vendredi 20 novembre 2009

Doctor Funk


Mal de bloc majeur.

Et je n'ai plus de jambes.

Je crois que c'est un philosophe Italien qui disait que pour vaincre les lendemains de brosse il faille réhabituer le corps aux effets de l'alcool.

Frank Zappa ou Enrico Di Pouinto je ne sais plus.

Ou serais-ce simplement Bukowksi?

J'ai donc attaqué la journée avec deux bons "Doctor Funk". Cette délicieuse boisson est composée de rhum Cubain (idéalement du Havana Club), du Rhum blanc, un brin d'absinthe, un peu d'eau Perrier, une tranche de citron vert et une cuillérée de sirop de grenadine. Une merveille sucrée.

Sur la plage avait lieu un concours de château de sable. J'ai été disqualifié pour ma sculpture sensuelle. Je n'avais pas remarqué que ce concours s'adressait aux enfants. 'cou donc y a donc ben des arrivées de familles depuis deux jours...

Semblerait que la chose la plus hilarante qui soit pour une fille qui joue au volleyball sur une plage soit de rater le ballon. Elles font presque toutes cela. Plus les filles sont jolies, plus elles rient de leurs erreurs. Jusqu'à ce qu'un joueur qui prend le jeu trop au sérieux viennent lui expliquer comment réceptionner et là la belle fille fait poliment semblant d'écouter. Les belles filles c'est bon souvent pour faire semblant. Les gars aussi remarquez bien. J'y reviendrai.

Quelques jours auparavant la belle et moi avions marché dans le marché aux puces local à la recherche de souvenirs pour les enfants. La sollicitation mon vieux..."let's make a deal" "come and see this is what you want", "Look beautiful for you", "Special price for you" "50% off for Canada just tonight!" autant de lignes dites de milliards de fois et qui sortent avec plus ou moins de conviction de la bouche des vendeurs ittinérants Mexicains. Des fois les fils de leur petit ordinateur mental s'entrechoquent et ça donne "Let's beautiful a deal, priceless for you what you want". Impossible même de ne pas se faire harceler en regardant ailleurs. T'as les yeux sur une sculpture Maya? et on va t'en proposer dix autres, t'as les yeux sur un t-shirt? on va te proposer plein de ponchos, t'as les yeux sur le mur? on va te vendre le mur.

a-g-g-r-e-s-s-a-n-t.

On a acheté une sacoche à une petite fille sans le sou pour notre petite fille pleine de sous du même âge. La sacoche sentait la petite fille pas lavée depuis longtemps. On a rien trouvé pour notre plus vieux.

En allant nager dans la mer j'ai trouvé, sans chercher vraiment, un magnifique coquillage comme les Mexicians essayait de nous en vendre à 20$ USD. Un vrai, directement from the bottom of the sea. Tellement vrai que quand je l'ai apporté à la belle en est sorti un horrible mollusque aux yeux jaunes.

"Wow! Wuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuach! kesséssa???"

J'ai fait semblant que je n'en avait pas peur mais je pense que j'ai chié dans mon maillot.

"Voyons chérie c'est juste...c'est juste...christ c'est ben long pis dégueulasse c't'affaire là!!" ai-je dit

"REGARDE!!! C'EST COMME UN ESCARGOT AVEC DEUX GROS YEUX JAUNES"

Wach. C'était vraiment dégoûtant. Et ça sentait le fromage pourri en maudit.

"Qu'es-ce que tu vas faire?" m'a demandé la belle, dégoûtée.

"Rendu à Montréal je vais..."

"T'ES MALADE!!! JE RAMÈNE PAS UN ALIEN QUI PUE DANS MES VALISES ENLÈVE-MOI LA BIBITTE OU SACRE-MOI ÇA à l'EAU!!!"

"Euh...je...pff! pas de problèmes, m'en va te faire ça tout de suite, tsé Docteur Grey, ton émission de fille là, ben c'est moi." ai-je dit faussement confiant en mes moyens.

"Non toi t'es Doctor Funk, dégages avec ça, tu pues!!"

