lundi 6 avril 2009

MLK


N'étais-ce pas un tantinet ironique de voir Obama hier s'insurger contre les pays qui ne respectent pas les lois internationales?

Barack est quand même le président des États-Unis. Le pays le plus criminel au monde en ce qui concerne le respect des lois internationales.

Barack m'a fait dériver sur un autre grand leader noir, jugé beau lui-aussi, éloquent, inspirant. Dont la vie fût fauchée en plein élan.

Le 4 avril 1968. Martin Luther King Junior étais à Memphis. Il y était retourné contre l'avis de plusieurs de ses conseillers. Son dernier passage afin de soutenir la grève des éboueurs où les employés noirs étaient payés 2 heures de travail lorsque la température les renvoyaient chez eux, alors que les employés blancs étaient eux payés toute une journée de travail, avait dégénéré en émeute où au bout du compte des dizaines de commerces avaient étés pillés. Surtout par des gens issus de la communauté noire. Le message que King avait voulu faire passer avait été distillé. Pire, le souvenir que l'on en gardait était le préjugé encore plus lourd que les noirs étaient tous des voleurs qui n'attendaient que les vitrines fracassées pour se servir. King voulant faire amende honorable et voulant remettre les pendules à l'heure avait dévié de son trajet initial qui devait le mener dans un autre État et était retourné livrer ce qui allait être son dernier discours à vie.


La chambre 306 du Motel Lorraine attendait le révérend. C'était à cet endroit qu'il logeait toujours lorsqu'il était de passage à Memphis. Vers 18h00 le 4 avril, le révérend Luther King était sur la galerie de sa chambre et discutait avec des conseillers qui se trouvaient dans le stationnement plus bas. Une balle tirée d'une carabine du môtel d'en face lui a traversé la mâchoire, a atteint sa colonne vertébrale avant de se loger dans son épaule. MLK est tombé au sol et a réussi à dire au musicien Ben Branch qui était à ses côtés et qui devait jouer au souper bénéfice auquel King devait assister en soirée: "Ben, make sure you play Take My Hand, Precious Lord in the meeting tonight. Play it real pretty".

King a été déclaré mort à 7:05 PM. L'autopsie a révélé que, bien qu'il avait alors 39 ans, il avait le coeur dans la condition d'un homme de 60 ans. Assurément le résultat de 13 ans de stress dans les mouvements de droits civiques.

Comme si il avait prévu tout ça, deux mois jour pour jour auparavant il avait dit à ses proches qu'il ne vivrait pas jusqu'à 40 ans. Il avait même insisté pour parler des détails de ses funérailles futures. Il n'aurait pas voulu que l'on souligne ses mérites lors du sermon sur sa mort mais plutôt que l'on nourrisse celui qui a faim, que l'on habille celui qui est nu, que l'on soit juste sur le Vietnam et que l'on serve l'humanité et non l'Homme.

Toujours avec amour.

Propos dangereusement prophétiques.
Souhaits utopiques.
Inspiration immortelle.

samedi 4 avril 2009

Jeans du vendredi


Mélamine Camillio regrettait un peu avoir choisie de porter sa jupe courte ce jour-là.

Mais c'était vendredi.

Elle avait appris à détester les tenues vestimentaires du vendredi au bureau. La simple vue de ses patrons en jeans la faisait rager de l'intérieur. Des gens qu'elle voyait en complet veston et qui se sentait si important dans leur tenue (et qui l'étaient) pendant 4 jours, des gens dont la plus grande folie, dont le moment le plus éclaté de leur semaine sans couleur était de porter ce jean qui leur allait pour la plupart mal la rendait malade. Ça lui faisait penser à ses mononcles qui chantent du rap avec ses petits cousins à Noël pour essayer de faire cool. Ça lui ramenait aussi en pleine visage la triste réalité de son emploi. Elle travaillait comme réceptioniste dans une grosse compagnie de fromage et s'ennuyait ferme à son bureau.

