dimanche 24 septembre 2023

Peu Importe ce "Danger"

 "With the lights out, it's less dangerous..."

-K.C. 

Avec le temps, il y a des constats qu'on est forcé de faire. L'idée de payer pour de l'eau embouteillée, enfant/ado, nous était parfaitement absurde. Parler au téléphone au coin d'une rue sur un "sans fil" relevait de la pure arrogance. "Pour qui se prends-il pour se penser si important pour non seulement être rejoint en tout temps, mais parler ainsi "tout seul" au coin d'une rue ?." Se prendre soi-même en photo ? Narcissisme franchement trop aïgu, j'en suis encore de nos jours, incapable.

 

Toutes ces observations sont reliées à mon âge: 51 ans. C'est l'âge où c'était possible de graduer de l'université sans jamais avoir touché à un ordinateur. Ce que j'ai fait. On pouvait livrer nos travaux à l'écrit, à la dactylo ou d'un ordi de l'école, mais dans les jeunes années 90, il y en avait une vingtaine pour 800 élèves, fallait réserver des semaines à l'avance si on en avait pas déjà un chez nous, et on avait pas tous un ordi personnel chez nous, sinon personne n'en avait encore en 1994. 

Ça ne m'a aidé en rien. L'informatique est partout de nos jours et je suis attardé à ce niveau apprenant tout, sur le tas. Dernier reptile d'une époque révolue. Je travaille sur 4 écrans au boulot et sur deux autres à la maison, quand je traduis

Vieillir, c'est apprendre à s'adapter au monde dans lequel on trempe. C'est le changer à sa manière. On choisit tous ce qu'on souhaite autour de nous. Ce n'est pas tout le monde qui le comprend. On altère nos univers de tout ce qu'on fait et de tout ce qu'on est.

Vieillir est un art qui doit s'inscrire dans le progrès. Et le mot "progrès" tend à se distancer des gens qui vieillissent parfois. 

Comme on l'a vu la semaine dernière avec les honteuses manifestations au pays, grands déploiements  de haine à l'égard des réalités LGBTQ+. À Calgary, un homme sur scène, voulant narguer les gens qui le conspuaient parmi les contre manifestants, a passé le micro à un pauvre enfant de 10 ans lui disant qu'il avait quelque chose à dire à ces gens qui les conspuaient. L'enfant, mal encadré, a aussitôt dit "Les gays sont psychopathes, ce ne sont pas nous les psychopathes." Aucune intervention/réaction de l'adulte, qui semble donc, d'accord. Ce qui est rassurant est qu'on entend des gens dire "nooooooon! c'est très mal de dire ça!!" mais l'enfant poursuit en appuyant davantage sur le dégoût du dernier mot "Les gays sont déguuuuuuuueulasses!". Même le photographe devant lui, au bas de la scène, semble outré de ce qu'on lui a fait dire. 

Il y avait un drôle de paradoxe (et une telle tristesse...) dans cette scène puisque je voyais ce clip où le visage de l'enfant était brouillé en post production, mais il se faisait prendre en photo, en gros plan, droit devant. Enfin, avec ce qu'il a livré comme message, peut-être ne voudra-t-il jamais être identifié. Je serais curieux de lui reparler dans 20 ans.

Ce que je remarque est que dans le ramassis de gens qui manifestaient, les gens plus âgés sont nombreux. Des gens qui, avec le temps, on cessé d'accepter, consciemment, ou non, les changements des sociétés qui évoluent. Mon père est décédé en 2009, à 62 ans, et n'avait utilisé sa carte de crédit que 2 fois dans sa vie. Dont une fois où elle ne fonctionnait pas, car expirée C'est moi qui ai dû le dépanner. Il ne voulait pas y être associé. J'ai moi-même des "caprices de vieux". J'irai chez "Tim " ou ne paierai des stationnements que sous la contrainte en sont des exemples.

Je remarque un peu partout, dans toutes sortes de sphères, un changement de la garde. Ce qui peut parfois être fâcheux. Regardez notre SAAQ qui coule après avoir tenté d'atterrir en 2023 informatiquement. 

Dans le sport, de nouvelles jeunes vedettes prennent du galon. Au hockey, les Sidney Crosby ou Alex Ovechkin sont considérés (justement) assez vieux.  Un entraineur ne sachant pas gérer les téléphones cellulaires de ses joueurs a signé la fin de sa carrière avant même le premier match de la saison. 

À la radio, sur une station populaire que je n'écoutes jamais, on se moquait du "vieux " Bruce Springteen, et on parlait en forte admiration d'Olivia Rodrigo. Je vous parles d'une des ces jeunes reines ce mardi. 

 Au cours des dernières années, la résistance envers les Femmes voilées, les travestis, les non-binaires et maintenant envers les transgenres est très concentrée chez les gens passé le demi-siècle d'existence. Une haine et un refus de reconnaissance déguisée en résistance.