Doctor Funk s'est pointé dans sa chambre avec un couteau pointu piqué au restaurant Brésilien. Avec une douzaine de drinks aussi pour se mettre dans l'état mental du chirurgien-assassin. "Je peux pas faire ça à une petite bête marine qui n'a rien fait à personne." Me disais-je. "Je peux pas faire ça un jeudi après-midi ensoleillé non plus" ai-je aussi pensé. Toutes les raisons étaient bonnes pour que je me défile de ma tâche.

Après m'être fait un masque avec un t-shirt négligeable pour ne rien sentir, avoir mis des lunettes fumées pour enregistrer le moins d'images possibles, m'être foutu à poil pour ne pas m'imbiber de quoi que se soit, avoir piqué deux mini-sacs de poubelles pour m'en faire des gants et m'être mis mon Ipod dans les oreilles pour ne pas entendre les sons de la torture et de la mort j'ai pris mes douze drinks...

...Puis j'ai entamé le 40 onces de rhum de la chambre...puis le 40 onces de Tequila...

Le reste est censuré par la SPCA mexicaine.

"Pff!!! Y avait rien là!" ai-je menti à la belle de retour sur la plage puis j'ai vomi un bon coup.

Doctor funk est un assassin.

J'ai ma place en enfer.

Monkee aura un beau souvenir, moi le pire.

jeudi 19 novembre 2009

"Dance for me"


Sans enfants, et avec une maturité hors pair, nous avions poussé l'idée d'essayer tous les drinks de la carte du bar.

J'avais de toute façon fini mon livre de nouvelles de J.D.Salinger et j'étais officiellement sans lecture jusqu'à la fin du voyage.

Comme la noirceur automnale (estivale au Mexique) attaquait le ciel vers 17h00, ça nous as donné envie du bar.

Vers 21h45, la belle et moi nous nous sommes réveillés, étourdis d'alcool, sur la plage. Comme deux jellyfish à la dérive.

"On va tu à la grande salle La Fiesta? il doit bien y avoir un spectacle" a demandé ma douce.

"Enwèye donc. Et c'est pas mal plus naturel d'être une loque humaine par là qu'ici sur la plage" ai-je rajouté

Après tout au moins deux couples d'amoureux nous croisé légèrement dégoûté de nous voir crapou dans le décor de leur petite marche romantique de fin de soirée by the sea.

À la grande salle La Fiesta il y avait karaoké. On ne m'y prendra jamais à aller y chanter. Sauf quand j'ai bu. Là, on avait tout les deux bien bu. Après que deux Ontariens eûrent massacrés deux chansons plates d'Oasis, la salle ne levait pas tellement. J'ai donc été chanter Hallelujah des Happy Mondays. Succès retentissant. D'abord parce que c'était la version Remix de 6 minutes et qu'en entertainer intoxiqué, j'ai forcé tout le monde à se lever pour danser. La belle m'a accompagné sur scène pour faire le lypsynch des backvocals et a fait lever la salle. Nous sommes redevenus reine et roi des lieux. On a eu un standing ovation. Deux Mexicains ont suivi avec des rhytmes locaux qui ont été appréciés mais on nous as redemandé en rappel. La belle et moi avons alors choisi d'aller chanter sur scène (on avait ben bu viarge!) Girls & Boys de Blur. Choix stratégique magique car deuxième choix consécutif sélectionné dans l'ordre de la sexualité ambigüe de notre part ce qui a mis cette foule à la sexualité multiple définitivement de notre côté. Tout le monde s'est mis à nous payer des drinks, ce que nous n'avions pas besoin du tout.

Lourdement alcoolisés nous avons effectué à la demande général un deuxième rappel en choisissant cette fois Hey des Pixies, livrée avec beaucoup plus d'intensité de la part de la belle et de moi-même et qui s'est terminée sur un foule hostile et confuse.

On aurait dit une foule de soccer. La plupart ont aimé mais la plupart ont pas aimé du tout aussi. Faux-pas. C'était l'anarchie. On a donc quitté sur la pointe des pieds pour aller dans le downtown Cancun.