Encore plus quand Austin Am venait flirter. Elle savait que c'était ses cuisses dégarnies qui l'attirait là. Austin était un employé d'origine Coréènne qui travaillait au marketing. Il savait donc comment vendre sa salade. Toutefois même si il lui racontait tous ses week-ends, même si l'invitait régulièrement à diner, même si il lui glissait toujours une invitation non solicitée pour un 5 à 7 ou un lancement elle les refusait toutes. Il la rebutait. Il était la voix informe de Bukowski derrière celle du chanteur sur la chanson Bukowksi de Modest Mouse . Elle se considérait comme l'accordéon ou le banjo de cette même chanson. Pas ce qu'il y a de mieux mais pas ce qu'il y a de principal non plus. Un arrangement dans une oeuvre. L'oeuvre étant la grosse compagnie.

Une oeuvre qui sonnait faux encore avec Austin Am dans l'oreille et sous les yeux. Elle avait souri, elle avait fait semblant de trouver drôle ses mots d'esprits, elle avait même fait semblant de prendre quelques (faux) appels pour le rejeter plus subtilement. Il avait fini par comprendre. Elle n'avait pas remarqué exactement quand mais il avait quitté son espace de travail et étais déjà ailleurs quand elle raccrochait cette fois d'avec un vrai client.

Comment arriverait-elle à lui faire comprendre qu'il ne gagnerait jamais son estime ainsi se demandait-elle quand soudainement tout l'édifice tomba dans le noir. Panne de courant.
Quelques sons de stupeurs, quelques onomatopées puis un cri. Un cri d'homme. Un cri de rage.

"Méla?" c'étais la voix de Marie-Carotte De L'Échalotte.
"Marie? c'est toi?" toutes deux ne se voyaient pas.
"C'étais quoi ça?"
Avant même que Mélamine ne puisse répondre une pétarade de fusil s'est fait entendre suivi de cris féminins et d'un râle masculin plus près de l'animal que de l'être humain. Mélamine a spontanément plongé sous le bureau en s'y cognant la tête si sévèrement qu'elle en fût aussitôt étourdie. Étais-ce bien la voix de Austin qu'elle avait entendu crier? Deux personnes d'origine asiatique avait décapité d'autres individus en un an, un autre avait perdu la tête et tué 13 personnes avant de retourner l'arme contre lui-même à New York le jour même et cet autre autre à l'université du Michigan et...et...maintenant lui?...Non elle n'arrivait pas à se résoudre à ce raisonement raciste et trop simpliste que les gens faisaient si souvent à l'égard des Arabes. Elle avait si mal à la tête, elle avait une folle envie de s'endormir mais ne voulait pas dormir non plus. "fuckers" est le dernier cri qu'elle entendit lorsqu'elle ferma les yeux et perdit connaissance.

Ça lui avait sauvé la vie.
Le tireur fou l'avait cru morte.
Ce n'étais pas Austin Am.
C'étais un patron en jeans.
Tout sauf cool.

La mort de l'innocence


Est-il possible que nos soyions de moins en moins naifs par les temps qui courent?

Pourquoi nous sommes nous étonné que Stephen Harper manque la photo officielle des membres du G20. Quiconque a fréquenté l'école primaire sait que le cancre est toujours intenable avant la prise. Et parfois même non souhaitable sur la photo.

Sommes nous réèllement surpris de voir une tuerie par jour aux États-Unis? Pays où il fait bon jouer du fusil car c'est ainsi que le pays s'est construit?

Allons nous franchement "apprendre" que la mafia contrôle toutes les décisions qui ont rapport à la construction au Québec? Se peut-il que les citoyens soient plus au courants que les journalistes ou ne serais-ce que de l'aveuglement volontaire depuis toujours? Lisons-le tous à haute voix LA MAFIA CONTRÔLE LE MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION. Je suis à Montréal depuis bientôt 17 ans et ça je l'avait compris à l'année 3. Il ne faut jamais s'étonner que nos routes soient si épouvantables. Il faut bien s'assurer du travail pour l'année suivante.
Une connaissance à moi qui, justement faisait la répartition des contrats pour la ville de Montréal a dû être relocalisé ailleurs à la ville quand les contrats qu'il accordait n'allait pas du bon côté (the italian way). Il a finalement choisi de changer de milieu de travail complètement quand on a lâchement fait allusion aux vies de sa femme et de de son nouveau-né. Une fois m'avait-il raconté alors, il avait accordé un contrat à une firme "réellement" indépendante mais les Italiens, irrités avaient choisis de tout construire pendant trois nuits avant le début des travaux, avant de passer le voir pour lui raconter leur exploit accompagnés de menaces de représailles.

