Gérard a fait le minable.
Une fois de plus.
Impliquant la Russie cette fois.
Il est déjà familier avec la Russie, Depardiov. Il y a tourné des commerciaux de sauce tomate, des commerciaux de téléphone, des commerciaux de banque, il assistait déjà régulièrement à des festivals et à des évenements impliquant des célébrités et connaissait déjà beaucoup les lieux.
Vladimir Putin, l'a accueilli à bras ouvert quand Gérard s'est fait une fierté d'exposer son envie d'exil fiscal, a remis son passeport français et a demandé la nationalité Russe. Depardieu refuse l'imposition fiscal de 75% imposée par le gouvernement Hollande sur les revenus de plus d'un million d'Euro et a choisi la patrie de Dostoievski où l'imposition est de 13% pour tous.
Les nationalités ne se collectionnent pas a fait savoir la Belgique qui avait déjà anticipé des procédures de naturalisation puisqu'Obélix avait déjà signifié qu'il comptait s'installer, à Néchin, tout près de la frontière française. (En fait ce n'est plus Obélix mais Échapofisk maintenant) La Belgique ne sait plus si elle compte travailler un dossier (non préparé encore par Gérardiov) si monsieur est maintenant Russe.
Depardieu s'est peut-être porté volontaire sans le savoir pour aller se battre en Tchétchénie. Certains français célibataires auraient aussi demandé en échange les jolies Pussy Riots contre l'homme-qui- urinait-dans-les-allées-des-avions. L'homme qui taquine goulûment le goulot aurait aussi influencé l'action de Smirnoff qui aurait cloturé la journée de l'annonce de Putin par décret de la nationalisation de Gérard en hausse de 327%...
Gérard, dans sa grande naiveté de rêveur, ne se doute peut-être pas des sables mouvants dans lesquels il s'engouffre. L'écrivain et actif adversaire de Vladimir Putin, Eduard Limonov, a déjà invité Depardieu a milité pacifiquement à ses côtés. Le journaliste d'oposition (opposition à Putin) russe Matvei Ganapolski a affirmé que Depardieu disant que la Russie était une grande démocratie était impardonnable. L'écrivain Lev Rubinstein a invité sarcastiquement Depardieu en Russie en lui disant que ses impôts servirait à bon escient pour financer les augmentations pour les Tchékistes (les agents des services de sécurité), les procureurs et les juges corrompus et les gorilles armés de matraques qui passent à tabac les jeunes garçons, les filles, les vieilles dames et ses gens commes ça qui constituent une menace pour la société russe.
Tout ce chichi de riche a inspiré une autre personnalité controversée française issue du cinéma: Brigitte Bardot.
Baby et Népal sont deux éléphantes soupçonnées d'être atteintes de tuberculose, une maladie contagieuse qui se transmet facilement de l'animal à l'homme. Les deux bêtes du zoo de Lyon sont menacées d'euthanasie depuis le 21 décembre. Mais la supposée tuberculose n'est pas clairement identifiée. BB a donc choisi comme moyen de pression de menacer de demander la nationalité russe si les autorités françaises décidaient d'euthanasier les deux éléphantes malades, mais on ne sait trop de quoi.
La Russie accueillerait assuréement BB puisque pour Putin c'est un coup politique majeur parce qu'il veut réinscrire son pays comme une terre d'immigration.
Du côté Français comme du côté Russe tout ceci est très peu glorieux.
C'est comme une bataille vulgaire entre deux femmes dénudées dans la bouette.
De tout point de vue, c'est laitte.
Pas laid.
Laitte.
C'est pire.
Un ogre qui serait prêt à remuer ciel et terre pour ne pas redonner au suivant, à ceux qui l'ont engraissé, et de l'autre côté, un matamore, champion de la disparition de toute forme de résistance qui l'embrasse.
Et une femme instable qui crie au loin "moi aussi! moi aussi! faites moi une place!"
Pas joli, joli.
samedi 5 janvier 2013
vendredi 4 janvier 2013
Apesanteur Montagneuse
(Amorce de film d'horreur)
Cillian, journaliste, avait été envoyé afin de couvrir un festival de film mineur au Mexique.
Il savait que peu importe l'article qu'il rédigerait sur peu importe le film n'aurait certes pas fait la une du journal qui l'envoyait. Mais cette fois, alors qu'il se trouvait au Mexique, s'écrasait au même moment un avion dans la mer tout près du Mexique. Tout près de là où il était.
C'était sa chance. Même si il roulait dans une vieille bagnole qui menaçait à tout moment de tomber en panne, il était sur les lieux d'un potentiel gros drame international. C'était un vol en provenance des États-Unis, le nombre de morts et de disparus environnaient 200 ou 300, c'était potentiellement de la très grosse nouvelle. Il était sur les lieux, il sortait d'un visionnement de film soporifique, il avait eu le ok de ses patrons, il filait donc à vive allure dans les montagnes afin de pouvoir avoir un meilleur aperçu de la mer.
Tout en circulant, il imaginait les cadavres flottant dans le Pacifique. Il voyait la Une internationale. Il avait son appareil photo, si il réussissait à prendre de bonnes et saisisantes photos que son journal accepterait, il gagnerait alors double salaire, celui pour l'article et celui pour les photos. Juste ça, ça l'excitait assez pour peser très fort sur l'accélérateur. Mais le moteur de sa voiture menaçait toujours de le laisser tomber. Et Cillian levait alors le pied, ne serais-ce que pour ne pas tomber en panne. Cette idée sotte qu'il avait eu d'avoir choisi d'acheter une voiture usagée au lieu de louer. Mais la différence de prix était majeure. Un mois au Mexique, il n'allait tout de même pas faire du pouce.
On l'avait dirigé vers les montagnes pour avoir une meilleure perspective de la mer mais personne ne lui avait confirmé qu'un avion s'était écrasé dans les environs. Il avait tout juste entendu une seule fois aux nouvelles de la radio que la rumeur d'un écrasement d'avion dans les environs courait en ce moment. Cillian avait beau synthoniser une station qui lui parlerait de cet avion perdu en mer et de ses possibles nombreux morts, mais plus il montait dans les montagnes, plus il perdait le signal des ondes. Son téléphone intelligent faisait de même. Il choisissait de ne plus lui donner quoi que ce soit.
Après une heure de route en montagne, Cillian s'arrêta pour mieux prendre la mesure des lieux. Un paysan, probablement extrèmement pauvre de par les haillons qui l'habillaient, s'approcha du journaliste. Cillian ne parlait pas bien la langue locale mais ils semblèrent se comprendre. Cillian lui fit des signes d'avion, d'avion qui plante vers le sol et le vieil homme (ou étais-ce une femme?) avait complété par une simulation d'explosion et avait pointé dans la direction où il (elle?) semblait convaincu qu'un écrasement avait eu lieu.
Cillian embarqua dans sa voiture et fila là où la vieille chose avait pointé. Et si il se trompait cette vieille... merde? peu importe, si il/elle ne se trompait pas, Cillian allait avoir un scoop. Il ferait fortune. Et au pire, il reviendrait bredouille.
Roulant sur des routes primitives qu'on aurait de la misère à imaginer circulables, Cillian se rendit jusqu'à un village, maintenant bloqué par une horde d'individus, hommes, femmes et enfants, d'une laideur à la limite du répugnant. Soudainement Cillian se demandit si il n'aurait pas dû trainer une arme avec lui. Ces gens étaient laids et sales. On aurait dit un village qui n'avait jamais vu d'hommes ou de voiture...Se ferait-il manger?
Connerie.
Bouh! Qu'ils étaient laids, il tentit de leur demander des infos sur l'avion mais la barrière de la langue semblait encore plus grande. Cillian faisait les signes qu'auparavant et avec quelques simagrées, ils pointèrent presque tous spontanéement dans la même direction que le vieil homme auparavant l'avait fait.
