mardi 26 août 2014

Comprendre la Décriminalisation de l'Usage de la Marijuana

(écrit sous analgésiques...)

La décriminalisation de l'usage de la marijuana a généré de nombreux débats depuis des années.

Chacun y va de son grain de sel.
Voici mon grain de pot.

Le cannabis devrait-il être décriminalisé? Depuis des siècles, on connaît des vertus médicinales à la marijuana qui en font une herbe saine. Plusieurs études et de nombreux cas ont démontré que la consommation de marijuana a eu des effets psychoactifs intéressants dans la diminution de la douleur chez les patients souffrant du SIDA ou du cancer. Plus d'une demie douzaine d'États aux États-Unis ont rendu légal la consommation de marijuana pour des raisons médicales.

Au Canada, en 1923, on en rendu illégale la consommation de cannabis, mais on ne sait pas trop pourquoi. On ne meurt pas de surdose de consommation de pot. On meurt de la gestion de la vente illégale. Si il y a eu débat sur le sujet, le Canada n'en a rien gardé. Il a été le premier pays en Amérique du Nord à rendre la marijuana illégale. Les États-Unis n'ont suivi le pas que 14 ans plus tard. À l'époque, on interdisait avec cette loi du gouvernement Libéral de William Lyon MacKenzie, l'usage non médical de l'opium, de la morphine et de la cocaïne. À la toute dernière minute se sont rajoutées l'héroïne, la codéine et le cannabis (chanvre indien) ou le haschish.  

Étrange puisqu'à cette époque, cette dernière drogue, peu connue, n'était même pas reconnue comme un problème social. À peine comme une drogue puisqu'il s'agit d'une herbe, donc d'une plante médicinale.

La possession et le consommation de marijuana au Canada est toujours interdite, sauf dans les quelques cas médicinaux exigés de certains médecins pour le traitement de l'apaisement de la douleur.

Ceux qui sont contre la légalisation de la distribution libre de la marijuana craignent le déséquilibre social et les abus. C'est tout ce qu'il y a de plus compréhensible. Il est nettement prouvé que la consommation régulière, particulièrement chez les gens entre 13 et 19 ans, entraîne une certaine dégénération mentale affectant les tissus nerveux du cerveau. Les jeunes qui s'y accrochent trop longtemps ne se rendent bien souvent pas bien loin à l'école et leur développement mental est ralenti en tant que jeune adulte. On a aussi démontré que la consommation peut être étroitement liée aux crises cardiaques, au développement de la schizophrénie, à la dépression et au grand saut dans le vide, le suicide. Être trop "High" peut aussi rendre la conduite automobile fort difficile et les rapports sociaux...particuliers.

Il est donc évident de comprendre pourquoi l'usage de la marijuana est actuellement illégal.

Mais si l'usage récréatif est prohibitif, l'usage médical, sous sévère contrôle reste légal. Les défenseurs de l'usage du chanvre prétendent que si l'alcool et le tabac, qui tuent pour vrai contrairement au pot, sont des drogues légales, qu'est-ce qui empêcherait la marijuana, qui tue très très très peu, de l'être aussi? Je range à cette école.

Ce sont toujours les abus qui tuent.

Le Colorado a légalisé la vente de cannabis en chanvrier euh...février dernier et l'État ne s'en porte pas plus mal.

Analgésique, anti-inflammatoire, soulageur de douleur, anti-épileptique, stimulants alimentaires, les vertus du cannabis sont multiples en terme de soins de la santé.

Le Sativex est une sorte de spray au Canada qui permet l'absorption du cannabis sans le besoin de le fumer ou de le manger infusé dans les aliments.

Il est toujours illégal de consommer, posséder ou distribuer de la marijuana au Canada et au Québec, à moins d'en avoir été obligé par un médecin.

Mais encore, là, c'est excessivement compliqué.

D'ici à ce que ce soit aussi légal de consommer comme on le fait avec le tabac et l'alcool,
on est loin du joint aux lèvres.

Surtout avec les conservateurs au pouvoir.

lundi 25 août 2014

Ronald Reagan et ses Amériques

Ronald Reagan était 30 ans en retard sur son époque en ce qui concerne sa politique étrangère quand il était au pouvoir (entre 1981 et 1989).