Le Coco Bongo semblait être l'incontournable. Là où tout le monde bon chic bon genre se ramassait. La place "in", nous étions devenus "in" on nous y as donc guidés en nous payant même le cover charge: 50$ USD/personne (yiakes!). Mais ça nous donnait le bar open. Ce dont nous avions de moins en moins besoin.

Des immitateurs de Beyoncé, MC Hammer, Kiss, Michael Jackson, Madonna, Robbie Williams, Rhianna se sont succédés sur scène. Un simili spectacle aérien à la Cirque du Soleil avait aussi lieu. Nous dansions dans l'ivresse absolue et la déchéance totale.

Une blonde sculpturale venait faire chier ma belle en dansant collé/collé sur moi. J'ai réussi à m'en éloigner en m'amusant des deux tigresses qui semblaient vouloir se battre pour mes services. Toutefois une main de gorille est venue se poser sur mon épaule.

"Dance for me" a dit la voix masculine d'outre-tombe.

Bien que j'avais très bien compris j'ai béguéyé "wu...wut?" (en rotant je crois).

"Dance for me, my wife likes it when you dance" a répété l'ogre entouré de molosses tout aussi décrocheur scolaire les uns que les autres. Et il allé se rassoeir sur son trône. Il devait peser 600 livres.

On m'a fait comprendre que c'était la mafia locale et qu'il valait mieux obtempérer. J'ai dansé comme un pantin jusqu'à 4h50 AM sur des beats techno imbuvables aux côtés de la muse d'Ernesto. Danser sans arrêt même si madame ne dansait plus et tapait une pause auprès de son sugar daddy.

Maintenant c'est ma belle qui s'amusait de tout ça. Elle a dansé au loin toute la soirée avec des amis que nous nous étions faits du Québec puisque quelqu'un surveillait tout ça pour elle.

Elle a adoré.

Surtout quand j'ai vomi dans le sillicone de la blonde.

On était donc mieux sur la plage.

mercredi 18 novembre 2009

Crépuscule


J'ai fini mon deuxième livre ce mercredi sous les chauds rayons de la plage Mexicaine.

Un livre insupportable, rendu d'autant plus désagréable que notre caméra est partie dans une vague qui est venue la chercher sous nos chaises pendant que je sacrais contre le livre que j'épluchais.

La caméra est morte. 300$ chez le diable.

Le livre irritant?: Volkswagen Blues. J'ai tenu à me rendre jusqu'au bout mais j'ai profondément détesté. Je croyais avoir entre les mains un émule de Kerouac ou de Henry Miller (tiens Miller pourquoi n'ai-je pas pensé apporter Miller?), j'avais au contraire un croisé entre Jacques Lacoursière et deux personnages du Da Vinci Code. J'ai revécu toute la haine que j'avais pour les deux personnages principaux quand j'avais vu le film e Ron Howard. Deux nerds dont presque 100% des répliques sont une explication ou un énoncé qui tiens à nous apprendre quelque chose ou à nous en mettre plein la vue. Ce livre a été écrit par un prof d'histoire qui s'ignore et tout le côté "fiction" et "original" tombe horriblement à plat. Sans parler de l'humour forcé ou malhabile.

J'en avais plus à vivre dans le Westfalia de ses deux paumés que ce qu'ils m'ont offert. Une voyage de nerd. Je comprends pourquoi ce livre était un livre imposé pour certains cours de CEGEP. Ça remplaçait un cours d'histoire du Québec.

La vague aurait dû ramasser ce livre, pas notre caméra.

Pas un livre de poche, un livre pwuoche.

Dommage.

En retournant à la chambre porter la caméra assassinée et le livre indigeste j'ai croisé une jeune fille d'à peu près quatorze ans. Elle portait un bikini franchement dérangeant. Elle devait avoir l'un des bassins les plus parfait de l'histoire de l'asymétrie physique et un bas de maillot qui lui entrait si sévèrement sur les deux fesses que ça lui faisait des formes...dérangeantes... Fallait voir tout les hommes autour qui se trouvait une raison pour aller se chercher une liqueur et voir la gamine jouer au ping pong de dos. Rarement autant d'hommes mûrs ne m'ont paru si vulnérable face à une si jeune fille qui dégageait franchement une énergie sexuelle extraordinaireJe n'aurais pas voulu être ses parents. Même mon amoureuse trouvait qu'elle avait tout pour elle.