Tout ce qui se passe avec Tony Accurso, Frank Zampino, Michel Arsenault et autres amigos c'est connu. Il est grand temps que l'on fasse le ménage pour vrai.

Nous en sommes présentement là où nous serons probablement dans cinq ou dix ans vis-à-vis l'usage des drogues dans la Ligue Nationale de Hockey.

Dans l'assassinat de la naîveté.
Dans le tassage de l'aveuglement volontaire.
Mon mari me triche mais je fais semblant que je ne le sais pas.
C'est le temps du divorce.

Hier j'écoutais Gouttes d'Eau Sur Pierres Brûlantes film réalisé suivant les écrits de cet heureux fou qu'étais Rainer Werner Fassbinder. Ce film traite de la mort de l'innocence.










Il y a de ses gens qui, morphologiquement me rappellent d'autres gens. Pierre Foglia me rappelle Richard Desjardins. Mark Messier le joueur de hockey me rappelle Mick Jagger. Le fantastique Comédien français Bernard Giraudeau me rappelle toujours l'animateur radio André Desautels. Hier j'ai passé la soirée avec Desautels...euh...Giraudeau.








Stephen Harper, les amis-du-fusils des États-Unis, les louches italiens dans le milieu de la construction au Québec et les gens qu'ils emberlificotent me rappellent les cancres du primaire.

La mort de l'innocence.
Nous y sommes.

vendredi 3 avril 2009

Chupu d'dans


C’est quelque chose que la nature de mon travail me force à dire bien souvent.

Comme nous partageons quelques fois des fichiers excel il arrive à des collègues de ne pas pouvoir entrer dans le dit fichier parce qu’il est ouvert sur mon ordi et sur celui d’un autre et que seuls deux usagers peuvent partager en même temps. Une fois sorti du fichier un « chupu d’dans » se fait entendre et Jobine peut aller gosser dans le fichier Excel.

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Il y a trois ans dans ma grosse compagnie de 400 têtes, on avait choisi pour le souper/party de Noël de faire un « concours de talent » de type Du Talent à Revendre. 6 employés s’étaient portés volontaires afin de faire des numéros sur lesquels nous serions appelés à voter plus tard dans la soirée. Un voyage d’une semaine n’importe où dans le monde était en jeu pour le gagnant/la gagnante. Trois « juges » (des employés) triés pour leur humour et leur sens de la répartie prenaient place et faisaient les clowns comme les vrais juges de Du Talent à Revendre le font.

Un gars d’informatique avait fait un numéro de batterie de type jazz expérimental qui avait désorienté tout le monde dans le temps de le dire. Quand ils nous a dit d’applaudir, nous apprenant du coup que son numéro était fini, nous avons mollement applaudi. Rarement d’ailleurs je n’ai senti aussi peu d’enthousiasme dans les applaudissements de 399 pairs de mains que dans cette compagnie mais ça se sera le sujet d’une autre chronique. Un gars avait choisi de faire un numéro de jonglerie tout en faisant un striptease. Ça avait été catastrophique, les balles roulaient partout, le gars a eu l’air fou en bobettes et en bas noir avec sa cravate à 4 pattes à courir ses balles tout le temps. Humilié, il a démissionné un mois plus tard. Une agace-pissette avait choisie de chanter These Boots are made for walking de Nancy Sinatra avec une micro jupe, un t-shirt transparent et des bottes cuissardes se gagnant tous les votes masculins et s’aliénant toutes les filles du building. Elles lui ont d’ailleurs fait payer le prix en la relocalisant jalousement de l’accueil à un autre département isolée de tous dans le building. Une autre fille avait fait un numéro de cheerleader faisant monter le niveau de testostérone d’encore 30 degrés. Le gagnant avait été un gars qui avait fabriqué un costume mi-Kenny Rogers et mi-Dolly Parton tout en chantant une chanson en duo des deux interprètes en jouant les deux personnages.