Deux sources. Il n'en fallait pas plus pour que que Cilian fonce comme un bombe dans sa petite voiture. Rendu là où on lui avait dit, il sortit, appareil en main, mais s'aperçut aussitôt qu'on n'y voyait pas la mer du tout. IL AVAIT ÉTÉ LEURRÉ? Qu'est-ce que ça voulait dire tout ça? Un homme aux yeux atrrrrrrrrroces s'approcha de Cilian qui lui répéta le manège des signes d'avion qui s'écrase, cette fois il était exaspéré. L'homme pointa aussitôt vers le bas d'une montagne. NON! pensa Cillian puis...soudain...en regardant plus précisément, en pointant même avec son viseur, il aperçut une carcasse d'avion là où l'homme indiquait. Il y avait bien le squelette d'un avion démembré mais aucun déploiement de cadavres. La carlingue d'un avion, mais il était là depuis longtemps. Il n'avait rien de l'avion écrasé depuis peu. Et surtout pas de cadavres. Et vlan! pour la nouvelle internationale...Oui il y avait eu écrasement d'avion mais peut-être il y a 20 ans, 30 ans? 50 ans?
Déçu, Cilian paya l'homme car celui-ci semblait attendre quelque chose puis reprit la route qui l'avait fait rouler deux heures dans le beurre. Deux heures dans le leurre. Au village, la nuit allait maintenant tomber. Qui étaient ses gens si laids? On aurait dit des morts...
...puis cette même horde qui lui bloquait le passage...et sa voiture qui tombait tranquilement en panne...
...des morts?...cet avion dans les montagnes...
...les passagers?...
Cillian, journaliste, avait été envoyé afin de couvrir un festival de film mineur au Mexique.
Il savait que peu importe l'article qu'il rédigerait sur peu importe le film n'aurait certes pas fait la une du journal qui l'envoyait. Mais cette fois, alors qu'il se trouvait au Mexique, s'écrasait au même moment un avion dans la mer tout près du Mexique. Tout près de là où il était.
C'était sa chance. Même si il roulait dans une vieille bagnole qui menaçait à tout moment de tomber en panne, il était sur les lieux d'un potentiel gros drame international. C'était un vol en provenance des États-Unis, le nombre de morts et de disparus environnaient 200 ou 300, c'était potentiellement de la très grosse nouvelle. Il était sur les lieux, il sortait d'un visionnement de film soporifique, il avait eu le ok de ses patrons, il filait donc à vive allure dans les montagnes afin de pouvoir avoir un meilleur aperçu de la mer.
Tout en circulant, il imaginait les cadavres flottant dans le Pacifique. Il voyait la Une internationale. Il avait son appareil photo, si il réussissait à prendre de bonnes et saisisantes photos que son journal accepterait, il gagnerait alors double salaire, celui pour l'article et celui pour les photos. Juste ça, ça l'excitait assez pour peser très fort sur l'accélérateur. Mais le moteur de sa voiture menaçait toujours de le laisser tomber. Et Cillian levait alors le pied, ne serais-ce que pour ne pas tomber en panne. Cette idée sotte qu'il avait eu d'avoir choisi d'acheter une voiture usagée au lieu de louer. Mais la différence de prix était majeure. Un mois au Mexique, il n'allait tout de même pas faire du pouce.
On l'avait dirigé vers les montagnes pour avoir une meilleure perspective de la mer mais personne ne lui avait confirmé qu'un avion s'était écrasé dans les environs. Il avait tout juste entendu une seule fois aux nouvelles de la radio que la rumeur d'un écrasement d'avion dans les environs courait en ce moment. Cillian avait beau synthoniser une station qui lui parlerait de cet avion perdu en mer et de ses possibles nombreux morts, mais plus il montait dans les montagnes, plus il perdait le signal des ondes. Son téléphone intelligent faisait de même. Il choisissait de ne plus lui donner quoi que ce soit. Après une heure de route en montagne, Cillian s'arrêta pour mieux prendre la mesure des lieux. Un paysan, probablement extrèmement pauvre de par les haillons qui l'habillaient, s'approcha du journaliste. Cillian ne parlait pas bien la langue locale mais ils semblèrent se comprendre. Cillian lui fit des signes d'avion, d'avion qui plante vers le sol et le vieil homme (ou étais-ce une femme?) avait complété par une simulation d'explosion et avait pointé dans la direction où il (elle?) semblait convaincu qu'un écrasement avait eu lieu.
Cillian embarqua dans sa voiture et fila là où la vieille chose avait pointé. Et si il se trompait cette vieille... merde? peu importe, si il/elle ne se trompait pas, Cillian allait avoir un scoop. Il ferait fortune. Et au pire, il reviendrait bredouille.
Roulant sur des routes primitives qu'on aurait de la misère à imaginer circulables, Cillian se rendit jusqu'à un village, maintenant bloqué par une horde d'individus, hommes, femmes et enfants, d'une laideur à la limite du répugnant. Soudainement Cillian se demandit si il n'aurait pas dû trainer une arme avec lui. Ces gens étaient laids et sales. On aurait dit un village qui n'avait jamais vu d'hommes ou de voiture...Se ferait-il manger?
Connerie.
Bouh! Qu'ils étaient laids, il tentit de leur demander des infos sur l'avion mais la barrière de la langue semblait encore plus grande. Cillian faisait les signes qu'auparavant et avec quelques simagrées, ils pointèrent presque tous spontanéement dans la même direction que le vieil homme auparavant l'avait fait.
Deux sources. Il n'en fallait pas plus pour que que Cilian fonce comme un bombe dans sa petite voiture. Rendu là où on lui avait dit, il sortit, appareil en main, mais s'aperçut aussitôt qu'on n'y voyait pas la mer du tout. IL AVAIT ÉTÉ LEURRÉ? Qu'est-ce que ça voulait dire tout ça? Un homme aux yeux atrrrrrrrrroces s'approcha de Cilian qui lui répéta le manège des signes d'avion qui s'écrase, cette fois il était exaspéré. L'homme pointa aussitôt vers le bas d'une montagne. NON! pensa Cillian puis...soudain...en regardant plus précisément, en pointant même avec son viseur, il aperçut une carcasse d'avion là où l'homme indiquait. Il y avait bien le squelette d'un avion démembré mais aucun déploiement de cadavres. La carlingue d'un avion, mais il était là depuis longtemps. Il n'avait rien de l'avion écrasé depuis peu. Et surtout pas de cadavres. Et vlan! pour la nouvelle internationale...Oui il y avait eu écrasement d'avion mais peut-être il y a 20 ans, 30 ans? 50 ans?
Déçu, Cilian paya l'homme car celui-ci semblait attendre quelque chose puis reprit la route qui l'avait fait rouler deux heures dans le beurre. Deux heures dans le leurre. Au village, la nuit allait maintenant tomber. Qui étaient ses gens si laids? On aurait dit des morts...
...puis cette même horde qui lui bloquait le passage...et sa voiture qui tombait tranquilement en panne...
...des morts?...cet avion dans les montagnes...
...les passagers?...
jeudi 3 janvier 2013
15 Chansons des Beatles Pour Se Faire Du Bien
(à Val 1990 qui a un fort joli 40 ans aujourd'hui:)XXX
Dès qu'ils ont été entendu, ils ont montré la direction de la musique pour les années à venir.
Qu'on eût été plus Rolling Stones, The Who, The Doors, Sinatra, Dylan, Beach Boys ou Led Zeppelin, si Elvis nous avait montré le rythme, les moves, le sexe et le blues, les Beatles allaient nous enseigner la mélodie, l'audace, l'humour et les harmonies.
Maintenant que 50% du band est disparu, il est encore important de se rappeller l'héritage titanesque de ce quatuor irremplacable.
Vous êtes fatigués et vous voulez quitter les indélicatesses qui ont peut-être peuplé votre temps des fêtes?
Laissez-vous pousser les cheveux dans la verrière avec un bon livre en main ou encore mieux en produisant du rien et écoutez John, Paul, George et Ringo vous faire du bien.
Voici 15 chansons scrutées à la loupe pour vous.
15 raisons d'aimer le vent pour ses quatre garçons qui étaient dedans et laissez vous bercer par les sons d'autrefois.
Sons qui ont redéfini ceux d'aujourd'hui.
Sans contredit.
15-You've Got to Hide Your Love Away (J.Lennon) Février 1965
Inspiré de Bob Dylan qui l'encourageait à écrire des morceaux moins généralistes et plus personnels mais aussi bouleversé par son gérant qui lui demandait, en tant que seul Beatle marié (et papa), de cacher son statut marital, Lennon chante pour la première fois sans doubler sa voix. L'émotion à nue. Dylan est équivoque dans la 12 cordes de Harrison mais aussi dans la première ligne de Lennon qui rappelle celle d'un morceau de Dylan lancé l'année précédente.