Comme l'énergie de ses quatorze ans lui commandait de jouer aux poches, au frisbee dans l'ocean, au volleyball de plage, au ping-pong, au suc à la corde de plage, les messieurs ont tous passés un après-midi les lunettes fumées bien ancrées sur le museau. Ne manquant rien de l'action. Elle aurait eût une peau de serpent du nombril à la tête que peu d'hommes ne l'auraient vraiment remarqué. Elle ne jouait pas l'agace du tout (bien que le maillot...), elle avait toute la candeur et la naiveté de son âge.

Vers 16h00, la belle et moi étions aussi bruns que les Mexicains. On avait l'impression de dormir sur des briquettes de barbecue et on en avait plein la calotte du soleil. On errait entre deux verres d'alcool quand on a vu qu'un film était diffusé à la grande salle La Fiesta. On est entré, y avait presque personne, 5 ou 6 tout au plus, le serveur était toujours en train de nous servir. Je crois que nous avions en nous plus d'alcool que de sang. Le film qui débutait était Twilight. Notre petit Monkee de 10 ans, pré-ado, nous avait parlé de ce film et c'est en pensant à lui que nous nous sommes glissés dans la salle sans savoir ce qui nous attendait.

Et bien... on a enfin compris ce qui nous habitait depuis toujours. Le film nous as enfin révélé la nature de notre état.

L'amoureuse et moi sommes des vampires depuis 135 ans.

C'est pas Mongrain ni François Paradis qui nous aurait appris ça!

En quittant le film on a retrouvé la gamine de 14 ans seule aux jeu de dards. Toujours dans son affolant bikini.

L'amoureuse a commencé par son cou, j'ai entamé la fesse droite.

On a eu la dent agile.

Ses parents la cherche toujours.

mardi 17 novembre 2009

Hockey Blues (ou testostérone con carne)


À l'Hôtel, au bout d'un corridor sur la droite un long escalier qui mène au deuxième étage. Un étage où une ouverture sur la guache au bour d'un couloir donnait sur l'antre du bonheur de banlieue: Le bar sportif.

À l'intérieur, un bar central avec Perez qui nous sert. Surtout des sourires. Neufs télévisions et huit ordinateurs. 4 autres écrans qui encadrent le bar. Quelques glandeurs sur le net à 15$ USD de l'heure et une bonne douzaine de mexicains réunis autour de la télé 1: un combat de boxe mettant en vedette un mexicain.

Télé 1: Boxe
Télé 2: Soccer
Télé 3: American Gladiator
Télé 4: College U.S. Football
Télé 5: un autre match de soccer
Télé 6: Soccer
Télé 7: soccer
Télé 8: Basketball
Télé 9: suckers...

No luck sur les écrans autour du bar c'est de la lutte avec des filles en maillot de bain.

Après avoir fini mon Whisky Sour j'ai demandé un Blue Ocean à Perez qui m'a regardé les fesses.

"This is the sport's bar right?" j'ai demandé bien que tout autour me donnait pas mal la réponse.

"Si si senor" m'a répondu Perez toujours souriant.

"No hockey anywhere?"

Perez m'a souri pour toute réponse.

Je savais qu'il y avait 12 équipes en action ce même soir. Dont les Canadiens qui reçevait les Flames. J'honorais les Habs à ma façon avec mon gilet de Sergei Kostitsyn mais surtout avec beaucoup de boisson dans le corps.

J'ai jeté un regard dédaigneux tout autour de moi. Multiples envolées de testostérone dans le coin de la boxe. Mais moi, ma testostérone je l'évacue devant quel sport? Ma douce ne cesse de me répéter qu'elle n'est pas une machine et que l'on ne peut pas baiser toute la journée. Ce ne sont pas ces latins en shorts avec des bas montés jusqu'aux genoux qui se foutent à poil après avoir marqué un but et qui font semblant d'avoir des gros bobos quand ils se font toucher sur un terrain qui vont satisfaire mon flair sportif.