Musicalement, cette semaine J'écoutais Julien Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridges, connue aussi ensemble en Boygenius. Elles pourraient être les enfants des enfants de Mick Jagger, Keith Richards et Ron Wood, des Rolling Stones. De la musique de 2023. Les Rolling Stones lanceront aussi un nouvel album le 20 octobre. Les deux peuvent co-habiter sur mes ondes musicales. Sainement. 

Mais dans le bruit de nos sociétés, les ondes sont parfois difformes. Comme avec cet enfant à Calgary. Ça vieillira très mal ce genre d'images. Et je ne sais pas à quel point ce n'est pas relayé partout dans le monde avec la mention: "c'est ça le Canada". 

Je remarque la même chose chez nos politiciens alors que la grogne contre les X Valérie Plante. Bruno Marchand ou Stéphane Voyer viens presqu'à 100% de gens plus âgés que nous.

Ce changement de la garde me plait beaucoup. Froisse des gens peut-être à froisser dans la rigidité de leur intransigeance. Choisir de vivre dans l'obscurité c'est parfois se bâtir les plus grandes oeillères. Et ensuite se plaindre de ce qu'on découvre autour sans chercher à comprendre.

Fermés sur le monde de demain, celui qui est maintenant et qui se transforme peut parfois frustrer quand il veut aussi nous transformer. Mais si je ne retiens qu'une seule chose de feu, mon père, tout est toujours une question d'attitude. 

Je vous citais Nirvana en ouverture de chronique. Quand leur album Nevermind est devenu #1, en 1991, devenant du même coup symbole de toute une nouvelle génération sonore, stylistique et culturel, il tassait du premier rang Micheal Jackson, prince de la pop des années 80. 

Peu importe
déclassait Dangereux. 

Nous vivons ce point d'exclamation qui parfois, dans une société marque un point, mais souvent est aussi raide comme une barre. Mais c'est définitivement un point de ponctuation important. Qui secoue les paragraphes d'une bible usée. 

La grande ignorance prévoit faire une offensive dans les écoles cette semaine, pensant qu'on y enseigne les théories de genre. 

Ce n'est pas le cas. Ce sont des dangers aussi inventés que celui qui prétend que les travestis voudraient que tous les enfants le deviennent. 

C'est Darwin qui disait qu'afin de survivre, il faut s'adapter. La pandémie a fait une sélection naturelle. Cette fois, faudrait que ça soit moins drastique, mais tout aussi transformant au niveau sociétaire. Malgré les malcommodes.

samedi 23 septembre 2023

Egon Schiele

Egon est né quelques années avant sa soeur en 1890, à Tulln, en Autriche. Enfant, il est très mauvais à l'école. Quand son père décède précocement de la syphillis, c'est son oncle qui agit comme tuteur et il reste stupéfait de sa médiocrité scolaire. En revanche, il est très fort en dessin. Son tuteur l'inscrit donc à une kunstgewerbeschule, à Vienne. Là où Gustav Klimt avait aussi étudié par le passé. À l'insistence de ses enseignants, on le force à changer d'école pour la plus traditionnelle Akademie der Bildenden Künste, toujours à Vienne. Erreur. Schiele n'est surtout pas traditionnel. Il trouve si plat qu'il quitte après 3 ans. 

Il tend la main à Gustav Klimt qui est très ouvert aux jeunes talents et aime particulièrement le sien. Au point d'acheter ses oeuvres ou des les échanger contre des siennes.  Le style de Schiele se rapproche beaucoup de celui de Klimt. Grâce à lui, on lui facilite la route vers les expositions. Dès 1908. Schiele n'a que 18 ans. À 19 ans, il découvre les oeuvres de Munch, Toorop et van Gogh et choisit de se libérer des contraintes plus académiques de la peinture. Il explore pleinement la forme humaine, qu'il déformera presque tout le temps, et expose la sexualité, mâle comme femelle avec une ouverture étonnante pour l'époque. Il n'a pas peur de se faire traiter d'homosexuel, il ne l'est pas de toute manière, pourquoi s'en faire ? Il peint l'énergie sexuelle des deux genres. Il commence aussi à dessiner des enfants, ce qui dérangera souvent car ils ne sont pas toujours pleinement habillé(e)s. 

Il dérange tant que les musées adorent et l'exposent avec succès et grands bruits. À Prague, à Budapest, en Cologne et plusieurs fois à Munich. Klimt lui fait rencontrer une modèle occasionnelle à lui, Wally Neuzil, et elle devient sa muse et sa partenaire amoureuse. Elle sera peinte souvent par Schiele. On quitte ensemble Vienne pour Krumau, dans le Sud de la Bohême, en République Tchèque (Alors Tchécoslovaquie). Mais leur style de vie n'est pas accepté par le secteur et quand il engage de jeunes modèles mineures, on les condamne socialement et ils se sentent forcés de quitter pour Neulengbach, en Autriche. Son style, se complexifie alors. Il devient parfois plus abstrait. Et peint sous les thèmes de la mort et la naissance. 

