Amelia Mary, née au Kansas, porte les prénom de sa mère et de sa grand-mère. Très jeune, elle assume un leadership, auprès de sa jeune soeur et développe une confiance inébranlable.
"Meeley" (et sa soeur) développent une attitude non conventionnelle pour les femmes du début du siècle, ne voyant aucune raison de faire des enfants pour en faire de "gentilles petites filles". Elles préfèrent toutes deux le pantalon bien avant la robe et même les cheveux courts au grand dam de grand-maman.
Vers l'âge de 10 ans, en 1907, celle qu'on appelle "Meeley", est séduite par l'exposition d'un avion à Des Moines en Iowa. La fin de l'enfance est marquée par l'alcoolisme croissant de son père et la mort soudaine de sa grand-mère. pré-ado, elle se fait un scrapbook composé d'articles de femmes effectuant des métiers principalement réservés aux hommes. Donc, très tôt, elle a dans le tempérament un anticonformisme certain.
Son père, l'encourage à s'intéresser aux avions. Elle passe d'infirmière à patiente.
Victime d'une pneumonie, en travaillant comme apprentie infirmière, pour se payer des leçons de pilotage, en convalescence pendant un an, elle apprend la mécanique de son lit d'hôpital. Lors d'une exposition nationale à Toronto, Meeley sent l'appel de l'aviation. Après une visite d'une piste de vol à Long Beach, où elle et son père se paient un vol de 10$, comme passagers, la chose est claire: elle sera pilote.
À 23 ans, Meeley a un baptême de l'air. Avec l'argent qu'elle s'économise elle se paie un biplane jaune. Le Canary. À 25 ans, elle vole et atteint 4300 mètres ce qui est un record alors pour une aviatrice. Nous sommes en octobre 1922.
En mai 1923, elle devient la 16ème femme à être brevetée pilote par la Fédération Aéronautique Internationale. Elle est professionnalisée. Ses parents divorcent l'année suivante. Suite au très mauvais investissement de l'héritage de la grand-mère, Meeley doit vendre son Canary, mais s'achète une voiture jaune afin de se rappeler son biplane. Elle tente de se partir, sans succès, une compagnie de photographie. Elle travaille ensuite brièvement comme assistante sociale.
Quand en 1927 Charles Lindbergh fait son spectaculaire vol en solo au-dessus de l'Atlantique, Meeley veut tout de suite reprendre du service et devenir la première femme à faire de même. On lui suggère alors de faire ce vol...comme passagère. Elle le fera, souhaitant un jour, le faire seule. À son retour, elle est accueillie en héroïne avec une grande réception et le président des États-Unis, Calvin Coolidge, lui-même. La presse, qui n'en avait que pour Lindbergh, qu'ils baptisaient "Lucky Lindy", commence à parler d'Amelia comme étant "lady Lindy". D'autant plus qu'elle est tout aussi longiligne et lui ressemble.
Elle devient la porte parole de plusieurs marques de commerces passant de la cigarette à la valise de voyage. Son image publique devient importante. Elle multiplie des conférences sur l'aviation, les femmes dans les milieux d'hommes, et même la mode féminine. Elle sera une très importante voix dans l'encouragement public des naissants vols commerciaux avec passagers. Elle sera même primordiale dans la conception nouvelle que voyager par le ciel n'est pas exclusivement pour les fous
En 1929, elle fera de l'aviation sportive compétitive. Elle épousera son publiciste, mais en spécifiant clairement qu'il ne s'agit que d'un partenariat et qu'elle ne lui doit rien, surtout pas le port de son nom de famille en public.
À 34 ans, en mai 1932, elle vole de Harbour Grace, Terre-Neuve, en solo, jusqu'en Irlande. Elle visait Paris. Elle fait le vol en 14 heures et 56 minutes. Elle sera décorée en Europe autant qu'en Amérique et devient une amie de la première dame Eleanor Roosevelt.
En janvier 1935, elle vole en solo d'Honolulu à Oakland. Entre 1930 et 1935, Earhart établit 7 records de vitesse, d'altitude et de distance pour femme pilote en vol.
Suite à un malencontreux incendie qui ravage tous les souvenirs et honneurs du couple, ceux-ci choisissent de refaire leur vie de New York en Californie.
Tout de suite, là-bas, on forme un partenariat avec un promoteur d'événements et on met sur pied, rien de moins qu'un tour du monde. Elle se choisit Fred Noonan, anciennement de Pan-Am, comme navigateur et co-pilote.
En mars, un premier essai patate après trois jours. Au deuxième essai, en juin, on passe de Miami à la Nouvelle-Guinée. 35 000 km avaient été parcourus. 11 000 de plus et la mission aurait été complétée.
Ils quittent la Nouvelle-Guinée au dessus du Pacifique. Les communications radios sont mauvaises. La lecture de sa position est aussi incorrecte. Earhart avait peinée à comprendre parfaitement l'équivalent d'un GPS de nos jours. Elle se trompe de 10 kilomètres sur sa position sur l'île inhabitée de Nukumanu. 4 jours après les dernières communications avec Earhart et Noonan, on lance des recherches, d'abord en mer (selon les données erronées qu'elle avait fournies). On les cherche jusqu'au 19 juillet, sans succès. Après des dépenses de 4 millions de dollars (en 1937!) sur les recherches, on abandonne.
On retrouve peut-être leurs squelettes l'année suivante sur l'île. Mais officiellement, Earhart et Noonan sont déclarés disparus, puis finalement déclarés décédés in absentsia.
Des dizaines de théories ont été avancées sur leurs disparitions et le mythe s'y est aussi glissé.
Earhart avait 39 ans.
Noonan, 44.
Dans le second volet des films où des statues de cire prennent vie la nuit, Night at the Museum, Amy Adams personnifie Amelia Earhart.
On commençait les recherches aujourd'hui, il y a 80 ans.
jeudi 6 juillet 2017
mercredi 5 juillet 2017
Mon Festival D'Été de Québec
C'est l'amoureuse qui a beaucoup insisté. Je trouve le concept absolument idiot.
Acheter à l'aveugle.
Ça nous as coûté 98$ chacun en mars dernier, une partie de l'horaire du Festival d'Été de Québec allait sortir le lendemain, nous n'en connaissions que Metallica, Pink et Muse qui étaient trois prises sur élan pour nous.
Le degré 0 de l'intérêt.
Je dirais même mépris pour au moins deux des trois artistes assurés.
On acheté. Et le lendemain, le site dévoilant un artiste par minute, sur 50 minutes, on a déchanté.
Tabarnak.
On s'est forcé pour tenter de s'intéresser aux artistes proposés. Et ce n'est que deux semaines plus tard, quand on a annoncé deux nouveaux artistes, et en étudiant plus attentivement le menu, soir par soir, qu'on a fait la paix avec l'arnaque (d'acheter à l'aveugle, concept qui se doit d'être interdit).