14-Girl (J.Lennon/P.McCartney) Novembre 1965
L'écriture des pièces des Beatles change au contact de Dylan et à partir de l'album Rubber Soul. Les boys se trouvent comiques en chantant "Tits tits tits tits" en background par association à la girl espérée dans les rêveries mentales d'un John Lennon qui n'avait jamais appellé une fille de sa vie au téléphone "Les téléphones n'étaient pas des jouets de l'adolescence en Angleterre" s'en excusera-t-il.
13-No Reply (J.Lennon/P.McCartney) Septembre 1964
Voulant capitaliser rapidement sur un gros coup d'argent, la compagnie de disque des Beatles leur a mis beaucoup de pression afin de concocter un deuxième album entre août et octobre 1964. Inspiré d'un morceau doo-wop des années 50***, Lennon écrit ce morceau que les amis produisent tout en vitesse et qui à l'origine était destiné pour Tommy Quickly (vitesse...Quickly y a un lien non?) Paul y mettera suffisament du sien pour que ce morceau reste Beatle.
12-Norwegian Wood (J.Lennon/P.McCartney) Octobre 1965
Toujours dans l'écriture plus introspective inspirée à-la-Dylan, Lennon écrit sur une affaire extra-conjugale mais la déguise en chanson absurde qui pourrait aussi rappeler l'intrusion d'un voleur chez une dame de la haute, afin que sa femme Cynthia ne se rende compte de rien. La sitar d'Harrison est un bel apport à la chanson, il s'agit même de sa première contribution sur cet instrument qu'il maitrisera davantage par la suite. Dylan joue à Lennon une chanson qu'il a écrit, inspirée de Norwegian Wood. Lennon n'a jamais su si Dylan le narguait ou non. Moi, quand un génie en inspire un autre, je trouve que ça rend nos oreilles et nos coeurs plus riches.
11-Penny Lane (P.McCartney) Décembre 1966
Paul avait déjà la musique en boite mais quand il a entendu Strawberry Fields Forever de Lennon, sa nature compétitive lui a inspiré à lui aussi d'écrire quelque chose sur un quartier de sa jeunesse. McCartney y joue trois sections de piano différentes, de la base, de l'harmonium et du tambourin tandis que les trois autres jouent respectivement, du piano aussi (Lennon), de la guitare (George), de la batterie et de la cloche-à-main (Ringo). La chanson avait tout d'un ensemble rock sans en avoir le son. McCartney rajoute un trompetiste et une section de cuivres après avoir été séduit par un concert hommage à Bach entendu et vu à la télé.
10-While My Guitar Gently Weeps (G.Harrison) Septembre 1968
Même si les Beatles avaient enregistré des chansons de George sur 6 albums avant 1968, Harrison avait toujours beaucoup de difficultés à convaincre Paul & John de son nouveau matériel. Lennon avouera même qu'un malaise existait dans le groupe parce que quelque fois ce que suggérait George était affreusement mauvais. Harrison choisit le titre en ouvrant un livre de poème chez ses parents et en posant ses yeux sur les mots Gently Weeps tiré du poème Rain on the Roof de Coates Kinney. Les gars ne prennent tellement pas la chanson au sérieux qu'il y en a quelque chose comme 12 versions avant qu'on choisissent de l'abandonner. Mais Harrison est convaincu de son morceau et si les Beatles ne veulent pas l'entendre il oblige son ami Clapton à y jouer. Quand on invite un étranger entre Lennon & McCartney personne ne veut donner l'impression que ce n'est pas l'harmonie dans le band. Paul et John y mettent donc du leur, Clapton s'exécute et la chanson devient ce qu'elle est devenue. A rocker's classic.
9-Come Together (J.Lennon/P.MCartney/ C.Berry/R.Starr/G.Harrison) Juillet 1969
C'est Timothy Leary, gourou du LSD (Illégal depuis seulement 3 ans), se présentant comme candidat indépendant aux élections présidentielles, qui lui offre le titre qui est son slogan de campagne. Il demande à Lennon de lui composer une chanson avec ce titre mais Lennon laisse tomber son idée tout en gardant le titre. La chanson est une telle copie de You Can't Catch Me de Chuck Berry (lui volant même la ligne here comes old flat-top) que McCartney suggère de la ralentir et de la concentrer sur la base et la batterie éliminant presque la guitare. Ceci n'empêchera pas Berry de gagner sa cause en cour pour plagiat. Ironiquement c'est le morceau où les 4 membres se sont réèllement rassemblés ensemble chacun y mettant beaucoup du sien, unis comme jamais. C'est aussi le tout dernier morceau qu'ils enregistreront tous les quatre ensemble.
8-Let It Be (P.McCartney) Janvier 1969
C'est Aretha Franklyn qui enregistrera la chanson en premier. Paul l'a écrite tout à fait dans l'esprit soul et gospel de la grande dame de Détroit. Cela faisait un mois que les Beatles filmaient leur propre décomposition et Paul s'est alors tourné vers les conseils que sa maman lui donnaient quand il était enfant. Paul remplace la partition jouée à la base de John pendant que celui-ci est au Danemark et John se venge en amenant Phil Spector pour mixer tout ça contre l'avis de Paul. Fuckall interne, mais nous on ne goûte qu'à la ballade. Un mois après la sortie de la chanson, Paul annonce la mort des Beatles.
7-Hey Jude. (P.McCartney) juillet 1968
Paul était dans la mélancolie à cette époque. Il venait de rompre avec Jane Asher et John & Cynthia venaient de divorcer. Pour Paul, laisser le jeune Julian Lennon sans papa était inconcevable. De l'aveu de Julian, Paul passait littéralement plus de temps avec lui que John lui-même. Originalement (et secrètement) baptisée Hey Jules, enregistrée au milieu des sessions pour le White Album alors que les tensions dans le groupe étaient à leur maximum, John était convaincu que Paul chantait à propos de lui, George ne voulait pas se plier aux exigences de Sir Paul, certains membres de l'orchestre ont trouvé insultant de terminer la chanson en tapant des mains tout en chantant nananana! et Paul lui-même se trouvait plutôt "petit boss des bécosses". Il avait même oublié Ringo qui était, justement, à la bécosse, quand l'enregistrement a été fait, mais heureusement, comme la batterie n'apparait qu'à la fin du morceau de plus de 7 minutes, Ringo a pu piquer une course pour jouer sa partition juste à temps.
6-Something (G.Harrison) Été 1969
Pensant avoir plagié James Taylor. Harrison met la chanson en veilleuse 6 mois en 1968. Il a si peu confiance au morceau qu'il l'offre à Joe Cocker. C'est le producteur Glys Johns qui le presse de présenter le morceau aux autres coccinelles. John trouve que c'est le meilleur morceau d'Abbey Road, Paul lui confirme que c'est le meilleur morceau que George n'a jamais écrit. Pour la seule fois de leur histoire c'est Harrison qui dirigera les trois autres pour l'enregistrement du deuxième morceau le plus populaire de l'histoire du band.
5-In My Life (J.Lennon/P.McCartney) Octobre 1965
Lennon écrit un long poème sur les endroits de son passé qui l'ont marqué et il convient que c'est la pire carte postale jamais écrite. Toutefois deux morceaux importants naîtront de ce poème géographique et In My Life est l'un de ses deux morceaux. Avant ce morceau, Lennon avoue écrire des chansons de manière détachée comme Buddy Holly ou les Everly Brothers. Mais avec ce morceau, le public a droit à un plus personnel Lennon. George Martin, producteur du groupe et musicien classique de formation, joue la partie au Mellotron à la demande de Lennon. C'est Paul qui en écrit la partition ainsi que l'intro à la guitare.
4-Yesterday (P.McCartney) Juin 1965
Paul était très inconfortable avec ce morceau. Né de l'un de ses rêves, il l'avait composé tellement facilement au réveil qu'il restait convaincu qu'il volait les accords à quelqu'un d'autre. De plus, lui qui voulait présenter son band comme un band de rock, le voilà qu'il chantait en solo accompagné d'un quartet sans l'apport des trois autres. La première ligne de la chanson a longtemps été Scrambled Eggs/Oh my baby how I love your legs. La chanson la plus populaire des Beatles allait être réenregsitrée par d'autres plus de 2500 fois de Ray Charles à Frank Sinatra en passant par Elvis et Daffy Duck. Lennon, bien que saluant le génie de Paul, en viendra à haïr le morceau (Il le reprochera à Paul plus tard) puisqu'il n'avait rien à y voir et qu'on la lui jouait dans des restaurants en demandant de signer le violon ou la guitare duquel était sorti l'hommage. Il avouait toutefois que de lui jouer I Am The Walrus aurait peut-être été plus compliqué...