Un peu comme au temps d'Eisenhower (1953-1961 comme Président), la diplomatie Étatsunienne commandait d'être ouvertement hostile à tout pays qui ne suivait pas les lignes sociales du pays de l'oncle Sam. On tuait des gens innocents au simple murmure du mot "socialisme". Cette école de pensée issue de la guerre froide à fait du chemin, puisque chez les Républicains, le Vice-Président Henry Kissinger allait devenir l'un des assassins les plus impunis du globe terrestre pour l'aide, la coordination et la commandite de l'assassinat de Salvador Allende ainsi que la prise subséquente du pouvoir d'Augusto Pinochet en 1973 au Chili.

Arrive alors 1981 et son acteur Ronald Reagan, avec l'idée de punir les pays soupçonnés de communisme, de subventionner les groupes anti-gauche, d'intervenir dans les pays où les mouvements socialistes "menaçaient" et d'armer les mouvements contre-révolutionnaires.

L'un de ces mouvements contre-révolutionnaire était les contras au Nicaragua. Les contras (terme espagnol voulant dire contre-révolutionnaire) étaient aussi appelé la contre résistance. Ils étaient armés et supervisés par les États-Unis et opposés au gouvernement sandiniste, un gouvernement social-démocrate, qui avait succédé, après une guerre civile, au dictateur Anastasio Somoza.
Pour armer les contras, Les États-Unis avaient passés un accord secret avec l'Iran puisque que l'ONU avait refusé que les États-Unis interviennent dans ce conflit interne au Nicaragua. Quand le soutien clandestin est mis à jour, les États-Unis sont condamnés par la cour internationale de justice qui les intime de cesser d'employer l'usage illégal de la force contre le gouvernement sandiniste.

Mais les États-Unis s'en moquent en répliquant qu'ils ne sont pas soumis aux règles de la cour internationale de justice.

Jimmy Carter, tout juste avant Reagan, avait soutenu avec un million de dollars les entraînements militaires des contras ainsi que le soutien secret de la CIA.
Ronald injectera 19 fois la somme de Carter dans ses projets interventionistes en Amérique Centrale et en Amérique du Sud.

À l'école militaire des Amérique au Panama, on y enseigne alors au militaires latino-américains les doctrines de contre-insurrection et on inculque une idéologie anti-commnuiste, anti-socialiste et anti-révolutionnaire. C'est là qu'on y discute torture ainsi que la capacité de pouvoir tuer d'innocents civils et de le faire sans remords. Nombre de militaires ayant par la suite organisé des coups d'État et instaurés des juntes militaires y auront été formés.

Dans la rhétorique mentale de Reagan et de ses proches, chaque gouvernement socialiste devenait un allié des soviétiques. Il sentait donc qu'il était de son devoir d'écraser ses soulèvements modernes et de faire avaler de force le capitalisme nord-américain.

L'insurrection était le cancer, les Amériques, le corps atteint.
Au nom de la protection nationale contre le communisme.

Reagan n'a pas nécessairement été perçu par le mal en soi par les pays d'Amérique du Sud et d'Amérique Centrale puisque ses équipes et son travail restaient dans l'ombre. Financer et organiser les dictatures qui vont faire le sale boulot ne vous rend pas les mains pleines de sang tout de suite au yeux du public. Encore aujourd'hui, la moitié des populations d'Argentine ou du Salvador voient les États-Unis comme un sauveur. Tout dépendant si votre famille était du côté des gens gâtés par le nouveau régime ou parmi ceux qui en avait souffert l'opprobre.

Peut-être qu'on fera le même type de découverte sur l'armement secret des États-Unis dans les conflit Syrien ou quoi encore en Libye?
Parce que la menace communiste a été remplacée par la menace pétro-nucléaire.

Et les États-Unis, coupables d'insurrection ou non, s'en moqueront surement à nouveau.

Arrogance, oblige.

dimanche 24 août 2014

Alessandro, Françoise, la Musique et La Promesse d'un Monde Nouveau

Il y a ceux que j'admire de près.

Allen, Lynch, Bowie, Payne, Anderson, Lafleur, Côté, Ducharme, Redford, Rivard, Bob, Steve, Joel & Ethan etc.

Ceux-là je les surveille pour voir sur quoi ils travaillent.

