lundi 13 avril 2009

Montréal 2017


Les Canadiens-Français de Montréal (Ainsi nommés depuis l'achat du club de hockey par Pierre-Karl Péladeau il y a 7 ans) ont amorcé leurs préparation en vue des séries éliminatoires de la LNH sans Samuel Grignon sur la patinoire. On rappelle que Montréal s'est qualifié tout juste la semaine dernière pour les séries grace à l'intervention de René Angélil auprès des dirigeants de la ligue.

Martin Chevalier, qui a subi un recul dans la guérison de sa blessure à l'aine suite à sa participation au show de télé réalité "Sais-tu faire la split?" à TVA, ainsi que Grignon étaient les seuls absents à l'entraînement lundi matin. Il ne faut pas pour autant conclure que Grignon sera absent à l'ouverture de la série face aux Bruins de Boston. Sa situation pourrait changer au jour le jour.

Parlant de joueurs blessés, Vincent Lecavalier est venu faire une brève apparition sur le bord de la bande en compagnie du directeur-général Réjean Tremblay. Le vétéran Québécois (le club en compte 32, décision du propriétaire Pierre-Karl Péladeau) ne porte plus de botte Sorel protectrice, mais il est encore loin d'un retour au jeu. Il porte toutefois de belles sandales Acu-massage en vente chez Archambault Musique & Livres.

Alexandre Poirier, qui a pris congé pour le dernier match régulier de la saison, avait retrouvé sa place aux côtés de Patrick Falardeau et d'Antoine Dubuc au cours d'un entraînement qui a été scindé en deux par une pause de 30 minutes afin de laisser l'équipe du centre Vidéotron mettre en place le gigantesque logo TVA au dessus de la glace sur l'écran central. L'entraineur Benoit Gagnon a réuni ses hommes dans le vestiaire à l'effigie de feu Eric Salvail décédé du SIDA il y a 2 ans. Le slogan "Nous tenons le prisme convergent là où se loge l'argent" surplombe toujours le logo du Banquier au fond du vestiaire.
L'absence des Canadiens-Français a aussi donné le temps à la gagnante de Star Académie 13, Natasha Touchette, 16 ans, de pratiquer l'hymne national des deux clubs. Elle qui bredouille l'anglais depuis deux heures.

Côté hockey, le trio Latendresse-Lapierre-Sauvé est demeuré inchangé alors que Thierry Poliquin était flanqué d'Eric St-Onge et de Mathieu Doré.

Le quatrième trio est composé de Stéphane Métivier, Christian Tannous et du capitaine, le vieillissant animateur de l'emission Salut/Bonnne nuit à TVA, Georges Laraque.

C'est donc dire que Jean-Philippe Gervais et Marc-André Auger sont les attaquants en trop. À noter que le défenseur Sylvain Douville a lui aussi enfilé un chandail d'attaquant. Il serait bien étonnant qu'on le voit dans les premiers matchs de cette série.Lui qui a fait un passage remarqué la semaine dernière en travesti dans l'émission-phare de Québécor Occupation Double mais que le talk show George-Hébert reçoit a révélé comme étant non seulement un homophobe sans classe mais en plus un auditeur de Radio-Canada et un consommateur de musique de chez HMV. On Soupçonne aussi qu'il soit un lecteur de La Presse. On est pas près de le revoir celui-là.

À la ligne bleue, David Ferland, Yannick Précourt, Jacques Charpentier, Phillipe Paquet, Jean-Sebastien Fafard et Louis Chagnon étaient les six premiers défenseurs. Denis meilleur agissait comme défenseur de réserve.

On peut prendre pour acquis que Jean-Patrick BeauBien entreprendra la série contre les Bruins devant le filet du Tricolore.

Le jeune gardien a remporté la Coupe 7 Jours malgré une saison en dents de scie. Grâce entre autres à sept premières étoiles Musicor au cours de la saison, BeauBien a récolté 53 points au classement, devançant le lauréat de l'an dernier, Patrick Falardeau (44 points) ainsi qu'Antoine Dubuc (37 points).