3-Strawberry Fields Forever (J.Lennon/P.McCartney) Septembre 1966
Composée avec le clair objectif de donner au public un goût de fin du monde, John écrit la première partie en lisant le journal. Tara Browne s'est tué en voiture (the lucky man who made the grade que les gens ont confondu avec J.F.K.), 4000 nids de poules dans les routes de Blackburn, Lancashire; il parle même de son expérience solo au cinéma (The english army has just won the war). Paul greffe au milieu un début de chanson inachevé, il insiste aussi pour incruster un orgasme orchestral. Keith Richards, Mick Jagger, Marianne Faithfull, Donovan, sont invités à assister à ce moment de total communion, probablement le sommet de la collaboration entre John & Paul. C'est deux semaines après l'enregistrement original que Ringo, Paul, John, George Martin et Mal Evans jouent tous la même note au piano pour le dernier 53 secondes. Fantastique, immortel et atemporel morceau.
1-Across The Universe (J.Lennon) 4février-mon anniversaire!JE LE DÉCOUVRE À L'INSTANT...1968...(bon....j'aillais naître 4 ans plus tard mais quand même...ce n'est pas innocent...:)
Chanson qui est née d'une chicane entre John et Cynthia et qui s'est peu à peu transformée en inspiration positive par le biais de la méditation transcendantale. Le refrain est en sanskrit et veut dire Gloire à la lumière qui repousse la noirceur. George aux cordes est tout à fait lumineux. Jai Guru Deva Ommmmmmmmmmmm.
Gloire à la lumière qui repousse la noirceur.
Bonne année à tous.
Dans la lumière.
***Musique de généreux flocons du temps des fêtes
Dès qu'ils ont été entendu, ils ont montré la direction de la musique pour les années à venir.
Qu'on eût été plus Rolling Stones, The Who, The Doors, Sinatra, Dylan, Beach Boys ou Led Zeppelin, si Elvis nous avait montré le rythme, les moves, le sexe et le blues, les Beatles allaient nous enseigner la mélodie, l'audace, l'humour et les harmonies.
Maintenant que 50% du band est disparu, il est encore important de se rappeller l'héritage titanesque de ce quatuor irremplacable.
Vous êtes fatigués et vous voulez quitter les indélicatesses qui ont peut-être peuplé votre temps des fêtes?
Laissez-vous pousser les cheveux dans la verrière avec un bon livre en main ou encore mieux en produisant du rien et écoutez John, Paul, George et Ringo vous faire du bien.
Voici 15 chansons scrutées à la loupe pour vous.
15 raisons d'aimer le vent pour ses quatre garçons qui étaient dedans et laissez vous bercer par les sons d'autrefois.
Sons qui ont redéfini ceux d'aujourd'hui.
Sans contredit.
15-You've Got to Hide Your Love Away (J.Lennon) Février 1965
Inspiré de Bob Dylan qui l'encourageait à écrire des morceaux moins généralistes et plus personnels mais aussi bouleversé par son gérant qui lui demandait, en tant que seul Beatle marié (et papa), de cacher son statut marital, Lennon chante pour la première fois sans doubler sa voix. L'émotion à nue. Dylan est équivoque dans la 12 cordes de Harrison mais aussi dans la première ligne de Lennon qui rappelle celle d'un morceau de Dylan lancé l'année précédente.
14-Girl (J.Lennon/P.McCartney) Novembre 1965
L'écriture des pièces des Beatles change au contact de Dylan et à partir de l'album Rubber Soul. Les boys se trouvent comiques en chantant "Tits tits tits tits" en background par association à la girl espérée dans les rêveries mentales d'un John Lennon qui n'avait jamais appellé une fille de sa vie au téléphone "Les téléphones n'étaient pas des jouets de l'adolescence en Angleterre" s'en excusera-t-il.
13-No Reply (J.Lennon/P.McCartney) Septembre 1964
Voulant capitaliser rapidement sur un gros coup d'argent, la compagnie de disque des Beatles leur a mis beaucoup de pression afin de concocter un deuxième album entre août et octobre 1964. Inspiré d'un morceau doo-wop des années 50***, Lennon écrit ce morceau que les amis produisent tout en vitesse et qui à l'origine était destiné pour Tommy Quickly (vitesse...Quickly y a un lien non?) Paul y mettera suffisament du sien pour que ce morceau reste Beatle.
12-Norwegian Wood (J.Lennon/P.McCartney) Octobre 1965
Toujours dans l'écriture plus introspective inspirée à-la-Dylan, Lennon écrit sur une affaire extra-conjugale mais la déguise en chanson absurde qui pourrait aussi rappeler l'intrusion d'un voleur chez une dame de la haute, afin que sa femme Cynthia ne se rende compte de rien. La sitar d'Harrison est un bel apport à la chanson, il s'agit même de sa première contribution sur cet instrument qu'il maitrisera davantage par la suite. Dylan joue à Lennon une chanson qu'il a écrit, inspirée de Norwegian Wood. Lennon n'a jamais su si Dylan le narguait ou non. Moi, quand un génie en inspire un autre, je trouve que ça rend nos oreilles et nos coeurs plus riches.
11-Penny Lane (P.McCartney) Décembre 1966
Paul avait déjà la musique en boite mais quand il a entendu Strawberry Fields Forever de Lennon, sa nature compétitive lui a inspiré à lui aussi d'écrire quelque chose sur un quartier de sa jeunesse. McCartney y joue trois sections de piano différentes, de la base, de l'harmonium et du tambourin tandis que les trois autres jouent respectivement, du piano aussi (Lennon), de la guitare (George), de la batterie et de la cloche-à-main (Ringo). La chanson avait tout d'un ensemble rock sans en avoir le son. McCartney rajoute un trompetiste et une section de cuivres après avoir été séduit par un concert hommage à Bach entendu et vu à la télé.
10-While My Guitar Gently Weeps (G.Harrison) Septembre 1968
Même si les Beatles avaient enregistré des chansons de George sur 6 albums avant 1968, Harrison avait toujours beaucoup de difficultés à convaincre Paul & John de son nouveau matériel. Lennon avouera même qu'un malaise existait dans le groupe parce que quelque fois ce que suggérait George était affreusement mauvais. Harrison choisit le titre en ouvrant un livre de poème chez ses parents et en posant ses yeux sur les mots Gently Weeps tiré du poème Rain on the Roof de Coates Kinney. Les gars ne prennent tellement pas la chanson au sérieux qu'il y en a quelque chose comme 12 versions avant qu'on choisissent de l'abandonner. Mais Harrison est convaincu de son morceau et si les Beatles ne veulent pas l'entendre il oblige son ami Clapton à y jouer. Quand on invite un étranger entre Lennon & McCartney personne ne veut donner l'impression que ce n'est pas l'harmonie dans le band. Paul et John y mettent donc du leur, Clapton s'exécute et la chanson devient ce qu'elle est devenue. A rocker's classic.
9-Come Together (J.Lennon/P.MCartney/ C.Berry/R.Starr/G.Harrison) Juillet 1969
C'est Timothy Leary, gourou du LSD (Illégal depuis seulement 3 ans), se présentant comme candidat indépendant aux élections présidentielles, qui lui offre le titre qui est son slogan de campagne. Il demande à Lennon de lui composer une chanson avec ce titre mais Lennon laisse tomber son idée tout en gardant le titre. La chanson est une telle copie de You Can't Catch Me de Chuck Berry (lui volant même la ligne here comes old flat-top) que McCartney suggère de la ralentir et de la concentrer sur la base et la batterie éliminant presque la guitare. Ceci n'empêchera pas Berry de gagner sa cause en cour pour plagiat. Ironiquement c'est le morceau où les 4 membres se sont réèllement rassemblés ensemble chacun y mettant beaucoup du sien, unis comme jamais. C'est aussi le tout dernier morceau qu'ils enregistreront tous les quatre ensemble.
8-Let It Be (P.McCartney) Janvier 1969
C'est Aretha Franklyn qui enregistrera la chanson en premier. Paul l'a écrite tout à fait dans l'esprit soul et gospel de la grande dame de Détroit. Cela faisait un mois que les Beatles filmaient leur propre décomposition et Paul s'est alors tourné vers les conseils que sa maman lui donnaient quand il était enfant. Paul remplace la partition jouée à la base de John pendant que celui-ci est au Danemark et John se venge en amenant Phil Spector pour mixer tout ça contre l'avis de Paul. Fuckall interne, mais nous on ne goûte qu'à la ballade. Un mois après la sortie de la chanson, Paul annonce la mort des Beatles.