Je les attends dans le détour parce que je les aime comme on aime des amis. Je sens que peu importe les choix qu'ils feront, ils calibrent toujours sur les même choses que moi. C'est un amour collé-collé.

Mais il y en a d'autres que je suis de plus loin.
Sans toutefois les aimer moins.
Comme si j'en étais intimidé.

Alessandro Baricco est parmi ceux-là. L'auteur, philosophe, homme de théâtre et musicologue italien est comme un musée dont on ne se lasse pas. Une musique que l'on aime sans cesse. Je croyais le suivre de loin, mais à bien y regarder, je m'aperçois que je l'ai presque tout lu (sauf 4) dans ce qui se fait en français.

J'ai commencé par Châteaux de la Colère recommandé par un ami que je ne remercierai jamais assez de m'avoir introduit à l'univers de ce jubilant écrivain au délire joyeux certain, au rythme impeccable (musicologie oblige) et au style entre l'absurde, le merveilleux et le poétique.

Dans Châteaux de la Colère, une très belle femme, au milieu du 19ème siècle, dans une ville imaginaire, est admirée par tous grâce à des lèvres qui poussent les gens au fantasme.

Mais l'histoire est aussi complètement ailleurs. Folie au menu.

J'ai aussi lu Soie, second romand traduit par Françoise Brun. Elle a doit à autant de crédit que l'auteur car elle traduit la plume de Barrico avec grâce et grand talent. On entend la musique. Et dans cette fable en particulier, on palpe presque le tissu...

Novecento: Pianiste a été conçu comme un monologue pour le théâtre. L'histoire de ce pianiste né sur un paquebot et abandonné aussitôt pour y grandir au gré des voyages sans jamais mettre pied à terre m'a tout de suite séduite. Si la notion d'évasion vous plait, ce livre est pour vous. À faire rêver à califourchon sur la lune. Depuis que j'ai fait des croisières et que j'ai découvert la poésie de la nuit sur la passerelle d'un navire, ce livre me plait encore plus.

Océan Mer est un chef d'oeuvre. Le plus beau fruit du pommier. Et même pas une pomme. Un livre qui a fait basculer ma vie. L'amoureuse a justement les yeux couleur Océan Mer. Son regard comme ce livre sont les plus jolies mélodies jamais lues de mes yeux noirs nuit. Déconstruction narrative pour mieux rebâtir les rêves. Fameux. Précieux dans ma bibliothèque.

J'ai lu L'Âme de Hegel & Les Vaches du Wisconsin, où Baricco pêche par excès de passionalors que nous étions en vacances l'amoureuse et moi, roulant en Westfalia. Je me revois dévorer cette toute petite plaquette au deuxième étage du Westfalia par une nuit étoilée. Je n'ai très certainement pas saisi toutes les références dans cet essai sur la musique classique, dite ici "supérieure", car je suis assez peu connaisseur de la musique classique. Mais A.B. était si intéressant que je crois avoir lu les 144 pages le même soir. Les étoiles étaient musicales cette nuit-là...

Comme son essai suivant était aussi axé sur la musique classique, (Et les Étoiles! puisque le mot constellations est dans le titre!) Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno, je l'ai esquivé. C'est tout juste 192 pages. Je me trouverai une nuit pleines d'étoiles un jour...

Je n'ai toutefois rien perdu de City, où un enfant prodige imagine l'histoire de la boxe dans sa salle de bain tandis que sa gouvernante travaille le scénario d'un western. Mais l'histoire est encore ailleurs. Amoureux de la ville et de l'urbain comme je le suis, Barrico me faisait une fleur ici. En plus de me promettre encore, un monde nouveau peuplé de gens animés d'une merveilleuse folie. (parce que génie chevauche folie).

Barrico a eu le bon goût de demander aux deux gars de Air de faire une musique sur sa lecture du livre.
Fantastico.

Je vous parlais de monde nouveau tantôt. Son essai de 2002, je ne l'ai pas lu mais il s'appelle Next, Petit Livre sur la Globalisation et sur le Monde qui s'en Vient. Alessandro nous fait rêver, mais garde ses pieds bien au sol. Ça devrait être ma prochaine consommation littéraire de sa part.