Il est arrêté par la police sous soupçons d'avoir flirté avec une jeune fille de 13 ans. En prison, il dessine pour ensuite peindre une douzaine d'oeuvres sur sa condition. Il sera exposé à Paris, en 1914. Mais commence la Première Guerre Mondiale. Que peu comprenne encore. 

Le studio de Schiele se trouve à Hietzing, Vienne, et face à ce studio, vivent avec leur père les soeurs Edith et Adèle Harms. Schiele s'amourache d'Édith mais étrangement compte aussi garder Wally comme amoureuse quand il épouse Édith. Wally n'est pas d'accord. Le quitte aussitôt. Il peint son désarroi qui deviendra une des ses plus célèbres oeuvres. Pendant presqu'un an, il réussit à éviter la conscription. 

Mais celle-ci le rattrape et il devra servir. Il est d'abord posté à Prague où il peut régulièrement voir Edith. Il peint la maternité et la famille. Malgré son service millitaire, il expose à Berlin, Zürich, Prague, Dresden. Il garde et escorte les prisonniers Russes. Il a un coeur fragile et une belle écriture, on lui donne donc un travail clérical dans un camp de prisonniers de guerre. Il peint les officiers Russes. On lui donnera même un espace studio. Comme il s'occupe des rations alimentaires, Edith et lui ne manqueront de rien. 

En 1917, il revient à Vienne et sera très prolifique. Il dessine un fameux poster pour une exposition muséale d'envergure où il semble exposer Le Dernier Repas avec lui dans le rôle de Jésus. Il a toujours été très fort sur l'auto portrait, toujours difforme. Il reçoit beaucoup de commandes et ses oeuvres sont exposées partout. 

Mais à l'automne 1918, la grippe espagnole atteint Vienne et Edith, enceinte de 6 mois, la contracte. Elle en meurt avec son enfant. Pendant trois jours Egon ne fait que la dessiner, mais il a aussi contracté la grippe Espagnole. Il en meurt trois jours après elle. À 28 ans. 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, celui qui détient 7 de ses oeuvres, la star de cabaret juive Fritz Gründmann, est assassinée par les Nazis, dans les camps de concentration, à Dachau. Les Nazis volent aussi les oeuvres qui sont d'une valeur d'entre 780 000$ et 2,75 millions de $. 

La restitituion de ces oeuvres a lieu bientôt par les États-Unis aux héritiers de Gründman.

Il s'agit d'un des plus gros trésor artistique volé par les Nazis pendant la guerre. 

Que les États-Unis, une fois l'Europe libérée, se gardait un peu jalousement. 

Comme seuls les abuseurs aiment le faire.


vendredi 22 septembre 2023

Superman à Odeur de Vieux Pepperman

Superman est en béquilles.

Romeo is bleeding diraient les amours déçues.

Nos leaders font mal à voir. Nous nous traguons de vivre dans l'un des pays les plus agréables et nous avons tout à fait raison de le faire. Même si certain(e)s choisissent de ne pas le voir nous vivons dans l'un des pays les plus agréables au monde où les Femmes, les minorités visibles, les personnes âgées, les jeunes, sont traités de manière plus égalitaires que partout ailleurs. Au Canada d'Amérique. Encore plus au Québec d'Amérique. Nous sommes aussi Américains que l'Argentine, le Brésil, le Pérou ou..ah oui et les États-Unis qui parlent souvent d'America à tort et à travers en parlant d'eux-mêmes de manière éronées. UnitedStaters would be a lovely word. 

Mais nous sommes si petits sur l'échiquier international.  

Le passé récent et les derniers jours l'ont bien montré. 

Tout le dossier Huawei hurlait de notre petitesse. Rappel bref des faits. Les (grands) États-Unis découvrent, preuves à l'appui, trois mots primodiaux, que la #2 de la compagnie chinoise Huawei, féroce concurrente de la très Étatsunienne Apple, espionne industriellement. Habilement, les É-U attendent que madame soit en territoire canadien (Colombie-Britannique précisément) pour demander à son petit frère, le Canada, de lâchement l'arrêter pour eux. Naïvement, on tombe dans le panneau. On la détient, mais elle est libre. Elle n'est que surveillée et empêchée de voyager, mais elle est libre comme tout. Dans son pays d'origine, la Chine elle est déesse d'affaires. Intouchable. 