Par ailleurs, l'horaire de la série a été rendu public lundi matin dans le Journal de Montréal. Le premier match aura lieu jeudi soir à compter de 19 heures sur les ondes de TVA. 91 minutes du match sont déjà prévues pour les publicités. On compte même faire participer certains joueurs qui s'adresseront directement à la caméra pendant le match. Le concept est encore flou mais Stéphane Laporte travaille à le botcher davantage.
Le deuxième affrontement, disputé samedi, commencera à 20 heures en raison de la finale de la trop populaire série "Qui veut ma femme?" animée par Julie Snyder (anciennement madame Péladeau, nouvellement la femme du premier ministre Justin Trudeau)qui aura lieu plus tôt dans la journée au Centre Vidéotron.

Les Canadiens-Français espèrent faire honneur à la patrie.

Allez battre les méchants anglais preux patriotes!!!!!

Bonheur en canne de conserve


J'y goûte.

Les matins plus ou moins fériés comme aujourd'hui où les gens étirent les congés me permettent toujours de rouler tôt le matin dans une ville 100% mienne. Presque fantôme. Avec des lueurs hallucinantes de soleil qui se lève. Et des vitesses de croisière un peu honteuse avec ma petite machine sur des artères généralement très(trop)achalandées.

Nous sommes revenus de Québec tard hier soir. Tout juste à temps pour extirper Monkee du sommeil dans la voiture et lui enfiler son kit de hockey qui recommençait en soirée. Il a trippé. Pas autant que papa dans les gradins mais il a trippé.
"J'étais tellement fatigué papa qu'à un moment donné en plein milieu de la glace je me suis demandé si je dormais pas encore et si je ne faisais pas un rêve que je jouais au hockey...je me disais si c'est un rêve c'est un rêve cool en tout cas."
Plaisir total de voir son hockey trainer dans l'entrée ce matin.

Comme je suis le seul esclave à travailler ce matin je me suis pointé tôt au bureau. Pour finalement constater que mon patron se joint aux gens qui prolongent leur week-end et ne se pointe pas lui non plus avant demain.

Héhéhé...Et vous pensez que je vais vraiment travailler?...

Avoir su j'aurais apporté ma BD de Paul à Québec (achetée et bien oui à Québec!)de Michel Rabbagliatti qui continue de toujours m'enchanter ou mon livre de Michael Chabon que je découvre. Mais bon outre à cette heure matinale il m'aurait été impossible de vraiment lire au boulot. Je vais me contenter de faire découvrir à mes oreilles mes dernières acquisitions musicales. Diana Kraal, Madeleine Peyroux, Dee, Emilie Clepper, PJ Harvey & John Parrish, The pains of being pure at heart, etc. Nos oreilles ont tant à découvrir.

Ceci dans l'attente de cette délicieuse émission animée par Elvis Costello (que j'aime beaucoup)qui reçoit ses amis et qui jase pendant une heure de la création musicale sur CTV. Il a reçu Elton John la semaine passée qui m'a paru assez ordinaire mais c'est surtout parce qu'Elton John me rejoint peu. Il y aura prochainement Lou Reed que je ne manquerais pour rien au monde et ce soir, The Police réuni. Je ne me peux plus.
Fuck c'était hier!

Pas grave fait soleil dans ma tête aujourd'hui pareil.
Surtout que je viens de découvrir que j'ai gagné 80$ pour une deuxième année de suite dans mon pool de hockey. Je suis une dynastie.

aaaaaaaah si toutes nos journées pouvaient commencer ainsi

jeudi 9 avril 2009

Elle & lui, jeudi après-midi au bureau


Elle:
“tu lui a regardé le cul!”

Lui:
“euh…beuh…oui. Oui mes yeux étaient plantés sur son cul mais elle était penchée et me l’exposait assez agressivement merci qu’es-ce que tu voulais que je fasse?”

“que tu gardes les yeux sur ton ordi”

“C’est un fichier excel moche comme il en existe des trillards, ce cul était unique”

“C'était une paire de jeans comme on en voit des milliers”

"On voyait un peu son string..."