Long préambule pour vous parler de ce candidat qui, à lui seul, résumait toute l’attitude de l’entreprise vis-à-vis leurs employés. Bien souvent les francophones.

Afin de souligner le 45% franco de l’entreprise on avait demandé à cet informaticien/chansonnier plutôt timide de chanter une chanson en français. Comme il s’était présenté pour faire une imitation de Bob Dylan (excellente d’ailleurs) auquel il ressemble vaguement il était plutôt pris de court afin de jouer une chanson en français, ce qu’il ne faisait apparemment presque jamais. Il s’était donc rabattu sur une chanson écrite par son frère et l’avait présentée ainsi. Après quelques mesures, l’auditoire était déjà ailleurs. Le son des conversations désintéressées du spectacle étaient rendu si fort qu’il enterrait la déchirante chanson elle-même. Ceci a inspiré la "Paula Abdul" des juges qui a coupé la chanson en plein élan. Refrain coupé dans un élan de passion soutenu et insoupçonnable chez cet informaticien taciturne. Il avait les deux yeux fermés et poussait la note avec une telle intensité que de voir cette fille arriver devant lui et lui dire poliment « ta gueule »(si ça se peut) l’avait fait sursauté. Elle avait bredouillée des infamies du genre « c’est de ma faute c’est moi qui voulait du français » ce que tout le monde a compris comme « maudit que c’est poche c’est moi la coupable » ce qui a dû faire beaucoup de bien au pauvre informaticien (et à son frère si il avait été témoin de tout ça).
On lui avait ensuite fait chanter le Bob Dylan qu’il avait souhaité faire quittant la scène sous un tonnerre d’applaudissements chaleureux. A la fois des applaudissements voulant racheter la pitié précédente, à la fois parce qu’il faisait un vrai bon Dylan.

Cette anecdote m’est revenue en mémoire récemment car elle traduit bien le traitement que l’on fait des employés dans ma grosse compagnie de jambon international.

Bon je ne dis pas qu’il faille traiter les poules comme des perruches, surtout si ce sont des canards mais déconstruire qui tu étais, te faire jouer quelqu’un d’autre puis te ramener à ce que tu étais ; travailller contre nature tout le temps ça use.

Ben voilà.
Chupu d’dans.
Chaque fois qu’un problème arrive, que la situation est critique, que l’on évoque l’avenir de l’entreprise, des cours en excel en juin? je m'ocupperai de cela aussi en juillet?
ça ne m’atteint plus du tout.
Parce que chu pu d’dans.
De l’eau sur le dos d’un canard.

The times they are-a-changin’

jeudi 2 avril 2009

Hameçons de malheur



J’étais tout excité.

Les deux gros durs de Boston, le tchèque de 6 pieds 9 et l’autre de 6 pieds 5 qui nous ont tellement fait mal cette saison étaient bléssés. Les deux se fracturant la main dans des combats contre Tampa Bay cette semaine. J’avais les clips pour le prouver.


Avec Chara (6’9) qui tombe sur la glace dans une rare défaite de pugiliste et Lucic (6’5) qui se regarde la main après deux simples et mortels coups de poing sur le visage de l’adversaire.

Les Canadiens ont de fortes chances de rencontrer les méchants Bruins si ils se qualifient pour les séries. Les Bruins sont premiers. L’équipe la plus stable de la saison. Une force qui n’a jamais ralentie cette saison. Bien que Montréal ait toujours un avantage psychologique sur Boston au hockey (gagnant 24 des 30 séries les opposants à eux) cette année les petits gars bleu/blanc/rouge nous ont prouvés que leur force n’avait rien de mentale. Pas en cette année du centenaire en tout cas.

Alors deux dangereux guerriers affaiblis avant la guerre : good.

Ben non.
C’étais un sale poisson d’avril.

Selon une légende ancienne, Dieu aurait terminé la Création un 1er avril. Il serait retourné aux cieux en laissant la Terre aux hommes. Mais, en un tour de main, ceux-ci transformèrent le paradis terrestre en enfer. Les efforts pour réparer les dégâts furent vains puisque, depuis la nuit des temps, les incapables forment la majorité. Pour éviter qu'ils fassent davantage de dégâts, les rares sages humains décidèrent alors de les occuper le plus longtemps possible en les envoyant à la recherche de choses inexistantes.