La Chine ne s'attaquera jamais aux États-Unis. Trop risqué. Mais torturera, au sens propre, le Canada en kidnappant 2 hommes d'affaires canadiens en sol chinois, en inventant des crimes imaginaires, sans preuve aucune, en représailles à la mission commandée par les É-U. Ils sont séquestrés dans des conditions peu humaines, dans le bruit ou l'excessive lumière la nuit, les privations, les excès et ainsi de suite pendant 1020 jours. Tout ça parce que là-bas la fin justifie les moyens, la #2 de Huawei ne peut pas être incriminée, jamais. C'est pas le Canada qui pourrait les gifler. Pas plus que lorsqu'ils s'ingèrent dans nos gouvernements. 

La semaine dernière Justin Trudeau était en Inde pour le G20. Son avion est resté coincé à New Dehli. Plus d'une journée. Bris mécanique parait-il mais avec le recul, possible sabotage indien. On a appris par la suite qu'il les avaient pointé du doigt pour l'assassinat d'un leader Sikh en territoire canadien, le 18 juin dernier. J'y reviendrai.

Mais pendant que Juju poireautait à l'aéroport, le Maroc a si tremblé que près de 3000 morts ont été faits et 5500 sont portés disparus. Presque tout de suite après la Lybie a noyé 3800 citoyens, affecté 11 300 autres, suite à un bris de barrage. L'horreur en double. Juju, le coeur sur la main, a offert l'aide du Canada. 

Mais il était toujours coincé à l'aéroport. 

Poliment, on lui a dit, non merci, on vous tiendra au courant, occupez-vous de vous. Gênant. Juju et l'Inde, toujours catastrophique. Et humiliant.

Il y a aussi ce vieux clip relayé qui revient et devient viral montrant Justin, en mode coquille-vide-répondant-du-prémaché à la question "Que faites vous personellement afin de réduire le plastique dans votre vies?" Après un sourire plaqué, les mots arrivent trop vite à sa tête et de sa bouche sort un parfait contre-exemple. Il invente (visiblement) que tout récemment, sa famille, a commencé à boire dans des bouteilles de plastique...euh...non...désolé elle ne boit plus dans les bouteilles de plastiques mais dans des bouteilles de papier, dans des boites...." Là il se rend compte que son exemple est le pire qu'il pouvait choisir. Il tente de rediriger en parlant qu'il y a plein de décisions qu'on peut prendre pour éliminer le plastique (on le sait, ta gueule, tes choix, toi!) Il réalise qu'il s'éloigne de sa famille et reviens cimenter le mensonge en disant "Nous avons récemment changé nos bouteilles de plastiques pour des bouteilles de papier (!)..." réalise qu'il dit des niaiseries, en sourit un peu, et ajoute "...ou des cardboard..." ça se passe en anglais. 

Les bouteilles de papier sont actuellement une idée à la fois développée par Coca-Cola et Pepsico mais n'existent pas encore. Il voulait dire quoi ? paper cup ? Mais même là cette eau sera versée dedans mais prise dans une grosse bouteille...de plastique! Il était condamné à échouer dès le début de son exemple.

Le ridicule colle bien au Premier Minus depuis son célibat une semaine. Il est revenu d'Inde, a accusé l'Inde d'avoir commandé l'assassinat du leader Sikh Hardeep Singh Nijjar, à Surrey, en juin. Ce qui est une énorme accusation diplomatique. Personne n'a secondé ses propos ou soutenu Trudeau. Sans des appuis moraux de pays importants, on reste gamins voulant manger à la table des grands.   

Ce qui nous rend tout aussi petit est le populisme de son adversaire politique Pierre Polièvre. Une très pâle copie des manières de Donald Trump. Mieux emballées. Si chacune de ses basses interventions, à 95% erronées ou mal avisées, faisaient pousser un pissenlit, le pays serait jaune. Mais étrangement, au contraire, Polio, comme il est convenu de l'appeler tellement il est infection, fait pousser des votes. Principalement par esprit d'opposition à Justin Trudeau. 

On voudrait pas nécessairement Polio, on voudrait tout sauf Trudeau.

Ce qui serait plus petit encore. À tous les niveaux. Mentalement, à l'interne et internationalement. Ce serait même honteux. Pire qu'aux États-Unis avec leur président qui ne tient plus sur ses pieds, l'ancien président au cerveau confus ou le leader du Sénat Républicain aux paralysies multiples.

Un vrai super-héros est venu demander de l'aide mardi, au plus sacrant face à ce génocide tenté contre son peuple devant un occident subtil d'interventions. 

jeudi 21 septembre 2023

La Haine Sous Prétexte Qu'on Protège Les Enfants

Tous les membres du Parti Conservateur avaient l'ordre de taire leurs opinions sur la marche de la honte anti connaissance de l'univers LGBTQ+, hier.

Eric Duhaime, TDAH, pourtant homosexuel, n'a pas compris comme il faut. 

Gens qui avez manifesté contre l'idéologie LGTBQ+ hier, au pays, vous avez protesté contre la simple existence des gens de la communauté LGBTQ+. Vous êtes la pollution que vous pensez combattre.