"So...?"

“Il est tout à fait humain de rechercher un peu d’excitation quand on a un emploi morne et beige comme le nôtre. Je ne suis pas fait en bois”

“Pas fait en bois mais tu as un wood”

“C’est vrai mais là c’est toi qui a les yeux trop bas hey!”

“pas de mal à rechercher un peu d’excitation moi non plus. J’ai un sale fichier excel dans face mwé too”

“bon, je ne vois pas pourquoi tu en fais tout un plat K a un beau Q et tu ne peux pas le nier”

“je ne le nierai pas mais je ne pourrai pas non plus dire qu’elle a un beau cul c’est contre mes principes”

“d’avoir un beau cul?”

“de parler du cul de mes collègues”

“tu préfère potiner sur le sexe potentiel avec d'autres collègues mâles sur l’heure du diner avec les autres filles, that’s why”

“Pfff!! je ne suis pas comme toi je ne pense tout le temps au sexe! Combien de fois peux tu penser au sexe dans une journée?”

“Moi?... Jamais.... Jamais quand je dors.... Sinon tout le temps.”

“Toutes les fois que tu croises une fille?”

“Non des fois juste à y penser”

“Tu pense à me baiser en ce moment?”

“…non…je pense à baiser Scarlet Johansson”

“Scarlet?...”

“ben c’est sa grosse face qui est là sur le mur c’est facile de penser à baiser Scarlet Johansson de jour elle nous tend la cuisse toute la journée!”

“Tu baises Scarlet toute la journée dans ta tête?”

“Pourquoi ça t’intéresse? T’es jalouse?”

“Non. Je suis juste déçue que tu sois comme tous les autres. Je te croyais différent”

“Tu me parles comme si on étais marié. On est juste voisin de cubicule”

“Quand tu dis cubicule tu penses à “cul” ou à “encule”?"

“Hey c’est toi l’obssessive là! Je pense au travail le plus moche au monde, surpayé, ce qui donne le droit à l’employeur d’abuser de ta personne. IN A NON SEXUAl WAY!!!!!!”

“Et ce doit être ta plus grande déception. T’as vu Marianne là-bas?”

“Bien sur j’ai un babe radar intégré à mon être je ne les manque jamais”

“Tu trouves pas ça moche toi des anciens employés qui reviennent sur les lieux de leur ancien travail comme ça? Comme si ils voulaient qu’on les accueille à grand bras ouverts, comme si ils voulaient tester leur valeur marchande d’attachement à leur anciens collègues. Ça me rend toujours très inconfortable.”

“Moi je les trouve toujours plus beaux. Quand ils ont quitté, ils en reviennent rayonnants. Comme si travailler ici nous rendait toujours plus laid et qu’un séjour à l’extérieur, hors d’ici, nous ramenait à la vie. Moi c’est ça qui me désole”

“Revenir avec son chien en plus, quel culot, comme si tout le monde aimait les chiens!”

“il est beau”

“son chien?”

“non son cul”

“T'es incorrigible”

"Tu sais que le mot incorrigible est interdit dans nos conversations, trop maternel"

"...ce qui doit enlever mon sex-appeal de ta tête d'obssédé"

"...à peine...avec des bottes, des jaretelles et un peu d'imagination..."

"TA GUEULE TRISTE PERVERS!"

"Dans les films les couples se forment toujours après des engueulades, quand es-ce qu'on baise?"

"You wish..."

"Pas quand je dors. Sinon tout le temps."

Bonbonne à Oxygène


Il y a de ses fois où on s'attend à être séduit de la gauche et que par la droite le coup de foudre arrive.

Depuis quelques temps, afin de survivre, mentalement à ma condition de condamné en sursis, j'ai pris l'habitude de soit passer par la biliothèque soit errer au club vidéo. Dans les deux cas pour me prendre un trio de films que je me donne une semaine pour écouter.
Chaque fois avec le même résultat au bout du compte, celui de sentir un respirateur artificiel venir refaire le plein dans mes poumons d'un air non vicié par mon travail.

