celle-ci...cell...mais..mais elles se tirent carrément sur ma voiture! Je suis forcé de freiner brusquement pensant à la fois aux deux filles devant moi et anticipant qu'on me rentre dans le cul. Miracle, la voiture en arrière les avaient vues marcher clopin-clopant l'une tenant les épaules de l'autre comme deux ivrognes. Je sors de la voiture pour m'assurer qu'elles n'ont rien. Il ne me semble pas qu'elles aient touché à ma voiture mais est-ce que l'inverse s'est produit? Elles sont toutes les deux tombées...pour rien..., l'une plutôt grosse et l'autre trop maigre, incapable de faire se relever la première.
"Ça va? Personne de bléssé?" je demande. Visiblement elles sont intoxiquées.
"Oui, oui c'est pas toi , c'est nous autres mon beau blond..." dit celle au sol
"y est pas blond y est brun..." dit l'autre
"Je parles des cheveux, connasse!" dit celle qui essaie de la lever.
"Moi je parlais de la peau, je pense rien qu'à ça la peau moi...t'es pas mal cute toi" me dit la plus veille au sol pendant que j'essaie de l'aider à se relever, elle me prend même fermement la cuisse au point de presque me faire tomber à mon tour.
Ce sont deux hommes travestis en femmes.
Ce qui les excite peut-être c'est le Velvet Underground qui joue dans ma voiture et qu'on entend. La plus grande, celle toute en cuisse, semble y avoir vu une porte soudainement ouverte de ma part.
"T'as des belles lèvres, je peux faire des merveilles avec les miennes mon beau blon..brun...blr..."
J'ai le nez bouché j'ai mis du lipsyl, ça donne l'impression que j'ai du rouge à lèvres. J'ai aussi moins de poils sur les jambes qu'une enfant de 9 ans, ce qui leur donne l'impression que je fais parti de leur équipe. Tout ça semble énergiser la plus vieille qui se lance dans un diarrhée de mots incompréhensibles et force la plus grande à se concentrer sur elle. Deux passantes viennent prendre le relais pour les sortir du traffic.
Elles dégagent la rue, je réintègre rapidement mon véhicule. Je me suis mis à éternuer comme un malade.
Sans air climatisé.
J'ai soudainement eu un écho de Kathleen Turner dans Californication III vu plus tôt le même jour.
C'est franchement la semaine des putes!** à 17h26? un mardi ensoleillé? en plein traffic? Aussi public?
Puis je comprend.
Le week-end du Grand Prix...
*Je me promets les séries Hung et Nurse Jackie prochainement aussi
**Ouais... j'ai deux autre textes abordant le thème de la pute, un dès demain et l'autre mardi...Putasseries...
vendredi 8 juin 2012
Gandhi
(À l'illustre philosophe scandinave Stegrën Jonssonn, auteur de "un piment avec des ailes devient une libellule, mais une libellule perdant ses ailes ne devient pas un piment", père de la masculanité en trois petits pots de miel et dernier du Q-Bec's 13 à frapper 40 ans cette année, aujourd'hui)Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans l'actuel État du Gujarat, en Inde.
Gandhi a vécu toute sa vie en tant qu'hindou, mais dans une famille ouverte aux autres communautés religieuses, qu'elles soient jaïne, musulmane, ou parsie. Élevé dans une famille aisée, celle-ci est issue de la caste des vaishyas (marchands) et n'appartient pas aux castes supérieures des brahmane (lettrés, religieux) et des kshatriyas (guerriers), supériorité qui est d'ordre sacré et cosmique, et non économique.
Élève médiocre à l'école primaire de Porbandar, devenu ensuite studieux quoique très timide et sensible au collège à Rajkot, il est marié par sa famille à l'âge de 13 ans. Ils auront quatre fils. Sa femme et lui perdent aussi un enfant dans un étrange karma. Son père, malade depuis longtemps et qu'il vénère, meurt alors que Gandhi a 16 ans. Il restera marqué par le fait qu'il n'ait pu assister à ses derniers instants parce qu'il passait la nuit avec sa femme. Gandhi pensera toute sa vie que c'est à cause de ce qu'il considérait comme un manque de piété filiale que le bébé qu'ils eurent ne survécut que quelques jours.
Gandhi forge pendant cette partie de sa vie des aspects très importants de son éthique et de sa personnalité tels que l'honnêteté, la tolérance, le respect de ses aînés, le végétarisme et surtout le rejet du mensonge et la recherche de la vérité. À 18 ans, il étudie le droit en Angleterre au University College de Londres. Il tente dans une certaine mesure de s'adapter aux coutumes anglaises, en s'habillant comme un gentleman et en prenant des cours de danse, mais il se refuse à manger de la viande chez ses hôtes et respecte la tradition spirituelle hindou. Il se découvre un intérêt marqué pour les religions et y retient l'incitation à réagir par la non-violence.