En voyant 10 spectacles, ça nous aura coûté 9,80$ par spectacle. Je ne sais pas si la belle en aura la force ni l'envie, je ne sais pas non plus si nos travails nous le permettront, mais je sais que pour ma part, je viserai 10 spectacles.
8 minimum.
Voici mes 10 visites prévues, duquel j'ai dû faire naître un intérêt, parfois absent:
Demain: Melissa Etheridge.
À 16 ans, j'aimais beaucoup Melissa Etheridge. C'était 1988. La même année que nous arrivait aux oreilles Tracy Chapman pour la première fois. Avec un flair qui m'a souvent honoré, j'avais enregistré sur une face A de cassette son premier album, celui qui portait son nom, et sur la face B, le premier album de Tracy Chapman, qui était aussi un album éponyme. Je trouvais à leur musique une sensibilité commune. Dans la voix, comme dans le style folk. Voilà une cassette que j'ai beaucoup écouté avec beaucoup de plaisir. J'étais en secondaire 4. Ce n'est que plusieurs années plus tard que la sensibilité commune de l'une et de l'autre sera avouée: elles sont toutes deux lesbiennes. Melissa a lancé 16 albums depuis 1988. Je n'aurai vraiment été intéressé que par ce premier album, Like The Way I Do, Precious Thing surtout, et Similar Features. Les deux premiers survivent encore à l'épreuve du temps, admirablement.
Vendredi le 7: 21h Imperial: Tony Allen tribute to Art Blakey.
Sans contredit, je serai seul pour ce spectacle. Allen est un batteur nigérien de 76 ans, ami de Fela Kuti duquel il a tout appris et grand fan de Art Blakey auquel il rendra hommage. Comme Blakey c'est du jazz, je trouve peu d'oreilles sur tête pour m'accompagner pour des moments du genre. Je ne m'en formalise pas. Mon rendez-vous est en premier lieu avec la musique.
22H: Bernard Adamus, Place d'Youville: Ça me convient en fait d'être seul si je le peux car j'irais aussi voir Adamus que je me promets de voir depuis longtemps, mais qui peut être assez vulgaire et attirer la même vulgarité dans son public. Je serais gêné d'imposer son "bol de toilette" (qu'il ne jouera assurément pas) à mon entourage.
Samedi le 8: Avec Pas d'Casque 19h45. Impérial.
Voilà le spectacle (non annoncé nulle part, découvert dans le secret) que je veux le plus voir et entendre. Stéphane Lafleur et sa gang me plaisent de partout. Voilà un exemple criant de poésie qui rendra n'importe quelle musique intéressante pour moi. Chaque fois que j'écoute son band, je me dis que je pourrais écrire un texte entier issu de chaque ligne chantée. J'ai très très hâte à cette soirée..
Les Soeurs Boulay 21h, Impérial.
...d'autant plus que les adorables Soeurs Boulay suivront sur scène, mêlant probablement le band de Lafleur au leur puisque Lafleur a écrit pour les deux belles de New Richmond au moins deux fois. Les Soeurs Boulay écrivent aussi merveilleusement et leurs voix ensemble est un régal. Je ne manquerai aucunement ce spectacle pour rien au monde.
Dimanche le 9: Sally Folk, 19h. Parc de la Francophonie. (C'est le pigeonnier, ça?)
Je suis aussi amoureux de Sally depuis son album éponyme rouge. J'avoue ne pas avoir écouté vraiment les deux autres, mais j'ai shazamé, sans le savoir un de ses morceaux qui m'intriguait à la radio deux fois sans savoir qui chantait. Une fois pour son album précédent et une autre fois pour son dernier. C'est assez pour piquer ma curiosité. Et la pauvre, elle a grandit à Laval, je sympathise...
Mercredi le 12: Matt Holubowski, 20h, Parc de la Francophonie.
J'avoue que je ne connaissais pas. Mais il s'avoue grand fan de Patrick Watson, ce que je suis, et j'aime son clip, son style, je veux en savoir plus. Je lui trouve autant de Watson que d'Elliott Smith ou de Daniel Lanois dans le ton. J'aime. Aimerai j'espère.
Mal placé dans la semaine, pourrait manquer.
Jeudi le 13: Men Without Hats, 20h, Parc de la Francophonie.
Il était certain que je serais allé voir le band à Doroshuck. Leur album de 1982 est gravé dans nos coeurs d'enfant. Et quelle danse il y aura sur leur immortelle! On aura tous 10 ans! Je connais aussi par coeur leur troisième album et avait même baptisé un de nos groupes The Human Race en hommage à un passage de la pièce titre. Ça devra durer 1h30, pas plus, car je traverse ensuite 500 pieds plus loin, pour mon rendez vous avec l'histoire.
The Who, 21h30, Plaines d'Abraham.
Ils ne sont plus que 2 du band original, Moon et Enstwistle étant maintenant décédés, mais Daltrey et Townshend sont encore de notre collectivité humaine. Le groupe n'a pas d'album à promouvoir, simplement un énorme catalogue à revisiter. Catalogue extrêmement enviable et savoureux. La musique de The Who n'appartient pas aux séries télé, mais bien à la scène. Ce sera grandiose.
Samedi le 15, Gorillaz, 21h30, Plaines d'Abraham.
Heureusement qu'ils ont, deux semaines plus loin, annoncé The Who et Gorillaz et qu'Avec Pas d'Casque est apparu de nulle part car sans ses trois rajouts, on aurait franchement regretté notre bêtise d'achat à l'aveugle. Je suis extrêmement curieux de voir comment Damon Albarn, ancien Blur, formera sa présence sur scène, lui qui présente presque toujours son groupe en dessin animé...Et la musique de Gorillaz (qui a toutefois un album à promouvoir) fait en général beaucoup bouger.
Avec 10 shows, ça nous ferait un bon retour sur investissement.
Que nos sens en soient ravis.
Bon festival à tous!
Acheter à l'aveugle.
Ça nous as coûté 98$ chacun en mars dernier, une partie de l'horaire du Festival d'Été de Québec allait sortir le lendemain, nous n'en connaissions que Metallica, Pink et Muse qui étaient trois prises sur élan pour nous.
Le degré 0 de l'intérêt.
Je dirais même mépris pour au moins deux des trois artistes assurés.
On acheté. Et le lendemain, le site dévoilant un artiste par minute, sur 50 minutes, on a déchanté.
Tabarnak.
On s'est forcé pour tenter de s'intéresser aux artistes proposés. Et ce n'est que deux semaines plus tard, quand on a annoncé deux nouveaux artistes, et en étudiant plus attentivement le menu, soir par soir, qu'on a fait la paix avec l'arnaque (d'acheter à l'aveugle, concept qui se doit d'être interdit).