Cette semaine j'ai loué Milk, un incontournable parce qu'on y trouve Gus Van Sant à la réalisation, l'excellent Sean Penn devant la caméra et le drame de l'histoire d'un homme méconnu qui a fait beaucoup pour sa communauté dans les années 70. J'ai aussi loué Rachel Getting Married. Parce que j'aime bien Robert Altman et que Jonatahan Demme semble faire du Robert Altman dans ce film-là. On dit beaucoup de bien de la performance de Anne Hattaway aussi.


2h00, 1h48...mon troisième film ne devait pas durer plus de 90 minutes. Un père de famille de deux enfants, quitravaille de 7 à 16h, fait sa demie-heure de jogging par jour suivi d'une douche, qui veut suivre les disgressions des canadiens de Montréal à la loupe tout en surpevisant les devoirs de Punkee & Monkee et d'offrir sa présence amoureuse à sa dulcinée ce, quand la prison ne lui demande pas de faire des heures supplémentaires n'a quand même pas 25 heures dans ses journées.
J'ai d'abord vu le nom de Sam Rockwell. De mémoire je ne connais aucun film mettant en vedette Sam Rockwell qui ne m'ait pas plu. Sans hésiter j'ai volé de la tablette le film Choke.
Comme guidé par des voix intérieures qui me commandaient de commencer par le film le plus plaisant des trois j'ai commencé par le film avec Rockwell.

Quel délice.

Ce n'est qu'au générique d'ouverture que j'ai constaté que le film était issu de la nouvelle de Chuck Palahniuk. Le même auteur que l'étonnant Fight Club. le sang de Choke coule dans les même rainures. Pas qu'il y ait une seule goutte de sang il n'y en en carrément pas dans le film. Mais les mêmes obssessions mâles, le même désoeuvrement, le même cynisme, les mêmes dépendances et l'encore fabuleux talent de Sam Rockwell.

Un film qui vous traine dans des directions insoupçonnées et qui vous fait jubiler dans la dernière demie-heure vous faisant dire le plus sincèrement du monde:

Merci la vie pour des heures et demie comme celle-ci.

mercredi 8 avril 2009

Cochons


Bon d'emblée il faut dire que j'ai un problème de gestion de l'autorité.

Donnez-moi un boss et j'étudierai tous les moyens pour contourner son autorité. Dès mon plus jeune âge j'étudiais les professeurs afin de leur donner ce qu'il attendait de moi. Mais surtout afin de savoir où et comment les berner.

Bien que je ne sois en rien criminel, les soldats, les policiers, les représentants de l'ordre sont donc pour moi des ennemis naturels.

Il y a beaucoup d'immaturité là-dedans de ma part mais il y a aussi des tonnes d'exemples qui nourissent cette foi anti-policier.

Ils ont l'un des syndicats les plus puissant au pays. Déjà, moi qui doute beaucoup de la réèlle valeur de bien des syndicats, ça ne place pas les policiers du bon côté de mon coeur. De les voir en pantalon de manifestant m'a donné envie de leur tirer un oeuf à chaque fois. Voulez de la casse? Voulez qu'on vous prennent au sérieux? Alors c'est quoi la tenue de bouffon? Si vous vous présentez en clown on vous offrira du cirque.
N'est-ce pas justement parce que Freddie Vilanueva avait toutes les allures du petit bandit qu'une balle est partie? Sur ce sujet je penche plutôt en faveur de l'erreur humaine du policier qui a tiré. Mais d'un autre côté quand je vois le puissant syndicat des policiers se présenter en cour avec son armée de 9 avocats vis-à-vis la famille de Vilanueva qui arrive tout juste à payer son seul avocat...je me dis vaut-il la peine de se rendre plus loin? dur, trrrrrrrrrrrrrès dur de ne pas penser que les dés de sont pas déjà pipés.