7-Hey Jude. (P.McCartney) juillet 1968
Paul était dans la mélancolie à cette époque. Il venait de rompre avec Jane Asher et John & Cynthia venaient de divorcer. Pour Paul, laisser le jeune Julian Lennon sans papa était inconcevable. De l'aveu de Julian, Paul passait littéralement plus de temps avec lui que John lui-même. Originalement (et secrètement) baptisée Hey Jules, enregistrée au milieu des sessions pour le White Album alors que les tensions dans le groupe étaient à leur maximum, John était convaincu que Paul chantait à propos de lui, George ne voulait pas se plier aux exigences de Sir Paul, certains membres de l'orchestre ont trouvé insultant de terminer la chanson en tapant des mains tout en chantant nananana! et Paul lui-même se trouvait plutôt "petit boss des bécosses". Il avait même oublié Ringo qui était, justement, à la bécosse, quand l'enregistrement a été fait, mais heureusement, comme la batterie n'apparait qu'à la fin du morceau de plus de 7 minutes, Ringo a pu piquer une course pour jouer sa partition juste à temps.
6-Something (G.Harrison) Été 1969
Pensant avoir plagié James Taylor. Harrison met la chanson en veilleuse 6 mois en 1968. Il a si peu confiance au morceau qu'il l'offre à Joe Cocker. C'est le producteur Glys Johns qui le presse de présenter le morceau aux autres coccinelles. John trouve que c'est le meilleur morceau d'Abbey Road, Paul lui confirme que c'est le meilleur morceau que George n'a jamais écrit. Pour la seule fois de leur histoire c'est Harrison qui dirigera les trois autres pour l'enregistrement du deuxième morceau le plus populaire de l'histoire du band.
5-In My Life (J.Lennon/P.McCartney) Octobre 1965
Lennon écrit un long poème sur les endroits de son passé qui l'ont marqué et il convient que c'est la pire carte postale jamais écrite. Toutefois deux morceaux importants naîtront de ce poème géographique et In My Life est l'un de ses deux morceaux. Avant ce morceau, Lennon avoue écrire des chansons de manière détachée comme Buddy Holly ou les Everly Brothers. Mais avec ce morceau, le public a droit à un plus personnel Lennon. George Martin, producteur du groupe et musicien classique de formation, joue la partie au Mellotron à la demande de Lennon. C'est Paul qui en écrit la partition ainsi que l'intro à la guitare.
4-Yesterday (P.McCartney) Juin 1965
Paul était très inconfortable avec ce morceau. Né de l'un de ses rêves, il l'avait composé tellement facilement au réveil qu'il restait convaincu qu'il volait les accords à quelqu'un d'autre. De plus, lui qui voulait présenter son band comme un band de rock, le voilà qu'il chantait en solo accompagné d'un quartet sans l'apport des trois autres. La première ligne de la chanson a longtemps été Scrambled Eggs/Oh my baby how I love your legs. La chanson la plus populaire des Beatles allait être réenregsitrée par d'autres plus de 2500 fois de Ray Charles à Frank Sinatra en passant par Elvis et Daffy Duck. Lennon, bien que saluant le génie de Paul, en viendra à haïr le morceau (Il le reprochera à Paul plus tard) puisqu'il n'avait rien à y voir et qu'on la lui jouait dans des restaurants en demandant de signer le violon ou la guitare duquel était sorti l'hommage. Il avouait toutefois que de lui jouer I Am The Walrus aurait peut-être été plus compliqué...
3-Strawberry Fields Forever (J.Lennon/P.McCartney) Septembre 1966
Tournant un film tout seul en Espagne et libre de contraintes Beatlesques, John puisent dans les quartiers de son enfance. Deuxième morceau tiré du poème géographique poche qu'il avait composé. La première version rappelle beaucoup un morceau de Dylan mais quand Lennon la joue au band, les trois autres sont stupéfaits et qualifient le morceau de brillant. McCartney la "désacoustique" et réécrit quelques élans au synthétiseur. Contrairement à la croyance populaire ce n'est pas I Buried Paul qui est dit à la toute fin mais bien Cranberry Sauce. McCartney est aussi derrière l'idée d'enregistrer la chanson dans deux tempos différents, sous deux tons différents. Donc forcément à des vitesses très variables.
2-A Day In The Life (J.Lennon/P.McCartney) Janvier 1967Composée avec le clair objectif de donner au public un goût de fin du monde, John écrit la première partie en lisant le journal. Tara Browne s'est tué en voiture (the lucky man who made the grade que les gens ont confondu avec J.F.K.), 4000 nids de poules dans les routes de Blackburn, Lancashire; il parle même de son expérience solo au cinéma (The english army has just won the war). Paul greffe au milieu un début de chanson inachevé, il insiste aussi pour incruster un orgasme orchestral. Keith Richards, Mick Jagger, Marianne Faithfull, Donovan, sont invités à assister à ce moment de total communion, probablement le sommet de la collaboration entre John & Paul. C'est deux semaines après l'enregistrement original que Ringo, Paul, John, George Martin et Mal Evans jouent tous la même note au piano pour le dernier 53 secondes. Fantastique, immortel et atemporel morceau.
1-Across The Universe (J.Lennon) 4février-mon anniversaire!JE LE DÉCOUVRE À L'INSTANT...1968...(bon....j'aillais naître 4 ans plus tard mais quand même...ce n'est pas innocent...:)
Chanson qui est née d'une chicane entre John et Cynthia et qui s'est peu à peu transformée en inspiration positive par le biais de la méditation transcendantale. Le refrain est en sanskrit et veut dire Gloire à la lumière qui repousse la noirceur. George aux cordes est tout à fait lumineux. Jai Guru Deva Ommmmmmmmmmmm.
Gloire à la lumière qui repousse la noirceur.
Bonne année à tous.
Dans la lumière.
***Musique de généreux flocons du temps des fêtes
mercredi 2 janvier 2013
Ma Meilleure Ennemie
Au coeur du passif-agressif.
Sophie est au gym, en joggant sur un tapis roulant en attendant le début de son premier cours de yoga.
Marie-Annick arrive de côté et la repère. Elles se connaissent, se détestent, n'ont pas envie que ça paraisse.
"Hoooo...coincidence city...population: 2...quelles étaient les chances que l'on soit toutes les deux au même gym?" dit M-A d'une voix flutée.
Accolades ou personne ne se touche, pas de cris de joie, pas de manifestation de la part de Sophie qui se contente de lever les yeux au ciel de dépit en pensant "Oh non christ pas elle!". Elle se place au sol, fait mine de s'étirer le dos, lui sourit de manière forcée et la salue.
"oooooooooooooooh non...nononononononon...on est pas toute les deux dans le même cours? pour vrai? oooooooooooooh! c'est teeeeeeeeeeeellement con!" lui dit Sophie
"Con?"
"Cool! j'ai bien dis cool!"
"T'as l'air fatiguée Sophie, ta face, ton ost..d'face, ton visaaaâge aurait besoin de peut-être un peu de Quench" lui dit M-A en lui tendant son jus au coconut si près du nez, tel un coup de poing, que Sophie doit insister d'un ferme non merci!, ça va.
"Je ne bois plus vraiment d'eau au coconut, c'est teeeeeeeeeeeellement été 2012, moi je suis vraiment plus hiver 2012, tu vois?...non moi ce que je bois c'est plutôt ça" lui répond Sophie qui lui pointe son jus santé.
"AAAAAh oui...bien entendu..., enchaine aussitôt M-A, je suis tellement probiotique moi aussi, je pourrais faire une overdose de probiotique tellement je ne prends QUE ça"
"Ouin ben c'est presqu'étroit d'esprit tu trouves pas de ne prendre QUE ça et de se fermer à toutes les autres options non? un peu comme un cheval qui se promènerait avec des oeillères"
Arrive la prof de yoga entre les deux frenemies.
"Bonjour mesdames, vous allez bien?"
"ARRRRRRRRRRGH!" gémissent en coeur Marie-Annick et Sophie.
"Nous allons commencer bientôt le cours je vous laisse un peu vous étirer sur les machines et je vous reviens tantôt?"