En voyant 10 spectacles, ça nous aura coûté 9,80$ par spectacle. Je ne sais pas si la belle en aura la force ni l'envie, je ne sais pas non plus si nos travails nous le permettront, mais je sais que pour ma part, je viserai 10 spectacles.
8 minimum.
Voici mes 10 visites prévues, duquel j'ai dû faire naître un intérêt, parfois absent:
Demain: Melissa Etheridge.
À 16 ans, j'aimais beaucoup Melissa Etheridge. C'était 1988. La même année que nous arrivait aux oreilles Tracy Chapman pour la première fois. Avec un flair qui m'a souvent honoré, j'avais enregistré sur une face A de cassette son premier album, celui qui portait son nom, et sur la face B, le premier album de Tracy Chapman, qui était aussi un album éponyme. Je trouvais à leur musique une sensibilité commune. Dans la voix, comme dans le style folk. Voilà une cassette que j'ai beaucoup écouté avec beaucoup de plaisir. J'étais en secondaire 4. Ce n'est que plusieurs années plus tard que la sensibilité commune de l'une et de l'autre sera avouée: elles sont toutes deux lesbiennes. Melissa a lancé 16 albums depuis 1988. Je n'aurai vraiment été intéressé que par ce premier album, Like The Way I Do, Precious Thing surtout, et Similar Features. Les deux premiers survivent encore à l'épreuve du temps, admirablement.
Vendredi le 7: 21h Imperial: Tony Allen tribute to Art Blakey.
Sans contredit, je serai seul pour ce spectacle. Allen est un batteur nigérien de 76 ans, ami de Fela Kuti duquel il a tout appris et grand fan de Art Blakey auquel il rendra hommage. Comme Blakey c'est du jazz, je trouve peu d'oreilles sur tête pour m'accompagner pour des moments du genre. Je ne m'en formalise pas. Mon rendez-vous est en premier lieu avec la musique.
22H: Bernard Adamus, Place d'Youville: Ça me convient en fait d'être seul si je le peux car j'irais aussi voir Adamus que je me promets de voir depuis longtemps, mais qui peut être assez vulgaire et attirer la même vulgarité dans son public. Je serais gêné d'imposer son "bol de toilette" (qu'il ne jouera assurément pas) à mon entourage.
Samedi le 8: Avec Pas d'Casque 19h45. Impérial.
Voilà le spectacle (non annoncé nulle part, découvert dans le secret) que je veux le plus voir et entendre. Stéphane Lafleur et sa gang me plaisent de partout. Voilà un exemple criant de poésie qui rendra n'importe quelle musique intéressante pour moi. Chaque fois que j'écoute son band, je me dis que je pourrais écrire un texte entier issu de chaque ligne chantée. J'ai très très hâte à cette soirée..
Les Soeurs Boulay 21h, Impérial.
...d'autant plus que les adorables Soeurs Boulay suivront sur scène, mêlant probablement le band de Lafleur au leur puisque Lafleur a écrit pour les deux belles de New Richmond au moins deux fois. Les Soeurs Boulay écrivent aussi merveilleusement et leurs voix ensemble est un régal. Je ne manquerai aucunement ce spectacle pour rien au monde.
Dimanche le 9: Sally Folk, 19h. Parc de la Francophonie. (C'est le pigeonnier, ça?)
Je suis aussi amoureux de Sally depuis son album éponyme rouge. J'avoue ne pas avoir écouté vraiment les deux autres, mais j'ai shazamé, sans le savoir un de ses morceaux qui m'intriguait à la radio deux fois sans savoir qui chantait. Une fois pour son album précédent et une autre fois pour son dernier. C'est assez pour piquer ma curiosité. Et la pauvre, elle a grandit à Laval, je sympathise...
Mercredi le 12: Matt Holubowski, 20h, Parc de la Francophonie.
J'avoue que je ne connaissais pas. Mais il s'avoue grand fan de Patrick Watson, ce que je suis, et j'aime son clip, son style, je veux en savoir plus. Je lui trouve autant de Watson que d'Elliott Smith ou de Daniel Lanois dans le ton. J'aime. Aimerai j'espère.
Mal placé dans la semaine, pourrait manquer.
Jeudi le 13: Men Without Hats, 20h, Parc de la Francophonie.
Il était certain que je serais allé voir le band à Doroshuck. Leur album de 1982 est gravé dans nos coeurs d'enfant. Et quelle danse il y aura sur leur immortelle! On aura tous 10 ans! Je connais aussi par coeur leur troisième album et avait même baptisé un de nos groupes The Human Race en hommage à un passage de la pièce titre. Ça devra durer 1h30, pas plus, car je traverse ensuite 500 pieds plus loin, pour mon rendez vous avec l'histoire.
The Who, 21h30, Plaines d'Abraham.
Ils ne sont plus que 2 du band original, Moon et Enstwistle étant maintenant décédés, mais Daltrey et Townshend sont encore de notre collectivité humaine. Le groupe n'a pas d'album à promouvoir, simplement un énorme catalogue à revisiter. Catalogue extrêmement enviable et savoureux. La musique de The Who n'appartient pas aux séries télé, mais bien à la scène. Ce sera grandiose.
Samedi le 15, Gorillaz, 21h30, Plaines d'Abraham.
Heureusement qu'ils ont, deux semaines plus loin, annoncé The Who et Gorillaz et qu'Avec Pas d'Casque est apparu de nulle part car sans ses trois rajouts, on aurait franchement regretté notre bêtise d'achat à l'aveugle. Je suis extrêmement curieux de voir comment Damon Albarn, ancien Blur, formera sa présence sur scène, lui qui présente presque toujours son groupe en dessin animé...Et la musique de Gorillaz (qui a toutefois un album à promouvoir) fait en général beaucoup bouger.
Avec 10 shows, ça nous ferait un bon retour sur investissement.
Que nos sens en soient ravis.
Bon festival à tous!
mardi 4 juillet 2017
Approximations Générationnelles
-Tenir la maison propre
-Passer la tondeuse
-Sortir les vidanges jeudi soir ou vendredi matin avant 9h AM.
Il a échoué sur tous les fronts. L'an dernier, avec sa gang de chums, il devait apporter, lors d'un souper/beuverie entre amis, apporter une salade. Il a apporté un ensemble d'ustensiles à salade de chez nous, mais a ramené la mauvaise fourchette. Voilà un an qu'on lui demande de réagencer les deux ensembles, rien à faire, il lézarde sur le sujet.
Ça irrite, mais ça ce corrige.
Chaque génération est critiquée par la précédente. Et c'est normal. Celui qui vient après est un petit reflet de ce que nous sommes. Souvent mieux, mais très souvent aussi imparfait. Et il est beaucoup plus facile de se rappeler des imperfections que des réussites que l'on est toujours encouragées à étouffer par simple humilité.