Être trans, bi/pansexuel, homosexuel, travesti, ça existe. Ce n'est pas une maladie, donc la contagion est inventée, ce n'est pas un choix, c'est une manière d'être. Vous remarquez l'âge des moyens des attardés qui marchent dans les rues et qui disent "éloignez vous des enfants!" ? Oui, ils sont pour la plupart assez âgés et d'une autre époque. Des Paul Larocque, Luc Lavoie, Maria Mourani. Ces gens pensent qu'on peut choisir d'être LGBTQ+ et ensuite le regretter. FUCKING foutaise ! C'est gens ont organisé "une marche du million" ("Million March for Children") qui a fait plusieurs fois patate. Parce leur haine a été surclassée par l'amour des autres envers les humains. Des contre-manifestations, un peu partout au pays ont renversé les quelques désoeuvrés qui venaient crier "N'approchez pas nos enfants!".

On leur souhaite bonne chance à vos enfants avec un tel encadrement familial. C'est pas de la protection infantile, c'est pas Sound of Freedom, c'est DE LA HAINE. Vous êtes risibles. Ça faisait un bien immense de voir les plus de 1000 contre protestants faire fuir les quelques 200 dépassés par la vie, à Toronto. C'était fameux de voir leurs visages à ces vieux ploucs qui ne réalisent pas que ce qu'ils appellent une "idéologie" n'est qu'un style de vie qui n'est pas le leur. Leurs enfants sont probablement déjà en avance sur l'époque que nous vivons par rapport à eux. 

À Montréal, la mairesse Plante a dénoncé la marche anti propos LGBTQ+ dans les écoles. Ça va de soi, on ne peut pas faire la promotion de l'ignorance encouragée. Mais il faudra un jour faire davantage que de simplement dénoncer. La haine, c'est tout simplement NON. Il faudra sévir.

L'identité de genre ne concerne que l'être qui se "questionne". Et un "questionnement" personnel se vit plus qu'il ne se questionne. L'identité de genre s'impose tout seul en soi. Comme une maturité émotive.  

On s'oppose au cours à la sexualité qui intègre les notions de LGBTQ+ dans les écoles. On veut donc s'inclure dans le corpus scolaire. On accuse le gouvernement de "dériver" (sans rire) alors que le dérive sociale est nettement de leur côté. On a dit, dans la plus pure ignorance, "qu'il faut que la notion de consentement parentale soit toujours présente" comme si ce n'était pas déjà le cas.

IT IS!!!!!!!!!!!

Renseignez-vous christ! Une école est un milieu d'encadrement. Et au Québec, il y aura une demi tonne d'intervenants autour de l'enfant de 9 qui se pense transgenre. On les protège déjà nos enfants.

Ils sont si ignorants que plusieurs de leurs pancartes disaient "Parents knows best".  Sous entendant que si vous n'avez pas enfanté, vous ne savez pas. Il y a beaucoup de parents dans la communauté LGBTQ+. Qui ont enfanté. Et même ceux et celles qui adoptent, sont parents. Vous vous peinturez dans le coin marcheurs/marcheuses exposant votre haine des autres, aux yeux des enfants. Ils sont si ignorants qu'ils ne remarquent pas à leurs côtés, dans leur marche haineuse, Eric Duhaime et Maxime Bernier, voulant aussi protéger les enfants de la diversité et de l'ouverture.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, s'est tiré une balle dans le pied en proposant de parler de l'identité de genre au parlement. On devrait autant le faire que de parler des cafés latte épicés à la citrouille. 

C'est l'arrivée du Ku-Klux-Klan au Canada. Je ne vois pas beaucoup de différences entre ces lâches blancs qui se cachaient le visage dans des draps blancs pour assassiner les noirs et épurer la race caucasienne et ces vils adultes qui veulent la disparition de l'espace public de certains membres de la communauté LGBTQ+ afin d'épurer la diversité.

Je serai curieux de creuser dans la vie personnelle de ces anti-LGBTQ+ voulant protéger nos enfants.

Savent-ils que Tim Ballard, inspiration du film Sound of Freedom, est sujet d'une poursuite de la part de 7 femmes qui allèguent d'inconduite sexuelle de sa part, contre elles ?

Le co-fondateur de cette mission (auto commandée) de sauver les enfants du trafic sexuel dans le monde, Paul Hutchinson, producteur de ses vidéos d'auto-promotion d'ego, fait aussi face à des accusations de s'être éconduit sexuellement...sur des mineur(e)s...

Savent-ils aussi que Bernier et Duhaime les appuient dans leur marche ?

Un peu comme avec Elon Musk ou Donald Trump, you can't fix stupid!

Les marches qui ont eues lieux dans 77 villes canadiennes hier, c'était des marches de la haine. Comme les marches Nazies des années 20-30, en Allemagne.