Comme le bonheur.

Visiblement certains couraient encore récemment après la carotte sans jamais l’atteindre. Six drames familiaux en trois mois. Dans le même village d’~ 6 millions d’habitants. Sonder la mal-être n’a jamais semblé aussi compliqué.

La pauvre femme qui a liquidé ses deux filles avant-hier étais une cliente de l‘amoureuse. Une femme troublée qui se disait « séparée mais pas officiellement » On sait maintenant que ça restait vague (comme dans vague-à-l’âme) parce que monsieur est recherché depuis deux ans avec soupçons mafieux dans l‘opération Colisée. Ma douce en étais toute chavirée hier. Cette femme qui lui montrait ses tatoos sur les jambes…qui parlait de ses deux filles avec tant d’amour…

Aucun poisson d’avril là-dedans.

On aurait souhaité effacé tout ça d’un grand « C’t’une joke ! » suivi d’une tape dans le dos.
Et d’un coup de pied au cul pour la frousse.

Elle ne nous as laissé que la frousse.
Et le vide alentour.

Mon fils m’a collé un poisson « Kick my butt » dans le dos hier passant sur-le-champs des faits aux gestes.
Je l’ai puni en l’étouffant de becs.
Avant d’aller chatouiller ma fille jusqu’à ce qu’elle supplie la paix.

Créer l’alentour.
Surtout quand ça devient lourd.

mercredi 1 avril 2009

Fesse


Dans la poubelle qu'est devenue ma boite aux lettres (rebaptisée boite aux "jette")je suis tombé sur la pub d'un conseiller financier.

Dessus, lui-même en complet de la tête au pieds avec cravate et position étrangement sur le côté avec des papiers dans les mains. Comme si on l'apostrophait avant qu'il ne se rende aux toilettes. Après tout il n'a pas tort puisque ce sont nos toilettes qu'il envahit etn inspire avec sa merde de pub.
En grosses lettres noires pour bien marqué l'effet "XXX est épais". Doublé de son regard ahuri, ça fesse. Forcément j'ai lu la suite où il soulignait "les forces" de son CV.

Une ligne disait entre autres "a eu Jacques Parizeau comme professeur".

(...)

C'est vrai qu'il est épais le monsieur. Qu'es-ce que ça raconte ça? Ça ne dit pas si tu ne l'as pas profondémment coulé ton cours. Que fais tu de tous ceux qui ne l'aiment pas Parizeau? qui le trouve gâteux? Si tu avais été si brillant dans son cours tu n'aurais pas besoin de planter des cartons cheaps dans les boites à malle, Jacques t'ouvrirais les vannes de ses contacts sans hésiter. Qu'es-ce que cela prouve vraiment? Devrais-je mettre "a eu Pierre Bourgault comme professeur" dans mon cv? Non ce ne serait pas vrai de toute façon je n'ai eu que trois heures et une cigarette en sa compagnie. Mais une cigarette en sa compagnie me ferait peut-être travailler en marketing chez Imperial Tobacco.

Le tract se termine sur "oui le cv de cet homme est épais".
Drôle d'idée que de vouloir s'associer au mot "épais".
"Salut l'épais, conseille-moi"

Ça a marché sa merde.
J'ai tout lu.
A cause de sa première ligne.

C'est bizarre comme la pub, cette plaie d'Egypte, évolue.

J'écoutais un membre de l'union des artistes me dire l'autre soir " en tant que médecin je recommande..." avant de m'écrier "MAIS NON gros babouin t'étais fumeur qui découvrait sa dépendance à la nicotine et qui attendais son café dans une shop avec ton chamois pis ta chienne dans l'autre annonce, t'es pas docteur!".

Je me suis alors dit que la population des ainés doit être vraiment nombreuse au Québec pour que l'on continue à faire jouer des comédiens avec des sarraults cheap en leur faisant dire " je suis médecin..." en espérant donner de la valeur au produit que l'on veut nous vendre.