En regardant un film comme American Honey, on peut penser que la génération qui nous suit est franchement désorganisée, instable, intense et très mal calibrée. Mais non, il ne s'agit qu'une génération qui s'organise à sa manière. Comme la nôtre. Une génération est un concept sociologique qui désigne une sous-population dont les membres, étant rapprochés en âge ou ayant vécu à la même époque historique, partageant un certain nombre de pratiques et de représentations.
Pour mes enfants, je suis de la génération Facebook. Ce qui est faux. 80% de mes amis ne sont pas sur Facebook et bien que j'y sois, je ne fréquente pas le site. Je suis aussi absent de Twitter ou Instragram, ce qui me place définitivement hors de leur génération.
De 1900 à 1924, on a parlé de la génération des bâtisseurs.
De 1925 à 1946, on a parlé de la génération silencieuse ou traditionalistes. La génération de l'après-guerre (la Première) est aussi quelques fois utilisée.
De 1946 à 1964 on parle des Baby-Boomers.
De 1965 à 1980, on parle de moi, la génération X, comme dans "tu n'auras pas ta place dans le vie".
De 1980 à 2000, on parle de la génération Y pour l'exposition de leur craque de fesses ou encore de leur craque de poitrine (en forme de Y), mais surtout des Milléniaux puisqu'ils arrivaient avec le siècle. Mon fils est de ceux-là.
De 2000 à nos jours on dirait la génération Z, comme dans "Zépa ce qui deviendront". Ma fille se trouverait là-dedans.
C'est aussi du grand n'importe quoi.
Comme Vanessa Pilon. Que je ne supporte en rien. Elle pourrait être belle, mais elle semble exclusivement surface ce qui fait trembler l'aiguille de la superficialité dans le piton. Je l'ai vue actrice, mannequin, porte parole, animatrice, co-animatrice, chroniqueuse. bref un peu d'importe quoi. C'est très bien la diversité, mais ça peut aussi être un peu vide quand le focus n'est pas précis.
Mon fils s'occupe avec sa blonde, avec son job, avec mon char, ce qui n'excuse en rien ces trois oublis nommés plus haut. Sa testostérone le guide dans toutes les directions et un jour, je l'espère, il sera capable de se concentrer sur des choses simples, mais importantes. Dans la mesure où son jugement lui dicte que cette chose est effectivement importante. Et plus on est jeune, moins ce qui est important pour les autres, l'est pour nous. Il n'a pas passé la tondeuse, ni fait le ménage, ni sorti les vidanges parce que ce n'est pas un de ses soucis réguliers et que ce ne l'est pas devenu. Nous sommes en parti à blâmer. À nous de le sommer de trouver ces choses importantes. Il n'insiste pas sur la fourchette à salade parce que pour lui ça a très peu d'importance pour lui. Je m'en calisse aussi je l'avoue. Ça n'aide en rien à réagencer notre kit.
Mais la simple idée de botcher la tâche, exceptionnellement simple, de la retrouver, m'irrite.
Mais pas autant que Vanessa Pilon, contre lequel j'avais déjà un préjugé défavorable, comme vous le savez maintenant. Mon fils, j'y peux quelque chose. Pas Pilon.
L'été, les animateurs, collaborateurs, chroniqueurs, réguliers d'émissions que l'on écoute sont changés par des gens qui prennent leurs rôles par interim. Le temps d'une saison. Vaness Pilon est chroniqueuse à Gravel le Matin, devenu, Gravel le Matin animé par Patrick Masbourian cet été. Si Masbourian m'impressionne toujours, Pilon me désole chaque fois.
En présentant l'album des 20 ans de la sortie de OK Computer de Radiohead, Pilon a présenté comme musique supposée donner la couleur de l'album "Creep" de la formation.
La chanson Creep est parue trois ans plus tôt sur l'album Pablo Honey et ne sera pas de l'édition des 20 ans de Ok Computer. Elle n'a jamais paru sur cet album non plus. Ça n'a jamais été précisé pendant son intervention et on aurait très bien pu croire que cette chanson était issue de cet album. J'ai travaillé par la suite et manqué la suite de l'émission et peut-être a-t-on corrigé la faute. Mais celui ou celle qui a pensé "Oh! je l'aime cette chanson, j'irai la chercher sur ce disque!" sera leurré par l'amateurisme de Vanessa Pilon. Si j'avais été celui-là et ne connaissait pas le titre de la chanson, je me faisais avoir.
Par une fille qui travaille à peu près.
Elle est jeune et je ne suis pas en train de dire que toute sa génération travaille à peu près.
Mais elle n'a très certainement pas trouvé important de vérifier son sujet comme une professionnelle.
C'est la plus grande différence entre les générations quelles qu'elles soient.
Ce que chacune trouve important.
Moi je la trouve futile en général.
Stérile.
Tout comme elle doit trouver tout ça, tout aussi futile.
Tout en cherchant sur wikidictionnaire ce qu veut vraiment dire stérile.
Rajout: je n'invente rien! ce matin encore, pour parler de Paul McCartney ayant (re)gagné les droits de ses chansons des Beatles passées contre Sony, Pilon fait jouer...Here Comes the Sun...signée George Harrison
Rajout de rajout de bagout de dégoût: le surlendemain elle était incapable de référencer la comédie des années 90 qui avait relancé la chanson Bohemian Rhapsody de Queen! échappant un beaucoup trop fréquent`"je ne sais pas".
lundi 3 juillet 2017
Cinema Paradiso**************Reds de Warren Beatty
Chaque mois, vers le début, je vous parle d'un film, tout comme je vous parle de musique (vers le milieu) et comme je vous parle de littérature (vers la fin) honorant du même coup trois passions qui m'habitent du cheveux à l'orteil.
Je vous parle d'un film qui m'a plu par sa facture visuelle, sonore, narrative, esthétique, par ses intervenants, son impact sur ma personne, tout ça en même temps, bien souvent.
Un film qui m'a ouvert les sens.
Voici un de mes plus grands.
Warren Beatty me fascine. Jeune ado, un peu comme les membres de Duran Duran, je voulais sa vingtaine. Mais bon...quand même...j'ai maturé.
Reste que le choix de ses films me plaisaient aussi. Le premier que je verrais mettant en vedette Warren serait Bonnie & Clyde et le film m'avait beaucoup impressionné, ado. J'avais aussi vu par la suite Heaven Can Wait et Shampoo, toujours ado, mais n'avait pas du tout été impressionné des résultats. Ce que je retenais toutefois était que Beatty était maître de ses choix. Il co-réalisait, co-scénarisait, jouait et produisait le premier film et faisait la même chose pour le second. Ça, j'aimais beaucoup. Maître de sa destinée. Ishtar était précédé d'un tel vent de catastrophe qu'on a jamais (mes amis et moi) osé mettre les yeux là-dessus. Mais le film de 1982, je l'ai vu tout seul. Dans mon sous-sol de Sillery. Et j'ai été flabbergasté. Je devais encore être ado, mais plus près de la vingtaine. Alors que les perspectives se modifiaient grandement.