"T'es teeeeeeeeeeeeellement rendue belle!" lui dit spontanément Sophie
"On...? on se connait?" lui dit la prof.
"Non! pas du tout mais je veux être toi! ta face ton corps! tes fesses! t'es une belle femme!"
"Je...j'ai un chum..." dit la prof de yoga troublée
"NON! NON! c'est pas ce que tu crois! je suis aux hommes..." commence à se justifier Sophie.
"À teeeeeeeeeeeeeeeeeeeellement d'hommes" précise Marie-Annick.
"NON! salope, Non je n'ai pas baisé depuis 6 mois!..." rajoute Sophie.
"Vraiment? une belle fille comme toi?" demande la prof de yoga.
"NON! NON...non..."
"je vous laisse on se voit tantôt" dit la prof qui quitte.
Tentant de profiter du moment de vulnérabilité de Sophie, Marie-Annick attaque:
"Tu connais tu ton empreinte carbonique toi?..."
Sophie ne comprend pas le tier de la question. Marie-Annick passe en deuxième vitesse:
"...Parce que je me suis fais faire mon empreinte carbonique pis elle est pratiquement inexistante, je suis comme en communion parfaite avec dame nature, le contraire de toxique, si je mourrais demain, ce serait comme si je n'avais jamais existé parce que j'étais comme la meilleure amie de la terre..."
"C'est drôle que tu dises ça parce que présentement c'est déjà comme si personne ne savait que tu existais, c'est comme déjà parfait" lui répond du tac-au-tac Sophie.
"Ouais ben... c'est peut-être mieux dans le fond que personne ne te connaisse que TOUT LE MONDE te connaisse, pis quand je dis tout le monde je veux surtout dire des hommes, la nuit, dans les draps, à genoux, sur le dos..."
"HAHAHA! qu't'en dis des niaiseries...As tu vu mon linge Loulou Citron? c'est ça que je portes..."
"AAAAAAh ce sont des vêtements de chez Loulou Citron? je pensais que c'était du linge de chez Fluo Bingo Cheap c'est teeeeeeeeeeeeellement...teeeeeeeeellment...teeelllement....le linge de chez Loulou Citron te fais?"
"Oui j'ai un corps parfait pour tout type de linge, j'ai un corps parfait, j'ai un corps parfait, j'ai..."
"J'ai toujours trouvé que le linge de chez Loulou Citron faisait plutôt voyant..."
"Justement t'as vu?"
"Euh...oui?...trop...Flash! dans ma face!"
"o.k..."
"o.k."
et elles rient superficiellement, font semblant de bien s'entendre comme deux grandes amies, se donnent une bine, puis une autre, puis une baffe, dans des mouvements mal coordonés , vifs et tendus.
"...T'ES TEEEEEEEEEEEELEMENT...commence Sophie hyper agressivement, TUAB...GRÉABLE...TELLEMENT AGRÉABLE! fullagréablefullagréablefullagréablmaislàfautquejemétirefille"
"Oui moi aussi je vais m'étirer...plus...et mieux...que toi..."
Sophie s'installe sur une machine qu'elle ne comprend pas, se justifie à chaque geste avec des propos que Marie-Annick n'a pas besoin d'entendre. Elle n'a tellement pas besoin de les entendre que celle-ci ne l'écoute pas vraiment et parle par dessus. Comme quelqu'un qui veut terminer une conversation dans laquelle elle est fort inconfortable. Sophie est maladroite avec la machine, s'y emmèle, et s'effondre au sol dans une drôle de position.
"OH! Es-tu...es-tu correcte Sophie? ça va?"
"Ouiouiouioui je m'étire différemment, je m'étire différemment, je..."
"Sophie! tu saignes du nez!"
"J'allais donner du sang tantôt de toute façon...j'ai le sang rare, je suis d'une rareté..."
"Tu vas peut-être être étourdie t'as aussi un bleu sur le bord de la tempe, tiens prend du jus de coconut" lui dit Marie-Annick en lui plantant encore sur le nez (saignant cette fois) son jus.
"Non...Non...NON! T'AS GUEULE AVEC TON OSTIE DE JUS DE COCONUT, BITCH!"
"o.k. o.k. j'imagine que ce sont les étourdissements qui parlent, dit Marie-Annick, la perte de sang, qui te déséquilibre les sens..."
"C'EST TEEEEEEEEEEEEEEEEEEEllement une joke!" se reprend aussitôt Sophie
"...tu serais tellement une sale psychopathe sinon..." lui dit M-A
"Je pense que je vais... j'ai un peu mal à la tête... je vais me coucher un peu..."
"C'est pas contre-indiqué de... commence Marie-Annick puis elle se ravise, Ah pis non, étends-toi, étends-toi ici comme ça..."
Sophie ferme les yeux et semble perdre connaissance, son corps entre en légère convulsion. Le prof de Yoga rapplique. Elle demande:
"On est prêtes?...mais...mais...qu'est-ce que...?"
"Elle va bien!... elle va bien! elle se repose un peu c'est tout, elle dort peu la nuit vous savez, elle travaille beaucoup ses jambes et son bas-ventre et tout et tout..."
"MAIS ELLE SAIGNE BEAUCOUP!" dit la prof qui quitte en trombe pour aller appeller des services d'urgence.
"Mais nooooooooooon...c'est teeeeeeeeeeeellement pas grave c'est juste Sophie..." dit Marie-Annick.
"Bonne nuit So." dit Marie-Annick dans un murmure.
"Pour toujours" rajoute-t-elle.
"pute" sussure-t-elle enfin.
Sophie est au gym, en joggant sur un tapis roulant en attendant le début de son premier cours de yoga.
Marie-Annick arrive de côté et la repère. Elles se connaissent, se détestent, n'ont pas envie que ça paraisse.
"Hoooo...coincidence city...population: 2...quelles étaient les chances que l'on soit toutes les deux au même gym?" dit M-A d'une voix flutée.
Accolades ou personne ne se touche, pas de cris de joie, pas de manifestation de la part de Sophie qui se contente de lever les yeux au ciel de dépit en pensant "Oh non christ pas elle!". Elle se place au sol, fait mine de s'étirer le dos, lui sourit de manière forcée et la salue.
"oooooooooooooooh non...nononononononon...on est pas toute les deux dans le même cours? pour vrai? oooooooooooooh! c'est teeeeeeeeeeeellement con!" lui dit Sophie
"Con?"
"Cool! j'ai bien dis cool!"
"T'as l'air fatiguée Sophie, ta face, ton ost..d'face, ton visaaaâge aurait besoin de peut-être un peu de Quench" lui dit M-A en lui tendant son jus au coconut si près du nez, tel un coup de poing, que Sophie doit insister d'un ferme non merci!, ça va.
"Je ne bois plus vraiment d'eau au coconut, c'est teeeeeeeeeeeellement été 2012, moi je suis vraiment plus hiver 2012, tu vois?...non moi ce que je bois c'est plutôt ça" lui répond Sophie qui lui pointe son jus santé.
"AAAAAh oui...bien entendu..., enchaine aussitôt M-A, je suis tellement probiotique moi aussi, je pourrais faire une overdose de probiotique tellement je ne prends QUE ça"
"Ouin ben c'est presqu'étroit d'esprit tu trouves pas de ne prendre QUE ça et de se fermer à toutes les autres options non? un peu comme un cheval qui se promènerait avec des oeillères"
Arrive la prof de yoga entre les deux frenemies.
"Bonjour mesdames, vous allez bien?"
"ARRRRRRRRRRGH!" gémissent en coeur Marie-Annick et Sophie.
"Nous allons commencer bientôt le cours je vous laisse un peu vous étirer sur les machines et je vous reviens tantôt?"
"T'es teeeeeeeeeeeeellement rendue belle!" lui dit spontanément Sophie
"On...? on se connait?" lui dit la prof.
"Non! pas du tout mais je veux être toi! ta face ton corps! tes fesses! t'es une belle femme!"
"Je...j'ai un chum..." dit la prof de yoga troublée
"NON! NON! c'est pas ce que tu crois! je suis aux hommes..." commence à se justifier Sophie.
"À teeeeeeeeeeeeeeeeeeeellement d'hommes" précise Marie-Annick.
"NON! salope, Non je n'ai pas baisé depuis 6 mois!..." rajoute Sophie.
"Vraiment? une belle fille comme toi?" demande la prof de yoga.