La haine doit effectivement être gardée loin de nos enfants. Mais elle ne se trouve pas où vous le penser, bande d'enfoiré(e)s. Les affiches Fuck Trudeau, du PCC, "Straight & Proud" et de l'église trahissaient hier d'autre visées.

Une enseignante non-binaire n'influencera pas l'identité de genre de votre enfant de la même manière qu'une enseignante voilée ne déterminera sa future identité religieuse. Au mieux, votre enfant comprendra qu'au-delà du foyer, il rencontrera des individus aux perspectives variées. 

Ce dernier paragraphe vient du peuple. Celui qui choisit de vivre dans le lumière et non dans l'ombre. 

Dans l'amour et non la haine.

mercredi 20 septembre 2023

Deux De Pique Cooley

Spade Cooley était musicien swing/country à grands succès dans les années 40, aux États-Unis.

Je clos aujourd'hui, une non calculée trilogie de chronique sur les États-Unis, j'aurai envie de jaser d'autres choses demain, j'en suis certain. 

C'est en jouant au poker et en gagnant trois fois de suite avec des flush de cartes en pique que le surnom de Spade est donné à Donnell Clyde Cooley, à moitié Cherokee, ce qui lui a fait faire sa scolarité dans la Chemawa Indian School. 

Dans les années 40 et 50, il apparaitra dans plusieurs films Hollywoodiens, et sera même la doublure sur plusieurs autres films de Roy Rogers, avec lequel il se lie d'amitié. Exposant toujours son talent de musicien quand il ne fait pas la doublure. Dans son band, le talent de Tex Williams à éclos. Dans les années 50, il a eu son émission de télévision où il présentait des talents. De jeunes Frank Sinatra, Bela Lugosi, Frankie Lane ou Dinah Shore s'y présenteront comme jeunes artistes. Il a son étoile sur le Hollywood Walk of Fame en février 1960.

Il était si populaire que jamais les autorités ne l'inquiéteraient. Jamais il ne pouvait avoir de contravention. Et le concert gratuit qu'il offrait aux policiers chaque année y était sensiblement lié. Bien que marié depuis 1945 à "la chanteuse" plus jolie que talentueuse Ella May Evans, Cooley a de nombreuses aventures avec qui lui plait. Ils ont 3 enfants, mais ça n'empêche pas Spade de courir les dessous des jupes. Pendant qu'il picole, butine et se la joue frivole, madame est forcée seule à la maison, avec les trois enfants. Il aime sa femme, comme ça. À la ferme et à sa botte. Ce seront ses bottes qui seront fatales à Ella May. 

À sa retraite, il découvre qu'elle a beaucoup de temps libre. Et surtout deux amis mâles: Bud Davenport et Luther Jackson. Cooley de plus en plus alcoolique, s'est convaincu qu'ils avaient une relation à trois. Et ce, même si les deux hommes vivaient ensemble et étaient ouvertement homosexuels. Quand Ella May ne voulait pas admettre qu'elle avait une affaire, ce qu'elle n'avait pas de toute manière, il la battait. Continuellement. 

Il ira confronter le couple homosexuel et cassera la gueule à Davenport. Cooley sera accusé de viol, sur une autre femme, mais protégé par la justice, il sera acquitté des accusations. 

Melody Cooley, 14 ans
Pourriture jusqu'au bout, il torture physiquement et mentalement Ella May. Celle-ci demande donc le divorce qu'il refuse de lui accorder. Elle prépare sa sortie afin de quitter l'enfer qu'elle vit et envoie de l'argent au couple homosexuel afin qu'ils le cachent pour qu'elle se prépare une meilleure vie ailleurs. Mais Cooley trouve un reçu de 200$. Il la confronte et lui dit qu'il sait ce qui se passe. Ce qui était un mensonge, mais il en était rendu à croire ses propres menteries. Pensant qu'il sait qu'elle veut le quitter, Ella May lui dit "Bon! alors tu sais ! et alors ?". Ce que Cooley comprend comme une confession de cocufiage pensant toujours qu'elle a une affaire, pas qu'elle veut le quitter. Il lui demande à son tour le divorce pour incompatibilité, et la garde complète des trois enfants dont la plus vielle a 14 ans.

Spade Cooley est devenu incohérence imprévisible alcoolique brutale. Il est continuellement sous l'effet de l'alcool et la bat si souvent qu'elle a en permanence des marques visibles sur le corps. Un soir d'avril 1961 tragique, il la bat à mort devant sa fille de 14 ans qu'il force à regarder sa mère périr sous ses coups. Afin de vérifier si elle est bien morte, il lui brûle les seins de sa cigarette. Toujours avec sa fille dans la pièce. Quand la morte nue ne réagit pas, il comprend que c'est fini pour Ella May. Quand il l'a marié, il avait 34 ans, elle 21. Elle est morte à 36 ans. 