Télé 2: score final 0-0
Télé 6: score final 0-0
Télé 7: score final 0-0

6 équipe de soccer. 6 heures de sport. Zéro but.

Quel sport...

Les Canadiens ne feraient pas mieux de toute façon. N'ont qu'une seule ligne qui pourrait produire. ESPN sports suit. Un résumé de l'activité sportive en Amérique du jour. Il est minuit. Je baigne dans le gin.

À l'écran des commentateurs qui parlent des différents tournois de soccer à travers le monde. En bas d'écran, en continu, une bande déroulante avec les résultats de différents sports. Soccer, College football, NBA, Boxe, Golf. PAS MÊME UNE PARENTHÈSE SUR LE HOCKEY! On parle même du baseball qui est terminé depuis une semaine! Ces pourris d'États-Uniens sont si jaloux de la passion que nous avons pour notre sport national qu'ils ignorent le plus beau sport d'équipe au monde après le football (d'Amérique pas le soccer). Et pourtant 24 des 30 équipes de cette ligue jouent chez eux!!!

J'implose.

Je lâche les gants et me bats avec un adversaire. C'est Perez je crois car il sourit. Il trouve ça drôle de me voir débouler les marches.

Aux travers de mes yeux brouillés j'entrevois un mammouth descendre les marches vers moi.

Sur sa poitrine en lettres blanches les mots PENIS ENVY.

Ça m'a suffit pour faire du bas des marches à ma chambre au 14ème en moins de 8 secondes par les escaliers.

suffit ma testostérone et mon sport.

J'ai fini la bouteille de Brandy qui trainait dans la chambre.

lundi 16 novembre 2009

Duke & Daisy



"J'aurais dû me mettre un t-shirt, juste mon top de bikini ça fait un peu pouffiasse" a dit ma douce lorsque nous sommes entrés au buffet pour déjeuner.

"Ben non, regarde-toi un peu moins et place tes yeux sur les autres, tu va voir que t'es pas déplacée" lui ai-je recommandé.

Ce que nous nous sommes vite aperçu c'est que l'Hôtel où nous étions était aussi un repaire à homosexuels. Gais et lesbiennes étaient partout. Très très peu de famille.

C'est Alex et Andrew de Kiev, Ukraine qui nous ont renseigné sur les derniers jours.

"Nous sommes enfermés dans nos chambres depuis jeudi à cause de l'ouragan, c'est en fait la première belle journée que nous avons depuis, vous nous avez amené du beau temps" a dit Alex en terminant avec un rire pas très viril.

Chacun a sa technique pour occuper ses vacances au soleil. Pour certains il s'agit du rare moment pour pouvoir enfin lire. Pour d'autres c'est le moment de faire quelques activités comme du volleyball, des jeux de piscine, de la séduction massive, des cours de danse, de la voile, de la plongée en surface.

Je suis un adepte de cette dernière activité et du surf. Les restes de l'ouragan nous ont legué d'impressionnantes vagues qui ont pu me donner un plaisir de surf incroyable. Mais nous dormons généralement une bonne partie de la journée sur la plage.

Pour Duke et Daisy du Texas, être en vacances dans le sud c'est faire le plus de bruit possible en hurlant de rire à toutes les 24 secondes.

Duke est un jeune homme tatoué et relativement musclé. Il aime montrer les deux en tout temps. Il s'est fait expulser du buffet car il était très clair que nous n'avions pas le droit de s'y présenter en camisole. Il est tout simplement arrivé en bedaine. Daisy pour sa part s'est acheté de gros seins. Elle exhibe son nouvel investissement avec fierté et avec le tempéremment d'un joueur de rugby, elle explose de rire en tout temps. Elle pousse même la parade jusqu'à faire un petit 20secondes de jogging de long en large de la plage pour bien faire dribbler tout ça et s'assurer aussi que tout le monde a bien noté sa présence. Suffit de tendre l'oreille de toute façon et on finira par noter leur présence. Ils éructeront intensément sans scrupules.

