vendredi 5 juin 2026

Vénérer le Mal

Il reste toujours difficile, à 151 jours des élections de mi-mandat aux États-Unis d'articuler, un verbe que bien des citoyens des États-Unis ne comprennent pas, pourquoi un nombre toujours beaucoup trop élevé de gens des États-Unis, vénèrent et adulent ce sous homme. Cet homme est soutenu davantage qu'on soutien la démocratie. C'est tout à fait impensable comme imbécilité. 

On le préfère à l'empathie, qu'on vend comme une faiblesse, on le préfère à la liberté, qu'on prend pour acquis, on veut le protéger plus qu'on ne veut protéger les enfants des États-Unis, on accepte sa très potentielle pédophilie, on réduit les droits des Femmes, et JAMAIS le personnage de la bible Jesus Christ n'a été plus accessoirisé pour faire danser les serpents hors du panier. 

Ce gonflable raciste misogyne xénophobe stoopid piece of white trash est celui pour lequel des millions d'Étatsuniens ont sacrifié leurs portefeuilles, leur liberté, leur travail,  leur dignité. C'est icompréhensible.

Et impardonnable pour des décennies de reconstruction à venir, encore.

Si il ne vénère plus le grotesque animal, ils vénèrent ce qu'il représente. Une fortune extrême. Une bigoterie accessoire. Un patriotisme travesti. Un racisme lousse. Une violence verbale décomplexée.  Quand, avant lui, aviez vous vu un homme prétendu sérieux traiter des femmes de cochons, d'idiote ou de stupide (injustement chaque fois) en direct ? C'est tout ce que les moins que rien on toujours souhaité de faire. mais n'ont jamais osé faire en public, et ce démon se le permet ? Rock on, man ! He shoots from the hip!

Il leur permet d'être misogyne et raciste ouvertement. 

Les Britanniques, sur l'ogre, avait ceci à dire après que Charles III soit passé à ses côtés quelques jours. 

Quelques petites choses nous ont sauté aux yeux. Il avait beaucoup de choses qui nous sont assez étrangères en tant que Britanniques. Des qualités qu'on tient généralement en haute estime par chez nous et dans le monde. Il n'a pas de classe. Aucun charme. N'est aucunement cool. Ni crédible. Ne semble avoir aucune compassion. Semble incapable de mots d'esprit. Ne dégage aucune chaleur. Ne semble pas avoir de sagesse. Ni de subtilité. Ni de sensibilité. Ni d'auto-reconaisance. Ni d'humilité. ni d'honneur, ni de grâce ou de finesse. TOUTES des qualités. En tout cas, en Angleterre. 

Ce qui étonne surtout, c'est que ses deux prédécesseurs, Joe et Barack, avaient tout ça. Naturellement. Sans se forcer. C'était en eux. La comparaison est inévitable d'un point de vue britannique. Et le contraste marquant par les limites de ce 47e présdient des États-Unis. 

Les Britanniques adorent aussi rire et sont la niche de grands comiques des 100 dernières années. Bien que le président des États-Unis est risible, il n'a jamais fait rire ou dit quelque chose d'assez drôle pour faire rire spontanément. Non, on ri de malaise et de stupéfaction en se disant est-ce bien ce qui vient de se passer ? Il n'amuse pas. Jamais. Manquer d'humour, d'un point de vue britannique, nous est tout simplement inhumain. Avec lui, il ne semble même pas comprendre comment on fait une blague. Son concept de la blague est de faire un commentaire crasse sur quelqu'un, quelque chose, ou un nouveau mensonge. Une insulte d'ignare. Un propos de cruauté gratuite. Comme un troll. Mais président. 

Et comme tous les trolls, il n'est pas drôle. Jamais. Ne rit pas mais grogne, ricane et se moque de son prochain. Et de manière épeurante, il ne fait pas que lancer des insultes crues et sans imagination, il se convainc que c'est ce qu'il pense d'eux/elles. L'algorithme de sa trop petite tête de noix, est presque un croisement de bot informatique et de jock qui frappe en bas de la ceinture dans le vestiaires ses propres coéquipiers comme ses adversaires. Du bain de méchanceté pure d'agresseur/intimidateur.

Il n'y a jamais de couche d'ironie, de complexité, de nuance ou de profondeur. Tout est là. Tout est surface. Le mensonge commande un titre, pas de développements. Certaines coquilles vides des É-U y voient fraicheur. Pas les Britanniques. On voit un homme sans monde intérieur. Sand âme. Et en général, au Royaume-Uni, on se lie d'amitié avec David et non avec Goliath. Tous les héros britanniques sont des négligés. Robin Hood, Dick Whittington, Oliver Twist, Pas lui. Lui, c'est le méchant.

Parce 100% contraire à eux. Il n'est même pas un enfant riche gâté, mais plutôt un graisseux chat avaricieux, une grosse limace blanche. Un Jabba the Hut du privilège. Et incarne ce qu'il y a de pire aux yeus des Britanniques, un intimidateur. 

Sauf lorsqu'il se trouve entre agresseurs. Il se transforme alors en Mr.Sidekick. Il y a des règles non écrite là-dessus. Les régles du marquis de Queensberry, de la décence. Il les brise toutes. Il frappe en bas de la ceinture. Toujours. Ce qu'un gentleman ne ferait jamais. Surtout les vulnérables et les polus faibles. Les sans-voix. Et les frappe aussi quand ils/elles sont au sol. 

Donc de savoir (comme moi) que facilement 1/3 des habitants des États-Unis se disent "That's my guy" en le voyant. reste estomaquant. Tout le temps. Ce qui confond les gens est que ses défauts sont très apparents, et ses malfonctions ont un impact direct à la pompe, à l'épicerie, au boulot, au sein des rangs militaires dont on sacrifie les soldats.Même ses défauts on des défauts. 

Là se trouvent les couches d'épaisseurs. 


Si Frankenstein décidait de nos jours de construire un humain composé du plus grand nombre de défauts, il nous présenterait Donald J. Trump.

Assurément.  

Et le regretterais ausstôt.

Dans 151 jours, le regret matérialisé ou le mal recyclé ?   

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