Dans cet article ont parle d'un jeune haitien qui a été tabassé par un policier. L'haitien soutien qu'il ne faisait que regarder deux autres individus se battre et qu'il a commis l'erreur de fuir les lieux quand les policiers sont intervenus. Les policiers racontent que le jeune homme étais très actif dans la bataille originale.
Le jeune homme et plusieurs témoins disent bien entendu qu'il est innocent à tous les niveaux. Qui dit vrai? Les deux versions du même évènement sont 100% contraires.

Dans le secteur de Joly près de Québec une histoire d'horreur s'est produite il y a deux ans. Un policier revenant de Sherbrooke dans sa camionette a heurté mortellement une autre voiture arrivant de face tuant le conducteur de 29 ans sur le coup. Le policier s'était apparement endormi au volant. Ses collègues arrivés sur les lieux n'ont pas cru bon lui faire passer l'alccotest. Même si il avait pris "deux bières" lors de son souper Sherbrookois. Deux bières qui sentent la menterie vite improvisée pour faire "plus vrai". Menterie fort probable car ils avaient mentis aussi en équipe de policer en prétendant que la camionette ne pouvait pas rouler à plus que 120 KM/h alors qu'il a été prouvé il y a deux jours que la camionnette roulait au minimum à 143 km/h lors de l'impact.

Rrrrrrraaaaaaa cette tendance à protéger les pourris! N'existent-ils plus de gens justes? Et ils protestaient contre leurs conditions en pantalons de guérilla? Aucune pitié pour ses ces gens-là...

Grave est la mort inutile de ce jeune homme au mauvais endroit au mauvais moment. Pire encore est cette protection du MAL de la part des gens qui sont supposés être les protecteurs du BIEN.

Faites-moi croiser un policier et les mots "sales coch..." sortent tout seuls sans efforts de ma bouche.

Difficile de me faire aimer des gens qui merdent et qui pour s'en sortir se cachent derrière leur grande soeur (la confrérie syndicale).

Ça donne des envies de coup de pied au cul.

mardi 7 avril 2009

Shaun sans Julia


Shaun marchait le long de la berge.

En fait maintenant il courait. Il ne se rappelait plus à partir de quand son pas rapide était devenu une course. Il faisait -13 avec le vent tout près du Fleuve mais Shaun avait chaud.

Ça faisait trois jours qu'il suait. Soit depuis que Julia lui avait avoué qu'elle l'avait trompé. Il en avait été assomé, puis enragé, déçu et finalement résigné. Maintenant sur la berge à courir avec une larme de peine ou une larme de vent sur la joue, mais une larme mouillée quand même, il n'avait aucune envie de se tirer à l'eau. Il n'était pas du type fataliste.

Il n'avait toutefois pas non plus envie de retourner chez lui.
Avec elle, en train de penser à lui.
Un lui qui n'étais pas Shaun.

Ils avaient tricoté un enfant ensemble qu'adviendrait-il de Juliette? Comment réagirait-elle du haut de ses 4 ans? Comment un mariage de 10 ans, un amour de 17, avait pu prendre le clos ainsi?
"Maman? j'arrive" avait été les deux mots qu'il avait dit à sa mère au téléphone. Deux mots tout simples qui avaient inquiétés sa mère. Quand il s'étais pointé chez elle il lui avait tout raconté. Le gars de la station service, les samedis où elle allait supposément s'entrainer au gym, toutes les fois qu'il lui laissait le champs libre en partant pour trois jours en voyage d'affaires sur la route. Il n'a jamais vu venir le coup.
Il s'attendait à ce que son entreprise fasse banqueroute il avait eu tous les signes avant coureur. Ils savaient lire les chiffres. même les plus mauvais. Il ne se défilait pas vis-à-vis des mauvais rendement de chaque trimestre. Il se relevait les manches chaque fois et travaillait deux fois plus fort.

Mais ça n'avait pas fonctionné. La compagnie qu'il avait mise sur pied il y a 12 ans étais maintenant sur la loi des créanciers et il avait fini par en faire son deuil. Il s'était trouvé un nouvel emploi très rapidement. Beaucoup moins bien payé maus un emploi quand même.

Après un jab et un uppercut il ne s'attendait pas au knock-out.