Si au début on les trouvait amusant car ils animaient la plage, rapidement on est passé au stade du "Bah...ils ont le droit de s'amuser à leur manière..." Puis, presqu'aussi rapidement tout le monde a fini par les trouver drôlement fatiguants.

Mal élevés surtout. Elle qui recrache les boissons qu'elle trouve de mauvais goût dans la piscine ou qui crache sa bière sur son homme pour mieux la relècher (toujours dans la piscine) et lui qui renverse le cendrier volontairement dans la piscine et qui hurle des "HEY!" désobligeants aux différents serveurs.

Vers 10h00 AM ils étaient totalement saoûls. Vers 11h00, tout le monde en avait plein son casque de leur présence. Toutefois vers midi, les deux dormaient profondément dans leur chaises respectives sur le dos. Mais même endormis ils trouvaient le moyen d'être emmerdants car ils ronflaient tous deux bruyamment.

Agacé par leur présence comme tout le monde j'ai donc choisi d'aller dans le coin des enfants (100% désert)et d'y prendre quelques lettres de l'alphabet en bois. Il devaient y avoir plusieurs alphabets car j'y ai trouvé deux "A", deux "E", deux "N", deux "V" et deux "I".

Profitant de leur sommeil j'ai installé sur la poitrine de Duke les mots "PENIS ENVY" et sur le ventre de Daisy la phrase " I LUV VAGINAS". Avec trois grosses heures de soleil cuisant ça a donné des des résultats blancs inéespérés sur le corps de mes deux victimes brunes, ahuries à leur réveil.

J'ai par la bande renouvelé mon statut de roi de la plage sans le vouloir aux yeux des gens amusés qui on tenu mon rôle secret.

La semaine de Duke et de Daisy sera ponctuée de nouvelles rencontres c'est certain...

dimanche 15 novembre 2009

Jurnal Del Mexico


Ida la Hideuse nous as retardé l'avion de 6 heures.

On ne savait plus si nous atterrissions dans le pays des jeux olympiques de 1968 ou si on atterissait en pleines ruines Maya.

L'Ouragan est finalement passé tout droit et ça m'a donné le temps de finir mon Dany Laferrière qui n'était pas de la poésie finalement. Écrit comme de la prose, presqu'en quatrain, en paragraphe concis, mais pas de la poésie.

En fait oui de la poésie. De la poésie urbaine. Chronique de la Dérive Douce de Dany Laferrière ferait un excellent film. LE film de référence de l'immigrant qui arrive à Montréal. Un jour je l'adapterai en film. Quand je serai devenu noir.

Ai fini le livre on devait être au-dessus de Miami.

On a atterri dans le calorifique Mexique qui nous as offert du 29 degrés plein soleil toute la semaine, du bon manger, de la boisson à satiété et de la chaire fraiche pleins les yeux. L'endroit était majoritairement composé de jeunes de notre âge. On se couchait toujours avant tout le monde vers une heure de matin. On se levait toujours avant tout le monde aussi vers 6h30 car le soleil fessait à son plus fort de 7h00 AM à 14h45. Ensuite il se cachait derrière le gros bulding de 570 places. Fallait monter sur le toit pour aller le chercher. Ce que l'on a fait le premier soir pour mieux fraterniser avec notre nouvel amigo: El Sun.

Comme tout bon Québécois on a brûlé dès le premier jour. Ce qui ne nous as pas empêché de se pratiquer à faire des petits bébés pour célébrer. Ben pactés. Les fesses blanches.
On est descendu voir le show de fin de soirée présenté par les entertainers de l'endroit. Ça s'appellait IDEAL COUPLE, on est entré dans la salle au moment même où l'animateur sur scène se cherchait un troisième couple pour animer le jeu.