"NON! NON...non..."
"je vous laisse on se voit tantôt" dit la prof qui quitte.
Tentant de profiter du moment de vulnérabilité de Sophie, Marie-Annick attaque:
"Tu connais tu ton empreinte carbonique toi?..."
Sophie ne comprend pas le tier de la question. Marie-Annick passe en deuxième vitesse:
"...Parce que je me suis fais faire mon empreinte carbonique pis elle est pratiquement inexistante, je suis comme en communion parfaite avec dame nature, le contraire de toxique, si je mourrais demain, ce serait comme si je n'avais jamais existé parce que j'étais comme la meilleure amie de la terre..."
"C'est drôle que tu dises ça parce que présentement c'est déjà comme si personne ne savait que tu existais, c'est comme déjà parfait" lui répond du tac-au-tac Sophie.
"Ouais ben... c'est peut-être mieux dans le fond que personne ne te connaisse que TOUT LE MONDE te connaisse, pis quand je dis tout le monde je veux surtout dire des hommes, la nuit, dans les draps, à genoux, sur le dos..."
"HAHAHA! qu't'en dis des niaiseries...As tu vu mon linge Loulou Citron? c'est ça que je portes..."
"AAAAAAh ce sont des vêtements de chez Loulou Citron? je pensais que c'était du linge de chez Fluo Bingo Cheap c'est teeeeeeeeeeeeellement...teeeeeeeeellment...teeelllement....le linge de chez Loulou Citron te fais?"
"Oui j'ai un corps parfait pour tout type de linge, j'ai un corps parfait, j'ai un corps parfait, j'ai..."
"J'ai toujours trouvé que le linge de chez Loulou Citron faisait plutôt voyant..."
"Justement t'as vu?"
"Euh...oui?...trop...Flash! dans ma face!"
"o.k..."
"o.k."
et elles rient superficiellement, font semblant de bien s'entendre comme deux grandes amies, se donnent une bine, puis une autre, puis une baffe, dans des mouvements mal coordonés , vifs et tendus.
"...T'ES TEEEEEEEEEEEELEMENT...commence Sophie hyper agressivement, TUAB...GRÉABLE...TELLEMENT AGRÉABLE! fullagréablefullagréablefullagréablmaislàfautquejemétirefille"
"Oui moi aussi je vais m'étirer...plus...et mieux...que toi..."
Sophie s'installe sur une machine qu'elle ne comprend pas, se justifie à chaque geste avec des propos que Marie-Annick n'a pas besoin d'entendre. Elle n'a tellement pas besoin de les entendre que celle-ci ne l'écoute pas vraiment et parle par dessus. Comme quelqu'un qui veut terminer une conversation dans laquelle elle est fort inconfortable. Sophie est maladroite avec la machine, s'y emmèle, et s'effondre au sol dans une drôle de position.
"OH! Es-tu...es-tu correcte Sophie? ça va?"
"Ouiouiouioui je m'étire différemment, je m'étire différemment, je..."
"Sophie! tu saignes du nez!"
"J'allais donner du sang tantôt de toute façon...j'ai le sang rare, je suis d'une rareté..."
"Tu vas peut-être être étourdie t'as aussi un bleu sur le bord de la tempe, tiens prend du jus de coconut" lui dit Marie-Annick en lui plantant encore sur le nez (saignant cette fois) son jus.
"Non...Non...NON! T'AS GUEULE AVEC TON OSTIE DE JUS DE COCONUT, BITCH!"
"o.k. o.k. j'imagine que ce sont les étourdissements qui parlent, dit Marie-Annick, la perte de sang, qui te déséquilibre les sens..."
"C'EST TEEEEEEEEEEEEEEEEEEEllement une joke!" se reprend aussitôt Sophie
"...tu serais tellement une sale psychopathe sinon..." lui dit M-A
"Je pense que je vais... j'ai un peu mal à la tête... je vais me coucher un peu..."
"C'est pas contre-indiqué de... commence Marie-Annick puis elle se ravise, Ah pis non, étends-toi, étends-toi ici comme ça..."
Sophie ferme les yeux et semble perdre connaissance, son corps entre en légère convulsion. Le prof de Yoga rapplique. Elle demande:
"On est prêtes?...mais...mais...qu'est-ce que...?"
"Elle va bien!... elle va bien! elle se repose un peu c'est tout, elle dort peu la nuit vous savez, elle travaille beaucoup ses jambes et son bas-ventre et tout et tout..."
"MAIS ELLE SAIGNE BEAUCOUP!" dit la prof qui quitte en trombe pour aller appeller des services d'urgence.
"Mais nooooooooooon...c'est teeeeeeeeeeeellement pas grave c'est juste Sophie..." dit Marie-Annick.
"Bonne nuit So." dit Marie-Annick dans un murmure.
"Pour toujours" rajoute-t-elle.
"pute" sussure-t-elle enfin.
mardi 1 janvier 2013
Stéphane Hessel
Il s'agit du Forrest Gump des français.
Né en octobre 1917 à Berlin d'un père polonais d'orgine juive, il arrive sur terre à un bien mauvais moment.
1925: sa famille sent la soupe chaude pour les juifs en Allemagne et elle déménage à Paris. Derrière ce déplacement se cache aussi un amour secret de la part de la mère de Stéphane Hessel envers l'auteur Henri-Pierre Roché, installé à Paris. Le père de Stéphane est très au fait de cette attirance de sa femme envers Roché et un trio amoureux se forme. Ce trio deviendra Jules et Jim sous la plume de Roché en 1953. Dans l'adaptation cinématographique de Truffaut 8 ans plus tard, le père de Stéphane Hessel est Jules (Oscar Werner), Roché est Jim (Henri Serre) et Stéphane est lui-même personifié par le personnage de Kadi. Jeanne Moreau interprête le rôle de la mère de Stéphane Hessel.
Dans les années 20 parisiennes, Hessel fréquente Marcel Duchamp, Man Ray, Le Corbusier, Picasso, Max Ernst et André Breton.
Dans les années 30, il étudie à la London school of economics, à l'École libre des sciences politiques et à l'École normale supérieure. Il est nationalisé français en 1937. Contre l'avis de sa mère, après avoir flirté avec la belle-soeur d'Aldous Huxley, Hessel épouse une jeune juive russe, fille d'un célèbre professeur de droit constitutionnel en France.
Envoyé au front lors de la Deuxième Grande Guerre, il est fait prisonnier en 1940 mais réussit à s'évader. Il rencontre le journaliste des États-Unis Varian Fry, mandaté par Eleanor Roosevelt pour faire s'échapper 200 intellectuels en danger. Ils seront finalement 2000 et Hessel est du nombre. Mais il revient presqu'aussitôt pour enterrer son père décèdé . Il étudie pour devenir pilote mais choisira finalement un poste au Bureau Central des Renseignements et d'Action comme agent de liaison avec Londres.
Dénoncé par un compagnon de lutte sous la torture nazie, il est arrêté en 1944. Ils sont 36 à être envoyés en train pour être éxécuté. 33 seront tués. Les trois derniers, dont Hessel, bénéficient de la complicité d'un kapo allemand et d'un médecin pour substituer leur identité avec celle de trois français récemment morts du typhus. Hessel devient Michel Boitel, comptable. Il est toutefois toujours prisonnier mais son éxécution n'est pas prévue pour bientôt. Il rate une tentative d'évasion et est condamné à la pendaison. Mais il est plus urgent de liquider des juifs, et comme Hessel n'est (sur papier) plus juif du tout, la condamnation tombe entre deux chaises.
Quand les alliés mettent de la pression sur les nazies, les prisonniers sont à nouveau transférés en train et Hessel s'évade en soulevant des lattes du plancher de bois et en se laissant tomber sur les rails. Il rejoint les troupes américaines et est renvoyé à Paris.
Il entame un carrière de diplomate pour laquelle il n'a absolument aucune formation. Il sera diplomate pour pratiquement les 40 prochaines années. Il sera secrétaire dans la commission chargée de préparer la rédaction de la charte des droits de l'homme et affecté à la section chargée de réunir les documents concernant les questions sociales et les droits de l'homme à l'ONU. Il sera de l'équipe d'unification du Vietnam. Il sera à la tête de la délégation française à la commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique. Il accumule les bourdes diplomatiques en Afrique au point d'en devenir persona non grata.