Le pauvre (faux)suisse de ING direct a vu son annonce de téléphone cellulaire retirée des ondes assez rapidement car les gens croient vraiment que cet homme est le patron de ING Direct. Le voir dans une pub de téléphonie nous rapelle que non, cet homme gagne ses points de l'UDA comme les autres.

Certains l'ont compris et versent maintenant sur les pubs avec des "vedettes" et leurs "amies" qui font semblant d'être au naturel. Julie Perreault avec son "amie", Véronique Cloutier avec son "amie", une autre avec ses "amies" jumelles qui habitent ensemble, s'habillent pareil, bougent pareil, font le ménage en répondant en même temps à ~36 ans. (C'est vrai c'est comme ça des jumeaux, ça baise même la même personne en même temps pour 300 dollars). Sommes nous si attardés?

Voyez, vous avez lu tout ceci en espérant que je parle de chair alors que je vous ai bien baisé. J'ai utilisé le verbe fesser et je n'ai pas parlé du popotin de quiconque.

bien que j'ai quand même parlé de pornographie pendant 20 minutes.

Vous ai piégé. Z'avez mordu
Huhuhuhu...

Welcome to Pocheville


"L'auteur de la fusillade de Dawson, Kimveer Gill, n'aurait pas hésité à «éliminer ses parents», s'ils avaient gêné ses plans. Même s'il préparait la fusillade depuis des mois, reclus dans sa chambre au sous-sol, sa famille ne se doutait de rien. Ses parents n'auraient jamais cru qu'il pouvait faire un geste violent et se suicider."

"Mai 2005. la Gendarmerie royale du Canada a arrêté deux résidants accusés d'avoir traité en esclave une Éthiopienne de 29 ans. La jeune femme travaillait 24 heures sur 24, sept jours semaine, et n'avait pas le droit de téléphoner ou de sortir de la résidence à moins d'être accompagnée par l'un de deux accusés.Elle était séquestrée dans la demeure du couple depuis 2004, après avoir été recrutée au Liban comme aide domestique."

"Le 14 décembre 2005, Valérie Gignac et un collègue répondent à l'appel d'une personne qu'ils croient en difficulté. Lorsqu'ils arrivent dans l'immeuble, ils entendent des bruits d'agitation. Les agents demandent au locataire François Pépin d'ouvrir la porte. Il refuse. Valérie Gignac déduit qu'il y a une personne en danger à l'intérieur de l'appartement. Elle tente donc de défoncer la porte. Deux coups de feu retentissent. La policière est touchée à mort."

"Juin 2008, un jury a acquitté Basil Parasiris, qui avait abattu le policier Daniel Tessier. La brigade d'intervention policière a été critiquée parce que l'intervention ne s'était pas faite selon les règles de l'art."

"Août 2008. Le fiancé accusé d'outrage au cadavre: Alertés par une odeur suspecte, les parents de la jeune femme se sont rendus hier vers 17h30 dans sa chambre. Ils ont découvert le corps de leur fille, dissimulé sous une couverture. Elle était visiblement décédée depuis plusieurs heures et les ambulanciers n'ont même pas tenté de la réanimer.La défunte portait des blessures sur le crâne."

"Mars 2009. Après plusieurs heures de négociations, l'homme d'une quarantaine d'années qui s'était barricadé dans une résidence avec une arme à feu s'est livré aux policiers sans offrir de résistance."

"Hier. Deux fillettes ont été retrouvées mortes à l'intérieur de la maison d'un mafioso recherché dans le cadre de l'opération antimafia Colisée, menée en novembre 2006. La mère recherchée par les policiers a été arrêtée à la suite d'un accident dans un rang non loin de là."

Je sais j'y étais. Je me suis fait tassé par les policiers qui tentaient de gérer les curieux vers 17h30. Je ne voulais que rentrer chez moi avec mes deux petits bouts de choux. Je ne savais pas encore que c'étais aussi deux petits coeurs qui avaient cessé de battre. Je l'apprend ce matin

Toute ses manchettes; et j'en passe des plus noires, des plus macabres mais hey j'ai envie d'un peu de soleil aussi, toutes ses manchettes dis-je ont une ville en commun.

Une ville où, parait-il, Il fait bon pour le moral d'habiter...