Il reprend le bateau pour l'Inde en 1891, deux jours après avoir été facilement admis au barreau d'Angleterre et du pays de Galles. Il a en revanche beaucoup plus de mal à exercer son métier chez lui. Ses études sont restées théoriques, il n'a encore aucune connaissance du droit indien et éprouve des difficultés à s'exprimer en public. Il tente d'abord de s'installer à Bombay mais doit renoncer au bout de six mois, faute de rentrées d'argent suffisantes. Lorsqu'une société indienne lui propose un contrat d'un an au plus en Afrique du Sud, il voit là l'occasion à la fois de quitter l'Inde, de voyager et d'acquérir de l'expérience, et s'embarque donc pour l'Afrique en 1893.
Sans facilités particulières dans l'exercice de sa profession, il est sujet au trac lorsqu'il doit parler au tribunal. L'Afrique du Sud le change de manière spectaculaire, d'une part en lui donnant, par sa réussite professionnelle, l'assurance qui lui manquait jusque-là, d'autre part en éveillant sa conscience politique par les témoignages de discrimination envers les Noirs et les Indiens auxquelles il sera confronté dans ce pays.
Plusieurs incidents lui servent ensuite de catalyseur pour son militantisme. C'est en étant témoin (et victime) direct(e) de l'intolérance, du racisme, des préjugés et de l'injustice contre les Indiens d'Afrique du Sud que Gandhi commence à réfléchir au statut de son peuple et à sa propre place dans la société.
À la fin de son contrat, Gandhi se prépare à rentrer en Inde. Cependant, lors d'une fête d'adieu en son honneur, qu'on prépare une loi pour interdire le droit de vote aux indiens. Ses hôtes lui demandent de rester pour les aider car ils n'ont pas les compétences pour s'opposer à ce projet de loi. Il fait circuler plusieurs pétitions contre la loi adressées au gouvernement local et au gouvernement britannique (le colonisateur). Bien qu'incapable d'empêcher le vote de cette loi, sa campagne permet d'attirer l'attention sur les difficultés des Indiens en Afrique du Sud. Convaincu de rester par ses partisans, il fonde alors le Natal Indian Congress en 1894, prenant lui-même le poste de secrétaire. Cette organisation transforme la communauté indienne en une force politique homogène, publiant des preuves de la ségrégation britannique en Afrique du Sud.Devenu dirigeant politique important en Inde et guide spirituel du mouvement pour l'indépendance de ce pays. Il est appelé « Mahâtma » (grande âme), un titre qu'il refusera toute sa vie d'associer à sa personne. Pionnier et théoricien du satyagraha, de la résistance à l'oppression à l'aide de la désobéissance civile de masse, le tout fondé sur l'ahimsa (« non-violence »), qui a contribué à conduire l'Inde à l'indépendance, Gandhi inspire de nombreux mouvements de libérations et de droits civiques autour du monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Nelson Mandela, Steve Biko, le dalaï lama, Aung San Suu Kyi*.
Ses critiques importantes envers la modernité occidentale, les formes d'autorité et d'oppression (dont l'État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé beaucoup de penseurs politiques.
Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde, son anniversaire, le 2 octobre, y est aujourd'hui une fête nationale. Cette date a été déclarée Journée internationale de la non-violence par l'Assemblée générale des Nations unies.
Il a mené une campagne nationale pour l'aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj, I.E. l'indépendance de l'Inde de toute domination étrangère.
Gandhi a conduit la marche du sel, célèbre opposition à la taxe sur le sel. C'est lui qui a lançé l'appel au mouvement Quit India en 1942. Il a été emprisonné plusieurs fois en Afrique du Sud et en Inde pour ses activités ; il a passé en tout six ans de sa vie en prison.
Adepte de la philosophie indienne, Gandhi vivait simplement, faisait ses propres vêtements et pratiquait de rigoureux jeûnes sur de longues périodes, pour s'auto-purifier mais aussi comme moyen de protestation, d'influence et de réforme chez autrui.
Le 15 août 1947, l'inde devient indépendante en grande partie grâce au travail de Gandhi.
Le 30 janvier 1948, en chemin vers une réunion de prière, Gandhi est abattu par balles à New Delhi, par un hindou nationaliste qui a des liens avec un groupe fascisant Hindu Mahasahba. Son assassin tenait Gandhi pour responsable de la partition de l'Inde et par là de son affaiblissement.
* ...et Amir Kadhir
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