John Reed était un journaliste intense. Natif des États-Unis, militant communiste, il a été couvrir la révolution Bolchévique en étant lui-même partout dans les tranchées, le temps de la révolution d'octobre. Du journalisme gonzo avant l'heure. Il en fera un livre extrêmement important, Ten Days That Shook The World, socialement, journalistiquement et sera la mari de l'écrivain féministe Louise Bryant. Il reste le seul Américain, à ce jour, enterré sur la Place Rouge du Kremlin.
Warren Beatty était très intrigué par le projet Comrade dès 1966. Un premier script était prêt dès 1969. En 1976, Beatty s'adjoint les service du scénariste Trevor Griffiths Pour faire avancer le projet mais la femme de celui-ci perd la vie dans un accident d'avion et tout ça est repoussé presque 2 ans. Elaine May, amie de Beatty, collabore aux multiples réécritures. Beatty ne voulait pas jouer dans le film, ni même le diriger à l'origine. Mais dès 1971, il filme des témoins et des gens ayant connu Reed pour des fins de recherches sur le personnage qu'il veut faire jouer par John Lithgow. Il finira par intégrer des morceaux d'entrevues, comme espace de transition, dans le film. Beatty pense aussi à Sam Shepard ou James Taylor dans la peau de Eugene O'Neill. Mais Beatty jouera finalement Reed et Jack Nicholson, O'Neill.
Les témoins offriront une perspectives réelles (et nouvelle) sur la fiction tournée et jouée par Beatty, Keaton, Stapleton et O'Neill. En effet, Diane Keaton et Maureen Stapleton sont des femmes importantes de la distribution qui comprend aussi au final Paul Sorvino, M.Emmett Walsh, Edward Hermann & Jerzy Kosinski. L'aspect documentaire de la fiction inspirée de faits réels, ajoute une transition extrêmement humaine de la présentation du sujet.
Warren & Diane étaient un couple pendant le tournage et leur liaison s'est confondue avec celle des personnages, survivant tout juste à peine les plateaux. La pochette reste l'une des plus belles, trouve le romantique en moi.
Maureen Stapleton gagnera l'Oscar de le meilleure actrice pour un rôle de soutien, Vittorio Stotaro l'Oscar de le meilleure cinématographie et Beatty, celle de la meilleure réalisation. le film aura 9 autres nominations dont celle du meilleur film. Le film, à saveur politique (jamais un gros vendeur) et à distribution restreinte (justement parce que dur à vendre (à 195 minutes en plus!), sera le 13ème film faisant les meilleures recettes de 1981 en Amérique.
Helsinki est devenue l'enneigée Union Soviétique, Paul Sorvino aurait subi 70 reprises d'une même scène et Maureen Stapleton 80. Diane Keaton est époustoufflante dans la peau de Louise Bryant, rôle extrêmement exigeant et Jack Nicholson est formidable de retenue dans la peau d'un Eugene O'Neill tempéré et brutalement mâle dans les années 20.
Le film reste un de mes films préférés de tous les temps et de simplement jeter un regard sur sa pochette, peut faire ma journée.
À découvrir si vous avez 195 minutes devant vous.
Je vous parle d'un film qui m'a plu par sa facture visuelle, sonore, narrative, esthétique, par ses intervenants, son impact sur ma personne, tout ça en même temps, bien souvent.
Un film qui m'a ouvert les sens.
Voici un de mes plus grands.
Warren Beatty me fascine. Jeune ado, un peu comme les membres de Duran Duran, je voulais sa vingtaine. Mais bon...quand même...j'ai maturé.
Reste que le choix de ses films me plaisaient aussi. Le premier que je verrais mettant en vedette Warren serait Bonnie & Clyde et le film m'avait beaucoup impressionné, ado. J'avais aussi vu par la suite Heaven Can Wait et Shampoo, toujours ado, mais n'avait pas du tout été impressionné des résultats. Ce que je retenais toutefois était que Beatty était maître de ses choix. Il co-réalisait, co-scénarisait, jouait et produisait le premier film et faisait la même chose pour le second. Ça, j'aimais beaucoup. Maître de sa destinée. Ishtar était précédé d'un tel vent de catastrophe qu'on a jamais (mes amis et moi) osé mettre les yeux là-dessus. Mais le film de 1982, je l'ai vu tout seul. Dans mon sous-sol de Sillery. Et j'ai été flabbergasté. Je devais encore être ado, mais plus près de la vingtaine. Alors que les perspectives se modifiaient grandement.
John Reed était un journaliste intense. Natif des États-Unis, militant communiste, il a été couvrir la révolution Bolchévique en étant lui-même partout dans les tranchées, le temps de la révolution d'octobre. Du journalisme gonzo avant l'heure. Il en fera un livre extrêmement important, Ten Days That Shook The World, socialement, journalistiquement et sera la mari de l'écrivain féministe Louise Bryant. Il reste le seul Américain, à ce jour, enterré sur la Place Rouge du Kremlin.
Warren Beatty était très intrigué par le projet Comrade dès 1966. Un premier script était prêt dès 1969. En 1976, Beatty s'adjoint les service du scénariste Trevor Griffiths Pour faire avancer le projet mais la femme de celui-ci perd la vie dans un accident d'avion et tout ça est repoussé presque 2 ans. Elaine May, amie de Beatty, collabore aux multiples réécritures. Beatty ne voulait pas jouer dans le film, ni même le diriger à l'origine. Mais dès 1971, il filme des témoins et des gens ayant connu Reed pour des fins de recherches sur le personnage qu'il veut faire jouer par John Lithgow. Il finira par intégrer des morceaux d'entrevues, comme espace de transition, dans le film. Beatty pense aussi à Sam Shepard ou James Taylor dans la peau de Eugene O'Neill. Mais Beatty jouera finalement Reed et Jack Nicholson, O'Neill.
Les témoins offriront une perspectives réelles (et nouvelle) sur la fiction tournée et jouée par Beatty, Keaton, Stapleton et O'Neill. En effet, Diane Keaton et Maureen Stapleton sont des femmes importantes de la distribution qui comprend aussi au final Paul Sorvino, M.Emmett Walsh, Edward Hermann & Jerzy Kosinski. L'aspect documentaire de la fiction inspirée de faits réels, ajoute une transition extrêmement humaine de la présentation du sujet.
Warren & Diane étaient un couple pendant le tournage et leur liaison s'est confondue avec celle des personnages, survivant tout juste à peine les plateaux. La pochette reste l'une des plus belles, trouve le romantique en moi.