Pas de ce côté là. Pas du côté gauche de son lit. Pas de celle qu'il croyait avoir encore sous son charme. Oui il y avait bien eu des petites chicanes mais quels sont les couples qui n'en ont pas? Il lisait bien les chiffres mais même après 17 ans à cotoyer Julia il ne savait pas encore lire la flamme éteinte dans ses yeux.

Si il avait l'impression d'être resté le Shaun d'autrefois, qu'es-ce qui avait tant changé chez Julia? Où étais cela qu'elle lui reprochait? Ne pas avoir tellement évolué depuis la petite école secondaire où ils étaient tombés amoureux l'un de l'autre? Il n'avait pourtant fait que suivre le conseil de la plupart de ses amis, gars comme fille, qui lui écrivait dans son album de finissant de secondaire 5 "Surtout ne change pas Shaun"


A l'époque il se voyait avec Julia pour toujours.
Maintenant il retournait vivre chez sa maman.
Loin de son enfant.
Et de Julia.
Qui de lui ne voulait pas.
Qui de lui ne voulait plus.

Les Dalèse Howerchouette


Après Ariane Moffat, Pierre Lapointe et les Cowboys Fringants voilà que c’est un band de Roberval qui "cartonne" en France.

Les Dalèse Howerchouette se font-il massacrer leur nom là-bas. Plus connu ici sous le nom des Dales Hawerchuk. Connu? Pas tant que ça non plus. Leur musique n’est pas celle qui innonde les ondes radio. Trop crue, trop raide, trop lourde, trop garage.

J’ai appellé une amie qui a partagé les bancs d’école avec l’un des deux frères Séguin (Sylvain). Pas nécessairement un ami mais un gars du coin. Dans le coin tout le monde se connait. Si ils se croisent dans la rue ils se disent "salut qu'es-ce qui se passe avec toé?". Sylvain Séguin le chante lui même "j'cherche pas l'amour, j'cherche les caresses, j'cherche une femme avec des belles fesses. Juste pour une nuite pis fuck le reste j'suis sans soucis, j'suis sans finesse".

Il ne lèverais jamais le nez sur la belle Stéphanie.
Même si il ne la connaissait pas.

En France ceux qui font du rock le font en anglais. Avec le gros accent laid qui transforme les "the" en "ze". Je me rapelle encore il y a 18 ans quand je regardais à la télévision le spectacle de Roger Waters soulignant la chute du mur de Berlin. Lors d'une pause un intervenant français était venu faire un laius en disant "...la société gnagnangnan est fière de s'associer à la diffusion du spectacle Ze Voll..."
Nous avions dû freiner l'ami chez qui nous visionnions le spectacle qui étais convaincu que nous étions soudainement au mauvais poste et qui tenait à changer de station. Si on pense qu'on a des problèmes de langues ici en France c'est pire avec leur NRJ Awards (a-wardz). Z'ont même retitré le film Québécois Tout est Parfait " par Everything Is Fine" même si ce film ne dit pas un traitre mot d'anglais...C'est dire comment leur langue est malade là-bas...

Mais revenons à nos ti-gars de Roberval qui, bien que les français n'y comprennent que dalle, cartonne à l'Hexagone. S'appropriant le nom d'une jeune sensation du hockey des années 80 des Jets de Winnipeg, les gars sacrent, hurlent, frappent fort sur leur caisse claire, grattent pesant sur leurs guitares n'hésitent pas à parler sexe, drogue et rock'n roll et font de la musique qui gagne à être découverte. Leur morceau A Soir on Sort est un véritable plaisir auditif.

Leur gros accent du lac doit les rendre encore plus folklorique chez les Français. Bien que je sois tout à fait contre l'idée d'aller se faire valider notre talent par des gens qui après tout on adopté Linda Lemay, il fait bon de savoir que des ti-klins affranchis cassent la baraque dans de nouveaux horizons.

Avec du bon vieux rock.
En français.

Parce que les français sont incorrigibles. Le groupe Québécois qui pogne le plus en France en ce moment c'est le Pascale Picard Band.

Qui chante en anglais...