Dans Sang Sang, vengeance, suspense, sang, douceur, violence et poésie cohabitent en deux récits qui semblent n'avoir aucun liens ensemble, mais qui sont nés d'une même ivresse: l'horreur. 128 courtes pages, mais riche. Très très post 9/11.

Je n'ai pas lu la réécriture de Omero, Iliade, relecture de Maria Grazia Ciani, retravaillée par Baricco et traduite (comme tout le reste) par la fidèle Françoise Brun.

Cette Histoire-Là s'inspire des premières courses automobiles et d'une course entre autre restée célèbre par ses cadavres laissés sur la (bizarre de) piste. En 7 parties qui semblent bien distinctes se développe une histoire d'amour que les deux protagonistes ne veulent pas réaliser. Mécanique automobile, piano, armes, qui sont autant de métaphores du quotidien, jamais normal chez l'italien.

Je ne sais trop si il y a eu brouille avec Françoise Brun, mais ses deux derniers livres ont été traduits par Lise Caillat. Ils me sont aussi passés 100% sous le radar. Alessandro danse maintenant avec une nouvelle partenaire sur de nouveau rythme.
Emmaüs lancé en 2012 ne fait que 135 pages et lève le voile sur la jeunesse catholique de l'auteur. Plongé dans l'adolescence, le profane et le sacré s'y entremêlent. Séduisant.

En allant magasiner le matériel scolaire de Punkee, j'ai croisé cette pochette orange qui m'a tout de suite plu.

Baricco?
Bien sur!
Barrico!

Mr Gwyn que ça se titre.

L'histoire d'un vieil auteur qui se réinvente en portraitiste littéraire.
Mélancolique et tendre.
Une morte qui parle, des ampoules comme magique, des concertos pour clarinettes, ventilateurs et tuyaux hydrauliques.

On est bien chez Alessandro.
On baignera dans de très belles eaux.


samedi 23 août 2014

Gérer Les Inquiétudes des Autres

Dans le film Amour de Micheal Haneke, maginifiquement joué par Emmanuelle Riva, Jean-Louis Trintingnant et Isabelle Huppert, une fille (Huppert) appelle son père (Trintignant) afin de s'enquérir sur l'état de santé de sa mère (Riva) dont l'état se détériore. Celui-ci ne décroche pas le téléphone et ne répond pas à ses messages. Silence radio. La fille panique et se pointe à la maison.
À juste raison.
Trintignant réagit mal et offre cette ligne comme explication, une ligne aussi magnifique et légitime que cruelle:
"Je n'ai absolument pas le temps ni la force, ni l'envie de gérer vos inquiétudes"

C'est vrai que dans ce film, le personnage de Trintignant se démène comme bien peu en sont capables sur terre jusqu'à s'en épuiser moralement. Cette manière de répondre à sa fille démontre que mentalement, il est au bout du rouleau.

J'ai un ami, presqu'un frère, dont l'amoureuse subit de très sérieux traitements contre le Cancer, Cancer qui se sent trop confortable en elle. Leur vie en est 100% chavirée. Elle se bat avec un courage excessivement admirable. On en est tous soufflés. Afin de ne pas répéter les mêmes choses à trop de monde tout le temps, elle a eu l'idée de se faire une page Facebook qui détaille chaque étape de ses traitements et elle disperse ses états d'âmes avec un humour toujours plus charmant considérant l'affreuse, voire ignoble et injuste situation dans laquelle elle se trouve.

Derrière cette bagarreuse (qui a dû s'improviser bagarreuse en premier lieu) se trouve aussi son chum, un frère, je vous dis, et leurs deux jeunes enfants. Il n'est pas du genre à parler d'emblée de choses sérieuses comme l'épreuve qui les accable et on va d'abord se traiter d'olibrius gratuitement et de toute les manières possibles avant de se parler de choses aussi lourdes.

C'est peut-être aussi simplement la voie masculine de la communication.

Comme la vie ne veut pas être simple autour de lui, le père de cet ami, est atteint de la maladie d'Alzheimer. Une maladie tout aussi merdique. On surf sur le sujet sans jamais y nager complètement. Et si c'est comme ça qu'il veut gérer tout ça, tant mieux, je n'insiste pas. J'ai connu le contraire d'une longue maladie avec mon père qui est parti aussi rapidement qu'il a vécu.