Avec ma tête de beach bum qui venait d'enligner son sixième daiquiri (tous à un fruit différent tout de même!)et avec l'une des plus belle femme de la planète à mon bras on a été recruté très très vite. Sans trop comprendre ce qui nous arrivait on était sur scène. Moi avec Rodrigo, 69 ans du Mexique et Nick 29 ans du Michigan; la belle avec Conchita, 67 ans du Mexique et Jessica 26 ans du Michigan. Le jeu exigeait que l'on réponde à quelques questions sucrées en l'absence de nos amoureuses et par la suite que celles-ci répondent aux même questions et valident (ou non) nos réponses. Si elles nous connaissaient assez bien on marquait des points. On a aussi fait le contraire où tout le monde a su que ma blonde aime se faire bécotter dans le bas du cou, là où commence la colonne vertébrale. Je ne sais trop pourquoi mais toutes mes réponses généraient des rires.

Je ne sais trop pourquoi non plus mais les filles nous ont fait une danse érotique pour nous séduire. Je crois que Jessica a un passé "avec poteau"...

Quand la question "when was the last time you made love with her?" a été posée le débat a été tranché.

Rodrigo a fait rire tout le monde en disant "1974". J'ai fait un malheur en disant "Half an hour ago". Les gens ont trouvés ça plutôt cool. Nick a pour sa part dit, après beaucoup d'hésitation, qu'il avait copulé avec Jessica la veille.

Conchita a presque validé en disant "1973" et en précisant à son Rodrigo que leur fille était née en 1974 mais que l'acte avait été consommé 9 mois plus tôt. Les rires ont fusés. Le bonheur était dans la place. Ma belle a validé avec beaucoup de gêne que c'était une demie-heure plus tôt semant l'hystérie dans le public. Jessica a complètement tué l'ambiance en ne voulant pas répondre. Elle a finalement choisit de dire " il y a trois semaines".

Le malaise était total... Lui qui dit la veille, elle il y a 3 semaines...l'animateur a bien réagi nous déclarant rapidement vainqueur et nous offrant un "splendidooooooooooooooooooos t-shirt" chacun. J'ai encore fait rire en embrassant Jessica par erreur (sale Daiquiri!) et nous sommes sortis en couple d'honneur, elle avec une couronne sur la tête, moi avec un chapeau de cow-boy trafiqué en couronne de roi.

On nous as dit qu'en prime on gagnait tous nos drinks gratuits!.

Meuh ducon, sont toutes gratuits pour tout le monde anyway.

On était fichus, on serait connus pour le reste de la semaine...

samedi 7 novembre 2009

Viva Zapata!


Ben voilà.

Cette nuit je vais couper mes insomnies en deux pour me rendre à l'aéroport.

Destination Cancun.

On se retrouvera dans 7 dodos.

Je pars avec les plus beaux yeux océan/mer de l'univers et le sourire le plus désarmant que je connaisse à mes côtés. Pas besoin de faire de la plongée pour trouver mes perles. Suffit d'ouvrir mes yeux le matin.

Vais faire de la plongée pareil. Tous les jours.

J'ai aussi dans mon pacsac un livre de poèmes de Dany Laférrière (Ça se lit tout seul ça) et Volkswagen Blues de Jacques Poulin. Bon c'est pas un livre full Mexicano mais ça voyage au travers de l'Amérique pareil. Full Americana.

On va plonger au coeur de la H1N1, la prendre par la gorge, lui faire un mauvais parti, lui péter la gueule en sang et vous la ramener. Toute anéantie.

Comme on a fait en exposant la tête de Marie Antoinette. Comme on a fait avec les images de Ceaucescu fusillé ou de Che Guevarra. On reviendra en héros. On exposera le squelette de la H1N1 et les pharmaciens nous haïront de leur voler de la business. On passera à Denis Lévesque pis vous aller brailler de joie. On va faire la mise au jeu officielle entre un capitaine d'une équipe adverse et un assistant des Canadiens au Centre Bell. Tout le Monde en Parle va nous courir après pour leur communion.

On fera une parade à Hunter Jones et TwinTwin Fingling et tous le monde sera fier de nous.

À moins que l'on revienne en même temps que la finale d'Occupation Double.

Là tout le monde va se sacrer de notre retour.

Pas grave.

Ça pourrait être pire.

On pourrait être Brian Collins (Cérébralement mort à 3:37).

Ou

Louis ici.