Les Olympiques ont été clairs la semaine dernière, ils ne veulent pas de cet humain derrière, du moins, pas sur le terrain du sport. Aux micros de conférence de presse, c'est autre chose. Mais en terme de visibilité sportive, sur scène, les messages politiques ne sont pas bienvenus dans la compétition olympiques.
C'est toujours délicat d'interdire certaines politiques, quand l'ensemble de ce qu'on représente EST politique, mais ce sont des balises réfléchies.Le comité olympique a permis à Vladyslav Heraskevych, athlète de skeleton Ukrainien, de s'entrainer autant qu'il le veuille, avec son casque, joliment peint de plusieurs des athlètes d'Ukraine qui ne peuvent désormais plus participer aux jeux, parce qu'assassiné(e)s par l'agresseur Russe. On lui a aussi proposé de porter un brassard noir pendant la compétition. Et d'en parler au micro, au besoin. Son sport, dans sa nature, place le casque très en avant et c'est ce qu'on voit le plus dans l'exécution de son sport. Le CIO a fait son bout de chemin.
Le même CIO qui bannit les Russes des Olympiques pour cette invasion en Ukraine. Mais ça, ça saute moins aux yeux.
Ça se comprend.
Il a refusé. Sa collègue de luge, un sport partageant la même piste que les athlètes qui font le skeleton, la lugeuse ukrainienne Olena Smaha avait le même type de casque et on lui a servi les mêmes conditions. Si tu veux participer aux compétitions, tu ne dois pas utiliser ce casque. Elle est revenue avec un casque blanc faire sa compétition, mais a inscrit dans sa main, qu'elle a brandit pour que tout le monde le voit "Rendre hommage par le souvenir n'est pas un viol".
| Dmytro Shapar |
Pour l'humain derrière l'athlète. Celui dont on a refusé l'armure dans une guerre qui n'était pas la même, à Cortina d'Ampezzo. Le CIO a choisit que ssa guerre, ne serait que compétition sportive, pas autre chose. Ça se comprend aussi.
L'athlète de 25 ans ukrainienne Kathryna Kotsar, dont le sport est le ski acrobatique, a été avertie de ne pas porter son casque disant "Be brave like Ukrainians".Elle a plié la demande.
| Alina Peregudova |
Zelensky a souligné, en remettant sa plaque à Heraskevych, le recevant dans ses bureaux, qu'il saluait la vérité. Ça se comprend aussi.
La vérité, c'est ceci:
Sur son casque se trouvaient:
| Maksym Halinichev |
L'haltérophile Alina Peregudova, 14 ans, un des meilleurs espoirs de son pays, morte en mars 2022. Une explosion l'a tuée avec sa mère, à Marioupol
| Yehven Malyshev |
Le biathlète Yehven Malyshev, 19 ans, mort au 6e jour de l'invasion Russe, le 1er mars 2022. Il était au front, à Kharkiv.
| Andrii Kutsenko |
La championne de kickboxing Karyna Bakhur courait se réfugier quand elle a été atteinte d'éclats d'obus le 18 novembre dernier, à Kharkiv, elle n'avait que 17 ans.
| Karyna Bakhur |
La gymnaste Kateryna Diachenko n'avait que 11 ans. la judoka Viktoriia Ivashiko en avait 9. Elles sont mortes respectivement en 2022 et en 2023. Victimes de bombardements.
| Mykyta Kozubenko |
La danseuse Daria Kurdel, 20 ans, s'entrainait avec son père quand une bombe a fauché leurs deux vies en juillet 2022.
| Kateryna Diachenko |
Ça se comprend.
L'humain doit rester à la surface.
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