Je m'informe sur l'état de son père parce que je m'inquiète parfois pour lui. Pour eux.
Et j'ai les perceptions qui se transforment.

Cette famille est intensément transformée par la force des choses. Par les forces du mal.

D'une part il y a celle sous son toit, la mère de ses enfants, l'amoureuse, celle qui dort à ses côtés qui se bat contre cette sale maladie et de l'autre son propre père qui se détériore au faîte de sa vie.

Pour moins que ça, je ne dors pas.

Je les admire tous les deux dans leurs multiples combats.
La gestion du quotidien doit être parfois nettement teintée de glauques moments de noirceur.

Qu'ils repoussent (de notre point de vue) avec beaucoup de maturité.

Toutefois notre perception du quotidien à nous, leur entourage, est aussi changée.
Comme celui du personnage d'Isabelle Huppert dans le film d'Haneke.

J'ai eu un moment Huppert.

L'autre tantôt, j'ai posé une question toute simple à cet ami via courriel. Nous le faisons continuellement entre 4 ou 5 amis, nous ne nous demandons même plus comment ça va, comme nous sommes toujours devant nos machines à pianoter, on s'écrit directement comme si c'était des textos
"pis? dekessé?"
et ces deux mots (qui n'en sont pas) sont à eux seuls les mots Salut, j'espère que tu va bien, quoi de neuf?, qu'est-ce que tu faisais de bon? qu'est-ce qui te fais chier these days? What's up, you dumb fuck? etc.

Généralement, comme il est par obligation professionnelle toujours cloué à son ordi, il me répond assez rapidement. Ou le fait-il vraiment? rapidement? Notre perception devient dérangée, je vous dis. Son silence de 36 heures sur une question simple m'a beaucoup inquiété. J'ai pensé au pire pour son père. J'ai eu peur pour sa douce. Je sombrais dans la paranoïa idiote. Quand je l'ai appelé par la suite, il m'a confirmé que oui, il avait reçu mon courriel et il a répondu de vive voix à mes questions d'abruti. Sans plus d'explications sur la lenteur de retour de courriel.

(Je les réveillais avec mes conneries en plus!)

Mon rythme n'est pas le sien.
Et je ne lui ai pas fait part de mes inquiétudes parce qu'il n'a pas à gérer MES inquiétudes.

Il doit en avoir des tonnes à faire à négocier avec les siennes. Les leurs.

Je ne suis qu'une graine dans sa liste de priorité et c'est normal.

(...)

Il sera le premier à me souligner le caractère homosexuel de cette dernière ligne...

Quand je pense à eux je suis victime de Transatlatisme ces temps-ci.

C'est à dire à la portion entre 3:02 et 6:15.
Des mots justes que sur de la belle musique,
un espace sonore où on travaillerait la bête pour finalement la vaincre,
puis les mêmes mots pour faire bonne mesure et donner le frisson.

Morceau me fait du bien chaque fois.
Particulièrement à 5:48.



vendredi 22 août 2014

L'État Islamique

Le 13 octobre 2006, une alliance de plusieurs mouvements de la guérilla irakienne ( née de la faiblesse de Saddam Hussein, caché, et à deux mois et demi de sa fin ultime) islamiste et nationaliste sous l'égide d'Al-Qaïda appelée le conseil consultatif des Moudjahides en Irak proclame l'État Islamique en Irak.

Son autorité est revendiquée sur Bagdad, Anbar, Diyala, Kirkouk, Salah ad-Din, Nivive et certaines parties de Babil.

L'Irak, du moins la conception que l'on s'en faisait ailleurs dans le monde, n'existe déjà plus.

Le mouvement prend de l'expansion en Syrie et en avril 2013 on a gagné de nombreux territoires. 16 provinces anciennement syriennes ainsi que 7 provinces d'Irak forment ce pays qui se redessine.

Couleur sang.

On torture tout ceux qui ne se convertissent pas à l'Islam. Le soutien à l'État Islamique est grouillant dans le sud de la Turquie, présent au Liban, a des partisans en Jordanie, à Gaza, dans le Sinaï, en Indonésie, en Arabie Saoudite et même en Europe. On sait depuis cette semaine que l'Angleterre n'était pas immunisé contre ce cancer social.

Les ambitions de l'État Islamiste se métamorphosent et plus il gagne en confiance, moins il se sent le besoin de loger sous le parapluie d'Al-Qaïda.