Cette fois, il ne s'en sortira pas. Principalement en raison de sa fille. Qui témoignera de ce qu'elle a vu contre lui. Il écope de la prison à vie. 

 Mais... il est toujours protégé par la mâle justice. Après seulement 8 ans en prison, ses amis militent pour qu'il soit pardonné. Et comme le gouverneur de la Californie est alors l'ignoble Ronald Reagan, en 1969, ce dernier lui accorde.

Fucking Ronald Reagan qui a tracé la plus profonde cicatrice aux États-Unis.

Une plaie encore vive, saignante.

Mais comme le karma fait souvent bien les choses, alors qu'une ovation pour lui est en cours, en prison, il est victime d'une crise cardiaque qui le fait passer dans le monde d'Ella. À 58 ans. Il devait sortir de prison en février 1970, mais trépasse en novembre 1969. 

Le deux de pique. 

Le minable. 

mardi 19 septembre 2023

Livres Ironiquement Bannis, aux États-Unis

Dans la lignée de ce que je vous racontais hier, en Amérique du mort*, deux élus républicains du Missouri, Bill Eigel & Nick Schroer, ont fièrement, devant public, brûlé des livres jugés "immoraux". C'est aussi la première étape du fascisme, taire les intellectuels, bailloner les médias. Ceux qui peuvent vous faire réfléchir autrement.
C'est assez triste de voir des gens faire un spectacle de leur grotesque ignorance.

Plusieurs livres, dans plusieurs États, ont choisi de bannir certains livres selon certains critères fort discutables inspirés de la bible. Religion, extraordinaire tumeur cancéreuse. 

Voici une douzaine de livres maintenant bannis, dans certains États mal gouvernés, heureusement, pas encore partout.

The Adventures of Hucklebery Finn de Mark Twain

Mark Twain utilisait EN 1884, le mot en "N". Mark Twain était raciste ? Autant que Benjamin Franklin était esclavagiste. Et ironiquement, les conservateurs qui ne voient que le doigt au lieu de regarder là où on pointe, seront les premiers à interpréter le second amendement de sa constitution comme le droit aux armes pour tout citoyen en tout temps. Ces gens étaient fruits de leur époque. Twain faisait des portraits de ce qu'il cotôyait dans les rues. Quand Michel Tremblay parle de fifis et de tapettes dans ses livres, c'est pour en décrier les comportements. Twain faisait probablement pareil. Mais encore. C'est comme effacer digitalement les esclaves noirs dans les films afin de prétendre que ça n'a pas eu lieu. Le livre a été publié dans certaines éditions en censurant le mot en "N" ou en le remplaçant par Black. Un terme plus acceptable. Un compromis honorable. 

The Catcher in the Rye de J.D.Salinger

Le chef d'oeuvre de J.D.Salinger a trois prises contre lui. La première absurde raison de le bannir est que ce livre encouragerait la rébellion chez les jeunes en plus d'utiliser le "fuck you" un peu trop souvent. Les deux autres raisons sont issues de la vie réelle. Dans le livre, Holden Caufield se confie et se rapproche d'une jeune fille d'âge mineur. Dans une de ses plus célèbres nouvelles, A Perfect Day For Bananafish, un homme se confie aussi à une mineure avant de prendre une grande décision qui changera sa vie. Dans le vraie vie, Salinger, à 30 ans, était partenaire de correspondance avec une jeune fille de 14 ans. Avec laquelle il couchera quand elle en aura 20. À 36 ans, il épousera Claire Douglas, une de ses étudiantes de 21 ans. Puis, plus tard, à 53 ans, il correspond longuement avec Joyce Menard, jeune phénomène littéraire de 18 ans, qui sera ensuite, une partenaire amoureuse. Sans que qu'il n'y ait eu pédophilie, son spectre traine autour. Finalement, l'assassin de John Lennon avait une copie de ce livre dans les poches quand il a tué le célèbre Beatles. Le livre reste un chef d'oeuvre nord américain.

Where's Waldo ? (Où Est Charlie ?) de Martin Handford

Dans le premier livre de la célèbre série Où Est Charlie ?, série axée sur l'observation, où le but est de trouver le personnage de Charlie, caché dans des décors surchargés de personnages, un jeu aussi agréable pour les petits que pour les grands, on y montrait une plage où une femme, les seins exposés, à plat ventre, se faire poser du froid dans le dos, ce qui la force à se lever un peu, ahurie, et on y apperçoit un de ses seins, de côté. Ça a suffit pour bannir. Des seins, c'est si nocif...Ariana Grande, Nikki Menaj, Olivia Rodrigo et autres le savent. Banni.