En 1977, on le nomme ambassadeur auprès de l'ONU à Genève. Il rédige un traité pour la création d'un fonds commun pour les produits de base au bénéfice des pays pauvres. Le projet fait patate.
C'est le début des projets mort-nés.
En 1982, il est mandaté pour travailler sur la réforme de la politique française au développement et est nommé délégué interministériel pour la coopération et l'aide au développement. Les recommendations de son rapport ne seront pas suivis et même jetées à la poubelle. Il fait un rapport sur l'immigration dont les recommandations seront aussi réfutées (il en appelait au devoir d'insertion).
En 1990, Stéphane Hessel écrit que la politique française devrait être « revue dans le sens d'une plus grande rigueur et du rejet de toute complaisance clientéliste ». Il critique la conception des rapports avec les chefs d'État africains. Le rapport est à nouveau peu apprécié chez les élites de l'Élysée, et est passé à la déchiqueteuse, comme la plupart des études visant à une transformation de la politique française de coopération en Afrique.
À la retraite, Stéphane Hessel reste un ardent défenseur des droits de l'homme et milite pour la paix et la dignité.
Il prend entre autre une très nette position anti-israélienne dans le conflit palestinien.
Quand Hessel publie son manifeste de 32 pages Indignez-vous ! le lendemain de ses 93 ans, le livre fait fureur et se vend à plus de 4 millions de copies. Il profite des mouvements de révoltes mondiaux qui font alors cours en 2010. Hessel encourage les générations montantes à conserver un pouvoir d'indignation. « La pire des attitudes est l'indifférence » écrit-il. Il y dénonce le système économique actuel fondé sur le profit individuel et propose un partage des richesses plus équitable. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien en y prônant l'insurrection pacifique et l'espérance.
Hessel est le premier surpris de ce succès parfaitement innatendu car il répète en 32 pages, un discours qu'il tenait déjà auprès des élites politiques depuis les années 70.
Il trouve chez le citoyen ordinaire, son public.
Puisque, 2012 l'aura encore prouvé, la dignité à quitté le monde politique et appartient pratiquement maintenant à la rue.
Cette rue qui a monté le Québec les uns contre les autres l'an dernier.
Qui a fait couler beaucoup de sang à Homs, à Gaza, en Afghanistan et ailleurs.
Mais où tous les espoirs sont encore permis.
2013: L'année du retour à la dignité?
Ça prenait un vieillard pour nous le raconter.
Stéphane Hessel a eu 95 ans en octobre dernier.
Né en octobre 1917 à Berlin d'un père polonais d'orgine juive, il arrive sur terre à un bien mauvais moment.
1925: sa famille sent la soupe chaude pour les juifs en Allemagne et elle déménage à Paris. Derrière ce déplacement se cache aussi un amour secret de la part de la mère de Stéphane Hessel envers l'auteur Henri-Pierre Roché, installé à Paris. Le père de Stéphane est très au fait de cette attirance de sa femme envers Roché et un trio amoureux se forme. Ce trio deviendra Jules et Jim sous la plume de Roché en 1953. Dans l'adaptation cinématographique de Truffaut 8 ans plus tard, le père de Stéphane Hessel est Jules (Oscar Werner), Roché est Jim (Henri Serre) et Stéphane est lui-même personifié par le personnage de Kadi. Jeanne Moreau interprête le rôle de la mère de Stéphane Hessel.
Dans les années 20 parisiennes, Hessel fréquente Marcel Duchamp, Man Ray, Le Corbusier, Picasso, Max Ernst et André Breton.
Dans les années 30, il étudie à la London school of economics, à l'École libre des sciences politiques et à l'École normale supérieure. Il est nationalisé français en 1937. Contre l'avis de sa mère, après avoir flirté avec la belle-soeur d'Aldous Huxley, Hessel épouse une jeune juive russe, fille d'un célèbre professeur de droit constitutionnel en France.
Envoyé au front lors de la Deuxième Grande Guerre, il est fait prisonnier en 1940 mais réussit à s'évader. Il rencontre le journaliste des États-Unis Varian Fry, mandaté par Eleanor Roosevelt pour faire s'échapper 200 intellectuels en danger. Ils seront finalement 2000 et Hessel est du nombre. Mais il revient presqu'aussitôt pour enterrer son père décèdé . Il étudie pour devenir pilote mais choisira finalement un poste au Bureau Central des Renseignements et d'Action comme agent de liaison avec Londres.
Dénoncé par un compagnon de lutte sous la torture nazie, il est arrêté en 1944. Ils sont 36 à être envoyés en train pour être éxécuté. 33 seront tués. Les trois derniers, dont Hessel, bénéficient de la complicité d'un kapo allemand et d'un médecin pour substituer leur identité avec celle de trois français récemment morts du typhus. Hessel devient Michel Boitel, comptable. Il est toutefois toujours prisonnier mais son éxécution n'est pas prévue pour bientôt. Il rate une tentative d'évasion et est condamné à la pendaison. Mais il est plus urgent de liquider des juifs, et comme Hessel n'est (sur papier) plus juif du tout, la condamnation tombe entre deux chaises.
Quand les alliés mettent de la pression sur les nazies, les prisonniers sont à nouveau transférés en train et Hessel s'évade en soulevant des lattes du plancher de bois et en se laissant tomber sur les rails. Il rejoint les troupes américaines et est renvoyé à Paris.
Il entame un carrière de diplomate pour laquelle il n'a absolument aucune formation. Il sera diplomate pour pratiquement les 40 prochaines années. Il sera secrétaire dans la commission chargée de préparer la rédaction de la charte des droits de l'homme et affecté à la section chargée de réunir les documents concernant les questions sociales et les droits de l'homme à l'ONU. Il sera de l'équipe d'unification du Vietnam. Il sera à la tête de la délégation française à la commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique. Il accumule les bourdes diplomatiques en Afrique au point d'en devenir persona non grata.
En 1977, on le nomme ambassadeur auprès de l'ONU à Genève. Il rédige un traité pour la création d'un fonds commun pour les produits de base au bénéfice des pays pauvres. Le projet fait patate.
C'est le début des projets mort-nés.
En 1982, il est mandaté pour travailler sur la réforme de la politique française au développement et est nommé délégué interministériel pour la coopération et l'aide au développement. Les recommendations de son rapport ne seront pas suivis et même jetées à la poubelle. Il fait un rapport sur l'immigration dont les recommandations seront aussi réfutées (il en appelait au devoir d'insertion).
En 1990, Stéphane Hessel écrit que la politique française devrait être « revue dans le sens d'une plus grande rigueur et du rejet de toute complaisance clientéliste ». Il critique la conception des rapports avec les chefs d'État africains. Le rapport est à nouveau peu apprécié chez les élites de l'Élysée, et est passé à la déchiqueteuse, comme la plupart des études visant à une transformation de la politique française de coopération en Afrique.
À la retraite, Stéphane Hessel reste un ardent défenseur des droits de l'homme et milite pour la paix et la dignité.
Il prend entre autre une très nette position anti-israélienne dans le conflit palestinien.
Quand Hessel publie son manifeste de 32 pages Indignez-vous ! le lendemain de ses 93 ans, le livre fait fureur et se vend à plus de 4 millions de copies. Il profite des mouvements de révoltes mondiaux qui font alors cours en 2010. Hessel encourage les générations montantes à conserver un pouvoir d'indignation. « La pire des attitudes est l'indifférence » écrit-il. Il y dénonce le système économique actuel fondé sur le profit individuel et propose un partage des richesses plus équitable. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien en y prônant l'insurrection pacifique et l'espérance.
Hessel est le premier surpris de ce succès parfaitement innatendu car il répète en 32 pages, un discours qu'il tenait déjà auprès des élites politiques depuis les années 70.
Il trouve chez le citoyen ordinaire, son public.
Puisque, 2012 l'aura encore prouvé, la dignité à quitté le monde politique et appartient pratiquement maintenant à la rue.
Cette rue qui a monté le Québec les uns contre les autres l'an dernier.
Qui a fait couler beaucoup de sang à Homs, à Gaza, en Afghanistan et ailleurs.
Mais où tous les espoirs sont encore permis.
2013: L'année du retour à la dignité?
Ça prenait un vieillard pour nous le raconter.
Stéphane Hessel a eu 95 ans en octobre dernier.
S'abonner à :
Messages (Atom)












