Le 29 juin dernier, l''État Islamique proclame le califat d'"Ibrahim" (Abou Bakr al-Baghadi), une menace directe du leadership d'al-Qaïda. Dans un communiqué, l'État Islamique ordonne à Al-Qaïda de se soumettre et demandent la même chose des armées islamistes. L'État Islamique déclare aussi qu'Abou Bakr al-Baghadi est le chef de tous les musulmans du monde entier.  Rien de moins. Bravade rebuffée par ce monde entier, incluant Al-Qaïda, la très large majorité des islamistes de la planète et l'Indonésie, pays ayant la plus grande concentration de musulmans sur le globe.

Prônant un régime axé sur la charia, l'État Islamique rejette violemment la démocratie, la laïcité et le nationalisme considérées comme des "ordures de l'occident". Avec de tels interdits, les États-Unis et l'Iran deviennent les ennemis naturels. L'État Islamique se montre particulièrement hostile aux Chiites.

L'État Islamique, dans sa charte des droits civils, exige que l'on exécute, crucifix ou ampute un bras ou une jambe à un/des opposants ou encore qu'on le/les force à l'exil. L'alcool, le tabac et les drogues sont interdites. Mais sur le terrain, les braves irakiens ont tous une bouteille d'alcool cachée quelque part.
Toute manifestation jugée contraire à l'Islam est interdite. L'État Islamique promet la destruction de toutes ls statues édifiées avant l'avènement de l'Islam. Les femmes n'ont le droit de sortir de chez elle que portant le Niqab et exclusivement accompagnée d'un membre de leur famille.

Comme dans la MAFIA, on exige que les chrétiens paie une Djizîa (environ 250$) par mois. Ceux qui refusent ou de payer ou de se convertir à l'Islam ont trois choix ne peuvent qu'être soumis au glaive écrit-on.
C'est-a-dire que si ils ne veulent ni payer de leur foi, ni payer de leur poche, ils devront payer de leur vie.

Au Nord de l'Irak des Chrétiens, des Turkmènes, des Shabaks et des Yézidis sont victimes d'exactions de la part de l'État Islamique.

Les déclaration du calife et la reconnaissance de l'État Islamique est unanimement rejetée à travers le monde. Ils ont encore moins d'appuis qu'en avaient les Nazis. Les rebelles syriens du front islamique déclarent les propos nuls et non avenants, légalement et logiquement. Al-Qaïda au Magrheb Islamique rejette catégoriquement toute association et reconnaissance de ce mouvement. Le président de l'union Internationale des savants musulmans ,aussi membre des frères musulmans ainsi que du conseil de membre européen pour la recherche et la fatwa,  a déclaré que l'État Islamique viole la charia elle-même puisque que la calife doit être élu par TOUTE la nation musulmane entière et non auto-proclamé comme ce fût le cas. Le prédicateur Islamiste Abou Qatada déclare aussi que l'État Islamique n'est pas le bienvenue et ne fait aucun sens puisque qu'il n'est pas reconnu par les djihadistes dans les autres parties musulmanes du monde.

Seul le Boko Haram ménage la chèvre et le chou dans ses délires en baisant les pieds du calife autant que ceux d'Al-Qaïda.

Le jour du barbare assassinat du journaliste des États-Unis, James Foley, l'Arabie Saoudite a clamé que les idées d'extrémisme, de radicalisme, d'intimidation et de terrorisme des djihadistes de l'État Islamique en font l'ennemi #1 de l'islam.

Il ne saurait dire plus vrai.

Au moment d'écrire ceci, la traque internationale afin de retrouver le courageux assassin voilé sur la vidéo de la mort de James Foley est en cours.

C'est contre 145 millions de dollars que ces désaxés voulaient échanger la vie de James Foley.
C'est contre des milliards d'êtres humains que l'État Islamique se ligue maintenant.

Peut-être que le journaliste Steven Sotloff, otage aussi, des États-Unis, et aux mains de ces ânes (photo ici à gauche), est tout aussi décapité que Foley au moment de lire ceci.

Car les animaux en folie ne se freinent pas facilement.

L'État Islamique est à une voiture, la fiente qui tombe du ciel.

Lave-auto, svp.
 Et vite.