The Diary of a Young Girl d'Ann Frank

C'est le journal d'une jeune juive pendant l'Holocauste qui n'échappera pas à la solution finale Nazie. Typique histoire du bien contre le mal, l'un des plus grands maux de nos sociétés (dites) civilisées. Banni parce que jugé "trop déprimant pour les jeunes". 

To Kill a Mockingbird de Harper Lee

Comme pour Twain, le mot en "N" y est utilisé, afin d'exposer l'ignorance de cette époque (les années 30). Ce livre est tout à fait le contraire du racisme puisqu'il combat ce racisme tout le livre et ce, même devant les tribunaux. Un autre cas flagrant cas d'idiot regardant le doigt et non ce qu'il pointe.

La série complète des Harry Potter de J.K.Rowling

Banni pour "encouragement à traiter de la magie noire". Caliss dude, sérieux ? Vous connaissez le livre The Collector de John Fowles ? Il s'agit d'un collectionneur de papillon qui ajoute un jour à sa collection, une Femme. Est-ce encourager les kidnappings et séquestration ? Il y a tant d'exemples du genre qui pourrait sortir de tant de livres. C'est particulièrement outrant de voir cette série de livres retirée de certains États rétrogrades puisqu'ils ont fait lire toute une génération qui lisait peu. Ces livres étaient au sens propre comme figurés, magiques. Ignorance et retards intellectuels choisis.

Little Red Riding Hood 

Le Petit Chaperon Rouge... alégorie sur les agressions sexuelles, on a trouvé qu'une enfant offrant une bouteille de vin dans son petit panier était un crime. Mais porter une arme... n'importe où...

La Belle au Bois Dormant

Une Femme inconnue embrassée pendant qu'elle dort est une agression et ce conte fait la promotion de la magie et de la sorcellerie. Et ces gens croient en la bible viendraient nous prévenir contre le ensorcellements ?

The Grapes of Wrath de John Steinbeck

Le mot en "N" encore un peul mais principalement le très mauvais langage. Le mauvais anglais. L'anglais parlé. Écrit parfois au son. Avec le mauvais orthographe. Ce livre reste un chef d'oeuvre si représentatif du peuple des États-Unis, et couvrant des évenements réels à une époque bouleversante où tout le sud des États-Unis s'est reconnu dans ce livre (adpaté en excellent film) ne pouvait qu'être ému que son adaptation au cinéma est classée au régistre des oeuvres les plus pertinentes et représentatives de leur époque, aux États-Unis. Officiellement banni pour langage vulgaire. Au pays de Donald Trump. Cacher la pauvreté avec la pauvreté intellectuelle.

Harriet, the Spy de Louise Fitzhugh

Une jeune fille pleine de caractère, de 11 ans, très stimulée par l'espionnage, note tout dans un cahier de notes qu'elle perd soudainement. On l'encourage à mentir. Elle espionne les potentiels détenteurs de son cahier. Elle jure, elle réplique aux affronts. Ce livre de 1964 est si brillant et écho de la jeunesse aux É-U, qu'il sera classé 12ème des meilleurs livres pour enfants de tous les temps (aux É-U) et 17ème dans 2 top 100 différents de 2012, toujours dans la catégorie des meilleurs livres jeunesse. 

Uncle Tom's Cabin de Harriet Beecher Stowe

Livre condamnant l'esclavagisme lancé pendant la Guerre Civile aux États-Unis, il a vite été banni par les États du Sud, il y a 150 ans. Mais en 1984, il a été rebanni de certaines écoles pour son message laissant entendre que l'esclavagisme n'avait pas été que mauvais pour la communauté noire. It was, stupid people. L'auteure avait reçue des menaces de mort, certains vendeurs du livre ont été vandalisés ou ont dû quitter la région et l'auteure a reçu l'oreille d'un humain à la peau noire par la poste. 

The Handmaid's Tale de Margaret Atwood. 

Dans une société dystopique, les Femmes sont devenus infertiles et celles encore capable d'avoir des enfants sont contrôlées à 100% par l'État et enfantent pour les autres. Reflet presaue parfait du contrôle des natalités actuel dans plusieurs États républicains. Certains États du Sud ont banni le livre de 1985 de la prix Nobel de Littérature.

Farenheit 451 de Ray Bradbury

Dans une société futuriste, afin de contrôler les pensées collectives, les autorités gouvernementales font brûler des livres. Dont la bible.

Nous sommes visiblement ce futur. On brûle des livres choisis, devant public. Mais on oublie d'y inclure la bible, pourtant néfaste trop souvent. Et où s'y trouve la première version du diable.

La semaine des livres bannis aux États-Unis se tiendra du 1er octobre au 7 octobre prochains. 

On vous invite à y lire tout ce qui serait désormais interdit par la folie. 

Les États-Unis sont un pays triste à mourir, au sens propre, avec ses présidents croulants et son leader du Sénat à moitié paralysé.

*Cérébralement