Maureen Stapleton gagnera l'Oscar de le meilleure actrice pour un rôle de soutien, Vittorio Stotaro l'Oscar de le meilleure cinématographie et Beatty, celle de la meilleure réalisation. le film aura 9 autres nominations dont celle du meilleur film. Le film, à saveur politique (jamais un gros vendeur) et à distribution restreinte (justement parce que dur à vendre (à 195 minutes en plus!), sera le 13ème film faisant les meilleures recettes de 1981 en Amérique.
Helsinki est devenue l'enneigée Union Soviétique, Paul Sorvino aurait subi 70 reprises d'une même scène et Maureen Stapleton 80. Diane Keaton est époustoufflante dans la peau de Louise Bryant, rôle extrêmement exigeant et Jack Nicholson est formidable de retenue dans la peau d'un Eugene O'Neill tempéré et brutalement mâle dans les années 20.
Le film reste un de mes films préférés de tous les temps et de simplement jeter un regard sur sa pochette, peut faire ma journée.
À découvrir si vous avez 195 minutes devant vous.
dimanche 2 juillet 2017
Simone Jacob Veil (1927-2017)
On ne choisit pas l'époque dans laquelle on naît.
Mais on peut choisir comment on la vit.
Quand la France déclare la guerre à l'Allemagne, en 1939, Simone a 12 ans. Son père, d'origine juive, perd le droit d'exercer sa profession sous le régime de Vichy. La famille fuit vers Carcassonne avec un oncle et une tante. La famille subit peu à peu les contrecoups de la ségrégation anti-juive. Maman est toute aussi juive que papa. Les Jacob sont tous juifs. Bien que les enfants soient très actifs parmi les scouts et guides, la ségrégation est réelle.
À 16 ans, sous la fausse identité de Simone Jacquier, à Nice, elle est arrêtée. Dans les heures qui suivent, le reste de la famille aussi. Sa soeur Denise est envoyée in extremis dans un réseau de résistance à Lyon, mais sera aussi déportée à Ravensbrück, mais survivra. Simone en reverra jamais plus ni son père, ni son grand frère. Sa mère, sa soeur Madeleine et elle sont envoyées à Auschwitz. Un soldat français lui conseille de dire qu'elle a 18 ans afin d'éviter l'extermination. Elle y fera du travail forcé. En juillet 1944, les trois femmes sont transférées à Bobrek. Sa mère meurt du typhus. Madeleine, atteinte de la même chose, est sauvée de justesse par la libération des alliés.
Simone, Madeleine et Denise sont les seules survivantes de la Guerre de leur famille. À son retour en France, elle est tout à faite prête de parler de son horrible expérience mais à l'impression que personne ne veut entendre leurs histoires. Parce qu'elles sont femmes.
Seule diplômée de l'Académie en 1944, la veille de son arrestation, elle s'inscrit avec succès à la Faculté de Droit de Paris et à l'Institut d'Études Politiques de Paris. C'est là qu'elle y fait la rencontre d'Antoine Veil futur inspecteur des finances et chef d'entreprise qu'elle épouse en 1946.
Sa soeur Madeleine se tue avec son fils, en voiture, rendant visite à Simone. Ceci l'atterre. Antoine et Simone auront 3 fils.
Elle passe avec succès le concours de la magistrature en 1956. Elle sera haute fonctionnaire à l'administration pénale jusqu'en 1964. Elle y protègera la vie de plusieurs prisonnières de la guerre d'Algérie, pendant le conflit, en les transférant de cellules afin de ne pas les exposer aux mauvais traitements et aux viols. Elle passe ensuite aux affaires civiles. Elle sera du conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion-télévision française (L'ORTF). Elle s'opposera à la diffusion du documentaire The Sorrow & The Pity qu'elle juge injuste et partisan.
Elle sera nommée ministre de la santé dans le gouvernement de Jacques Chirac où elle brillera en dépénalisant l'avortement. La loi dépénalisant tout ça entre en vigueur en janvier 1975. l'hypocrisie est immense alors que la haine suscité par la décriminalisation de l'avortement offre des orateurs qui sont contre l'idée, demande aussi en privé des adresses pour faire avorter leurs maîtresses.
Elle rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères en bas âge. Dans une société lente sur la progressions des relations hommes-femmes, elle fait faire de très grands pas à la reconnaissance sociale des femmes de France. Elle fait aussi échouer le projet de retour forcé en Algérie de 100 000 Algériens. Elle sera présidente du parlement européen.
Elle fait beaucoup pour les femmes, pour la France, mais restera rétrograde à l'égard des minorités sexuelles. Elle s'opposera au mariage homosexuel et à l'homoparentalité en France. Ce qui reste une aberration de nos yeux d'Amérique. Elle ne reconnaît pas non plus le mouvement aujourd'hui connu sous l'acronyme LGBT.
Elle s'oppose (heureusement) à l'idée d'associer la mémoire d'un enfant juif assassiné dans la Seconde Grande Guerre, à chaque enfant de France. Tout son engagement sera toujours hanté pas la Shoah.
Retirée de la vie publique autour de 2007, elle sers votée femme préférée de la France en 2014.
En 2008, elle devient la 6ème femme (seulement) à être élue à l'Académie Française.
La France aura perdu une femme d'exception, un grand témoin et une militante de toute sorte, surtout de la mémoire de la Shoah, qu'elle a vécue de trop près.
La France honorera sa mémoire nationalement mercredi prochain.
C'est dire l'importance qu'elle aura eu pour son pays.
Mais on peut choisir comment on la vit.
Quand la France déclare la guerre à l'Allemagne, en 1939, Simone a 12 ans. Son père, d'origine juive, perd le droit d'exercer sa profession sous le régime de Vichy. La famille fuit vers Carcassonne avec un oncle et une tante. La famille subit peu à peu les contrecoups de la ségrégation anti-juive. Maman est toute aussi juive que papa. Les Jacob sont tous juifs. Bien que les enfants soient très actifs parmi les scouts et guides, la ségrégation est réelle.
À 16 ans, sous la fausse identité de Simone Jacquier, à Nice, elle est arrêtée. Dans les heures qui suivent, le reste de la famille aussi. Sa soeur Denise est envoyée in extremis dans un réseau de résistance à Lyon, mais sera aussi déportée à Ravensbrück, mais survivra. Simone en reverra jamais plus ni son père, ni son grand frère. Sa mère, sa soeur Madeleine et elle sont envoyées à Auschwitz. Un soldat français lui conseille de dire qu'elle a 18 ans afin d'éviter l'extermination. Elle y fera du travail forcé. En juillet 1944, les trois femmes sont transférées à Bobrek. Sa mère meurt du typhus. Madeleine, atteinte de la même chose, est sauvée de justesse par la libération des alliés.
Simone, Madeleine et Denise sont les seules survivantes de la Guerre de leur famille. À son retour en France, elle est tout à faite prête de parler de son horrible expérience mais à l'impression que personne ne veut entendre leurs histoires. Parce qu'elles sont femmes.
Seule diplômée de l'Académie en 1944, la veille de son arrestation, elle s'inscrit avec succès à la Faculté de Droit de Paris et à l'Institut d'Études Politiques de Paris. C'est là qu'elle y fait la rencontre d'Antoine Veil futur inspecteur des finances et chef d'entreprise qu'elle épouse en 1946.
Sa soeur Madeleine se tue avec son fils, en voiture, rendant visite à Simone. Ceci l'atterre. Antoine et Simone auront 3 fils.
Elle passe avec succès le concours de la magistrature en 1956. Elle sera haute fonctionnaire à l'administration pénale jusqu'en 1964. Elle y protègera la vie de plusieurs prisonnières de la guerre d'Algérie, pendant le conflit, en les transférant de cellules afin de ne pas les exposer aux mauvais traitements et aux viols. Elle passe ensuite aux affaires civiles. Elle sera du conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion-télévision française (L'ORTF). Elle s'opposera à la diffusion du documentaire The Sorrow & The Pity qu'elle juge injuste et partisan.
Elle sera nommée ministre de la santé dans le gouvernement de Jacques Chirac où elle brillera en dépénalisant l'avortement. La loi dépénalisant tout ça entre en vigueur en janvier 1975. l'hypocrisie est immense alors que la haine suscité par la décriminalisation de l'avortement offre des orateurs qui sont contre l'idée, demande aussi en privé des adresses pour faire avorter leurs maîtresses.
Elle rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères en bas âge. Dans une société lente sur la progressions des relations hommes-femmes, elle fait faire de très grands pas à la reconnaissance sociale des femmes de France. Elle fait aussi échouer le projet de retour forcé en Algérie de 100 000 Algériens. Elle sera présidente du parlement européen.
Elle fait beaucoup pour les femmes, pour la France, mais restera rétrograde à l'égard des minorités sexuelles. Elle s'opposera au mariage homosexuel et à l'homoparentalité en France. Ce qui reste une aberration de nos yeux d'Amérique. Elle ne reconnaît pas non plus le mouvement aujourd'hui connu sous l'acronyme LGBT.
Elle s'oppose (heureusement) à l'idée d'associer la mémoire d'un enfant juif assassiné dans la Seconde Grande Guerre, à chaque enfant de France. Tout son engagement sera toujours hanté pas la Shoah.
Retirée de la vie publique autour de 2007, elle sers votée femme préférée de la France en 2014.
En 2008, elle devient la 6ème femme (seulement) à être élue à l'Académie Française.
La France aura perdu une femme d'exception, un grand témoin et une militante de toute sorte, surtout de la mémoire de la Shoah, qu'elle a vécue de trop près.
La France honorera sa mémoire nationalement mercredi prochain.
C'est dire l'importance qu'elle aura eu pour son pays.
samedi 1 juillet 2017
Olivia Mary de Havilland
Née à Tokyo de parents anglais, Olivia est tout de suite adorée par ses parents. Sa soeur, née un an plus tard, ne génèrera jamais autant d'intérêt de la part de sa mère. Olivia sera toujours la chouchou.
Elle n'a que deux ans quand ses parents déménage en Californie puisque la plus jeune soeur fait des difficultés avec de sérieux problèmes de santé. Sa mère, Lillian Fontaine, une actrice, lui fait découvrir l'amour du théâtre.
En se produisant au collège, elle brille dans le rôle de Hernia dans la production de A Midsummer's Night Dream de Shakespeare. Elle est si bonne que lorsqu'Hollywood tourne la version cinéma, on lui demande de reprendre son rôle pour le grand écran. Peu de temps après on lui fait signer un contrat afin qu'elle tourne pour la Warner Brothers Company. Elle tourne avec Joe E. Brown dans Alibi Like puis aux côtés de James Cagney dans The Irish in Us. C'est toutefois l'immense succès des films Captain Blood, The Charge of the Light Brigade, Robin Hood et The Adventures of Robin Hood où elle y joue le rôle de Lady Marianne qui la lanceront pour de bon. Elle y joue auprès du beau Errol Flynn et la combinaison Flynn-De Havilland durera 8 films.
En 1939 c'est la consécration. Elle fait partie de la distribution du fameux film Gone With the Wind qui bouleverse le monde du cinéma. Elle est même nominée pour un oscar omme meilleur second rôle féminin. Elle devient citoyenne des États-Unis en 1941. Elle rejette au cours des années 40 de plus en plus de rôles qui la place perpétuellement dans les mêmes souliers. Elle y jouerait des femmes en détresse, des ingénues ou des épouses inquiètes et elle demande plus de défis. Quand son contrat se termine avec la Warner Brothers, celle-ci l'informe que De Havilland leur doit encore 6 mois de disponibilité. En effet, dans les grands studios, afin de détenir un contrôle absolu sur les carrières de ses interprètes, les studios se réserve le droit de rajouter un mois pour chaque rôle refusé par un artiste. Quand Bette Davis a choisi de poursuivre la Warner Brothers dans les années 30 en s'inscrivant en faux contre cette clause, elle a perdu sa cause. Toutefois, quand Olivia De Havilland intente la même poursuite dans les années 40, elle a avec elle toute la Screen Actor's Guild. La loi qui sera votée en sa faveur, s'appelle encore aujourd'hui la De Havilland Law. Elle gagne sa cause haut la main et gagne aussi le respect de tous les artisans d'Hollywood.
Tous...sauf les patrons...
Le message se passe entre studios, De Havilland, l'emmerdeuse, ne doit plus tourner sur aucun plateau. Elle est bannie des maisons de production.
Paramount Pictures fait fi de la solidarité entre studios et la signe en 1943. Elle tourne d'abord The Dark Mirror pour eux, puis rafle l'oscar de la meilleure actrice deux fois, une fois en 1946 pour To Each His Own puis une autre fois trois ans plus tard pour The Heiress. En 1948, elle avait aussi été nominée pour son courageux rôle dans The Snake Pit, un rare essai au féminin afin de dépeindre l'univers de la maladie mentale. Alors que la plupart des actrices choisissent des rôles qui les feront bien paraître, ses contemporains l'admirent davantage d'avoir choisi de jouer un personnage dépourvu de toute vanité, de beauté et de grâce.
Conservatrice dans ses idées, elle refuse de plus en plus de rôles dans les années 50. Elle déclare d'abord trouver que le personnage qu'on lui offre de Blanche Dubois dans A Streetcar Named Desire dit beaucoup trop de grossièretés pour qu'elle accepte de le jouer. Elle expliquera plus tard son refus de jouer ce rôle pour Elia Kazan parce qu'elle venait d'avoir un enfant et ne se voyait pas jouer un pesonnage aussi libertin alors qu'elle devenait mère. Le rôle (et l'oscar de la meilleure actrice) ira à Vivien Leigh, sa co-vedette de Gone With the Wind.
De Havilland a marié l'écrivain Marcus Goodrich en 1946, ils se sont toutefois divorcés 7 ans plus tard. Ils ont eu le temps d'avoir un fils en 1949, qui sera mathématicien avant de mourir dela maladie de Hodgkin en 1991.
Elle a ensuite marié l'éditeur Français du Paris-Match et a eu une fille (à 40 ans!!!), Gisèle, qui est devenue journaliste. Son mari est décédé du cancer des poumons en 1998.
Installée à Paris depuis la deuxième moitié des années 50, De Havilland a peu tourné. Ici et là dans les années 60 dans au moins un mémorable film. 5 fois dans les années 70.
À partir de 1975, elle et Joan Fontaine, qui ont toujours eu des rapports difficiles, ne se parlent officiellement plus.
Elle gagne un Emmy award pour sa prestation dans Anastasia: The Mystery of Anna dans le rôle de l'impératrice Maria en 1986.
Elle se fait très rare publiquement depuis presque 50 ans. Gardant intact le souvenir de jeunesse et de beauté que le cinéma nous as donnée d'elle.
En 2009, elle est la narratrice du documentaire I Remember Better When I Paint qui traite de la maladie d'Alzheimer et la thérapie par les arts.
La dernière survivante de la distribution de Gone With The Wind a vécu plus d'un siècle.
Elle a 101 ans aujourd'hui.
Elle n'a que deux ans quand ses parents déménage en Californie puisque la plus jeune soeur fait des difficultés avec de sérieux problèmes de santé. Sa mère, Lillian Fontaine, une actrice, lui fait découvrir l'amour du théâtre.
En se produisant au collège, elle brille dans le rôle de Hernia dans la production de A Midsummer's Night Dream de Shakespeare. Elle est si bonne que lorsqu'Hollywood tourne la version cinéma, on lui demande de reprendre son rôle pour le grand écran. Peu de temps après on lui fait signer un contrat afin qu'elle tourne pour la Warner Brothers Company. Elle tourne avec Joe E. Brown dans Alibi Like puis aux côtés de James Cagney dans The Irish in Us. C'est toutefois l'immense succès des films Captain Blood, The Charge of the Light Brigade, Robin Hood et The Adventures of Robin Hood où elle y joue le rôle de Lady Marianne qui la lanceront pour de bon. Elle y joue auprès du beau Errol Flynn et la combinaison Flynn-De Havilland durera 8 films.
En 1939 c'est la consécration. Elle fait partie de la distribution du fameux film Gone With the Wind qui bouleverse le monde du cinéma. Elle est même nominée pour un oscar omme meilleur second rôle féminin. Elle devient citoyenne des États-Unis en 1941. Elle rejette au cours des années 40 de plus en plus de rôles qui la place perpétuellement dans les mêmes souliers. Elle y jouerait des femmes en détresse, des ingénues ou des épouses inquiètes et elle demande plus de défis. Quand son contrat se termine avec la Warner Brothers, celle-ci l'informe que De Havilland leur doit encore 6 mois de disponibilité. En effet, dans les grands studios, afin de détenir un contrôle absolu sur les carrières de ses interprètes, les studios se réserve le droit de rajouter un mois pour chaque rôle refusé par un artiste. Quand Bette Davis a choisi de poursuivre la Warner Brothers dans les années 30 en s'inscrivant en faux contre cette clause, elle a perdu sa cause. Toutefois, quand Olivia De Havilland intente la même poursuite dans les années 40, elle a avec elle toute la Screen Actor's Guild. La loi qui sera votée en sa faveur, s'appelle encore aujourd'hui la De Havilland Law. Elle gagne sa cause haut la main et gagne aussi le respect de tous les artisans d'Hollywood.
Tous...sauf les patrons...
Le message se passe entre studios, De Havilland, l'emmerdeuse, ne doit plus tourner sur aucun plateau. Elle est bannie des maisons de production.
Paramount Pictures fait fi de la solidarité entre studios et la signe en 1943. Elle tourne d'abord The Dark Mirror pour eux, puis rafle l'oscar de la meilleure actrice deux fois, une fois en 1946 pour To Each His Own puis une autre fois trois ans plus tard pour The Heiress. En 1948, elle avait aussi été nominée pour son courageux rôle dans The Snake Pit, un rare essai au féminin afin de dépeindre l'univers de la maladie mentale. Alors que la plupart des actrices choisissent des rôles qui les feront bien paraître, ses contemporains l'admirent davantage d'avoir choisi de jouer un personnage dépourvu de toute vanité, de beauté et de grâce.
Conservatrice dans ses idées, elle refuse de plus en plus de rôles dans les années 50. Elle déclare d'abord trouver que le personnage qu'on lui offre de Blanche Dubois dans A Streetcar Named Desire dit beaucoup trop de grossièretés pour qu'elle accepte de le jouer. Elle expliquera plus tard son refus de jouer ce rôle pour Elia Kazan parce qu'elle venait d'avoir un enfant et ne se voyait pas jouer un pesonnage aussi libertin alors qu'elle devenait mère. Le rôle (et l'oscar de la meilleure actrice) ira à Vivien Leigh, sa co-vedette de Gone With the Wind.
De Havilland a marié l'écrivain Marcus Goodrich en 1946, ils se sont toutefois divorcés 7 ans plus tard. Ils ont eu le temps d'avoir un fils en 1949, qui sera mathématicien avant de mourir dela maladie de Hodgkin en 1991.
Elle a ensuite marié l'éditeur Français du Paris-Match et a eu une fille (à 40 ans!!!), Gisèle, qui est devenue journaliste. Son mari est décédé du cancer des poumons en 1998.
Installée à Paris depuis la deuxième moitié des années 50, De Havilland a peu tourné. Ici et là dans les années 60 dans au moins un mémorable film. 5 fois dans les années 70.
À partir de 1975, elle et Joan Fontaine, qui ont toujours eu des rapports difficiles, ne se parlent officiellement plus.
Elle gagne un Emmy award pour sa prestation dans Anastasia: The Mystery of Anna dans le rôle de l'impératrice Maria en 1986.
Elle se fait très rare publiquement depuis presque 50 ans. Gardant intact le souvenir de jeunesse et de beauté que le cinéma nous as donnée d'elle.
En 2009, elle est la narratrice du documentaire I Remember Better When I Paint qui traite de la maladie d'Alzheimer et la thérapie par les arts.
La dernière survivante de la distribution de Gone With The Wind a vécu plus d'un siècle.
Elle a 101 ans aujourd'hui.
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